Ligue des Champions, Lyon–Benfica : Le cirque Aimar

Lyon aurait bien aimé se préparer comme il faut pour la Ligue 1. C’est con.

Le décor était pourtant idéal. Recevoir Saviola et Aimar dans un stade de Ligue 1 quelques jours avant de défier Charisteas et Meriem, c’est presque une répétition générale. Mais les grands joueurs ne font pas tout, quand bien même ils seraient finis depuis leurs 21 ans ou qu’ils auraient disputé le dernier Mondial sous un maillot sud-américain, peut-être même brillé. La Ligue des Champions c’est bien, mais rien ne remplace la vraie compétition, la dure, celle où l’on concède dix occasions par match avec la même charnière Cris-Diakhaté.

Lisbonne à tout faire

En Ligue 1, il n’y a donc pas Benfica. C’est assez simple à comprendre : en Ligue 1, il n’y a pas de milieu de terrain qui attend de n’avoir que deux de ses défenseurs derrière lui pour filer le ballon à trois Lyonnais. Il n’y a pas non plus de joueur allemand ou portugais pour prendre un rouge avant la mi-temps à chaque match à Gerland. Il n’y a qu’en de rares occasions une absence permanente de pressing et de marquage. La Ligue 1 regorge de dribbleurs, mais peu savent perdre la balle à chaque fois en laissant un couloir libre derrière eux. En Ligue 1, Gourcuff n’affronte pas onze répliques, Briand évite d’être intouchable. Surtout, Lloris ne s’emmerde pas ou alors Nancy et Lille n’ont rien à faire en Europa Ligue. Bastos est le meilleur, Lisandro marque et Gourcuff rate les trois quarts de ses passes : ça reste un match de foot, quand même. Ca risque de faire tout drôle aux Lyonnais quand la C1 va commencer, mais Anderlecht les avait déjà prévenus il y a un an.

Pendant ce temps-là, l’Inter avec Biabiany régale l’Europe entière d’un superbe 4-3 contre Tottenham avec Gallas. Et Mourinho gagne 2-0, pas Higuain, c’était le grand Milan AC de Ronnie qui lui aussi a eu 21 ans.

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