Barça-Arsenal : Un Cesc sans provision

Puisque le match aller avait été le choc de l’année, le retour devait être celui du siècle. Si en plus ça avait pu être un grand match.

Barcelone pouvait donc être plus arrogant qu’à l’aller. Etre éliminé par Arsenal à vingt-cinq minutes de la fin, passe encore. Laisser à Bendtner une balle de match à la 87e minute, pourquoi pas. Mais contraindre Josse à saluer les inspirations d’Almunia est un luxe que le Barça ne devra pas se permettre contre un gardien ukrainien au prochain tour. Voire français. C’est une vanne.

L’autre vanne, l’expulsion de Van Persie, était bien plus drôle. Deux conneries, une polémique, l’aubaine, ça évitera à Wenger de justifier le niveau de Diaby et la titularisation de Rosicky. Il était titulaire ? Peu importe, l’expulsion de Van Persie a tout changé, au point même de parler d’un match intéressant et prometteur. Effectivement, se retrouver à 10 alors que depuis le début de match on n’arrête pas d’entrer dans les 80m adverses, ça coupe l’élan. Entretenir le mystère d’une qualification ne coûte pas grand-chose, Van Persie avait eu une si grande influence sur le match. Barcelone devait gagner 9-1, grâce à la perfection d’Alves, Pedro, Villa, Affelay et Messi, c’est Bendtner qui a eu la balle de match. Bendtner rate la balle de match, c’est un anagramme de « Koscielny provoque un penalty » ?

Nasri aux éclats

Pour n’avoir pas compris dès l’aller que Nasri a beau ne pas avoir de ballon et commander une double page dans L’Equipe Mag le week-end précédent, il fait quand même une passe décisive, le Barça s’est quand même remis tout seul le nez dans son Kaka, en l’occurrence Busquets. Mais pour n’avoir pas compris que Clichy couvrait très souvent sa défense centrale, Fabregas regrettera longtemps d’avoir tenté une talonnade à la Guyot contre Le Havre. Ce n’était pas de la Ligue des Champions. Bizarrement, Iniesta et Xavi ne tentent pas ces talonnades plein axe à 20m des buts de Valdes. Bizarrement, Iniesta et Xavi ne coûtent jamais de but à leur équipe. Bizarrement, Fabregas est remplaçant en sélection et capitaine d’Arsenal.

On comprend d’autant mieux le plaisir de Guardiola d’affronter Arsenal chaque saison. On aurait pu croire au compliment mais ajouter qu’Arsenal partage la même conception que le Barça rend le tout suspect, et ce avant même que Forget ne cite Wenger en modèle de longévité dans L’Equipe. L’Emirates peut bien attendre 2020, une Coupe de la Ligue ça se mérite.

Une réflexion au sujet de « Barça-Arsenal : Un Cesc sans provision »

  1. Article parfait. Wenger dans toute sa splendeur. C’est pas comme si les joueurs qu’il avait alignés s’étaient fait balader pendant tout le match. Van Persie se masturbe trop ? On n’y croit pas. Surtout quand il entend tous les autres coups de sifflet du match (quand Koscielny faisait faute, en gros). Arsenal n’a pas tiré du match et a été éliminé avec Abidal-Busquets en défense centrale et Adriano à gauche, Wenger a-t-il quelque chose à dire là-dessus ? Pas grave, c’est déjà collector. Combien de passes réussies par Barcelone dans les 25 derniers mètres ? Combien de ballons récupérés dans les 25 derniers mètres ? Mascherano jouait-il 10 ? Combien de liberos ? 4, 2 sur les côtés et 2 centraux ? Abidal n’avait jamais imaginé qu’il pourrait jouer ce poste après avoir connu Puel.
    J’espère qu’Evra se fendra d’un commentaire sur la perf d’Arsenal. Diawara n’est pas un enfant mais pas un joueur de foot non plus. Le Barça du Nord de Dumont, euh non, Balmont l’a vérifié dimanche.

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