Le requin Blanc à l’Euro : Thanatos, Portos et un Rami

Qui était cet homme en costard, cravate rayée, sourire carnassier qui félicitait les joueurs bleus un par un au coup de sifflet final ?


Cette question trotte probablement encore dans la tête de Jeremy Menez et pour une fois son quotient intellectuel n’y est pour rien car c’était la première fois qu’il le croisait. Pourquoi  cette espèce animale de la famille des lamnidés a-t-elle remplacée son entraîneur Jean-Louis Gasset ? La réponse est simple, il est sélectionneur et se nourrit surtout de pinnipèdes, de poissons, de tortues de mer et occasionnellement de certains cétacés. Le grand requin Blanc a donc réussi son premier miracle : se qualifier sans Gourcuff mais avec Rami. La blague marchait aussi avec Evra et Remy mais pas avec Martin. On aurait pu s’arrêter là puisqu’il n’y a rien à retenir de cette campagne de qualification excepté que Benzema est le meilleur, mais on aurait presque pu s’en douter.

Pourtant hier était un match un peu décisif, alors dire que la chialeuse Rami n’a pas le niveau se justifie pleinement. Grâce à lui on sait que mesurer 1M93 n’empêche pas d’être vif comme un judoka coréen. Abidal a frolé l’ablation mais pour une fois il a su sortir de la salle d’opération à temps. C’est aussi encourageant que le durcissement du jeu de M’Vila quand il a commencé à se faire bouffer. Les couilles de Cabaye n’ont pas eu le même bonheur. Enfin pour être champion d’Europe il faudra quand même se débarasser d’Evra.

Pendant ce temps-là, Remy c’est pas Henry même si ça se finit pareil. Avec un y.

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