Gignac : C’est Dédé non renouvelable

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En attendant le troisième Requiem for a Guigne, dont la diffusion est programmée pour le mercato, et l’entrée d’enculeries dans le petit Larousse, le Vestiaire s’est plongé dans ses archives pour se remémorer qui était vraiment le cousin éloigné de Tony Vairelles.


Que restera-t-il de Gignac dans un mois ? Il serait facile de répondre une caravane, quelques millions de litres de bières ou 51 buts en 173 matchs. Caricatural. Car André-Pierre ou Paul-André comme l’appelaient tous les journalistes de plus de 70 ans sauf Charles Biétry. Ben oui il est pas journaliste. Car André-Pierre ne se résume pas un gros gitan dont le métier, en dehors de ses traités de savoir-vivre, consistait à tirer sans marquer. Désormais à la retraite, il pourra toujours se consacrer à son passe-temps favori, et même s’il retourne en vacances à Medrano : la preuve, Tony Vairelles n’était pas gros et la dernière fois qu’il a tiré il n’a pas marqué non plus. Gignac laissera un goût d’inachevé, comme 11 assiettes de civet de lièvre mal digéré. Dédé n’a sans doute plus faim, mais il nous laissera sur la notre.

Le bide du gras

Comme Savidan il était capable de laisser ses organes sur un terrain, comme Savidan on voyait en lui le nouveau Papin à une époque où le nouveau Zidane évoluait parfois dans la même selection que le vrai Benzema. Il se contentera d’être Ouédec, Maurice, Caveglia. Boli et Tiehi auraient même pu participer. Aucun des cinq n’a d’ailleurs joué à Toulouse. En septembre 2009, alors tout frais meilleur buteur du championnat, il se montrait lucide sur son début de saison. C’était avant le match de Lyon, la défaite 2-1 ne lui fut pas imputable puisque cette fois il n’avait pas raté plus d’une occasion franche, c’était à la 18e minute.  Dédé connut aussi l’équipe de France : un but aux Féroé, une place de titulaire contre la Roumanie et le maillot de Malouda en Serbie après seulement dix petites minutes de négociation, puis une indisponibilité jusqu’à la fin de sa carrière mardi. Gignac avait pour lui d’être puissant, adroit et instinctif. C’est ce qu’on aurait pu dire s’il était bon. On se contentera de dire qu’il est aussi passé par Pau, Lorient, qu’il a signé un pré-contrat à Lille avant de le renier pour aller s’enterrer un an à Toulouse derrière Elmander puis de s’imposer. Un an. C’est mieux que rien.

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