Lyon-Ajax : Le porc d’Amsterdam

Après le PSV et San Siro, c’est l’une des plus belles heures européennes de l’OL qui s’est déroulée hier soir. Même les parents de Calenge n’ont pas pu patienter jusqu’aux questions du fiston. On ne pouvait pas manquer le plus beau produit de l’ère Aulas mettre sur la barre le but du siècle, même en crypté.


Comme prévu, Gourcuff et Cris ont failli réussir une passe décisive chacun mais les attaquants de l’Ajax étaient vraiment trop mauvais.

L’Ajax trop fort, ou simplement « une bonne équipe » dans la bouche d’un entraîneur de Lyon, ce n’était plus arrivé depuis qu’Anderson était capitaine. Oui, Violeau jouait aussi. Depuis Lyon-Celtic, l’OL a réussi tous ses matches décisifs en phase de poule de C1. C’était en 2003, Anderson était encore plus mauvais puisqu’il s’appelait Elber. Ensuite, Juninho est parti, Cris est resté et Benzema en est à 23 buts en 37 matches de Ligue des Champions. Lyon n’est pas mort ce soir puisqu’il l’était déjà, mais une profanation par une horde de Hollandais qui ne supportent plus les toiles bâclées de Van Gogh ou les lits dans les armoires de la maison de Rembrandt, est toujours une expérience unique. Cissokho avait donc encore des humiliations à vivre.

Nettoyé à l’Ajax

Et pourtant 2011 est un authentique exploit : aligner Cris, Gourcuff, une jambe de bois de Lisandro, Briand au top de sa forme et tenir quand même le 0-0 contre l’Ajax est inhumain. Même la Ligue 1 ne l’autorisera bientôt plus. En fait elle ne l’autorise déjà plus depuis deux semaines. Cris et Gourcuff, plus que jamais de retour de blessure, ont joué tout le match, en faisant tous les deux ce qu’ils savent faire de mieux, courir beaucoup après des garçons. Heureusement ils n’ont pas eu autant de ballons que ça, et c’est tant mieux pour  Cris qui n’effleure plus les péronés depuis longtemps. Il lui reste les périnés c’est toujours un avantage sur Gourcuff. Bientôt les mannequins de Tola Vologe seront peut-être Ballons d’or. Ceux en bois uniquement. D’accord Gourcuff est un joueur en bois mais celle-là on la laisse à So Foot.  Pour couronner quatre années de décote non stop que le Vestiaire était le premier à diagnostiquer à quelques jours du dernier doublé, le Brésilien a vu grand. Il l’a donc ouvert bien grande pour insulter Lodeiro, coupable d’avoir été séché dans la surface après un crochet réussi, d’être Uruguayen et de jouer aux Pays-Bas. Ca faisait beaucoup à digérer pour une seule soirée et c’est moins bon qu’un FEBO. Kallström vient de prolonger de deux ans.

Une bonne Boer

Quarante-cinq minutes plus tôt, Calenge avait parlé à un entraîneur qui ressemblait un peu à Puel, avec la même veste mais en plus maigre et un peu plus éliminé au premier tour de Ligue des Champions. Être l’entraîneur du renouveau oblige à imposer son style. La rupture saute de plus en plus aux yeux, c’est ce que voulait Aulas. Il voulait aussi Gourcuff, Lisandro, Cissokho et Houiller. Il les a eus. En l’espace de deux ans, aller à Bernabeu est passé d’un exploit avec Pjanic à une élimination avec Gourcuff et une branlée avec Gourcuff. Pourtant Lyon et le Real avaient le même problème, il y a encore un an. Des attaquants pas trop mauvais, des défenses pas trop bonnes.

Pendant ce temps-là, Ianetta fait un teasing pour les chroniques de Carayon. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est Philippe son prénom.

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