Ligue 1 : le Père Noël dans les ordures 2011

Le gros barbu promène son traîneau sur les pelouses de Ligue 1 à la recherche de bonnes actions à faire. Pathé a déjà vendu les siennes.

Ajaccio : Sammaritano et Cavalli ont pris le pouvoir, depuis quand les lutins prennent le pouvoir ? Il n’est donc pas question que le Père Noël passe en Corse cette année, même pour déposer un défenseur central ou un coffret De Caunes-Garcia.

Sochaux : Martin a déballé ses cadeaux dès le mois de juin et visiblement il ne les méritait pas encore. Heureusement le Père Noël ne lit jamais les hagiographies à peine hâtives de France Football et de Patrick Dessault. A défaut d’un voyage en Ukraine, il trouvera sans doute un coffret du SAV au pied du sapin. On aime bien voir Omar rigoler du talent de Fred qu’Omar n’a pas, mais maintenant Omar a le pognon.

Nancy : Les amours de Platini l’ont toujours dit : la pelouse synthétique, ça irrite, ça a mauvais goût, c’est pas de la vraie. Mais le Père Noël ne reprend pas ses cadeaux pourris même un exemplaire de la Torah dédicacé par Patrick Bruel et Claude Askolovitch.

Nice : Au pays des enfants, le cocu est Roy. Parce que si Mouloungui et Dja Djédjé peuvent ridiculiser la défense de Lille avec Marsiglia, pourquoi faire une liste au Père Noël ? Peut-être pour cuisiner des verrines d’oeufs de lump au siphon.

Dijon : Corgnet et Bauthéac vont s’arracher comme des petits pains, mais pour Carteron il vaut peut-être mieux attendre les soldes de janvier. En tout cas les fabrications artisanales marchent du feu de dieu cette saison, mais ces saloperies peuvent te mettre dedans à tout moment, comme les toilettes sèches. Tant qu’à puer la merde pourquoi ne pas leur acheter une cafetière Nespresso ? En plus il y a 30 euros de réduction à chaque fois.

Auxerre : Le Père Noël a toujours été très clair. Quand on vend des poulets on n’achete pas de Chappon pour Noël même quand il joue à la Lazio. Le seul Djibril à finir la saison sera donc Le Tallec et il n’aura pas droit à sa collection des Unes de Libération, il faut savoir lire.

Caen : Quatre défaites et deux nuls pour finir l’année. Dumas pouvait se déguiser en rouge à l’arbre de Noël, personne n’y croit plus. C’est comme avec les Smartbox. C’était pourtant bien 12 minutes en Ferrari.

Valenciennes : Ca sent tellement le sapin depuis août que trois clémentines et une victoire contre Lyon suffisent au bonheur des petits Valenciennois. Pourtant José Saez n’a pas une vraie barbe de Père Noël. Et l’intégrale de Johnny ou de Doc Martin c’est pas un vrai cadeau.

Brest : 19 matches, 19 buts marqués, 19 buts encaissés. C’est comme le calendrier de l’avent ça emmerde tout le monde mais chaque année on le remet. Il faut savoir s’en satisfaire sinon c’est des places pour Joe Cocker.

Evian : Un chalet à la montagne, de la neige tout l’hiver, il fallait y penser. Personne n’a jamais conquis la Laponie, même avec Barbosa ou un Ipad tout neuf. Jobs avait pourtant laissé d’autres conneries avant de partir.

Bordeaux : Saivet, Maurice-Belay, Gouffran, Sané, N’Guémo. Ce n’est pas que les nouveaux jouets soient dernier cri, mais ils sont nouveaux alors on joue avec un moment. Même si Winspector ne fait plus rêver grand monde.

Lorient : Le Père Noël veut bien être sympa, mais les parents qui prennent un bon paquet de pognon toute l’année et qui n’achètent qu’Aliadière et des joueurs de Ligue 2, ça finit par l’énerver. Caen a donc tenu le 0-0. Bientôt il vont remplacer Gourcuff par un ordinateur parlant.

Saint-Etienne : Le meilleur buteur, venu du Milan AC, a signé quatre ans. Les contes de Noël, sur M6 ou à Geoffroy-Guichard, on s’y laisse toujours prendre. C’est comme les Pyrénéens, on les gerbe chaque année mais ça permet d’éviter les « Mon Chéri »

Toulouse : Rien à faire, quand on n’est pas inspiré pour les cadeaux, on se tourne toujours vers une valeur sûre, la défense, les milieux et bien-sûr les verrines chevre frais, pommes, magret séché. Ca ne surprend personne mais la plupart des convives sont jaloux de ne pas l’avoir, à l’exception d’Umut et Rivière bien entendu.

Marseille : Deschamps de Noël, on en connaît tous. Ca reste dans la tête, ça ne s’oublie pas et même si ça emmerde les voisins dans les films américains, tout le monde finit par écouter. Sauf Gignac et Valbuena, ils aimaient que l’EPS.

Rennes : Mêmes joueurs, mêmes gammes de prix, mêmes résultats : le catalogue du Père Noël est pourri, Antonetti ne sait plus quoi choisir. On lui conseille le calendrier de Yann Arthus-Bertrand, c’est pas pire que ce qu’il a déjà.

Lyon : Il ne faut jamais devoir de l’argent au Père Noël. C’est un coup à ne jamais revoir Gourcuff. Ca fait que 2 ans qu’on l’a pas vu. Le Gang des Lyonnais ça se télécharge mais comme toujours à Lyon ce n’est pas très légal.

Lille : Croire au Père Noël, ça n’aide pas face à l’Inter, au CSKA et à Trabzonspor, mais c’est bien. De toute façon le Papa Noël fait toujours ses choix au Hazard, tu vas à la Chaise Longue et pour 200 euros tu achètes un billard, un cuiseur à riz, un coussin shiatzu et la pipe de la vendeuse.

Montpellier : Et non, le Père Noël n’existe pas. C’est con d’y avoir cru avec la meilleure équipe du championnat. En même temps il n’y a jamais de permis de conduire ou de call-girls au pied du sapin même s’il n’y a que ça qui ferait vraiment plaisir.

Paris-SG : Noël au Qatar, c’est pas comme chez nous. Vous avez déjà essayé de manger des huîtres sous un palmier par 50°, de mettre un sapin sur la plage ou d’acheter le fonds de jeu du Barça ?

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