Gasquet : David contre golio

Ritchie peut souffler un grand coup : en quarts, il aurait pris Djokovic.

Emilie Loit, en parlant de Nadal et Berdych dans un micro, a aussi été toute surprise. Ca lui fait drôle de commenter du tennis, d’habitude elle faisait que les filles. D’habitude aussi, les Grand Chelem, elle n’en voyait pas le quart, même à la télé, Eurosport oblige. Mais c’est ainsi, TF1 a décidé que Canal et Forget s’étaient assez gavés et qu’il fallait bien profiter du tennis avant qu’il ne disparaisse en juin 2010, même si personne n’est sûr, à part notre spécialiste, que Federer ait totalement arrêté.  Mais ça fait drôle. Avant, Loth refusait de laisser filmer les filles à Roland, en tout cas tout habillées avec la caméra de Boullain. Cette année, Eurosport est unisexe, on passe des filles aux garçons, et ça perd tout le monde : Tsonga a l’air en forme juste parce qu’il le dit et que Bartoli a joué avant. Bartoli a l’air fit juste parce que le mec de « l’entretien d’Amélie » le dit. Et l’entretien d’Amélie qui le regarde ? Wilander et son JRI ?

Un neuf sur le plat

Et puis arrive Ritchie, perdu dans une arène trop grande pour lui, baptisée avantageusement court 2. Ca a commencé par Seppi, avant Golubev. Tout allait bien, et on lui a annoncé Tisparevic. Alors il lui a mis une taule, parce qu’il lui rappelait n’importe quel petit tennisman pas très bon de Vic-en-Bigorre qui hésitait entre le rugby et le diabète. Mais tout à coup, une meute de journalistes mal intentionnés lui apprend que Tipsarevic est 9e mondial et qu’il a fait un très bon match. Il ne se rappelle de rien, et pour cause : il n’a pas fait un très bon match, il a juste marqué quelques points entre les 33 fautes directes d’un nul qui joue au tennis avec des lunettes de soleil et qui n’est pas Clément. Aucun journaliste n’a relevé qu’un très grand match, ce n’est pas un match où on perd un break d’avance dans la troisième manche par négligence quand on mène 4-0.

David contre golgoth

Saisi par la peur, Ritchie a demandé à son entraîneur si en huitièmes de finale d’un Grand Chelem on risquait de rencontrer des bons joueurs, parce qu’à l’autre Open, celui du camping de Serignan, le tableau était encore abordable. La réponse a été Ferrer. Avant de fondre en larmes, Ritchie a repensé à tout ce qu’il avait réussi jusque-là, les blessures, les esquives devant les coups de raquette de son père, les Petits As, et bien sûr les salopes cocainoman. Alors il a enfin montré son caractère. « J’ai souvent fait des matches minables contre Ferrer. A chaque fois que j’ai perdu, j’ai fait beaucoup de fautes directes. Si je dis qu’il vaut mieux jouer Federer que Ferrer, je vais passer pour un malade mental. » Si peu. Il a donc fait deux fois moins de coups gagnants, trois fois de plus de fautes et ça a encore duré trois sets. Et puis sur une volée ratée il a dit que « c’est la dernière fois que je monte ». Ces enfants, on ne les voit pas grandir. En plus leur ambition n’a pas de limite : « je suis content, je n’ai pas eu mal au bras.»

Pendant ce temps-là, quand il a fini avec les voisins, et que son fils a fini de le faire chier pour faire de la télé Leconte a aussi son émission sur Eurosport, Avantage Leconte. « Ferrer-Gasquet, ça va être énorme ».

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