Ligue des Champions : Deux supo et Olic

Cette année encore, les remplaçants du Bayern étaient vraiment trop forts.


C’est une histoire assez marrante. Une équipe battue 2-0 chez elle à l’aller et qui, parce qu’elle entend le mot exploit le matin du match, se met à tout faire pour le réussir. L’exploit n’est pas passé loin, et même un double : primo l’OM a quand même eu la première occasion, deuxio sans Mandanda il y avait 7-0 à la mi-temps. C’est précisément là où l’histoire devient marrante : à une semaine d’intervalle, l’OM a considéré que jouer haut quitte à laisser de l’espace entre ses lignes était la meilleure solution. Deschamps a donc aligné ses joueurs les plus dangereux : Ayew a remplacé Ayew, Brandao a amené son toucher de balle à la place du physique d’Amalfitano. Et bien sûr Cheyrou, le leader technique : toujours titulaire en début de saison, rarement au printemps sauf en cas de crise. Quand on n’a pas eu le niveau des 8e de finale durant ses 29 premières années, il est logique de prétendre avoir celui des quarts à 30 ans. Allez savoir pourquoi les Allemands marchaient plus vite qu’il n’accélérait. Gignac, lui, ne prend plus le risque, de toute façon Deschamps interdit qu’on lui prête un ballon. L’OM a assez perdu d’argent avec lui.

Milan haché

Tout aussi drôle est l’histoire d’un Milan qui a cru beaucoup de choses avant d’aller à Barcelone. D’abord que le 0-0 de l’aller était le résultat qu’il fallait. Du coup le fameux but marqué au Camp Nou vaut double. Canal aussi s’y est laissé prendre mais tout est rentré dans l’ordre : Weil a présenté Route Irish une heure plus tard, la séance indépendante coup de poing.

Ensuite, Milan a cru qu’avoir fait 2-2 en poules à Barcelone permettrait de faire 2-2 en quarts. Et puis bien sûr qu’Ibrahimovic a attendu 2012 pour devenir décisif en Ligue des Champions. Sur ce point, on peut discuter : une passe décisive et deux accélérations, c’est du jamais vu, Messi y laissera probablement son Ballon d’or.

Mais que serait la Ligue des Champions si on devait regarder l’année de naissance d’Ambrosini et de Seedorf ou si Brandao cadrait sa tête seul à 6 mètres à la 69e minute ? Il faut pourtant s’y résoudre : à une trentaine de tirs près, le grand Milan donnait la leçon au Barça. Nicosie, qui n’est pas Lyon, a donc encore toutes ses chances.

Pendant ce temps-là, plus que Chelsea à dégager et on pourra enfin commencer la Ligue des Champions.

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