Federer : Rome arrangé

Un premier tournoi sur terre battue bleue, les autres qui disent que ce n’est pas de la terre battue, pas du tennis, qu’ils ne reviendront pas et en prime la gueule de Berdych en finale : c’était trop tentant.


Il a beau avoir des gamines et toucher plus d’argent que sa femme, Roger Federer ne refuse jamais une interview le dimanche soir, pour y parler un peu de sa victoire et beaucoup des autres. « C’est surprenant pour moi de revenir et de gagner aussitôt. Mon corps est un peu meurtri, après six semaines de repos. » Il n’avait pas vu la concurrence aussi amusante depuis qu’il avait décidé de se mettre au tennis en 2003, quand il a lu un classement ATP disant que le plus fort c’était Roddick. C’est alors qu’il avait appris à son bras à tout envoyer dehors au premier set et gagner 7-5 les deux suivants. Ca fait ressurgir les vieux réflexes. « Je joue bien et je pense évidemment pouvoir gagner un Grand Chelem. »

Pistol pitre

Le prochain c’est Roland Garros, ça vaut peut-être le coup de mettre quelques branlées de la main gauche à deux ou trois top 30 français. Et oui : 286 semaines numéro 1 contre 285, c’est encore Sampras qui porte la plus grosse Rolex. Sous le poids de ses deux Grand Chelem de plus, Federer s’incline. « Je n’ai pas besoin de battre tous ses records, après tout c’est mon idole. » L’idole avait déjà perdu leur seul match en 2001, juste histoire de se rendre compte à qui appartenait Wimbledon, et elle a gagné 27 millions de moins dans sa carrière. Alors si on lui enlève une longue domination du temps où certains top 10 s’appelaient Wayne Ferreira, et une leçon donnée à Federer au Grand Chelem de Macao en 2007, il passerait pour quoi, un gros naze ?

Pendant ce temps-là, Federer s’est entraîné quelques minutes en marchant à faire des coups entre les jambes. Il y avait un Argentin en face et un arbitre qui comptait les points. A quoi bon.

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