Blanc/Gourcuff : Chouchou, pas bon et caramels

« Mapou bénéficie de circonstances favorables (…) Yoann bénéficie surtout de conditions favorables. » On n’est pas obligé d’être grossier pour dire aux autres qu’ils sont nuls à chier.


Laurent Blanc n’avait déjà aucune envie de faire ce métier de merde pendant dix ans. Alors avec Le Graët qui lui impose Eurosport pour dévoiler sa liste, les jours sont comptés. Mais le sélachimorphe n’est pas le plus mal à l’aise pour se fondre dans les environnements les plus hostiles, par exemple une défense avec Thuram et Lizarazu. Il n’avait pas réglé tous ses comptes avec Nasri, il hésitait à emmener Gourcuff. Finalement, le hasard a bien fait les choses. « Durant l’absence de Yoann, personne ne s’est imposé en numéro 10 ». Et en l’absence de Bilic, c’est qui qui va prendre ?

Treize matches de Ligue 1, quelques apparitions en Coupe de France et une superbe prestation à Zagreb (7-1) où il ne lui aura manqué qu’un but ou une passe décisive : le grand Yoann n’a jamais autant justifié l’importance de son mentor, qui n’est ni son père, ni le préparateur physique de son père, ni le préparateur mental des joueurs de son père, ni l’avocat de Manaudou, ni l’agent de son mentor. Mais Gourcuff revient au bon moment, quand la Ligue des Champions est hors d’atteinte. Surtout, il vient de se faire expulser : deux ans qu’il courait derrière sa forme internationale.

C’était Gourcuff d’avance

Et si les journalistes ont la mémoire courte, le requin est là pour leur rappeler pourquoi Gourcuff est pris même s’il est nul à chier : « On a le même problème avec Malouda ». De toute façon, Gourcuff est son chouchou, pourquoi le cacher : « Pour l’instant il n’est pas au niveau. Si Diaby et Lassana Diarra étaient là, on ne parlerait sans doute pas de Gourcuff. » En plus il aime les femmes. « Ce n’est pas le loup qu’on met dans la bergerie. »

Le requin a aussi pris Yanga Mbiwa. Pas uniquement pour dire aux mecs de L’Equipe « c’est pas facile à dire comme nom hein ? » Aussi pour dire à un mec qui traînait sur le plateau d’Eurosport, coincé entre un chauve qui fait les tirages au sort de Coupe de France et Olivier Dacourt, et qui ose lui dire que s’il prend Yanga Mbiwa ce n’est pas pour le sortir des 23 dans deux semaines : « Ca n’engage que vous. » Il a aussi souhaité un bon anniversaire à Mapou et à Evra.

Pendant ce temps-là, le requin réfléchit à la bonne méthode pour annoncer aux trois mauvais qu’ils dégagent. « Il n’y a pas de bonne méthode. Je pourrais mettre les choses au clair dès le 24, mais ce n’est pas mieux. »

Une réflexion au sujet de « Blanc/Gourcuff : Chouchou, pas bon et caramels »

  1. Oui, c’est un joli pied-de-nez (ou encore plus simplement en utilisant un seul doigt, le plus long) que fait Blanc à Nasri en prenant Gourcuff. Aucune star du PSG, Hoarau et Gameiro faisait bien partie du « groupe », non ? Pour que ça paraisse moins gros, L’Equipe a préféré militer pour Jallet ; dommage que Sissoko ait eu l’idée, un soir de cuite avec Kanouté, de faire quelques matches d’entrainement avec le Mali. Du côté de la FFF, on respire. Passe encore le racisme, les affaires de mœurs et les grèves impromptues, mais un joueur qui soutient la Palestine et qui joue en Iran, ça sentait le procès intenté par le CRIF.

    Pendant ce temps, Hodgson est tout sourire en songeant à ses indemnités de licenciement.

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