Montel : « Les excuses c’est pas Monfort »

On aime ou on aime pas, mais ça casse vraiment les couilles.


Qui est vraiment Patrick Montel ?

Un génial touche-à-tout ?  Un génial penseur des lumières ? Un génial abruti sans aucun recul ? Un génial commentateur de sport, un brin naïf  mais très philanthrope, voire un peu trop ? Et s’il était tout ça à la fois. Pour comprendre Patrick, il a fallu à notre spécialiste média, plusieurs années d’enquête, d’analyse de ses directs, de relecture attentive de chacun de ses mystérieux posts facebook, jusqu’à hier et le fameux « mon collègue est un délinquant ordinaire » assorti d’un billet d’humeur sur sa vie privée.

Fabuleux foutage de gueule ou simple neuneu ? Il y a quelques semaines tout s’est éclairci lors du week-end du premier tour que Patrick ne s’est pas privé de commenter en exclu. En une demi-journée, il est parvenu à faire chier la terre entière avec ses statuts, tous plus mignons les uns que les autres, à faire frémir la tribu des lèche-cul qui lui servent d' »amis ».  A lui seul, Patrick veut éditorialiser le monde entier. Avec talent, toujours. « La guèpe pique encore ! Respect. » Suivi d’un magnifique @JO #Flessel.

Parfois il se livre à un très bien senti: « Usain Ronaldo« , après une victoire du Real sur le Barça. Alain Rey et ses amis linguistes se demandent encore ce qu’il veut dire par là, Olivier Rey a laissé tombé.  Heureusement Pat sait être pertinent : « Alexis. Le coaching gagnant? « , quelques secondes avant le but de Cristiano. A croire que son Iphone a su remplacer la cuisse de Bernard Faure. Sans oublier son « Pays-Bas-Hongrie, choc au sommet ». Ce qui n’était évidemment pas la phrase la plus rebattue sur Internet depuis 3 jours et l’exclue révélée par Morandini entre « Mouss Diouf à l’agonie dans le lit de Cecile de Menibus qui fond en larmes » et « Amélie opérée d’urgence à cause de ses prothèses« . Tout est vrai, évidemment.

On est surpris que Montel n’ait pas encore commenté les déboires de l’ex de Senna. Pas le cadavre déséché, mais le mec qui s’est marié devant les cameras d’Endemol. Et que dire de « L’OL version to loose sur sa lancée de la coupe de la ligue ? » L’anglais devait être une LV4, ça pourrait même permettre de pas laisser Monfort causer avec Bolt.  Et toujours ce trait d’humour si malicieux : »Evian devant l’OM au classement ! Une incongruité ? C’est comme si on mettait l’eau dans un verre avant d’y verser l’anisette ! ». On aurait parfois bien besoin d’apprendre le Montel en LV4.

Car Patrick est commentateur au plus profond de lui-même, alors il commente tout, quitte à devenir parfaitement ésotérique avec cette étrange histoire de chien et d’happy hours. Il n’a pas particulièrement pété les plombs, il dit juste ce qui lui passe par la tête sans retenue, sans réflexion particulière, sans en mesurer les conséquences comme quand il parle de tous les frères de Bob Marley : les athlètes jamaïcains. Et ça finit par lui revenir dans la gueule. Car parfois il faut laisser Nelson Monfort te pourrir la vie, même s’il n’a jamais fait de reportage, même s’il pistonne sa bonasse de fille sur toutes les chaînes de la tnt, même s’il est moins avenant et raffiné qu’il en a l’air. Sinon le Nelson en question en profitera pour t’écraser la gueule en bon gentleman, en plus de te demander de lui apporter un café tous les jours, quand ce n’est pas toutes les heures pour ses autres collègues.

Faure de café

Hier, Montel a connu l’humiliation de trop. Lui, le plus brillant et vibrant commentateur de l’histoire du sport n’en pouvait plus de n’être considéré que comme l’assistant du service des sports. Il  l’a écrit sur Facebook :  il est rédacteur en chef adjoint. Alors pourquoi ne décide-t-il jamais de rien ? Pourquoi Monfort a-t-il le droit de foutre ses  affaires à la poubelle ? Cette fois s’en est trop, il va se servir de son parloir public. Sur Facebook c’est bon, c’est presque privé, mais il a oublié que le blog était hébergé par France télé et que dans le cadre de son travail on se doit parfois de laver son armoire sale avec sa gentille famille. Montel a aussi oublié qu’il s’attaquait à Monfort. A côté de Nelson, les Albanais de la rue Saint-Denis sont de gentils romanichels.

Car Monfort a fini par parler à sa façon après avoir été présenté sur Europe 1 comme une personne connue, mise en cause par un journaliste de france télé : « Faudrait vraiment être le dernier des méchants pour faire ça. » « Le bureau était un peu dégueulasse », « j’avais jamais ouvert cette armoire, il fallait la dégager » « avec la numérisation on retrouve tout » « Laurent, vous me connaissez, j’ai des défauts et des qualités, mais je ne suis pas cruel. » Le Laurent en question se faisait sans doute trop dessus pour avoir l’idée de contredire Nelson. Montel a retiré son billet, peut-être que Nelson passera l’éponge sur son front avant de lui mettre une balle. Patrick est sauf, il garde ses cordes vocales.

Nelson n’est donc pas un connard. Non, non.

Pendant ce temps-là Bilalian vient de découvrir cette jolie future Une de TV MAG où Nelson masse le dos de Patrick en guise de réconciliation. Sinon Boyon pourrait bien faire des aller-retour entre le stade, la piscine et Trinity, la remplaçante de Maï la chinoise, et Lou la coréenne.

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