France-Espagne : L’équipe de Franck de football

Le grand requin Blanc ne savait pas que Ribéry avait joué en National.


Il avait commencé avec Nasri, Benzema, Ben Arfa, Ménez et un match de merde, il termine avec Nasri, Benzema, Ben Arfa, Ménez et un match de merde. Les choses n’ont pas tellement changé en deux ans, dans le phytoplancton qui sert de nourriture au requin. Il n’a pas suivi le vingtaine d’entraînements de Gasset pour se faire chier autant durant un match, il est donc l’heure de s’en aller. Quatre tirs quand jusque-là il y en avait eu dix-neuf en moyenne, c’est un coup à naturaliser Cavenaghi la prochaine fois. L’échec de Blanc n’est pas d’avoir cru que l’Espagne était cramée. C’est d’avoir pensé que le moment venu, ses joueurs s’en rappelleraient. Mais retenir des consignes en plus des gros mots que Nasri leur apprend, ça fait beaucoup.

Tout sur Samir

Ils ont donc tout oublié, à commencer par quel foot Blanc leur fait jouer. C’est trop con : c’est exactement celui qu’il fallait. La prochaine fois, le requin n’emmènera pas son jeune merlan en conférence de presse, si c’est pour qu’il aille répéter aux autres les conneries qu’il raconte à la presse. Ou alors il ne dira pas qu’il faut courir et défendre.

Comme quoi, répéter les gammes d’un jeu offensif pendant deux ans, et obliger ses milieux à ne pas perdre le ballon quitte à les menacer de Gourcuff au dernier moment, ça n’était pas suffisant. Peut-on obtenir sa licence de bio en apprenant uniquement « Il était une fois la vie » ? Ménez n’en sait rien, mais il a insulté l’arbitre italien dans la langue de Dante. Le requin l’a pris pour ses éclairs de génie, en voilà un.

A Gasset au plus haut point

Ben Arfa, lui, s’est pressé de se doucher pour aller rigoler avec son agent en tribunes, sans doute de tous ces mecs plus nuls que lui qui eux ont joué. Pour cette fois, il y en avait quelques-uns en effet, et ils n’ont pas tous porté le maillot de Lille à un moment donné de leur carrière. Ribéry par exemple n’y a jamais joué, et ça ne l’empêche absolument pas de foirer le match de sa carrière juste à cause de sa technique. Pour Benzema, ce n’est pas le problème : il n’entend que les consignes en castillan. C’est le problème des très grands joueurs quand ils prennent conscience de ce qu’ils sont. Zidane aurait-il rejoué avec Madar après 98 ? On ne le saura jamais. Comme on ne saura pas si Nasri a vraiment traité tout le monde de fils de pute ou si ses problèmes relationnels ne sont qu’une avalanche de mauvaises coïncidences.

Pendant ce temps-là, Rami quitte la compétition soulagé : il est vraiment rassurant ce Koscielny.

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