Priscilla Gneto : L’emmerdant c’est Larose

Il était à peine 16h44 au dojo londonien quand les observateurs en tribune ont cru apercevoir  l’accouplement de deux êtres en bordure de tatami.


A y regarder de plus près on pouvait se rendre compte que Priscilla Gneto était allongée et que sur elle se dressait presque une femme mais au style si négligé qu’il était difficile de l’affirmer. Sans doute encore un de ces strikers prêt à tout pour se faire remarquer. Et puis alors qu’aucune main déplacée n’avait glissé sous le kimono de la future championne, le Vestiaire a reconnu une de de ses vieilles connaissances. Nul maçon ou plombier à l’horizon, Martine Dupont venait de faire son retour. Avec l’efficacité qu’on lui connaît, à aucun moment elle n’a su donner la clé à son élève pour passer le quart de finale. Il faut dire qu’en face son adversaire avait le choix entre gagner et vivre le reste de son existence dans une pièce d’environ 50 m² avec une trentaine copains. Réveil à 4 heures du matin pour bosser aux champs avant le repos entre 21 et 23 heures pour l’éducation idéologique : 10 codes éthiques à mémoriser pour être autorisé à dormir sur une planche de bois recouverte d’une couverture. Bref ça vaut pas le code moral du judo malgré un bol de 200 grammes de mauvais gruau de maïs servi à l’issue des 1157m² moissonnés.

Priscilla folle du désert

Priscilla savait que si elle perdait, au pire ce serait une nuit avec Martine mais sans kimono et là sa maîtrise de o goshi et harai goshi lui sera bien plus utile. Pour la troisième place en revanche, le terrain était plus favorable, pour Martine en tout cas. Une grande belge androgyne pas loin d’être très vilaine. Mais un tel commentaire serait sexiste alors tenons-nous en à sa ressemblance avec Keir O’Donnel. Et là comme par hasard Priscilla a oublié qu’elle n’avait que 20 ans, qu’elle avait grandi en Corse, et que Romera lui ferait des avances à la fin du combat après avoir fini ses sous-entendus graveleux sur une petite salope italienne. Tant que c’est pas Martine. David Larose ne risquait pas de lui en faire, il était déjà dans l’Eurostar depuis 2 heures pour échapper au Géorgien qui ne se satisfaisait pas du Te Guruma marteau pilon qui lui avait fait découvrir le goût du tapis.

Pendant ce temps-là, Alain Bernard a pris sa retraite. Souvenons-nous que ses débuts avaient été perturbés par une toxoplasmose fulgurante, c’est-à-dire une maladie de femme enceinte qu’on attrape à force de voir des chattes. Le haut-niveau n’épargne rien et surtout pas les crises d’asthme. Propre.

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