PSG, Ibrahimovic (1/5) : Saint-Germain en laid

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Il s’appelle Maxwell, il joue latéral gauche à la place de Tiéné, il a fréquenté Ibra dans d’autres clubs dans les années 2000 et lui aussi a connu ça : on arrive à Paris d’un grand club européen, donc on est une star. Maxwell est aussi l’ami d’Ibra, alors « Messi et Ronaldo se battent aujourd’hui pour être le meilleur en Europe, mais j’ai envie de dire attention, Ibra peut être celui-là ». La lecture de son palmarès s’impose donc, et elle est tout simplement à couper le souffle : double champion des Pays-Bas 2002-2004, vice-champion 2003 seulement devancé par le PSV, quadruple champion d’Italie 2007-2008-2009-2011 et champion d’Espagne 2010, il a aussi remporté toutes les Supercoupes avant d’être invité à jouer un peu le Mondial des clubs avec les champions d’Europe barcelonais. C’est un titre, ça compte autant que deux trophées Joan Gamper.

Malmö-né

Messi et Ronaldo ont peut-être quatre Ballons d’or et quatre Ligues des Champions de plus que lui, seront-ils encore capables de de battre la France à eux seuls dans un match de phase de poule de l’Euro qui ne compte pas après dix ans de carrière ? Ibra, c’est l’orgueil du joueur qui dure, qui choisit toujours son moment pour marquer un match de son empreinte. Certains champions choisissent celui où on les attend, mais Ibra a toujours préféré être un anti-conformiste. Tout au long de sa longue carrière, à force de ténacité et de talent, il s’est rendu indispensable partout. Avec une méthode bien à lui : plus il finit par s’imposer, moins le club s’impose. Plus il brille, plus l’équipe n’a plus que le championnat à jouer en avril-mai. A l’exception de cette année 2007 où Milan fait coup double : le championnat et la ligue des champions. Au Milan AC l’Europe, à l’Inter le Calcio. Zlatan joue à l’Inter.

Pour le servir, Ibrahimovic dispose de la technique hors pair que tout le monde connaît. Il sait tout faire : marquer quand ça ne compte pas, faire marquer quand ça sert à rien, être Suédois avec un nom serbe imprononçable, inventer des gestes qui font croire qu’il est bon et gagner, mais à la différence des autres champions, il s’est contenté de gagner du pognon. Il a une autre qualité bien à lui : foutre en l’air l’équilibre d’une équipe quand elle ne veut pas de lui. Cette chance n’a pas été donnée à beaucoup de monde au Barça lors de la précédente décennie mais Ibra est un homme de challenge. Il est parti la tête haute, en toisant les finances du club. C’est décidé, il ne fermera pas sa grande gueule tant qu’il n’aura pas été bon dans un match important.

A bientôt 31 ans, le talent suédois débarque bien à Paris pour redevenir le meilleur joueur du monde du futur qu’il n’a jamais cessé d’être. La taille mais la technique, le gabarit mais la vitesse d’exécution : la défense de Lyon se souvient encore des fabuleux buts inscrits par le phénomène alors inconnu. Il n’avait que 22 ans et le Milan AC était champion d’Europe. Il jouait à l’Ajax.

Pendant ce temps-là, de Zebina à Dacourt en passant par Escudé, tous les grands sont unanimes. Hoarau aussi est grand.

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