Gévrise coule un bronze

Tony Estanguet devra-t-il nous apprendre les règles du K1 et C2 pour être reconnu comme le plus grand champion Français de tous les temps ?


« Je me demandais si les Jeux Olympiques étaient une compétition faite pour moi. » Ces mots auraient pu être prononcés par Alain Schmitt un type qu’on ne connaissait pas ce matin et qu’on a déjà oublié ce soir mais ça aurait été inexact : c’est le judo qui n’est pas fait pour lui. Tout le monde s’en doutait mais n’osait le dire qu’à demi-mots et surtout pas à lui directement car le gars fait quand même pas loin d’1m75. N’importe qui en entendant qu’un certain Alain Schmitt allait tirer en -81kg savait qu’à défaut de vibrer on allait bien s’amuser. D’abord parce qu’aucun Alain Schmitt n’a jamais été médaillé quelle que soit l’Olympiade. Ensuite parce qu’il est nul. Même Jossinet qui s’y connaît en nullité ne le cachait pas. Il était de bon ton de dire qu’il n’avait jamais rien fait, à part nous faire chier contre un Brésilien à Paris l’été dernier, mais que cette année était son année après un début de saison exceptionnel peuplé de 2èmes places à Dusseldorf et autres contrées inconnues. A voir son premier tour, on pouvait se dire effectivement que c’était son année. Aucune attaque durant 8 minutes et les drapeaux qui  le désignent vainqueur d’un Hollandais ancien champion du monde. Même Alain paraissait surpris. Il venait d’ouvrir un nouveau champ des possibles. Un fabuleux geste d’espoir à l’égard des unijambistes, cul de jatte et autres paraplégiques de ce monde : on peut devenir champion olympique de judo sans avoir jamais fait de judo de sa vie. Il suffira à Alain d’attaquer. Mais que les myopathes se rassoient : Alain n’attaque jamais. Il a bien un spécial comme disent les judokas mais il le réserve aux combattants plus mauvais que lui. Une espèce en voie de disparition uniquement présente en huitièmes de finale. Un adversaire argentin par exemple qui laisserait trainer sa jambe à 30 secondes de la fin du combat et Alain trébucherait dessus avant de s’allonger lourdement. Ippon comme disent les arbitres, c’était bien son spécial. « Alain Schmitt sorti sans gloire par un obscur argentin ! » gueulait Romera. Irrespectueux ? En tout cas on s’est bien amusé.

Gévrise la correctionnelle

La phrase « Je me demandais si les Jeux Olympiques étaient une compétition faite pour moi » était en réalité l’oeuvre d’une double championne du monde, quadruple championne d’Europe, humiliée à Pékin et pas seulement parce qu’elle tenait mal ses baguettes. Et aujourd’hui elle a ressorti la même recette qu’il y a 4 ans, un vrai truc de champion : la peur. Incapable du moindre mouvement durant ses 5 combats, on se croyait même revenu au temps d’Alain Schmitt. Mais ses adversaires étaient vraiment trop faibles et seule une Mongole qui n’avait rien avalé depuis février 2010 a réussi à changer la couleur des drapeaux. Mais Martine son entraîneuse toujours de bon conseil a menacé d’entrer dans les douches si Gévrise ne ramenait pas le bronze. De quoi donner du talent même à Alain Schmitt. Non pas jusque là quand même.

Pendant ce temps là, le Coréen mangeur d’hommes a fini son repas. Qu’avait dit le Vestiaire hier soir ?

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