La Ligue 1 d’improvisation : Les Raymonds du jeu

Toute la saison, le Vestiaire vous relatera la belle domination du PSG, le manque de Hazard et bien sûr le grand retour de Gourcuff et Gignac. Autant commencer par ça.


Domenech avait vu juste, mais trois ans trop tôt. Il fallait juste attendre que la Ligue 1 soit survolée par le 4e et le 9e de la saison précédente pour le comprendre.

Il y a vingt ans, tout était plus simple. La L1 s’appelait D1, Formule foot c’était soit avec Jeanpierre soit avec Mathoux. On se doutait que Toulon vivait ses dernières heures, avant même l’avènement du Martigues de Maurice Bouquet. Et surtout le champion était vraiment connu à l’avance, et ce n’était ni le PSG de Weah ni le Monaco de Klinsmann. Bietry aimait avoir son mot à dire mais Gilardi corrigeait toujours.

Voilà effectivement quelques bonnes raisons de ne pas s’abonner à Be In sport, mais ce n’est pas la seule. La deuxième journée du championnat en est une autre : la France du foot pleure Gourcuff, son enfant terrible, moulé dans une turbulette bleue-rose. Jamais il n’avait été si influent à Lyon : après son but, Lyon a gagné à Rennes, après sa sortie, Lyon en a mis quatre à Troyes, ce qui est un jeu de mot aussi pourri que Menez aime les gros Nênê. Et pourtant, Lavezzi fait tout pour. 27 ans, 31 millions d’euros et un CV long comme Estudiantes, Genoa, San Lorenzo et Naples : il y a quelque chose qui ne colle pas, est-ce son acclimatation ou ses 18 sélections ?

Dédé sans Dédé

Mais rien n’est jamais perdu quand on est attaquant. C’est la saison de la revanche, qu’on soit Modeste ou pas. Gignac ne l’était pas, il l’est devenu et ça finit par lui sourire justement l’année où il retourne à Toulouse. Alors où est la vérité ? Dans un match de Ligue des Champions sans doute mais patience, on reparlera d’Ibra plus tard, pour l’instant il est blessé. Ouf, ce n’est que PSG-Bordeaux. Pas de pression : Pastore aura d’autres occasions de copier Obraniak, il a signé jusqu’en 2015 avec Al Jazeera. A bien observer son dribble de la 88e minute qui l’a emmené directement au poteau de corner ajaccien, il doit même y avoir une clause de non sollicitation. La deuxième journée est un peu tôt pour y répondre, mais quelle est l’expression correcte : il n’y a pas de mauvaise équipe mais des mauvais joueurs, il n’y a pas de mauvais joueurs mais une mauvaise équipe ou il y a des mauvaises équipes avec de mauvais joueurs ? En attendant, le Vestiaire fait comme l’ensemble de ses confrères : il attend le retour de Thiago Silva pour juger. C’est logique.

Pendant ce temps-là, Bastia est lancé sur la voie royale. A force d’avoir la meilleure équipe de National puis la meilleure équipe de Ligue 2, on n’est pas loin d’avoir la meilleure équipe de Ligue 1.

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