Les années Armstrong : Tour de France 1994, la naissance des monstres (1/3)

A l’occasion de la retraite de Lance Armstrong, le Vestiaire se souvient qu’il avait embauché un spécialiste cyclisme en juillet 2007.

Si le dopage a toujours existé dans le cyclisme, l’EPO a été le produit phare des années 90. Le recours à l’érythropoïétine se généralisa entre 1990 et 1991. La première méthode de détection connue, aussi hypocrite soit-elle, fut le contrôle du taux d’hématocrite. C’était apparemment simple, au dessus de 50% le contrôle est positif.

1. Indurain 2. Ugrumov 3. Pantani. L’E.P.Odium de rêve. Le Tour 94 fut sans aucun doute le sommet pour toute une génération de coureurs, et la consécration de l’homme d’une époque : Michele Ferrari. Nous vous parlions hier de ces coureurs de l’est au niveau stupéfiant, Piotr Ugrumov, plus que Rumsas, en est certainement l’archétype. Lorsqu’il explose cette année là au plus haut niveau il n’a que 33 ans autant dire qu’il lui restait alors 20 bonnes années à vivre. Son taux d’hématocrite passait de 32% en hiver à 60% en été, déjà une performance en soi. Mais en 94 il décida de ne pas s’arrêter là, il remporta coup sur coup deux étapes de montagne dont un contre-la-montre à Avoriaz où il écrasa le roi Miguel à tel point qu’il aurait pu menacer la chaudière de Navarre. Il n’en fut rien car le Tour était déjà fini. Pourquoi la Gewiss, et son bon docteur Ferrari, n’avait-elle préparé le Letton laiteux que pour deux étapes. On ne le saura jamais. Ugrumov fit par miracle 7e du Tour 96 puis il disparut. Gewiss c’était aussi Berzin, Riis, Gotti, Argentin ou Furlan. On vous en parlera demain. Avant les Alpes, une autre équipe tout aussi piquante s’était révélée au grand jour : les Festina. Leurs plus vifs représentants, Luc Leblanc et Richard Virenque avaient survolé les Pyrénées. Notamment à Hautacam, montée qui grace au panache de Riis puis Armstrong deviendra par la suite, un véritable controle antidopage positif en elle-même. A Hautacam donc, Leblanc battra Indurain avant quelques mois plus tard de devenir champion du monde toujours sur grand plateau. Le lendemain Virenque montra que lui aussi n’avait rien à envier à son compère boiteux en gagnant à Luz-Ardiden la plus belle étape de sa carrière (la première) puis son premier maillot à pois. Le Tour 94 c’est aussi la naissance de Marco Pantani…

2 réflexions au sujet de « Les années Armstrong : Tour de France 1994, la naissance des monstres (1/3) »

  1. C’est vraiment qu’il n’y avait plus aucun recours possible. Premier contrôle positif en 1999 (corticoïdes), il aura tenu 13 ans avec surement pas mal de fric englouti. Chapeau.

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