La mort du requin Blanc : Il s’admire Nasri

C’était une belle histoire printanière que n’aurait pas renié Claude Sautet. 4 gamins séparés par la vie, de nouveau réunis pour le meilleur et surtout pour le pire.


Le problème c’est que leurs parents, nés en 1998, avaient entre autres vices le goût de la victoire. Chacun était devenu une star avant l’heure à son échelle grâce à son talent. Il ne suffisait plus qu’à gagner l’Euro. En 2008, voire en 2012.  Domenech n’en avait pas vraiment voulu, on commence à comprendre pourquoi. Etait-il un bon entraîneur pour autant ?

Le Karim était presque parfait

France-Espagne aura été un joli épilogue. Il y a ce que tout le monde a vu : le fiasco de Benzema redevenu mortel, mais le sien n’est que sportif. Pour les autres, France-Espagne était devenu la rencontre test. Le bac philo pour Ben Arfa qui a devisé sur l’humour de Spinoza avec son agent, le même qui lui avait appris à lire il y a quelques mois. Pour une fois que le Progrès et la Provence n’avaient rien à écrire sur lui. Ménez, lui, a confirmé l’importance de sa matière grise et de sa maîtrise de l’Italien. Echauffement pianissimo, défense vaffanculo, insultes grosso merdo. Vous voyez qu’il est pas si con.

Samir se barre

Le quatrième a montré qu’il ne fait pas bon s’appeler Samy Naceri ou presque : au service du collectif ou presque il a fêté le seul but de sa carrière en bleu en affichant pompeusement sa richesse de vocabulaire. Privé de titularisation samedi, il a relevé son col pour mieux pouvoir se contempler dans les reflets des panneaux publicitaires. Avant bien-sûr d’afficher pompeusement sa richesse de vocabulaire en zone mixte. Echecs et mate un peu cette pute, comme on aime le crier à l’envi quand on a grandi avec pour ambition de lever. Du fric et des meufs. Il ne manquait plus que les doutes. A la fin du match, Nasri et Ménez ont filé au vestiaire pendant que les autres saluaient les supporters français. Comme quoi, ils savent parfois jouer un peu l’un pour l’autre : grâce à eux, le premier de la classe Ribéry est aussi devenu le gendre idéal.

Delarue/Armstrong 2012 : Réservoir percé

Lance Armstrong et Jean-Luc Delarue étaient-ils une seule et même personne ?

Du pognon, de la daube, de la gloire et le mépris des autres quelle plus belle devise pour les 2 plus beaux champions de ces 20 dernières années. Il est difficile de se réjouir de la mort d’un homme mais de deux pourquoi pas. Pourtant comme Dark Vador ou William Leymergie ils ont un jour été des êtres humains comme vous et moi. Mais ils avaient un tout petit peu plus de talent que vous et moi enfin surtout que vous. Alors ils ont décidé d’en faire un métier pour s’en foutre plein les poches et le nez au passage. Tous portaient un masque : avec lui, Dark Vador voulait conquérir l’univers, Leymergie maîtriser toutes les techniques d’étranglement sans même se mettre au judo, Lance Armstrong guérir le cancer, Delarue en mourir.

Les 7 dorment

Au passage, aucun n’a oublié de mépriser son prochain et de n’aimer personne d’autre que lui-même et encore. Chacun a pensé à laisser une trace et pas qu’un morceau d’étron à part peut-être Géry le fils de William. Le fils d’Anakin a voulu tuer son père en faisant le bien, saloperie d’œdipe. Les petits Delarue et Armstrong mangeront-ils 5 fruits et légumes par jour ou du poisson comme le conseillait Servan-Schreiber pour guerir du cancer avant d’en crever ? Il leur faudra en tout cas longtemps pour nettoyer la crasse laissée par leurs sympathiques parents. Après, qu’ils soient coresponsables de l’arrivée de la télé poubelle ou du sang dans ces mêmes poubelles n’a que peu d’importance : l’important est que la morale de Tony Scott mort la semaine dernière soit respectée : quand on est méchant on meurt et puis c’est tout. Quid de Leymergie ?

Orange sport 2012 : Le travail à la Chêne

Les meilleurs partent-ils vraiment les premiers ?


Tout commence toujours par une notice wikipedia : « Patrick Chêne est un journaliste français. »  Une fois n’est pas coutume l’encyclopédie universelle est incomplète. Chêne n’est pas journaliste, il est le meilleur d’entre eux. Enfin il l’était. Il aurait même dû arrêter de l’être bien plus tôt si Balavoine avait bien voulu lui offrir un tour d’hélico pour aller rendre visite à Coluche. C’est ça Patrick Chêne, une vie basée sur des malentendus. Partir avant Chapatte, Quidet, Knaaf et Mamère ça aurait pourtant eu de la gueule. Seul survivant, il prend alors goût aux commentaires de spectacles macabres, il y est même très bon. Des mecs qui s’injectent de la merde pour aller plus vite plus longtemps, Patrick aime ça, mais il ne transmettra jamais vraiment sa passion au téléspectateur qui restera longtemps persuadé que le Tour de France est disputé par des seigneurs. C’est sans doute là que Patrick a mis sa carte de presse aux chiottes.

Marquot trafiquant

Il décide ensuite que la vie ce n’est pas que transmettre des informations recoupées aux autres, c’est aussi écraser les autres et faire du pognon. Si on avait su que c’était pour se taper ensuite Josse, Prudhomme, Sannier et Adam on lui aurait demandé de rester. Mais Patrick était pressé. Pressé de couler entre autres But, Sporever, Santé Vie, ou Orange sport bien-sûr. Parfois le travail était déjà bien commencé, parfois il a mis plus que la main à la pâte. Comme quand Céline Géraud est recrutée sur Orange sport : tout le monde est d’accord pour lui filer 20 000 euros par mois, ah non 15 000, 20 000 c’est pour Balbir.  A peine 10 fois plus qu’à Renaud Marquot et l’armée de fourmis payée pour presque la même chose : commenter le seul match diffusé sur une chaîne regardée par personne. Mais aussi animer 26 h sur 24 les lives sport de la petite chaîne qui stagne et quelques flash-infos au passage. Patrick n’était pas loin du compte, quand on présente l’Ile de la tentation on est quand même presque journaliste. Désormais, il a un nouveau défi : continuer de se remplir les poches à peu de frais avec sa marque  « media365″ et en vitrine une nouvelle chaîne bien visible par la dizaine d’abonnés Canalsat : sport365 . Mais cette fois il faudra le prononcer 3-6-5, ça change tout à part peut-être le tarif des piges de Renaud. Patrick s’en fout il se sert aussi dans l’argent public tous les matins sur LCP. Journaliste avant-tout.

Pendant ce temps-là Céline Géraud est retournée sur France télé. Le choix du coeur sans aucun doute puisqu’elle a même accepté France O. Et apparemment Pierre Fulla est toujours vivant. Heureusement pour elle la place de Stade 2 a fini par être vacante.

Bein sport 2012 : Charles Billeterie

Il ont été choisis dès leur berceau, ce sont les élus. Nés pour faire du pognon. Avant Patrick Chêne voici le vieux Charles


Si Charles Bietry avait été comme tout le monde, il ne travaillerait plus depuis environ 3342  jours. Soit approximativement la date où tout être humain de nationalité française plie les gaules et débarrasse le plancher de sa gueule. Mais il faut croire qu’en ce bel automne 2003 les caisses de retraite ne voulaient pas de lui, comme le PSG ou Canal Plus en leur temps. Il faut aussi croire que tout le monde ne boit pas du champagne à chaque repas, alors. On pensait pourtant que tout était fini et qu’on aurait été obligé d’écrire sur François Pécheux qui tente de vendre la même émission à tout le monde depuis 15 ans et Mon kanar. Pourquoi pas mon connard ? Souvent d’ailleurs il y arrive, et parfois ça reste à l’antenne au-delà d’une semaine, parfois pas quand il tombe sur Charles. Car depuis France télé, Charles a retenu une chose : le pognon ne peut pas être un critère unique. Ou alors il faut qu’il y en ait beaucoup.

Kanar wc

L’Equipe TV lui en avait proposé un bon paquet pour interviewer, pardon lécher les couilles, de Domenech sur un bateau et accessoirement embaucher François Pécheux mais Bein a surenchéri. L’histoire ne dit pas si Pécheux était obligatoirement inclus dans la transaction, mais le mal était fait. Mais Charles n’a pas toujours été ce type un peu gâteux, pour qui seul compte le fric et les M. le directeur. C’était un vrai journaliste, qui grilla la priorité à Saccomano à Munich en 72, qui la grilla à Denisot à Javel en 84 pour révolutionner le traitement du foot à la télé. Et révolutionner le commentaire, puisque c’est lui qui inventa le consultant qui n’a jamais joué au foot aux côtés de Thierry Gilardi, il s’appelait Charles Biétry. Et savait mieux que personne à quoi pensait Claude Barrabé avant un penalty, puisqu’il avait débuté gardien dans le Morbihan au début du 20ème siècle avant de rejoindre Ville d’Avray à la fin du même. On dit même qu’il serait recruteur au Stade Rennais. Et si ceci expliquait cela ?

Murray 2013 : Dégorger le Poireau

Ah merde, il est pas Gallois mais Ecossais. Dommage, ça collait bien.


L’image a fait le tour du monde. Andy Murray gagne son premier titre du Grand Chelem et se précipite vers son clan pour demander où sa mère a bien pu foutre la montre de son sponsor. L’émotion est palpable et Lendl est à peine endormi. Viennent le trophée, la conférence de presse où Murray dit son accomplissement qu’on ne l’appelle plus le puceau. En voyant le jeune homme, le monde du tennis n’a qu’une leçon à la bouche : Murray a vraiment une sale gueule, même avec un trophées dans les mains. A partir de ce mois de septembre 2012, Djokovic aura les gonzesses, Murray les titres. Le tennis mondial est entre leurs doigts.

Autant le préciser tout de suite : dominer le tennis mondial va devenir accessible à pas mal de joueurs, hormis les Français, faut pas déconner. Il suffit d’abord d’être numéro 3 mondial, avec un numéro 4 ancien numéro 1 qui n’a pas joué six mois. Mais, entre autres qualités, il faut savoir remporter trois tournois sur vingt dont Brisbane en janvier, et aussi perdre quatre finales. Depuis qu’il fait partie des grands, Murray a bouclé sa grande année en perdant contre Raonic, Djokovic, Janowicz et Federer, évidemment en gueulant et en mimant n’importe quelle contracture. L’an dernier, il n’avait remporté que cinq titres.

La shame Olympic

C’est la classique phase d’euphorie qui suit un premier titre majeur : ça vous change un joueur. Sous le charme, Federer n’avait d’ailleurs pas manqué de saluer l’avènement de ce jeune joueur à qui il avait si souvent appris à gagner une finale de Grand Chelem, pas plus tard que trois mois avant chez lui, en le faisant pleurer devant la Reine. Quand on est numéro un, il faut être gourmand. Murray a essayé, en l’humiliant en finale des JO. Mais dans la phrase il y a JO : ça n’a donc pas empêché Federer de lui en remettre une bonne en demi-finale des Masters : ben oui, c’était à Londres.

Pendant ce temps-là, on ne parle pas de n’importe quel Federer. Ce sera le prochain chapitre.

Ligue 1 : Le Père Noël dans les ordures 2012

C’est une année de misère, où tout le monde aurait besoin de quelque chose, mais le Père Noël n’a plus confiance en ses Rennes, qui veulent passer par Paris et en taxi. Comment leur faire comprendre que la Coupe d’Europe n’est pas un cadeau ?

Nancy : Jean Fernandez est bien gentil, mais avec ses elfes le Père Noël, lui, il y va jamais Mollo. C’est comme finir le foie gras dégueulasse de l’année dernière juste parce qu’on est radin, en se promettant de plus jamais faire confiance aux intermédiaires.

Troyes : On peut donc prolonger le contrat de son entraîneur au bout de 9 journées, en étant 19e. C’est la magie de Noël : ça n’empêche pas d’être 19e fin décembre. Il n’y a pas de miracle à Noël, sinon tout le monde offrirait une smartbox à 150 euros à ses beaux-parents.

Sochaux : A un moment, quand on a que des gamins, il faut leur dire que le Père Noël et la 10e place de Ligue 1, ça n’existe pas.

Reims : A une époque, le champagne était tellement à la mode qu’on en achetait cinquante bouteilles d’un coup. C’est comme les tranches de Kopa ou une Fontaine de champagne, c’est devenu ringard. Et Tacalfred ?

Bastia : Ils ont tellement fait les cons que le Père Noël moustachu, pas le facteur, l’autre, leur a interdit de faire Noël chez eux. A force de la jouer Modeste et de prendre 41 buts, on fait rire les autres. Ça pue le coffret camelote, hélas pas celui d’M6.

Evian : Un repas de Noël à l’Evian ça surprend encore les gens, mais au bout d’un moment ça va commencer à faire chier le monde. Surtout si le chapon est pas bon, ce que les beaux-parents ne manquent jamais de faire remarquer entre deux grands crus pas si grands.

Ajaccio : Ils ont changé de Père Noël juste avant Noël. C’est extrêmement dangereux ou génial, mais de toute façon quelqu’un finira par se faire buter à la station-service, et ce sera pas Kyan Khojandi, dont le DVD sera toujours disponible en 2013.

Brest : Le Finistère est une terre dangereuse, peuplée de gens étranges aux humeurs changeantes, qui peuvent battre n’importe quelle équipe de Ligue 1 pas trop forte, c’est-à-dire les deux tiers. Ca peut suffire. Et puis, qui se passerait pour la 3e année de suite de recevoir l’intégrale du SAV ?

Toulouse : Tous les ans c’est pareil, TF1 arrive à trouver un nouveau Beethoven inédit. C’est jamais le même chien, c’est jamais drôle, personne ne regarde vraiment mais c’est incontournable, avant d’aller moissonner avec le beau-père. Ou la belle-mère.

Montpellier : Jeunechamp n’a pas attendu l’arbre de Noël du club pour démolir l’emballage de son cadeau. Montpellier doit revenir aux vieilles traditions : on s’embrasse sous le Roux, même quand c’est un avant-centre qui vient de Ligue 2. Parfois on a ce qu’on veut, parfois on a l’intégrale des Nuls car tout le monde est pas au courant qu’on l’a déjà eu trois fois.

Valenciennes : Un Chti, ça mange du maroille à Noël et ça répond même aux questions tordues des journalistes-enquêteurs les plus blafards de la TNT. Rien ne leur fera perdre leur enthousiasme, et comme le Père Noël n’a pas prévu d’offrir un meilleur niveau à la Ligue 1, personne ne sait comment peut finir cette histoire. Ni Pujol, ni Christian Jacq et son 18ème ouvrage sur Cleopatre et les pierres de la lumière.

Saint-Etienne : Quand au bout de trois années de suite mamie vous regarde dans les yeux en disant « tu as été Galtier cette année », vous n’avez plus envie de venir la voir. Bah voilà.

Nice : C’est quand on ne croit plus au Père Noël qu’il vous apporte la preuve de son existence. Dans neuf téléfilms sur dix de M6, c’est un amoureux pour une mère célibataire, et assez souvent Steve Gutenberg. Parfois, c’est un attaquant argentin avec un nom yougo dont l’Ajax ne voulait plus.

Lille : Ils ont longtemps fait croire que chez eux, la vie était aussi tranquille qu’un Noël dans un mignon pavillon BBC tout neuf, au milieu d’un lotissement qui sort de terre. Mais c’est toujours dans les lotissements que les pères de famille modèles commettent l’irréparable, avec la voisine ou la cervelle de leur femme. Mieux vaut sévir avant qu’il ne soit trop tard. Si la commande est mauvaise et que le plus beau cadeau est un Digne, le Père Noël décline toute responsabilité.

Bordeaux : Jérôme Anthony a bien deux primes prévus le 24 sur M6 et W9, alors pourquoi Gillot se priverait de deux Maurice-Belay, même si le deuxième s’appelle Sertic ? Peut-être parce qu’à la fin, plus personne ne regarde.

Lorient : Qui êtes-vous, M. Gourcuff ? Parfois, un simple article dans L’Equipe, associé à quelques résultats heureux et un Intérieur sport pas du tout complaisant, font la richesse d’une famille unie et de Tiburce Darou.

Rennes : Le Vestiaire est obligé de regarder avec bienveillance une équipe dont le Père Noël fait jouer des lutins en réinsertion. Rennes est quatrième à la trêve : s’il y a encore un peu de place dans la hotte, les enfants sages auront bien mérité un joli cadeau, s’il n’est pas illégal. Noël, c’est l’Espoir.

Marseille : Il suffit parfois de retrouver un vieux jouet un peu grassouillet qu’on croyait perdu pour avoir à nouveau envie de jouer avec tous les autres. C’est con en gosse.

Lyon : Quand on est lassé des blockbusters, Pathé propose tellement de coffrets pour Noël qu’il suffit de bien choisir pour passer un bon moment. C’est pas si bon que ça, et alors ?

Paris : Le Père Noël, c’est des grosses conneries, c’est juste les parents qui dépensent du pognon. Les gosses de riches déballent le dernier maître du monde suédo-bosniaque à la mode, ils l’exhibent devant les pauvres qui sont envieux. C’est cher et ça fait plaisir jusqu’à ce qu’un nouveau maître du monde, un vrai, ne fasse son apparition.

La légende Squash: Greg le millionaire

gaultier

Son meilleur souvenir, c’est la victoire contre l’Angleterre en demi-finale des mondiaux par équipes 2009. Compétition qu’il n’a évidemment pas remporté. En même temps il aurait eu du mal à se souvenir de titres planétaires qu’il a gagnés.

Grégory Gaultier ne pourra pas être jaloux longtemps. Digne héritier de Thierry Lincou, il méritait lui aussi l’intérêt du Vestiaire. Pour devenir numéro un de squash, tout le monde s’en doute, il faut connaître quelqu’un qui en fait, en l’occurrence c’est sa maman. Il faut aussi être surclassé, à 13 ans il bat des adultes. Champion d’Europe junior ça paraît évident, mais il n’est que vice-champion du monde de la même catégorie d’âge et c’est même pas de l’escrime. C’est le tournant de sa carrière, il devra s’imposer sans jamais vraiment gagner.

Lincou pour la route

Depuis, c’est une cinquantaine de finales disputées, une vingtaine de gagnées, une vingtaine de perdues, le champion répond toujours présent. En 2009 c’est la pire année de sa carrière : il devient numéro 1 mondial avec 5 défaites en 7 finales, 5 perdues. Et pourtant le squash ce n’est pas le golf, les ratios négatifs ne rendent pas milliardaires. Même si les golfeurs le deviennent avant. Cette même année notre numéro 1 perd aux mondiaux contre le numéro 5, cerise sur le gâteau c’est un Egyptien, Ashour. Comme s’il avait une raquette et une salle pour s’entraîner. En 2012, Greg est numéro 3, ça ne l’empêche pas de crier qu’il veut le titre mondial. Ca ne l’empêche pas de perdre aux mondiaux contre le numéro 5. Petite fierté : c’est un Egyptien, Ashour. Au total, Greg a évidemment glané 11 médailles internationales dont 6 en Or, toutes aux championnats d’Europe bien-sûr. Petit détail qui fait briller : il a perdu 15 fois en 19 rencontres contre le même mec moins bien classé que lui. Avez-vous deviné que c’est un Egyptien répondant au nom d’Ashour ? Ca claque.

La semaine dernière, les championnats du monde ont évidemment accouché d’une finale égypto-egyptienne. Ca nous rappelle quelque chose.

L’Edito : Andrès code

Entre les déménagements de Gérard Depardieu et les aménagements Rémy Pflimlin, les médias se sont rendus compte que les mondiaux de natation avaient lieu en petit bassin. Et finalement le petit bassin il n’y a pas de quoi se branler dedans. A moins qu’il ne faille en parler que quand il est réservé aux  Européens. Donc aux Français. Nous, on s’en fout on n’en parle jamais.


Pendant que L’Equipe.fr militait pour que Messi et son titre mondial junior 2005 ajoute un faux ballon tout  jaune dans son casier – peut importe qu’Iniesta ait tout gagné depuis 5 ans dont l’Euro 2012 à lui tout seul-, nous apprenions le départ de la femme la plus rapide de tous les temps. Pour une fois qu’elle en réussit un. Il n’aura échappé à personne qu’elle attend un enfant qui ne peut pas être Benjamin Compaoré puisqu’il serait le papa. Si c’était juste pour faire remarquer qu’ils ont pas loin de 15 ans d’écart c’est réussi mais ça ne regarde qu’eux. C’est comme les Etoiles du sport, ça permet à Saint-André de rigoler avec Onesta qui n’aime pas le ski et à 2-3 handicapés de leur servir la soupe. Mais en vrai on s’en tape si on n’y est pas. On finirait même par croire que ce n’est que du marketing. Mais non, personne ne connaît.

Zlatantat terroriste

On a aussi appris que Grange était de retour. Souvenez-vous c’est le skieur français qui n’est pas champion olympique, comme Denis Rey me direz-vous. Pas tout à fait, Grange est le meilleur slalomeur de notre histoire : un coup il est blessé, un coup il gagne une course mondiale. Ca rappelle un autre champion pas olympique, le Christine Arron du riche : Stéphane Diagana. Ca rappelle aussi Ladji Doucouré et tous ces mecs qui luttent, enfin on l’espère, contre ce que le sport offre de plus dégueulasse. On ne dira pas quoi et pour une fois ce n’est pas du Top 14 ou d’Andy Murray qu’il s’agit.

Pendant ce temps-là Ibrahimovic a des circonstances atténuantes. Il a une sale gueule quand même ce Lovren, moins qu’Ibra certes mais il est encore moins bon.

Saint-Etienne : Le port Galtier

Un téléfilm avec Daphné Zuniga n’est jamais un gage de réussite, même quand ça parle de Noël. Sainté avec Galtier, c’est pareil.


Tout débute en décembre 2009. Comme de coutume avant Noël, Saint-Etienne cherche à remplacer son entraîneur, qui cette fois n’est pas Elie Baup. Il s’agit d’Alain Perrin. Le poste échoue, pardon échoit, à Christophe Galtier, qui bien entendu était l’adjoint de Perrin. L’électrochoc se produit : 18e, Saint-Etienne effectuera une remontée fulgurante à la 17e place fin mai.

Mais Galtier n’a pas agressé Gallardo dans un couloir pour se contenter d’un vulgaire maintien. Quelques recrues dont il se débarrassera lui apportent la stabilité la saison suivante. Comme beaucoup d’entraîneurs rennais avant lui, il connaît son heure de gloire fin septembre. Saint-Etienne est premier avant d’aller à Lyon, et Saint-Etienne gagne à Lyon. Hormis les neuf matches sans victoire qui suivront, c’est un parcours de champion. Reparti à la 11e place, Saint-Etienne est encore 5e début février. Les quatre défaites de suite doivent au talent de Lyon, Marseille, Nice et Caen. Qu’importe, en tenant en échec le PSG, Saint-Etienne s’offre une belle 10e place finale.

Las des ASSE

La saison 2011-2012 doit donc être celle des Verts. Troisième après trois journées, voilà qui donne à Galtier des envies de podium. Ses joueurs sont costauds : même après six matches sans victoire, ils restent quand même 12e mi-octobre. La fin d’année est folle. Nice, Ajaccio, Caen et Dijon succombent, pour eux le titre est fini. Saint-Etienne est 5e en décembre, puis quatrième mi-mars. Il reste 11 journées. Rien n’oblige à gagner les 11, d’ailleurs Saint-Etienne en perd 6. Suffisant pour arracher la 7e place à Bordeaux, qui se contente de la 5e en gagnant à Geoffroy Guichard. D’habitude, les dernières journées de championnat ne sont pas décisives, ils ne pouvaient pas savoir.

Mais cette fois, Galtier a compris. Pour qu’Aubameyang puisse aller sur le plateau de Canal déguisé en Michael Jackson, il faut durer. Saint-Etienne démarre mal, mais devient invincible pendant 13 matches. Tout le monde y passe, même Reims doit concéder le nul à Geoffroy-Guichard. Sainté gagne à Paris puis élimine le PSG en Coupe de la Ligue. Cette fois, c’est du sérieux. Pas question d’enchaîner quatre matches sans victoire et de se retrouver 8e après une défaite contre Lorient à domicile. Ce serait un coup à faire dire à Galtier « vivement la trêve ».

La légende Christine : L’occasion fit l’Arron

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Griffith Joyner était sur le point de finir de digérer toute la merde avalée durant sa carrière lorsque se présenta Christine Arron en finale du 100 m des championnats d’Europe de Budapest. 10 secondes et 73 centièmes plus tard, elle venait de réaliser la course la plus rapide de tous les temps, un chrono qui ne sera sans doute jamais battu par une athlète normale, comme Marion Jones ou Christophe Cheval.

Quelques jours plus tard, elle réedita sa fabuleuse accélération en finale du relais, où elle revint sur la casaque bleue Irina Privalova, qui avait pourtant 60 mètres d’avance. Puis plus rien. Entre changement de mari, d’entraîneur, relais exceptionnels et relais exceptionnels, elle trouva le temps de se reproduire, mais ni de voir un psy, ni apparemment de se doper. Favorite de la majorité de ses finales, elle ne fit plus une seule course correcte. Incapable de réussir ses départs, toujours un pet en travers, Caristan fut le seul à profiter à nouveau de son fabuleux coup de rein. Au final, elle glana autant de titres mondiaux et olympiques individuels que Fred Bangué. Devant un tel affront, au bord du précipice, elle alla chercher deux médailles à Helsinki. L’orgueil des champions.

Les palmarès athlé : Ca tourne Arron

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Détrompez-vous, Svetla Dimitrova et Maria Mutola auraient pu concourir si elles avaient été françaises. Voici les 5 meilleures athlètes femmes tricolores de ces vingt dernières années.

5. Muriel Hurtis

Elle n’aurait pas dû intégrer le classement mais c’était elle ou Patricia Girard. Du coup, avec un simple titre individuel de championne du monde non validé par le KGB ou la justice américaine, des temps bien inférieurs à ceux de Perec, et un niveau jamais retrouvé, on ne peut lui offrir que la cinquième place.

4. Monique Ewanje Epée

Elle n’a pas les titres relais de ses collègues, mais les titres mondiaux individuels c’est pas si courant. Elle a obtenu le sien à Tokyo comme Pérec. En plus elle est aussi championne d’Europe et toujours recorwoman de France. Le KGB et Bob Kersee aimeraient pouvoir valider  tout ça.

3. Christine Arron

Championne d’Europe en 98, championne du monde en 97, toujours recordwoman du monde. Qui aurait pu lui voler sa place ?  Son mental, Jones, Thanou, Miller, Griffith-Joyner ? Pas cette fois. Et tout ça a déjà été validé.

2. Eunice Barber

Or et Argent mondiaux validés, sa santé mentale sur tout le reste de sa carrière n’entre pas dans nos calculs.

1. Marie Josée Perec

Le scoop est énorme, autant que sa carrière. La plus rapide de tous les temps sur 400, tous les titres remportés, voire toutes les finales. La Stasi et le KGB aimeraient pouvoir valider tout ça. Si sa santé mentale lui avait permis de courir en 2000 elle aurait encore gagné. Et pourtant Cathy Freeman a quasiment égalé en finale le temps de Perec en demie à Atlanta. Mais ça ne veut sans doute rien dire.

OM : Elie beauf

« Se dire les choses en face », nous raconte-t-il. Ok : Souleymane Diawara est pas bon.

C’est à n’y rien comprendre, Jordan Ayew est pourtant un grand espoir du football ghanéen, alors, jamais l’OM n’avait pensé se retrouver dans cette situation. On ne parle pas de la 3e place avec 7 points de plus que l’année dernière, ce qui est au moins aussi perturbant, Lille et ses neuf points de moins est donc bien le concurrent du Paris-SG que toute la presse attendait. Mais de tout temps, quand Lorient marque trois buts ailleurs qu’en Bretagne, il faut toujours se poser cette question : qu’est-ce qu’on fout sur le podium ?

Kinder Valbuena

La première chose à prendre en considération, c’est que Marseille reste sur cinq défaites en huit matches. Le retour de Diawara ne pouvant pas tout expliquer, sans doute faut-il se résoudre à réhabiliter Gignac. Il est blessé et en surpoids : l’image n’est pas inhabituelle, mais elle fait quand même chier Valbuena. Lequel fait toutes les nuits le même cauchemar : il est aussi grand que Stéphane Ziani, moins bon mais Deschamps lui adresse quand même la parole. Le lendemain il conduit sa lamborghini comme un crétin et elle finit à la casse. La semaine d’après il rêve que des gamins veulent un autographe mais il est dans sa lamborghini et ne les entend pas, du coup il sort pour les frapper. Peut-être rêve-t-il aussi que la canne de Cheyrou lui passe la balle, qu’il se retourne vers le but adverse et au moment de lancer un attaquant, il n’y a que des Ayew, et Abedi Pelé. Il le fait quand même, et quand il se réveille, il n’y a jamais eu autant d’articles sur Apruzesse et Raspentino que ce dernier mois. Il n’y en avait d’ailleurs jamais eu.

La vraie force de cette équipe est donc collective puisqu’il y a aussi eu des sujets sur Kassim Abdallah, un Franco-Comorien ancien Sedanais qui découvre le haut niveau à 25 ans, à ne pas confondre avec Abdullah, formé à l’OM, qui malheureusement joue aussi. Et bien-sûr les premiers pas de Joey Barton. Tout ça a fini par éclipser le fait que Morel, Kaboré et Fanni sont toujours là, et que Rémy ne l’est toujours pas. Autrement dit, pour une équipe qui mêle titulaires et remplaçants de l’équipe qui avait arraché la 10e place de Ligue 1 en mai, perdre 3-0 à domicile contre Lorient et rester 3e est presque un week-end à double prime.

Baup a-t-il construit une équipe à son image ou l’OM a-t-il construit une équipe à l’image de Baup ? N’est pas consultant au Canal football club qui veut. D’ailleurs il y a Carrière maintenant.

L’Equipe 21 : Rosso modo

Eurosport, Sport365, Ma chaîne sport, Bein, Canal, L’Equipe TV, France 2, France3, W9, D8, TF1, France 4, Infosport. Le sport ça nous manquait à la télé.


La télévision française accueille aujourd’hui 6 nouvelles chaînes qui en plus d’être gratuites et de nous proposer des nouveaux programmes déjà vus 21 fois, nous offriront enfin une chaîne sport. Depuis le temps qu’on l’attendait. Elle s’appellera L’Equipe 21 car L’Equipe TV c’était déjà pris. C’est une vanne puisqu’on vient de vous dire que c’est tout nouveau et ce n’est pas qu’un argument marketing, la preuve:  le soir, L’Equipe 21 proposera « L’équipe du soir » ; la journée France Pierron et la journaliste talentueuse dont on ne sait jamais le nom nous accompagneront. Et il y aura des flash-infos toute la journée.  On ne sait pas encore si la vaseline sera fournie avec le décodeur. Mais comme le rappelle Lionel Rosso il y aura une plus grande visibilité, c’est la TNT. Ben oui, de nos jours personne ou presque n’est équipé de box adsl permettant de recevoir 500 chaînes dont L’Equipe TV son « L’équipe du soir »  et ses stars France Pierron et la journaliste talentueuse dont on ne sait jamais le nom. Faut-il en déduire que L’Equipe 21 s’adresse à ceux qui n’ont pas la télé ? Peut-être, puisque même s’ils l’ont, ils ne seront que 25% à pouvoir se pourlécher les babines devant Lionel Rosso dégustant son coton avant juin 2015 et la couverture de 97% du territoire. Rosso s’en fout, pour lui, « c’était une évidence » de rejoindre une chaîne avec le logo L’Equipe dessus. Comme quand il a quitté Europe 1 pour Canal, Canal pour la Française des jeux, la Française des jeux pour les sauveteurs de l’extrême sur Direct 8, Direct 8 pour CFoot, CFoot pour Yahoo Sport. On a surement oublié Ma chaîne étudiante et le poker. C’était donc bien une évidence de rejoindre L’Equipe 21 ou peut-être de retrouver un job digne. Ou peut-être que Bein Sport n’a pas pensé à lui assez cher. On ne sait pas. Comment ça s’écrit déjà mercenaire ?

Pendant ce temps là, pour voir autre chose que des gens qui parlent de sport, du sport donc, il reste Eurosport, TF1, Canal et France télé. Et L’Equipe 21 pour le tiercé.

L’Edito : Yahoo porcs

Que devient Thierry Clopeau ?


C’est avec cette question existentielle que la conférence de rédaction du Vestiaire a débuté ce matin. Les jeunes pousses ont bien demandé à notre rédacteur en chef de répéter ce nom improbable, d’autres se sont laissés aller à n’en avoir rien à foutre, mais cette perfide initiative a finalement trouvé son miel lorsque notre spécialiste foot a proposé une nouvelle version de la métamorphose du cloporte. Car métamorphose il y a, évidemment. On ne s’en fout pas de ce que devient Thierry Clopeau. Personne. Car où se trouve Clopeau, se trouvent les biftons et l’avenir. L’avenir n’est donc plus une finale de coupe des champions avec Marseille sur TF1, pas plus qu’un numéro d’Exclusif, un Téléfoot moisi sur France 2 ou au service des sports d’Europe1. Désormais c’est sur Yahoo Sport que ça se passe. On se demande qui n’est pas encore allé s’engraisser dans les bureaux de la rue Guillaume Tell. A quelques encablures des productions d’Ardisson et Sublet. L’épicentre des médias.

Blanco tac au tac

Il faut dire que Yahoo a bien raison d’enrichir Delperier, Balbir, Praud, Menes ou Thomas Hugues. Car il y a une vraie valeur ajoutée à ces programmes tous proposés dans le même décor avec des types qui discutent du dernier match, du prochain, ou reçoivent des invités pour une interview sans langue de bois. C’est de la télé sans les moyens de la télé donc de la radio filmée. Fallait y penser. Grâce à Yahoo, on ne regarde plus le sport comme avant. On ne regarde plus de sport du tout d’ailleurs, mais la tronche à Clopeau, à l’aise comme Pascal Praud dans un conseil d’administration du FC Nantes. Ou comme Krumbolhz lors de l’appel du nom des élèves à la rentrée scolaire, on avait même fini par lui pardonner ce manque de classe, devant les résultats de ses filles, mais nul n’est éternel comme dirait Yves Niaré. Blague de mauvais goût, maladresse, course au buzz d’un site à l’agonie qui ne respecte rien mais surtout ne fait plus rire personne ? On ne le saura jamais vraiment. Car pendant ce temps-là Serge Blanco fait le ménage. Ce n’est pas une tentative désespérée de renouer avec des méthodes abolies avant l’Empire ou pour fêter la guerre au Viet-Nam si on se place de l’autre côté de l’Atlantique, mais peut-être une façon pour Serge de s’excuser d’avoir joué avec Xavier Blond.

Au fait, Pinturault a gagné puis enfourché à 4 portes de l’arrivée. Français ou pas ?

Lille : Danse avec Kalou

Si jamais on a des lecteurs fidèles ils vont avoir une impression de déjà vu. Mais au moins ça voudra dire qu’on a des lecteurs.


7 juillet : « La venue au LOSC du champion d’Europe en titre Salomon Kalou s’inscrit assurément parmi les moments forts du mercato 2012-2013 » ; 1er novembre : « Il y a Kalou qui est critiqué mais pas que lui, Martin et Payet aussi. »

Salomon Kalou avait un frère. Il était plus âgé, s’appelait Bonaventure et jouait aussi au football en France. Pour Bonaventure, rien n’avait été simple : une éclosion aux Pays-Bas, un transfert à Auxerre, et puis la grande aventure au PSG pour une fin de carrière six mois plus tard, à 28 ans. Pour Salomon, tout semble plus simple, au contraire. Une éclosion aux Pays-Bas, et puis un transfert à Chelsea. Il y reste six longues saisons et s’impose au poste de remplaçant ailier droit, puis de remplaçant avant-centre et enfin de remplaçant ailier gauche. L’Ivoirien est polyvalent, au point d’avoir voulu la nationalité hollandaise avant de déclarer son amour à la sélection ivoirienne. Lille, qui cherche à remplacer Hazard, est donc un choix de cœur. Cinq mois après l’arrivée de la star, les effets sautent aux yeux : Lille marque cinq fois moins de buts que les saisons précédentes et Kalou gagne cinq fois plus que les autres.

Pendant ce temps-là, Eden Hazard comprend à sa manière ce que veut dire le mot concurrence à Chelsea.

Landreau : Hélices au pays des merveilles

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L’ancien gardien lillois n’aura jamais manquer une occasion de montrer son savoir-faire : le coup de poing ukrainien, le manchette écossaise, la panenka sochalienne ou la sortie auxerroise et bien-sûr la rupture des croisés. Pour fêter son envie de revenir chez les Bleus, et sa fin de carrière, le Vestiaire vous marre le jour où tout a commencé.

Landreau approche les 18 ans en ce 17 avril 1997. Il faut beau, il fait chaud, la Beaujoire a fait le plein, tout le monde se sent si bien qu’une démonstration de saut à la perche est organisée juste devant la tribune Loire. Un petit garçon est même venu sans son papa, à douze ans à peine c’est bien normal, Fourniret a sa carte d’abonné, Gilles de Rais n’est pas loin, qui voudrait gâcher la fête ? Du côté de la pelouse, un autre drame se noue. Invaincu depuis octobre, Nantes revient sur les talons du PSG pour la deuxième place, qualificative pour la Ligue des Champions. Le jeune gardien est leur porte-bonheur, personne ne sait encore ce que piquer la place de Casagrande et Loussouarn signifie vraiment. Landreau n’a pourtant pas fini de grandir, sa circonférence crânienne a encore beaucoup à apprendre.

Libbra dort

A la demi-heure de jeu, une tête de N’Doram avait ouvert le score. Puis Gravelaine, à bout portant, avait permis à Marseille de ne pas égaliser. Tout se déroulait donc comme prévu. Jusqu’à ces fameux arrêts de jeu. Letchkov centre, Libbra saute et Landreau se dit que ça ne peut pas être bien méchant. Pas idiot, mais présomptueux. Il court vers le ballon, à moins que ça ne soit vers le tunnel des vestiaires, Suaudeau se précipite pour le retenir, Marraud revit ses grandes années. Comme sur Canal, des années plus tard, Libbra n’a pas vraiment besoin de s’appliquer. Son lob est parfait, 1-1, deux points de perdus. Sur le dernier corner de la dernière journée, Landreau montera-t-il pour le plaisir ou parce qu’il manquait deux points pour la Ligue des Champions ?

Pendant ce temps-là, à quelques kilomètres de là, Barbe-Jaune sévit encore. Le derby n’aura pas lieu.

Kobe Bryant : All of femmes of MJ

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Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent quand même. Le Vestiaire en personne ne parvient pas à les atteindre, Bryant peut-être un jour aussi : ce sont les intouchables. Plus fort que Magic Johnson, Larry Bird ou Jim Bilba, voici le plus célèbre homonyme de Francis Jordane.

« Jordan ? Il n’était pas là aujourd’hui, c’était Dieu déguisé en Michael Jordan ! » Larry Bird n’a que 14 mots de vocabulaire mais pour une fois il a réussi à se faire comprendre sans son ballon. Il lit même dans l’avenir mieux que Madame Irma rendue célèbre par le peu talentueux Didier Bourdon. Car on est en 1986 après un match de play-offs, et le numéro 23 des Chicago Bulls n’entrera au NBA Hall of fame que 23 ans plus tard, le 6 avril 2009, Jordan est intronisé au Hall of Fame de la NBA… Neuf ans après Bird. Mais c’est qui ce Bird ?

Rien de plus facile que de passer pour un Dieu vivant quand on est confronté durant toute sa carrière à la pire collection de losers de toute l’histoire de la NBA : Charles Barkley, Shawn Kemp, Karl Malone, John Stockton ou encore David Robinson, qui aura seulement le mérite de gagner le titre en l’absence de MJ, en 1999 et en 2003. Merci Tim Duncan.

Les Bulls de la grande époque, c’était une organisation bien rodée, où chacun avait un rôle bien déterminé. Si bien rodée que le seul concurrent européen de MJ s’est tué en bagnole. Sur une autoroute allemande en plus. Alors quand bien même un Toni Kukoc ou un Scottie Pippen des grands soirs pointaient leurs nez, inexorablement toute la lumière restait Jordan à qui la dernière action de gloire revenait, adultère et divorce y compris. Un peu comme en équipe de France, quand après un one man show de Parker, Yakhouba Diawara devient une légende en envoyant la France à l’Euro… Et Michel Gomez ?

Un mystérieux Michael Jordan se fera passer pour lui en ligue mineure de base-ball et plus tard du côté de Washington. Mais personne n’y croira vraiment.

L’Edito : Just a yellow Lemond tree

La nouvelle ne passera pas inaperçue et pourtant elle est bien réelle. Le PSG est en crise. Les milliards qatari n’ont donc rien changé à une malédiction qui plane depuis une vingtaine d’années sur le club de Toko et Loko. Sérieusement vous pensiez vraiment qu’on allait faire un édito pour ressortir ce genre de banalités ?


La nouvelle c’est bien-sûr l’arrêt de l’émission révolutionnaire de Bruce Toussaint : Philippe Tesson discute avec Moscato sur l’actualité de la semaine. Ca va nous manquer. Le gendre idéal des bobos n’arrive donc pas à remplacer Delarue dans le coeur des orphelins de Fogiel. Ressembler à Louis Nicollin avec 40 ans de moins n’ouvrirait pas toutes les portes. Ressembler à Dieu en ouvre un peu plus. Messi a marqué son 3489ème but en 22 matchs, à un moment ça risque de ne plus ressembler à grand chose. Ils finiront peut-être au moins par filer  le ballon d’Or à Iniesta à défaut de l’avoir filé à Xavi qui en aurait déjà cinq. Mais le foot est un spectacle pas une oeuvre de charité sinon Sammer l’aurait gagné aussi et les palmarès du Vestiaire jugeraient autre chose que le nombre de victoires en Coupe du monde.

La Messi est dite

A ce rythme Messi aura du mal à figurer dans les 5 meilleurs buteurs de ces dix dernières années. Dans la catégorie repris de justice, les candidats sont encore plus nombreux. C’est sans doute pour cette raison que Camaret a fait appel. Quoi de commun entre un cycliste qui parjure sur la Bible avec la même main qui serrait celle de Hein Verbruggen et Jean-Marie Leblanc et un prof de tennis touche à toutes ? Greg Lemond a lui aussi bien connu Jean-Marie Leblanc mais il n’a jamais été condamné pour son drôle d’accent. A-t-il pour autant le droit de supprimer tous les collègues de John Gadret ?

Pendant ce temps-là on se demande quand auront lieu les prochains JO d’Hiver pour pouvoir s’intéresser au ski ? Et encore, si Grange veut bien sortir de l’hosto.

PSG : Le foie gras de Qatar

Philippe Bergeroo n’était donc pas responsable.

Le Vestiaire avait donc tout subodoré. Le 28 août, il parlait d’une jeune Argentine effarouchée, courant les rues de Paris à la recherche d’un vol pour Palerme. Le 19 septembre, le Vestiaire avait-il tort de saluer le retour fracassant du PSG en Ligue des Champions ? C’était face au Kiev, une démonstration presque à la hauteur du 7-2 infligé à Rosenborg en 2000. Personne n’a oublié la facilité déconcertante avec laquelle Paris remporta ensuite la Ligue des Champions.

Mais avant ça, le 1er septembre, le Vestiaire avait écrit la saison à l’avance : « Paris aura quelques occasions, Ibrahimovic pourrait même être dangereux et puis à un moment Paris n’aura plus le ballon parce que la Ligue des Champions reste la Ligue des Champions. » C’était un peu théorique, c’est vrai : Nice, Saint-Etienne et Rennes ont fini par comprendre avant le printemps qu’il y avait d’autres méthodes à appliquer pour battre le PSG, même sans le ballon. Trois équipes de merde, dont aucune n’a battu Evian la dernière fois qu’ils l’ont rencontré, n’éclairent pas seulement sur de banales erreurs colossales de recrutement. Ce serait trop simple. Que la crise de novembre se déclenche cette année, alors que Kombouaré l’avait évitée en 2011, c’est une information essentielle. Comme l’est une défaite à Nice alors que le PSG n’a pas le droit de perdre, car sa place sur le podium est menacée. Les joueurs étrangers n’y changent donc rien pour l’instant, le pognon non plus. La Ligue 1 peut être fière d’elle : personne ne lui marche dessus. Lorient-Toulouse le dimanche soir fera toujours le bonheur de Delormeau : elle est bien d’un très mauvais niveau, mais personne ne s’en extrait. A part Ibra bien sûr, rudement bien parti pour être meilleur buteur. Le bougre, il est fort.

La grippe Javier

Pour autant, faut-il virer Ancelotti ? Il a fait les choses dans l’ordre : bâtir une équipe solide, disciplinée, pour être compétitive immédiatement. Ca a marché jusqu’à novembre, le mois où Menez se souvient qu’il joue au foot pour gagner les matches tout seul, où Ibra ne veut plus défendre, où Pastore rencontre les ex de Ronaldinho, où Matuidi commence à avoir mal aux jambes de courir pour les autres. C’était arrivé en 2000 à Laurent Robert et à d’autres, pourquoi pas aujourd’hui ?

Pendant ce temps-là, Paris se prépare à mettre une branlée à Porto. Ca changerait quoi ?