L’Edito : Yahoo porcs

Que devient Thierry Clopeau ?


C’est avec cette question existentielle que la conférence de rédaction du Vestiaire a débuté ce matin. Les jeunes pousses ont bien demandé à notre rédacteur en chef de répéter ce nom improbable, d’autres se sont laissés aller à n’en avoir rien à foutre, mais cette perfide initiative a finalement trouvé son miel lorsque notre spécialiste foot a proposé une nouvelle version de la métamorphose du cloporte. Car métamorphose il y a, évidemment. On ne s’en fout pas de ce que devient Thierry Clopeau. Personne. Car où se trouve Clopeau, se trouvent les biftons et l’avenir. L’avenir n’est donc plus une finale de coupe des champions avec Marseille sur TF1, pas plus qu’un numéro d’Exclusif, un Téléfoot moisi sur France 2 ou au service des sports d’Europe1. Désormais c’est sur Yahoo Sport que ça se passe. On se demande qui n’est pas encore allé s’engraisser dans les bureaux de la rue Guillaume Tell. A quelques encablures des productions d’Ardisson et Sublet. L’épicentre des médias.

Blanco tac au tac

Il faut dire que Yahoo a bien raison d’enrichir Delperier, Balbir, Praud, Menes ou Thomas Hugues. Car il y a une vraie valeur ajoutée à ces programmes tous proposés dans le même décor avec des types qui discutent du dernier match, du prochain, ou reçoivent des invités pour une interview sans langue de bois. C’est de la télé sans les moyens de la télé donc de la radio filmée. Fallait y penser. Grâce à Yahoo, on ne regarde plus le sport comme avant. On ne regarde plus de sport du tout d’ailleurs, mais la tronche à Clopeau, à l’aise comme Pascal Praud dans un conseil d’administration du FC Nantes. Ou comme Krumbolhz lors de l’appel du nom des élèves à la rentrée scolaire, on avait même fini par lui pardonner ce manque de classe, devant les résultats de ses filles, mais nul n’est éternel comme dirait Yves Niaré. Blague de mauvais goût, maladresse, course au buzz d’un site à l’agonie qui ne respecte rien mais surtout ne fait plus rire personne ? On ne le saura jamais vraiment. Car pendant ce temps-là Serge Blanco fait le ménage. Ce n’est pas une tentative désespérée de renouer avec des méthodes abolies avant l’Empire ou pour fêter la guerre au Viet-Nam si on se place de l’autre côté de l’Atlantique, mais peut-être une façon pour Serge de s’excuser d’avoir joué avec Xavier Blond.

Au fait, Pinturault a gagné puis enfourché à 4 portes de l’arrivée. Français ou pas ?

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