PSG : Le foie gras de Qatar

Philippe Bergeroo n’était donc pas responsable.

Le Vestiaire avait donc tout subodoré. Le 28 août, il parlait d’une jeune Argentine effarouchée, courant les rues de Paris à la recherche d’un vol pour Palerme. Le 19 septembre, le Vestiaire avait-il tort de saluer le retour fracassant du PSG en Ligue des Champions ? C’était face au Kiev, une démonstration presque à la hauteur du 7-2 infligé à Rosenborg en 2000. Personne n’a oublié la facilité déconcertante avec laquelle Paris remporta ensuite la Ligue des Champions.

Mais avant ça, le 1er septembre, le Vestiaire avait écrit la saison à l’avance : « Paris aura quelques occasions, Ibrahimovic pourrait même être dangereux et puis à un moment Paris n’aura plus le ballon parce que la Ligue des Champions reste la Ligue des Champions. » C’était un peu théorique, c’est vrai : Nice, Saint-Etienne et Rennes ont fini par comprendre avant le printemps qu’il y avait d’autres méthodes à appliquer pour battre le PSG, même sans le ballon. Trois équipes de merde, dont aucune n’a battu Evian la dernière fois qu’ils l’ont rencontré, n’éclairent pas seulement sur de banales erreurs colossales de recrutement. Ce serait trop simple. Que la crise de novembre se déclenche cette année, alors que Kombouaré l’avait évitée en 2011, c’est une information essentielle. Comme l’est une défaite à Nice alors que le PSG n’a pas le droit de perdre, car sa place sur le podium est menacée. Les joueurs étrangers n’y changent donc rien pour l’instant, le pognon non plus. La Ligue 1 peut être fière d’elle : personne ne lui marche dessus. Lorient-Toulouse le dimanche soir fera toujours le bonheur de Delormeau : elle est bien d’un très mauvais niveau, mais personne ne s’en extrait. A part Ibra bien sûr, rudement bien parti pour être meilleur buteur. Le bougre, il est fort.

La grippe Javier

Pour autant, faut-il virer Ancelotti ? Il a fait les choses dans l’ordre : bâtir une équipe solide, disciplinée, pour être compétitive immédiatement. Ca a marché jusqu’à novembre, le mois où Menez se souvient qu’il joue au foot pour gagner les matches tout seul, où Ibra ne veut plus défendre, où Pastore rencontre les ex de Ronaldinho, où Matuidi commence à avoir mal aux jambes de courir pour les autres. C’était arrivé en 2000 à Laurent Robert et à d’autres, pourquoi pas aujourd’hui ?

Pendant ce temps-là, Paris se prépare à mettre une branlée à Porto. Ca changerait quoi ?

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