Australian Open : Gaël mon vice

Tsonga lui a pris son coach, c’est que le 86e mondial doit être bon.

Gaël Monfils n’est pas tout à fait comme les autres. Quand Richard Gasquet reconnaît qu’il devrait jouer plus vers l’avant mais que sa tête dit non, mais aussi areu et caca popo, Gaël s’y essaie n’importe comment, foire, et reconnaît que s’il devrait changer pour progresser, il n’en a rien à foutre puisqu’il aime défendre. Ensuite il disparaît de la circulation, se sépare d’avec son entraîneur même s’il l’appelle Patrick Chamagne, et enfin il commande une interview à L’Equipe pour dire en substance qu’il n’est pas dépressif quand il ne joue pas au tennis. Logique, puisqu’il l’est quand il joue. Sans doute une histoire de gonzesses, et pas ce double mixte où il avait cartonné Dechy avec Cibulkova. Un vieux fantasme, mais pas aussi cochon que celui de Gilles Simon : être entraîneur-joueur. Monfils, lui, il veut un entraîneur.

Monf émerveille

Le plus amusant dans cette histoire, c’est qu’après avoir été autant absent que Nadal la saison dernière, Monfils a recommencé à torcher Kohlschreiber comme avant. C’est une seconde nature chez lui, d’ailleurs Dolgopolov n’a pas tellement cherché à résister. Qu’il revienne de six mois sans jouer, ou qu’il joue trois ans d’affilée, Monfils est le même joueur : s’il n’est pas blessé, il court partout six heures d’affilée et bat n’importe quel joueur au-delà de la 10e place mondiale. Et si en plus c’est à Roland Garros, il va en quart ou en demie. Sauf bien sûr les jours où il n’a pas vu un de ses psys, qui partagent avec le parfum du yaourt du petit déjeuner la responsabilité de son genou, de ses fautes directes et de sa tactique de match.

Fraise ou façon tatin, Monfils est toujours le même, le plus gros potentiel du tennis français. Sa technique et son jeu de défense feraient de Tsonga un top 4 mais s’il faut se concentrer toute une saison et ne pas perdre une fois de temps en temps contre un 400e mondial, c’est pas pour lui.

Pendant ce temps-là, Gasquet s’est fâché contre une arbitre, a débreaké et haussé son niveau quand il le fallait contre Montanes. S’il continue sur cette voie, plus rien ne pourra l’empêcher de faire sa conduite accompagnée.

Une réflexion au sujet de « Australian Open : Gaël mon vice »

  1. Gasquet et Monfils sont tellement forts qu’ils peuvent se passer d’entraîneurs…
    En revanche, une cellule de soutien psychologique leur serait de la plus grande utilité:)

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