Nadal : Masters lexomil

Quel come-back : pas un jeu perdu à Roland-Garros.


Il a des gros muscles, une raquette Head, une ITT de sept mois et trois titres de plus en quatre tournois. Il n’était même pas sûr de venir, il ne pensait pas non plus gagner, c’est venu comme ça. Il est tombé à la renverse et s’est souvenu de ces mois de souffrance. Il s’est revu serrer la main de Rosol, et c’est justement pour ne pas faire la même chose en finale qu’il a dégoté de justesse un virus gastrique avant l’Australie.

Evidemment, il devait reprendre la compétition et il savait que pour coller 6-2 en quarts à Federer, il faudrait être très méticuleux. C’est là que Nadal est redevenu Nadal : une tournée sud-américaine sans personne, c’était le choix stratégique parfait. Il fallait aussi avoir mal au genou et laisser planer des rumeurs de forfait un peu partout. La gestion était remarquable, mais il manquait encore un gros coup. Pas contre Chardy en demi-finale du premier tournoi, faut pas abuser, mais en finale contre Zeballos : une défaite en trois sets. Quitte à aller jouer dans le tiers monde, autant faire don à une œuvre de charité. Rendu indétectable, Nadal reste méfiant et laisse ensuite un set, pour plus de sécurité, à Berlocq et Alund, qu’il ne reverra jamais. Il faut alors monter en puissance. Il cherche donc un ancien pas mauvais, mais pas très bon, qui parle aux gens tout en entretenant le mystère. Ce sera Nalbandian, récompensé de cinq jeux.

Nadal pas bête

Vingt jours, huit matches, et sans doute vingt cocktails avec les sponsors et zéro entraînement plus tard, il arrive à Acapulco. Almagro et Ferrer sont venus voir, pas se faire démolir. C’est pourtant ce qui arrivera. Nadal ne perd pas un set et humilie ses partenaires de Coupe Davis, qu’il respecte, surtout le petit qui lui a pris la 4e place mondiale. 6-0, 6-2, Ferrer ne le fera plus chier une seule fois jusqu’à la fin de leurs carrières. Mais alors, pourquoi perdre 2h33 sur un court contre Gulbis au 2e tour d’un Masters 1000 ? Pour que Federer ne se doute de rien au 3e. Après ça, Berdych et Del Potro avaient compris qu’ils entendraient le dimanche soir les progrès de Nadal en anglais, qui sourit et fait l’amour au public. Mais il n’avait rien préparé, il ne pensait même pas remarcher, alors passer un tour à Indian Wells.

Pendant ce temps-là, un carton plein sur terre battue se prépare, il a donc déclaré forfait pour Miami.

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