La légende Girondins : Planus troué

Il n’a que 31 ans, mais depuis combien de temps ?


Mercredi 7 avril 2010, l’ex Parc Lescure est plein comme Jacques Chaban-Delmas au soir de la Liberation. Bordeaux, meilleure équipe du monde depuis 6 mois, dispute le match le plus important de son Histoire post  escroquerie et autres recel de faux. Même le but de Didier Tholot en 1996 comptera moins que la prestation du seul homme qui compte désormais sur les bords de la rocade. Il n’est pas attaquant, il est défenseur et sera même sélectionné un jour par Domenech : Marc Planus, dont le frère Pierre a écumé les pelouses de National avec le souvenir d’avoir été le meilleur des deux gamins. Marc porte un beau maillot rouge et le public applaudit à tout rompre l’annonce de son nom juste après la petite musique qui disait que dans 2h on pourra mettre Canal et voir le résumé du match de Manchester.

Planus atrophié

Il devait être le héros, il le sera, mais comme Bordeaux va se faire éliminer tout en enterrant définitivement Lyon, ça ne servira à rien. C’était pourtant sa soirée. Dans les jours précédents, la presse suit minute par minute la possibilité de son retour, Blanc n’est interrogé que là-dessus, même la sexualité de Gourcuff ne pose plus question. Planus va-t-il revenir ? Les experts se battent : il est la seule solution, il est le plus fort, comme si Chamakh avait déjà marqué plus d’un but par match. On croirait même entendre qu’il est rapide et technique ; à en faire gerber l’ensemble de ses formateurs au Haillan. On sussurre aussi qu’il serait le cerveau de la défense. Mais Planus s’apercevra trop tard que c’est pour mieux parler de celui de Ciani. Ce soir-là, il signe un match énorme, en réussissant deux ou trois tacles sur des attaquants lyonnais qui passaient un soir de quarts de finale de Ligue des Champions retour, sans trop savoir pourquoi. Depuis, personne n’a jamais eu confirmation que cette soirée avait existé. Par contre, Planus continue à jouer à Chaban, c’est jamais plein et c’est jamais un quart de finale de C1. Qu’importe, il a fait virer Tigana et pour ça il mérite le respect éternel.

Au départ pourtant, il n’était que remplaçant, comme Sahnoun, Meriem et Frédéric Roux. Mais sur le banc, il y avait aussi Savio. Ce jour-là, il croyait de tout son être qu’Elie Baup ne finirait pas consultant sur Canal Plus avec une casquette de l’OM. Pendant ce temps-là, Ciani  joue  parfois à la Lazio.

Une réflexion au sujet de « La légende Girondins : Planus troué »

  1. On attend avec impatience une série sur les chèvres de Lescure ! Et Lionel Perez c’est du poulet ? Et Valdeir, le Ronaldo de la Garonne !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *