PSG, Beckham : Spice Mountain

Juste au moment où le PSG n’est toujours pas champion, c’est le moment de faire le bilan. Après Thatcher et Ferguson, qui est le prochain à dégager ?

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Tout avait débuté comme dans un conte de fée. Un an après sa première arrivée, un an après ses 36 ans et demi donc, David Beckham s’offrait enfin à la boutique du PSG. Il le savait, il fallait assurer sur le terrain. Et tout avait sublimement démarré : quelques minutes seulement après avoir envoyé chier Tallaron avec flegme pendant qu’il s’échauffait, il entrait en jeu et participait vaguement au deuxième but d’Ibra contre Marseille. Le fait du prince : grâce à ça, il pouvait lui sauter dans les bras et les deux hommes se souriaient de n’avoir plus à sourire à Chantôme en une des journaux. Un grand joueur ne meurt jamais, même quand son volume de jeu chope la mucovisidose aux Etats-Unis.

Raide de ville

Deux mois et demi plus tard, c’est par sa seule photo en mouvement, un corner tiré contre Nancy en page 12, que les journaux dévoilent que Beckham ne va sans doute pas être prolongé jusqu’à ses 52 ans. Toutefois, la révélation ne s’accompagne pas de la mention erratum, car alors il aurait fallu écrire un peu plus tôt que Beckham était vieux et rôti. Mais comment deviner à l’avance qu’il serait titulaire trois fois sur huit, dont deux en Coupe de France, dont un soir d’élimination à Evian ? A croire qu’en short ou en costard c’est le même tarif.

Il restera quand même ce beau souvenir de PSG-Barça, qui justifierait pleinement de remplacer un entraîneur cet été. Beckham pourra dire j’y étais, comme au Camp Nou en 99 et au mariage de Churchill. Mais après tout Mc Cartney fait encore des concerts et pourtant lui il ne prend plus soin de sa mèche ni de celles de ses nounous.

Pendant ce temps-là, l’Equipe Mag s’intéresse aux blessures intimes de Lavezzi. Patience, le bilan n’est pas fini.

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