Palmarès Wimbledon (2/2) : Les dealers d’herbe

Même sans De Schepper, voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit toujours pas l’intérêt de ce classement. Mais Ivanisevic a jamais été dans aucun autre, alors voici les neuf meilleurs.

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9. Lleyton Hewitt

C’est quoi leur truc aux Autraliens ? Ils peuvent faire trois quarts et une demie en 25 participations, il suffit qu’ils gagnent l’édition 2002, celle avec Shalken, Sa, Malisse, Nalbandian et Lapentti en quarts de finale, pour être des favoris chaque année ?

8. Krajicek alias Stich

C’était grand, ça servait fort, ça a eu des parents qui parlaient un allemand parfait mais ça a jamais été numéro 1 mondial. Bref c’était pas génial mais ça arrivait tout le temps en quart et souvent plus loin. A force, ils ont fini par en gagner un mais personne ne se souvient quand ni contre qui, ni vraiment pourquoi. Il y a des années comme ça.

7. Novak Djokovic

Quatre fois en demies, ça impressionne qui de nos jours ? Sauf qu’avec les grands joueurs c’est toujours pareil, il y a forcément une année où ça va au bout. Même si c’est en défendant, qu’il y a aucune volée et que Borg zappe au bout de dix minutes.

6. Stefan Edberg

Ce n’est pas uniquement sa victoire en 90, c’est aussi deux demies et un quart à suivre. Après 1993, il est venu faire le nombre et applaudir Bjorkman, c’était pas utile.

5. André Agassi

Comme Santoro, il a connu deux carrières, deux différentes et aussi intéressantes l’une que l’autre. Sauf que la sienne est intéressante. Il a commencé très fort en battant Ivanisevic en finale, mais après il a toujours trouvé quelqu’un de plus fort. Souvent c’était Sampras, parfois Rafter, et malheureusement Todd Martin, Flach et Srichaphan c’est arrivé aussi. Mais il s’est toujours relevé et a fini contre Nadal.

4. Rafael Nadal

Quand il avait des genoux, il venait. Et quand il venait, c’est trois finales et deux titres. Il a battu tout le monde, comme partout, sans jamais faire une seule volée ni servir fort. Il ne viendra plus.

3. Goran Ivanisevic

C’est vrai, il mesurait 2 mètres 50. C’est vrai aussi qu’à part le service et le bouc on se souvient de pas grand-chose de son jeu. Mais qui se souvient de la gueule de Karlovic ? Entre 90 et 2001, il est au rendez-vous une fois sur deux. Il perd d’abord trois finales contre Agassi et Sampras, mais revient en 2001. Coup de chance, c’est Rafter en face en finale, le seul à penser qu’un 125e mondial croate peut remporter un Grand Chelem à 30 ans.

2. Roger Federer

Sept titres, la pub Rolex avant les matchs sur Canal, la veste crème qu’il prête pas à Nadal et chaque année une double page dans l’Equipe : il ne manque à son palmarès que la petite culotte de Kate, si jamais elle en porte. Roger a battu tout le monde, surtout Roddick, il a réussi toutes les volées d’Edberg, tous les services de Borg et tous les coups droits de Becker. Et une fois cramé il est même revenu gagner devant ses jumelles et la mère de Murray.

1. Pete Sampras

S’il est premier, ce n’est pas simplement parce que Federer l’a battu dans le seul match qui rapportait des points ATP et non pas à chacun le  PIB d’un pays africain. Sampras aussi a ramassé ses sept Wimbledon, mais en huit ans, et lui, a soigneusement évité de perdre une finale. C’est vrai qu’il avait pas Nadal, juste Agassi. Sa seule défaite en quart au milieu de sa domination a eu lieu contre un futur vainqueur, Krajicek. Et surtout Federer a perdu un match contre un Français alors que Sampras n’a jamais perdu un set. Il a quand même laissé dix jeux à Pioline en finale un fois, du coup le résumé dure que 8 minutes 29.

Palmarès Wimbledon (1/2) : Les fumeurs d’herbe

Pioline méritait sans doute d’y être mais une seule finale c’est du foutage de gueule. Alors il ne sera que premier du classement des Français un autre jour. Voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit pas vraiment l’intérêt de ce classement. Raison de plus pour le découvrir en deux temps. Aujourd’hui, les plus nuls des meilleurs.

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15. Patrick Rafter

On le présente comme le dernier grand serveur-volleyeur, mais pas comme le dernier des serveurs-volleyeurs. C’est bien dommage : une demie, deux finales, aucun titre, c’est à croire qu’il était uniquement beau gosse. C’est vrai qu’il l’était, et il est uniquement là pour ça sinon on aurait choisi Todd Martin, sa tête de pasteur de Sept à la maison, ses demies et ses quarts. Mais qui avait envie de la voir sur le court, à part ses adversaires ?

14. Tim Henman

Non seulement il n’a joué que pour Wimbledon, mais il n’a joué que Wimbledon. A part une demie par erreur à l’US Open et à Roland, Henman a passé sa carrière à marquer ses points à Wimbledon. Ca donne quatre demies, mais c’était trop dur que ce soit Sampras, Ivanisevic ou Hewitt en face. Il n’a jamais fait de finale mais il était vraiment pas bon.

13. Andy Murray

Ce n’est pas en pleurant sur le court le dimanche soir qu’il va émouvoir la Reine, et encore moins sa maman. Dès qu’il tombe sur un top 2, c’est fini et quand en fait c’est pas fini, ça suffit quand même pas pour aller au bout. Une finale quand même, comme Washington, le joueur pas la ville.

12. MaliVai Washington

En 96, alors qu’il reste sur six premiers ou deuxièmes tours consécutifs, il va en finale. Sortir Enqvist, prendre Radulescu en quarts et Todd Martin en demie n’auront pas été les moindres de ses mérites. Krajicek ne lui a heureusement mis que trois sets en finale, l’honneur est sauf et on ne l’a plus revu ensuite.

11. Boris Becker

Il a été vieux très vite, mais est resté jeune longtemps. Avant 1990, c’est quatre finales dont trois titres mais ça compte pas. Après, c’est trois finales, deux demies et deux quarts. Il était chez lui, mais il avait loué à Sampras.

10. Andy Roddick

Qui a oublié sa volée de revers dans le tie break du 2e set en finale 2009 contre Federer ? Tout le monde. C’est bien le problème, et c’est pareil pour sa demie 2003 contre Federer, sa finale 2004 contre Federer et sa finale 2005 contre Federer.

Stakhovsky sera-t-il 1er ou 2e ? Réponse demain.

Tour de France : On niera tous au paradis

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On pensait le dopage éradiqué et voilà que Laurent Jalabert vient d’être contrôlé positif. Son ami depuis jamais Thierry Bisounours notre consultant a tenu a apporter des précisions sur le tweet ridicule posté par son hologramme Thierry Adam.

Bonjour Thierry, alors comme ça l’actu c’est l’élimination de Nadal au premier tour de Wimbledon ?

Vous auriez préféré que je dise que c’était le remplacement d’un drogué par un autre drogué ? Je suis beaucoup trop naïf pour ça.

Voulez-vous dire que Vasseur qui condamnait les contrôles antidopages il y a 10 ans fait partie des tricheurs ?

Voulez-vous dire gna gna gna. Posez-moi des questions auxquelles vous n’avez pas la réponse où je vous fous une bastos de 17 en pleine gueule (il ouvre alors le coffre de sa voiture et sort un énorme fusil mitrailleur). Putain j’ai pas le mode d’emploi ! (il nous tire dessus et touche le testicule qui restait à Christian Prudhomme qui était en train de cirer les vélos de l’équipe Europcar). Je crois que Kiki aura du mal à sortir son refrainannuel sur un centième Tour de France très particulier, spectaculaire et chargé d’émotion.

Il sera chargé de quoi alors ?

(Sur une deuxième rafale, il touche Bernard Hinault). Ah Nanard pourra plus nous faire chier avec son éternel refrain sur le vélo bouc-émissaire et les autres sports qu’on ne contrôle pas. Avant il se contentait de dire qu’il fallait foutre la paix à Armstrong. C’est un progrès. Indurain pensait pareil.

Il avait pas raison sur Gasquet et la coke ?

Je suis comme Saint-Voeckler (Saint-Thomas NDLR), je ne crois que ce que je bois. Et pour rien au monde je boirai la pisse de Pierre Rolland même si elle doit être énergétique (le chargeur n’était pas vide, et c’est bientôt Jan Ullrich qui est touché par la grâce et soudain son corps se vide de testostérone, d’ecstasy, d’anabolisants, d’erythropoiétine, du sang de son chien, des trois kouglofs que sa mère avait préparé pour ses 25 ans, on trouve même une dent de Franck Schleck). Oh putain, à un moment j’ai cru que j’avais atteint Valverde (rassuré, il éclate en sanglot).

Le cyclisme est quand même pas plus gangréné que les autres, on va dans le bon sens. Non ?

Vous citez Pascal Hervé ? Il est en effet mieux placé que quiconque pour parler de la prévention chez les jeunes. On l’appelait déjà la chaudière dans le peloton junior, puis on a appelé Carl Naïbo du même surnom. Même Edouard Bergeon a pas fait carrière. En tout cas pas là-dedans.  C’est Lionel Chatelas qui doit se retourner dans sa tombe. Le peloton pro fait figure d’amateur à côté du peloton amateur. Pas mal la figure de style. Non ? (il nous balance son arme à la gueule). Plus de munition, c’est La Fontaine qu’on assassine.

Et sinon le dopage ?

Ah non on a dit qu’on en parlait pas. C’est fini tout ça, regardez cette page. Moi je veux parler Tour de France. On parle d’un duel Contador / Froome avec Nibali et Schleck en arbitre et peut-être Nadal et Michael Johnson.

Pendant ce temps-là, McQuaid trouve Armstrong opportuniste. Ils sont donc toujours bons amis. Heureusement ASO est indépendant.

Wimbledon, Federer : Bjorn morgue 2

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Encore un 2e tour à l’US Open et ça fera 40 de suite. Un petit effort.

Avant, Roger Federer faisait très souvent un mauvais set. Il se reprenait, breakait généralement dès le premier jeu du second et vendait un milliard de casquettes siglées RF avant la fin du troisième set gagnant. Avec le temps, il lui est même arrivé de faire deux mauvais sets, et de moins en moins souvent contre Nadal, avant de réagir. « Je ne joue plus pour les points, je joue pour les émotions », a-t-on entendu dans sa bouche de tenant du titre avant le tournoi, alors que son dos n’était plus très tenant du titre. L’humiliation est une émotion : c’est la plus belle de sa carrière. Avant 2003 ça ne comptait pas, depuis 2003 il avait osé mal jouer, ne pas se révolter, subir le jeu, ne pas attraper une attaque d’un Ukrainien, jurer en suisse-allemand, mais jamais tout ça en même temps un mercredi de 2e tour quand Nadal a déjà enregistré ses prothèses sur Iberia.

Interdiction de faire ses besoins sur la pelouse

Une victoire contre Daniel Cox en 2011, des défaites au premier tour et parfois même des qualifs : si un homme pouvait barrer la route de Federer au 2e tour de Wimbledon, c’était bien Sergey Stakhovsky. Injouable sur son service, dit même lequipe.fr, jamais avare d’expertise. Zemlja au Queen’s et Blake à Eastbourne n’ont pas eu tout à fait la même analyse quand ils l’ont breaké cinq fois, mais c’est leur problème : ils prennent toujours les 116e mondiaux de haut. Sergey fêtera son troisième 16e de finale de Grand Chelem en 27 participations et Roger sait apprécier ça. Entre habitués, on se comprend.

Aussi, Roger n’en voudra pas à Stakhovsky de lui avoir ravi le 4e set alors qu’il avait eu une balle de set à 6-5. Même si le 4e set a été le dernier, même si Roger a perdu deux tie break sur les 3, même s’il est passé dix fois plus pour un con que s’il avait perdu il y a deux ans contre Benneteau, Roger a gardé son faire play. Il a même tenté de lui dédicacer une balle à 200 km/h sur un passing en pleine gueule mais Sergey, trop modeste, a refusé un si beau cadeau en se penchant. Roger ne l’a pas mal pris. Le tennis est parfois simple comme une conférence d’après-match sans se foutre de la gueule de l’adversaire : « il a très bien servi et a été très bon au filet donc j’ai eu du mal à trouver mon rythme. Mais honnêtement ça ne me dérange pas d’affronter ce type de joueurs. J’ai encore eu du mal sur les points très importants, comme souvent cette saison. »

Pendant ce temps-là, un Français va peut-être aller en finale. De Schepper ? Mannarino ?

Wimbledon : La bataille Nadal

Voilà ce qu’annonçait le Vestiaire en décembre dernier. C’était à l’époque où Nadal sirotait du silicone pour genou et annonçait son retour pour l’Open d’Australie, où il ne mettra pas les pieds. Tout ça à cause d’un 2e tour à Wimbledon six mois plus tôt qu’il avait fini en remplissant sa feuille d’arrêt maladie aux changements de côté. Ça et les six mois d’essai gratuits de la raquette de Stéphane Houdet, ça laisse le temps de réfléchir à quoi dire avant et après la saison de terre battue, quand on se fait éliminer prématurément. A choisir, mieux valait perdre au premier tour cette fois et continuer de dire que le genou va bien tant qu’on ne lui demande pas de se fléchir. Quoi de plus naturel ?


Peut-on avoir joué les cinq années de trop quand on a 26 ans ?

Il y a bien longtemps maintenant que les meilleurs joueurs du monde ne s’emmerdent plus. Doha en janvier, parfois un tournoi à la maison pour ne pas insulter l’après-carrière : en dehors des Masters 1000, des Grand Chelem et bien sûr des exhibitions de Golfe, il n’est pas d’autre rendez-vous immanquable.

En 2012, Rafael Nadal a poussé encore plus loin l’optimisation du calendrier. C’est l’avantage de connaître son corps si bien qu’on peut citer les fabricants de ses muscles et de ses os. En 2007 déjà, il avait commencé avec quelques forfaits sur la tournée américaine en août, le fruit d’une erreur de jeunesse : refaire un tournoi sur terre battue après Wimbledon, à Stuttgart. Il colle des branlées à tout le monde, mais c’est son oncle et son chirurgien qui vont lui en mettre une en fin d’année : à l’US Open, il perd contre Ferrer. Et perdre contre Ferrer en Grand Chelem, ça équivaut chez Nadal à une IRM de genou blessé. Il n’a plus remis les pieds à Stuttgart.

En 2008, jeune, insouciant et muni de deux vrais genoux, Nadal est guidé par l’appât du gain. Il veut tout, et les JO en plus en août, comme Federer en 2012 sauf que Nadal est alors déjà plus vieux que Federer en 2012. Il les gagne. La fin est une tragique escalade : une défaite contre Simon à Madrid en octobre, et évidemment le forfait à Bercy et le retrait aux Masters.

Monte Carbo

2009 est l’année la plus terrible. Il gagne l’Australie mais laisse Roland Garros à Soderling et Federer. Il lui faut deux mois et demi pour comprendre : plus jamais il ne jouera le même début de saison. En 2010, il attend Monte-Carlo pour gagner son premier tournoi de l’année, il remportera les trois suivants sur terre. Federer est tranquillement en train de disparaître, Djokovic n’est pas encore apparu : il empile aussi Wimbledon et l’US Open. Euphorique, il s’offre la tournée asiatique. Il la regrettera, encore contre Ferrer en Australie en janvier 2011. Deux mois d’arrêt, suffisant pour revenir sur terre et gagner Roland, seulement parce que Djokovic n’en voulait pas. Nadal a trouvé un rival, il doit retrouver un physique. Ce sera pour 2012, car la fin d’année 2011 ressemble aux autres : à Wimbledon et à l’US Open il tombe sur plus frais et il gagne la Coupe Davis.

Vient donc 2012. Il se prépare sans trop gagner en début d’année pour être prêt en avril. Le problème Djokovic se règle de lui-même : Nadal le torche à Monte-Carlo, il ne fait pas de faute, il court vite et longtemps. Il gagne encore quatre tournois sur cinq, en lâchant un au passage : tout va comme d’habitude. A un détail près : il a 26 ans. Ce sera donc une défaite contre Rosol à Wimbledon et la saison la plus rétrécie de sa carrière, avec six mois d’arrêt. Presque aussi long qu’une suspension pour dopage, c’est quand même cruel.

Pendant ce temps-là, la République Tchèque a battu l’Espagne en finale. En 2013, Nadal devra choisir : soit la Coupe Davis, soit l’US Open.

Jalabert dopé : «Mazamet dire jamais»

Souvenez-vous, en pleine rééducation chez lui à Montauban après s’être fracturé l’humérus, la main et le tibia il y a deux mois en renversant une voiture, Laurent Jalabert était recemment descendu de son home trainer pour nous répondre, dans la campagne ardennaise après son petit millier de kilomètres matinal.

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Vous venez d’être entendu par la commission d’enquête du Sénat sur le dopage.

« Ai-je été trompé ? »

Attendez, on n’a pas encore posé la question.

« Pardon. Mais j’ai eu un grave accident vous savez. »

Oui, sur les routes de Montauban, renversé par une voiture et…

(il coupe) « Non c’était pas un accident ça, je doublais tranquillement sur la 4 voies et il ne m’a pas vu, ça arrive. Pour l’accident,  je parle de l’équipe de France de cyclisme. »

Ah. L’échec des JO vous reste en travers de la gorge ?

« Non, mais le pare-choc de la voiture oui. On parlait de quoi déjà ? »

Du dopage.

« Ah oui. Manolo ? Manolo ? On a combien de temps avant que Jean-Marie Leblanc ne tire avec son flingue sur la foule ? »

Pardon ?

« Ben oui, combien de temps avant le départ de l’étape. On parlait pas de Manolo ? »

A vous de nous le dire.

« Moi je n’ai rien à dire. On était soignés, mais était-on dopés ? Je ne le crois pas. »

Vous n’êtes plus au Sénat, ni sur une étape du Tour d’ailleurs, là.

« Vous me rassurez. Parce que la Gewiss, quand même, ils me font peur. Ils doivent être mieux soignés que les autres. Armstrong, il va peut-être y signer la saison prochaine. Vous avez des infos ? »

Armstrong a arrêté, et avoué s’être dopé toute sa carrière, notamment dans les années 90 où tout le monde se chargeait plus qu’un flingue de Tony Vairelles. Votre sentiment ?

« Armstrong a fauté, mais il reste un grand champion. Il a pu prendre quoi que ce soit, mais des coureurs de son niveau, il n’y en avait pas tant que ça. C’est quelqu’un qui avait un talent énorme, avec un mental. »

Vous récitez ce que vous avez dit sur RTL le 22 octobre ?

« A aucun moment je n’ai cherché à rencontrer un médecin pour améliorer ma performance ou participer à la course à l’armement. (…) Ce n’était pas ma culture, pas mon envie. »

Armstrong s’était recyclé dans le triathlon.

« Moi aussi, j’avoue ! »

Vous avouez quoi ?

«Moi aussi, j’avoue !» «Moi aussi j’avoue! » «Moi aussi j’avoue!»

Vous buggez Laurent ?

«Saloperie d’EPO.»

Dopage : Et Ullrich ramait

Alors qu’Ullrich espère toujours courir le Tour 2006, 10 ans auparavant il naissait. C’était le 20 juillet 1996. Lors de l’avant-dernier Tour de France dont l’histoire a oublié le nom du vainqueur. 

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Le vainqueur aurait pu être danois. Certains l’avaient vu se balader en jaune sur les routes girondines. En deux étapes, il avait plié la course. Une petite dose dans les Alpes, une plus grosse dans les Pyrénées et Thévenet manqua de s’étouffer avec les glaires de Patrick Chêne. Ça, on vous l’a déjà raconté. Mais ce matin-là, au départ de Bordeaux, notre vieux chauve n’est pas très bien. Le dosage de Berzin n’est décidément pas le meilleur, les 70 km/h seront difficiles à atteindre, autant oublier tout de suite les 80. Il mise quand même sur l’aérodynamisme de son crâne pour limiter les dégâts. Mais son jeune coéquipier allemand, deuxième du classement général à quelque 4 minutes, table lui sur une jolie casquette à l’envers. Magie du vélo, c’est le bon choix.

Le projet stérone

Il s’appelle Jan Ullrich. Elevé au bon grain de l’Europe de l’est, celui de Katrin Krabbe et d’Erik Schinegger, il n’a eu aucun mal à suivre son papi dans Hautacam. Il aurait même pu le battre s’il n’avait pas respecté les limitations de vitesse. Ce qu’il ne va pas faire sur la route de Saint-Emilion. Chacun voit bien Indurain finir en beauté, mais le Navarrais a beau être aussi fort qu’avant dans l’exercice, le petit gros roux l’est encore plus. Il reconnaîtra deux fois le parcours avec une voiture Telekom dans son aspiration, avant de mettre deux minutes à son leader parti évidemment derrière lui. Patrick Chêne parle déjà à son propos de « seigneur », de « grand champion des années avenir ». Il aura raison un an.

Rudy la truffe

En 1997, il accélèrera brusquement pour la dernière fois de sa carrière dans la montée vers Arcalis. L’hiver suivant Janou se réchauffera dans les bras de sa fraülein de maman. Ils sont pleins de gras, c’est la fin de sa carrière. En 1998, Jean-Marie Leblanc découvre stupéfait que l’EPO n’est toujours pas autorisée. Pantani s’en fout. Il ne s’en foutra plus très longtemps. Janou, lui, n’aime pas la pluie, il préfère les gâteaux. En 1999, Janou étrennera ses nouveaux mollets en Espagne et à Vérone, mais pas en France. C’est dommage, il digère mieux les gâteaux. En 2000, Janou n’aime toujours pas la pluie, n’aime plus Hautacam, mais il retrouve son amour des pâtisseries.

Glander dans la Madeleine

En 2001, Armstrong n’est pas bien dans la Madeleine et le Glandon. Janou, qui aime toujours bien les préparations surtout celles à base de farine et d’oeufs, mais un peu moins la tactique, décide de prendre le robot américain sur son porte bagages et dans l’Alpe d’Huez c’est l’Allemand qui regardera celui d’Armstrong. En 2002, Janou préfère la drogue aux gâteaux. Les deux ensemble, c’est pas mal non plus. Jean-Marie Leblanc et Hein Verbruggen préfèrent largement les intraveineuses, Janou est privé de Tour.

Bianchi mais pas blanchi

En 2003, fini les gâteaux et la Telekom. Mais pas Rudi Pevenage. Plus costaud qu’Armstrong, Janou préfère toujours attendre les fins d’étape pour voir si l’Américain est vraiment moins fort. C’est le cas, il perd du temps à chaque fois. Mais Janou n’en est pas convaincu avant les Pyrénées. Vers La Mongie, il tente de partir seul, mais son cul a du mal à se lever de la selle. Arcalis est déjà loin. A Luz-Ardiden, c’est cette fois la courtoisie qui lui ôtera l’envie de gagner le Tour. On ne lui avait pas dit qu’Armstrong n’était pas vraiment le mec le plus sympa du peloton. Bassons ne doit pas parler allemand, Simeoni non plus.

Pendant ce temps-là, il y aura bien un Tour de France cette année.

Rugby : 9 et d’occasion

Saint-André se souvient sans doute qu’il a joué avec 4 des 5 meilleurs, mais qu’il n’a sélectionné aucun des 5 meilleurs. Car Parra, Machenaud et compagnie ça n’existe pas. Voici les 5 plus grands demi-de-mêlée français de ces 20 dernières années. Plus grands, c’est vite dit.

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5. Carbonneau

Il n’a pas marqué l’histoire et c’est plus que mérité. Quelques bonnes passes mais seulement dans les chambres d’hôtel. Sinon c’était pourtant le préféré de Skrela qui a fini par préférer Galthié. C’est vraiment parce que Galthié apprenait encore son métier. Ça en dit long sur le réservoir qui était déjà bien sec. Une cinquième place quand même pour se souvenir de la dream team briviste.

4. Mignoni

Le Carbonneau du riche n’a pas laissé une trace beaucoup plus indélébile que son prédécesseur. Le riche c’était Laporte, ça veut pas dire qu’il est meilleur que Carbonneau. Mais Carbo n’a pas été humilié par des Gauchos à qui Florent Pagny avait filé leur semaine de congé annuel en 2007. Pourtant Clermont triple finaliste ça n’était que lui. Sacré Rougerie, merci Brock James.

3. Yachvili

Enfin un joueur qui a disputé une Coupe du monde. Bien plus indispensable que le surcoté Elissalde spécialiste de tout et surtout de rien même si un skyblog lui est consacré. A son meilleur niveau seul Galthié lui faisait brouter la pelouse. Il a fait rêver Biarritz, il a aidé Lièvremont à rêver mais il ne pouvait pas tout faire tout seul à part s’autodétruire peut-être.

2. Accoceberry

Personne ne connaît Guy, mais c’est le premier à avoir tué Galthié. Demi de mêlée des vainqueurs des Blacks 94, titulaire des champions du monde 95. Peut-être que sa blessure aurait permis d’éviter à Galthié de jouer la demi-finale, puis la troisième place.

1. Galthié

Durant toute la première partie de sa carrière, il ne sera jamais le meilleur mais presque. Du coup quand le meilleur se blesse c’est lui qu’on appelle à chaque fois et pourtant il n’est vraiment pas très bon. La dernière partie de sa carrière il est le meilleur, loin, très loin, très très loin devant les autres. Un sens du jeu hors du commun qui lui permet de devenir plus influent que tous les 10 qui lui ont été associés. L’après-carrière, il nie le dopage dans le rugby ce qui en dit beaucoup, même assez. Depuis, la France est orpheline.

Euro Espoirs : A few years Thiago

Il est le fils de Mazinho. Mais qui se souvient de Mazinho à part le fondateur du Vestiaire ?

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Vous avez été très nombreux à ne pas nous demander si Thiago Alcantara était le nouveau Xavi ou un truc dans le genre. Il était donc urgent de trouver la réponse.

Pour répondre à l’interrogation inquiète que notre rédacteur en chef « presse espagnole » n’a pas manqué de poser, une simple vidéo suffit. Elle est en accès simple sur Internet, elle s’intitule « Thiago Alcantara, the new xavi, skills and goals ». Première indication, elle dure 3 minutes 24 avec les ralentis et c’est largement suffisant. A la décharge de l’auteur, qui ne le savait peut-être pas, Xavi n’est pas réputé pour ses buts, on ne peut pas donc reprocher à Thiago de n’en avoir inscrit que 11. On peut quand même y voir qu’il n’est pas un mauvais joueur. Les passes aveugles, des roulettes, les frappes en lucarne dans un match d’avant-saison, bref tout ce qui fait de vous un meilleur buteur et un MVP de l’Audi Cup 2011 : il a ça en lui.

Il maîtrise aussi les crochets intérieur et extérieur, les louches, les petites passes du revers du pied, mais un peu moins les 26 minutes de demi-finale retour de Ligue des Champions pour l’instant. C’est Xavi et Iniesta avec un but un peu différent que faire gagner leur équipe :  marquer, faire le show ou à défaut dribbler. Outre la trentaine de matchs, les 3 ou 4 buts et les 5 ou 6 passes décisives qu’il offre aux yeux du monde depuis trois saisons, il a tout de même une vraie utilité : montrer à Fabregas ce qu’aurait été sa vie s’il était resté dans son club formateur. On ne peut pas jurer que partir écouter Wenger a été un bon choix mais ça lui a quand même permis de revenir pour faire la connaissance du nouveau Xavi. Sur le banc, on a le temps de papoter. Ils ne vont quand même pas observer comment Xavi joue : ce nul, il avait fini que 3e à l’Euro espoirs 2000.

Xavi Herr Nandez

Cela lui arrive souvent même avec les inconnus : la presse espagnole est en émoi, ou en panique, ou en plein délire, c’est selon. Comment retenir Thiago Alcantara sachant que Manchester et le Bayern se l’arrachent et que Barcelone projette de continuer à ne pas le faire jouer ? Et merde, il a quand même 3 sélections. Guardiola l’avait fait démarrer en pro en 2009, et depuis, le Barça le protège deux fois sur trois de l’insoutenable attente qu’il porte sur ses épaules dès qu’il est titulaire. Sans doute un coup de Xavi et d’Iniesta, prêts à tout pour ne pas laisser leur place. Pas sympa. Et dire qu’eux à 20 ans ils jouaient 50 matchs par an, les ingrats.

Alors peut-on vivre un soir de gloire, être sacré champion d’Europe Espoirs 2013 et ne pas faire carrière ? La question est vicieuse, mais pas encore assez : peut-on vivre deux soirs de gloire, être double champion d’Europe Espoirs 2011 et 2013, deux fois titulaire en finale, et vouloir quitter Barcelone parce qu’on n’y joue pas ? Et puisque les éditorialistes espagnols se sont tous levés ce matin en découvrant horrifiés que Barcelone n’avait mis qu’une clause de 18 millions sur son phénomène, il faut être encore un peu plus vicieux : peut-être avoir gagné l’Euro U17 2008 et les Euros espoirs 2011 et 2013 en marquant à chaque fois, sans oublier cette finale de l’Euro U19 2010, et s’entendre dire que 22 ans c’est le bel âge pour cirer les crampons de Xavi ?

Pendant ce temps-là le Real est sur Isco . Et Thiago il sent le paté ?

Moscou 2013 : Kremlin biceps

Comme avant chaque compétition planétaire, le Vestiaire accompagnera les meilleurs athlètes français dans leur voyage aux pays des soviets. Si seulement Teddy Tamgho savait lire.

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Teddy la vérité. «C’est énervant… La faute vient du début de ma course. Je suis peut-être un peu ample.» Heureusement que ses marques ne sont pas ses copines sinon il se les découperaient au cutter. C’était en tout cas l’explication donnée par Tamgho pour expliquer ses 5 essais mordus sur 6 tentés il y a quelques jours. 17m10 en assurant ça envoie quand même en finale aux Mondiaux et ça place devant Compaoré. Par contre ça envoyait pas encore aux Mondiaux. Dimanche c’était 17m30, c’est costaud, comme d’hab puisque c’est le meilleur. Comme d’hab il visera l’or, comme d’hab il l’aura pas, sinon il l’aurait déjà eu.

Lemaitre et la détresse. On se demande encore pourquoi Lemaitre ne prend pas la nationalité jamaïcaine. Sans doute parce qu’il serait obligé de prendre les hormones de croissance qui vont avec. Ah ces chocapics Ben Johnson. Avec 20″17 il est de retour à son meilleur niveau pour un début de saison, il sera à 19″90 mi-août en demi-finale. 20″10 en finale. Peut-être que les huit premiers seront médaillés mais peut-être pas. Sur 100 c’est pas la peine d’y aller tant que Vicaut et les Américains sont là, même si on a l’impression que Gatlin est propre. Impression ça veut pas dire que c’est vrai. C’est comme si on on voyait pas que c’est en Jamaïque que l’on trouve le plus de cas positifs. Ah ces produits pour pisser, difficile de s’en passer.

Renaud freine. Que dire sur le Bubka sans éphedrine ? Qu’avec des muscles normaux il saute un peu moins haut ? Ou que 5m95 en juin, c’est 5m95 en juillet et en août. Il faudra quand même gérer le melon même si c’est un fruit de saison.

Blaze Pascal. En attendant que Doucouré réussisse à finir une course. Pardon, en attendant que Doucouré réussisse à tenir debout comme il y a 10 ans, le nouveau Dan Philibert s’appelle Martinot-Lagarde. Il fait 13″30 en juin à 21 ans, il est déjà qualifié mais ça lui fera pas aller plus vite en août. On le verra sans doute quand même en finale sur un malentendu même si son entraîneur fait croire n’importe quoi. C’est qui déjà Patricia Girard ? Et dire qu’au même âge Ladji était déjà autour des 13″. Et quasi champion du monde. Comme quoi c’est pas interdit.

Ça fera quand même deux médailles, on va pas cracher dessus.

L’Edito : Sherif fais moi Spurs

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L’équipe de France féminine de basket cartonne tout le monde et joue à domicile. En général ces histoires-là finissent mal.

Qui eut cru qu’un jour Boris Diaw soit ici non seulement connu, mais loué ? Alors qu’hier soir il s’approchait du sommeil, à l’ombre d’un Harlan Coben qui prouve qu’il est comme tout le monde, notre spécialiste intérimaire edito était inhabituellement nerveux. Qu’allait-il écrire le lendemain sur Andy Murray ? Le seul sujet qui vaille dans son esprit n’en était pas un mais il se mentait à lui-même. Par défaut, il fallait donc trouver comment faire croire que le Queen’s était un tournoi où se pressent les meilleurs. Fallait-il insister sur Tsonga et cette malédiction, seule explication plausible des défaites qui s’enchaînent contre le plus Ecossais des Lendl ? Ou plutôt insister sur Lendl qui entraîne le plus Ecossais des Lendl en n’ayant lui-même jamais gagné Wimbledon ? Le rêve de Tim Henman est en marche, surtout que Nadal et Djoko étaient en vacances et que Federer a gagné à Halle. Trop de questions, et une mauvaise nuit. Mais voilà : parfois de la nuit jaillit la lumière. Aucune allusion à la confession Zahia-Demaizière dans une chambre d’hôtel. Zahia a pleuré, Demaizière on sait pas, de toute façon c’est entre adultes qu’on s’entend.

Parker ne perd jamais

La nuit en question était celle de Bobo Diaw. Et peut-être de Parker, qui a finalement attendu son grand âge pour choisir d’être décisif uniquement dans les grands matchs, il en reste encore quelques uns pour en être sûr. A ce rythme, il sera MVP,  De Colo le vouvoiera, il finira avec des bagues à tous les doigts et peut-être même qu’Eva Longoria nue n’appartiendra plus uniquement aux moteurs de recherche de nos plus fidèles lecteurs. Que lui manquera-t-il pour entrer dans la légende à part faire du cinéma ou choper le VIH ? Quand tout ça sera fini, quand la gloire sera venue, il fera peut-être comme les autres : il contactera Laudrup ou Villas-Boas pour continuer à faire rêver les gens. A ce sujet, plutôt championnats d’Europe d’escrime ou coupe des confédérations cette semaine ? Si vous êtes gentils, il y aura les deux.

Pendant ce temps-là, le week-end prochain c’est le pesage. On n’a pas dit que Bartoli serait en finale à Eastbourne, juste que les 24h du Mans approchent.

All Blacks – France : 30-0, deuxième service

Et dire qu’il a joué avec les Sharks et même deux fois. Ils s’en sont aussi débarassés deux fois. Ca ferait un beau proverbe.

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Pour commencer, rappelons qu’en novembre la France était redevenue les All Blacks du Nord. Le rappel n’est pas inutile puisque Michalak faisait partie de cette équipe, les preuves sont là. A 30 ans, il venait de réussir le premier match à peu près bon de sa carrière en bleu et arrivait à maturité, il était enfin le maître à jouer du XV de France. A ce niveau-là aucune sélection ne pouvait se passer de lui. Tout ça étaient évidemment des conneries de spécialistes incompétents que nous n’aurions pas osé écrire. A sa décharge, il paraît aussi que tout le monde s’arrache Bastareaud et que Fofana est un grand joueur avec ses appuis de feu. C’est le rugby ça : on peut essayer Fritz, Médard et Nyanga 50 fois, à la 51e le sélectionneur pensera toujours que ça peut venir. Et au milieu de tout ça, Dusautoir reste capitaine parce que c’est le seul qui ne parle pas beaucoup. A la fin du match, la France est rarement fière de son match et ils ont tous toujours pas loin de 32 ans. 

Dans ces conditions, et sachant que les Français se voyaient bien gagner parce que les mauvais remplaçants blacks avaient gagné de peu la semaine dernière et que les remplaçants des Reichel des Auckland Blues avaient mangé la poussière mardi, le drame du deuxième test d’hier était cousu du fil blanc qui a servi à recoudre Picamoles en fin de match.

Ducalcon manie

C’est simple à comprendre, et ça ne s’est pas joué hier. Au printemps, il existe toujours une compétition qui n’en est pas une, qui s’appelle le Tournoi. On y affronte quatre ou cinq adversaires, on y fait souvent de mauvais matchs et le sélectionneur commence à s’en prendre plein la gueule. Normal, la France y joue généralement plutôt mal. Michalak n’est pourtant pas sélectionneur mais pour lui aussi les choses se sont accélérées à ce moment-là. Accélérer, le mot est amusant puisque Fred ne le peut plus. Il peut en revanche tenter des drops, comme le lui a appris Wilkinson, c’était en 2003. Mais ça remonte à trop loin pour qu’il s’en souvienne alors il a été contré par des mecs en noir qui levaient les bras. Il a aussi été contré par un poteau blanc qui ne levait pas de bras sur une pénalité. Le 0 dans 30-0 n’est jamais très bon signe pour une équipe, mais encore moins pour un ouvreur. Saint-André, magnanime, a laissé son joyau sur le terrain jusqu’à ce qu’il se pète l’épaule. Il espérait le nez, ça aurait aidé le french flair. Pour provoquer la chance, le sanglotant patron des Bleus avait fait entrer un autre 10. Il s’appelle Rémi Talès, il est Castrais comme Nallet avant lui et pas comme Nallet avant lui il a soulevé un gros bouclier il y a deux semaines mais pas pour se protéger du jeu au pied de Fred. Bravo les Castrais, ils sont champions de France avec un buteur sudaf en ayant battu le Toulon de Wilkinson en finale et Clermont en demie. Mais Parra avait été nul. Rien à voir, mais quand on tape PSA et licenciement dans Google, il y a plein de réponses.

Pendant ce temps-là, PSA ou plutôt Saint-André a quand même réussi à retaper un joueur.

Paris truqués : Les frères Kara maso 2

Robin n’est donc pas qu’un pied nickelé. Tout a commencé ici

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Il y a des fois où on aimerait revivre une situation et à coup sûr on ne se comporterait pas de la même façon. Si on avait su, on n’aurait jamais fâché papa en le battant au ping-pong sur la table familiale achetée avec ce qu’il lui restait de l’argent de sa perruque. Cela aurait sans doute évité quelques effusions de sang au moins pour cette fois. Les frères Karabatic c’est pareil, peut-être tourneraient-ils 7 fois la langue dans leur bouche avant de la fourrer dans celles de leurs compagnes qui ont causé leur fin de carrière prématurée, leur fin de dignité à tout le moins. Peut-être éviteraient-ils de raconter des grosses conneries à leurs avocats, aux juges, à la police. Peut-être n’auraient-ils pas l’idée saugrenue de mettre en cause la fiabilité des bornes de téléphonie mobile qui permet depuis des années de confondre la plupart des criminels de notre société. Meurtriers comme parieurs escrocs. Peut-être que Nikola ne raconterait tout simplement pas qu’il ignorait tout des mises de sa gonzesse alors qu’il consultait la côte du match à la mi-temps sur son portable pendant que celle-ci pariait à des dizaines de kilomètres de lui, ce qui fout en l’air le peu de défense qu’il lui restait.

En fait non, il lui en reste plein des arguments. Il pourra dire que les flics sont fous, qu’il a été drogué par la mafia albanaise, que l’on vit dans un univers parallèle créé par des Moldaves ou que Costantini est meilleur qu’Onesta. Mais comment reliera-t-il cette « manipulation de l’opinion publique » avec le mail envoyé par son gardien Michael Robin à sa copine, avant de réaliser une mi-temps encore pire que d’habitude. Dans ce gentil message il évoque « une grosse mise à la mi-temps » précisant toutefois qu’ il « ne faut pas en parler par SMS, c’est vachement risqué si ça se capte. » Faut-il en déduire que tous ces gens sont assez bêtes pour penser que 15 joueurs et leurs proches qui parient des sommes inhabituellement fortes sur la défaite de leur équipe à la mi-temps contre la plus faible des équipes possibles ça se verrait pas ? Qu’un mail ne se retrouve jamais ? Qu’un téléphone portable est indétectable ? Que des écoutes téléphoniques ça n’existe que dans « Les Experts » mais pour le coup pas les handballeurs de l’équipe de France, plutôt ceux dirigés par David Caruso.

Cesson ce petit jeu

Avec de tels indices matériels, l’analyse de l’étonnante, et pourquoi pas pitoyable, mi-temps des Montpelliérains est presque secondaire. Il suffira d’un aveu et tout s’écroulera mais même Tapie n’a jamais avoué. Ces aveux ont d’ailleurs déjà eu lieu, ceux des compagnes Karabatic. Et quoiqu’il arrive, ce qu’elles ont fait, est illégal. Et on veut bien comprendre pourquoi les Kara, sont eux, bien innocents. Car s’ils ne l’étaient pas ils perdraient tout, à part leurs charmantes harpies peut-être. Car comme dit le webmaster de Nikola sur son site : « le hand, une histoire de famille. » Pas sûr que papa et maman aient souhaité que leurs fils soient aussi inconséquents.

Car « les Karabatic c’est aussi des valeurs telles que la simplicité, la fraternité ». Il ne manque que l’honnêteté. D’ailleurs, « la complicité est plus que présente entre Nikola et son frère Luka ».  Tout est dit.

NBA : Les meneurs de revues

Pour fêter le retour d’un spécialiste NBA sur www.le-vestiaire.net et de notre ancien pigiste Djelil,  Voici enfin le classement des 5 meilleurs meneurs de jeu de ces 20 dernières années.

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5. Steve Nash

Il avait un super nom mais une sale gueule et une nationalité pas géniale. Et rien que pour ça il serait difficile de le classer plus haut malgré une carrière et un niveau plus qu’honorables. Surtout qu’on a dégagé Payton alors que pendant que tous les élèves de troisième étaient fascinés par le duel Shawn Kemp / Grant Hill, il y en avait toujours un pour sortir sa vignette avec la tronche de ce bon vieux Gary dessus. Dissimulant sans doute dans sa chambre un poster du joueur à côté de celui de Pamela Anderson chichement vêtue et de l’affiche de Fantomes contre Fantomes quand Michael J. Fox ne sucrait pas encore complêtement ses fraises. Et pourtant il a jamais signé à la Vaillante Sainte-Gemme, le fleuron du basket lot-et-garonnais. C’est pas plus con que si Nanterre était champion de France.

4. Chris Paul

Quelle surprise de retrouver le plus doué, complet et influent de la liste à cette modeste quatrième place. Les Clippers, on est d’accord c’est lui. Mais ils ont fait quoi ces fameux Clippers depuis qu’ils étaient la risée du monde entier dans les années 90. A force de dire qu’un joueur est important, il faut en assumer les conséquences à un moment ou à un autre. Paul il est super fort mais il gagne que dalle. Chris c’est pareil. Alors nous faites pas chier avec Billups et Williams.

3. John Stockton

Le Gary Payton blanc a joué si longtemps que même à raison d’une passe par match il aurait fini avec des stats affolantes. Ce qui est affolant c’est qu’il soit dans le Top 4 d’ESPN juste derrière Isaiah Thomas. Donc juste derrière Dieu. Sinon bienvenue au club de ceux qui ont gagné rien du tout à part les Jeux Olympiques.

2. Tony Parker

Il est certain qu’à la longue il va bien falloir finir par reconnaître que le Français réalise une carrière exceptionnelle car c’est un joueur exceptionnel. D’accord on ne peut pas se contenter de ses points marqués d’une régularité hors du commun. Et ce n’est pas 12. D’accord il n’a gagné que 3 titres NBA. D’accord il évolue dans un terrifiante machine huilée à la sueur de Tim Duncan. D’accord il a déjà mis 55 points et 10 passes dans un même match. D’accord il a déjà été élu MVP des finales. Mais bon défensivement c’est ni Stockton, ni Paul, ni Kidd. Ben non c’est Tony Parker. Et jusqu’à preuve du contraire San Antonio est la meilleure équipe depuis 10 ans et rarement elle a joué sans Parker dedans elle.

1. Jason Kidd

Il vient de prendre sa retraite l’année où Parker n’a jamais été aussi proche de le rejoindre, et pas qu’à l’infirmerie. Mais où alors ? Lui a toujours évolué dans des équipes bizarres même si une fois il a joué avec Vince Carter. Sinon il a été drafté en même temps que Grant Hill. Mais lui sa célébrité a duré plus de 3 ans. Ca en fait même 20 qu’on entend régulièrement qu’un certain Jason Kidd est le meilleur meneur. La concurrence n’a pas toujours été aussi forte qu’aujourd’hui mais c’est aujourd’hui qu’il a choisi pour remporter enfin le championnat. Juste avant il avait fait des finales avec les Nets. Les Nets ? Beurk. Le tout en marquant moins que Parker et sans Duncan et Ginobili. Payton a qu’à aller se faire foutre.

Brésil-France : Ils vont le Payet

Quatre défaites en cinq matchs, Deschamps n’avait jamais connu ça. Il n’avait jamais connu Mangala non plus.

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Le truc bête. Dimitri Payet avait tout réussi : il n’était pas brillant mais cela suffisait à faire de lui le meilleur Français de la tournée. Contre l’Uruguay, Gourcuff avait même donné de sa personne pour faire de lui la très bonne pioche de la tournée. Mais une bonne pioche, ça sert aussi à défoncer la gueule des jeunes arrogants qui ne veulent pas comprendre ce qu’est le haut niveau. Et le haut niveau, ce n’était pas le Brésil, parce que Hulk a jamais été un super héros. Heureusement que Neymar est le nouveau Pelé.

Pas très loin de la fin du match, Payet a donc choisi de révéler la vérité à son sélectionneur. Scolari était tellement compatissant envers Deschamps qu’il a fait sortir le plus vite possible son Paulinho et rentrer un Bernard pour l’aider. L’insupportable aveu commençait déjà à apparaître : il était encore le plus dangereux, mais la France ne l’était pas du tout. Et on n’avait plus vu Payet depuis une bonne quarantaine de minutes. Et donc, il a perdu un ballon à 30m des buts. La suite, c’est le football français qui revient en pleine gueule de Deschamps : Payet foire un contrôle pas très dur comme un joueur de merde, Payet râle comme un joueur de merde qui se la raconte, Payet laisse les autres courir en défense pour rattraper sa merde comme un joueur de merde qui se la raconte et qui n’en a rien à branler. Après tout, ce n’est que la sélection, on va pas se gâcher les vacances au Brésil. 3-0, c’est comme un très mauvais film d’Hazanavicius, les acteurs ne sont pas obligés de bien jouer jusqu’à la fin.

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D’assez loin, Payet a vu Lloris lui renvoyer le ballon pour réengager. Le sait-il ? Il n’est déjà plus sur le terrain mais sur le tarmac de l’aéroport. Et il n’est pas seul, Deschamps vient d’encenser Guilavogui. Pas loin de lui, il y a deux jeunes Lyonnais un peu perdus. Le premier a rappelé qu’il ressemblait encore à Gourcuff plutôt qu’à Juninho, et le second ne ressemble à rien. Pas loin, il y a un grand défenseur de Valence qui jure à tout le monde depuis un an qu’il mérite de rester, mais personne ne le croit à part ses anciens collègues à la mairie de Fréjus qui s’y connaissent en marquage, mais plutôt sur la voirie. Il y avait aussi l’autre défenseur de Valence, le gaucher rouquin, que tout le monde réclame mais juste quand il n’est pas là. Pas très loin, ça taquine un peu l’anglais entre Frenchies de Newcastle. Debuchy vient même d’apprendre le mot PH en portugais.

Si en Uruguay Didier Deschamps était ravi de troquer une défaite contre un maillot de Suarez, il n’a trouvé aucun Brésilien assez bon pour ce genre d’arrangement, et certainement pas Benzema, qui s’est empressé de chercher la solution collective en chargeant ses coéquipiers de merde qui ne lui ont filé aucun ballon. Le futur Ballon d’or a regretté l’absence de centres. Mais qu’est-ce qu’un centre ? Un ballon envoyé dans la surface de réparation, si possible proprement. Payet était pris, il devait cirer ses propres pompes. Valbuena est un peu plus petit et un peu moins bon sans Ribéry. En fait, tout le monde est nul à chier sans Ribéry. Déjà qu’avec ça casse plus de culs que de briques. Mais avec Thauvin et Kondogbia, ce sera sans doute différent. Payet, lui, s’en branle : il a pris le numéro 7.

Pendant ce temps-là, ils avaient l’excuse d’être fatigués. La saison a été longue. Et que dire de la prochaine.

Grand Prix du Quebec : La fleur de Lotus

Nouvelle tentative d’humour et de talent de notre chroniqueur F1. Aujourd’hui, petit exercice de style : allier le mauvais goût au plus grand nombre de vannes hyper prévisibles voire totalement convenues. Rassurez-vous mission accomplie. Du moment qu’il continue à nous donner le nom du vainqueur du Grand-Prix. Et ben même pas.

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Par Henri Carl BR Driven (2)

Ah la Canada, ses chanteuses qui beuglent comme des caribous, son Québec, le Saint Laurent, et surtout ici son Grand Prix de F1 dédié à Villeneuve (le père, pas le fils qui râle tout le temps). Bref tout un tas de clichés à la con à part pour le fils Villeneuve qui fait vraiment chier le monde.

Depuis que je suis chroniqueur au Vestiaire, j’enfile les prédictions comme d’autres les perles et comme d’autres encore les clichés ringards. Rosberg a donc gagné à Monaco ainsi que je l’avais prédit. C’est bien, mais ça ne suffira pas à devenir un champion du monde en puissance. Je parle pour moi ou pour le pilote allemand ?

A ce stade de la compétition, trois pilotes peuvent encore coiffer la couronne, même Senna au début de son deuxième tonneau aurait encore pu s’en rendre compte. La mauvaise blague que voilà qui marche aussi avec Ratzenberger. Vettel (107 points), Raikkonen (86 pts) et Alonso (78 pts) sont eux toujours vivants. Ma préférence, vous l’aurez compris si vous me lisez régulièrement ou si vous n’êtes pas trop crétin, va à Alonso. Il faudra tout de même que Ferrari se sorte les doigts et améliore rapidement sa charrette voiture. Un petit tour sur www.autoscout24.fr/ ne pourra pas leur faire de mal. Vettel, lui, a la meilleure voiture du plateau, c’est tout de même plus facile. C’est comme à l’époque quand on montait dans une Williams, à la fin de la saison on avait droit aux putes et au jeroboam de champagne comme tout le monde mais au titre de champion en supplément. Et heureusement sinon Mansell serait toujours puceau, Prost aurait autant de titre que Senna, Hill et Villeneuve se contenteraient d’animatrices télé bon marché et Senna serait toujours des nôtres. Raikkonen, de son côté, aura tout de même fort à faire pour jouer le titre avec une voiture régulière mais pas flamboyante non plus, surtout si le développement de la Lotus ne suit pas et si Grosjean décanille à tout va. J’avais prédit sa bourde à Monaco, il l’a fait, je lui en rends grâce.

Vive le Quebec ivre

Pour le reste, Force India prend le pas sur McLaren dont la saison commence à faire peur ; pas autant que celle de Williams cela dit. Sauber n’a pas eu beaucoup de réussite jusque là même si Esteban Gutierrez ressemble plus à Emmanuel Chain qu’à Pedro Rodriguez qui lui était un grand. Toto Rosso marchote doucement, et Vergne m’a fait mentir pour Monaco. Le casque de Cevert n’est certainement pas étranger à l’affaire. Derrière, mais alors bien derrière, la saison de Williams est aussi triste que Jacques Lafrite depuis qu’il ne postillonne plus dans le micro de TF1.Marussia peut peu et Caterham aussi même si Van Der Garde a réussi à passer en Q2 à Monaco et ainsi à ridiculiser Pic.

 Cette fois-ci, je ne ferai pas d’allusion graveleuse pour finir ma chronique sponsorisée, on n’est pas chez Playboy bande de pervers.

Tsonga / Ferrer : Roland cabosse

Tsonga n’est pas le premier à tenter de détruire une montagne espagnole avec une pioche.

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A seulement deux reprises en 1998 et 2001, la France a cru détenir un successeur capillaire à Yannick Noah. On n’a jamais vraiment compris la coiffure de Pioline : les cheveux longs un brin ondulés rebiquant vers le haut. Celle de Grosjean n’était pas vraiment différente et pourtant on n’en a jamais rien su à cause d’une casquette à l’envers que même Gasquet finira par abandonner avec la puberté comme East 17. Pioline et Grosjean devaient aussi succéder à Noah sur un autre terrain rouge et battu en plein Paris dans le quartier des mèches et des adolescents cocainés. Et eux, pas comme Gasquet, Monfils et Simon qu’on vous a déjà présentés cette semaine, ils ont plusieurs fois montré leur gueule en demi-finale d’un Grand Chelem. Voici donc le classement objectif des 5 meilleurs tennismen français de ces 20 dernières années, on peut même dire de toute l’ère Open. Puisque Noah, c’est Noah.

5. Monfils

A Roland c’est le plus régulier des autres, il a tout fait sauf la finale. Le reste de sa carrière ne vaut rien hormis un quart à l’US Open. Gasquet a fait sa demie à Wimbledon ça fait pas lourd pour le prodige.

4. Grosjean

A part à Flushing, il était à l’aise partout. Difficile de dire s’il n’aimait pas les demi-finales ou les finales, une chose est certaine il n’a jamais tenté de remporter un Grand Chelem. Il était pourtant du dernier carré du mythique Roland 2001. Il est le seul intrus du festin des 7 champions : Agassi, Kafelnikov, Kuerten, Ferrero, Hewitt et même un débutant du nom de Federer qui prend Corretja en quarts. Lui prend Agassi et le dégage comme Tsonga dégagerait Federer. En demie, comme Pioline, il prend Corretja qui après avoir respecté Moya en 98 respectera Kuerten en finale. Car l’autre défaut de Corretja c’est d’être meilleur que Grosjean.

3. Leconte

Si Leconte est troisième c’est uniquement parce qu’il s’est fait humilier par Wilander et que c’était en finale. En 92, on le revoit en demie après avoir puni le jeune Sampras. Quelques demies c’est jamais nuisible à un palmarès. Ni à la santé disait Connors.

2. Tsonga

Si le pistolet à grenailles de Tsonga parvient à répondre au AK 47 de Ferrer, le joueur au prénom le plus improbable du monde partagera la première marche du classement avec un modeste Cédric. L’exploit serait de taille pour un type qui ne sait faire ni volée, ni revers, ni amorties et que dire de son passing de revers à une main. Lui a un mental et des bourses en béton armé, chacun son truc.

1. Pioline

Pourquoi le joueur au rictus le plus constipé du circuit est-il toujours le meilleur joueur français ? Parce que techniquement il n’y a eu depuis 20 ans que lui et Federer. Mentalement il n’y a eu que lui. Ca l’a quand même conduit deux fois en finale de Grand Chelem mais qu’en finale. A Roland en 98, il est au cœur de ses quatre meilleures années de terre battue. Le tableau est dégagé surtout depuis qu’il a torché Safin au mental un lundi après-midi que personne n’oubliera jamais. C’est là que tout le monde se met à y croire, plus encore que lorsqu’il gagnera Monte-Carlo deux ans plus tard et que Safin l’enverra à la retraite un mois plus tard. En quarts c’est son pote Harazi qui décide de lui enlever toute chance d’être compétitif en demi-finale en le faisant chier pendant 5 sets. En demi il y a 3 Espagnols, Cédric aurait aimé prendre Costa ou Berasategui mais ils s’étaient fait virer en huitièmes, il prend Corretja le moins fort mentalement mais le plus physique. Ça tombe mal, pour une fois qu’il avait confiance.

Roland-Garros : Les huiles à la Noah

On comprend mieux pourquoi ils gagnent aussi souvent la Coupe Davis

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Le Vestiaire l’écrivait dès 2008, Tsonga n’est pas Français. Ce n’est une allusion raciste de plus c’est un constat sans appel qu’ont appuyé à l’unisson Monfils, Gasquet et Simon.

On ne peut pas être une seule personne et perdre après avoir manqué quatre balles de match contre Robredo, mené deux sets à un contre Federer et craqué physiquement au cinquième set contre Wawrinka. Par contre, on peut être de la même nationalité et on peut le faire devant un ancien DTN qui découvre en 2013 que Tsonga fait moins de fautes dans les moments importants.

Notre spécialiste bwin s’est laissé surprendre mais il ne faut pas exiger sa démission en plus de sa carte de presse. Gasquet aurait pu gagner en trois sets si Wawrinka n’avait pas foutu la merde sciemment ; c’est ce qu’on fait quand on sait qu’on est moins bon. Mais être moins bon n’a jamais empêché de rêver de dépasser les 3h de jeu contre Gasquet, autrement dit de gagner. Brabant s’en est retrouvé tout triste pour Richard qui avait vraiment l’air triste en sortant du cours. Mais une fois sa peluche retrouvée dans les vestiaires, il a été dire à la presse que tout allait bien, qu’il avait connu bien plus dur et qu’il ne pouvait pas plus. On l’avait compris depuis pas mal d’années. Si un jour l’ATP veut bien organiser un tournoi du Grand Chelem où il n’y aurait aucun roublard qui casse le jeu, aucun joueur qui se bat parce qu’il veut gagner, un tournoi où il faudrait juste mieux jouer au tennis que les autres, Richard sera là.

Gilles Sigmund

Une fois ce constat fait, faut-il en vouloir à Gilles Simon ? Evidemment parce que ne pas battre Federer pour un top 30 va vite devenir une honte. Pour l’instant le flou juridique préserve Gilou, mais le Vestiaire a vu ce que personne n’a vu : il était bien plus fort. Grâce aux moyens techniques de notre époque, que l’on appelle communément pluzz, le Vestiaire s’est procuré, ou plutôt farci, le jeu où Gilou a respecté à la lettre la tradition française. Flash back dans le quatrième set, Chamou vient de dire qu’on assiste à un grand moment, Federer tourne toujours à 5 fautes directes par jeu. Il y a 2-2, 30A sur le service de Federer, après deux retours envoyés dans la gueule du maître. Euphorique, le public scande encore « Gilou, Gilou ». La chanson n’est pas encore terminée qu’il y a déjà 6-2. Que s’est-il passé ? Sans doute effrayé par un « come on » de Roger, le dénommé Gilou ayant choisi d’expédier ses coups d’attaque deux mètres dehors plutôt que dedans comme depuis deux sets. Ca fait 0-30, ça fera pourtant 30A parce que Roger ne fait toujours pas un retour correct, mais la troisième faute directe de Simon, qui n’en faisait alors aucune, est fatale. Le temps de corriger ça que Roger lui offre déjà le champagne dans les vestiaires.

Il reste donc Monfils à qui en vouloir mais on lui en veut pas. N’accepter de gagner que quand on revient de blessure, qu’on a défendu pendant 5h et que les petites culottes volent sur le court, c’est la grande classe. Tant pis pour les Grand Chelem.

Roger Federer : Bjorn morgue

A l’occasion de sa tournée d’adieu, le Vestiaire accompagnera les ultimes déclarations méprisantes de Roger Federer. Etre la légende de son sport ça se paye un jour ou l’autre, pour autant pas besoin d’en être une pour être bien payé a toujours affirmé Fabrice cent euros. C’est la tournée d’adieu du Vestiaire ou de Federer ?

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36 quarts de finale de Grand Chelem de suite, ça vous classe une star. Bientôt on comptera ses huitièmes. Et pourquoi pas ses premiers tours ?

Si Mirka veut ajouter un enfant aux petites jumelles, pas de problème : Roger a passé une première semaine à Roland avec les certitudes d’un jeune père qui vient de torcher trois trous du cul d’une seule main. Après avoir révélé en toute simplicité qu’il « ne connaissait pas » Carreno Busta, après s’être agacé avec fair-play que le deuxième match contre Devaarman « ne suffirait pas et qu’il faudrait un entraînement avant Benneteau », Roger a « eu de la peine pour la jambe » de Julien. « Je me bats avec mon français que j’ai appris à 14 ans » précisa-t-il à Nelson qui venait de le traiter de bilingue, ce qu’il n’avait même jamais dit à Montel. Humble un jour, humble toujours. Il a d’ailleurs dit le mot humble juste après sans raison, au cas où les gens auraient un doute. Mais ils n’en ont pas, pas plus qu’au sujet de Nelson. Les deux font la Paire.

Qui suisse-je ?

Mais un Grand Chelem, c’est comme une fin de carrière : une montée en gamme progressive. Visiblement soucieux de perdre un set, il en a perdu deux. Tout est devenu moins facile alors que, pourtant, rien ne semble jamais plus dur contre Simon. Heureux de s’en être sorti, le maître du monde a eu la félicitation facile : « Au moins maintenant, je connais le prénom de Simon. » Il dit ça mais les imprimeurs qu’il finance oseraient-ils mettre « I love Gilou » sur des casquettes au lieu de « I love Roger », ou mettre un drapeau français en fond de la pancarte « Ssshhh, genius at work » ? Comme on dit, on a le merchandising qu’on mérite.

Ca peut paraître méprisant mais l’interprétation est trop facile, ok : il aurait tout aussi bien pu signifier au public français, avec bonhomie, qu’entendre le prénom de l’adversaire, on lui fait une fois, pas deux. Comment ne pas l’imaginer magnanime et plutôt de bonne humeur : il venait de gagner avant 20h ce qui préservait sa réservation pour dîner, ces cons de Français croyaient avoir assisté au remake de sa demie contre Djoko – ce qui est toujours bon pour le business – et il revoyait Santoro sur un court mais en costume. Trois bonnes nouvelles d’un coup, ça vous arracherait un sourire au diable avec une croix blanche tatouée au milieu du drapeau.

Un bon gros Connors

En tout cas, le stade était aux anges, Simon lui-même ne pouvait que donner l’accolade à un champion aussi sympa en disant à la foule que tout le monde l’adore. Un ex-numéro un mondial qui a tous les records, président du syndicat des joueurs, qui pourrait prendre son jet privé pour aller se laver dans une baignoire de pognon à Dubai une fois par semaine, comment ne pas l’aimer comme le parrain de ses enfants ? Même Luyat n’arrive pas à lui en vouloir d’avoir décliné à la dernière minute l’invitation de venir tripoter le micro de Golovin lundi. « Il a promis de venir mercredi. » Ben oui mardi il a prévu d’apprendre le prénom de Tsonga.

Brésil-France : Tournée manège

L’Equipe a mis 3 à Gourcuff. Mais pourquoi tant de haine ?

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Alors qu’il ne regardait pas le match, l’un des rédacteurs en chef historiques du Vestiaire a eu ce commentaire : « C’est bien joué de la part de Deschamps. Il sait que ça sert à rien, il met quand même la pression sur ceux qui jouent pour mieux les dégager. Ca s’appelle asseoir son trône et chier dedans. » Et encore, la gueule de Deschamps hilare n’était pas encore apparue pour commenter une défaite qui l’ennuie un tout petit peu moins que le match. Il n’est pas resté longtemps, il voulait demander le maillot de Suarez. Il n’avait pas celui de Gourcuff non plus, mais il fallait bien choisir. La douane est intransigeante.

Comme prévu, car comme depuis trois ans, Gourcuff a été nul à chier, réussissant quand même un jeu en une touche à la ligne médiane à la 32e. On peut le résumer comme ça : on voit moins ses gestes de génie, et on voit plus que quand il court, il plie les jambes mais garde le buste droit ce qui lui donne l’air d’un nain. C’est peu et beaucoup, mais il n’était pas là pour ça. Il n’était pas là pour marquer non plus, sinon il aurait frappé quand Payet lui a donné le ballon face au but. Il a choisi le contrôle pour plus de sécurité, les conseils des entraîneurs de U11 sont donc parfois entendus. A moins que Lyon ne lui ait demandé de se servir de son pied gauche pour aguicher un Real ou un Borussia, n’importe lequel. Gourcuff l’a dit avant le match, il est ouvert à tout. Pauvre Karine Ferri, elle va voir du pays.

Olivier Guy Roux

Que ce soit pour voir Gourcuff ou pour ne plus le revoir, Deschamps a donc fait des essais contre l’Uruguay qui est à peine plus pourri qu’en 2012. Giroud est sorti avec le sentiment du travail mal fait mais il était occupé à bosser sa com : d’abord dire que ses statistiques sont aussi bonnes que celles d’Henry la première saison et qu’il respecte la hiérarchie en équipe de France, ensuite vanter ses courses gratuites pendant le match. Dans quel Arsenal a-t-il fait sa première saison et qu’est-ce que c’est que ces courses gratuites, on ne saurait trop le dire. Deschamps, lui, l’a dit : « on va faire en sorte que Karim soit disponible dimanche comme prévu. »

Et puis, ces tournées d’adieu sont aussi des moments d’émotion. C’est Trémoulinas qui ne sait plus faire un débordement ni un centre une fois sur la grande scène, c’est Mangala la nouvelle terreur du championnat portugais qui craque sur un appel contre-appel, ce sont les plan serrés sur Mangala, juste après, qui laissent transpirer une troublante ressemblance avec Rod Fanni. En parlant de transpirer, les Lyonnais ont évité. Tant mieux, ça aurait gâché la belle coiffure de Grenier et l’horrible de Lacazette. L’émotion, c’est surtout de voir Matuidi capitaine et Payet meilleur que les autres. Ca fout un coup et on a hâte de voir Guilavogui. Merde il est rentré aussi.

Pendant ce temps-là, la tournée a servi à quelque chose : Sagna a réussi un centre. Il a fallu lui péter deux fois la jambe pour qu’il y arrive.

Questions interdites : Gasquet peut-il gagner plus de 7 Roland-Garros ?

Pour la première fois de son histoire, la rédaction du Vestiaire est divisée au point d’être en blocus, sans issue puisque cette fois l’université François-Rabelais n’a personne pour rosser le millier d’anti-CPE. La bataille fait rage et une carte de presse sera jetée dans les chiottes, selon la prédiction d’un ancien Narcisse en pyjama orange brillant. Il ne pouvait y avoir qu’un seul individu responsable d’un tel déchirement : un joueur sans cou, ou avec le cou d’une largeur d’épaules, censé régner en maître sur la catégorie des 13-14 ans depuis déjà 15 ans. Quelle prophétie va se réaliser ? Le Sud-Ouest, origine  commune à notre héros et au rédacteur en chef de la rubrique pédale, triomphera-t-il ? Ou les désordres psychologiques inavoués de puceaux pusillanimes seront-ils les plus forts ? Le Vestiaire met sur le gril le débat, ainsi qu’une vieille amitié et la rédaction en chef. C’est toujours mieux qu’une côte de bœuf à un enterrement de vie de garçon, c’est toujours trop cher même si tout le monde en mange.

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Gasquet peut-il gagner Roland-Garros ?

Par notre spécialiste Bwin

Le Vestiaire doit pour la première fois se rendre à l’évidence : lequipe mag avait raison de penser que Gasquet serait le prochain vainqueur français d’un grand Chelem. Même si c’était en 2008, même si cette affirmation ne s’appuyait sur rien de concret ni de pertinent à l’époque où il n’était qu’un petit garçon en mal de repères enchaînant connerie sur conneries n’étant guidé que par un seul phare : son dégoût du tennis. Désormais les coups de manche de raquette donnés par Papa sont derrière lui, pas sur sa nuque ou son coccyx mais dans une discothèque de Miami où bien avant que Guetta vienne faire chier son monde, Richie s’était laissé aller à embrasser une p…amela, qui n’en voulait qu’à son pognon, et ne pas digérer tout ce qu’elle lui avait enfoncé dans le gosier en plus de sa langue. Maintenant Gasquet n’aime toujours pas le tennis, les journalistes, le public, sa vie et dire qu’il a pris de la coke mais il est bien dans sa peau et ça se voit quand invité de Laurent Luyat et sa poule, il débite agressivement sans sourire les yeux fixées sur sa dernière paire de pompes payée par Lagardère des phrases calibrées stéréotypées dans un rythme effréné. C’est parce qu’il joue comme il parle qu’il est devenu intouchable. Techniquement c’était le meilleur mais il n’avait pas l’intention de le montrer pendant tout un match. Il n’a toujours pas envie de le montrer, mais sa joie de vivre l’aide à débiter agressivement sans sourire les yeux fixés sur la sortie du cours,  ses revers stéréotypés dans un rythme effréné. Sa détestation du monde du tennis et des médias a atteint un tel point qu’il ne cherche plus qu’à détruire instinctivement tout ce qui se trouve en face de lui. Il n’est pas devenu un monstre, il est juste devenu adulte. Wawrinka et ses idioties de Suisse mal dégrossi critiquant les incessants mouvement sociaux de ses voisins risque de peser aussi lourd que la voix de son peuple quand Hitler envahissait la moitié de l’Europe. La France au moins avait choisi son camp.

Gasquet peut-il ne pas perdre contre Wawrinka ?

Par notre spécialiste tennis

Une maison à Neuchatel, des raquettes et des balles jaunes, quelques poings rageurs que Lagardère lui a suggéré de brandir : en apparence, Richard Gasquet est un joueur de tennis français à maturité. Pourtant il continue de demander la même balle qu’il vient de jouer au ramasseur de l’autre côté du terrain, de refaire son grip machinalement au changement de côté, de se faire des ampoules et de perdre en 8e de Grand Chelem. Pourquoi ses coups droits mous en milieu de court disparaîtraient subitement ? Ritchie a aimé les matchs en cinq sets une seule fois, contre Roddick à Wimbledon, sans savoir s’il assumait vraiment de gagner et d’être content en public. Depuis, on a cru qu’il avait franchi un cap à peu près 80 fois, quand il s’est mis à jouer sans angine le lendemain, quand il a battu Federer, quand il a souri une fois au public, quand il a enlevé sa casquette, quand Tsonga a tenté des revers à une main si horribles que Gasquet est redevenu Mozart un instant. Pour battre Wawrinka, qui a appris à jouer les gros en Grand Chelem en janvier contre Djoko à l’Australian Open, il faut un physique pour enchaîner les points, un mental pour enchaîner les efforts et un jeu qui tienne la route au bon moment. Et pour gagner un Grand Chelem, il faut ça pendant deux semaines et en plus ne pas avoir envie de s’excuser quand la foule scande son prénom, sinon Gilou serait encore des nôtres. Pour l’instant, Gasquet commence juste à arrêter de se décrotter le nez en public. Il gagne plus cette saison, ok, mais pas en Grand Chelem. Ce n’est pas qu’il ne peut pas, c’est qu’il n’a pas plus envie que ça d’aller commenter son propre moment de gloire et confirmer qu’il est sans doute le meilleur dans l’alcôve de Nelson jamais avare de léchouilles, sur le siège imitation epicea encore chauffé par la sueur magnétique de Jo qui le loue quinze jours, on sait jamais. Mais qui n’a jamais changé à 27 ans ?

La Légende Castres : Un Teulet et trois tondus

A l’occasion du Brennus, Le Vestiaire rend hommage au seul Castrais dont il a jamais parlé. Il était remplaçant, ça compte.

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Romain Teulet a tout tenté. Mais le maillot bleu ne s’offre pas à n’importe qui, hormis Chabal peut-être, mais sûrement pas quand on joue au poste de François Gelez.

Naître en Dordogne était déjà un bon point. Morgan Parra le Messin applaudit, il faut savoir respecter les anciens. Se former à Bergerac et renoncer au foot quand Bordeaux l’a voulu c’était costaud, et faire toute sa carrière au Castres Olympique et mesurer 1,65m n’était plus recommandé du tout. Mais le petit avait vraiment soif de conquêtes, de celles que feu notre spécialiste rugby Peyo Greenslip n’a jamais vraiment su contenter.

Saint-Andreu

Alors, Teulet a cherché autre chose. Jouer à trois postes ça aurait pu marcher, mais Traille a déposé le brevet. Taper fort dans le ballon en prenant son élan comme un autiste jusqu’à se faire appeler Robocop, jouer la H-Cup, réussir la pénalité de la dernière chance à Montauban. C’était avant de sombrer dans la démence ces derniers temps en amenant Castres en tête du Top 14, meilleur buteur du championnat en prime. Désespéré, il a effectivement fini par se convertir en demi d’ouverture, mais au cas où il a gardé la taille d’un demi de mêlée et parfois le numéro d’un arrière. En fait, rien n’a changé, à son retour Marc Andreu lui dédicacera son maillot du Tournoi 2010. C’est pas comme si le Quinze de France n’avait plus d’ouvreur depuis la retraite de Deylaud et plus d’arrière depuis celle de Sadourny. Poitrenaud, Michalak et Castaignède aimeraient en savoir plus.

Uruguay-France, Gourcuff : Montevideo gag

Voici pourquoi Yoann Gourcuff revient en équipe de France. Enfin on essaie de comprendre.

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A première vue, Didier Deschamps n’est pas un gentil demeuré fini au pipi qui prend ses décisions pour faire chier Gasset. Jusque-là, ses choix ont plutôt eu du sens et du succès, même si ne pas battre des Espagnols privés de Messi en matchs aller-retour est devenu un mauvais signe. DD n’a rien contre Nasri, alors comment pourrait-il avoir quelque chose contre un Breton bourré de fric, de testostérone, mais aussi de talent à ce qu’on dit ? Deschamps est même très content pour Blanc parce que la Roma lui proposerait une 6e place de Serie A. L’heure n’est donc plus aux scrupules.

Alors Gourcuff jouera sur le côté gauche contre l’Uruguay. Ce n’est pas une sanction, c’est peut-être un piège, c’est sans doute une raison de ne pas regarder. En tout cas c’est logique : milieu gauche est le poste auquel Rémi Garde a fixé son joyau en fin de saison. Un choix évident. Après l’avoir positionné en numéro 10 entre deux lésions, puis en relayeur entre trois contractures, et après avoir fini par trouver que Grenier lui ressemblait à ces postes-là mais en bon, puis après lui avoir demandé de « donner plus » en mars, après avoir assuré « qu’il n’était pas éliminé pour autant » en avril, et surtout après avoir intégré qu’il n’avait pas le droit de l’aligner dans n’importe quel autre club que le sien, Garde a donc trouvé la meilleure place pour son multi-millionnaire.

Enzo Français qu’au lit

Avec deux buts et une passe décisive en un mois, Gourcuff a mis tout le monde d’accord : avec 22 millions hors bonus Bordeaux avait fait le coup du siècle. Mais il était important de montrer à des caméras qu’il pouvait encore jouer au foot. Ce qui est important pour lui l’est au moins autant pour son club, et on ne parle pas uniquement de son salaire et de son agent qui n’est pas son agent mais qui est celui de Deschamps. Bref tout le monde a intérêt à ce qu’il fasse un ou deux gri-gri. Deux ça paraît beaucoup quand même.

Mais ça doit compter quand même. Se gaver de pognon donne plein de droits : se payer Tiburce, se fâcher avec Tiburce, donner rendez-vous à des paparazzis à la plage, et surtout faire exister l’idée dans la tête de tout le monde que si on gagne autant, c’est que notre dernier grand match remonte à pas si longtemps. Bayern-Bordeaux, où il avait été nul à chier mais buteur de l’ouverture du score, c’était il n’y a pas si longtemps ?

Pendant ce temps-là, Payet, Valbuena et Giroud seront les co-animateurs de la soirée exceptionnelle donnée en l’honneur de Gourcuff. Ca risque de se voir quand même.