Brésil-France : Ils vont le Payet

Quatre défaites en cinq matchs, Deschamps n’avait jamais connu ça. Il n’avait jamais connu Mangala non plus.

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Le truc bête. Dimitri Payet avait tout réussi : il n’était pas brillant mais cela suffisait à faire de lui le meilleur Français de la tournée. Contre l’Uruguay, Gourcuff avait même donné de sa personne pour faire de lui la très bonne pioche de la tournée. Mais une bonne pioche, ça sert aussi à défoncer la gueule des jeunes arrogants qui ne veulent pas comprendre ce qu’est le haut niveau. Et le haut niveau, ce n’était pas le Brésil, parce que Hulk a jamais été un super héros. Heureusement que Neymar est le nouveau Pelé.

Pas très loin de la fin du match, Payet a donc choisi de révéler la vérité à son sélectionneur. Scolari était tellement compatissant envers Deschamps qu’il a fait sortir le plus vite possible son Paulinho et rentrer un Bernard pour l’aider. L’insupportable aveu commençait déjà à apparaître : il était encore le plus dangereux, mais la France ne l’était pas du tout. Et on n’avait plus vu Payet depuis une bonne quarantaine de minutes. Et donc, il a perdu un ballon à 30m des buts. La suite, c’est le football français qui revient en pleine gueule de Deschamps : Payet foire un contrôle pas très dur comme un joueur de merde, Payet râle comme un joueur de merde qui se la raconte, Payet laisse les autres courir en défense pour rattraper sa merde comme un joueur de merde qui se la raconte et qui n’en a rien à branler. Après tout, ce n’est que la sélection, on va pas se gâcher les vacances au Brésil. 3-0, c’est comme un très mauvais film d’Hazanavicius, les acteurs ne sont pas obligés de bien jouer jusqu’à la fin.

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D’assez loin, Payet a vu Lloris lui renvoyer le ballon pour réengager. Le sait-il ? Il n’est déjà plus sur le terrain mais sur le tarmac de l’aéroport. Et il n’est pas seul, Deschamps vient d’encenser Guilavogui. Pas loin de lui, il y a deux jeunes Lyonnais un peu perdus. Le premier a rappelé qu’il ressemblait encore à Gourcuff plutôt qu’à Juninho, et le second ne ressemble à rien. Pas loin, il y a un grand défenseur de Valence qui jure à tout le monde depuis un an qu’il mérite de rester, mais personne ne le croit à part ses anciens collègues à la mairie de Fréjus qui s’y connaissent en marquage, mais plutôt sur la voirie. Il y avait aussi l’autre défenseur de Valence, le gaucher rouquin, que tout le monde réclame mais juste quand il n’est pas là. Pas très loin, ça taquine un peu l’anglais entre Frenchies de Newcastle. Debuchy vient même d’apprendre le mot PH en portugais.

Si en Uruguay Didier Deschamps était ravi de troquer une défaite contre un maillot de Suarez, il n’a trouvé aucun Brésilien assez bon pour ce genre d’arrangement, et certainement pas Benzema, qui s’est empressé de chercher la solution collective en chargeant ses coéquipiers de merde qui ne lui ont filé aucun ballon. Le futur Ballon d’or a regretté l’absence de centres. Mais qu’est-ce qu’un centre ? Un ballon envoyé dans la surface de réparation, si possible proprement. Payet était pris, il devait cirer ses propres pompes. Valbuena est un peu plus petit et un peu moins bon sans Ribéry. En fait, tout le monde est nul à chier sans Ribéry. Déjà qu’avec ça casse plus de culs que de briques. Mais avec Thauvin et Kondogbia, ce sera sans doute différent. Payet, lui, s’en branle : il a pris le numéro 7.

Pendant ce temps-là, ils avaient l’excuse d’être fatigués. La saison a été longue. Et que dire de la prochaine.

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