PSG : Le Blanc à trois

Après le Buddha Blanc, le Requin Blanc, voici enfin le premier épisode du petit vain Blanc.

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Il ne sait pas lui-même quand il se fera virer, mais il sait qu’il gagnera une nouvelle fois la Ligue des Champions parce qu’il est toujours le meilleur. Son valet Jean-Louis Gasset a pas dû oser le prévenir pour Bordeaux-Lyon.

Il a quand même dit « merci président pour votre confiance », juste après « ah j’en profite pour dire quelque chose que j’avais oublié dans mon discours. » Le caractère d’un homme, aussi majestueux et mégalomane soit-il, apparaît-il encore mieux lors d’une conférence de presse d’intronisation que face à une trachée artère croate ?

L’histoire retiendra qu’au lieu d’entendre partout qu’il n’est pas l’homme de la situation et que le PSG s’est rabattu sur lui parce que Kombouaré n’était plus libre, le Président a préféré s’amuser du français de Khelaifi, qui lui n’est qu’un président sans majuscule. Après cinq minutes de speech, son ami Nasser a eu le droit à un « Très bien, très très bien » de la part de son nouvel employé (à partir de 43’40) à la limite du foutage de gueule, non pas à la limite.

L’autre président, le Qatari a alors repris la parole dans un français impeccable mais ça suffisait pas : « Bonjour à tous, bonjour à toutes, tout d’abord je félicite le président pour son discours en français. Mon anglais est moins bon que votre français. J’espère que vos discours seront de plus en plus dans la langue de la France. » L’ex Requin Blanc ne parle donc pas encore très bien sa langue maternelle mais ça ne l’empêche pas de dire tout ce qui lui passe par la tête et donc n’importe quoi du moment qu’il peut être arrogant, suffisant, voire humiliant et pourquoi pas à la limite du racisme. Il s’en fout il est Laurent Blanc et en tant qu’entraîneur il a déjà tout gagné ou presque avec Bordeaux et les Bleus. D’ailleurs après ça, Blanc a révélé qu’il était venu plusieurs fois au Parc, qu’il avait vu Khelaifi une fois il y a six ou sept mois, ce qui l’a sans doute aidé à le reconnaître au moment de lui proposer de lui faire gagner le Mondial des clubs l’an prochain.

Mais être Président n’interdit pas d’être malin, même si Debuchy contre l’Espagne ça l’était vraiment pas. Par contre avoir Bernès oui. Du coup Lolo connaissait toutes les questions avant qu’elles soient posées, y compris donc celle sur Debuchy. D’ailleurs personne ne l’a posée, mais il y a répondu quand même. « Il va falloir être audacieux dans le jeu. Je m’en suis rendu compte, parce qu’on apprend de ses erreurs, qu’il vaut mieux être audacieux d’entrée que d’être prudent et essayer d’être audacieux après. » Gasset sait ce qu’il lui reste à faire la semaine à l’entraînement. Le reste, c’est-à-dire parler à Ibra et Cavani, Blanc s’en chargera en souvenir de Nasri. « Dans tous les grands clubs le vestiaire est difficile à gérer. En tant que joueur je faisais partie de ces joueurs puisque j’étais dans de grands clubs. » Modestement. Avec son costume sombre, sa montre énorme et son bracelet power balance, c’était le moment de saluer le travail d’Ancelotti, dont le contrat n’a pas été prolongé et qui va tenter de rebondir au Real. « Surtout on va essayer de fédérer tout le monde dans un projet de jeu qui nous permettra certainement je l’espère d’être meilleurs que l’année dernière. » Ensuite c’était la question d’Alain Vernon sur le libre arbitre, mais tout le monde en avait assez entendu.

Pendant ce temps-là, Blanc a failli concéder sa troisième défaite d’affilée après la Suède et l’Espagne. Mais Poko a raté la balle de break et Ongenda a surgi. Prometteur.

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