Formule 1: Rush hour

Lauda – Hunt. Un duel que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Un film américain de Ron Howard : un réalisateur que les plus de 20 ans n’auraient pas aimé connaître. Pas étonnant que ça n’ait pas donné envie d’aller le voir.

affiche

 

Avec 18 026 entrées le premier jour, Rush réalise donc un bien mauvais démarrage. Pour un film sur des pilotes, ça la fout mal. Quand on pense que la merde Michel Vaillant avait fait 65 225, ça fait même peur.

Avant le duel avec Woody Allen, la Formule 1 avait toujours réservé de beaux duels : Fangio – Farina, Lauda – Hunt, Prost – Senna, Mansell – Piquet, Schumacher – Hill, Grosjean – Grosjean. C’est donc le duel Hunt – Lauda qui est porté à l’écran. Il est vrai que les éléments dramatiques sont alléchants : les années 70, une époque cool et décomplexée, un pilote qui termine toasté comme pain de mie dans sa voiture, un duel entre deux styles et deux philosophies de la vie. Bref c’était déjà du cinéma et c’était quand même plus bandant que les calculs de trajectoire d’Alain Prost.

Reste que le sport auto sur grand écran n’a jamais été particulièrement gâté. On retiendra Le Mans avec Steve Mc Queen. Un film sans scénario qui se résume tout entier à cette course mythique, à la fois personnage principal et scène de théâtre sur laquelle se joue la tragédie. Eventuellement Michel Vaillant, vaguement inspiré de la Bande Dessinée créée par Jean Graton dans les années 50. Un clip visuel produit par l’écurie Besson, avec les qualités (un aspect visuel soigné) et les défauts (un scénario bâclé) de ses productions torchées à la chaîne.  On oubliera surtout Driven de Renny Harlin qui coule sa carrière et celle de Stallone d’un seul nanar. Un film raté, où les voitures volent plus qu’elles ne roulent, où Stallone nous fait un Rocky du sport auto, où Burt Reynolds de retour de lifting joue dans un fauteuil roulant, où Estella Warren est bonne mais naze, où Gina Gershon est bonne mais naze, où le film est naze.

Ici, Ron Howard réalise. On peut craindre le pire vu Splash, Cocoon, Da Vinci Code, etc. Une belle brochette de blockbuster standardisé, un peu mou et sans âme.
Pourtant, il s’en tire mieux que si c’était pire, sans trop en faire. Au moins, vous n’aurez pas la gerbe en sortant, Ron Howard n’est pas un de ces réalisateurs clipesque qui flingue chaque image en la jouant cameraman atteint de parkinson !

L’histoire est belle, le film aurait pu être à chier, il paraît qu’il n’en est rien, comme quoi … En même temps je l’ai pas encore vu et je n’ai plus qu’une semaine puisqu’il plafonne à 240 000.

Retrouvez tous nos articles Formule 1 ici. Vous pouvez même twitter.

Question interdite : Gareth Bale est-il l’escroquerie du siècle ?

Gareth Bale a coûté tellement cher qu’une simple histoire de maillots à vendre ne suffira pas à lui faire raboter le menton ou recoller les oreilles. A-t-on déjà vu un joueur de 24 ans ayant fait si peu ses preuves être acheté à ce prix ? A-t-on déjà vu un nouveau joueur aussi prometteur être aussi mauvais sur ses premiers matchs ? Qu’attendait le Real à part un gros coup de pub ? Pour trouver la réponse il suffit d’enquêter au coeur des autres plus gros transferts. Quitte à déterrer quelques lièvres à l’agonie.

oreilles

Cristiano Ronaldo : En 2009, le Portugal n’héberge plus que des petits minets plein de gel, tee-shirt près du corps dont on s’interroge parfois sur la virilité. Parmi eux on trouve celui qui a failli faire plus qu’effleurer la légende du foot avec son ballon d’or et sa ligue des champions. A l’époque, il a encore ses chances, pense-t-on, c’est pourquoi le Real vide ses caisses pour que Cristiano s’en achète une centaine. Florentino Perez a presque eu raison, puisque tous les portugays d’Ile de France portent désormais un maillot Ronaldo et que son nouveau joujou à mèche marque beaucoup voire énormément de buts. Mais CR a un problème, un problème tout petit mais bien meilleur que lui. Du coup il sera désormais privé de ligue des champions et de presque tous les autres titres. Pas de bol. Pendant cette cette période il a quand même fini par être pas mauvais avec l’équipe du Portugal.

Zinédine Zidane : En 2001, ça fait longtemps que Zidane passe une partie de son temps à être le plus grand, une autre à se faire expulser et une dernière à amasser du pognon. Le Real n’a pas pris un gros risque en lâchant un gros chèque. ZZ ajoutera une ligue des champions qu’il fait gagner par ses propres services. Le reste du temps il branle rien mais on s’en fout c’est Zidane.

Luis Figo : Quand il signe à Madrid en 2000, il ne porte pas la moustache, ne met pas de gel, n’est pas encore ballon d’or, n’a pas brillé à l’Euro 2000 et n’a pas remporté la ligue des champions. Et le Portugal est incapable de confirmer ses exploits de jeunesse. C’est donc un vrai pari même si ça fait un bon paquet d’années que le secret n’était pas très bien gardé : Luis Figo est l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Du coup il gagne tout, même s’il était bien entouré et se refusera à porter la moustache ou du gel. Et le Portugal est resté incapable de confirmer ses exploits de jeunesse.

Zlatan Ibrahimovic : Quand il arrive au Barça en 2009, il a un gros nez, les cheveux longs et sa carrière est déjà derrière lui. On sait de quoi il est capable : gagner des titres nationaux et devenir meilleur buteur. On sait de quoi il n’est pas capable : peser dans les grands matchs et remporter la ligue des champions. A Barcelone, il remporte le titre, ne devient pas meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre l’Inter quand il fallait. Le Barça souhaitait se renforcer et combler le trou laissé par Eto’o. Mais Eto’o avait un Ibra sous chaque ongle. Ibra était donc l’escroquerie du siècle jusqu’à l’arrivée de Gareth Bale. Pourtant à l’inverse du Real, Barcelone était largement prévenu. Pour le plaisir rappelons qu’à Paris, trois ans plus tard, il remporte le titre, devient meilleur buteur et ne gagne pas ligue des champions en ne pesant pas contre Barcelone quand il fallait. Il est donc un peu cher et un peu nul, vu que le PSG visait l’Europe mais il sauve les apparences. Et puis tout le monde était prévenu.

Kaka : En 2009, Kaka n’est plus qu’un cousin éloigné de la star du football brésilien qui a écrasé l’Europe de son talent au milieu des années 2000. Ses performances sont en baisse depuis près de 2 ans. Physiquement il ne tient plus le coup et le peu d’efficacité qu’il lui reste n’apporte plus grand chose au Milan AC dont le décès remonte donc à cette époque. C’est ce moment que choisit le Real  pour recruter Kaka pour un montant légèrement inférieur à celui de Cristiano. Depuis on l’a perdu de vu. Peut-être est-il devenu travelo et call-girl à mi-temps dans un hôtel de luxe de Botafogo. Jusqu’ici l’escroquerie du siècle c’est probablement lui aussi mais là encore ça commençait à se voir.

Rugby, Top 14 : Un Botha de guignols

 Le méchant public n’arrête pas de siffler le gentil Delon Armitage, Bernard Laporte prend sa défense. Arrêtez, on va pleurer. De rire.

vieux

ad Par Gilles Gros-Paquet d’Avants

C’est bien connu, le public toulonnais est champion d’Europe de fair-play. Respect total des joueurs adverses tout au long du match. On entend les mouches voler et même chier pendant les pénalités. On va d’ailleurs souvent faire la sieste à Mayol le samedi aprem. C’est donc fort logiquement que les associations de supporters réclament plus de respect envers leur joueur. Les plus fins lecteurs du Vestiaire auront perçu la pointe d’ironie. En vrai, les seuls buteurs qu’on respecte là-bas, ce sont ceux qui butent des gens, comme Bakkies Butha ou Jocelino Buta. Ça en Delon sur leur mentalité. Et puis des Toulonnais qui s’auto-appellent les Fils de Bretagne n’en sont pas à une contradiction près.

 Mais revenons-en au sujet. Contrairement aux idées reçues, si les 13/14èmes des stades huent copieusement Delon Armitage à chaque fois qu’il touche la balle, ce n’est pas seulement à cause de sa petite facétie en finale de coupe d’Europe.  Ce n’est pas non plus parce qu’il est toulonnais et qu’il est très bon. C’est parce qu’il est toulonnais, très bon, chambreur et que c’est un grand abruti qui a le melon. Le contraste avec son frère Steffon est pour le moins frappant. Ce dernier joue lui aussi à Toulon, il est au moins aussi bon, mais il est globalement très apprécié du public français. L’absence de « chambrage » de sa part ne suffit pas à expliquer une aussi grande différence de popularité. La réponse se trouve bien évidemment du côté de son physique rondouillard et de sa bouille joufflue.  On préférera toujours les gros nounours bien moelleux aux grands escogriffes prétentieux tête-à-claques. A part si le gros c’est Matthieu Bastareaud, bien sûr.

 Et puis d’abord, au nom de quel principe à la con le public devrait-il arrêter de siffler un joueur ? Jacky Lorenzetti nous dira qu’il en est autrement au Racing-Métro-Champagne, mais la raison d’être du supporter qui va au stade n’est pas uniquement la pérennisation de la qualité des petits-fours dans les loges des sponsors. C’est aussi le bruit qu’il fait en tribune, par ses applaudissements, cris, chants, cornes de brume, machines-à-musique-anti-buteur-adverse et autres SIFFLEMENTS. Et qu’on ne nous parle pas de fair-play, il n’y a que Matthieu Lartot pour croire que ça existe ailleurs qu’au billard.

Conspuer un joueur, que celui-ci le mérite ou pas, est le droit le plus élémentaire du supporter. Le jour où les spectateurs se feront racketter 25 € pour se les geler pendant 2 heures une après-midi de février à Oyonnax, voir un match pourri et avoir le droit de se taire, les clubs auront les bourses aussi vides qu’un international français un soir de tournée en Nouvelle-Zélande. En plus, le supporter du rugby est beaucoup moins porté sur l’insulte raciste que son collègue du foot. Attention aux raccourcis : on n’a pas dit qu’il n’y a pas de fachos dans les tribunes au rugby. Simplement, une fois au stade, ils ont le bon goût d’oublier momentanément leur haine de tout le monde pour se concentrer sur celle de Delon Armitage.

 Pendant ce temps-là, il y avait une journée de championnat le weekend dernier. Vous voulez vraiment en parler ? Bon, allez.  Damien Traille veut faire les comptes à la fin de la saison. Nous on les tient à jour et l’ardoise commence à être salée : 7 matchs, 6 défaites. La maison Cap Gemini ne fera bientôt plus crédit. Jonathan Pelissié a décidément une accélération cancellaresque , attention ça va finir par se voir. Du coup, Morgan Parra, qui ne pensait pas devenir has been avant ses 25 ans, demande conseil à François Trinh-Duc. Et le meilleur n°8 du championnat est le même que la semaine dernière, enfin des automatismes qui se créent.

 Retrouvez tous nos articles rugby ici. Vous pouvez même twitter.

 

L’abécédaire du hand : Des Barjots aux tarés (1/3)

Le Vestiaire n’est pas un média comme les autres. Si l’on en croit les commentateurs énamourés, l’absence de diplôme journalistique / de palmarès / de modestie des chroniqueurs en seraient les raisons principales. En proposant un abécédaire plutôt que d’écrire des articles, le spécialiste handball prouve que l’on peut y ajouter l’adjectif « fainéant ».

nk

Par Leo Tseu

Arbitrage : Activité délicate consistant à désigner le vainqueur du match lors du toss. L’aide vidéo est désormais autorisée, mais le pile ou face reste le choix des puristes. L’équipe d’Allemagne 2007 dit qu’elle ne voit pas le rapport. Kiel non plus.

Balić, Ivano : Grand-père Croate ayant pratiqué le plus beau handball vu à ce jour. Ne défendait jamais et coachait à la place du coach pour la Croatie. C’était avant de refuser de répondre aux appels de la sélection. Qualifie gentiment la France de « meilleure équipe de tous les temps » après s’être assuré un mondial et l’or olympique. Les médailles d’argent, bronze, championnats nationaux et les deux titres de meilleur joueur du monde sont en option.

Christiansen, Lars : Grand-père Danois ayant accepté de prendre sa retraite. Son mètre quatre-vingt-deux en fait l’un des plus grands ailiers gauche de l’histoire. À moins que ce ne soit ces 338 sélections nationales, ses 2875 buts en Bundesliga ou ses 2 titres de champion d’Europe.

Dzomba, Mirza : Fils caché de Nino Ferrer, qui le cherche encore. (On aurait pu mettre Dujshebaev mais notre spécialiste ne savait pas écrire son nom, et il ne le connait même pas. On le garde pour la lettre T comme Talant NDLR)

Experts (Les) : Titre autoproclamé, preuve de la modestie à la française. Après les Barjots et les Costauds, certains avait proposé « Les Cerveaux ». Fernandez a-t-il saisi l’ironie ?

Frédéric Volle : De ses propres ailes. Mais pas très haut. Un peu quand même.

Gilles : Dits « Les trois frères ». Équivalent handballistique de la fratrie Tuilagi. Benjamin assure néanmoins ne pas jouer à la femme à la maison.

Hammerseng, Gro : Le handball existe aussi en féminin. Les critères de célébrité étant sensiblement les mêmes qu’au beach-volley, les féministes en ont Gro sur la patate.

Si vous souhaitez que le spécialiste hand soit viré parce qu’il ne semble pas avoir connu Dujshebaev avant qu’il prenne la nationalité espagnole ecrivez-nous sur equipe.vestiaire@yahoo.fr.

 

Ligue 1, 8e journée : L’haleine de Verts

30 journées avant d’accueillir Angers, la Ligue 1 continue à se préparer tranquillement. Ce sera sans Eric Hély. Qui ?

mag

Saint-Etienne a-t-il les armes pour re-gagner ?

Tous les voyants sont au vert, Saint-Etienne n’a jamais été aussi dans de telles dispositions mentales cette saison. 6e, à 3 points du podium, après deux défaites d’affilée : on est bien loin du Saint-Etienne – Toulouse d’il y a deux journées quand la 1ere place leur tendait les bras. Pour le titre c’est déjà terminé et Hamouma ne marque plus, surtout contre Marseille. Une bonne chose de faite. Du coup Bastia va sans doute prendre une volée et tout le monde fera de Saint-Etienne le trublion du championnat.

Qui ira voir Sochaux-Valenciennes ?

A priori, pas grand-monde. Après la démission d’Eric Hely, Omar Daf est devenu entraîneur et sa première décision a été de convoquer un groupe élargi de 18 à 24 joueurs, dont Butin et Roussillon. Si on compte bien, ça fait 26 inconnus d’un coup. En face, Valenciennes arrive avec la pression mais Jean-Raymond Legrand a assuré Daniel Sanchez de sa confiance. Sanchez, Sanchez, mais oui Sanchez, vous savez. Ah non vous savez pas. Genghini était sans doute un peu trop reconnu dans la rue pour cautionner ça plus longtemps.

Montanier prépare-t-il un futur champion de France ?

Avant Daniel Sanchez, à Valenciennes, il y avait Philippe Montanier. Un type très sympa, qui porte vraiment bien le costume, adepte du beau jeu et qui a envoyé grâce à ça la Real Sociedad en Ligue des Champions. Ça a suffi à convaincre Rennes qu’il était l’homme de la situation. Car le club breton veut revivre les belles années où il avait des brutes pour défendre, un passeur pour passer et un buteur pour marquer, plus quelques jeunes du centre de formation, et ça finissait 4e ou 5e. Rennes faisait peur à tout le monde, en tout cas les trois-quarts de la saison, et les choix capillaires des Delamontagne n’y étaient pour rien. 7 journées, trois 0-0, 7 buts marqués, 4 encaissés, ça pue le spectacle à plein nez et Rennes est 5e. CQFD. Vivement qu’ils rencontrent Marseille, Monaco, Saint-Etienne et Paris d’ici décembre, qui ont bien besoin d’une bonne leçon de beau jeu.

En saura-t-on plus sur Lacazette ce week-end ?

Eh non, puisqu’il a réussi à se faire expulser à Ajaccio pour deux cartons jaunes de contestation dans les arrêts de jeu. Dommage, on ne le verra pas pour ce Lyon-Lille devenu comme Loana, moins alléchant les années passant. Mais eut-il fallu le voir pour comprendre qu’il n’a plus marqué depuis son incroyable début de saison à 3 buts en deux journées ? Il faut rester juste : il n’est pas tout à fait nul à chier, juste 8e de L1 avec 3 défaites en 7 matchs.

Battre Lyon, le déclic pour Ajaccio ?

Quelle drôle d’idée. Reims n’a plus gagné un match (quatre nuls) depuis sa victoire à Lyon, Pascal Dupraz n’a pas tout à fait sauvé sa tête en battant Lyon il y a trois journées. Et l’intouchable Real Sociedad s’est découvert de nouvelles ambitions depuis son scalp propre et net de l’ogre lyonnais : jouer le maintien. Trois défaites dont une à domicile en Ligue des Champions, et deux 0-0, généralement ça laisse pas vraiment d’autre choix. Après, si marquer contre Lyon a relancé Salim Arrache, tant mieux pour lui et Ajaccio, ça peut toujours servir et si c’est pas pour le maintien, c’est au moins pour quelques agents l’été prochain.

Thauvin a-t-il bien deux rayures blanches qui encerclent ses cheveux ?

Mais oui, tout à fait. C’est un joueur très intéressant.
Retrouvez tous nos articles foot ici. Vous pouvez même twitter.

Formule 1 : Vettel a pris qui croyait prendre

Vous avez attendu longtemps et vous avez bien fait. Voici enfin un nouvel opus de la formidable saga de notre spécialiste formule 1. Y-aura-t-il un bonne vanne ? Apprendra-t-on quelque chose ? Rien n’est moins sûr, mais au moins dans quelques jours vous découvrirez son analyse du film Rush qu’il n’a pas vu alors qu’il est déjà sorti. A quand la critique de Michel Vaillant sorti en 2003 ?

ru

BR Driven (2)Par Henri Carl

On a parfois l’impression d’écrire toujours le même papier et c’est peut-être vrai. En même temps il se passe toujours la même chose. Serez-vous surpris d’apprendre que Vettel est déjà champion du monde ? Serez-vous étonnés que je vous raconte que plus personne ne pourra le priver du titre, si ce n’est son meilleur ennemi : lui-même ? Mais celui que je taxais de feignasse est, sans trop forcer son talent, toujours là dans les bons coups. Et si vous imaginez que je vais continuer à affirmer qu’il moyen alors qu’il écrase tout, vous avez raison. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 115 points sur les 5 derniers GP, 76 points pour Alonso. Il en est de même pour Red Bull qui sera également primée à la fin de la saison. Quelle est la valeur ajoutée de mon expertise ? Aucune. Je me contente de constater tout en affirmant des trucs indémontrables mais c’est ma patte. Et c’est déjà bien d’en avoir une.

Derrière Raïkko semble déjà ailleurs et pourquoi pas au pays des pizzas et de la Mafia. Alonso-Raïkkonen : une équipe qui aura décidément une belle paire. Celle-là je crois que je vous l’ai faite la semaine dernière. Mais je vais pas mettre 15 jours pour ecrire un article et en plus renouveler mes blagues. Red Bull ne sera pas à la hauteur l’an prochain. Ca aussi je l’ai déjà dit, mais je suis un des seuls à penser que si Vettel reste le champion que l’on connaît, Ricciardo va devoir se faire violence car il tarde à confirmer et ne le fera pas. Ce n’est donc pas lui qui poussera Vettel dans ses retranchements. Si j’ai tort, je risque de devoir manger beaucoup de coquillettes dans les années qui viennent.

Coté tricolore, ca sent le moisi. Pic se fait régulièrement distancer par Van Der Garde depuis quelques courses. Attention au carton rouge. Vergne a du mal et encaisse mal le fait de ne pas avoir été choisi par Red Bull. Comme s’il avait eu une chance. C’est à partir de maintenant qu’il peut faire n’importe quoi. Et Bianchi aura probablement une Sauber l’an prochain : merci Ferrari. Grosjean n’est pas qu’un kamikaze mais n’est pas forcément non plus un champion en puissance.

On a en fait l’impression d’être déjà un peu en vacances et moi au chômage comme à l’époque où je touchais le RSA. L’impression que tout est joué. Que certains comme Massa, Sutil, di Resta ou même peut être Bottas ne seront jamais les champions dont on se prenait à rêver. Que la F1 est un monde cruel, dans lequel Hulkenberg se démène pour marquer avec sa Sauber et pour se trouver un nouveau volant, et où Williams, équipe historique s’il en est, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Pour la peine, on ira voir Rush au cinéma pour se replonger dans la glorieuse histoire de la Formule 1 même si c’est Ron Howard qui tient la caméra.

Retrouvez tous nos articles Formule 1 ici. Vous pouvez même twitter.

 

L’Edito Champion d’Europe : Patrick Bordel

voi

S’il fallait retenir un événement de ce week-end autre que la disparition de Loana, il dépasserait quand même largement le cadre du sport. Car ce week-end pour la première fois le fair-play a été appliqué dans le football. Et pas par n’importe qui, par celui qui fut le plus facho des clubs français : le PSG. Désormais, non seulement il est dirigé par des Qatari, mais en plus son DJ a accepté dimanche de jouer Jump de Van Halen la musique d’entrée des joueurs marseillais. Le public, désormais parfaitement civilisé, a laissé plus de 30 secondes à l’animateur pour changer de disque avant de le déporter dans une chambre à gaz.

Et comme le club parisien est décidément pour la paix entre les peuples, il avait envoyé à Nice l’un de ses émissaires les plus brillants pour prêcher la bonne parole et saluer le nouveau stade. Patrick Bruel est donc venu anoner une énième resucée de Place des Grands Hommes. Les spectateurs ont bruyamment apprécié l’artiste sans même employer le mot « avidité » ou « cupidité » car ils ne le connaissaient sans doute pas. Patrick Bruel a apprécié son chèque. Si les clubs ont des couleurs, l’argent n’a pas d’odeur.

Pendant ce temps-là le Vestiaire a découvert le plus grand spécialiste basket de tous les temps qui avait annoncé le parcours de l’équipe de France. Pour lire et relire sa prose rendez-vous ici, car une fois de plus le Vestiaire l’avait dit.

 

 

Finale France-Lituanie : Château Pietrus

Avant-dernier article de notre génial chroniqueur Djelil sur l’Eurobasket. Avant la demie il avait tout annoncé. Une nouvelle fois dans un style qui n’appartient qu’à lui il nous raconte d’obscures histoires d’intérieurs et d’extérieurs. Que ceux qui nient l’existence de Michel Gomez et d’Arvydas Sabonis s’abstiennent.

sabonis

Par Djelil Adjaho

urs (2)

« Notre Euro. » Si Boris Diaw savait lire et écrire c’est probablement ainsi qu’il titrerait le livre qu’il publiera après sa retraite internationale. Messieurs, Dames, ce soir nous jouons la finale de l’Euro et pour l’occasion mon rédacteur en chef a accepté que j’écrive ce genre de fadaises avec des « Messieurs Dames« . Ce soir nous jouons la finale face à un outsider qui se retrouve là par miracle. Mais un outsider qui nous avait bien torché en phase de poules à cause de divers problèmes urinaires sans doute mais aussi sur les lignes arrières. Nous ne citerons pas de noms.

Il serait faux de croire qu’après avoir battu l’Espagne, nous sommes automatiquement champion. D’abord car le règlement ne l’autorise pas et oblige même à jouer un match de plus. Ensuite car l’Espagne a certes un bon jeu extérieur mais leur stratégie était de s’appuyer sur le jeu intérieur et le cas échéant sortir pour les tirs à 3 points. Stratégie totalement ridicule puisque Tony Parker était sur le parquet. Cette fois nous sommes face à une équipe qui joue beaucoup plus sur ses lignes extérieures donc Parker- Batum- Gelabale ( si sa cheville tient et qu’il a le temps de prendre quelques leçons de basket)- Diot and co devront s’activer sur les rotations afin d’empêcher les lignes arrières de prendre leurs positions préférentielles, et surtout ne pas forcer les écrans posés par les adversaires mais tout faire pour passer au dessus car le moindre espace leur permet de dégainer. C’était la phrase la plus longue du monde, mais si vous l’avez suivie jusqu’au bout alors vous êtes capable de regarder France 2 ce soir.

 A l’intérieur, on peut rivaliser avec eux sachant qu’avec ce sentiment de médaille d’or qui nous pend au nez, nos tiges que sont Ajinca et Petro seront assez intelligents et motivés pour ne pas commettre de fautes stupides. Motivés c’est sûr pour intelligents on ne va pas leur demander l’impossible. Certes Kleiza n’est pas all star NBA comme Marc gasol. Certes il n’a pas la moustache de Sabonis mais c’est un pivot très technique et très intelligent. Comme quoi on peut avoir été soumis au communisme pendant 70 ans et ressembler à un Américain.

Ce soir le facteur X sera Nicolas Batum. Rien à voir avec du porno postal. S’il rentre ses tirs, on gagnera ce match car nous le savons, la génération TP, emmenée par Boris Diaw et Flo Pietrus vont tout donner. Celle d’Abdul-Wahad n’avait rien à donner.  Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, ma bouteille de champagne est déjà au frais et je me penche déjà sur la saison NBA à venir.

Handball : Du monde aux Balkans

Avec 500 000 licenciés et l’expertise du Vestiaire, le handball a pourtant de quoi mobiliser un large lectorat. C’est oublier que, quand ils ne deviennent pas aveugles, les pratiquants n’en restent pas moins analphabètes. Mais qui lit donc les articles rugby ?

hetre (2)

Par Leo Tseu

Espagne : la guerre de récession. On vous aurait bien annoncé un duel au somment en Espagne entre le FC Barcelone et l’Atletico Madrid (ex Ciudad Real), malheureusement le second club a fait faillite tel un vulgaire Copenhague, ancien nouveau riche reclassé parmi les nouveaux nouveaux pauvres. Le Vestiaire vous l’avait déjà dit : c’est la crise en Espagne. Si le FMI nous a devancé pour le scoop, ses recommandations on été suivies de trop près par certains clubs. Le gel des salaires a grandement encouragé la flexibilité de l’emploi en Liga Asobal : c’est le Medef qui est content. Les arrivées se limitent donc principalement à Barcelone, futur vainqueur du championnat, avec les recrutements de Nikola Karabatic et du Macédonien KirilLazarov. Pas de quoi en faire une salade. Bison futé annonce cependant une journée rouge dans le sens des départs. Aguinagalde part vers Kielce, Gojun arrive à Paris et Balic file préparer sa retraite à Wetzlar. Barachet est indécis : il jouera l’an prochain pour Saint-Raphaël, où il est en réalité prêté pour un an par le PSG Handball, qui a signé le joueur sans contrat depuis la liquidation de l’Atletico Madrid. Logique.

 Allemagne : à Kiel dis-tu ?  De tout temps le championnat Allemand reste le plus relevé. Le plus dangereux aussi, la faute à certains bouchers semblant prêts pour relancer l’offensive Nivelle, voire pour jouer à Brax. Malgré les départs d’Omeyer et Narcisse, l’armada de Kiel reste une des mieux équipée en chars panzer. Elle peut compter sur le talent de Filip Jicha, la mèche blonde de Palmarsson, ainsi que sur la rigueur allemande de Christian Zeitz dans la distribution de tatanes. Vori et Krauss partis, Hambourg pourra encore faire illusion avec Hens et Duvnjak. Ce dernier se barrera pour Kiel en 2014-2015 et il faudra alors recruter mieux que Kentin Mahé et Dominikovic pour jouer les premiers rôles. Torsten Jansen promet d’accueillir chaleureusement tous les nouveaux arrivants. Rhein-Neckar Löwen, c’est un peu le Dortmund du handball : des joueurs moins médiatiques et des noms impossibles à écrire. Ah, on me signale que c’est le cas de l’ensemble de ce sport. Disons alors que les lions peuvent compter sur le bras de Uwe Gensheimer et la gestion de Guomundur Guomundsson. Nos envoyés spéciaux nous signalent que Niklas Landin Jacobsen garde heureusement mieux ses buts que les Danoises ne protègent leur vertu. Flensburg et Berlin tenteront eux de jouer les trouble-fête.

Tomber du Balkan.  Le handball, c’est aussi l’occasion pour les grands et les petits de réviser leur géographie. Celje, Gorenje, Kielce, Kolding, Skopje, Thoune, Aalborg, autant de figurants de ligue des champions qui animeront des championnats nationaux dont on ne vous parlera pas. Les férus d’histoire pourront également revoir leur chronologie de l’explosion du Bloc de l’Est : mais pourquoi donc le RK Zagreb (et ses 22 titres nationaux) n’est jamais parvenu à remporter le championnat Croate avant 1991 ?

  Milosevic, Tudman et Gotovina ont bien une idée. VeselinVujovic a préféré se concentrer sur le handball : La Haye n’évoque pour lui qu’une destination de vacances, ou une sonorité de plaisirs nocturnes.

Ligue 1, 7ème journée : L’affaire bohème VA

Pas de chance, il n’y a même pas une semaine de battement entre deux journées cette fois-ci.

cecifoot

Recevoir le PSG après 5 défaites est-il bon pour Valenciennes ?

Certes, Valenciennes n’a marqué qu’un but en cinq matchs. Certes, il vient de perdre 4-0 en croyant qu’un nouveau stade et Patrick Bruel faisaient de Nice autre chose que Nice. Evidemment, Grégory Pujol a une date de péremption. Mais Daniel Sanchez ne va pas passer sa saison à justifier la carrière de Le Tallec. Il s’est déja plaint du recrutement de son président, il a même aligné Nguette, que peut-il inventer de plus ? Un 5-4-2 y a pas le droit. Cela dit, une charnière Angoua-Rose non plus.

Dit-on Poundje, Poundjé ou Schpountz ?

Vous ne le connaissez sans doute pas, et vous l’oublierez peut-être aussi vite que Triaud oubliera Gillot. Maxime Poundjé est un jeune défenseur latéral de Bordeaux qui est en passe de faire oublier Florian Marange, qui lui-même a été oublié par son nouveau club. Il a 21 ans, une formation à Bordeaux, un prêt à Nîmes en National il y a deux ans et une honnête carrière pro qui se résume à 12 matchs. Et depuis dimanche, il a aussi à son actif une passe en retrait trop courte pour Carrasso qui a permis à Lorient, si on résume, de revenir de 1-3 à 3-3. Il fallait bien quelqu’un sur le terrain pour se prendre la tête pleine de remords dans les mains à la place de Marange, et c’était lui ou Bréchet, on peut pas mettre tout le monde sur le banc.

Saint-Etienne veut-il vraiment le titre ?

D’après nos informations, cinq équipes sur cinq n’avaient pas trouvé difficile de ne pas perdre contre Toulouse jusque-là. Il a fallu que ça tombe sur Saint-Etienne, le soir où une victoire les aurait mis seuls leaders à 15 points, après avoir mené 1-0. Ca arrive à toutes les grandes équipes de déjouer juste après l’heure de jeu et de prendre deux buts en douze minutes à domicile contre un relégable sans que Mevlut Erding ne parvienne à arracher l’égalisation. Il ne faut surtout pas croire que c’est une habitude de se chier dessus et que le Vestiaire l’avait dit : Sainté est quand même le tenant du titre de la Coupe de la Ligue.

Faut-il arrêter avec Jordan Ayew ?

Sans doute. 22 ans, 100 matchs de L1, 13 buts, 13 jaunes, 1 rouge. Il est vrai qu’il vient de marquer son premier but en Ligue des Champions, un penalty à la 94e minute pour revenir à 1-2. Mais il était pas mal tiré.

La question interdite : Qui de Cavani, Falcao ou Ibra a les plus longs cheveux ?

Ceux de Cavenaghi étaient aussi gras. Surtout gras, en fait.

Petitmaiscostaud

Faut-il avoir eu une panne de faisceau Canal + ou avoir préféré secrètement regarder Parker devenir un mec bien qui aime sa patrie pour éluder LA question du dernier dimanche ? C’était un PSG-Monaco avec une constellation de stars, si on veut bien considérer que les stars du moment sont effectivement colombiennes, suédoises, portugaises, uruguayennes et greffées du foie. Bizarrement pour ces dernières stars, la greffe ne change rien quand ils jouent dans l’axe.

Mais trêve de perte de temps avec les problèmes défensifs qui obligeront Monaco à recruter l’an prochain, c’est devant qu’était le spectacle et les questions auxquelles répondre. Il restera pour les annales qu’Ibra a marqué d’une prise de kung-fu qui aurait tout aussi bien pu démonter la gueule du gardien, que Falcao s’est vautré la gueule en pleine surface parce qu’il le fallait sur un centre pour marquer un but, que Cavani a eu les occasions de faire gagner au PSG le premier choc auquel il participait et qu’il ne l’a pas fait, et que les journalistes parisiens de L’Equipe ont trouvé Paris bien meilleur.

A-t-on appris quelque chose ? Oui, que le Paris de Blanc est capable de faire des résultats de merde dans les matchs où il ne faut pas. Et qu’il possède deux buteurs d’exception : un qui fait quelques exceptions à partir des quarts de Ligue des Champions, l’autre quand ça commence à ne plus ressembler à Naples. Mais quel(s) talent(s) face au but, surtout ce Cavani qui frappe fort et dans le cadre en Ligue 1, il rappellerait presque Cvitanitch. Et en plus ils adorent jouer ensemble, alors qu’à Monaco Falcao doit se démerder avec Obbadi. Et dire qu’Ibra et Cavani sont dans la fleur de l’âge. Falcao est peut-être bien la star qu’on annonçait, vu comme ça.

Si Lavezzi continue à être le meilleur ce soir, ça commencera à devenir franchement inquiétant. Pastore fait peut-être chier son monde, mais quand Blanc se rendra compte qu’il a besoin qu’il revienne, ça va faire drôle.


Ligue 1, 6ème journée : Un Puel dans la main

Comme chaque semaine désormais voici les matchs dont il faut le moins en avoir rien à foutre.
bbp

 

Nice mérite-t-il un nouveau stade ?
Les quinze mois écoulés remettent au jour une vérité : quand une équipe croit son entraîneur, ça marche mieux. Surtout quand c’est Puel. Il est toujours le même : il court plus longtemps que ses joueurs, il porte le costume comme s’il avait été champion de France avec Monaco, il emmerde son président. Sauf que là son président s’en fout. Du coup, il redevient capable de tout : qualifier Nice pour une Coupe d’Europe sans Guillou, révéler un Argentin acheté moins d’un million pas seulement une saison mais une saison et deux mois, ce qui est très différent, révéler un Belge passé par Eupen, Maastricht, Westerloo et La Gantoise, faire parler des Bleus à Digard dans la presse, et le tout en faisant jouer son fils sans que personne ne dise rien. En même temps il est arrière droit, personne le sait.
Gomis est-il plus vicieux qu’Aulas ?
Recruté dans les dernières heures du mercato, Gomis n’a pas tardé à séduire Rémi Garde, qui le titularise comme s’il avait crevé d’envie de le faire tout le mois d’août. Mais, Prud’hommes étant mère de sûreté, il ne le pouvait pas. Pourtant, ça marche : Lyon redevient un candidat crédible au titre après deux 0-0 de suite contre Rennes et au Bétis Séville. Entre séances de psy avec des journalistes et trois déjeuners avec des huissiers, Gomis a même tiré une fois sur la barre et Grenier était là. Briand aussi est revenu. C’est plus du tout la même chose. Nantes va comprendre sa douleur.
Lorient deviendra grand ?
Ce n’est pas que Jouffre ait tellement progressé au contact d’Aboubakar, ni même qu’un seul de ces deux joueurs ne dise vraiment quelque chose à quelqu’un. Et pourtant, ils s’apprêtent ce week-end à réaliser un vieux rêve encore interdit la saison dernière, quand Bordeaux venait gagner 4-0 au Moustoir. Mais aujourd’hui, même le nom du stade lorientais effraie Gillot et ses hommes, puisqu’il convient de ne plus les appeler joueurs, ni équipe. Perdre contre l’Eintracht Frankfort 3-0 obéissait à une forme de bienséance des années 40 aux années 80, mais aujourd’hui, cela veut juste dire que Gouffran était effectivement important avant qu’il ne parte. Mais Diabaté fait l’affaire, pas de problème. Et Sertic fera un super capitaine. Gillot aura-t-il le temps de le voir ?
Lille saura-t-il ne pas gagner à Sochaux ?
Sochaux est dernier, nul, vient de perdre à Nantes . En fait ils ont juste secoué Lyon avant de perdre. Mais Lille c’est balèze, ça vient de perdre contre Nice à domicile, Mavuba c’est moins fort que Gueye, Rodelin ça fait chier, Balmont est cramé, la défense est pourrie, on sait plus du tout ce que ça vaut. Même la blessure de Ryan Mendes, le Cap Verdien, leur pose un problème. L’an dernier ils en parlaient à peine pourtant c’était pas un grand Lille. Des nouvelles de Marvin Martin ?

Top 14, Brive : Mon voisin Sisaro

Le meilleur troisième ligne centre de ce début de championnat est le pire de l’année dernière, il joue à Brive et en plus il pourrait partir  et même rester. Le rugby était déjà un sport compliqué mais là on n’y comprend plus rien.

tovoi

Par notre spécialiste Gilles GP

Après un passage mollasson à Toulon, une année en pantoufles à Lyon, suivie d’une saison en dents de Sisaro à Bordeaux-Bègles, le fidjien Koyamaibole a enfin décidé de croquer la vie à pleine dents, et pas seulement celle de ses adversaires.  C’est donc à l’âge déjà respectable de 33 ans qu’il a compris qu’il a le potentiel pour être autre chose qu’un gigantesque cimetière à poulets-curry-coco et un rugbyman poussif. Mieux vaut tard que jamais ? « Pour un Fidjien, il est incroyablement en avance », nous souffle Guy Novès en jetant un regard ému sur  le landau pour bébé-baleine qu’il avait fabriqué pour l’entrainement de Rupeni Caucaunibuca.

L’idole déjeune . Au mépris de toutes les coutumes de son pays, brisant la tradition millénaire des Hommes-Gros, trahissant l’esprit du Dieu-Poulet, Sisaro Koyamaibole a décidé de redevenir un joueur professionnel digne de ce nom. La sociologie nous dit que la peur de priver 42 frères et sœurs d’un revenu confortable dans le pays sous-développé que sont les îles Fidji est un remède puissant contre la flemme (doit-on déporter la famille de Matthieu Bastareaud ?). Alors « Sisa » s’est souvenu de ce jour de coupe du monde 2003 où il avait éparpillé le XV de France alors qu’il n’était encore qu’une jeune boule. Il s’est dit que Jérôme Thion ne s’était pas franchement amélioré depuis et qu’il pouvait le refaire. Son nouvel entraineur, Didier Casadei, a fait appel au grand Manitou pour le sortir de table. Sisaro a perdu une bonne quinzaine de kilos pendant l’été, ce qui, selon les estimations, correspond à environ 1 à 2 % de sa masse initiale.

Chicken Run. En 6 journées de championnat, il a davantage couru que toute sa famille sur 5 générations. On l’a vu tenir le ballon à deux mains devant lui, tête haute, faire une feinte de passe, prendre des intervalles, se relever des regroupements en moins d’une minute… inimaginable il y a un an. On l’aurait même aperçu faire un débordement de 40 mètres et servir impeccablement son ailier Voretamaya pour un essai imparable il y a quelques semaines contre le Stade Français. Jérôme Porical refuse de confirmer. Les charges dévastatrices de Sisaro sont pour beaucoup dans la bonne tenue du pack briviste. Il est l’arme de destruction massive dont le CAB a besoin et dont l’Union Bordeaux-Bègles avait besoin l’an dernier, pleurniche Raphaël Ibanez.

Pendant ce temps là, en Angleterre, le geste de Manu Tuilagi est un véritable coup de tonnerre dans le ciel tout bleu du sport professionnel. C’est avec un courage héroïque qu’il a refusé de continuer d’être complice d’un système totalement aseptisé, où les sportifs-objets sont n’ont le droit de s’exprimer que pour vendre du jambon de merde ou des produits dopants, où les hommes politiques sans scrupule récupèrent leurs exploits pour faire oublier leur bilan. En tant que citoyen du monde, Manu Tuilagi a pris ses responsabilités et a exprimé son profond désaccord envers la politique de la lâcheté menée par David Cameron sur la question syrienne.  Ou alors, il a simplement confirmé qu’il est complètement débile, à vous de voir.

Retrouvez tous nos articles rugby ici

France-Espagne : Essence ou Gasol ?

Parfois on se demande si notre expert, l’ultracompétent Djelil ne devrait pas coacher lui même l’équipe de France. Mais il a choisi le journalisme, dans la vie il y a toujours des gagnants et des perdants. N’est-ce pas Goran Dragic.

dub

Par Djelil Adjaho

On aurait pu démarrer cet article triomphal par un bal Dragic à Ljubljana. Mais la qualification en ½ finales de l’Euro étant acquise comme le Vestiaire vous l’avait annoncé par ma plume, nous ne ne parlerons pas davantage de l’excellent niveau défensif affiché par les bleus hier soir. Car il faut dès maintenant tout oublier, sinon Ajinca serait en NBA dans deux semaines et épouserait Nabilla dans trois. La NBA parlons-en, puisque se présente le second Game 7 (prononcer seven) des finales NBA.  Deux matchs 7 d’affilé, on n’avait pas vu ça depuis le mois de Juin avec le Heat face aux Pacers  puis le Heat face aux Spurs, voire Tony sur Eva, puis Tony sur Axelle.

C’est le match attendu par tout un peuple, enfin surtout par ceux qui ont connu l’existence de Stephane Ostrowski et Jimmy Verove. Ce peuple qui n’a toujours pas digéré la paella dégueulasse ingérée en ¼ de finale des JO l’été dernier. Il arrive parfois d’en manger des aussi mauvaises à Barcelone sur le Port olimpic. Pourtant, même si la bouffe est pas toujours fraîche on serait tenté de croire que c’est bien notre meilleure opportunité d’atteindre les finales.

Certes, l’Espagne vient d’humilier la Serbie, comme seul le Tribunal Penal International avait su le faire jusqu’ici. Serbie qui nous avait également mis à l’amende lors du match de poule du 2nd Tour. Néanmoins, cette équipe d’Espagne bien que ronflante, compte 2 joueurs clés absents cet Euro, Juan-Carlos Navarro devenu trop vieux pour ces conneries et Pau Gasol qui a le même âge, pour ne citer qu’eux. Attention, place maintenant au passage technique de l’article : on a donc une chance de faire jeu égal non seulement à l’intérieur mais également sur les lignes arrières car nos arrières ailiers sont athlétiques mais ont également quelques centimètres de plus que les leurs. Ce match se jouera donc à l’expérience.

Qu’est ce que l’expérience ? Un peigne pour les chauves ? Trois connasses latinas dans le pieu de Tony Parker ?  Non, ce n’est pas parce que la France n’a pas joué contre Team USA lors des deux dernières finales de JO ou en finale de championnat du monde en 2010 qu’il faut se dire qu’elle en a pas. Bien au contraire, on apprend plus de ses défaites que de ses succès par moment. Et la France a donc beaucoup d’expérience, croyez-en ces superbes légendes publiées sur notre site.  Depuis le temps où il enchaine les déconvenues, Vincent Collet doit savoir quelle est la tactique à user pour battre les Espagnols à part leur filer des moules avariées. Si j’avais son salaire et son statut, avec autant d’années comme sélectionneur ce serait le minimum. Les joueurs seront eux surmotivés comme d’habitude et je pense qu’on aura un match encore plus intense que face à la Slovénie.

Quant à moi, n’en déplaise à mon rédacteur en chef,  je vous donne rendez-vous en finale, car après avoir battu la Slovénie chez elle et l’Espagne, je ne vois vraiment pas ce qui nous empêcherait de soulever le trophée, sachant qu’avec la victoire d’hier soir, nous avons déjà validé notre participation au championnat du monde de basket l’été prochain en Espagne justement. Et comme j’en ai l’habitude, je terminerais avec une formule pourrie dont j’ai le secret pour encourager mes compatriotes : « A vos drapeaux et foulards ». C’est bien bien naze non ?

 

OM – Arsenal : Au petit Gunner la chance

C’est l’effet Ozil : l’OM a raté ses occasions d’ouvrir le score

gir

C’est la sensation de cette première journée de C1 : Giroud aimerait marquer Arsenal comme Henry et Van Persie. Cela suppose deux préalables : marquer beaucoup de buts et bien sûr que Van Persie ait marqué le club comme Henry. C’est à croire que Giroud n’a signé un pacte avec Wenger que pour avoir droit d’ouvrir sa grande gueule dans l’Equipe sur ses ambitions, sa grande gueule, ce nul de Benzema en équipe de France ou sa belle petite gueule. Mais il faut lui rendre hommage : il a servi à marquer le deuxième but de son équipe. Un appel à gauche et Ramsey a pu tranquillement aller marquer plein axe. Sans le concours de Lucas Mendes, qui a marqué à la culotte Nkoulou qui lui-même marquait Giroud, rien de tout cela n’aurait été possible : le foot est bien un sport collectif.

C’est bien le rôle de la Ligue des Champions de révéler les grands joueurs qui méritent de la jouer, du moins en février. Ainsi, que la tête suicidaire en pleine surface qui retombe sur Walcott seul pour ouvrir le score soit l’œuvre de Morel n’est pas ce qu’on appelle un pur hasard. Pas plus que le compteur but bloqué à zéro de Gignac, les jolis dribbles chaloupés et très utiles de Payet, la belle rentrée très décisive de Thauvin et le joie démonstrative de Jordan Ayew après son penalty qui permettait à l’OM de marquer le but du 1-2 alors que le temps était fini. Sans doute l’importance du but à l’extérieur avant le retour, ou un truc comme ça. Sinon, il y avait Romao, Imbula et quelques inconnus sur le banc du côté marseillais, et même Flamini mais en face. A l’OM ça tripote sacrément bien la balle, s’ils ne jouaient pas arrêtés ils pourraient même faire de belles choses mais Valbuena court pour tous les autres, alors à quoi bon. Et puis comment s’admirer si on court aussi pour défendre ? Du coup c’était un assez mauvais match et Marseille est éliminé. Mais Wenger aime la politique de recrutement de l’OM et il lui prédit le meilleur pour l’avenir. On pourrait croire à un foutage de gueule mais il a suffisamment prouvé sa compétence en la matière.

Pendant ce temps-là, Higuain est une star. Vive le Calcio, vive Dortmund et vive les prochains Père Noël européens que le Vestiaire prépare.

Slovénie-France : Destin Dragic

« Ce soir on gagne ou on gagne » nous a écrit notre génial pigiste Djelil pour résumer son état d’esprit et sa motivation. On lui a rappelé qu’un journaliste ne pouvait pas être un fan même si David Cozette semble content quand Boris Diaw prend un rebond, il doit pas être content si souvent, et triste quand Petro est nul. Il est souvent triste du coup. Voici quand même l’expertise du jour.

tk

Par Djelil Adjaho

Il est des soirs où même sur le Vestiaire on n’a pas envie de se foutre de la gueule du monde. On irait même jusqu’à crier « Allez les bleus » comme un être humain qui aurait abusé de merguez moutarde. Mais on est au basket, pas au foot et le basket ça n’intéresse pas grand monde quand on évoque la NBA alors quand il s’agit de l’équipe de France n’en parlons pas. Ou si parlons en quand même.

Ce soir si on gagne, les médias ne manqueront pas d’envisager une énorme performance de la bande à Parker, rien de sexuel cette fois.  Dans une arène estampillée made in Slovenia, sans les putes qui vont avec apparemment, c’est plus qu’un test pour les bleus, c’est digne de l’intensité d’un match 7 des finales NBA. Pas le temps de vous expliquer mais vous voyez un peu le truc. Oui la Slovénie, pays hôte de cet Euro, avec son meneur superstar NBA, pas encore décédé dans un accident de voiture, Goran Dragic et ses shooteurs à longue distance, sera soutenue par l’immense majorité des spectateurs ce soir. Mais ne nous y trompons pas, ce soutien masque l’énorme pression qu’ils auront sur leurs épaules. On peut déjà imaginer que d’entrée de jeu ils seront très agressifs et iront assez fréquemment au contact, pas grand chose de sexuel probablement.

Fini les discours à la con sur la concentration et la motivation, il va falloir montrer votre vrai visage des bleus s’ils en ont un. Voici le mode d’emploi pour ceux qui n’y connaissent absolument rien. Le problème c’est qu’ils ne vont pas comprendre. Tant pis. Pour battre cette équipe, il faudra empêcher les pénétrations de leur meneur star. Rien de sexuel évidemment là non plus. Il faudra être malin quand il s’agira de provoquer les fautes et avoir des lancers francs : «  message à l’attention de Alexis Ajinca ». Il faudra se déplacer rapidement sur les lignes extérieures afin d’empêcher les tireurs slovènes de prendre leurs positions préférentielles et confiance en eux. Ca c’est une annonce pour Tony, Nicolas et Gelabale (il ne mérite pas son prénom car c’est celui de Jordan). Je cite les arrières mais les intérieurs auront eux aussi fort à faire, car dans le même temps où ils devront éviter les fautes stupides (Alexis, Johan Petro…), il faudra capter le maximum de rebonds, car ce sera là aussi une des clés de notre victoire. Et oui, j’ai osé dire notre.

Allez, même si mon rédacteur en chef ne supporte pas de lire ce genre de débilités à la première personne du singulier, dans mon for intérieur, je sais que les Bleus ont largement de quoi battre cette équipe mais si nous avons un jour off (comme face à la Serbie) alors finie la compète. Par moment, je fais des incantations et je me dis que les Bleus sont en mode Espana, en ce sens qu’ils jouent les phases de poule comme s’ils rodaient le moteur de leur bécane et dès qu’ils passent en phase à élimination directe, c’est un visage beaucoup plus agressif et efficient qu’ils montrent. 

PSG: Pour le meilleur et pour le Pirée

 Les entraîneurs du PSG ont tous dit que Thiago Motta était leur meilleur joueur, mais l’un d’entre eux pensait-il qu’un jour ce serait vrai ?

psgom

Les premiers soirs de Ligue des Champions sont toujours instructifs. Non en fait ils le sont jamais mais pourquoi ne pas le croire. Ainsi le Real fait peur à l’Europe entière, et c’est sans doute plus lié au 6-1 qu’à la première mi-temps de merde où Galatasaray a failli marquer 3 fois. Mais qu’importe, Ancelotti est l’homme qu’il fallait à la Maison Blanche pour la decima. On a encore une dizaine de poncifs de ce genre en stock, dont une vingtaine sur Bale, mais mieux vaut les garder, la saison sera longue.

D’un poncif à l’autre, un club grec vaut bien un club turc. Une mi-temps à s’étonner qu’un Slovaque tripote les fesses à toute la défense brésilienne du PSG, une autre à s’extasier devant la force de frappe sur les coups de pied arrêtés parisiens et le tour est joué : Paris a gagné 4-1. A partir de là tout devient clair, Paris est effectivement candidat à la victoire finale, Laurent Blanc a réussi son premier test, son 4-3-3, enfin celui de Gasset, est la trouvaille de l’année, et tutti quanti : Makélélé sait parler aux joueurs, Marquinhos est la nouvelle pépite, Laurent Robert était un grand joueur, CQFD. A quoi bon jaser sur Ibra qui ne marque pas, sur Cavani pas très bon, sur Marquinhos qui a pris un petit pont avant de marquer son but qui sert à pas grand-chose, et sur Lucas qui dégage le plus vite possible du terrain ? Pardon, il était blessé, et c’est vraiment dommage parce qu’il avait tenté un dribble. On n’est qu’en septembre, c’est bien trop tôt pour s’inquiéter parce que Matuidi n’est plus du tout à son niveau depuis le début de saison ou que Lavezzi est quasiment le meilleur. En même temps c’était facile pour lui, il avait pas à défendre sur le terrible Mitroglou.

Tout ça donne vraiment envie de se plonger dans cet OM-Arsenal. L’an dernier c’était pas l’OM mais Montpellier, par contre c’était globalement le même Arsenal. Et Arsenal avait gagné, et Giroud avait marqué. Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser faire si on veut vraiment jouer la C1, même pour Elie Baup. C’est probablement l’heure de Payet. Ca fait peur, mais à qui ?

On suivra aussi avec attention les débuts de Lyon. Ah bah non.

Sinon tous les autres ont mis 3 ou 4 buts à part la Juve, et tous les autres c’est les quarts de finaliste. C’est bien la Ligue des Champions. On se rappelle en mars.

Ligue 1 : Gomis sert aux comptes (1/3)

Quinze jours à peine que le Mercato est fini et les clubs commencent déjà leur liste au Père Noël. Mais comme il n’existe pas il sera bien difficile de se débarrasser d’un gros Gomis contre un chèque tout aussi trébuchant. Voici comme chaque année en septembre le récit de la saison à venir. Aujourd’hui place à ceux qui en ont mais qui ne savent pas toujours s’en servir.

etoile

 

Ils ont du fric et ça leur est bien utile

PSG : Une saison pleine de suspense les attend. Qui de Cavani ou d’Ibra arrêtera en premier de faire des passes décisives à l’autre ? Pastore connaîtra-t-il sa cinquième éclosion ? Lucas mourra, mais quand ? Champion ou pas, tout le monde sortira tout Blanc de cette histoire.

Monaco : Le pognon a mis deux ans à faire de Paris un beau champion de France. Falcao ne serait pas Falcao si ça ne prenait qu’un an, surtout avec Abidal dans l’axe. Mais sans la Ligue des Champions, qui pourrait s’en rendre compte ?

Ils ont du fric mais ça leur sert pas à grand chose

Marseille : Ils ont piqué tous les Lillois, même ceux qui n’étaient pas vraiment Lillois. Ca coûte cher, mais ça peut renforcer l’équipe, l’expérience d’un beau 4e de phase de poule de Ligue des Champions de la saison dernière. Il vaudrait mieux se qualifier pour les 8e et finir sur le podium, sinon il n’y aura que des Lorientais l’été prochain.

Ils ont du fric mais ça ne sert qu’à leur président

Lyon : Rappelez-vous, Lyon c’était Coupet – Réveillère, Cris, Caçapa, Abidal – Tiago, Essien, Juninho – Govou, Benzema, Malouda. Ou quelque chose du genre.

Ils ont du fric mais ils ont acheté Martin, puis Payet, puis Thauvin qu’ils ont vendu

Lille : Thauvin n’a pas voulu rester, et c’est toute la question : faut-il lui en vouloir ou le comprendre ? Le problème, c’est que lui-même ne le sait sans doute pas. Alors comment Mavuba saurait si Marvin Martin va faire les passes dans le bon sens pour sa 2e année ? Sinon Kalou se débrouillera tout seul, mais en fin de saison ça n’avait pas suffi alors qu’il y avait Payet pour l’aider.

Ils ont du fric mais ils n’en auront plus et cette fois sans Claude Bez.

Bordeaux : Trop de bons joueurs, voilà un problème que Bordeaux n’a plus. Il n’a plus vraiment de joueur d’ailleurs puisque Plasil a été prêté à la dernière minute. Pas à un hôpital psychiatrique parce qu’il affirmait avoir connu Blanc et joué un quart de C1 en léchant un maillot 2009-2010, mais en Serie A, ce qui n’est pas mieux. Du coup Saivet va devoir sauver la patrie avec Diabaté. Mais oui.

Formule 1 : Laffite fucking

Une semaine après Monza notre spécialiste F1 a enfin réussi à écrire quelques lignes, preuve, s’il en fallait, de sa compétence sans limites. Mais a-t-il au moins compris que Vettel avait des chances de devenir champion du monde et que Raikkonen ne signerait pas chez Red Bull ? Rien n’est moins sûr.

p+s

BR Driven (2)Par Henri Carl

Vettel a donc encore gagné et l’on se croit revenu au temps du grand Schumi. Ah merde c’était mon accroche après Spa, manque de bol elle marche encore pour Monza. Et en plus donner des résultats qu’on a vu partout il y a une semaine c’est pas vraiment ce qu’on attend d’un expert. Mais en suis-je vraiment un ? Pour le savoir, il suffit de lire mon évaluation de Vettel.

On voit mal ce qui va maintenant le priver du titre hormis un astéroïde, le retour en force de la Scuderia prévu pas avant 2020 ou Romain Grosjean l’Attila des départs ? Même  ça ne lui fait plus peur. Est-il pour autant le nouveau kaiser ou un usurpateur de plus ? Après des débuts tonitruants chez BMW-Sauber puis Toro Rosso (1 pôle, 1 victoire) à un âge où certains ont encore de l’acné (la vanne est absolument nulle puisqu’on peut avoir de l’acné beaucoup plus tard NDLR), Vettel a très tôt confirmé les espoirs en remportant les titres 2010, 2011, 2012 sur la meilleure voiture. Et là vous vous demandez si je vais oser vous dire que depuis 2011 il branle plus grand chose ? Et oui, depuis 2011, ses stats baissent. Moins de pôles, moins de victoires, il ne pilote clairement plus à son meilleur niveau même s’il répond présent au bon moment et commet peu d’erreurs. Frank Williams avait raison : une fois titré, un pilote ne fout plus rien. Et comme à l’époque de Williams Renault, la voiture se suffit à elle-même pour gagner pourvu de faire le minimum syndical. Et ce n’est pas l’arrivée de Ricciardo qui va l’empêcher de se reposer sur son avance technologique.

Pendant qu’Alonso, Raiko voire Hamilton se cassent le cul sur des bagnoles faiblardes, lui ne cherche pas la pole car il sait qu’il gagnera, il ne cherche pas la victoire car il sait qu’un podium suffit, il se repose sur ses lauriers de champion. Mais quel est son avenir ? Un pilote qui écrase tout sans forcer a-t-il le potentiel pour devenir le meilleur pilote de tous les temps ? Vous le saurez dans un prochain épisode de mes aventures. Car il faut laisser un peu de place aux autres.

Et les autres c’est pas génial, on fait ce que l’on peut … et on peut peu. Le plus intéressant se passe dans les coulisses. Red Bull fait monter Ricciardo pour remplacer Webber au mépris des résultats mais le marketing a ses raisons. Je doute cependant que Ricciardo se révèle autre chose qu’un modeste équipier et il va falloir le gaver de Red Bull pour le rendre un peu plus nerveux. C’est surtout Vergne qui doit faire la gueule à mesure qu’il se rapproche de la porte. Encore une occasion manquée. Mais que Pic ne soit pas jaloux, se faire régulièrement distancer par Van Der Garde n’est pas non plus un gage de réussite.

En faisant signer Raikkonen, Ferrari aura la plus belle paire depuis Lolo, et depuis l’époque où Prost et Senna se caressaient l’aileron chez Mc Laren. Pour autant, deux bons pilotes n’ont jamais fait une bonne voiture. Saluons Massa au passage qui est donc remercié mais cela faisait déjà 3 saisons qu’il avait raccroché. Il annonce pourtant vouloir continuer, chez Marussia peut être … Lotus va donc devoir trouver un nouveau pilote, la combinaison de leader n’étant pas taillée pour Grosjean.

Pourquoi « Laffite fucking » me direz-vous ? Parce que Margot Laffite ? Ou parce que papa nous a trop longtemps gonflé sur TF1 et que j’ai encore du mal à m’en remettre, me réveillant parfois en sueur en l’entendant beugler que Karthikeyan double Alonso alors que ce dernier lui prenait un tour. Le monde est cruel, celui de la Formule 1 aussi et encore vous n’avez pas vu la merde que vient de réaliser Ron Howard.

 

La légende Parker (3/3) : Tony gomme

Retrouvez ici et les deux précédents épisodes.

cl

Madrid, 2007. Tony a désormais 25 ans et comme avant chaque Euro, il a ajouté une bague NBA à sa main sans se faire appeler Magloire. Il faut même l’appeler TP, car désormais il chante grâce à quelques paroliers peu scrupuleux et au label de TF1 toujours prêt à aider les jeunes artistes. Mais tout cela n’empêche pas de jouer au basket. Deux ans après la Grèce, c’est moins sur sa compétence qu’on attend Tony, mais sur son leadership. En effet Claude Bergeaud lui administre Joseph Gomis, Pape Badiane, Sacha Giffa, Yoann Sangaré et Cédric Ferchaud. Autant dire que pour annoncer les sytèmes en anglais ça s’annonce compliqué. Du coup la Slovénie et la Lituanie deviennent imbattables mais la France passe quand même. Vient la Russie en quart de finale. Le match est tendu, aucun écart, la France est devant de peu à l’entame du quatrième quart. Tony fait un bon match comme d’habitude.

Et puis la Russie passe devant, et puis viennent les dernières secondes et c’est par ici qu’on les voit. Les Russes se disent alors que faire des fautes peut rapporter des lancers francs aux Français. A 71-69, Tony se débarrasse de sa possession et les Russes se ruent sur Diaw qui rate donc ses deux lancers. Mais coup de chance, une nouvelle possession se présente pour Tony à 7 secondes de la fin. C’est l’heure des braves, après la faute russe c’est à lui d’aller sur la ligne des lancers. 1 sur 2, c’est mieux que Diaw mais moins bien que le 2/2 russe qui suit. Ca fait 73-70. Du coup il faut un sauveur. Ce sera Tony. Faute russe, lancers francs, 1 sur 2, encore mieux que Diaw mais moins bien que le 2/2 russe. Il reste quand même deux matchs de classement à perdre, Tony s’y comportera comme un grand leader en affolant les compteurs (18 pts puis 31).

La suite, c’est 2009, l’Euro où l’Espagne est trop forte de 20 points en quarts face à Tony qui en marque 6. Mais il y avait eu Fort boyard juste avant avec Eva et la famille et aussi Astérix aux Jeux Olympiques quelques mois plus tôt. L’Euro 2011 ne peut plus lui échapper, il brille en quarts et en demies contre la Grèce et la Russie parce qu’à un moment il faut bien être le plus fort aussi contre ces équipes-là. Parker tourne à 22 points de moyenne, Batum est arrivé pour lui filer un coup de main et la France va enfin en finale. Mais c’est l’Espagne et ça posera problème jusqu’aux JO 2012. Mais rien n’est impossible à 31 ans, ni avoir son dessin animé, ni jouer au poker ou faire des pubs avec Desailly, ni divorcer, ni revenir faire une pige à Villeurbanne dont il est actionnaire.

C’est vraiment bête de perdre contre les futurs champions d’Europe à chaque fois. A peu de choses près, on croirait que c’est de la faute du sélectionneur.

Ligue 1: Thauvin d’honneur

dr

Thauvin peut-il prétendre au Ballon d’or ?

Une analyse la plus détaillée possible sera faite par le Vestiaire après ses premiers pas marseillais. Sans parti pris ni préjugé, car il faudrait considérer trop de paramètres : sa coiffure en pics, son retrait de permis, sa grève à Lille, ou quelques phrases prononcées en janvier à sa signature du genre « En arrivant, j’ai déjà pu apercevoir les installations. Il n’y a pas de doute, on peut d’emblée constater à quel genre de club on a à faire » ou « le LOSC est un club qui m’a proposé un très beau projet sportif. Ça m’a tout de suite plu et, avec l’appui de mes conseillers, nous avons tout de suite pris la décision de m’engager. » Après ça, comment pourrait-il rater ses débuts, se planter avec l’OM et se griller auprès de tous les autres clubs ? L’équipe de France n’attend que lui, et il y retrouvera très vite Payet qu’il a bien connu à Lille. Ca facilitera son intégration.

Bordeaux sera-t-il mathématiquement relégué dimanche ?

La réaction d’orgueil a ses limites. Quand, à l’époque, Jean-Louis Triaud s’étonnait du rendement du Bordeaux de Wendel, puis de celui de Tremoulinas, voire de celui de Plasil, il obtenait souvent une réparation qui assurait le maintien aux alentours du printemps. Mais que faudra-t-il dire cette saison quand il s’agit d’un frère Sané, et pas le bon en plus, ou de Saivet ? Attaquer la compétence de ses victimes est exclu, eux-mêmes finiraient par être d’accord que M6 ne peut plus laisser faire ça. Peut-être remettre en cause le choix de la couleur des flammes sur la Porsche ou le nombre d’orgasmes de la fiancée du jour. Ou alors s’en prendre directement à l’agent, ou aux agents, ou aux tontons, ou aux tontons et agents. Mais c’est du boulot.

Eurobasket : Collet serré

fw

On aurait pu faire un film bien naze du dernier match des bleus au premier tour. Des Français qui vont humilier des Belges qui menaient de 15 points à la mi-temps. Hélas Dany Boon avait déjà réalisé un remake tout aussi merdique de Bienvenue chez les Chtis. Ca s’appelait Rien à déclarer et effectivement ça portait bien son nom. Allez, une dernière blague belge pour la route :  s’ils avaient abandonné la VHS, ils auraient pu visionner un dvd du match de la veille qui racontait qu’il ne faut pas énerver ou chambrer la bande à TP même si les remplaçants sont pas au niveau. Cette règle n’était évidemment pas valable avec des Lituaniens.

Car comme d’habitude, à part quand il s’agit d’accueillir des putes la France a toujours du mal avec les pays de l’Est. Hier c’est donc la Lituanie qui a répondu favorablement au premier gros test de ces championnats pour les bleus. On pourrait en tirer trois conclusions : la France n’aime pas avoir son destin en main, elle n’a pas les moyens de gagner l’Euro et Vincent Collet est une sacrée truffe de ne pas avoir fait tourner à la mi-temps hier ou de ne pas bosser la défense sur les lignes exterieures. Mais rien n’est fini.

Certes les joueurs étaient fatigués comme des Lituaniens, certes ils étaient maladroits comme Ernesto Arguello au pieu avec Eva Longoria, certes ils étaient dans un jour sans comme à chaque fois. Mais ces excuses sont-elles suffisantes quand on possède un banc sous-utilisé et un cinq en manque de rythme ou à bout de souffle. On ne peut même pas se foutre de la gueule d’Ajinca qui a été le seul à la hauteur d’une étiquette NBA. Rappelons qu’il joue à Strasbourg.

A ce rythme, même sans  Gasol, Navarro ou l’Inspecteur Derrick l’Espagne pourrait être un obstacle.

Montpellier hand : Pour l’Omeyer et pour le pire

À l’issue d’une précaire période d’essai, mon rédacteur en chef m’annonçait que j’avais au moins autant de talent que le spécialiste F1. J’étais fier. Jusqu’à ce que je lise ses contributions. Laver mon honneur en m’essuyant les pieds sur celui du hand français semblait être une juste revanche.

kara

 

Il était une fois une équipe de handball. Vous l’ignorez sans doute et vous vous en foutez probablement mais le handball est un sport d’origine danoise et un peu allemande, enfin on sait pas trop, ceci explique sans doute cela. Vous en foutez peut-être moins et pourtant vous ne le savez pas non plus mais Montpellier a été fondé en 1982. Si, en fait on s’en branle. Mais son palmarès laisse songeur, 1 seule ligue des champions pour 14 titres de champion de France, 8 coupes de la ligue et plus de 10 coupes de France. Il faut croire qu’il y a aussi du hand dans les autres pays mais pas trop en France, puisque le redoutable concurrent Chambéry n’a fini deuxième qu’à 10 reprises. On appelle cela être bons perdant : interdiction de faire une vanne avec Poulidor. Le handball se jouait donc à 7, et à la fin c’est Montpellier qui gagnait … Jusqu’à la saison 2012-2013.

Hansen et Gretel. Avec les Qataris, c’est la saison du renouveau pour Paris. La vraie, pas comme au Stade Français. Le MAHB avait déjà eu des concurrents, mais aucun qui ne soit meilleur et bien plus riche que lui. Pour leur premier challenge national depuis 15 ans, les Montpelliérains devaient donc finir deuxièmes. Dunkerque et un autre pari en ont décidé autrement.

Parions peu, parions bien. Avec l’arrivée de Karabatic en 2009 le MAHB et les collectivités locales faisaient un pari sur l’avenir : s’inscrire durablement parmi les grands européens et regagner une ligue des champions. Des paris, les joueurs montpelliérains en ont pris d’autres. Nikola ne jouait pas le match, mais son smartphone et sa compagne le compromettent à l’insu de son plein gré.   Pas plus malin, mais plus célèbre que ces coéquipiers, il devient le symbole de l’affaire. Le club se réveille avec la gueule de bois : tout comme le Beaujolais, le Montpellier nouveau à un gout de chiotte et tape à la tête.

L’Omeyer d’entre nous. Les frères Karabatic et les sponsors partent, Canayer reste. Une vielle branche (Omeyer) et du bois vert (Simonet) arrivent pour rallumer la flamme : il faudra faire avec. Certains doutent que le MAHB puisse être plus fort que l’an dernier. Le Vestiaire avait simplement espoir qu’il soit moins mauvais. Mais ça, c’était avant que la CNACG n’invalide les contrats de Simonet, Hmam, Gutfreund et Siffert. Si la décision est confirmée, Montpellier aura même du mal à remporter la deuxième place derrière Paris. Canayer a au moins de bonnes raisons de pleurer comme un Guy Noves et d’envoyer l’équipe bis au Trophée des champions. Mais elle ne le sera pas car la CNACG comme la DNCG en foot sait se laisser convaincre.

Pendant ce temps, Olafur est au moulin, mais il prend sa retraite internationale. Pour la deuxième fois.

France-Bielorussie : Bielo submarine

Le Vestiaire vous avait prévenu : une équipe est née et quelle équipe. On est content que Giroud ait pas marqué, mais Nasri quand même c’est chiant alors que c’est toujours le même petit merdeux. Mais un petit merdeux qui dit bonjour.

couv

Domenech est-il revenu entraîner l’équipe de France en première mi-temps ?

Détrompez-vous aucune occasion, Ribery et Payet qui ne passent pas face à des Bielorusses, Giroud qui fait de la merde et un but encaissé par des Bielorusses, c’était bien pire que du Domenech, c’était du Deschamps.

Une équipe est-elle née ?

Revenir deux fois au score, en mettre deux derrière ça peut effectivement prêter à confusion. Mais c’était la Biélorussie, 73ème nation mondiale. Classée derrière la Libye et la Jordanie mais devant Haïti tout de même.

Pourquoi l’équipe de France est-elle chiante à voir jouer alors qu’on a une dizaine de meneurs de jeu qui s’appellent pas Zidane ?

Gourcuff, Valbuena, Nasri, Grenier, Ribery, Benzema à l’époque où il était encore international, on pourrait même mettre Pogba et pourquoi pas Payet. Ca fait huit mais effectivement ça fait beaucoup. Beaucoup trop et ils se prennent tous pour ce qu’ils ne sont pas, ils se la pètent, aucun ne s’est imposé mais ils veulent tous le ballon comme dans la cour de récré au collège. Ils décrochent pour toucher la balle mais à 35m du but. Ils tentent tous de combiner et ne créent absolument rien. C’est ça qui donne cet aspect rance, un peu pourri voire carrément merdique  du jeu tricolore.

Peut-on faire un bilan joueur par joueur pour rigoler un peu ?

Oui, on peut:

Lloris : Bruno Martini ou Gilles Rousset c’était pas mieux. On pardonne.

Clichy : Il va vite, il a un bon pied gauche mais il a toujours ce péché mignon d’être tout caca et de prendre l’eau. En 2010, quand la Bielorussie avait marqué c’était grâce à lui.

Abidal : Il est presque toujours là quand la France en prend 2 dans un pays du quart monde.

Koscielny : Il apprend beaucoup aux côtés d’Abidal. Donc rien.

Sagna : Décidément il n’aime pas jouer au foot. Sinon il ne jouerait pas à Arsenal.

Pogba: Il marque, il a du talent mais évidemment il est pas fiable.

Matuidi : A Paris il n’est pas à son niveau, là non plus. Logique.

Valbuena : Il est gentil mais il va finir par se faire bouffer.

Nasri : Une bonne rentrée contre la 73ème nation mondiale.

Giroud : Il a été nul mais on imagine jamais à quel point. A part une passe sur le péno, son jeu en déviation a été ridicule. Mais quel mauvais joueur de foot.

Ribery : Ribery.

Payet, Sissoko : On s’en fout.

 

La France va-t-elle remporter la Coupe du Monde ?

Parfois il est des questions qui peuvent paraître provocantes et qui ne le sont pas du tout. Car aujourd’hui si personne n’ose critiquer Deschamps ou une équipe qui ne marque pas le moindre but à la Géorgie, la Belgique ou l’Uruguay c’est parce que tout le monde sent qu’il se passe quelque chose. Que de cette équipe où les résultats pathétiques succèdent aux prestations catastrophiques depuis 6 ans va naître la lumière. Voici les indices qui montrent que les bleus ont peut-être la meilleure équipe du monde.

zzg

Benzema et Ribery des leaders d’exception

Qui imaginerait qu’une équipe où sévirait la doublure d’Higuain et Adebayor au Real ne parviendrait pas à aligner plus de zéros buts en 5 matchs. Qui imaginerait qu’une sélection emmenée par le maître à jouer du grand Bayern Munich en lice pour le ballon d’or réussirait à marquer en 5 matchs autant que l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2002 et un tout petit but de moins qu’à l’Euro 2008 ou la Coupe du monde 2010. Le refrain est connu, à chaque fois qu’il y a eu une grande équipe de France, un génie en dirigeait le jeu : Kopa, Platini, Zidane. En 1988, quand la France tenait Chypre en échec, Bravo, Sauzée et Dib menaient le jeu.  En 1993 quand Israël confisquait le passeport de Papin et Cantona, Sauzée était encore sur le terrain. Ca sent le grand joueur à plein nez. En 1999, quand Andorre transformait Leboeuf en joueur décisif, Dhorasoo avait succédé à Sauzée. Cette fois, la France a deux génies qui ont disputé à peu près trois grandes compétitions depuis le départ de Zidane. Pour le bilan flatteur d’une victoire en 10 matchs. C’était l’année dernière contre l’Ukraine. Si en 2014, la France n’est pas championne du monde avec les mêmes joueurs depuis six ans, c’est à rien n’y comprendre. S’ils passent les barrages aussi.

Parce qu’une équipe est née et même plusieurs fois

Tout le monde s’en souvient, une grande équipe de France est née en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2006 contre l’Espagne. Le problème c’est qu’elle était emmenée par des quasi quinquagénaires et qu’elle est donc morte aussi vite le 6 septembre de la même année en battant l’Italie deux mois après que les Italiens aient récupéré la Coupe du monde. Ensuite, c’est en 2008 à l’issue du 0-0 fondateur contre la Roumanie qu’une équipe est née. Benzema et Ribery étaient sur le terrain, Thuram aussi. Henry avait annoncé la couleur, on allait voir ce qu’on allait voir contre les Pays-Bas. On les a vu nous planter 4 buts, Thuram était sur le terrain . Domenech a ensuite promis la naissance d’une équipe si on le laissait en place.   Escalettes a dit d’accord si Domenech prend au moins 5 points en 3 matchs. Il en pris 4 mais heureusement une équipe est née contre la Roumanie. Et surtout le nouveau Zidane. Du coup il devenait inutile de s’inquiéter de devoir passer par les barrages à cause de la Serbie et de ne se qualifier que grâce à la main de Thierry Henry pour une fois qu’il ne la mettait pas dans la gueule à Benzema. C’est lors des matchs de préparation que les dernières angoisses sont parties grâce à cette victoire à l’arrachée contre le Costa Rica, une équipe était née, elle allait perdre contre la Chine dix jours plus tard et faire la Coupe du monde que l’on connaît. C’est ensuite Laurent Blanc qui va faire renaître cette équipe contre l’Angleterre à l’Euro 2012. Mais l’Espagne à l’agonie sera trop forte pour Debuchy et ses racailles de collègues. Deschamps a longtemps espéré ce fameux match à l’issue duquel la presse raconterait les mêmes conneries qu’après l’Italie, la Roumanie, la Roumanie, le Costa Rica et l’Angleterre. Et miracle, une équipe est née contre l’Espagne en égalisant à la dernière seconde, Giroud était le nouveau Benzema. 8 matchs plus tard, une équipe pourrait bien naître contre la Bielorussie ce soir, si la France ne perd pas.

Une défense intouchable

Intouchable car si on pouvait on ne la toucherait pas. Rami, Evra, Sagna, Varane, Sakho, Abidal et pourquoi pas Clichy, Debuchy ou Reveillère. Des noms qui font rêver. Non on déconne, ça fait rêver personne. Des joueurs, au choix, fragiles, remplaçants, titulaires à Valence, vieux, nuls à chier, blessés, incapables de centrer correctement, nuls à chier. Bref c’est pourri et ça fait longtemps que c’est comme ça. Depuis le 6 septembre 2010 et la première retraite de Thuram, Gallas, Sagnol et Abidal. Quand on ne marque pas, il vaut mieux ne pas prendre de but comme l’avait expliqué Jacquet à Guivarc’h, Dugarry, Loko, Ouedec et Madar. Lizarazu, Thuram, Desailly et Blanc avaient tout entendu.

Domenech sort donc grandi de ces trois dernières années d’équipe de France qu’il a largement contribué à détruire à ne construisant pas de nouvelle génération. Mais de nouvelle génération digne de ce nom il n’y avait pas. A sa place, des petites frappes égocentriques avides de putes et de bagnoles, des joueurs moyens comme à la fin des années 80, début 90 et un ou deux bons qui n’en ont rien à foutre de l’équipe de France. Ils ont bien raison, car il n’y a rien à en faire.

 

Ukraine-France : Petro dollars

A l’occasion du premier titre de l’histoire de l’équipe de France, le Vestiaire poursuit son apprentissage du basket européen grâce au talent de son expert Djelil qui vous dira bientôt qui de Jordan, Bryant, James ou Dacoury est le plus grand.

dac

Par notre consultant Djelil Adjaho

Vous les entendrez tous dire que Pooh Jeter, meneur de l’Ukraine, n’aurait pas dû chambrer Tony Parker lorsqu’il était en feu entre le début du match et le 3ème quart temps. Il ne devait pas être au courant du niveau des sapeurs-pompiers français pour éteindre un incendie. Vous entendrez dire que Boris Diaw a fait un superbe match et que Ajinca était hyper présent au rebond tout le match de même que son remplaçant Johan Petro. Il est vrai que ce fut un match serré car les deux équipes étaient concentrées dès l’entame du match (malgré le 7-0 infligé d’entrée par les Ukrainiens) et qu’il y avait très peu de pertes de balles. Nous n’allons pas vous refaire le film du match car c’est ce que tous les sites web de basket vous expliqueront sans la moindre blague alors je vais pas me faire chier à en faire.

En réalité, le match contre l’Ukraine n’avait rien d’un match test puisque tous « les spécialistes » pensaient que cette équipe ne passerait pas le premier tour. Et comme l’incompétence est une maladie contagieuse tout le monde a fini par se rendre compte que c’était une équipe complète qui s’appuyait beaucoup sur ses tirs extérieurs mais également son jeu intérieur.  Hier nous avons vu que si nous ne rentrons pas nos tirs extérieurs ou à mi distance, nous étions en difficulté. J’ai été déçu du jeu de Ajinca autant que de son prénom Alexis car prendre des fautes aussi stupides dans un match à ce stade de la compétition, qu’en sera-t-il si nous nous retrouvons face à des nations avec des intérieurs techniques ? Autant s’en débarrasser immédiatement en lui foutant une bonne béquille. Par Johan Petro par exemple qui est certes un bagarreur mais plus un poste 4 que 5 dans l’âme donc son jeu intérieur laisse énormément à désirer. De là à imaginer qu’il a pas le niveau pour être là,  je vous laisse juge.

Ce soir, le match contre la Belgique  devrait être une formalité car il n’y aura que des Belges sur le parquet. La France devrait terminer 1er de sa poule avant les matchs du second tour. La France atteindra les ½ finales sans problème mais il faudrait faire un sérieux effort collectif. Car finalement, ce n’est pas un hasard si Parker, Batum et Diaw sont les stars de cette équipe. Ils ont aussi le point commun d’être les meilleurs. Et si leurs pauvres camarades ne se mettent pas au diapason, ce sera l’humiliation. La rime est riche mais pas gratuite car pour écraser cette équipe de France à l’heure actuelle la recette est simple : vous faites une prise à deux sur Parker ou Diaw selon celui qui a le ballon. Pendant ce temps-là, Batum, la tête brulée n’a pas inventé l’eau tiède, perdra son sang froid après quelques fautes et déjouera complètement. Et ces techniques vicieuses mais pas interdites, les autres équipes n’hésiteront pas à les employer.

 Pour finir on rappelera qu’hier soir de Colo et Ajinca ont été aussi mauvais que Parker, Diaw et Gelabale ont été bons.

 

Top 14 : Revol au-dessus d’un nid de Kockott

 A peine 4 journées de championnat et notre spécialiste rugby est déjà essoufflé. Il n’a pas tenu l’enchainement de 2 matchs en 4 jours, et ce débile de calendrier nous dit qu’il faut rejouer dans à peine 2 jours. Pas sûr qu’il survive jusqu’à la trêve. Le début de championnat a été intense, il est grand temps de faire le point. Un état des lieux du Top 14 s’impose.

rp

  Une chronique by Alfred Hitchcockott. Retrouvez ici tous nos articles rugby

Excellent état

Le stade Charles-Mathon est intact. L’USO a pris tous les points qui passaient à sa portée. Son rayon d’action fait donc 100 mètres sur 60, c’est pas très grand mais ça peut suffire pour rester en Top 14 un an de plus, et puis maintenant tout le monde sait où placer Oyonnax sur une carte. Ou pas.

 Bon état

Les joints sont comme neufs du côté de Toulon, nous dit l’exilé Eiffion Lewis-Roberts. Du côté du CO, les fondations sont solides. Les entraineurs, sûrs de leur force, ont tenté de raisonner le boss : « Mais, ô Président à Vie, nous n’avons pas besoin de l’arbitre pour gagner, le Stade Français a fait un beau match contre un Biarritz tout moche, Jannie Bornman anéantira Missoup et nous l’emporteront  haut la main ». Mais en matière d’arbitrage, Pierre-Yves Revol, à l’inverse de Guy Novès, préfère prévenir que guérir. Pierre Fabre se retourne dans sa tombe.

Pas de faille à Clermont non plus, le jeu est déjà en place. Trop en place, ça devient un casse-tête. Comment pourrait-on ne pas gagner cette année ? David Skrela n’est plus là, Morgan Parra préfère être mauvais en équipe de France. Tous les espoirs reposent sur un bon vieux pétage de plombs  de Jamie Cudmore en finale.

Toulouse, bah Toulouse quoi.

Grenoble assure à domicile, Brive assure à domicile et à l’extérieur.

 

Etat moyen

A Bègles, un trou, celui de Pierre Bernard mercredi soir face à Montpellier, qui coûte 3 points et vient gâcher un tableau jusque-là très correct. Wisniewski en a déjà marre de se faire traiter de petit Sexton par un chauve qui s’appelle Labit. En plus il ne comprend rien à son accent et le Racing a eu du mal à battre Oyonnax à domicile. Inquiétant.

 A Montpellier, la fissure dans le monument Gorgodze sera bientôt réparée. Deux mauvais matchs d’affilée, mais deux mauvais matchs remportés, tout ne va pas si mal.

 

Etat moyen mais on s’attendait pas à mieux 

Belles façades mais rien derrière. Bayonne a fait illusion contre Oyonnax. Le Stade Français a fait illusion contre Biarritz.

 

Etat lamentable

Faugeron va y laisser sa caution. Pour une fois il avait une excuse, la maison n’était pas en très bon état à son arrivée. Ce n’était pas non plus une raison pour tout saloper. Le dopage chez les joueurs est un problème, ce n’est un secret pour personne à part pour Serge Simon. Mais quand va-t-on parler de la consommation d’amphétamines chez les entraineurs ? N’importe qui à sa place aurait envie de se Taele veines, Didier Faugeron, lui, jubile.

Il arbore en toute circonstance ce sourire radieux et, au bord du gouffre, se prend à rêver de jours meilleurs, « lorsque les absents seront revenus » (!). Quelqu’un osera-t-il lui dire qu’Harinordoquy aura 34 ans dans 5 mois ?  Ce n’est certes pas la première fois qu’il coule une équipe, non, ce n’est  vraiment pas la première fois qu’il coule une équipe, mais aussi rapidement et avec autant de moyens, c’est une performance. Chapeau l’artiste.

Tant pis pour le suspense de ce Top 14, le Biarritz Olympique a plombé sa saison dès le 4 septembre. Ça ne fait jamais plaisir d’aller à Oyonnax, alors si en plus c’est pour perdre et se taper Barcella qui chante pendant 8 heures dans le bus du retour…  La suite, c’est la réception-branlée de Toulon et le voyage-suicide à Toulouse, qui devraient installer le BO à la première place qualificative pour la ProD2. Quand certains doivent attendre le printemps avant que leurs efforts finissent par payer, le BO récolte dès septembre les fruits pourris de son mauvais travail.

 

 Pendant ce temps-là, Serge Blanco n’a plus beaucoup de solutions. Les bons entraineurs ne courent pas les rues, et il n’a pas trop le temps de chercher, le rôti va refroidir. Faire revenir Jean-Michel Gonzalez n’est pas aussi impressionnant que rappeler William Servat.  Si Biarritz tombe contre des équipes italiennes en Top 14, est-ce que ça va se voir ?

 

US Open: Gasquet va-t-il de nouveau humilier Nadal ?

Pour la deuxième fois Richard Gasquet se présentera en demi-finale d’un Grand Chelem. Ca ne fera pas de lui le plus grand joueur français ni même l’un des trois meilleurs, ni même l’un des quatre. Il peut quand même réaliser l’exploit qui lancera pour la deuxième fois sa carrière après la taule qu’il avait collé à Monte Carlo en 2005 au joueur du siècle qui s’appelait Federer. Sans doute un homonyme du 7ème joueur mondial.En demi-finale Richard avait pris un débutant du même âge Rafael qui lui avait montré pour la première fois les muscles qu’il n’avait pas encore à Tarbes en 1999. Au premier set Gasquet avait le talent, les deux suivants Rafael s’appelait Nadal. Voici pourquoi Richard va enfin devenir Gasquet.

gr

Parce que Richard il a pas besoin de voir un psy

Depuis ces fameux Petits As Richard a eu beaucoup de mal à battre une nouvelle fois Rafael. Parfois il n’avait pas le physique, parfois pas le mental et souvent pas le niveau. Du coup en 10 affrontements l’Espagnol mène de justesse 10-0. Si on osait utiliser des clichés à la con, on appellerait ça une bête noire, mais curieusement les Top 3 sont les bêtes noires de beaucoup de joueurs. Alors écartons cette hypothèse. Richard n’a pas peur de Rafael, il l’a même battu une fois quand ils avaient 13 ans il n’y a aucune raison que cela ne se reproduise pas. Et si Gasquet ne bat quasiment jamais des joueurs mieux classés, ce n’est pas qu’il fait un complexe c’est qu’ils sont meilleurs. En plus il vient de battre Ferrer qui était mieux classé même si c’était un lointain cousin du Ferrer de terre battue.

Parce que Richard n’a pas fait la Une de Tennis Magazine à 9 ans pour rien

Si le papa de Richard s’est montré insistant auprès de son fiston pour qu’il sache retourner ses services avant ses trois ans et demi ce n’est pas pour que Richard passe sa vie à prendre de la coke sur le pubis d’une salope vénale. Ou pas que pour ça. Bilan : quand on oblige son enfant à jouer au tennis pour réaliser ses propres rêves il apprend à rouler des galoches, il a une technique sans égal mais ses coups font moins mal que ceux de son papa.

Parce que Rafael préfère la terre battue pour démolir ses amis et ses ennemis

L’US Open ce n’est pas un tournoi pour Nadal. Les surfaces dures l’empêchent d’exprimer totalement ses qualités que sont l’endurance et la violence. Du coup il a remporté tous les tournois auxquels il a participé pour voir s’il pouvait y arriver.  A Flushing, il n’a fait que deux demies et une finale si l’on excepte sa victoire en 2010. Faut-il se fier à la fessée qu’il a mise à Robredo hier pour jauger sa forme actuelle ? Surement pas, il vaut mieux étudier le comportement de Nadal quand il est en demie d’un Grand Chelem. Nadal a-t-il l’habitude d’être en forme ? Depuis 2009, il ne s’est jamais arrêté là. On résume : 9 demies=9 finales. Pourvu que la Syrie attaque les Etats-Unis demain soir ou qu’il se blesse.

Mais après tout pourquoi ne deviendrait-il pas du jour au lendemain le plus grand joueur de tous les temps ?

 

La légende Parker (2/3) : Sans Spurs et cent reproches

Tony Parker n’avait pas 22 ans la première fois qu’il n’a pas sauvé l’équipe de France. Mais à 22 ans on a encore le temps de se perfectionner.

tpp

Belgrade, septembre 2005. Cette fois la France n’est pas brillante depuis le début de la compétition, mais passée par les barrages, elle se hisse encore en demi-finales en torchant la Lituanie, comme quoi en fin de compte c’est possible. Face à elle, la Grèce, dont on ne sait pas grand-chose à part qu’elle joue sale quand il le faut et qu’elle finira championne d’Europe deux jours plus tard. La France, elle, devrait déjà être contente d’être là parce que le souvenir de la dernière finale de l’Euro est plus âgé que Claude Bergeaud, venu accompagner Tony et donner quelques consignes si besoin. L’histoire préférerait retenir que c’est lui qui a donné celles des dernières minutes de ce France-Grèce mais serait-ce honnête ?

Tony, jusque-là, est parfait. Au départ il est sur le banc et la France perd. Puis il rentre et la France gagne. C’est ce qu’on attend de lui et de toute façon comme il est là, la France est favorite, surtout qu’avec sa deuxième bague NBA, il est sur les jaquettes de NBA Live et qu’il a enfin son émission de radio sur RMC. En vrai chef d’entreprise, il marque régulièrement des paniers aux Grecs jusqu’à ce tir à trois points qui donne sept points d’avance (58-51) à 1’14 de la fin. Il lève les bras au ciel et prépare déjà sans doute quelques couplets de Balance-toi en lançant sa dernière passe décisive vers Diaw. 62-55, il reste 47 secondes. C’est gagné, obligé, il ne reste qu’à voir la suite, c’est ici. Même si Papaloukas vient lui mettre un bon vieux bras roulé sur sa petite tête, même si les Grecs rentrent tous leurs lancers francs, c’est forcément gagné. Pourtant Diamantidis a l’idée de se placer derrière l’arc de 3 points à 3 secondes de la fin, et il n’a pas forcément tort puisque la France n’a que 2 points d’avance. Tony le comprend avec 1 seconde et 5 mètres de retard, et comme il n’est pas l’inspecteur gadget il ne peut pas contrer le ballon.

La question pourrait être : pourquoi avoir défendu comme une merde sur cette dernière possession ? Et pourtant personne ne se la pose, trop occupé à penser à ces lancers francs foirés et à cette perte de balle dans les 47 dernières secondes. C’est dégueulasse parce que Rigaudeau a eu tous les derniers lancers francs et il en a aussi raté la moitié. Mais Rigaudeau, lui, va arrêter juste après la belle médaille de bronze décrochée deux jours plus tard, grâce au meilleur Tony qui signe là sa plus belle performance en atomisant l’Espagne de Navarro de 30 points. Comme quoi ça aussi c’est possible.

Pendant ce temps-là, Boris Diaw sera le seul français dans l’équipe type de cet Eurobasket 2005.

Lyon : La jeune Garde

On dirait bien que les joueurs l’ont lâché. Mais lâché qui ?

 

aul

Il s’appelle Kevin Bérigaud et il a compris quelque chose d’apparemment simple mais d’essentiel quand on est attaquant. Quand on court un peu vite et qu’on joue seul en pointe, même à Evian, si la défense adverse joue haut, même celle de Lyon, courir vers le but quand un coéquipier arme une passe est ce qu’il y a de mieux à faire.

Cela suppose sans doute beaucoup de travail et une réflexion tactique de plusieurs années. Faire un appel en profondeur plein axe quand Bisevac ne regarde pas, c’est extrêmement futé. Faire un autre appel plein axe alors que cette fois Bisevac regarde, mais que Koné n’a pas envie de courir, c’est comme atteindre la maturité. L’heure de gloire de Bérigaud a peut-être été rendue possible par toute une litanie de petits détails. Par exemple et au hasard, le recrutement de Lyon. Miguel Lopes n’est pas du tout ce latéral droit suspect chipé au banc de touche du Sporting Portugal qui lui-même l’avait chipé au banc de touche de Porto, il est un martyre désigné par les plus hautes instances pour être le premier joueur dont le championnat portugais se débarrasse en l’envoyant en France. Ou alors il est juste un latéral pas bon de 27 ans que Lacombe a recommandé. Au-delà d’être vieux et d’avoir un genou qu’aucune assurance ne prendrait en charge, Réveillère a vraiment dû mal se comporter pour laisser son casier à ça.

Pour solidifer le tout, il y a aussi Bedimo que tout le monde s’arrachait il y a un an. Parce qu’il y a un an il serait venu de Montpellier, champion de France. Mais cette année il vient de Montpellier, 9e de Ligue 1 et 11e défense. On ne va pas reparler de Danic, dont les adducteurs ont sagement choisi d’arrêter le massacre entamé en Ligue des Champions.

Du coup c’est la jeunesse lyonnaise qui se fait massacrer, ou qui massacre tout selon leur entraîneur. Benzia, Fekir, Ghezzal, Ferri, Bahlouli, Umtiti, retenez bien ces noms, vous n’aurez peut-être bientôt plus l’occasion de le faire. Tant pis, pour essayer de faire mieux il y aura Zeffane, Sarr, Plea, Koné, Tolisso. Et bien sûr Gourcuff, qu’on annonce comme un international en puissance, enfin quand les autres sont bons. Sur le coup, Garde n’était pas très content de leur match à tous et de leur manque d’humilité. Mais ils sont jeunes, ils ne savent pas que le match qui suit une troisième défaite de suite, on ne peut pas être mené 2-0 par Evian au bout de trente minutes juste parce qu’on fout rien. Grenier, leur nouveau maître à tous, n’était pas là pour leur dire. Gonalons essaie mais personne ne l’écoute, les fautes et les relances manquées ça n’impressionne plus grand-monde à notre époque.

Pendant ce temps-là, Aulas a choisi d’absoudre Bafé Gomis. Quatre défaites de suite, la Ligue des Champions envolée, Lacazette nul à chier en numéro 9, c’est peut-être un peu tôt pour prendre une telle décision.

Formule 1 : Spa encore plié mais presque

On ne sait plus trop quoi penser des performances de notre chroniqueur Formule 1 dont vous pouvez retrouver l’intégralité en cliquant ici. Pour certains il n’a rien à faire sur le Vestiaire car il n’est ni drôle, ni compétent. Pour d’autres il mériterait même d’être payé pour avoir annoncé le titre d’Alonso à défaut de son rachat d’Euskaltel, ou la signature de Raikonnen chez Red Bull. Un camp serait plus fourni que l’autre. A vous de juger.

f1nue

BR Driven (2)Par Henri Carl

Vettel a encore gagné et l’on se croit revenu au temps du grand Schumi. Celui qui gagnait, pas son grand-père revenu chez Mercedes pour couler sa légende. Vettel gagne régulièrement et répond présent au bon moment mais Alonso s’accroche comme un morpion à la toison de Sébastien Patoche qui s’accroche un peu trop à la notre. Ce ne sera peut être pas suffisant tant le retard de Ferrari est grand. Je vous l’annonce aussi : Red Bull sera champion du monde des constructeurs, on le sait déjà. Jean-Eric Vergne n’ira pas chez Red Bull, on s’en doutait tous, sauf lui. Par contre, il pourra toujours en boire, du Red Bull.

Pour Ricciardo, désormais successeur officiel de Webber, ses 12 points au compteur rappellent beaucoup Capelli, engagé chez Ferrari après une année laborieuse chez Leyton House (1 pt inscrit). Il est sportivement très étonnant que Red Bull engage un pilote aussi tendre pour perdre le titre constructeur dans la foulée, économiquement ça se justifie comme je vous l’expliquais la dernière fois, donc le titre constructeur on s’en branle. Raikkonen est sans doute plus sentimental que compétiteur.

Chez Mercedes, Rosberg a prouvé qu’il était surcoté. Sinon, comment expliquer le fait qu’il se fasse dominer par Hamilton, nouveau venu dans l’équipe. On assiste également à la décrépitude de deux grandes équipes de la Formule 1 : McLaren et Williams (Seuls Marussia et Caterham feront pire). Naufrage dans lequel, tel Leonardo di Caprio avant de couler, seul Button surnage. Même chez les Suisses cela va mal, et ça n’ira pas mieux en embauchant un Russe qui deviendrait ainsi le plus jeune pilote de F1 de l’histoire. Ça paiera toujours les putes et la vodka mais quand même …

Chez Force India enfin, pas sur que Sutil conserve son volant après une saison plutôt terne. Avec ces cartes en main, on se prend à rêver de voir (enfin) une bonnasse femme en Formule 1. Côté français, heureusement que Grosjean a le soutien inconditionnel de son boss, Pic celui de Lagardère, Bianchi celui de Ferrari. Je me rappelle que les médias français crachaient ouvertement à la gueule de pilotes payants, parfois réguliers à défaut d’être transcendants (Diniz par exemple), mais là il semblerait que l’honnêteté intellectuelle ait ses limites. Heureusement que mon rédac’ chef me laisse carte blanche. Il reste encore 8 courses aux pilotes pour déjouer mes pronostics, pas sur qu’ils y parviennent.

Teddy champion du monde: L’infection du Riner

Emilie Andeol aura aussi un jour son nom sur le Vestiaire, mais pas Cyrille Maret il n’avait qu’à bouger un peu plus son cul. Même si on se prive d’un beau « la curée du cas Maret ».

tr

On aurait pu resservir l’article publié il y a un an sur le même sujet.  L’histoire d’un homme qui est beaucoup plus que ça puisque qu’il est déjà le plus grand sportif de tous les temps tous sports confondus. Le plus titré n’est qu’une question d’années et ça fait longtemps qu’on le dit. On aurait pu faire les vannes habituelles sur les métaphores extraterrestres et robotiques. On aurait pu imaginer par exemple que tout petit il traversait la route quand David Douillet s’est planté en moto moins d’un an avant de remporter un nouveau titre mondial. Et qu’en le percutant Teddy a été recouvert d’un peu de gras, de talent, et de technique. Miracle, l’arrivisme, la cupidité et le vice de l’ancien champion l’ont épargné et il est devenu humble en plus d’être grand et fort.

Mais tout ça ne serait qu’un ramassis de conneries comme ne manqueraient pas de le souligner nos amis de France Judo. Alors pour éviter de les faire gerber, nous nous contenterons de faire comme tous les médias dans ce style fort original si agréable à lire sans jamais être redondant, avec une distance et une analyse qui enverraient la totalité des cartes de presse de ce pays aux chiottes s’il y existait un tribunal des journalistes dans les égouts : « Bravo champion !!! » « Quelle star!!! » « Enorme!!! » « Ouahh!!! » . Et s’il reste un peu de place sur son énorme cul entre toutes les langues se battant en duel, nous mettrions bien la notre car pour une fois c’est largement mérité, pour peu qu’il faille forcément s’agenouiller devant le Dieu show-business. Car le Vestiaire a enquêté et il s’avère que Teddy Riner ferait caca plusieurs fois par semaines. Quel irrespect, n’est ce pas.

Pendant ce temps-là on aurait pu se moquer de son mental, de son judo, de sa stratégie mais pour une fois il n’a aucune de ces failles.« Bravo champion !!! » « Quelle star!!! » « Enorme!!! » « Ouahh!!! »

Handball (3/3) : Le Bosquet qui cache la forêt

Les Spécialistes hand ayant été déprogrammés de la grille de Canal+, le Vestiaire se voit contraint d’assurer à lui seul le traitement médiatique de ce sport, au risque d’y perdre ce qu’il reste de sa faible audience. Avec ce troisième volet, le spécialiste handball devient l’un des hommes forts du Vestiaire. Mettra-t-il pour autant un coup de tête à l’un des ses collègues ?

dvd

Si comme Marian Cozma dans l’épisode précédent on vous a laissé pour mort il y a quelques années vous devez imaginer que la capitale du handball s’appelle Chambéry avec Gardent à sa tête qui commence à aimer le pognon. Si vraiment c’était il y a très longtemps c’est l’OM Vitrolles qui domine avec Gardent en pivot qui n’aime pas encore assez le pognon. Aujourd’hui, Gardent aime vachement le pognon du PSG qui s’en sert également pour gagner autre chose comme on vous l’a raconté.

Pendant ce temps là, à Chambery, Bertrand Gilles confirme lui aussi sa condition physique rayonnante jusqu’à laisser ses ischio-jambiers sur le banc de touche. Detrez, seul tricolore à n’avoir remporté qu’un titre international en 8 ans jouera donc le début de saison. Chambéry a un bel effectif, mais peu de banc. Sans leurs cadres ils viennent d’en prendre 8 face à Montpellier. Dunkerque ne pourra même plus compter sur Bosquet, parti à Tremblay. Certains veulent nous faire croire que la blessure d’Erwan Siakam est un autre coup dur pour le club. On se prononcera une fois qu’on aura pu le voir jouer : France TV assure que c’est possible s’il participe à une finale olympique. Heureusement, Guillaume Joli marquera les penalties. De belles roustes en perspective face à Kiel en Champions League. Rendez-vous les 13 et 20 novembre.

  On ne vous parle pas des autres clubs : passer sa soirée du 14 septembre devant un Sélestat-Dijon attire encore moins de monde qu’un Marmande – Casteljaloux joué dans une vielle salle polyvalente. Le handball étant un sport bien organisé les quatre plus gros budgets  pré-cités finiront de toute façon aux quatre premières places.

Carte blanche Eurobasket : Le moniteur de Colo

Entente moins cordiale entre la France et  la Grande Bretagne que lors du sommet du G20. Et oui, le Vestiaire renoue en même temps avec les cartes blanches, les vannes politiques d’actualité et son célèbre spécialiste NBA Djelil qui sait aussi parler basket européen. Attention c’est vraiment réservé aux passionnés.

sk (2)

Et il la tient sa revanche l’ami François, pardon l’ami Vincent. Après la déconvenue face à l’Allemagne, il ne fallait surtout pas rééditer l’exploit de perdre contre une nation moins bien classée au rang FIBA. Sinon autant disputer le championnat d’Asie. Cependant au vu du 1 er quart temps, et de la première mi temps plus généralement, on aurait été tenté de sortir les mouchoirs et les bols de riz.

La bande de TP commence le match sur un bon rythme, Diaw fixe à l’intérieur et selon son adversaire direct va au panier ou ressort sur les extérieurs qui ne se gênent pas pour trouer la filoche. Jusque là tout va bien puisque les Britanniques eux ne peuvent se vanter de faire pareil tant leur jeu intérieur est inexistant, on serait tenté de dire leur jeu tout court. Ils vont donc activer le plan B qui consiste à Vivre ou mourir par les 3 points, célèbre chanson de 2-PAC  » to Live and Die in LA « . Ceci étant ils reviennent à -8 à la mi temps alors qu’au milieu du 1 er quart temps, on comptait + 15 pts.

A ce moment là on remarque que la défense de l’équipe de France sur les extérieurs est trop lente et pas assez efficace puisque leurs artilleurs mesurent au moins 10 cm de plus que TP et Co. Du coup à la mi temps, on demande à Ajinca de défendre sur les extérieurs et comme par hasard, la Grande Bretagne ne marque plus. A force d’écouter du 2-PAC, on agit comme tel et on finit comme lui : KO technique. Mais pas la moindre balle dans le buffet. Cette stratégie va permettre à l’EDF (équipe de France pas électricité de France) de pointer à +20 à la fin du 3eme quart temps et laisser les titulaires stars (TP et BATUM) se reposer tout le 4 eme quart temps le match étant plié. Il faudrait noter la bonne perf de De Colo, le petit Texan qui en 1 quart temps a marqué 11 pts avec quelques bonnes passes et interceptions.

Oui on sent que l’EDF vient d’arriver dans le tournoi et au vu des déconvenues des divers favoris ( le pays de Nadal et de Contador, on ne vous en dit pas plus), tout laisse à penser qu’ils ne sont pas les seuls à ne pas encore être entrés dans la compétition car hier soir, la France se devait de gagner avec 35-40 Pts d écart mais bon déjà qu’entre Cameron et Hollande c’est pas la joie, il ne faut pas en rajouter non plus.

Ce soir on joue Israël, la victoire sera surement à l’arrivée mais espérons que la manière aussi (le minimum serait de +30 pour la France). A l’arrivée, la France se qualifiera certainement pour le 2nd tour et pour les phases à élimination direction directe. Avec de telles annonces, on se demande parfois si notre expert F1 ne serait pas passionné de ballon orange .

La légende Parker (1/3) : Tony monte-arnaque

Il est le plus grand joueur français de tous les temps mais lui non plus n’a rien gagné. Voici son vrai bilan en bleu, celui que personne n’a jamais fait parce que TP il est trop génial. Premier épisode l’Euro 2003 que les Bleus doivent évidemment gagner puisque Moïso est là.

tpev

Suède, été 2003. A 21 ans, la nouvelle star du basket français vient de s’acheter une jolie bague NBA, la première d’une belle série. Avec lui, donc sans regarder les autres, la France est favorite de l’Euro au pays des Ibra. Les autres sont pourtant bien autour de Tony pour lui permettre d’aller en demie à l’occasion de ce quart de finale contre la Russie de Kirilenko. Diaw notamment qui n’est pas encore le vieux sage de l’équipe mais pas non plus une star internationale, qu’il ne sera jamais. Par contre il est là pour défendre sur les bons d’en face, il le fait et Parker peut tranquillement être le meilleur marqueur des siens. 18 points c’est bien, 5/14 un peu moins mais le dieu du basket, qui n’est pas Georges Eddy, a inventé les lancers-francs pour arranger tout ça. Mais ça marche pas à chaque fois, on verra ça en 2005.

Parker est bien là, prêt à jouer ses 35 minutes en demie contre la Lituanie (à voir ici). Longtemps ça va bien se passer : Weisz est sur le banc et il a bien retenu après 2001 que faire jouer 3 minutes à Tony en quart c’était bon ni pour Tony, ni pour lui. A côté de Weisz, il y a son assistant Vincent Collet, dont on ne sait trop s’il s’occupe de la tactique, de la succession ou de montrer son visage à Tony pour qu’il le reconnaisse quelques années plus tard. Le match est serré, les Lituaniens n’en sont pas vraiment puisqu’il sont d’une adresse catastrophique, mais les Français aussi. Et parmi les Français, il y a Tony. Mais les -cius et les -skas vont se réveiller à 70-65 pour la France. Il reste deux minutes, tout est une question de défense et de gestion de la possession, autrement dit une affaire de meneur.

Croyez-le ou non, la France ne marquera plus un point. Croyez-le ou non, il ne faudra pas 30 secondes pour que les Kaunas de gâchettes ne reviennent à 70-70. Tony prend alors, enfin, ses responsabilités au shoot et réussit à toucher l’arceau, ce qui est déjà bien vu la suite. A peine le temps de se demander où c’est la Lituanie qu’elle passe à 72. Mais la France ne marquera plus un point, donc pas deux non plus, ni trois. Peut-être parce que les sbires de Sabonis ont eu l’idée de faire sortir Foirest pour sa 5e faute plutôt que Tony. Il leur en saura gré sur la dernière possession. C’est à 15 secondes de la fin, la Lituanie a toujours 2 points d’avance et il y a un temps mort. Eddy explique que Tony va pénétrer mais il ne parle pas encore d’Eva Longoria, Cozette amorce sa phrase sur la légende naissante et la conclut plus vite que prévu par « et Tony qui perd la balle ! ».

La dernière possession suivante, au match de classement pour être sur le podium, il ne la perdra pas. Il l’enverra haut dans le ciel et pour quelques centimètres elle atterrira dans des mains italiennes plutôt que dans le filet. Il restait une seconde. L’histoire retiendra plutôt que Tony a marqué ce soir-là 24 points, à 10/22 dont 1/7 à 3 points. Pas la peine de chercher à comprendre : il a fait qu’une passe de tout le match, et la France a perdu. L’histoire ne retiendra pas en revanche que la France avait torché l’Italie en poule 85-52 et qu’il avait fait 5 passes. Après tout le mal était fait. Ah bah non, le 3e allait aux JO, pas le 4e. Tant pis pour la médaille d’argent à défendre, c’était celle de Rigaudeau.