Traité de Patologie (1/3) : Evra naissant

 

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Patrice Evra n’est pas seulement un héros de jeu vidéo qui va parfois au putes. Super Patrice est joueur de foot, là où Super Mario n’était que plombier. Son destin est exceptionnel dès sa naissance: aux Ulis comme Thierry Henry.

 

 Une enquête de Jeff Charnier dont la deuxième partie se trouve là et la troisième ici

A 16 ans, comme il est tellement ciblé par tous les grands centres de formation français, il signe à Marsala,  en Italie même si personne n’a jamais vérifié. Puis direction Monza, toujours en Italie, et il n’aime pas la F1. Thierry Henry, comme Bernard Pardo avant lui, ont montré la voie, il faut rejoindre la côte d’Azur. OM ou Monaco : il opte pour Nice en D2. Patrice a de la suite dans les idées et il rejoint Henry à Monaco, sauf que Titi y passe seulement les week-end avec une Coupe du Monde sous le bras et pas mal d’autres trophées de meilleur buteur. En 2004 c’est la consécration, Evra fait mieux, il est finaliste de Ligue des Champions, et sélectionné en Equipe de France. Il faut un nouveau modèle, Sagnol est dans la chambre d’à côté, il décide de l’ouvrir bien grande. Autoproclamé meilleur latéral gauche, il part à Manchester, évidemment c’est l’enterrement. Puis la résurrection. Heinze signe, Evra joue et devient même indiscutable. En équipe de France c’est pareil, le meilleur joue, c’est lui, Abidal ou Clichy, qui a dit choix par défaut ? Il ne réussira jamais un centre mais croise la route des 87 à la fin des années 2000. Sous leur influence il va devenir socio Pat.

Le melon, la grosse tête, le boulard, les chevilles enflées et Patrice Evra. C’est donc ça qu’aura offert de plus beau la génération 87 : la possibilité de recourir à des métaphores éculées. Oui, ils se la racontent. Mais comment pourraient-ils faire autrement ?  A 12 ans, ils traitaient leurs camarades de fils de pute ballon au pied. A 15 ans, ils avaient déjà gagné de quoi s’en prendre au vendeur de Timberland, ce fils de pute. A 18, c’est au volant de la dernière Maserati qu’ils pouvaient tranquillement lâcher un petit fils de pute pour une priorité à droite grillée pour 116 petits km/h de trop. Le problème c’est que l’autoroute est à sens unique, sans intersection.

C’est là toute la difficulté de Nasri, Menez, Ben Arfa, Benzema et bien-sûr Evra. Ils ont toujours joué avec leurs propres règles, on ne leur a jamais rappelé que Platini n’a jamais eu de quoi s’offrir plus de 3 femmes dans la même soirée même si lui aurait sans doute préféré que Larios ne se tape pas la sienne. De toutes façons, ils ne connaissent pas Platini, ils connaissent déjà à peine Zidane, mais juste parce qu’il a eu les couilles de se prendre 16 cartons rouges et pas à chaque fois fois parce qu’il n’a pas entendu le coup de sifflet de l’arbitre. Jusqu’ici contrairement à ses acolytes énarques, Benzema avait réussi la prouesse de nous faire oublier que son intelligence de jeu était inférieure de 30 points de QI à son intelligence sociale. Parce qu’il avait en lui Zidane et Ronaldo. Enfin c’est ce qu’on croyait. Parce que ses statistiques en ligue des champions étaient stratosphériques comme dit l’excellent Pierre Menès quand il a déjà utilisé ses 3 autres adjectifs. Bien manger est parfois une qualité, mais souvent un défaut. Se la raconter était une qualité, c’est devenu un défaut. Si ça se trouve il sait encore faire des passes mais seule Zahia pourrait en témoigner.

 

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