La légende : Papin de sucre

En ce moment, l’OM a Gignac. Il est aussi international.

coco

C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire des bleus n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov, et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

Papin sec

Si Papin n’a obtenu aucun titre international en Bleu, ce n’est pas qu’à cause de Henri Michel, Michel Platini, Gerard Houiller ou Aimé Jacquet, c’est aussi grâce à Fabrice Divert, Pascal Vahirua, Jean-Marc Ferreri, Daniel Xuereb et Christian Perez. Lequel rappelle le plus Zidane ? En club, Papin marquait 15 buts ou plus partout, à Valenciennes comme à Milan. Il gagnait les matches à lui tout seul, en équipe de France aussi. Sauf à Bari en 91, à Munich en 93, à Paris en octobre et novembre 93. Sa cheville lui offrira quand même une Coupe de l’UEFA, face à Zidane, Liza et Duga avant d’aller leur piquer la place en Gironde pendant qu’ils piquaient la sienne sous un trophée en or. On a la revanche qu’on peut.

Si tout le monde continue de le faire chier avec Patator et les Guignols, c’est que son chef d’œuvre restera à jamais l’Euro 92. Sur une seule jambe, il plante deux fois en trois matches après avoir gagné tous les matchs de qualif avec Canto. La France s’arrête au premier tour, malgré les cris de Saccomano sur le dernier but. Il était de Larsen.

Et s’il avait été aligné lors de la demi-finale France-Allemagne en 86 ? On ne saura jamais si ça aurait changé l’histoire, mais on connaît l’histoire avec Bellone et Stopyra .

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3 réflexions au sujet de « La légende : Papin de sucre »

  1. Sans compter une dernière sélection dans la gadoue turque pour un match contre l’Azerty. Une sortie digne de celle de Bernard Lama ? (Oui, je n’assume pas ces propos.) A moins que ce ne soit celle de Deschamps et Blanc. Comme Cantona et Ginola, il peut présenter tous ses remerciements à Jacquet. Et aussi à Salomon (non, pas Olembé).

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