Federer 2013 : Bjorn to be alive

Roger mérite bien une faveur : il est le premier n°6 mondial à avoir un bilan du Vestiaire.

rf2013

 

Alors qu’il n’a plus rien à prouver à personne, Roger s’investit sans compter pour la démocratisation de son sport. Sa 15e saison professionnelle a permis à un nombre incalculable de joueurs non seulement de faire carrière, mais aussi d’avoir une chose incroyable à raconter à leur enfant : une victoire contre Federer. Ça paraît fou, ça n’aurait jamais dû arriver mais c’est arrivé et pas qu’une fois en 2013. 

Pour bien revivre cette authentique saison de trop, il faut vite passer sur le seul titre que les 45 victoires du maître ont autorisé. C’était évidemment sur herbe, car sa saison était cousue de fil blanc : il n’allait enchaîner plusieurs victoires que sur herbe et en salle, comme à l’époque où il défonçait ses raquettes, mais à l’époque il pouvait défoncer autre chose que ses raquettes.

C’est, comme tout le monde, en Australie que 2013 a pris son pli pour Roger. Une défaite en demi-finale, en cinq sets, contre le nouveau Murray qui gagne tout était un bon prémice. C’est en tout cas ce qu’il a cru bien avant de savoir que le nouveau Murray n’allait pas gagner grand-chose de plus que l’ancien. Ainsi aveuglé, Roger ira perdre un quart de finale à Rotterdam contre Benneteau. C’est bien souvent de la sorte que les ennuis commencent : Soderling ne s’est jamais débarrassé de ce terrible après-midi de juin, ni de sa mononucléose.

Ca n’a pas manqué : Nishikori, Stakhovsky, Delbonis, Brands et Robredo n’imaginaient pas pouvoir battre Federer un jour, et encore moins que ça serait facile. Mais Roger est un champion : il a assumé, en d’autres termes il est venu dire qu’il a mal au dos en conférence de presse et qu’il testait une nouvelle raquette, il a gagné les matchs qu’il fallait pour aller prendre des branlées au Masters, et il a été prendre des branlées au Masters, en gagnant parfois un set quand les trois premiers s’oubliaient sur le court. Ensuite c’est Roger qui s’oubliait sur son service dans les moments importants. C’était assez triste. A partir de quand ça devient beau ?

Bonus : Federer en 2014

Affûté comme jamais en Australie il expédie ses deux premiers tours en trois sets. Leconte affirme sur Eurosport qu’il ne l’a pas vu aussi « fit » depuis bien bien longtemps et qu’il bouge vraiment bien sur le court. Quatre jours plus tard, six au maximum, Djokovic et Nadal disent leur surprise de voir Roger éliminé mais assurent qu’il reste un concurrent pour la place de n°1 mondial. Puis ils retournent s’entraîner en se demandant qui arrivera à leur prendre un set avant la finale. Deux semaines plus tard, Roger convoque une conférence de presse, les nécrologues de Tennis Magazine sont sur les dents mais Roger annonce qu’il continue jusqu’aux Jeux de 2016 si Wawrinka veut bien de lui.

Une réflexion au sujet de « Federer 2013 : Bjorn to be alive »

  1. Dans les années 81/82, la vanne à la mode dans les clubs était : « J’ai tellement mal joué que même Borg aurait pu me battre. »
    La fin de carrière du Suédois a en effet été très laborieuse, parfois pathétique. A 26 ans…
    Rodgeur a 32 ans, est encore 6ème mondial et il y a un peu plus d’un an, il regardait Murray pleurer à Wimbledon.

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