Rugby : François trinque dur

Perdre sa place en équipe de France n’est jamais agréable. Pascal Papé non plus. Mais il y a des choses encore plus désagréables. En voici d’ailleurs la liste exhaustive, par ordre croissant :

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Par Peyo Greenslip Jr

– Perdre sa place en équipe de France au moment d’un quart de finale de coupe du monde, au profit de Morgan Parra qui n’avait pas joué demi d’ouverture depuis ses 7 ans, en 2009.

– Reperdre sa place au profit d’un Fred Michalak vieillissant qui ne joue 10 à Toulon que lorsque Sir Jonny Wilkinson veut bien se blesser

– Voir Michou perdre sa place au profit de Rémi Talès après que ce dernier a porté Castres au titre de champion de France de ProD2 au prix d’un drop réussi par erreur

– Revenir en équipe de France pour servir de doublure à Jules Plisson quand Rémi Talès est blessé.

Jules Plisson, dont l’inexpérience excuse apparemment tout ce qui n’a jamais été pardonné à François, pas même lors de ses premières sélections : jeu au pied déficient, animation offensive moyenne, absence de réaction dans les moments critiques… On lui invente même des qualités: il parait que Jules était le meilleur plaqueur de l’équipe de France face à l’Italie. Si comme RugbyDrama vous pensez que 14 plaquages suffisent à faire d’un joueur un bon plaqueur,  c’est que l’Illusion de Ouedraogo n’est pas un concept qui vous est familier. Dans son coin de parking, François se dit qu’il aurait bien aimé jouer au temps de Wesley Fofana,  de Mathieu Bastareaud et de Gaël Fickou. Ces trois-là ont le pouvoir de capter l’attention des médias, de masquer les lacunes de leur 10 et de gagner des matchs, pas mal non? Du temps de François les centres s’appelaient Estebanez ou Marty. Et Mermoz-Rougerie les bons jours. 

Ne pas perdre le North. Lors des deux premières journées de ce Tournoi 2014, Louis Picamoles et Wesley Fofana ont successivement battu l’Angleterre à la toute dernière seconde et l’Italie en 10 petites minutes. Comme toutes les années paires où notre équipe est potable, le Tournoi va donc se jouer lors du match à l’extérieur le plus difficile, celui à Cardiff. Une victoire des Bleus leurs ouvrirait une voie royale vers le Grand Chelem. Ça tombe plutôt bien, le Pays de Galles fait un début de Tournoi tout à fait merdique. Après une victoire poussive à domicile face à l’Italie, les diables roux se sont fait humilier chez leurs cousins irlandais. Cette situation peut-elle vraiment durer ? Oui elle le peut.

Demi de mélasse. Ce qui manque au Pays de Galles version 2014, ce sont principalement des demis. Le correspondant permanent du Vestiaire au Petit Bayonne affirme que Mike Phillips les aurait tous bus, laissant ainsi la Galles sèche. Comme un bon politicien que les scandales à répétition ont du mal à pousser sur la touche, Mike n’a pas honte de continuer de squatter un poste à haute responsabilité qu’il n’arrive plus à gérer. Il pourrit les phases offensives par ses initiatives aussi égoïstes que stupides et ralentit les ballons qu’il daigne transmettre aux vrais arrières. Son remplaçant, le jeune Rhys Webb, aura pour mission d’accélérer la connexion avec Rhys 2.0 Priestland pour lui permettre de naviguer  devant la défense dans de bonnes conditions.

Ce qui manque au Pays de Galles, c’est aussi un talonneur correct, une mêlée, une touche et un peu de diversité génétique. Ça fait beaucoup pour gagner ce soir.

Une réflexion au sujet de « Rugby : François trinque dur »

  1. Problèmes :
    – Dulin ne peut pas jouer 10 en plus.
    – Les Français ont joués le week-end dernier.
    – Rolland reste peut-être un bon arbitre, qui permettait parfois à l’EdF de jouer avec les mêmes règles que les Britishs en face. Mais ceci est révolu. Depuis une certaine demi-finale de Coupe de Monde, en 2011, avec un carton rouge pourtant totalement justifié contre le Pays de Galles, face à la France…

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