Monaco-PSG : Le baril de pétole

Il s’agissait de situer à peu près le cours réel du pétrodollar.
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C’est donc à ça que vont ressembler les chocs de Ligue 1 désormais. C’est pas mal techniquement, ça montre que c’est largement au-dessus des autres équipes et ça se termine sur un nul : on serait presque tenté d’y croire. Même autour du terrain ça fait envie : en tribune y a du pognon, en salle de presse de la vodka et du champagne, et sur les bancs un requin fait face à un glorieux italien dont on est toujours flatté qu’il entraîne en France. Pour l’instant, l’illusion est parfaite.
Mais à un moment il faut revenir à ce qui se passe sur le terrain. Et là c’est très simple : Paris est beaucoup plus fort, comme à l’aller, et ne gagne pas comme à l’aller. Paris fait ce qu’il veut au milieu de terrain et puis à un moment il oublie de se créer des occasions. Quand il y a 3-0 ça va, quand il y a un 1-0 non. Est-il si important pour une grande équipe d’avoir conscience du score en permanence ?
Et puis un grand choc pour le titre national, c’est le rendez-vous des grands joueurs. Pastore, donc, qui a ouvert le score. Tiago Silva qui a égalisé sans signer à Monaco à la mi-temps. Il faut donc trouver d’autres coupables. Ibra peut-être, qui a su s’arracher dans le temps additionnel pour s’offrir la balle de match à tirer sur le gardien. Ca fait du beau monde sur le terrain, mais la gloire a encore une fois choisi d’enrubaner Eric Abidal. Ou d’embaumer au choix. Il a profité de l’occasion pour montrer l’étendue de ses possibilités : être mangé par la puissance d’un coup de rein de Pastore, intervenir rugueusement dans les pieds de l’ombre de Lucas déjà reparti de l’autre côté, quelques relances que les éducateurs s’efforcent chaque mercredi d’interdire à leurs U11, et puis le chef d’œuvre du temps additionnel après l’occasion manquée d’Ibra : un dribble dans les six mètres qui offre le tacle de la victoire à un adversaire.
Il ne lui restait plus que deux possibilités : tomber et gueuler sur l’arbitre, ou ne pas tomber et gueuler sur le gardien. Il a fait les trois. Les documentaires sur la fin de vie sont tellement émouvants qu’il n’y a rien à ajouter, pas même la rentrée de Menez qui oublie de défendre deux fois sur son côté et offre un but et une occasion à Fabinho. Le haut niveau attendra donc les 28 ans.

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