Bernard Laporte : Oh capitaine, mes capitaux !

Il n’est pas complètement responsable de tous les maux du rugby français. Mais seulement de 99% d’entre eux. Plus ?

Personne n’a jamais vraiment été capable de dire qui était Bernard Laporte. Un joueur moyen, un sélectionneur incompétent ? Un ministre incompétent ? Un escroc incompétent ? L’entraîneur du champion d’Europe le plus riche de l’histoire du Top 14 ? Un président de fédération  incompétent ? Difficile à définir, mais une chose est sûre, il est Bernard Laporte et tout le monde a entendu parler de lui.

Tout part souvent d’une notice Wikipedia. Joueur, entraîneur, dirigeant, homme d’affaires : le monde du rugby lui a tout donné, il a tout pris. Médias, affaires, politique, humanitaire, quand on est bon nulle part, on peut quand même être nul partout. Partout sauf dans les démêlés judiciaires. Là, une fois n’est pas coutume, il est champion du monde. Il serait caricatural de réduire Bernard Laporte à des têtes de chapitre, car à 20 ans il a eu un accident de voiture. Le tournant de sa vie, dit-il. Sans cet épisode, aurait-il connu avarice, colère, luxure, envie, orgueil, gourmandise et paresse ? Les sept techniques de pêche aux capitaux. Sans cet épisode, serait-il devenu un homme honnête, discret, humble et généreux ? Aurait-il eu ne serait-ce qu’une sélection en équipe de France de rugby quand ses partenaires girondins les plus célèbres se paraient de bleu pour vivre les fins de semaine printanières.

Laporte de sortie

C’est le premier exploit de Bernard : porter un bout de bois en triomphe sans que personne ne s’intéresse à lui et finir plus célèbre que le Christ, en tout cas que Gimbert, Simon et même Moscato. Vincent Moscato, son ami comédien, animateur radio et humoriste qu’il retrouvera au Stade Français pour sa deuxième vie. Celle du fric tout puissant, le monde pro. Ou comment un club moribond devient la meilleure équipe d’Europe grâce à son centre de formation : NRJ. C’est donc fort logiquement que 10 ans plus tard, Bernard Laporte portera plainte pour escroquerie. Personne ne l’avait prévenu qu’on ne joue pas au rugby qu’avec des billets.

C’est ça, de mal connaître ses fondamentaux : on se retrouve à la tête de l’équipe de France pendant 8 ans et on fait d’un finaliste de Coupe de monde explosant les Blacks sur le terrain du jeu, un double demi-finaliste de Coupe du monde dont la phase de jeu la plus connue restera le décrochage de la mâchoire d’un Néo-zélandais par le joueur que Laporte détestait le plus. Son principal concurrent marketing. Un dénommé Chabal parfois surnommé le plus grand des Enfoirés. C’est son deuxième exploit. S’il n’a pas su aligner d’arrières, il a pris soin d’assurer les siens. Avant de rejoindre Toulon sans arrières pensées, il est devenu Secrétaire d’Etat, un poste qui peut aider par ses fréquentations à maîtriser le vocabulaire technocratique de la justice : « tentative de racket », « présomptions de détournements d’actifs », « dissimulations de recettes d’établissements », « majoration artificielle des charges », « double comptabilité », « travail au noir » ou simples « irrégularités fiscales.

Puis cet honnête homme est enfin devenu officiellement ce qu’il était déjà officieusement : l’homme le plus puissant du rugby français. Sans favoritisme aucun.

Ne pas savoir utiliser un ballon ovale c’est parfois plus utile qu’une école de commerce. Ca mène à tout. Même à la prison ?

4 réponses sur “Bernard Laporte : Oh capitaine, mes capitaux !”

  1. Être capable de rappeler Madrange sur un banc de touche malgré ses exploits est il également la preuve d’une incompétence totale comme président ?

  2. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas d&©q;uosintÃrrêt, mais je dis que seul le résultat compte. Et le résultat que j’attends, personnellement, c’est une solution pacifique pour tout le monde, et démocratique. Exactement ce qu’on dit, mais le contraire de ce qu’on fait.

  3. Joemismo, desde el respeto, no creo que patine nada. Sacas el tema en la calle y la gran mayoría de la gente ya duda de quién entra en la filosofía. Laporte viene con 15 años de Francia así porque sí, Saborit viene con 16 años de Cataluña simplemente porque su madre vino a vivir a Vitoria. Diarra ha llegado al Baskonia con 18 años, cuando sólo residía en Navarra desde los 16. No estamos hablando de niños criados/formados en Euskal Herria, caso Llorente que vino no sé si con 9-10 años , estos tres ya vinieron bien mayorcitos. Ganea jugó 2 años en el Baskonia, pero no es nacido aquí ni formado aquí. Asensio por esa regla de tres venía a visitar a la familia a Barakaldo y tiene padre Euskaldun y el no entra. En su día se dijo que Griezmann no entraba, cuando está formado en la Real. ¿pero Viguera sí verdad? La norma yo también me la sé, pero el tema es que se aplica cuando y cómo se quiere. La academia que se abrió en la Rioja ahora de repente no vale, ya no cumple la filosofía, cuando toda la vida ha habido riojanos en el Athletic. Todos los niños riojanos que ayer valían ya no valen. Yo no te estoy diciendo que quiera aquí a Zabaleta o Ruffier pero tampoco a Saborit, Laporte, Viguera, Ganea, Diarra Y como yo, muchos, aunque no lo quieras ver.

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