Michalak : Frédéric le pez

Pour essayer de combler le vide intersidéral de la génération Guirado, les médias nous abreuvent de communiqués célébrant la retraite de la génération Michalak, celle qui, avec son maestro vendeur de sandwich aux manettes n’a jamais dépassé les demi-finales de la Coupe du monde 2003. 

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Avec le concours sucrier du vrai Peyo Greenslip disparu en 2007.

Quand L’Equipe évoque la retraite de la première star du rugby français, on se prend à rêver d’un article sur Serge Blanco, Franck Mesnel ou pourquoi pas Denis Charvet. Mais voilà, cet excellent quotidien ne parlait pas de rugby mais de pognon. Et pourtant il n’évoquait pas Chabal. Mais alors qui est cette vedette de la restauration rapide à côté d’Anelka ?

Le piment d’Anelka ou la douceur de Michalak ? L’amertume du caïd (et de son frangin illettré) des bas d’immeubles de Trappes ou la fadeur du gendre idéal pyrénéen ? Manchot ou pied carré ? Foot ou rugby ? Chez Quick, on a le choix. Pour le demi d’ouverture qui n’a finalement été bon que lorsqu’il était demi de mêlée, ce fut simple ration de ballon ovale et son jeu au pied en vomit encore.

Après, entre autres Cauet et Les Simpson, ce n’est pas un hasard si Frédéric Michalak prêta un jour son nom à un hamburger qui ne désinfectera pas les gosiers rôdés aux menus XL. C’est avant tout une question de portefeuille, de QI… et d’image.

Laporte se referme

Le Toulousain n’a pourtant jamais cessé de séduire. Et pas seulement l’autre Frédéric une nuit chaude dans les recoins du nord Vietnam espionnés par deux ou trois Lolos noirs.  Pour la deuxième fois de sa carrière Michou avait su prendre son pied. La première c’était un soir de printemps en 2001, il avait 18 ans.  Tout le monde croit alors tenir le nouveau Castaignède mais en mieux. Ce sera en pire. Sa côte de popularité, catapultée sur les cimes médiatiques lors de la Coupe du monde 2003, ne redescendit jamais contrairement à son niveau de jeu. Sous la pluie australienne son génie s’était pourtant noyé aussi brutalement qu’il avait surgi des eaux. Là où, pendant ce temps, Chabal se plaisait à se faire les dents et les biceps sur les requins locaux. Comme Wilkinson, qui l’avait humilié à Sydney, Michalak ne s’est jamais remis du voyage austral. Ses faiblesses au pied, déjà criardes, se sont comme alourdies dans les valises. Ceux qui encensaient jadis son excellence, criblaient dès lors sa folie.

Quinze ans après la fin de sa carrière à l’âge de 21 ans, il ne s’en est toujours pas relevé et se retire enfin. Laissant le souvenir d’un burger et d’une émission de télévision en terre inconnue : le jeu au pied du demi d’ouverture. Et cette fois les Lolos noirs n’y sont pour rien.

 

2 réponses sur “Michalak : Frédéric le pez”

  1. Un petit mot pour vous dire que je viens de découvrir votre blog et que je le trouve formidable! Bravo pour votre liberté de ton, ça change des sites officiels! J’y passerai maintenant au moins une fois par jour.

  2. J’avoue que moi aussi ces dernières semaines je m’étais laissé convaincre que finalement il n’était pas si mauvais. Mais j’imagine que pour Le Vestiaire il n’y a que la Coupe du monde qui compte. Dont acte.

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