Basket NBA, Spurs : Money Parker (3/3)

Puisque plus personne à part Axelle ne pourra  porter les maillots de Tony Parker, il est grand temps de se demander, une nouvelle fois, si être l’égal des Spurs de légende permet d’être l’égal des légendes tout court, ailleurs que dans les frontières de l’hexagone. Suffit-il porter quatre bagues et quelques dizaines de millions  ?  Doit-on lui pardonner son disque ?

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Parker est-il l’égal de Zidane ? Ca dépend de quoi on parle. Côté féminin, l’un ne serait capable de se contenter que de vedettes locales de RNB, si ce n’est sa femme, quand l’autre n’a pas hésité à serrer américain. Côté sport, évidemment non. Zidane était le meilleur joueur du monde et a tout gagné. Parker n’est que le meilleur européen et un bon Américain. Côté business et merchandising c’est une autre histoire. Zidane fait grassement payer ses interviews, sert d’affiche publicitaire à tout ce qu’il peut même au Qatar mais ne s’est jamais compromis musicalement. A l’arrivée c’est un peu plus que le smic quand même. Parker,lui, se débrouille comme il peut : Kinder, Nike puis Peak, Renault sans parler des skateboards et bien-sûr les assos comme Zizou.

 Premier Français à gagner plus de 10 millions de dollars, Premier Français à sélectionné pour un All Star Game, premier Français champion NBA, premier Français MVP des finales, il serait aussi le premier Français à avoir culbuté Eva Longoria. Suffisant pour qu’une discussion autour de Pau Gasol ou Dirk Nowitzki mentionne inévitablement le propriétaire de Villeurbanne. En tout cas son club de basket.

Après, il faut se rendre à l’évidence, si en Europe son salaire et sa carrière font rêver, côté américain Tony Parker est loin d’avoir inventé le basket, on reparlera comme nous l’avions évoqué alors que sa carrière n’était pas terminée.  Et évidemment, comme promis il n’a jamais été MVP de saison régulière, ni même mentionné dans le All NBA first team , devant se contenter d’une second team.  Et l’équipe de France n’a même pas eu besoin de lui pour sortir l’équipe C américaine d’un Mondial. Pour l’Espagne, il avait fini par rêgler le problème.  Alors que restera-t-il de Tony Parker en Europe qu’il aura dominé de la tête, des épaules et du portefeuille ?  Du business toujours, car il n’allait quand même passer sa retraite à ouvrir des night-clubs de merde pour qu’ils ferment aussitôt.   Comme quoi il ne suffit pas d’avoir du blé pour pour savoir le faire pousser. Mais ça peut y aider quand même.

 

 
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