Six Nations, Galthié : Le colonel Fabien

Il fut un temps où Colomiers était un vrai club de rugby. A cette époque, où le Groupe A ne s’appelait pas encore Top 14 puisque le Dacquois Olivier Roumat se présentait encore comme géomètre expert, il était difficile d’être certain que ce village n’avait rien à voir avec Coulommiers et que ce dernier n’avait qu’un lointain rapport avec le camembert. Le camembert n’étant pas originaire de la région toulousaine c’est bien de la patrie de Jean-Luc Sadourny et Fabien Galthié dont nous parlons aujourd’hui. Sur la photo, ci dessous, c’est le meilleur arrière français. Pas Sadourny mais Kylan Hamdaoui .

Capitaine, cela ne lui suffisait pas. Il voulait être Colonel, avoir le port d’armes et le permis de tuer.  Fabien avait signé pour ça quand il a accepté d’organiser l’euthanasie de son prédécesseur.  Six mois qu’il attendait ce 8 janvier 2020. Peut-être beaucoup plus. La première cartouche a été le bonne. Vahaamahina et Guirado l’avaient senti venir. Guirado, Lauret, Medard ou Guitoune sans doute moins. Galthié les a éxecutés froidement d’une seule décharge en pleine tête. Et cette fois sans utiliser le micro de France TV. Dégommer les médiocres : ce que personne n’avait osé faire depuis dix ans. Quoiqu’il arrive désormais le Colonel Fabien a déjà réussi sa mission. Trente ans qu’il s’y prépare.

C’est donc à Colomiers que tout a commencé, n’en déplaise à Montgesty. Au départ, il n’était pas acquis que le stade Michel-Bendichou donnerait naissance à deux des meilleurs joueurs du monde à leur poste, sans compter Dusautoir et Mazas. Pourtant il y eut bien deux Columérins sélectionnés pour la Coupe du monde 1991. Celle dont personne ne se souvient jamais, à part Campese, Horan, Lynagh et Farr-Jones.  Sadourny devint ensuite rapidement le successeur de Blanco, Galthié eut plus de mal à devenir celui de Berbizier. Est-ce d’ailleurs pour éviter cela que ce dernier tentera de l’écarter du Mondial 1995 ? Accocebery n’était certes pas mauvais, mais Hueber quand même ?  C’était un peu comme confondre Yann Delaigue avec Mozart alors qu’il n’a jamais fait de solfège. Les méthodes particulières de celui qui n’était pas encore Colonel finiront par convaincre Berbizier qui le laissera désosser les Springboks à main nues. Mais la montre en or de Derek Bevan était trop solide. 

C’est vraiment en 1999 que l’on comprend que le caractère de Galthié s’accomode assez mal des imbéciles, en tout cas il ne s’entend pas bien avec eux. Il ne s’entend d’ailleurs avec pas grand monde et ne s’embête pas à le cacher.  Cela ne l’empêche pas d’être une nouvelle fois rappelé pour un Mondial et de massacrer les Blacks après s’être promené au pays de Vahaa. Ni de devenir le maître à jouer d’une génération virile qui hélas ne joue pas. Grâce à Laporte, il ne sera donc jamais champion du monde. En tant que joueur en tout cas. Car pour se faire pardonner le Président vient de lui donner les clés de l’armurerie du XV de France. Sa première décision a donc été de virer tous les vieux au bazooka. Un rêve éveillé pour Le Vestiaire  qui appelait ce nettoyage de ses voeux il y a près d’un an.   

Pendant ce temps-là, le Colonel est même allé jusqu’à tenter de prendre un Kylian, puisqu’au foot ça marche.  Il n’a trouvé qu’un Killian et un Kylan, on s’en contentera. 

 

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