La légende Euro, Portugal : Rui barré

Le Portugal a longtemps été la meilleure équipe d’Europe et parfois du monde. Mais elle a attendu de devenir moyenne pour le prouver. Et si elle était encore moins bonne que  la dernière fois ?


Détrompez-vous, le Portugal avait déjà remporté une grande compétition avant 2016. Notamment en 2004 à domicile et c’est la Grèce qui avait soulevé le trophée.

Ainsi, les Portugais de 2004 dominent de la moustache et des épaules un Euro organisé pour eux, chez eux. Un tournoi superbe qui n’aura pas vu que les magnifiques fins de carrières de Lizarazu pris de vitesse par un Zagorakis, et Desailly pris de vitesse par Santini. Imaginez aussi un Tchèque de Lyon meilleur buteur, l’année où la République Tchèque ne joue pas la finale. Et donc le Portugal qui confirme enfin toutes les taules collées à l’Argentine en -20ans et ce titre mondial de 1991 à la maison. 2004 moins 1991, ça fait 13 ans, Figo commence à avoir les dents qui baignent. Rui Costa aussi.

Rui Costa promettait alors de devenir l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Treize ans plus tard, il n’était devenu qu’un bon joueur sans plus mais meilleur buteur de son équipe tout de même avec pas moins de deux réalisations avant le chef d’œuvre final que nous allons vous conter dans quelques instants. En 1991 il était déjà l’architecte du but de la demi-finale contre l’Australie. En finale face au Brésil, il se mettra sur son 31 pour offrir le 0-0 victorieux à ses coéquipiers grâce au tir au but manqué d’Elber qui a donc bien été international un jour. Il ne faut jamais insulter le passé.

En 2004, Rui Costa se met cette fois sur son 32, c’est son âge, pour montrer qu’il n’a rien perdu de son efficacité dans les grands rendez-vous, fut-ce la Grèce en face. Mais les règlements sont formels, à 0-1 on n’a pas le droit de faire comme Platini en 1984 avec la Coupe. N’y voyez pour une fois aucune allusion salace, Platini au moins était titulaire et Larios n’y est pour rien. 5 tirs cadrés, 11 non cadrés, Cristiano et Pauleta étaient apparemment en forme, sacré Guivarc’h. La Grèce aussi, puisqu’elle a cadré une fois. Pas certain que quelqu’un se souvienne de Deco, par contre Ricardo Carvalho est content, il était dans l’équipe type. Ben oui, c’est quand même un peu grâce à lui si Charisteas peut mettre sa tête. Ca ne peut toujours être de la faute à Lizarazu.

Et puis il y eut 2016. Trois matchs nuls en poules, Gignac en finale et Cristiano qui en gagne enfin une sans être sur le terrain. Magique. D’autant que le buteur est passé à Lille à l’époque où le PSG n’était pas encore trop ridicule.

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