La légende OM : Papin de sucre

L’Olympique de Marseille a eu Gignac, Ravanelli et Mitroglu. Mais aussi Drogba, Anderson et Skoblar. Et surtout Papin, mais hélas à Bari il n’a pas marqué. 

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C’est le plus grand avant-centre français de tous les temps, un des cinq meilleurs au monde et pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne de le citer dans un tel classement. Et Christophe Horlaville, il a marqué 28 buts en 37 matchs de Coupe des Champions ?

28 juin 1986, on joue la 43e de minute de France-Belgique. C’est l’instant que choisit Jean-Pierre Papin, 22 ans, pour marquer le deuxième but de sa carrière en Coupe du Monde, le dernier. Le meilleur ratio buts marqués matchs joués de l’Histoire des Bleus n’aura donc plus jamais d’autre occasion à ce niveau, à la différence de Guivarc’h, qui n’en fera pas meilleur usage. Il ne sera jamais Just Fontaine, mais il ne sera jamais Florian Maurice non plus, la malchance parfois s’arrête. La suite ne sera qu’une succession de mauvaises fréquentations. 185 buts olympiens en évoluant aux côtés de Bruno Germain. Un déménagement fortuit chez Marco Simone à une époque où on ne déménageait pas chez les Simone, avant d’aller payer quelques bières de remerciement à Kostadinov, et enfin Baup finit par lui filer un coup de pied au cul pour aller vérifier les légendes sur le climat breton. Baup, déjà.

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La légende OM : Mozer fucker

Comme tous les cinq ans depuis 30 ans l’Olympique de Marseille va disputer une finale européenne. Ils n’en ont pas gagné beaucoup et même perdu pas mal. Mais au moins ils y étaient. 

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Comment peut-on devenir le plus grand entraîneur du monde quand il n’y a ni joueur, ni club, ni sélection nationale dans son pays d’origine ? En rencontrant Bernard Tapie.

C’est l’histoire d’un club qui va battre en finale le Milan de Capello avec Abedi Pelé.  Un club qui va aller en finale avec Waddle et Abedi Pelé en battant le Milan de Sacchi. L’auteur de ce miracle, sans doute un des plus grands exploits de l’histoire du foot, s’appelle Raymond Goethals. Il n’est ni Italien, ni Hollandais, ni Portugais, ni même Français. Il est Belge, comme les frères M’Penza. Comme Luc Nilis, tout sauf un Hazard.

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Michalak : Frédéric le pez

Pour essayer de combler le vide intersidéral de la génération Guirado, les médias nous abreuvent de communiqués célébrant la retraite de la génération Michalak, celle qui, avec son maestro vendeur de sandwich aux manettes n’a jamais dépassé les demi-finales de la Coupe du monde 2003. 

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Avec le concours sucrier du vrai Peyo Greenslip disparu en 2007.

Quand L’Equipe évoque la retraite de la première star du rugby français, on se prend à rêver d’un article sur Serge Blanco, Franck Mesnel ou pourquoi pas Denis Charvet. Mais voilà, cet excellent quotidien ne parlait pas de rugby mais de pognon. Et pourtant il n’évoquait pas Chabal. Mais alors qui est cette vedette de la restauration rapide à côté d’Anelka ?

Le piment d’Anelka ou la douceur de Michalak ? L’amertume du caïd (et de son frangin illettré) des bas d’immeubles de Trappes ou la fadeur du gendre idéal pyrénéen ? Manchot ou pied carré ? Foot ou rugby ? Chez Quick, on a le choix. Pour le demi d’ouverture qui n’a finalement été bon que lorsqu’il était demi de mêlée, ce fut simple ration de ballon ovale et son jeu au pied en vomit encore.

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Liverpool : You’ll never score alone

Les plus fidèles fans de Liverpool le savent. Anfield Road n’a pas toujours eu la chance de voir évoluer le meilleur buteur du monde. Par contre ils ont bien connu le plus mauvais et ça a duré quatre ans. Souvenez-vous, il s’appelait Fernando et n’était même pas Egyptien.

Tout avait pourtant bien commencé. Le 1er fevrier 2005,  il n’a pas encore 21 ans qu’il bat d’un doublé le Barça de Ronaldinho en 2005. 

S’ils avaient regardé de plus près, avant de mettre 36 millions sur la table, les dirigeants de Liverpool se seraient rendus compte que son deuxième but est un penalty qu’il a provoqué à cause d’un duel raté avec le gardien. C’est vraiment pas aimer son public que de lui offrir un attaquant vedette qui disputera une finale mondiale parce que le titulaire commençait à fatiguer en prolongation. Quinze minutes d’éternité. Sans prendre en considération la sensation d’être le cocu de Fernando Llorente, le quart d’heure de champion du monde de la carrière de Fernando Torres doit beaucoup à Villa. Amusant, un attaquant qui rate des occasions en finale de Mondial est finalement aligné d’entrée parce que lui au moins il s’en créé.

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L’instant judo : Darcel, deux saillies

Dans deux ans c’est promis on fera un article sur Clarisse Agbegnenou. Elle le mérite maintenant qu’elle a trouvé la solution pour gagner les finales à chaque fois contre sa rivale au nom imprononçable. Essayez pour voir : Trstenjak. Alors que Agbegnenou c’est facile. Maintenant Clarisse n’a plus qu’à devenir à Tokyo l’une des plus grandes championnes françaises de l’histoire. Sinon pour les autres, les filles pas les garçons tout mauvais, il faudra les revoir à l’échelon du dessus. Parce que champion d’Europe ça veut toujours rien dire. La preuve.

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19 ans, tout est possible quand on est le meilleur. On peut être déjà champion du monde senior, comme Teddy Riner, ou champion d’Europe senior et médaillé de bronze mondial, comme Darcel Yandzi.

Leurs similitudes ne s’arrêtent pas là. Ce sont des garçons avec un nez, une bouche, des yeux et des oreilles. Nous sommes en 1993, l’objectif est clair pour Darcel Yandzi : devenir l’un des plus grands sportifs de l’histoire et pourquoi pas champion olympique à l’occasion. Sauf que Darcel fait du judo, il le comprendra beaucoup plus tard, en attendant il tente une impasse sur les trois années suivantes. Habile.

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Palmarès rugby : Dolce Habana

Tout le monde le dit, Habana à la retraite, c’est l’un des meilleurs ailiers de l’histoire qui s’en va. Est-il au moins l’un des meilleurs de ces 25 dernières années ?

Voici notre top 10 avec plein de Français dedans. Et oui, c’est bien l’un des seuls postes de derrière où l’on a souvent pas eu à avoir honte. Donc pas de Rougerie. Aujourd’hui on a quand même un peu honte.

10. Vincent Clerc

Il a quand même remporté la Coupe du monde 2011. Dans une génération d’où l’on ne retiendra que Dusautoir c’est quand même pas mal. Et c’est toujours mieux qu’aujourd’hui où on ne retient personne.

9. George North (ou Shane Williams)

Si Clerc est champion du monde 2011, alors North aussi. C’est quand même le Pays de Galles qui a remporté la demi-finale. Sinon on a aussi Shane Williams en stock.

8. Jason Robinson

Comme on n’a pas le droit de mettre Underwood, beaucoup trop humilié par Lomu en 1995, on va faire représenter l’Angleterre par son meilleur arrière placé à l’aile et lui aussi champion du monde. Pourtant il était moins bon qu’Underwood.

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Les années Arsène (2/2) : Ainsi assène Wenger

Les louanges dont bénéficie Arsène sont totalement justifiées. Il a réussi l’exploit de tenir 22 ans sans remporter la moindre Ligue des champions. Mieux, il réussit même le coup de génie d’être considéré comme l’un des plus grands entraîneurs de tous  les temps. Mourinho, Ferguson, Benitez, Guardiola, Ancelotti, Del Bosque, Hitzfeld, Lippi, Di Matteo, Zidane, Sacchi, Goethals, Heyneckes, Hiddink,  Trapattoni, Jorge, Rijkaard, Michels, Cruyff, Van Gaal et même Luis Enrique le regardent avec envie.

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Mars 2008. Un an après l’élimination en 8e pas jolie jolie contre le PSV Eindhoven, Arsenal est de retour au sommet : un 8e contre Liverpool. A l’aller ça tient (1-1), au retour ça tient presque (2-4). Arsène voit plus loin, après tout on n’est qu’en mars. « Notre équipe a un potentiel fantastique mais ces dernières semaines nous avons subi plusieurs déceptions. Notre force mentale a été extraordinaire ce soir mais nous avons été naïfs, commis des erreurs et montré un manque d’expérience. » Il suffisait juste d’attendre un an pour en savoir plus.

Avril 2009. « C’est la soirée la plus décevante de ma carrière. » S’il avait deviné la suite, Arsène n’aurait peut-être pas laissé son cœur dire autant de conneries un soir de demi-finale retour, quand même. Mais qu’il se rassure : en dire est toujours moins grave qu’en faire dans sa composition d’équipe. Ce n’est pas sortir Gibbs à la 46e qui en était une. « La chose la plus difficile, c’est que nous n’avons pas l’impression d’avoir joué une demi-finale de Ligue des Champions, parce que tout a été fini après dix minutes. » C’est effectivement rarement un bon signe. « On a fait ce qu’on a pu. » Et c’est déjà très bien.

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Arsenal, Wenger : Arsène Rupin, le gentleman voleur se retire

Peut-on sérieusement ne rien gagner pendant douze ans, se prendre des volées régulières par ses principaux concurrents et faire croire à tout le monde que l’on est un grand entraîneur? Oui apparemment quand on a eu le génie de ne pas être viré pendant 22 ans. Il est finalement parti de lui-même. Officiellement.

 Retrouvez toutes les autres gentillesses que l’on vous a contées ici.

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Le profil Wikipedia d’Arsène Wenger a pendant longtemps été formel : « Considéré comme l’un des grands entraîneurs de son temps. » Persuadé qu’on trouve tout et n’importe quoi sur Internet, Arsène a tout fait pour le prouver.

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Jalabert : «Mazamet dire jamais»

La gestation a pris près de 20 ans mais le nouveau Jalabert est enfin né hier sur une route wallone. L’avenir nous dira ou pas s’il a eu besoin d’autre aide médicale que celle d’une sage-femme ou d’un obstetricien. Pour l’ancien Alaphilippe on sait déjà même si lui-même n’en était pas persuadé comme il nous l’avait presque expliqué il y a quelques années.

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Propos presque recueillis par Thierry Bisounours

Souvenez-vous, en pleine rééducation chez lui à Montauban après s’être fracturé l’humérus, la main et le tibia en renversant une voiture, Laurent Jalabert était descendu de son home trainer pour nous répondre, dans la campagne ardennaise après son petit millier de kilomètres matinal. Et cette fois il était tombé de l’armoire.

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Formule 1 : Hartley, coeur à vif

Ca y’est, on a enfin utilisé ce jeu de mot sans même attendre que le dénommé Hartley se manifeste d’une manière ou d’une autre. Jodie finira-t-elle avec Nick ?   Voici le grand retour notre lecteur spécialiste. Mais de quoi?

Par Henri Carl 

Après seulement deux courses, on y voit déjà plus clair dans le championnat même si la lutte sera probablement serrée et les écarts faibles. En même temps, c’est toujours le cas saison après saison.

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Les matchs de légende : Jérémy régnait

 Les matchs de folie se succèdent en Coupe d’Europe mais les Français n’y participent pas. Alors le Vestiaire a plongé dans ses archives et a quand même trouvé des exploits avec des clubs plus ou moins hexagonaux dedans. Pas de Leipzig, évidemment. Ligue Europa oblige.


Voici donc les 15 plus grands matchs, pas toujours victorieux, de ces 25 dernières années. Monaco sera là évidemment. Mais ça fait quand même un paquet d’année qu’il n’y a plus ni le PSG ni Marseille, ni Lyon. 

15. OM-Milan 93

Pour quel autre match chercherions-nous la VHS sur priceminister tout en ayant pris soin de conserver son combi tv magnétoscope de la fac. OM-Milan c‘était Roland encore vivant qui n’insultait pas encore Larqué déjà mort, c’est Tapie qui n’en voulait pas encore aux couilles de Praud, et c’est Goethals qui alignait 9 joueurs défensifs face à Van Basten aux abois, Massaro aux fraises, et Papin aux chiottes. On les fout 15ème parce que c’était un peu joué d’avance et pas qu’à cause d’Eydelie. Et dans les buts c’est Barthez.

14. Manchester-Monaco 98

C’est le match qui permit à Trezeguet d’être champion du monde 3 mois plus tard. Pourtant l’entraîneur s’appelait Tigana, pourtant c’était à Old Trafford, pourtant Benarbia était titulaire. Carnot est même entré en jeu. Mais Solskjaer aura la bonne idée d’attendre un an pour en marquer 2. Tant pis pour Liza. Et dans les buts c’était Barthez.

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Liège-Bastogne-Liège : Gilbert bécots

Alors qu’une épidémie de morts subites s’abat sur le sport ces dernières semaines, poursuivons notre plongée dans la fabuleuse histoire du vélo. A quelques jours de Liège-Bastogne-Liège hommage à Francky.

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est ensuite devenu un plaidoyer mort, pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui souhaite toujours pas. Ni à Peter Sagan ou toute la clique qui donc ne se dope plus.

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

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Boxe : Le comte démonté Tiozzo

Arsene Goulamirian a donc ajouté son nom à une liste pas si longue mais fournie quand même où Carpentier Cerdan, Halimi, Boudouani, Medjkoune et Monshipour cotoient Benichou, Cherifi, Mormeck, Mendy, Lorcy ou MBaye. Et même Brahim Asloum. Mais pas Patrick Charpentier.  Et dire que chez les Tiozzo Fabrice a failli devenir plus connu que son frère Christophe.

Est-ce vraiment lui le plus grand boxeur français de tous les temps ? En tout cas c’est lui qui a le plus joli palmarès. Et Anaclet Wamba il compte pas?

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Paris-Roubaix : Franco de porc

On aurait pu raconter l’histoire de Duclos-Lassalle. Un cycliste prénommé Gilbert qui remporta au siècle dernier deux fois à la suite l’Enfer du Nord. La première fois en solitaire, la deuxième fois en humiliant un certain Ballerini, coutumier du fait. Voici l’histoire de ce dernier et un peu celle de Paris-Roubaix du coup. Une certaine histoire du dopage. Aussi.

1993 est une époque où on se passionne encore vraiment pour la bicyclette car Willy Voet n’a toujours pas été arrêté à la frontière franco-belge avec de quoi soigner la moitié de la population occidentale.

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Formule 1 : Alonso morning (2/2)

Voilà une façon très habile de faire venir des amateurs de basket-ball qui repartiront aussi vite. Voici la suite de notre présentation de la saison. 

Par Henri Carl

Le suspense est assez mince, en tout cas autant que son palmarès qui stagne désespérement depuis douze ans. Déjà ? Et oui, la F1 était même peut-être encore sur TF1 et Pierre Van Vliet parmi nous.  Alonso va donc enfin pouvoir rouler avec une voiture compétitive en ayant refourgué le moteur Honda à Porco Rosso ou un truc du genre.  Il ne faut quand même pas s’attendre à un nouveau titre suprême qui tiendrait davantage du miracle mais plus à  quelques coups d’eclat, pas façon Bourdais quand même. Et ce sera quoi déjà le moteur de sa McLaren ?  Renault, en effet. Hulkenberg et Sainz Jr vont donc trouver à qui parler. Mais le premier cité ne comprendra pas les deux autres et se rapprochera donc plutôt de Vettel. Derrière on devrait retrouver un détonant duo composé Magnussen et Grosjean avec un moteur Ferrari calé dans une Hass. Vous ne comprenez pas ? Moi non plus surtout quand j’ai vu leurs superbes qualifs à Melbourne (5ème et 6ème). Avec de bons mecanos ils auraient même pu finir dans les points voire terminer tout court.  Pour en finir avec le ventre mou du championnat, il convient d’évoquer Force India. On sent qu’ils en ont sous le capot mais Ocon et Perez comme le reste du Team ont encore besoin d’engranger de l’experience et de se montrer plus rigoureux. On veut des pros.  

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Formule 1 : Beau lot Ferrari (1/2)

On ne sait plus vraiment si la Formule 1 intéresse encore des gens à part le monde de la F1 lui-même et un de nos lecteurs, le fameux Henri Carl. Aussi mauvais humoriste qu’expert. Mais comme on a trouvé que lui, on a beaucoup insisté pour qu’il nous présente avant le début de saison les forces en présence. Mais même ça c’était compliqué pour lui. Près à prendre tous les risques, il s’est donc basé sur le premier Grand-Prix pour distribuer les bons et mauvais points. La classe.

Par Henri Carl

Il y a ceux qui comptent, ceux qui aimeraient compter et ceux qui ne compteront pas. Et surprise, Senna, Schumacher, Hakkinen voire Fangio pourraient ne même pas entrer une seule fois dans les points cette saison.

Foutre les Allemands hors d’état de nuire. C’est le rêve caressé par de nombreux peuples depuis plus d’un siècle. Mais à chaque fois les Teutons finissent par revenir toujours plus solides. Si Bottas fait preuve de la même force mentale  que Nico Rosberg tout en acceptant son statut de porte-serviette d’Hamilton toutes les familles continueront de s’acheter un break Mercedes à la fin de la saison. Et l’ex de Nicole Scherzinger sera de moins en moins connu seulement pour ça. Car Prost n’a jamais été en couple avec une Pussycats Dolls. Pas officiellement en tout cas. 

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Coupe du monde 2018 : Deschamps de pommes d’Eder

Il ne connaît pas Snapchat, n’est même pas au courant du grand retour de Jeremstar mais le sélectionneur des Bleus sait encore distinguer Raphaël Varane de Laurent Blanc.  Le résultat de la Colombie il s’en fout mais il peut s’inquiéter quand même car il était là en 2016.

© image http://sport24.lefigaro.fr/

Peut-on remporter un titre suprême avec une défense un peu ridicule ? Tout dépend de Gignac soufflent les Portugais. Voici les véritables raisons de se réjouir ou pas. 

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Papadakis-Cizeron champions du monde : Isabelle et Paul dechaînés

Cizeron et Papadakis, en plus d’être l’un des plus grands duos de l’histoire, presque au niveau des Brunet,    s’inscrivent dans une grande lignée de couples de danseurs comme Moniotte-Lavanchy, Anissina-Peizerat ou Pechalat-Bourzat où on ne savait jamais trop s’ils dormaient ensemble ou non. Souvent c’était non et pas toujours parce que chacun préférait les hommes ou que l’une préférait Dujardin. Il y a eu par exemple les fratries.

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches et à l’époque Sarko, Guéant, Hortefeux et Takkiedine ne sont même pas aux affaires. Pas celles-là en tout cas.  De l’argent, bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

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Girondins : Une partie de Bez

 

Au commencement ou presque il y avait de Harder. Rien à voir avec les films pour adultes désormais ouverts à tout le monde grâce à la non régulation d’Internet. Il y eut ensuite Claude Bez. Toujours rien à voir.  Avec un peu de fric, de magouille et Lacombe, Giresse, Chalana, Tigana et Aimé Jacquet, ça faisait déjà rêver.

Et pourtant c’est sous Afflelou en 1996 que Bordeaux livra le plus grand match de son histoire.

 

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XV de France : 10 à Lamaison

Le temps passe, les joueurs se succèdent et pourtant on continue de regretter Camberabero qui pourtant jouait ailier lors du match du siècle contre l’Australie en 1987.  Non seulement Michalak n’a jamais réussi un match à l’ouverture mais en plus il a salopé le poste en l’occupant alors qu’il était bien meilleur en 9. Et du coup en 9 il est pas non plus dans le classement.  

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Par Peyo Greenslip Jr

Alors que Trinh-Duc semble prendre une belle roue d’avance avec une prestation correcte en 6 ans, voici un petit rappel des cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 30 dernières années. Un classement qui n’a pas changé depuis sept ans.

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen n’ouvre pas toutes les portes à part peut-être celles du journal Sud-Ouest.

 

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Palmarès foot: Qui est vraiment le plus grand buteur français ?

Le Vestiaire débute aujourd’hui sa nouvelle série de palmarès pour tenter d’établir le classement le plus objectif des meilleurs joueurs français en activité.

Aujourd’hui place aux buteurs. Mais pas n’importe lesquels. Qui a déjà démontré qu’il avait les épaules pour être le buteur des Bleus au plus haut niveau ?  Qui est suffisamment fort pour porter les Bleus vers le dernier carré voire le sacre comme Kopa, Fontaine, Platini, Zidane et Griezmann. On pourrait même ajouter Henry, Trezeguet voire Wiltord mais hélas pas encore Gignac, ni Papin. Qui est aujourd’hui en position d’être celui-là en Russie ? Qui sont les attaquants les plus efficaces capables de l’accompagner ?

 

1. Antoine Griezmann 43 points

Fort d’un Euro 2016 extraordinaire qui aurait pu devenir mythique s’il avait bien voulu le remporter, Grizou a d’ores et déjà marqué plus que tous ses concurrents l’histoire des Bleus. Sa Ligue des champions de la même année a connu à peu près le même déroulement. Sa saison 2017-2018 débutée par des performances moyennes et un clin d’oeil aux Harlem Globes Trotters ou au Ku Kux Klan  en tout cas pas à la culture générale aurait pu lui coûter cher. Mais au contraire de son pote Karim aucun juge ne s’en est mêlé et Antoine vient de retrouver son fabuleux niveau. Peut-être même un peu mieux. Si la France doit gagner il faudra qu’il apprenne à jouer les finales. En tout cas, il a l’âge pour marquer la légende, la prochaine fois, il sera déjà un peu vieux.

 

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La légende rugby : 9 et d’occasion

On a presque tout essayé : Parra, Machenaud, Serin, Dupond et donc Machenaud et pourquoi pas Iribaren ou Lesgourgues. Mais ça vient pas.

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Et quand ça veut pas, ça veut pas on se retrouve même avec Carbo dans le classement. Voici les 5 plus grands demi-de-mêlée français de ces 25 dernières années. Et contrairement aux 10, ça fait pas rêver. 

5. Carbonneau

Il n’a pas marqué l’histoire et c’est plus que mérité. Quelques bonnes passes mais seulement dans les chambres d’hôtel. Sinon c’était pourtant le préféré de Skrela qui a fini par préférer Galthié. C’est vraiment parce que Galthié apprenait encore son métier. Ça en dit long sur le réservoir qui était déjà bien sec. Une cinquième place quand même pour se souvenir de la dream team briviste.

4. Mignoni

Le Carbonneau du riche n’a pas laissé une trace beaucoup plus indélébile que son prédécesseur. Le riche c’était Laporte, ça veut pas dire qu’il est meilleur que Carbonneau. Mais Carbo n’a pas été humilié par des Gauchos à qui Florent Pagny avait filé leur semaine de congé annuel en 2007. Pourtant Clermont triple finaliste ça n’était que lui. Sacré Rougerie, merci Brock James.

 

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Carte blanche Formule 1 : Tiens ton volant, Tatiana !

On a longtemps cherché mais finalement on a pas trouvé comment plaider pour l’organisation des Jeux paralympiques en même temps que les Jeux olympiques, sans sortir de notre ligne éditoriale. Alors tant qu’à être progressiste on a demandé à l’un de nos plus fidèles lecteurs de nous pondre un truc sur la place des femmes dans le sport.  Ca tombe bien, l’une d’entre elles a même appris à conduire.

© Twitter Tatiana Calderon

 

Par notre ancien et nouveau spécialiste Formule 1 également spécialiste cinéma.

En 1994, Aki Kaurismäki réalisait « Tiens ton foulard Tatiana« . Il aura donc fallu attendre plus de 20 ans pour qu’une Tatiana refasse à nouveau la une des médias si l’on excepte celle de Secret Story 1.   Elle s’appelle Tatiana Calderon et à partir de là on peut se demander comment continuer un article sur les femmes et les bagnoles sans paraître sexiste.

 

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Bernard Laporte : Oh capitaine, mes capitaux !

Il n’est pas complètement responsable de tous les maux du rugby français. Mais seulement de 99% d’entre eux. Plus ?

Personne n’a jamais vraiment été capable de dire qui était Bernard Laporte. Un joueur moyen, un sélectionneur incompétent ? Un ministre incompétent ? Un escroc incompétent ? L’entraîneur du champion d’Europe le plus riche de l’histoire du Top 14 ? Un président de fédération  incompétent ? Difficile à définir, mais une chose est sûre, il est Bernard Laporte et tout le monde a entendu parler de lui.

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Les questions interdites : Faut-il interdire les contrôles antidopage ?

La déclaration est peut-être un peu passée inaperçue. Sans doute parce qu’elle n’a été relayée que par notre légende du saut en hauteur Maryse Ewanjé-Epée, devenue le pilier d’une émission de radio animée par un ancien talonneur.

Dit comme ça, on pourrait croire qu’on va encore en mettre dans la gueule de nos rugbymen un peu simplet. Si on ne savait pas qu’elle même avait été victime collatérale du dopage (celui de ses adversaires), on aurait pu croire qu’elle cherchait une excuse à tous les athlètes pour pouvoir continuer à se médicaliser à outrance. Maryse a donc relayé les remarques du Dr Mondenard sur les carences de l’agence du médicament, de l’agence française de lutte contre le dopage et du ministère des sports. Pour résumer si vous n’avez pas le temps de lire, il est difficile pour les sportifs de savoir si la merde qu’ils ingurgitent pour se soigner sera considérée comme dopante lors de leur futur contrôle. On osera quand même poser la question naïve qui découle logiquement des propos du même Docteur chez Morandini . Et si les sportifs arrêtaient de se gaver de merdes en tout genre pour améliorer leurs performances ou leur récupération pour le dire poliment ? Ca éviterait probablement à Tony Yoka d’éveiller les soupçons en ne se présentant pas à trois contrôles.

Bosse démate

Mais le problème est peut-être à chercher ailleurs. Car en y regardant de plus près, Pierre-Ambroise Bosse, et quelques grammes, défiguré par le rebond de sa cannette de bière, les Karabatic déshonorés par la cupidité de leurs compagnes et surtout la leur, la carrière de Karim Benzema victime de ses trop bonnes fréquentations et donc nos chers rois de la fessée,  ne sont-ils pas le juste reflet de leur époque. Le monde du sport plonge sans doute ses ouailles un peu trop vite dans le monde des grands sans vraiment les y avoir préparés mais il faut aller plus loin.

Ils sont aussi peut-être victime d’une société où on peut s’automédicaliser sans voir de médecin, croire et écrire que le vaccin contre la rougeolle a été créé ou est devenu obligatoire pour enrichir les laboratoires pharmaceutiques ou diffuser l’idée qu’on peut guérir du cancer en devenant vegan. Une société qui permet sur internet tout ce qu’elle a interdit dans la vie réelle. Reposons la question  :  pourquoi donc les films pornographiques étaient-ils auparavant interdits aux moins de 18 ans et cantonnés à une chaîne cryptée pour être diffusés la nuit après minuit

Le dopage ne semble lui par contre pas avoir été inventé par internet. Ni la connerie qui va avec. Et l’équipe cycliste Sky n’a pas enfreint le règlement mais juste violé l’éthique. On est rassuré.

PSG encore humilié : Le cas tarit

C’était il y a deux ans. Le Vestiaire était sorti de sa torpeur décennale le temps d’une pige pour régler son compte au PSG d’une dernière balle à Blanc.  Nous avions alors rappelé les principes constitutionnels du droit du Football qui permettent à un club d’aller loin en Ligue des champions. Les pétro dollars ont-ils vraiment respecté toutes les règles ? Autopsie.

© France football

1. Neymar aux canards

Dans un sport où l’argent est la seule règle morale, les Qatari parisiens s’étaient pourtant montrés les plus malins côté business. Acheter MBappé qui n’a rien prouvé, plus cher que Zidane ou Cristiano au sommet de leur art, était malin. Voler Neymar au Barça faute de pouvoir se payer Messi n’était pas en reste. Mais les rois du cheikhier ont oublié une chose en observant Tapie et Berlusconi travailler. Tous deux n’avaient pas Cavani dans leur effectif, et ils étaient conseillés par des gens qui s’intéressaient au football. Pour être précis, si on veut gagner des matchs importants il faut certes savoir payer autre chose que les joueurs mais aussi avoir le bon joueur.

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Médias, Tout le sport : Que faire de Thomas Thouroude ?

On vous l’avait présenté début 2011. A l’époque, il n’était encore qu’un timide et prometteur animateur d’émission de sport. Le problème c’est que sept après il est moins timide, mais n’est toujours que prometteur. Quant à animateur d’émission de sport, on ne sait plus trop.

© France tv

Il fut un temps où Thomas se passait encore d’avoir un melon plus gros encore que les audience de TLS. « Tout le sport » ce monument cathodique quotidien, certes beaucoup moins suivi que « Plus belle la vie« ,  qu’on lui avait proposé de rénover pour succéder à celui que personne n’avait osé qualifier d’aussi vieux que ringard en le placardisant dans l’émission, Henri Sannier. Ainsi Thouroude, dont le nom et la carrière ont encore du mal à se faire une place dans l’univers médiatique, avait accepté avec grand plaisir et toute l’hypocrisie qui sied à ce genre de placard.  Ne trouvant pas mieux de la qualifier de meilleure émission de sport.  C’est toujours bon pour l’égo mais c’est quand même le programme que la direction des sports de France télé refile à tous ceux qui ont du temps à perdre ou occuper.

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Coupe Davis : Virer sa Kulti

A l’occasion de la disparition prochaine de la Coupe Davis par une Coupe du monde de tennis en deux simples un double et deux sets gagnants avec 20 millions à la clé, revivez l’un des plus grands moments de l’histoire de la compétition. Ce jour où Arnaud Boetsch a gagné un match.


Arnaud Boetsch a 27 ans lorsque, ce 1er décembre 1996, il entre sur le court de Malmo. Il n’avait rien demandé.

17 heures. Jusqu’ici, son nom évoque vaguement le camarade de régiment de Chesterfield dans les Tuniques bleues, ou le finaliste de Lyon, double vainqueur à Toulouse, mais pas davantage. Personne n’imagine qu’il pourrait aussi être le partenaire de Robert Redford dans le rôle de Boetsch Cassidy : Paul Newman n’était pas puceau. Agassi non plus lorqu’il accepta d’echanger quelques balles avec Nono au troisième tour de Roland-Garros en 1990. Des balles peut-être trop grosses, une raquette peut-être trop lourde, peut-être pas la même catégorie d’âge : 20 ans tous les deux.

Starsky et Boetsch

Mais en ce jour de 1996, la chance semble avoir tourné, à défaut du talent. Après la volée classique prise face à Enqvist, Arnaud devait offrir sa dernière heure de jeu à Edberg et un saladier bien assaisonné en prime. Même quasi grabataire, Stefan le volleyeur n’aurait pas renié un dernier titre, il l’avait bien fait comprendre à Pioline le vendredi précédent, mais Cedric avait vu son psy juste avant le match. Avec l’âge, on devient pudique, et humilier Nono ne lui dit rien de bon. Edberg a toujours agi ainsi avec les nuls. En 1989, il avait donné Roland-Garros à Chang, cette fois c’est la Coupe Davis qu’il offre. Jamais avare.

Fabrice cent euros

Se présente donc Kulti. Niklas, on le connait à peu près autant que son adversaire imberbe. C’est l’homme qui permit à Leconte en 1992 de faire croire qu’il n’était pas fini, avant qu’Henri ne découvre l’effet Korda. Le drogué, pas le photographe. Le Che devint une icone, pas Riton. La France va donc remporter cette Coupe Davis, c’est certain.  Mais c’est encore surestimer Arnaud Boetsch que de l’affirmer. A l’époque, il est considéré comme le second de Pioline. Loin derrière, certes, mais loin devant les autres. Et la concurrence est forte : de Raoux à Delaître, de Fleurian à Golmard.

Il y a surtout un jeune qui n’est déjà pas très bon et que chacun aimerait déjà voir à la retraite : Fabrice Santoro. Son rêve, s’en mettre plein les poches avec son éternel niveau de junior surclassé. Il le fera. Boetsch gagne le premier tie-break puis perd les deux sets suivants, même les trois. Mais le tennis aime respecter la hiérarchie et Kulti aussi. Le Suédois, dans un grand jour, loupe toutes ses balles de match. Davydenko n’y est pour rien.

Cinquième set, 7-8, 0-40, service Boetsch. Les transistors s’éteignent. Quand ils se rallument vingt minutes plus tard, Boetsch est consultant sur France télévisions.

JO 2018 : Papadakis my ice

Au début c’était  » Papadakis my ass » qui était prévu mais le conseil de surveillance du Vestiaire déteste la vulgarité et l’homophobie. 

Il aura donc fallu attendre logiquement les deux derniers jours de la quinzaine pour assister à l’apothéose de cette olympiade 2018. La presse n’a parlé que de ça ou presque. Ce sublime affrontement final entre les deux superstars de la glisse,  le roi du biathlon Martin Fourcade d’un côté et le on ne sait plus trop quoi Pierre Menes de l’autre à coups de punchlines endiablées.  Une histoire passionnante de qui pissera le plus loin à laquelle s’est mêlé l’impeccable Mathieu Lartot. Lartot évidemment ça ne vous dit rien, vous ne connaissez que Laurent Luyat. La faute sans doute au charismatique Guirado qui a toujours préféré ronfler à Edimbourgh que d’être soupçonné d’agression sexuelle. Allez savoir pourquoi. Et ce week-end il a ronflé à Marseille. Mais cette fois moins que ses coéquipiers.

Que retenir donc de week-end de sport ? Au choix, que Wenger est toujours en poste, Nasri footballeur, l’Italie une équipe de rugby et Tsonga un joueur de tennis du top 30 mondial.

Alors les Jeux c’est pourri ou pas ?

En vrai il a raison Menes, mais il ne sait pas toujours l’exprimer. Les JO d’hiver on s’en branle c’est vrai, mais que avant et après. Pendant, il y a toujours Fourcade, Pinturault et deux ou trois surfeurs pour nous divertir. Et pour passer le temps quand il n’y a pas de biathlon, on regarde le curling. Allez qui se dévoue pour expliquer les règles ? Et bien-sûr pas un mot sur les Jeux Paralympiques.

JO 2018 : Hanyu artificiel

Yoann Gourcuff aurait-il excellé en patinage artistique ? Si cette question, convoquant la brulante passion du Rennais pour la gent féminine, ne semble en apparence qu’une vieille ruse pour démarrer un article quand on est pas très inspiré, elle permet aussi de parler patins sans trop faire chier les gens.

D’ailleurs, si au Japon, où l’épreuve passait en journée, personne n’a manqué un seul détail des virils costumes à paillettes, qui, en France, a vraiment passé sa nuit à regarder deux Japonais faire un calin à un Espagnol ?

Pourtant, une fois Chafik privé de pneumothorax, de programme libre et de médaille, malgré une superbe 26ème place au programme court, ces trois brutes épaisses en collant ont redonné de l’intérêt à un sport qui n’en a jamais vraiment été un. Evidemment, la vanne pourrait marcher avec le snowboard, le bobsleigh voire le biathlon. Mais dans ce cas on aurait du mal à faire croire que Martin Fourcade est l’un des plus grands champions Français de tous les temps. Un autre Martin,  Patrice et ses douze titres de champions du monde pourraient bien finir par porter plainte contre le CIO qui n’a jamais souhaité considérer le ski nautique comme un sport olympique. Heureusement le rugby à XV ne l’est plus depuis 1936. A l’époque la France avait battu l’Allemagne qui avait pris une revanche éclair trois ans plus tard. Aujourd’hui le Quinze tricolore l’emporterait peut-être mais pas certain d’Angela Merkel participerait à leur soirée fessée d’après-match. Comme quoi un joueur de rugby n’est pas forcément un gros con.

A part ça Antoine Albeau en est déjà à 24 titres de champions du monde. Mais comme c’est moins noble de s’amuser sur une planche qui va sur l’eau qu’en pyjama sur un tatami, en combinaison de plongée dans une voiture de rallye voire sur des skis avec un fusil dans le dos, personne ne le connait. 

L’enquête Cavani 2018 : Edinson avanie

En juillet 2013, le Vestiaire, quelques mois avant de disparaître, avait enquêté sur la plus grande star du football depuis Ibrahimovic, Lavezzi, Pastore et Dely Valdes. C’était il y a presque cinq ans, tout le monde pensait déjà comme aujourd’hui et pourtant on  avait tout raconté. Alors combien de Ligue des champions a-t-il apporté au PSG depuis ? A force on va finir par revenir.

pasta

 

Sa biographie wikipedia passe brusquement de son recrutement en 2007 à Palerme à son arrivée à Naples en 2010. Pourquoi un tel vide ? Faut-il y voir un rapport avec les 64 millions prévus par le PSG pour s’attacher non pas Zidane, Figo ou Ronaldo mais Cavani. Qu’a-t-il fait de si mal pour avoir droit un traitement aussi infâme ?

Première époque : Edinson avarie

 

C’est le meilleur buteur du Calcio 2013 et pourtant la concurrence était féroce face à Cristiano Ronaldo, Messi et Falcao. Heureusement pour lui, ils jouaient en Espagne pour l’occasion. Et comme Ibrahimovic avait préféré marquer en France, Cavani a enfin pu triompher. Cavani a d’ailleurs un autre point commun avec Ibra, son staff aimerait qu’il fasse remporter une Ligue des champions. Et ça tombe bien, contrairement à Ibra, Van Persie ou Higuain, il coute cher, très cher. Normal, ce qui est rare est cher. Il serait difficile d’imaginer qu’en payant autant les recruteurs parisiens, dont Laurent Blanc à qui on n’a pas du tout imposé un mec dont il ne voulait pas, ne se soient pas renseignés sur le parcours d’un joueur de 26 ans qui n’a joué qu’à Naples et un peu à Palerme. Un cumul de Lavezzi et Pastore en somme. Le problème quand on cumule le talent de deux joueurs pas très bons c’est qu’on finit par leur ressembler. Vous nous voyez venir et vous avez raison : Cavani a joué deux matchs qui comptent dans sa carrière et il les a foirés tous les deux. Et si personne n’en a voulu avant ou n’a pas souhaité comme Abramovitch aligner autant de biftons c’est peut-être parce que le 14 mars 2012 le grand Edinson a joué contre Chelsea un retour de huitièmes de finale de C1.

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Christopher Froome et le dopage : « Une voiture ça fait Froome, Froome »

Il y a quelques temps le Vestiaire avait presque rencontré Christopher Froome en personne. Il avait alors accepté de nous éclairer sur les performances troubles et troublantes d’Antoine Vayer.  A l’occasion de son innocent retour malgré son résultat anormal à un controle antidopage redécouvrez cette interview imaginaire. 

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Christopher pouvez-vous arrêter de pédaler pendant quelques minutes pour répondre à nos questions  ?

Désolé mais dès que j’arrête de tourner les jambes mon sang ne coagule plus, alors je profite de ma particularité pour aider British Airways à acheminer ses usagers en cas de grève. (Il ralentit en frôlant de près un autre avion et s’excuse). Et oui, c’est dangereux de ne pas avoir de couloir aérien dédié aux cyclistes.

Vous êtes hémophile ou vous prenez de l’EPO pour avoir un tel problème de santé ?

Non je suis tombé dans une marmite de jus d’ananas quand j’étais petit.  Je le souhaite à personne

Mais c’est n’importe quoi. Votre entraîneur dit qu’au Kenya au début de votre carrière vous étiez un coureur ordinaire. Désormais la Sky dit de vous que vous êtes surdoué par rapport aux autres. Ca veut dire quoi ?

C’est lié à ma couleur de peau. Avant j’étais noir comme mes frères, du coup j’étais un excellent coureur de fond mais un piètre cycliste comme mes frères. Mais une marmite de jus d’ananas a changé mon métabolisme et mon destin à tout jamais. Depuis on m’appelle le Kenyan blanc ça a failli être le Kenyan jaune rapport à ma couleur quand je bois du jus d’ananas,mais on n’est pas sûr de la couleur de la boisson.

Vous vous foutez de nous, vous n’avez commencé à gagner qu’en 2011, du jour au lendemain, et vous avez toujours été blanc. Vous avez fini votre premier Tour 84ème, c’est un peu léger pour un surdoué. Pourquoi êtes vous devenu talentueux aussi brusquement ? 

Normal, ce n’était pas moi qui courait mais une image de moi. Dans ma religion, le cyclisme est interdit mais on peut être aligné par la force de l’imagination comme Luke Skywalker dans le dernier Star Wars. S’il peut le faire, pourquoi pas moi ? Vous simples mortels ne pouvez pas vous en rendre compte.

Vous êtes immortel ?

Ben comme Bernard Hinault et Lance Armstrong. Ca vous étonne ? Laurent Fignon doit regretter d’avoir été excommunié. Il l’a payé très cher.

C’est quoi cette histoire de religion ? Pourquoi vous foutez-vous ouvertement de la gueule du monde avec des réponses aussi pourries ?

A cause de ma bilharziose. Depuis que je suis traité correctement je parviens à rouler aussi fort que les plus grands champions de l’histoire mais je n’arrive pas à dire la vérité dans une interview. Vous m’excuserez auprès de Gerard Holtz. Quand il m’a demandé si je prenais des produits j’ai dit non.

Alors que vous vouliez dire oui ?

Non, je voulais dire non. Mais je voulais aussi lui mettre une grosse claque dans la gueule.