Basket : Money Parker (2/2)

Dans la première partie, vous avez pu vous rendre compte que Tony Parker est non seulement le plus riche mais aussi le plus grand joueur français de l’histoire. L’un des meilleurs européens et un bon Américain. Alors pourquoi serait-il plus l’égal d’un Mugsy Bogues ou d’un Grant Hill  que de Jordan, Spiderman ou Ken le survivant ? La réponse se situe dans son jeu et cette fois il ne s’agit pas de jeu sexuel. Voici la deuxième partie de notre enquête.

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Par Djelil Adjaho

Si l’on demandait à n’importe quel fan de NBA, équipé d’un cerveau, de citer les 20 meilleurs basketteurs de tous les temps ou de ces 30 dernières années, aucun ne donnerait le nom de Tony Parker. Pourtant les joueurs seraient nombreux à accepter de crever pour posséder trois bagouzes et un titre de MVP des finales comme Tony. A commencer par Shawn Kemp. Aujourd’hui les moins de 20 ans se torcheraient avec son image panini alors que les collégiens des années 90 auraient rêver de se doucher avec. J’ai bien dit doucher. Au final, comme on dit d‘Hakeem Olajuwon qu’il est l’un des meilleurs pivots, guère plus, on dira de Parker qu’il est l’un des 20 meilleurs meneurs voire des 10 ou mieux encore comme l’affirmeraient certains fous.

Alors pourquoi un basketteur aux performances aussi probantes finira-t-il dans les oubliettes du web ? La première explication se situe dans son placement sur le terrain. Car un meneur gagne rarement un trophée tout seul. Il a souvent besoin d’un arrière, un ailier ou un pivot dominant. La plupart des grands meneurs ont brillé parce qu’ils avaient de bon intérieurs : Magic- Jabbar, Parker- Duncan, Stockton- Malone… On pourrait citer plein d’autres exemples parfois contradictoires mais vous n’êtes sans doute pas venus pour qu’on vous fasse chier encore une fois avec Gary Payton, Jason Kidd et Chris Paul. D’ailleurs il y en a un qui a failli réussir tout seul c’est Allen Iverson, mais il était aussi arrière et avait de vilain tatouages. Du coup, c’est même souvent le pivot, avec son grand corps tout dégueulasse qui ramasse les lauriers juste parce qu’il marque, qu’il prend plus de rebonds et que la défense repose sur lui. Il sert le café avec ça ?

Mais si Parker n’aurait pas eu ce palmarès sans Duncan et Ginobili, son manque d’envergure n’est pas dû qu’à une simple histoire de position, nuptiale ou pas. S’il n’est une megastar que d’un côté de l’Atlantique ce n’est pas non plus qu’une question de goûts musicaux que ni Bryant, ni James ni même Iverson n’oseraient revendiquer. C’est son style qui est en cause, pas assez de tatouages certes mais un jeu un peu trop académique aussi en dehors de quelques pénétrations acrobatiques, on ne donnera pas de prénom cette fois. Pour le dire clairement on s’emmerderait presque à voire jouer Parker. Rien d’exceptionnel, pas de jump shots contestés, aucun fade away quant aux tirs ouverts c’est moitié moins que les plus gros craneurs NBA.

Lui-même le sait et jamais il n’a cherché à revendiquer un statut qui n’est pas le sien. Mais il faut quand même reconnaître que sans lui les Spurs ne seraient sans doute plus dans le top 4 de la ligue. Et même en Europe, il est en dessous de Pau Gasol, Dirk Nowitzki ou Juan-Carlos Navarro et pas qu’au niveau gabarit ou de l’originalité du nom.  Ils sont juste plus complets sans même avoir fait une seule fois la couv de Paris Match. Ils ont un jeu extérieur, à mi distance et au poste. Maintenant vous savez.

Il ne vous reste plus qu’à relire la première partie,  découvrir nos autres articles basket, ou Et lui à travailler ses tirs loin du cercle car à 31 ans il ne progressera plus.

 

Finales NBA : Money Parker (1/2)

La France est donc enfin devenue le meilleur fournisseur de basketteurs en Europe. Ca valait bien la peine d’attendre 10 ans pour se farcir Tony Parker matin, midi et soir et encore si on était Axelle on y aurait droit la nuit aussi et même dans les toilettes d’une boîte à la mode. L’histoire ne dit pas si on parle d’Axelle. Alors quelle est réellement la place de Tony Parker dans le sport français et mondial. Est-il l’égal des plus grands juste parce qu’il ramasse autant ou plus de pognon qu’eux ?  Que lui reste-t-il à accomplir à part un bon disque de rap ? Sa carrière est-elle terminée ?

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Une enquête de Djelil Adjaho.

Parker est-il l’égal de Zidane ? Ca dépend de quoi on parle. Côté gonzesses, en dehors des prostituées de rigueur, l’un ne serait capable de baiser que des vedettes locales de RNB, si ce n’est sa femme, quand l’autre n’a pas hésité à serrer américain. Côté sport, évidemment non. Zidane était le meilleur joueur du monde et a tout gagné. Parker n’est que le meilleur européen et un bon Américain. Côté business et merchandising c’est une autre histoire. Zidane fait grassement payer ses interviews, sert d’affiche publicitaire à tout ce qu’il peut même au Qatar mais ne s’est jamais compromis musicalement. A l’arrivée c’est un peu plus que le smic quand même. Parker,lui, se débrouille comme il peut : Kinder, Nike puis Peak, Renault sans parler des skateboards et bien-sûr les assos comme Zizou.

 Premier Français à gagner plus de 10 millions de dollars, Premier Français à sélectionné pour un All Star Game, premier Français champion NBA, premier Français MVP des finales, il serait aussi le premier Français à avoir culbuté Eva Longoria. Avec tout ça Tony Parker finira comme Pau Gasol ou Dirk Nowitzki au Hall of Fame en plus d’avoir choppé all of femmes.

Après, il faut se rendre à l’évidence, si en Europe son salaire et sa carrière font rêver, côté américain Tony Parker est loin d’avoir inventé le basket, on reparlera dans la seconde partie de mon enquête.  Mais vous pouvez jouer toutes vos économies sur pariermieux-gagnerplus.fr, je vous promets qu’il ne sera jamais MVP de saison régulière. Sauf bien-sûr si Lebron James, Kevin Durant, Carmelo Anthony, Dwight Howard  et Chris Paul montent dans le même avion dans les jours qui viennent, que le pilote de cet avion soit bourré, que dans le même temps son co-pilote soit en train de troncher une hotesse ou un stewart selon son orientation sexuelle et que cet avion se crashe. Mais pas de regret si ça ne se produit pas, car sur l’ensemble de sa carrière il n’a jamais été mentionné dans le All NBA first team (meilleur 5 de saison régulière) et c’est pas avec l’âge que ça va s’améliorer malgré tout son talent et son expérience.  De plus, si la France devait jouer les USA au Championnat du monde ou aux JO, on prendrait une bonne taule. Car même diminué comme des Espagnols leur collectif est supérieur. Mais on en reparlera dans la décénnie à venir. Puisque un jour notre équipe nationale ne parlera plus qu’américain. Espérons qu’ils éviteront l’effroyable accent du Massachusset.

Mais ne tirons pas sur l’ambulance friquée, il peut encore remporter quelques titres NBA avec San Antonio, briller au prochain mondial ou au prochain Euro s’il veut bien les jouer après il débarrassera les parquets pour faire place à la génération Batum. Alors que restera-t-il de Tony Parker en Europe qu’il aura dominé de la tête, des épaules et du portefeuille ?  1 ou 2 titres en Euroligue complèteraient parfaitement son palmarès. Mais l’Euroligue après la NBA, personne n’y croit, car les dollars chinois seraient plus confortables pour le dos. De plus, étant déjà propriétaire d’une franchise en France, on imagine parfaitement sa reconversion une fois sa carrière terminée. Il ne va quand même passer sa retraite à ouvrir des night-clubs de merde pour qu’ils ferment aussitot.   Comme quoi il ne suffit pas d’avoir du blé pour pour savoir le faire pousser.

En attendant la suite consacrée à son jeu, les trainings camp NBA ont ouvert, on peut déjà voir apparaître les nouvelles paires de basket. Business is business.

 
Retrouvez tous nos articles basket ici,dont la deuxième partie de l’enquête ici. Vous pouvez même twitter.

NBA, Conférence Ouest : Kobe or not Kobe

Il aura fallu des trésors d’imagination, de corruption, et de sandwichs américains triple steaks pour convaincre notre génial spécialiste NBA Djelil Adjaho d’accepter de décrypter la partie Ouest de la saison NBA. Car en l’absence de Kobe Bryant le basket ne se résumait plus pour lui qu’à des entorses de la cheville, des lipides, des glucides et des nuits blanches à s’emmerder devant Lebron James. Désormais IL est de retour. Ou plutot ILS sont de retour.

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Par notre expert basket et NBA Djelil Adjaho

Ceux qui connaissent l’Ouest américain ont sans doute en tête quelques clichés à la con comme John Wayne butant ces salopards d’Indiens à la Winchester (la kalach n’était pas encore dispo), Hollywood quand DanyBoon et Omar Sy n’y avaient pas encore accès, les rues de San Francisco avant l’excès de cuni du fils de Kirk ou Carmel la municipalité de ce bon vieux facho de Clint. Et pourtant l’Ouest ce n’est pas que ça. C’est aussi la région du rap le plus pourri, celui de Tupac et celle de naissance de toutes les stars du basket qui ne sont pas Larry Bird ou Michael Jordan. La région des Lakers donc.

Enfin débarassé d’Abdul-Jabbar, de Magic J. et du Shaq, Bryant sera seul en piste pour prouver qu’il est bien le plus grand. En attendant son retour en forme, ses faire-valoir ont obtenu un bilan correct pour une équipe qui joue sans Mega star.  Attention, nous parlons ici de l’impact qu’il a sur ses baltringues de coéquipiers et non le talent seul du joueur. Ira-t-il pour autant en play-offs ? Faut pas rêver, au regard du niveau des autres équipes de la conférence et le petit écart qui commence à se créer, ils seront déjà heureux de finir 7 ou 8, avant d’aller prendre une volée contre les Spurs ou l’équipe qui finira 2eme. C’est dur à reconnaitre pour le grand fan de Kobe que je suis, mais à moins d’un Blockbuster Trade. Et à ce moment-là vous repensez à Monsieur ou Madame Deschamps vos profs d’Anglais de quatrième. Et oui, les langues étrangères ça sert au moins à comprendre comment recruter Carmelo Anthony et un meneur athlétique d’ici la deadline des transferts. Without that, no miracle for Lakers this year.

Deux paragraphes et pas la moindre allusion sexuelle en hommage à Kobe et sa centaine de maitresses. Il suffisait d’être patient. Si les autres équipes avaient la même forme que Magic Mamba, on ne se retrouverait pas avec grosso modo 13 équipes sur 15 comptant un bilan positif. Et pourtant on est loin de n’avoir que des cadors en stock. Heureusement il ne peut y avoir que 8 qualifiés pour les play-offs. Donc ça va défourailler sévère et pas que dans la culotte des poupées refaites que sont leurs compagnes officielles et officieuses. Axelle semble encore intacte, c’est peut-être ça qui rend les Spurs si forts. Leurs renforcements de l’été les rendent presque intouchables et leur donneront le meilleur bilan de la saison. On en vient presque à s’en foutre complètement que Nando de Colo joue si peu en ce début de saison. Les autres frenchies font ce qu’ils savent faire de mieux, le tout pour la gagne.

Derrière eux, les Trail blazers ne parlent enfin plus de Clyde Drexler. Il était temps, et l’effet est surprennent en ce début de saison. Et ce n’est pas ce surnom ridicule de Batman Batum qui s’en plaindra. Cependant, on sait tous que ce statut d’outsider deviendra aussi lourd à porter que les infidélités de Kobe. Au final ils ne feront pas mieux que 6 ou 7. Que dire d’Oklahoma et des Clippers ? Deux équipes au double visage. Ils ont des jours In et des jours Out, avec un peu plus de régularité pour les Thunder quand même. Ils jouent ensemble depuis un peu plus longtemps que les clipps. L’arrivée de doc Rivers à la tête de ces derniers devrait leur permettre de passer un cap. Mais une seule se retrouvera en finale de Conférence Ouest face aux Spurs (sauf blessure ou MST de Tony Parker). Laquelle ?

C’est Dallas, Houston, Memphis et Minnesota qui le décideront. Ils n’auront que ça à faire vu le niveau pitoyables que ces franchises affichent. Un seul véritable outsider est à retenir : Golden state. La recette est savoureuse avec ses artilleurs et ses intérieurs qui rendent l’équipe aussi imprévisible et surprenante qu’une douche avec Wilt Chamberlain dans son état actuel, sans cercueil. Leur seul hic, ce sont les blessures à répétition de leurs joueurs stars (Curry, Bogut, Lee, Iguodala etc). Vous n’en connaissez aucun ? Passez votre chemin, les articles foot, rugby, handball, judo, natation ou Combiné nordique sont faits pour vous.

Enfin, on s’en tape mais Sacramento, Utah et New Orleans vont se battre pour ne pas avoir la dernière place ou l’inverse en vue de la draft 2014, riche en talents. On en reparlera bientôt.

NBA, Conférence Est : Lebron a rien

Vous l’avez attendu sagement depuis le dernier Euro. Vous vous êtes farcis les exploits européens de la seule municipalité pauvre des Hauts-de-Seine tout en essayant de comprendre les règles du basket outre-atlantique où hélas Rodman, Mutombo et Carmen Electra ne sévissent plus pour exciter les foules. Vous avez donc enfin mérité le retour de notre spécialiste, le King Djelil Adjaho qui va enfin révéler tous les secrets de la saison NBA. A vos paris. 

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Par Djelil Adjaho

Salut les amis, je me suis fait rare ces derniers temps je l’avoue, j’ai fêté un peu trop longtemps l’EURO et mis du temps à décuver. Mais si j’avais su qu’en redevenant zen, les Pacers seraient à pareille fête je serais resté sur le comptoir de mon bar tabac préféré.

Et oui, alors que l’on fêtera bientôt les 10 ans de la mort de Reegie Miller, qui porta seul pendant de longues années la tunique jaune,  les Pacers, leaders à l’Est ne sont plus à considérer comme de minables outsiders comme peuvent l’être des Croates dans une guerre balkanique ou un tournoi de basket avec Jordan, Johnson et Bird. Ils sont favoris et démontrent que la place en finale de conférence Est l’année dernière était beaucoup moins usurpée qu’un retour de Michel Gomez à la tête de l’équipe de France, Jerome Moïso dans un All Star Game ou Mugsy Bogues dans le lit de Pamela Anderson.

Le collectif est toujours très bien huilé, sur le parquet en tout cas, l’après-match avec les cheerleaders en string on n’a pas vérifié. La défense est elle-aussi si bien en place que le possible retour de Danny Granger en cours de saison fait déjà cauchemarder les propriétaires de la franchise qui envisagent une ablation totale de ses deux jambes ou à défaut de lui faire exploser le crane par des latinos sans moustache.  Il n’en demeure pas moins qu’en 6eme homme, il  serait un vrai plus en play-offs.

Et les Français me direz-vous ? Et bien il y en a au moins un. On peut donc naître à Rouen, débuter au Havre, ne pas être champion d’Europe et assister à la finale de conférence 2014 ailleurs que dans les tribunes. Il s’appelle Mahinmi vous ne pouvez peut-être pas le blairer, attendez vous quand même à le voir jouer jusqu’au mois de mai au minimum. Il pourra même demander un autographe à la légende de son temps, Lebron James. Pas certain qu’il accepte cependant.

Car à moins que les fameux latinos sans moustache fassent d’une pierre deux coups avec la mâchoire de Wade et la rate de James, Miami reste le favori ultime de la saison. Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer comme chaque année de mettre un peu de suspense en commençant très moyennement. Hélas même en ne jouant que la moitié des matchs à fond, ils parviennent à créer un écart sur les poursuivants. Cet été, pendant que les latinos à moustache préparaient des tacos, on a sous estimé le recrutement du Heat. Il n’y a pas à tortiller du coquillard, ils sont encore mieux fournis que la saison passée. Et ça va faire mal.

Dans le prochaine épisode vous découvrirez les autres Français de la conférence, et ça par contre, ça va faire moins mal.

 

Finale France-Lituanie : Château Pietrus

Avant-dernier article de notre génial chroniqueur Djelil sur l’Eurobasket. Avant la demie il avait tout annoncé. Une nouvelle fois dans un style qui n’appartient qu’à lui il nous raconte d’obscures histoires d’intérieurs et d’extérieurs. Que ceux qui nient l’existence de Michel Gomez et d’Arvydas Sabonis s’abstiennent.

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Par Djelil Adjaho

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« Notre Euro. » Si Boris Diaw savait lire et écrire c’est probablement ainsi qu’il titrerait le livre qu’il publiera après sa retraite internationale. Messieurs, Dames, ce soir nous jouons la finale de l’Euro et pour l’occasion mon rédacteur en chef a accepté que j’écrive ce genre de fadaises avec des « Messieurs Dames« . Ce soir nous jouons la finale face à un outsider qui se retrouve là par miracle. Mais un outsider qui nous avait bien torché en phase de poules à cause de divers problèmes urinaires sans doute mais aussi sur les lignes arrières. Nous ne citerons pas de noms.

Il serait faux de croire qu’après avoir battu l’Espagne, nous sommes automatiquement champion. D’abord car le règlement ne l’autorise pas et oblige même à jouer un match de plus. Ensuite car l’Espagne a certes un bon jeu extérieur mais leur stratégie était de s’appuyer sur le jeu intérieur et le cas échéant sortir pour les tirs à 3 points. Stratégie totalement ridicule puisque Tony Parker était sur le parquet. Cette fois nous sommes face à une équipe qui joue beaucoup plus sur ses lignes extérieures donc Parker- Batum- Gelabale ( si sa cheville tient et qu’il a le temps de prendre quelques leçons de basket)- Diot and co devront s’activer sur les rotations afin d’empêcher les lignes arrières de prendre leurs positions préférentielles, et surtout ne pas forcer les écrans posés par les adversaires mais tout faire pour passer au dessus car le moindre espace leur permet de dégainer. C’était la phrase la plus longue du monde, mais si vous l’avez suivie jusqu’au bout alors vous êtes capable de regarder France 2 ce soir.

 A l’intérieur, on peut rivaliser avec eux sachant qu’avec ce sentiment de médaille d’or qui nous pend au nez, nos tiges que sont Ajinca et Petro seront assez intelligents et motivés pour ne pas commettre de fautes stupides. Motivés c’est sûr pour intelligents on ne va pas leur demander l’impossible. Certes Kleiza n’est pas all star NBA comme Marc gasol. Certes il n’a pas la moustache de Sabonis mais c’est un pivot très technique et très intelligent. Comme quoi on peut avoir été soumis au communisme pendant 70 ans et ressembler à un Américain.

Ce soir le facteur X sera Nicolas Batum. Rien à voir avec du porno postal. S’il rentre ses tirs, on gagnera ce match car nous le savons, la génération TP, emmenée par Boris Diaw et Flo Pietrus vont tout donner. Celle d’Abdul-Wahad n’avait rien à donner.  Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, ma bouteille de champagne est déjà au frais et je me penche déjà sur la saison NBA à venir.

France-Espagne : Essence ou Gasol ?

Parfois on se demande si notre expert, l’ultracompétent Djelil ne devrait pas coacher lui même l’équipe de France. Mais il a choisi le journalisme, dans la vie il y a toujours des gagnants et des perdants. N’est-ce pas Goran Dragic.

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Par Djelil Adjaho

On aurait pu démarrer cet article triomphal par un bal Dragic à Ljubljana. Mais la qualification en ½ finales de l’Euro étant acquise comme le Vestiaire vous l’avait annoncé par ma plume, nous ne ne parlerons pas davantage de l’excellent niveau défensif affiché par les bleus hier soir. Car il faut dès maintenant tout oublier, sinon Ajinca serait en NBA dans deux semaines et épouserait Nabilla dans trois. La NBA parlons-en, puisque se présente le second Game 7 (prononcer seven) des finales NBA.  Deux matchs 7 d’affilé, on n’avait pas vu ça depuis le mois de Juin avec le Heat face aux Pacers  puis le Heat face aux Spurs, voire Tony sur Eva, puis Tony sur Axelle.

C’est le match attendu par tout un peuple, enfin surtout par ceux qui ont connu l’existence de Stephane Ostrowski et Jimmy Verove. Ce peuple qui n’a toujours pas digéré la paella dégueulasse ingérée en ¼ de finale des JO l’été dernier. Il arrive parfois d’en manger des aussi mauvaises à Barcelone sur le Port olimpic. Pourtant, même si la bouffe est pas toujours fraîche on serait tenté de croire que c’est bien notre meilleure opportunité d’atteindre les finales.

Certes, l’Espagne vient d’humilier la Serbie, comme seul le Tribunal Penal International avait su le faire jusqu’ici. Serbie qui nous avait également mis à l’amende lors du match de poule du 2nd Tour. Néanmoins, cette équipe d’Espagne bien que ronflante, compte 2 joueurs clés absents cet Euro, Juan-Carlos Navarro devenu trop vieux pour ces conneries et Pau Gasol qui a le même âge, pour ne citer qu’eux. Attention, place maintenant au passage technique de l’article : on a donc une chance de faire jeu égal non seulement à l’intérieur mais également sur les lignes arrières car nos arrières ailiers sont athlétiques mais ont également quelques centimètres de plus que les leurs. Ce match se jouera donc à l’expérience.

Qu’est ce que l’expérience ? Un peigne pour les chauves ? Trois connasses latinas dans le pieu de Tony Parker ?  Non, ce n’est pas parce que la France n’a pas joué contre Team USA lors des deux dernières finales de JO ou en finale de championnat du monde en 2010 qu’il faut se dire qu’elle en a pas. Bien au contraire, on apprend plus de ses défaites que de ses succès par moment. Et la France a donc beaucoup d’expérience, croyez-en ces superbes légendes publiées sur notre site.  Depuis le temps où il enchaine les déconvenues, Vincent Collet doit savoir quelle est la tactique à user pour battre les Espagnols à part leur filer des moules avariées. Si j’avais son salaire et son statut, avec autant d’années comme sélectionneur ce serait le minimum. Les joueurs seront eux surmotivés comme d’habitude et je pense qu’on aura un match encore plus intense que face à la Slovénie.

Quant à moi, n’en déplaise à mon rédacteur en chef,  je vous donne rendez-vous en finale, car après avoir battu la Slovénie chez elle et l’Espagne, je ne vois vraiment pas ce qui nous empêcherait de soulever le trophée, sachant qu’avec la victoire d’hier soir, nous avons déjà validé notre participation au championnat du monde de basket l’été prochain en Espagne justement. Et comme j’en ai l’habitude, je terminerais avec une formule pourrie dont j’ai le secret pour encourager mes compatriotes : « A vos drapeaux et foulards ». C’est bien bien naze non ?

 

Slovénie-France : Destin Dragic

« Ce soir on gagne ou on gagne » nous a écrit notre génial pigiste Djelil pour résumer son état d’esprit et sa motivation. On lui a rappelé qu’un journaliste ne pouvait pas être un fan même si David Cozette semble content quand Boris Diaw prend un rebond, il doit pas être content si souvent, et triste quand Petro est nul. Il est souvent triste du coup. Voici quand même l’expertise du jour.

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Par Djelil Adjaho

Il est des soirs où même sur le Vestiaire on n’a pas envie de se foutre de la gueule du monde. On irait même jusqu’à crier « Allez les bleus » comme un être humain qui aurait abusé de merguez moutarde. Mais on est au basket, pas au foot et le basket ça n’intéresse pas grand monde quand on évoque la NBA alors quand il s’agit de l’équipe de France n’en parlons pas. Ou si parlons en quand même.

Ce soir si on gagne, les médias ne manqueront pas d’envisager une énorme performance de la bande à Parker, rien de sexuel cette fois.  Dans une arène estampillée made in Slovenia, sans les putes qui vont avec apparemment, c’est plus qu’un test pour les bleus, c’est digne de l’intensité d’un match 7 des finales NBA. Pas le temps de vous expliquer mais vous voyez un peu le truc. Oui la Slovénie, pays hôte de cet Euro, avec son meneur superstar NBA, pas encore décédé dans un accident de voiture, Goran Dragic et ses shooteurs à longue distance, sera soutenue par l’immense majorité des spectateurs ce soir. Mais ne nous y trompons pas, ce soutien masque l’énorme pression qu’ils auront sur leurs épaules. On peut déjà imaginer que d’entrée de jeu ils seront très agressifs et iront assez fréquemment au contact, pas grand chose de sexuel probablement.

Fini les discours à la con sur la concentration et la motivation, il va falloir montrer votre vrai visage des bleus s’ils en ont un. Voici le mode d’emploi pour ceux qui n’y connaissent absolument rien. Le problème c’est qu’ils ne vont pas comprendre. Tant pis. Pour battre cette équipe, il faudra empêcher les pénétrations de leur meneur star. Rien de sexuel évidemment là non plus. Il faudra être malin quand il s’agira de provoquer les fautes et avoir des lancers francs : «  message à l’attention de Alexis Ajinca ». Il faudra se déplacer rapidement sur les lignes extérieures afin d’empêcher les tireurs slovènes de prendre leurs positions préférentielles et confiance en eux. Ca c’est une annonce pour Tony, Nicolas et Gelabale (il ne mérite pas son prénom car c’est celui de Jordan). Je cite les arrières mais les intérieurs auront eux aussi fort à faire, car dans le même temps où ils devront éviter les fautes stupides (Alexis, Johan Petro…), il faudra capter le maximum de rebonds, car ce sera là aussi une des clés de notre victoire. Et oui, j’ai osé dire notre.

Allez, même si mon rédacteur en chef ne supporte pas de lire ce genre de débilités à la première personne du singulier, dans mon for intérieur, je sais que les Bleus ont largement de quoi battre cette équipe mais si nous avons un jour off (comme face à la Serbie) alors finie la compète. Par moment, je fais des incantations et je me dis que les Bleus sont en mode Espana, en ce sens qu’ils jouent les phases de poule comme s’ils rodaient le moteur de leur bécane et dès qu’ils passent en phase à élimination directe, c’est un visage beaucoup plus agressif et efficient qu’ils montrent. 

La légende Parker (3/3) : Tony gomme

Retrouvez ici et les deux précédents épisodes.

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Madrid, 2007. Tony a désormais 25 ans et comme avant chaque Euro, il a ajouté une bague NBA à sa main sans se faire appeler Magloire. Il faut même l’appeler TP, car désormais il chante grâce à quelques paroliers peu scrupuleux et au label de TF1 toujours prêt à aider les jeunes artistes. Mais tout cela n’empêche pas de jouer au basket. Deux ans après la Grèce, c’est moins sur sa compétence qu’on attend Tony, mais sur son leadership. En effet Claude Bergeaud lui administre Joseph Gomis, Pape Badiane, Sacha Giffa, Yoann Sangaré et Cédric Ferchaud. Autant dire que pour annoncer les sytèmes en anglais ça s’annonce compliqué. Du coup la Slovénie et la Lituanie deviennent imbattables mais la France passe quand même. Vient la Russie en quart de finale. Le match est tendu, aucun écart, la France est devant de peu à l’entame du quatrième quart. Tony fait un bon match comme d’habitude.

Et puis la Russie passe devant, et puis viennent les dernières secondes et c’est par ici qu’on les voit. Les Russes se disent alors que faire des fautes peut rapporter des lancers francs aux Français. A 71-69, Tony se débarrasse de sa possession et les Russes se ruent sur Diaw qui rate donc ses deux lancers. Mais coup de chance, une nouvelle possession se présente pour Tony à 7 secondes de la fin. C’est l’heure des braves, après la faute russe c’est à lui d’aller sur la ligne des lancers. 1 sur 2, c’est mieux que Diaw mais moins bien que le 2/2 russe qui suit. Ca fait 73-70. Du coup il faut un sauveur. Ce sera Tony. Faute russe, lancers francs, 1 sur 2, encore mieux que Diaw mais moins bien que le 2/2 russe. Il reste quand même deux matchs de classement à perdre, Tony s’y comportera comme un grand leader en affolant les compteurs (18 pts puis 31).

La suite, c’est 2009, l’Euro où l’Espagne est trop forte de 20 points en quarts face à Tony qui en marque 6. Mais il y avait eu Fort boyard juste avant avec Eva et la famille et aussi Astérix aux Jeux Olympiques quelques mois plus tôt. L’Euro 2011 ne peut plus lui échapper, il brille en quarts et en demies contre la Grèce et la Russie parce qu’à un moment il faut bien être le plus fort aussi contre ces équipes-là. Parker tourne à 22 points de moyenne, Batum est arrivé pour lui filer un coup de main et la France va enfin en finale. Mais c’est l’Espagne et ça posera problème jusqu’aux JO 2012. Mais rien n’est impossible à 31 ans, ni avoir son dessin animé, ni jouer au poker ou faire des pubs avec Desailly, ni divorcer, ni revenir faire une pige à Villeurbanne dont il est actionnaire.

C’est vraiment bête de perdre contre les futurs champions d’Europe à chaque fois. A peu de choses près, on croirait que c’est de la faute du sélectionneur.

Eurobasket : Collet serré

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On aurait pu faire un film bien naze du dernier match des bleus au premier tour. Des Français qui vont humilier des Belges qui menaient de 15 points à la mi-temps. Hélas Dany Boon avait déjà réalisé un remake tout aussi merdique de Bienvenue chez les Chtis. Ca s’appelait Rien à déclarer et effectivement ça portait bien son nom. Allez, une dernière blague belge pour la route :  s’ils avaient abandonné la VHS, ils auraient pu visionner un dvd du match de la veille qui racontait qu’il ne faut pas énerver ou chambrer la bande à TP même si les remplaçants sont pas au niveau. Cette règle n’était évidemment pas valable avec des Lituaniens.

Car comme d’habitude, à part quand il s’agit d’accueillir des putes la France a toujours du mal avec les pays de l’Est. Hier c’est donc la Lituanie qui a répondu favorablement au premier gros test de ces championnats pour les bleus. On pourrait en tirer trois conclusions : la France n’aime pas avoir son destin en main, elle n’a pas les moyens de gagner l’Euro et Vincent Collet est une sacrée truffe de ne pas avoir fait tourner à la mi-temps hier ou de ne pas bosser la défense sur les lignes exterieures. Mais rien n’est fini.

Certes les joueurs étaient fatigués comme des Lituaniens, certes ils étaient maladroits comme Ernesto Arguello au pieu avec Eva Longoria, certes ils étaient dans un jour sans comme à chaque fois. Mais ces excuses sont-elles suffisantes quand on possède un banc sous-utilisé et un cinq en manque de rythme ou à bout de souffle. On ne peut même pas se foutre de la gueule d’Ajinca qui a été le seul à la hauteur d’une étiquette NBA. Rappelons qu’il joue à Strasbourg.

A ce rythme, même sans  Gasol, Navarro ou l’Inspecteur Derrick l’Espagne pourrait être un obstacle.

Ukraine-France : Petro dollars

A l’occasion du premier titre de l’histoire de l’équipe de France, le Vestiaire poursuit son apprentissage du basket européen grâce au talent de son expert Djelil qui vous dira bientôt qui de Jordan, Bryant, James ou Dacoury est le plus grand.

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Par notre consultant Djelil Adjaho

Vous les entendrez tous dire que Pooh Jeter, meneur de l’Ukraine, n’aurait pas dû chambrer Tony Parker lorsqu’il était en feu entre le début du match et le 3ème quart temps. Il ne devait pas être au courant du niveau des sapeurs-pompiers français pour éteindre un incendie. Vous entendrez dire que Boris Diaw a fait un superbe match et que Ajinca était hyper présent au rebond tout le match de même que son remplaçant Johan Petro. Il est vrai que ce fut un match serré car les deux équipes étaient concentrées dès l’entame du match (malgré le 7-0 infligé d’entrée par les Ukrainiens) et qu’il y avait très peu de pertes de balles. Nous n’allons pas vous refaire le film du match car c’est ce que tous les sites web de basket vous expliqueront sans la moindre blague alors je vais pas me faire chier à en faire.

En réalité, le match contre l’Ukraine n’avait rien d’un match test puisque tous « les spécialistes » pensaient que cette équipe ne passerait pas le premier tour. Et comme l’incompétence est une maladie contagieuse tout le monde a fini par se rendre compte que c’était une équipe complète qui s’appuyait beaucoup sur ses tirs extérieurs mais également son jeu intérieur.  Hier nous avons vu que si nous ne rentrons pas nos tirs extérieurs ou à mi distance, nous étions en difficulté. J’ai été déçu du jeu de Ajinca autant que de son prénom Alexis car prendre des fautes aussi stupides dans un match à ce stade de la compétition, qu’en sera-t-il si nous nous retrouvons face à des nations avec des intérieurs techniques ? Autant s’en débarrasser immédiatement en lui foutant une bonne béquille. Par Johan Petro par exemple qui est certes un bagarreur mais plus un poste 4 que 5 dans l’âme donc son jeu intérieur laisse énormément à désirer. De là à imaginer qu’il a pas le niveau pour être là,  je vous laisse juge.

Ce soir, le match contre la Belgique  devrait être une formalité car il n’y aura que des Belges sur le parquet. La France devrait terminer 1er de sa poule avant les matchs du second tour. La France atteindra les ½ finales sans problème mais il faudrait faire un sérieux effort collectif. Car finalement, ce n’est pas un hasard si Parker, Batum et Diaw sont les stars de cette équipe. Ils ont aussi le point commun d’être les meilleurs. Et si leurs pauvres camarades ne se mettent pas au diapason, ce sera l’humiliation. La rime est riche mais pas gratuite car pour écraser cette équipe de France à l’heure actuelle la recette est simple : vous faites une prise à deux sur Parker ou Diaw selon celui qui a le ballon. Pendant ce temps-là, Batum, la tête brulée n’a pas inventé l’eau tiède, perdra son sang froid après quelques fautes et déjouera complètement. Et ces techniques vicieuses mais pas interdites, les autres équipes n’hésiteront pas à les employer.

 Pour finir on rappelera qu’hier soir de Colo et Ajinca ont été aussi mauvais que Parker, Diaw et Gelabale ont été bons.

 

La légende Parker (2/3) : Sans Spurs et cent reproches

Tony Parker n’avait pas 22 ans la première fois qu’il n’a pas sauvé l’équipe de France. Mais à 22 ans on a encore le temps de se perfectionner.

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Belgrade, septembre 2005. Cette fois la France n’est pas brillante depuis le début de la compétition, mais passée par les barrages, elle se hisse encore en demi-finales en torchant la Lituanie, comme quoi en fin de compte c’est possible. Face à elle, la Grèce, dont on ne sait pas grand-chose à part qu’elle joue sale quand il le faut et qu’elle finira championne d’Europe deux jours plus tard. La France, elle, devrait déjà être contente d’être là parce que le souvenir de la dernière finale de l’Euro est plus âgé que Claude Bergeaud, venu accompagner Tony et donner quelques consignes si besoin. L’histoire préférerait retenir que c’est lui qui a donné celles des dernières minutes de ce France-Grèce mais serait-ce honnête ?

Tony, jusque-là, est parfait. Au départ il est sur le banc et la France perd. Puis il rentre et la France gagne. C’est ce qu’on attend de lui et de toute façon comme il est là, la France est favorite, surtout qu’avec sa deuxième bague NBA, il est sur les jaquettes de NBA Live et qu’il a enfin son émission de radio sur RMC. En vrai chef d’entreprise, il marque régulièrement des paniers aux Grecs jusqu’à ce tir à trois points qui donne sept points d’avance (58-51) à 1’14 de la fin. Il lève les bras au ciel et prépare déjà sans doute quelques couplets de Balance-toi en lançant sa dernière passe décisive vers Diaw. 62-55, il reste 47 secondes. C’est gagné, obligé, il ne reste qu’à voir la suite, c’est ici. Même si Papaloukas vient lui mettre un bon vieux bras roulé sur sa petite tête, même si les Grecs rentrent tous leurs lancers francs, c’est forcément gagné. Pourtant Diamantidis a l’idée de se placer derrière l’arc de 3 points à 3 secondes de la fin, et il n’a pas forcément tort puisque la France n’a que 2 points d’avance. Tony le comprend avec 1 seconde et 5 mètres de retard, et comme il n’est pas l’inspecteur gadget il ne peut pas contrer le ballon.

La question pourrait être : pourquoi avoir défendu comme une merde sur cette dernière possession ? Et pourtant personne ne se la pose, trop occupé à penser à ces lancers francs foirés et à cette perte de balle dans les 47 dernières secondes. C’est dégueulasse parce que Rigaudeau a eu tous les derniers lancers francs et il en a aussi raté la moitié. Mais Rigaudeau, lui, va arrêter juste après la belle médaille de bronze décrochée deux jours plus tard, grâce au meilleur Tony qui signe là sa plus belle performance en atomisant l’Espagne de Navarro de 30 points. Comme quoi ça aussi c’est possible.

Pendant ce temps-là, Boris Diaw sera le seul français dans l’équipe type de cet Eurobasket 2005.

Carte blanche Eurobasket : Le moniteur de Colo

Entente moins cordiale entre la France et  la Grande Bretagne que lors du sommet du G20. Et oui, le Vestiaire renoue en même temps avec les cartes blanches, les vannes politiques d’actualité et son célèbre spécialiste NBA Djelil qui sait aussi parler basket européen. Attention c’est vraiment réservé aux passionnés.

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Et il la tient sa revanche l’ami François, pardon l’ami Vincent. Après la déconvenue face à l’Allemagne, il ne fallait surtout pas rééditer l’exploit de perdre contre une nation moins bien classée au rang FIBA. Sinon autant disputer le championnat d’Asie. Cependant au vu du 1 er quart temps, et de la première mi temps plus généralement, on aurait été tenté de sortir les mouchoirs et les bols de riz.

La bande de TP commence le match sur un bon rythme, Diaw fixe à l’intérieur et selon son adversaire direct va au panier ou ressort sur les extérieurs qui ne se gênent pas pour trouer la filoche. Jusque là tout va bien puisque les Britanniques eux ne peuvent se vanter de faire pareil tant leur jeu intérieur est inexistant, on serait tenté de dire leur jeu tout court. Ils vont donc activer le plan B qui consiste à Vivre ou mourir par les 3 points, célèbre chanson de 2-PAC  » to Live and Die in LA « . Ceci étant ils reviennent à -8 à la mi temps alors qu’au milieu du 1 er quart temps, on comptait + 15 pts.

A ce moment là on remarque que la défense de l’équipe de France sur les extérieurs est trop lente et pas assez efficace puisque leurs artilleurs mesurent au moins 10 cm de plus que TP et Co. Du coup à la mi temps, on demande à Ajinca de défendre sur les extérieurs et comme par hasard, la Grande Bretagne ne marque plus. A force d’écouter du 2-PAC, on agit comme tel et on finit comme lui : KO technique. Mais pas la moindre balle dans le buffet. Cette stratégie va permettre à l’EDF (équipe de France pas électricité de France) de pointer à +20 à la fin du 3eme quart temps et laisser les titulaires stars (TP et BATUM) se reposer tout le 4 eme quart temps le match étant plié. Il faudrait noter la bonne perf de De Colo, le petit Texan qui en 1 quart temps a marqué 11 pts avec quelques bonnes passes et interceptions.

Oui on sent que l’EDF vient d’arriver dans le tournoi et au vu des déconvenues des divers favoris ( le pays de Nadal et de Contador, on ne vous en dit pas plus), tout laisse à penser qu’ils ne sont pas les seuls à ne pas encore être entrés dans la compétition car hier soir, la France se devait de gagner avec 35-40 Pts d écart mais bon déjà qu’entre Cameron et Hollande c’est pas la joie, il ne faut pas en rajouter non plus.

Ce soir on joue Israël, la victoire sera surement à l’arrivée mais espérons que la manière aussi (le minimum serait de +30 pour la France). A l’arrivée, la France se qualifiera certainement pour le 2nd tour et pour les phases à élimination direction directe. Avec de telles annonces, on se demande parfois si notre expert F1 ne serait pas passionné de ballon orange .

La légende Parker (1/3) : Tony monte-arnaque

Il est le plus grand joueur français de tous les temps mais lui non plus n’a rien gagné. Voici son vrai bilan en bleu, celui que personne n’a jamais fait parce que TP il est trop génial. Premier épisode l’Euro 2003 que les Bleus doivent évidemment gagner puisque Moïso est là.

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Suède, été 2003. A 21 ans, la nouvelle star du basket français vient de s’acheter une jolie bague NBA, la première d’une belle série. Avec lui, donc sans regarder les autres, la France est favorite de l’Euro au pays des Ibra. Les autres sont pourtant bien autour de Tony pour lui permettre d’aller en demie à l’occasion de ce quart de finale contre la Russie de Kirilenko. Diaw notamment qui n’est pas encore le vieux sage de l’équipe mais pas non plus une star internationale, qu’il ne sera jamais. Par contre il est là pour défendre sur les bons d’en face, il le fait et Parker peut tranquillement être le meilleur marqueur des siens. 18 points c’est bien, 5/14 un peu moins mais le dieu du basket, qui n’est pas Georges Eddy, a inventé les lancers-francs pour arranger tout ça. Mais ça marche pas à chaque fois, on verra ça en 2005.

Parker est bien là, prêt à jouer ses 35 minutes en demie contre la Lituanie (à voir ici). Longtemps ça va bien se passer : Weisz est sur le banc et il a bien retenu après 2001 que faire jouer 3 minutes à Tony en quart c’était bon ni pour Tony, ni pour lui. A côté de Weisz, il y a son assistant Vincent Collet, dont on ne sait trop s’il s’occupe de la tactique, de la succession ou de montrer son visage à Tony pour qu’il le reconnaisse quelques années plus tard. Le match est serré, les Lituaniens n’en sont pas vraiment puisqu’il sont d’une adresse catastrophique, mais les Français aussi. Et parmi les Français, il y a Tony. Mais les -cius et les -skas vont se réveiller à 70-65 pour la France. Il reste deux minutes, tout est une question de défense et de gestion de la possession, autrement dit une affaire de meneur.

Croyez-le ou non, la France ne marquera plus un point. Croyez-le ou non, il ne faudra pas 30 secondes pour que les Kaunas de gâchettes ne reviennent à 70-70. Tony prend alors, enfin, ses responsabilités au shoot et réussit à toucher l’arceau, ce qui est déjà bien vu la suite. A peine le temps de se demander où c’est la Lituanie qu’elle passe à 72. Mais la France ne marquera plus un point, donc pas deux non plus, ni trois. Peut-être parce que les sbires de Sabonis ont eu l’idée de faire sortir Foirest pour sa 5e faute plutôt que Tony. Il leur en saura gré sur la dernière possession. C’est à 15 secondes de la fin, la Lituanie a toujours 2 points d’avance et il y a un temps mort. Eddy explique que Tony va pénétrer mais il ne parle pas encore d’Eva Longoria, Cozette amorce sa phrase sur la légende naissante et la conclut plus vite que prévu par « et Tony qui perd la balle ! ».

La dernière possession suivante, au match de classement pour être sur le podium, il ne la perdra pas. Il l’enverra haut dans le ciel et pour quelques centimètres elle atterrira dans des mains italiennes plutôt que dans le filet. Il restait une seconde. L’histoire retiendra plutôt que Tony a marqué ce soir-là 24 points, à 10/22 dont 1/7 à 3 points. Pas la peine de chercher à comprendre : il a fait qu’une passe de tout le match, et la France a perdu. L’histoire ne retiendra pas en revanche que la France avait torché l’Italie en poule 85-52 et qu’il avait fait 5 passes. Après tout le mal était fait. Ah bah non, le 3e allait aux JO, pas le 4e. Tant pis pour la médaille d’argent à défendre, c’était celle de Rigaudeau.

 

NBA : Les meneurs de revues

Pour fêter le retour d’un spécialiste NBA sur www.le-vestiaire.net et de notre ancien pigiste Djelil,  Voici enfin le classement des 5 meilleurs meneurs de jeu de ces 20 dernières années.

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5. Steve Nash

Il avait un super nom mais une sale gueule et une nationalité pas géniale. Et rien que pour ça il serait difficile de le classer plus haut malgré une carrière et un niveau plus qu’honorables. Surtout qu’on a dégagé Payton alors que pendant que tous les élèves de troisième étaient fascinés par le duel Shawn Kemp / Grant Hill, il y en avait toujours un pour sortir sa vignette avec la tronche de ce bon vieux Gary dessus. Dissimulant sans doute dans sa chambre un poster du joueur à côté de celui de Pamela Anderson chichement vêtue et de l’affiche de Fantomes contre Fantomes quand Michael J. Fox ne sucrait pas encore complêtement ses fraises. Et pourtant il a jamais signé à la Vaillante Sainte-Gemme, le fleuron du basket lot-et-garonnais. C’est pas plus con que si Nanterre était champion de France.

4. Chris Paul

Quelle surprise de retrouver le plus doué, complet et influent de la liste à cette modeste quatrième place. Les Clippers, on est d’accord c’est lui. Mais ils ont fait quoi ces fameux Clippers depuis qu’ils étaient la risée du monde entier dans les années 90. A force de dire qu’un joueur est important, il faut en assumer les conséquences à un moment ou à un autre. Paul il est super fort mais il gagne que dalle. Chris c’est pareil. Alors nous faites pas chier avec Billups et Williams.

3. John Stockton

Le Gary Payton blanc a joué si longtemps que même à raison d’une passe par match il aurait fini avec des stats affolantes. Ce qui est affolant c’est qu’il soit dans le Top 4 d’ESPN juste derrière Isaiah Thomas. Donc juste derrière Dieu. Sinon bienvenue au club de ceux qui ont gagné rien du tout à part les Jeux Olympiques.

2. Tony Parker

Il est certain qu’à la longue il va bien falloir finir par reconnaître que le Français réalise une carrière exceptionnelle car c’est un joueur exceptionnel. D’accord on ne peut pas se contenter de ses points marqués d’une régularité hors du commun. Et ce n’est pas 12. D’accord il n’a gagné que 3 titres NBA. D’accord il évolue dans un terrifiante machine huilée à la sueur de Tim Duncan. D’accord il a déjà mis 55 points et 10 passes dans un même match. D’accord il a déjà été élu MVP des finales. Mais bon défensivement c’est ni Stockton, ni Paul, ni Kidd. Ben non c’est Tony Parker. Et jusqu’à preuve du contraire San Antonio est la meilleure équipe depuis 10 ans et rarement elle a joué sans Parker dedans elle.

1. Jason Kidd

Il vient de prendre sa retraite l’année où Parker n’a jamais été aussi proche de le rejoindre, et pas qu’à l’infirmerie. Mais où alors ? Lui a toujours évolué dans des équipes bizarres même si une fois il a joué avec Vince Carter. Sinon il a été drafté en même temps que Grant Hill. Mais lui sa célébrité a duré plus de 3 ans. Ca en fait même 20 qu’on entend régulièrement qu’un certain Jason Kidd est le meilleur meneur. La concurrence n’a pas toujours été aussi forte qu’aujourd’hui mais c’est aujourd’hui qu’il a choisi pour remporter enfin le championnat. Juste avant il avait fait des finales avec les Nets. Les Nets ? Beurk. Le tout en marquant moins que Parker et sans Duncan et Ginobili. Payton a qu’à aller se faire foutre.

Kobe Bryant : All of femmes of MJ

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Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent quand même. Le Vestiaire en personne ne parvient pas à les atteindre, Bryant peut-être un jour aussi : ce sont les intouchables. Plus fort que Magic Johnson, Larry Bird ou Jim Bilba, voici le plus célèbre homonyme de Francis Jordane.

« Jordan ? Il n’était pas là aujourd’hui, c’était Dieu déguisé en Michael Jordan ! » Larry Bird n’a que 14 mots de vocabulaire mais pour une fois il a réussi à se faire comprendre sans son ballon. Il lit même dans l’avenir mieux que Madame Irma rendue célèbre par le peu talentueux Didier Bourdon. Car on est en 1986 après un match de play-offs, et le numéro 23 des Chicago Bulls n’entrera au NBA Hall of fame que 23 ans plus tard, le 6 avril 2009, Jordan est intronisé au Hall of Fame de la NBA… Neuf ans après Bird. Mais c’est qui ce Bird ?

Rien de plus facile que de passer pour un Dieu vivant quand on est confronté durant toute sa carrière à la pire collection de losers de toute l’histoire de la NBA : Charles Barkley, Shawn Kemp, Karl Malone, John Stockton ou encore David Robinson, qui aura seulement le mérite de gagner le titre en l’absence de MJ, en 1999 et en 2003. Merci Tim Duncan.

Les Bulls de la grande époque, c’était une organisation bien rodée, où chacun avait un rôle bien déterminé. Si bien rodée que le seul concurrent européen de MJ s’est tué en bagnole. Sur une autoroute allemande en plus. Alors quand bien même un Toni Kukoc ou un Scottie Pippen des grands soirs pointaient leurs nez, inexorablement toute la lumière restait Jordan à qui la dernière action de gloire revenait, adultère et divorce y compris. Un peu comme en équipe de France, quand après un one man show de Parker, Yakhouba Diawara devient une légende en envoyant la France à l’Euro… Et Michel Gomez ?

Un mystérieux Michael Jordan se fera passer pour lui en ligue mineure de base-ball et plus tard du côté de Washington. Mais personne n’y croira vraiment.

La légende Canal : L’Eddy de Nantes

Si un jour le monde entier a pu imaginer que la France pouvait devenir championne d’Europe voire du monde ces quinze dernières années c’est bien-sûr grâce ou à cause de Parker, Rigaudeau, Dacoury ou même Dubuisson. Mais à 4 vous pouvez faire un 2 contre 2, pas forcément un 5 majeur.

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Puisque la NBA péfère les petrodollars et les Petro dollars, place au doyen, l’ancien double meilleur marqueur du championnat ProB, le méconnu prédécesseur de David Cozette.

Avec Jean-Louis Legrand, Jean-Claude Bouttier, Jean-Luc Arribard, et même Brahim Asloum, George Eddy fait partie de cette longue lignée de sportifs de haut-niveau trop insignifiants pour exister dans leur discipline si vous n’avez pas connu le mur de Berlin. Mais ils ont réussi la prouesse de devenir des consultants très écoutés, au moins pour certains, sur une petite chaîne de télévision payante. Insignifiant, le mot est faible pour qualifier le basketteur George Eddy.  Le moindre coup d’oeil sur sa carrière ferait penser à Jim Bilba qu’il était le meilleur joueur de tous les temps. Après être passé par les prestigieux clubs de Caen, Troyes ou Chalons-sur Marne, ce Franco-Américain voulait devenir entraîneur. Mais son niveau l’enverra plutôt sur les banquettes tout cuir de Canal+. Il y trouvera sa vraie place, le succès et Michael Jordan.

Questions interdites : A moins de 50 points de Parker par match, la France aura-t-elle une médaille ?

Ali Traoré est bien du voyage.


C’était la semaine dernière, la France disputait son traditionnel match de préparation contre la Belgique, qui attend ça toute l’année, ainsi que de savoir combien de points marquera Charleroi en Euroligue et la ville choisie par le prochain forcené pour dégommer des bouffeurs de frites. Dans un match au couteau, la France ne s’est inclinée dans le final qu’à cause de la patte de Yannick Driesen, qui du haut de ses 2,16m ne finira pas deux fois de suite avant-dernier de la ligue espagnole.

Les Bulls puantes

En 2011, ce n’est sans doute pas parce qu’elle avait battu la Belgique 74-44 que la France avait été en finale de l’Euro contre l’Espagne quelques semaines plus tard. Il y a donc toutes les raisons d’espérer que la défaite 63-57 de 2012 soit le meilleur présage qui soit. L’importance du secteur intérieur n’étant plus à démontrer, le pedigree des Français parle pour eux : Diaw s’est vu offrir un stade de six mois avec Duncan aux Spurs, Pietrus n’est plus à présenter même s’il n’est que le frère qui joue à Valence, Turiaf a eu droit à son Intérieur sport et Traoré est toujours là quand on n’a pas besoin de lui, et ce depuis l’Euro 2009. On n’est jamais MVP de Pro A par hasard. Et comme Noah a foutu les Bulls à tout le monde, c’est Séraphin qui a pris la place. Est-ce par qu’il fait 5 cm de moins que ses blocks sont considérés par les arbitres comme des fautes offensives ?

On résume : Batum, Diaw et donc Parker.

Eurobasket 2011 : L’Angola guette

Quelle sélection africaine Vincent Collet entraînera-t-il après l’Euro ?

Jamais encore Le Vestiaire n’avait poussé aussi loin sa lecture de L’Equipe qu’en lundi 29 août. Il y a découvert que les sports collectifs ne se jouaient pas tous sur gazon et que Tony Parker était avec les journalistes aussi percutant que les paroles de son flow : « En équipe de France, tous mes coaches m’ont appris des choses. Il n’y en a pas un au-dessus des autres. Par contre, le plus mauvais, je peux te le dire, c’est Michel Gomez. Je n’ai jamais vu ça… »

Faisait-il allusion à l’éclatante campagne de qualification européenne de 2008, qui avait déjà valu nos honneurs au finaliste de la coupe Korac 1987, ou à sa récente éviction de la sélection angolaise ? Mystère. Michel Gomez avait pourtant montré une lucidité rare lors de sa prise de fonction : « L’Angola ne m’a pas attendu pour avoir des résultats. » Elle l’a par contre attendu pour perdre contre le Sénégal son tout premier match du championnat d’Afrique depuis dix ans. Toutes les bonnes séries ont une fin.

Celles de Michel Gomez ne durent d’ailleurs jamais bien longtemps quand il n’a pas sur le parquet des joueurs capables de se gérer sans lui. Parti en 1996 exercer sa science du basket à Salonique, il en revient quelques mois plus tard, lourdé par ces ingrats de Grecs, comme il le sera plus tard à Limoges, au Havre et à Orléans. Fâcheuse coïncidence.

Pendant ce temps-là, Tony Parker a déjà gagné 4 matchs.

Eurobasket 2011: Mon amant de Saint-Jean

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Personne ne l’appelait le Tony Parker du pauvre. Et pourtant. 

C’est ce que l’on appelle un miraculé. Débutant au club d’Evreux, Olivier Saint-Jean avait toutes les chances de réaliser une convenable carrière en Pro B. Seulement, voilà, la prophétie frappa une première fois le gentil Olivier. Il devait être le premier Français à intégrer la NBA. Mais tout s’arrêtera en Californie pour le jeune espoir, qui disparaîtra frappé une seconde fois par les oracles. Fred Weis et Alain Digbeu connaîtront la même carrière NBA.

Feu Saint-Jean

A sa place, un certain Tariq Abdul-Wahad utilisera leur passeport commun pour écumer les parquets. Le talent se monnaye si cher qu’à peine quatre clubs différents auront les moyens de s’offrir ses sept points par match, ses 38% de réussite au tir et ses trois rebonds. Mais, gêné par des blessures, la concurrence ou son niveau, il finira à son tour par disparaître. On n’échappe pas à son destin. Quelques années plus tard, Moïso ne connaîtra que cinq clubs aux Etats-Unis. Neuf à l’extérieur.

A part ça, pas la moindre pute américaine, la moindre bague ou le moindre tutoiement de Denisot.

Euro 2011 : Laurent fini

Si un jour le monde entier a pu imaginer que la France pouvait devenir championne d’Europe voire du monde ces dix dernières années c’est bien-sûr grâce ou à cause de Parker, Rigaudeau, Dacoury ou même Dubuisson. Mais à 4 vous pouvez faire un 2 contre 2, pas forcément un 5 majeur.

 Comme le veut la tradition à l’approche d’une compétition internationale, le Vestiaire vous présente ceux qui font, ont fait ou défait le basket français. Aujourd’hui, on se souvient du prénom le plus célèbre. Gadou c’est un nom.

2 juin 1995, Villeurbanne. Dans 28 jours, la France du rêve Gomez se fera exploser par le rêve yougoslave, en quarts de finale de l’Euro. En attendant, elle affronte la Lituanie et le public découvre effaré deux jeunes joueurs de 22 ans qui s’appellent pareil. Quatorze ans, est-ce si long ? Dubuisson s’appelait-il Laurent ? Cinq ans plus tard, le 1er octobre 2000, les deux Laurent sont pourtant encore en vie et pratiquent  le même sport. Mieux, il assistent à la finale des JO. Mieux, ils n’ont même pas payé leurs places. Meilleur marqueur du match, Sciarra finit par ramener la France à quatre points des Etats-Unis. Pendant ce temps-là, Foirest achète des pop corn, 3 en 16 minutes pour être précis. La NBA les attend, elle aura un peu Rigaudeau, même si ce n’est pas la même discipline. 27 mois ont passé lorsque le 25 janvier 2003, Sciarra s’offre la Lettonie pour tirer sa révérence. Il lui est arrivé de marquer 26 points en un seul match, mais qu’attendait la NBA ? Le 2 septembre 2006, la Turquie se rend au Japon pour le jubilé Foirest, tout un symbole.

Le 20 juin 2009 les frères Laurent sont en finale des play-offs, chacun à la tête de leur franchise. Foirest a encore été le meilleur Villeurbannais avec Jeanneau. Parker demande du temps, il vient juste d’investir. Ils ont à peine 36 ans, surtout Sciarra. La NBA peut attendre, Risacher joue encore dans son Châlon.

Euro-2011 : La main au Collet 3

Les matches amicaux, c’est pas leur truc, aux stars NBA. Les stars NBA, c’est pas son truc, à Vincent Collet. Ca l’a jamais été.

A l’occasion de l’Euro dont Boris Diaw est comme d’habitude favori, le sélectionneur français a pris 24 points en Espagne. Ca ne lui était plus arrivé depuis que Parker l’a viré de Villeurbanne.

Antoine Rigaudeau le sait bien : c’est toujours quand on est au sommet de sa carrière qu’on fait ses preuves. A 48 ans, Vincent Collet a déjà tout connu et on commence à y voir plus clair. En 2010, l’Asvel éliminée par Le Mans en tour préliminaire d’Euroligue, c’était déjà ironique mais les clubs c’est de l’histoire ancienne.

Pas de jugement hâtif, la double casquette entraîneur de l’ASVEL-sélectionneur se méritait pourtant. C’était à force de travail, d’années à former des jeunes et surtout d’un titre de champion de France avec Le Mans une fois en huit ans qu’il y est parvenu. Collet rêvait des plus grandes compétitions : l’Euroligue et le Mondial, qui rêvaient un peu moins de Collet.

TP, la taxe professionnelle

Peu importe, le basket français a ceci de passionnant qu’il retient moins volontiers ses erreurs que ceux qui les ont commises. Michel Gomez fut rappelé au secours quinze ans après son fiasco, Vincent Collet a logiquement droit à une deuxième vie de sélectionneur après un Mondial retentissant que le seul jeu de maillots d’Ali Traoré ne suffit pas à expliquer.

Collet avait une circonstance atténuante : sans les stars, c’est difficile. D’un autre côté, ça évitait de se faire humilier par Parker à l’entraînement. Dans le basket français, c’est toujours celui qui a la casquette NBA qui a le dernier mot, voire le pognon pour investir dans l’Asvel, devenir le patron de son sélectionneur et le virer de son club. Maintenant, si Collet veut sa casquette, il peut toujours se la payer. Au-dessus de son blaser trop grand, ça lui donnera un peu de charisme en conférence de presse, pour prêcher les consignes du coach qu’il a apprises Parker.

Au besoin, Collet peut aussi demander à Noah les recettes de Papa.

All Star Game 2010 : Cozette hait les Misérables

Après une trop longue campagne d’Euroligue, Cozette a préféré les vacances au soleil. Mais Jacques Monclar n’était pas seul : Sport+ lui a mis un suppléant inconnu pour commenter. Suppléant basket, ça existe ?

Les programmateurs de Sport+ sont-ils de redoutables stratèges ou des utopistes un peu trop dépensiers ?  Le 30 décembre, normalement, il ne se passe rien. C’est d’ailleurs ce qu’aurait souhaité Avdalovic, le vainqueur du concours à 3 points, qui reste bien entendu plus amusant sur NBA Live 2002 qu’à Bercy la veille du réveillon. La Ligue tient à sa grand-messe et tout le monde a joué le jeu. D’ailleurs, l’inconnu aurait certainement dû se taire quand il a précisé « qu’avec les remplaçants, tous les clubs de Pro A sont représentés ». Mais pourquoi donc dire « ah il est taquin le Jacques ! » quand on est aussi grinçant ?

Comme Mejia, un Dominicain que l’Europe entière s’arrache puisqu’il joue en Pro A depuis deux ans. Quand on est le joueur All Star élu par le public, terminer à 8 points n’est pas si mauvais. « Oh le dunk main droite de Jefferson ! », a même gueulé l’inconnu à Monclar. On a le All Star Game qu’on mérite, Jefferson pourra toujours mettre son trophée de MVP dans la balance au moment de négocier le contrat de sa vie dans un club russe de bas de tableau l’été prochain.

Cochon qui sent Eddy

Comme d’habitude, Tony Parker était là, mais seulement dans les tribunes pour parler de son fils, le vrai Tony Parker. Comme d’habitude, Tchicamboud, Koffi et Bokolo étaient là eux aussi, sur le terrain, et Bercy était quand même plein. Comme d’habitude, il y a eu les pom-pom NBA, les mascottes venues de NBA, les supporters avec des maillots de NBA, Georges Eddy et une casquette NBA et un maximum de panneaux Nike pendant le concours de dunks comme en NBA. « Oh la patate qu’il a mise Kim Tillie ! » Tillie est français, joue à l’Asvel et Monclar n’en rajoute pas du tout pour un joueur de 2,10m qui s’accroche au panneau puisque « c’est show time ! » d’après l’inconnu. Depuis la touche, Audrey Sauret peut confirmer : elle a eu Sonia Rolland en interview.

Pendant ce temps-là, l’inconnu a annoncé l’entrée de Jacques Monclar au comité directeur de la Ligue. Le travail finit toujours par payer.

Pro A : La main au Collet

La défaite de Göttingen était de trop, mais Collet a quand même dit à Gelabale qu’ils se reverraient à l’Euro.

A l’occasion de la reprise de la Pro A, le sélectionneur français avait pris 17 points à Levallois à cause d’Albicy.

Antoine Rigaudeau le sait bien : c’est toujours quand on est au sommet de sa carrière qu’on fait ses preuves. A 47 ans, Vincent Collet a déjà tout connu et on commence à y voir plus clair, au contraire des finances de l’Asvel, qui, cette année, n’a pas gagné le droit de prendre ses sept branlées sur dix matches en Euroligue. Le Mans était trop fort en tour préliminaire. Ce n’est pas faute d’avoir tout fait la saison dernière pour bien préparer la saison et le Mondial : les play-offs de Pro A, c’est pour les huit premiers. Cholet ? C’est une équipe turque.

Pas de jugement hâtif, la double casquette entraîneur de l’ASVEL-sélectionneur se mérite. C’est à force de travail, d’années à former des jeunes et surtout d’un titre de champion de France avec Le Mans une fois en huit ans qu’il y est parvenu. Collet rêvait des plus grandes compétitions : l’Euroligue et le Mondial, qui rêvaient un peu moins de Collet.

TP, la taxe professionnelle

Peu importe, le basket français a ceci de passionnant qu’il retient moins volontiers ses erreurs que ceux qui les ont commises. Michel Gomez fut rappelé au secours quinze ans après son fiasco, Vincent Collet a logiquement droit à une deuxième vie de sélectionneur après un Mondial scandaleux que le seul jeu de maillots d’Ali Traoré ne suffit pas à expliquer.

Collet a une circonstance atténuante : sans les stars, c’est difficile. D’un autre côté, ça évite de se faire humilier par Parker à l’entraînement. Dans le basket français, c’est toujours celui qui a la casquette NBA qui a le dernier mot, voire le pognon pour investir dans l’Asvel et devenir le patron de son sélectionneur. Maintenant, si Collet veut sa casquette, il peut toujours se la payer.

Grâce à Parker, Collet avait plus de pognon pour acheter les meilleurs joueurs de Pro A et il l’a fait. Parce qu’en plus il fallait les entraîner ?

NBA presque live 2010

Régulièrement, notre surdoué pigiste désintéressé vous contera la légende de la Pro A d’outre-Atlantique.

L.A.- Houston : Du Gasol en Californie

Pau Gasol et Kobe Bryant étaient persuadés qu’en combinant 56 points on allait oublier qu’ils avaient fait que de la merde.  Mais désormais Los Angeles ce n’est plus seulement  Brandon, Brenda, Kelly et Dylan où les vilains Brian Austin Green et sa carpe Donna, c’est aussi un banc. La dernière fois qu’il avait servi c’était en 1989, Orlando Woolridge n’avait pas les moyens d’opérer sa myopie. Du coup le Zen Master dont le surnom n’a pas fini de nous emmerder n’a même pas fait jouer son chouchou de futur monsieur Sharapova dont nous nous passerons d’une photo à poil car ce n’est pas la bonne rubrique. Les rockets ne semblent plus avoir peur des playoffs mais il faudrait penser à condamner l’entrée de l’infirmerie.

Miami-Boston : Les haricots ça fait péter les surfeurs

Les observateurs toujours très avisés de la NBA ont décidé après ce match que la finale 2011 serait un remake de 2010. Il faut croire que l’incompétence n’est pas la propriété privée des journalistes espagnols et de L’Equipe. On en reparlera en playoffs, puisque c’est là que ça se passera. Si le Big 3 a perdu son match face aux finalistes losers, il faut rappeler qu’à 3 contre 6 le match peut parfois être déséquilibré. Et pourtant, 8 points d’avance à l’arrivée, la dream team ce n’est plus ce que c’était se dit John Stockton régulièrement humilié sous la douche par Larry Bird en 1992. Sans vouloir gâcher le suspense, il est évident qu’avec Lebron James et Wade en franchise player Miami ne devrait pas trop chialer cette saison.

Débarassée de Drexler depuis quinze ans, Portland a enfin gagné un match, avec Batum en 4.

Carte blanche NBA: Complètement à l’Est

 A quelques jours du coup d’envoi de la saison régulière, notre pigiste mentaliste peu onéreux Djelil Adjaho a complété sa thèse sur le basket américain (après l’ouest la semaine dernière). Profitez-en, il en a déjà préparé d’autres.


Prédire l’avenir des 3 premières places de la Conférence Est semble aussi difficile que de deviner si le mot bénévolat fait partie du vocabulaire de Sébastien Chabal. 

Orlando et Boston: A l’est donc, Orlando fera cuire la bouffe pendant que Boston la digerera. Banc et titulaires seront soumis au même régime, celui que Miami aura décidé, si Marc Veyrat veut bien rester en Europe pour cuisiner son pissenlit.

Miami :  Le Heat n’a encore rien prouvé hormis qu’on pouvait faire une daube surcotée avec deux des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma. Val Kilmer se demande pour qui est le compliment.  Côté parquet c’est pareil, sauf que la présence de 2 superstars sur 3 garantirait presque une happy-end  malgré une équipe totalement remaniée. Il faudra quand même leur rappeler qu’on peut aussi défendre. 

Les autres : Les autres ce sont Chicago, Atlanta, et Milwaukee, pas besoin de leur donner une ligne à chacun, personne ne sait jamais les situer sur une carte même après 7 ans de cours de géo sur les Grands lacs, 10 ans de Jordan et 15 ans d’Urgences. Ensuite parce que ce sont les mêmes équipes:  des gros qui peuvent jouer à tous les postes. Chabal apprend l’anglais; on déconne, il apprend à lire. A part ça,  pas de finales de conférences par manque d’experience, hormis Atlanta mais Jordan n’a effectivement jamais joué à Milwaukee. Chicago aura quand même un ancien assistant des Celtics aux manettes, ça rend pas forcemment Noah bon mais ça peut aider.

ll reste 2 places : Si on se base sur la présaison, Cleveland va créer la surprise et se retrouver en playoffs tout comme New York. Mais on ne se base pas sur la présaison sinon Nicolas Ouedec serait encore des nôtres. Alors on va plutot parler de la jeunesse, des physiques athlétiques, de coachs de renoms. Ça vous emmerde ? Alors pour finir amusez-vous à citer 10 joueurs de Toronto, New Jersey, Philadelphie, Detroit, Washington, Indiana et 5 de Charlotte.

  And let the game begins. (NDLR Djelil étant le seul hispanophone du Vestiaire nous ne sommes pas en mesure de traduire tous ses propos).

Carte blanche NBA: A l’Ouest rien de nouveau

A 2 semaines du coup d’envoi de la saison régulière, notre excellent pigiste gratuit Djelil Adjaho vous répète ce qui disent ses boules de cristal.


Pendant que Michael Jordan fait sa crise de la cinquantaine, que Shaquille O’Neal cherche à se faire canoniser, et que les caméras du monde entier ont les yeux rivés sur le Big Three de Miami, certains se soignent à l’infirmerie en contemplant leurs 5 bagues de champions et n’attendent que le début de la saison pour en décrocher une sixième. D’autres, devant la lourdeur de la tâche de se trouver un club en NBA, s’exilent en Europe. A croire qu’à la différence du public du stade de France, tout le monde n’est pas prêt à filer du pognon à la famille Noah.

Los Angeles : Au regard des matchs de pré saison, il est aussi difficile d’affirmer que les Lakers vont réaliser le triplé que de deviner quand Joakim Noah passera chez le coiffeur. Et pourtant ce n’est pas faute pour les Californiens de posséder actuellement le meilleur tandem Franco-Japonais avec Pau et Kobe. Mais en dehors de leurs dernières bagnoles, ils n’ont rien montré de très flamboyant ces dernières semaines en Europe. Et quand on les enlève de l’équipe, Los Angeles n’est plus « qu’un Lake » pourvu de poissons rares pour ne pas dire pourris. En tout cas parfaitement inoffensifs sur un terrain de basket. Même le banc théoriquement renforcé ne ferait peur qu’à Greg Beugnot. Heureusement, les Lakers ont l’excuse du jeu en triangle qui demande un temps d’adaptation assez conséquent. Rendez-vous donc au all star break, si le kayak et le Vestiaire n’ont pas coulé d’ici là.

Dallas: Le recrutement est intelligent, mais pour une bonne mayo, il faut de l’huile, Robuchon le répète chaque année. Du coup, ce sera le Big four à l’Ouest car Nowitzki le vaut bien. Ajoutez y pour une fois un secteur intérieur blindé en rotations et vous pourrez faire croire que vous vous y connaissez en basket.

Utah : Le club n’est désormais plus une simple plage pour débarquer et le jazz une rengaine from New Orleans. Car cette année, des départs il y en a eu mais des arrivées aussi. Si on vous dit Al Jefferson-Okur-Millsap, vous répondrez pivots polyvalents avec chacun son style de jeu. Mais attention n’allez pas raconter qu’ils vont déstabiliser la défense des Lakers, même Jacques Monclar ne vous croirait pas. Mais ils peuvent quand même créer la surprise car Deron Williams se fait surnommer meilleur meneur au monde. Qui tombera dans le panneau ?

Phœnix : Finaliste vaincu de la conférence Ouest, il va falloir garder un oeil ouvert sur le soleil de l’Arizona. Phœnix a perdu Stoudemire, mais a recruté des joueurs créatifs et athlétiques, qui correspondent bien à Nash. Il pourra au choix se les taper ou jouer avec. Mais comme le secteur intérieur s’est affaibli ça n’ira pas au delà d’une nuit. Le rêve d’une attaque remportant un championnat NBA ne s’est pourtant jamais éteint.

San Antonio : Ce n’est parce que la majorité de l’effectif approche la soixantaine qu’il ne faut plus y croire. Mais sans doute parce qu’on ne sait plus où les situer. Ils se décrivent comme outsider, mais avec l’arrivée de Splitter, le retour en forme de Ginobili et Parker, et un Duncan lesté de quelque 120 kilos en moins, Popovich peut bien leur offrir des playoffs sympas. Tout dépendra du playing time, mais qui sait vraiment ce que ça veut dire ? En tout cas Tony Parker peut s’offrir un beau jubilé et marquer à jamais l’histoire du basket comme un joueur de basket NBA plus connu pour sa femme et ses passages chez Denisot que pour son album de rap. Il manque pas un truc ?

Portland: Ce sera l’année de la confirmation. L’espoir est permis car l’effectif est aussi riche à tous les postes que les passages au poste de Sydney Govou. Batum s’est vu confirmer son rôle de lieutenant et de titulaire indiscutable, il ne lui reste plus qu’à sortir avec Teri Hatcher . Ils seront en playoffs, mais les lakers et les spurs aussi.

La dernière phrase pour Kevin Durant et sa bande qui viseront les 50 victoires en saison régulière, minimum syndical. Mais savoir pour quel club, c’est une autre histoire.

 

NBA, Joakim Noah : Private Jooks

Comme on n’arrête pas le progrès, pour la première fois, Le Vestiaire se met à l’heure du basket américain. Il paraît que ça se joue avec un ballon orange et deux paniers. Comme au collège Jean-Rostand en fait. Le reste, c’est  Djelil Adjaho, notre lecteur pigiste gratuit, qui vous l’explique.

Pendant que la NBA, les joueurs, les proprios de franchises et le NPA veulent voir les salaires et les contrats baisser,  des clubs s’amusent encore à filer du pognon à n’importe qui pour bien se faire baiser.

Soixante millions de dollars sur cinq ans, même Chabal n’avait pas osé. Mais c’est bien parce qu’il ne fait pas de basket aux States ou que Chicago n’a pas de franchise rugby. Les Bulls ont donc décidé de miser leur froc et leur avenir sur un joueur français. Pour comprendre ce geste amical, il faut tenter de se souvenir du dernier bon match aperçu dans l’Illinois, c’était en 1998.  Certes, répondraient les amis de David Cozette, Noah est combatif, avec un bon esprit d’équipe, mais alors pourquoi Frédéric Fauthoux connaît-il mieux la route d’Oloron-Sainte-Marie que la 66 ?

Après tout, qui refuserait onze millions pour gober des rebonds et nettoyer les pump de ses partenaires en gueulant ? Surement pas un mec mal coiffé de 2m11. Bien utile pour les rebonds offensifs et défensifs quand on est seul dans la raquette, plus difficile quand les Cavaliers font jouer des pivots de 38 ans sous le cercle. D’accord, il s’appelait encore le Shaq en 1994, alors parlons d’Orlando. Le revers offert par Dwight Howard aura au moins eu le mérite de lui rappeler papa.

Rasta touille

Mais son jeu est-il si  nul ? Difficile à dire, vu qu’il ne sait faire aucun mouvement dos au panier, la classe d’un poste 5. Sky hook ou jump hook, des tirs à 4-5 mètres, en anglais ou en français, ça passe pas. Le jooks est un joke. Un pivot défensif qui pourrait bien rester rookie toute sa carrière si les joueurs d’en face continuent d’être recrutés sur leur gabarit ou leur talent. Heureusement, il est permis de tirer à 20 cm du panier quand on n’est pas blessé à la voute plantaire. Avec un peu de chance, il fera au moins une demi-saison par saison et Chicago pourra rentabiliser son investissement lors de sa vente. La rançon de la gloire.

Mondial 2010, France-Turquie :
La main au Collet

La Turquie peut trembler : être invaincu est la pire des choses face à un club de Pro A. Voici le récit de l’équipe de France de basket ultime.

L’histoire balbutie toujours avant que les légendes s’écrivent. Une finale olympique de Rigaudeau, Risacher et les autres, un concours de lancers francs un peu trop dur pour Tony Parker et bien sûr le titre européen du CSP en écrans de fumée. Tout ça réuni dans une seule et même équipe. L’aboutissement de dix-sept ans de basket. L’heure n’est pas à disserter du vrai niveau de l’équipe de France, mais à se réjouir : la vraie équipe de France joue sous nos yeux. De Colo propulsé meneur aurait pu ressembler à une mauvaise nouvelle, et pourtant. Les branlées américaines, canadiennes et australiennes, et surtout moins de dix points d’écart contre la Côte d’Ivoire ont ponctué la préparation parfaite. Zéro confiance, aucun meneur, pas d’intérieur valable et Diaw comme seul recours. La France n’avait aucune chance, l’Espagne se profilait, le scénario était écrit. En sus, le coaching de génie de Collet qui propulse Albicy nouvelle star ferait même croire que Peter Pan existe. Il n’existe pas, mais Ali Traoré oui.

Istanbul art

Le Liban ne s’en est pas rendu compte. La France doutait tellement d’elle-même qu’elle avait besoin d’un deuxième match de confirmation. 86 points marqués, plus que Michel Gomez n’aurait jamais espéré, un vrai festin. C’était trop. Troisième match, le Canada qui avait eu la mauvaise idée d’humilier la France trois semaines plus tôt, deux fois de suite. Pas malin, surtout quand on annonce à des Français qu’ils peuvent se qualifier pour les huitièmes et qu’on les voit déjà leaders du groupe. 68-63, peut-être une alerte au boulard, mais Georges Eddy s’écrie good job. Monclar n’est pas sûr de pouvoir traduire, pourtant c’est assez simple : l’équipe de France est qualifiée, invaincue, Gelabale retrouve son niveau NBA, Batum est un leader qui a des fans dans les tribunes et Diaw le garant du bon état d’esprit. On entend même dire que la chronique Dans les pas d’Ali, sur L’Equipe.fr, est lue.

Gelabale au prisonnier

Dans ces conditions, la Lituanie n’a qu’à se laisser distancer un peu à la mi-temps pour rameuter les chèvres et porter le coup fatal. A quoi bon continuer à défendre quand on a le niveau NBA ? « A nous d’assurer la deuxième place », s’enflammera pourtant Koffi après le match. Mais, malgré les efforts de Jackson et Mahinmi, la peur d’être ridicule n’est pas revenue. Mais face à la Nouvelle-Zélande et son shooteur extérieur obèse, un peu de suffisance ne suffit pas. L’Espagne revient en mémoire, et de toute façon une défaite de moins de onze points ne foutrait pas tout en l’air. C’est le moment pour Bokolo de rappeler à des millions de collégiens qu’une reprise de dribble c’est aussi un truc de pro, pour De Colo de ne plus réussir une passe dans les dernières possessions. Gelabale se souvient qu’il est champion, mais avec Cholet, Batum, lui, se revoit avec Le Mans en Turquie en Euroligue, ça faisait toujours branlée.

Carte blanche Basket : Princesse Saras

A l’occasion du changement de parquet de Marion Jones, Le Vestiaire vous offre un vieux papier jamais publié d’un de nos lecteurs les plus fidèles et ce n’est pas Gégé. Peut-il devenir notre spécialiste basket-ball ?

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Personne n’a jamais su pourquoi George Eddy ne parvint pas à prononcer son nom.

« Putain de Saras! » Larry Brown, n’en peut plus. Il serait nommé manager de l’équipe de France qu’il ne se sentirait pas plus mal. Cette fois, son bourreau ne s’appelle pas de Vincenzi, Gadou ou Verove. De son banc il assiste impuissant à sa mise à mort par un troisième trois points consécutif de Jasikevicius. La sirène approche de son requiem.

Comment un meneur blanc pas très rapide, pas très costaud, qui n’arrête pas d’aboyer, qui ne sait pas sauter et qui surtout ne joue pas (encore) en NBA, peut-il devenir the clutch-player face aux spécialistes intersidéraux ? Et ce Chouf, Chouf, Chouf, ce doux bruit n’est pas celui de la femme de Fred en train d’arroser sa soirée avec Wilou, mais celui du filet qui retentit au passage des missiles baltes longue portée. Les oreilles de Carlos Boozer le bien nommé raisonnent. Il se demande ce qu’il fout là. Il n’est pas le seul.

Pourtant, Sarunas Jasikevicus n’est pas né à la face de la planète basket ce samedi 21 août 2004. Certes, il n’avait traversé l’Atlantique que pour apprendre le métier quand il était petit, mais il était déjà avant ces JO champion d’Europe en titre, tant du point de vue club (Barça en 2003/Maccabi en 2004) que sélection (2003 – MVP).

Déchirer Saras

Ou plutôt, comme le dit ce soir-là Mista Georges Eddy au Patrick Montel du riche : « Ooooooooh, demain matin, j’irai m’acheter son maillot ». On pourrait aussi parler de l’expérience mitigée (pour les fans inconditionnels) ou foireuse (pour les fans objectifs) en ce qui concerne l’aventure des imprimeurs de tempo de l’Indiana et des guerriers de l’etat doré qui n’auront jamais su exploiter les qualités de Saras, à l’image du fantôme de Rigaudeau hantant de temps à autres le parquet de Dallas. En même temps, dur dur de choisir entre Saras et Jamaal Tinsley…

Ils auraient pourtant dû voir qu’il était le fils caché de John Stockton et de Reggie Miller. Hervé Dubuisson, celui de Monsieur et Madame Dubuisson. Et pressentir qu’il deviendrait le seul homme à gagner l’Euroleague quatre fois, avec trois équipes différentes.

Pendant ce temps-là, la Pro B régale avec Orthez-CSP. Où est Freddy Hufnagel ?

All Star Game, Cozette & Co :
Monclar de la thune

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Jacques Monclar est bien une seule et même personne. Ses deux titres de Pro A lui ont ouvert les portes des médias, il n’allait quand même pas s’emmerder à continuer un métier qui ne lui a jamais plu. Manque de bol, c’était sûrement là qu’il était meilleur.

Antibes, 1991. Jacques Monclar est champion de France, il le sera à nouveau quatre ans plus tard. Patrick Montel n’est pas encore interdit de salle en Pro A que le Jack sent déjà le créneau à prendre, sa carrière est lancée. Canal et les Spécialistes basket, L’Equipe, L’Equipe TV pourquoi pas, RMC, tous les journaux de PQR, Basket News, Maxi Basket, à l’occasion RTL et Europe 1, i-Télé ça fait pas de mal, Infosport évidemment, Stade 2 si on l’invite : être spécialiste de NBA, bafouiller des termes techniques anglais et avoir une grosse voix, ça ne lui suffit pas. Jacques Monclar est indispensable à l’Euroligue, David Cozette supporte mal la solitude même sur Sport +. Le meilleur spécialiste de NBA peut-il ne rien y connaître ? Tout le monde peut-il surnommer Shaquille O’Neal HippopoShaq ? Les Spécialistes basket sont incapables de juger, seul un Américain le pourrait mais Georges Eddy ne l’a jamais été.

So briquet

« Une finale Los Angeles-Boston serait tout sauf une surprise, si El Manu Ginobili revient bien de son opération à la cheville, les Spurs seront sans doute bien là, baisse probable pour Denver. » C’était en octobre 2008, la saison de NBA allait s’ouvrir, les Lakers ont effectivement gagné, par contre, on a moins de nouvelles de Boston et des Spurs que de Denver, finaliste de conférence. En revanche, Orlando était finaliste, Monclar l’avait presque dit : « Orlando outsider également autour du totem Dwight Howard. » Les quelques autres outsiders sont Portland, Houston, Dallas, New Orleans, Boston, Atlanta, Washington, Chicago, Miami, New York, Toronto (« j’ai un petit doute sur eux mais bon« ), Indiana, Milwaukee et les Clippers. On n’est plus loin des 20, il y a 16 places en play-off, le compte est bon. Rien d’autre ? Y a qu’à demander : « Smiley David » Stern, les « 3 amigos » des Celtics, Houston et son T-Mac, le « White Chocolate » Jason Williams et « Utah fera du Utah« .

Angola gate

Pour retrouver trace d’une expérience sportive après ça, les investigations sont compliquées. Certaines sources nous ont confirmé avoir aperçu Monclar à Dijon entre 2005 et 2007, mais pas les soirs d’Euroligue et certainement pas les lendemains matins à l’entraînement. L’expérience, si elle a vraiment existé, aurait tourné court. On parle aussi de trois mois en Côte d’Ivoire, dont deux semaines à jouer la CAN en Angola, mais faut quand même pas se foutre de la gueule du monde.

En attendant, son blog d’une célèbre chaîne cryptée donne régulièrement de ses nouvelles et parfois des points de vue à contre-courant et très pertinents. Finalement, Monclar ne se sent jamais aussi bien qu’au All Star Game à la française. « La sélection française aura un joli challenge tant les « étrangers » ont belle allure. » Le favori est tout désigné. Et coup de chance, la Pro A possède aussi son « White chocolate« . Evidemment c’est Ben Woodside, associé au « Killer des playgrounds » Karim Reid. Du because à tous les étages, des MVP, des alley hoop et un « buzzer beater » que ni Stern, ni l’Académie Française n’imagineraient en rêve.

Le All Star Game c’est la fête, au moins les joueurs lui parlent, ce n’est pas du basket et en plus c’est passionnant. « Ali Traoré aura de quoi raconter après sa soirée intime avec Uche Nsonwu et Saer Séne. » Puisque on est entre amis, le pronostic un brin péremptoire sur la seconde partie de Pro A ne gâte rien : « Ce nouvel An verra-t-il le retour de Orléans, Nancy et Villeurbanne vers les hauteurs ??? Gravelines, Cholet en mode confirmation, Le Mans en leader, Paris, Vichy, Hyères-Toulon, Poitiers en franc tireur, Roanne en embuscade. » 11 équipes, il y a effectivement 8 places en play off.

Depuis 1973, chaque équipe du All Star Game de NBA dépasse les 100 points. Hier, les Français de Pro A ont battu les étrangers de Pro A 89-88, le All Star Game s’appellera désormais le trophée des champions. Georges Eddy est démasqué, et il n’est pas le seul.

Question interdite : Faut-il interdire les clubs français d’Euroligue ?

sujet

Puisque les résultats des clubs français ne comptent plus, le Vestiaire vous dévoile comment Le Mans a joué l’Euroligue sans que personne ne le sache ces dernières saisons.

Pour le retour sur investissement de Villeurbanne

Tony Parker, Bobby Dixon et Curtis Borchardt, le recrutement fleure l’ambition. Aux dernières nouvelles, le premier n’est que vice-président, c’est son frère TJ qui met un maillot aux entraînements. Et les deux seconds ont joué au Mans et à Grenade en Espagne. En plus, Borchardt a plus coûté à Villeurbanne que Brochard à Virenque, et Ali Traoré est meilleur rebondeur que lui. Il a mal choisi sa spécialité, mieux valait se blesser avant la rupture de contrat. Les agents véreux existent aussi dans le basket. Collet a beau clamer ses envies de Top 16, pour gagner ne serait-ce qu’un match en phase de poule, il faut éviter d’en marquer 15 de moins que l’adversaire. Aymeric Jeanneau ne savait peut-être pas qu’on pouvait marquer des points. Maintenant il sait.

Pour bien comprendre pourquoi Cholet est leader de Pro A

Lyon-Villeurbanne 12e, Orléans 11e, le haut niveau est souvent un révélateur impitoyable. Sauf qu’on ne parle pas des quatre défaites de rang, pour chacun, en Euroligue, c’est de la Pro A. Cholet est leader, devant Gravelines, Dijon, Hyères-Toulon, Roanne. Heureusement Nancy n’est pas trop loin. Deux victoires en dix matches en Euroligue 2008-09.

Pour voir jouer Foirest et Sciarra

L’Euroligue, c’est évidemment la piste aux étoiles, même si elles ont des milliards d’années. Foirest monte en puissance : après ses 0 pt en 11 minutes à Kaunas et ses 0 pt en 15’ contre Fenerbahce, il a enquillé 9 en 23’ dont 6 sur LF contre Sienne, c’est quand même plus facile quand on peut prendre son temps. Il est inarrêtable : à Barcelone, c’est 7 points en 21’, ce qui vaudra cet hommage du Catalan Ndong : « On a eu beaucoup de mal à défendre sur Traoré. ». Et Sciarra, c’est encore mieux : 0 point en 19’ dont 3 passes contre l’Olympiakos, 0 en 20’ dont 7 passes contre le Lietuvos Rytas, 4 pts en 15’ dont 1 passe à Belgrade et 3 points en 21’ dont 9 passes contre Malaga. Sydney, c’était hier.

Et si l’homme qui se cache derrière les 5 défaites en 7 matches n’était pas le sélectionneur de l’équipe de France mais un consultant à grosse voix sur une chaîne du câble ?

Pour Jacques Monclar

Les spécialistes basket, L’Equipe, RMC, tous les journaux de PQR, Basket News, Maxi Basket, à l’occasion RTL et Europe 1, Stade 2 si on l’invite : être spécialiste de NBA, bafouiller des termes techniques anglais et avoir une grosse voix ne suffit pourtant pas à son bonheur. David Cozette n’a pas les épaules pour rester seul les soirs d’Euroligue sur Sport +, Monclar est indispensable. Et ce, malgré la sélection de Côte d’Ivoire.

La Légende, Bonato : L’Antibes social

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A l’occasion de la reprise de la NBA, le Vestiaire se penche sur le grand cas du petit Bonato. Quel est le rapport ?

Yann Bonato a joué de longues années au basket-ball. Et il n’a jamais eu sa langue dans sa poche. Normal pour un écorché vif. Il y avait de quoi, avec un papa passé en Equipe de France 172 fois et deux ans tous frais payés dans une université américaine. L’oncle Sam est décidément un beau salopard puisqu’il perdra son numéro. Les années 90, Montel et le basket sur les chaînes hertziennes sont proches, quand Bonato décide de rentrer au bercail, faute de mieux diraient quelques aigris mal informés.

Tri Yann  

Il se trouve qu’Antibes cherche des joueurs, papa Bonato y a passé 15 ans et ne voit pas d’inconvénient à pistonner son fils. Ensuite, le PSG Racing, Limoges et le grand saut. D’Aboville s’est déjà fait l’Atlantique, Bonato choisit le tunnel du Mont Blanc. A Pesaro, c’est le clash, on lui reproche de ne pas avoir le niveau, lui l’ailier qui tourne à plus de 50% de réussite au tir. Contrairement à l’autre clash, avec De Vincenzi, ça ne rapporte pas le surnom de Cantona du basket mais un départ pour Reggio Emilia, qui lui-même offre un retour à Limoges l’année suivante. En 2000, il réalise un historique triplé mais assiste impuissant à la chute du CSP, criblé de dettes et relégué. L’écorché vif explose : alors que tout lui commande de rester pour renflouer le navire qui coule, il brave le conformisme et part cueillir du pognon à Villeurbanne.

Bonne à rien

Ca n’empêchera pas Canto de continuer à penser que « tout le monde veut protéger son bifteck et gagner ses petits sous donc tout le monde a un discours préétabli et de complaisance. Et un peu hypocrite. Donc vive les moutons ! » En 1995, il aimait déjà défrayer la chronique, les rebelles sont décidément aussi incorrigibles que les lèche-cul : « Je dois penser à ma carrière et il n’y a que Limoges qui fasse tout pour valoriser ses joueurs. L’équipe se maintient au top niveau depuis plusieurs années, tout le monde se mobilise autour du club, la ville, la région limousine, les sponsors. Les structures sont uniques en France, le budget à la hauteur de ses ambitions, un avion privé… »

Une coupe Korac, deux fois champion de France, une Coupe de France, et quatre fois all star LNB. On appelle ça un joueur pas comme les autres, 79 sélections en Bleu, une finale des JO ratées sur blessure et une mononucléose pour se décider à arrêter. Même Dupontel n’y avait pas pensé et pourtant il s’y connaît.

Les questions interdites : La France peut-elle ne pas remporter l’Euro 2009 ?

sonko

L’équipe de France de basket-ball repoussée aux frontières de ce qui se fait de pire dans le monde de l’Orangeade, tente de se qualifier pour des championnats d’Europe où elle sera favorite. Comment expliquer cela à Michel Gomez ? C’est quoi déjà la NBA ?

Le 10 octobre 2007, le Vestiaire annonçait l’asistolie du basket tricolore, les clubs n’existaient déjà plus depuis 14 ans, la sélection était en phase terminale. Depuis, loin de nous donner raison, la réalité a dépassé Michel Gomez dont nous louions l’expertise. D’entraîneur moyen fini, il est passé à entraîneur nul fini. Désormais tout a changé.

Le nouveau sélectionneur est titré avec des équipes faibles, il ne se la raconte que modérément et surtout il a choisi de faire jouer les meilleurs et les meilleurs ne jouent pas à Hyères-Toulon. Claude Bergeaud pensait aussi avoir tout compris en se tournant vers les Etats-Unis. Pourtant non seulement, il n’a rien gagné avec la meilleure génération de l’Histoire, pire, il n’a même pas égalé de Vincenzi avec une finale internationale. Alors, pourquoi Collet ferait-il mieux avec quasiment la même équipe ? Le fait qu’il soit plus compétent que ne le sera jamais son prédecesseur ne doit pas occulter le « quasiment » de la phrase précédente. C’est la même équipe mais ce n’est plus la même. Là où Cloclo mixait le bon avec le moins bon et même le mauvais, le manceau mélange le bon avec le très bon et bien sûr le mauvais, il n’y est pour rien, la France manque de meneurs. Et ça peut même permettre de bonnes surprises.

Parker ne perd jamais

Même Tony Parker a changé. Membre du deuxième meilleur cinq du monde, il n’a plus grand chose à voir avec Aymeric Jeanneau à part le poste peut-être. Pourtant, il continue de prendre l’avion pour aller chez Denisot, faire du business en banlieue, et visiter la Charente-Maritime alors même que la locale de Sud-Ouest à Jonzac ne l’avait pas invité au goûter des correspondants. On parle bien de Parker, pas de Jeanneau Lapin. Au passage, la star se permet même d’aller assister à des matchs de basket ou de faire une bouteille quand il a 5 minutes.

Ainsi, malgré Ronny Turiaf, la génération dream-team a été balayée par la nouvelle génération dream-team sans pour autant changer de noms. Et celle-là ne se contente plus de dominer, elle gagne et gagne encore avec une prétention assumée, même par Antoine Diot. Certes il ne s’agit que de matchs de seconde zone, mais la France de Parker 1 arrivait bien à perdre contre la Grèce en demi-finale de l’Euro ou la Russie en quarts. Finis les Gelabale et les Sacha Giffa de dernière minute, ceux qui étaient les meilleurs à la récré le seront en compet même si les règles diffèrent un peu de leur basket de play ground. Le coca, les chewing gum, et Mc Do ont-ils été inventés à Orléans ?

Gelabale ou je ne l’ai plus

Il aura fallu 10 ans de domination continentale pour que la Pro A se joue aux Etats-Unis. Dix ans pour arrêter de mélanger les torchons et les serviettes, dix ans pour qu’il y ait assez de Saint-Jean pour ne plus avoir à les mélanger avec des Foirest et des Digbeu. Désormais intégrer la NBA n’est plus un exploit ou un rêve, tout le monde le fait, même les gosses de chanteur. Désormais, jouer dans le club que l’on a intégré est possible, sans avoir à faire croire que l’on est bon, il suffit de le montrer. Moïso valait « 100 millions de dollars » mais personne n’a jamais trouvé la provenance. Désormais, évoluer au Mans ou à Ecommoy n’empêche plus de faire carrière en Anjou ou ailleurs. Ni même de gagner des matches face à des joueurs professionnels et pas qu’au tennis.

La génération Parker 1 c’était un joueur, la génération Parker 2 c’est deux joueurs, dans trois générations la France défiera enfin les Etats-Unis en finale olympique. Quoi Sydney ?

Pro A : Bercy d’être venu

final

Des pom-pom girls habillées, Mickels et Joanna pour chanter la Marseillaise : les play-offs de ProA se sont achevés par un show à l’Américaine. Une équipe NBA a-t-elle déjà marqué 41 points en finale ?

Depuis la cellule psychologique de notre envoyé spécial à Bercy

Le terrible derby de la diagonale du vide entre Poitiers et les restes de Limoges n’avait curieusement pas suffi à combler l’appétit des supporters de Bercy. Trois distributions de tee-shirts, 15.000 jambon-beurres sous cellophane et 40 minutes de basket amateur freinaient à peine la fringale collective : Orléans et l’ASVEL défendront bien les couleurs tricolores, l’an prochain, au premier tour de l’Euroligue.

Des préliminaires s’imposeront néanmoins aux cinq majeurs de la cité de Jeanne-d’Arc, qui, elle au moins, n’en n’avait jamais eu besoin. Mais le hasard, et un système de licences plein de bon sens et de cohérence sportive, a voulu que Mariupol, Charleroi et le BK Ventspils soient logés à la même enseigne que nos finalistes des As. On aurait donc déjà joué au basket en Belgique.

Collet serré

La grand-messe parisienne a en tout cas conclu embêté le printemps radieux du basket tricolore. Jugez plutôt : l’ASVEL championne de France, les filles de Bourges championnes de France, Alain Koffi meilleur joueur français du championnat de France… La France attaque les rattrapages des qualifications de l’Euro avec la même confiance que Ronny Turiaf dans la salle d’attente de son cardiologue.

Le score de gonzesses de la finale de ProA (55-41) n’a même pas entamé celle du maestro villeurbannais Vincent Collet. Il a presque pris tout ce que la NBA comptait d’expatriés, sans même savoir s’il arrivait aux nouveaux Parker de voir un ballon de temps en temps. Moerman et Curti seront aussi utiles à l’équipe de France que Petro et Ajinca dans leurs franchises respectives. Qu’importe, la belle saison orléanaise a été récompensée de deux noms sur la liste élargie. Comme quoi une mairie complaisante et la moitié des impôts fonciers de la ville suffisent parfois à faire des miracles.

Foirest Gump

Et puis, il y a l’arbre qui cache le Foirest. L’aide-mémoire d’outre-tombe. Le champion de France 1991 « est sur les rotules et se pose des questions ». Ce n’est pas Le Vestiaire qui le dit, cette fois, et pourtant, Collet veut en faire le « guide » des Bleus en Pologne. La région de Kraków n’a sans doute aucun secret pour l’autre Laurent, mais quitte à avoir un strapontin dans le bus pour l’Euro, le nouveau staff aurait pu y faire asseoir un vrai leader : Rigaudeau. Ou Dubuisson.

Pendant ce temps-là, l’enjeu de la finale de ProA était si pesant que le président de la LNB a préféré la regarder au restaurant.

L’Hommage du Vestiaire : Dans la peau du jeune Maljkovic

cool

Michel Gomez a payé pour apprendre qu’un abonnement à Sport+, ça ne lui servirait à rien. Entre Alain Weisz et Fred Weis, qui est le plus vieux ?

Arnaud Montebourg a failli avoir peur. Le départ de Nicolas Batum aurait pu couler les ambitions européennes du Mans. Heureusement, comme toujours, c’est le collectif qui a répondu. De toute façon, devenir rookie remplaçant à Portland, c’est comme Laurent Foirest à une partie étoilée (les Américains disent All Star Game), ça ne se refuse pas.

Le Mans vise donc toujours plus haut : à Tel-Aviv, la saison dernière, il avait fait trembler le Maccabi dès la première journée. Trois petits points de retard sur le futur finaliste, qui ne voyait pas les Sarthois au Final Four ?

Récité Parker

Pour les sponsors, le problème ne fut pas tant les onze défaites suivantes que les marchés de Bokolo. Collet faillit y mettre la main. Enfin libéré de ses obligations, Le Mans gagna ses deux derniers matches. Belle manière de prendre date pour cette saison : une défaite de deux points à Tel-Aviv et huit défaites consécutives. La régularité est l’apanage des grands, Alain Koffi a dû mal comprendre. Pour Nancy, tout est plus simple. Deux défaites de 30 points pour commencer, ça ouvre l’appétit. Tant mieux, Cyril Julian a encore faim. Tant mieux ?

Villeurbanne, la terreur de Pro A, a déjà terminé son Eurocoupe. Roanne et Orléans, qui paraît-il ont quitté la Pro B, sont candidats.