Cesson l’hypocrisie ou la fabuleuse histoire des paris truqués et des compagnes Karabatic

Alors que L’Equipe tentait tant bien que mal de se remettre au journalisme, leurs efforts ont été anéantis par le rapport des enquêteurs qu’ils se sont contentés de reproduire en sept points sans aucune analyse. Ca permet de dire que les keufs ont de gros doutes et des certitudes, de lâcher quelques noms et de rappeler que Karabatic en plus de ne pas être une lumière, est bien dans la merde sans toutefois le traiter de menteur. Désormais L’Equipe a repêché un morceau de sa carte de presse dans les toilettes en lisant le réquisitoire du procureur. Hélas ils n’ont pas été les seuls. Le Vestiaire , ou ce qu’il en reste, qui ne veut pas donner de leçon de professionnalisme à ses confrères a préféré opter pour de l’investigation afin de se faire son propre avis. Quoiqu’il arrive en justice, la vérité sera sans doute beaucoup plus proche de ce qu’on a publié ici, , et . Ca ferait presque une chanson. La voici.

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Une enquête du service handball  dirigé à l’époque par Leo Tseu

Cesson de croire ces inépties

Il était une fois le 12 mai 2012 et Cesson, un club de handball aussi connu que Brax, Champcevinel ou Casteljaloux. Mais un peu moins bon quand même car la Bretagne ne vaut évidemment pas l’Aquitaine. Ils sont 9èmes du championnat de France de D1 sur 14 et n’ont que 3 points d’avance sur le dernier. A ce moment-là intervient le premier mensonge de l’affaire : un argument bien sordide sorti a posteriori pour justifier la future et étonnante victoire des Cessonnais. « Ils voulaient se sauver de la relégation » et manque de pot c’est tombé sur Montpellier. Montpellier dont la moitié de l’effectif est champion du monde ou olympique, l’autre n’étant pas sur la feuille de match ce jour-là. Montpellier, le plus grand club de l’histoire du hand français. Montpellier, en tête du championnat et quasiment invincible. En clair même motivés face à des joueurs démotivés il n’est pas si évident d’imaginer une victoire de David contre Goliath. Mais une fois encore la Bible a triomphé.

Madame Soleil n’est pas morte

Quoiqu’il en soit les miracles sont possibles, une bonne dizaine de joueurs montpelliérains et leurs proches croient dur comme fer à la domination bretonne d’un soir sur le hand hexagonal et surtout méridional. La victoire de Cesson laisse si peu de place au doute que la petite bande va parier plusieurs dizaines de milliers d’euros dessus. Les parieurs fous ne vont pas s’arrêter là. Ils ont tous la même intuition : les joueurs de Cesson seront si fort qu’ils mèneront à la mi-temps. Qu’y a-t-il de plus sûr qu’un score à la mi-temps ? C’est ainsi que près 80 000 euros vont être placés. Si tout se passe comme « prévu », ça rapportera 3 fois plus.

Le Père Noël existe, Karabatic l’a rencontré

C’est ainsi que deux ravissantes jeunes filles vont faire honneur à la définition de godiche. La copine de Nikola Karabatic et celle de son frère vont entrer en scène. Détrompez-vous, les deux garçons n’étaient pas au courant. En tout cas c’est ce qu’ils affirment. A un moment on a bien cru que le mensonge de Kara serait trahi par son portable qui consultait la côte du match le matin même et plusieurs fois durant la nuit précédente. Mais il l’avait filé à sa copine rappelle-t-il. Celle-ci a d’ailleurs confirmé cette consultation. Le problème c’est qu’elle n’était pas au même endroit que le fameux portable qui consultait le pari. Mieux, elle était elle-même en train de vérifier les côtes sur un autre appareil. Et là on s’est tous demandé s’il allait oser. Oser dire que le bornage utilisé par tous les flics de France pour arrêter la plupart des criminels serait défaillant. Il a osé. Emile Louis doit se retourner dans sa tombe si le cercueil est assez large. En gros, Karabatic pourrait tout aussi bien raconter que la barbe de son frère est plus dégueulasse que la sienne et que son statut de joueur star voire légendaire lui permettra de sortir par le haut de la plus grosse connerie de sa carrière. C’est au juge d’instruction d’en décider, après avis du parquet. D’habitude les parquets sont plus cléments avec Kara.

Parier c’est simple comme 20 coups de fils

Ensuite, la copine a parié, ça tout le monde est d’accord dessus. Les relevés d’appels téléphoniques montrent même que juste avant de parier elle a passé des dizaines de coups de téléphones à pas mal de monde dont des joueurs montpellierains. Voulait-elle se faire confirmer que tout était ok ? Mais qu’est-ce qui était ok ? En tout cas, dans le même temps ceux qui recevaient des coups de téléphone étaient eux-aussi en train de parier sur le match. Ce n’est peut-être pas un coup monté mais ça ressemble un peu à un gros foutage de gueule. La situation est d’ailleurs parfaitement résumée par mail par Mickaël Robin le gardien de Montpellier qui juste avant de jouer parle à sa compagne d' »une grosse mise à la mi-temps » précisant toutefois qu’ il « ne faut pas en parler par SMS, c’est vachement risqué si ça se capte. » Il était évident que ça n’allait pas se capter. Imaginez 15 joueurs et leurs proches qui parient en même temps des sommes inhabituellement fortes sur la défaite de leur équipe à la mi-temps contre la plus faible des équipes possibles. Rien d’étrange là-dedans. Et de toute façon l’enquête serait très difficile à dénouer : un mail ne se retrouve jamais, un téléphone portable est indétectable, et les écoutes téléphoniques ça n’existe que dans « Les Experts » mais pour le coup pas les handballeurs de l’équipe de France, plutôt ceux dirigés par David Caruso.

A qui perd gagne…

Il manquait une pièce au puzzle : la fameuse intuition d’une défaite montpelliéraine. Quel marabout avait pu leur filer le tuyau ? Les enquêteurs ont bizarrement eut l’intuition que Maitre Assoouka n’y était pour rien. Ils ont demandé à un expert de visionner le match. Son avis on s’en fout, il a été annulé. Alors Le Vestiaire a décidé de faire un truc très con : visionner le match. Et ce qu’on découvre est accablant. Surtout pour Cesson qui est vraiment une équipe toute pourrie. Mais heureusement, William Accambray l’un des plus grands joueurs français l’a été tout autant. Le meilleur joueur français 2011 est le genre de tocard à tirer à côté après 4’42, sur le gardien après 13’08, à faire un passage en force à 15’37, à faire la passe à l’adversaire à 17’20, et échapper la balle à 22’35.

…Mais risque de perdre gros

Mais logiquement Accambray est un des rares à ne pas avoir été mis en examen. Sa performance a été éclipsée par celle de son coéquipier slovène mis en examen : Gajic. Gajic, n’est pas le plus grand joueur du monde mais il est assez fort pour manquer un penalty, « ce que le gardien de Barcelone n’avait pas été capable de provoquer » rappelle le commentateur. Nicolas Lemonne, celui de Cesson, est sans doute un sacré gardien mais Gajic un sacré plaisantin qui aurait ramené son équipe à 11-9 s’il n’avait pas tiré sur le mec au milieu des cages.  Si on avait encore un doute, Gajic a attendu, après son tir à coté à 26’26, la toute dernière seconde de la première mi-temps pour faire du zèle en ratant un face-à-face seul en contre-attaque, se payant le luxe de tirer au dessus. « Un immanquable manqué c’est rare » a fièrement lancé le commentateur. Primoz Prost, son compatriote et gardien remplaçant qui a misé 3000 euros sur la victoire de Cesson à la mi-temps a dû apprécier. Au moins autant que le titulaire mis en examen Mickaël Robin qui après son mail a eu à s’employer pour encaisser les 15 buts promis devant la maladresse ahurissante des Cessonnais, n’hésitant pas chacun leur tour à tirer à côté une fois sur deux, sur un gardien pourtant immobile. A se demander s’ils n’étaient pas au courant des 200 000 euros de gains potentiels de la famille Karabatic et consorts.

Ensuite il y eut les gardes à vues, les accusations, les photos avec Maman dans Paris-Match, les écoutes téléphoniques où tout le monde flippe comme s’ils avaient des choses à se reprocher. Et pour finir des dénégations toutes plus ridicules les unes que les autres dont les plus belles sur Canal+ face à Michel Denisot. « Avez-vous voulu truquer ce match ? » Non, ponctue Niko. « Comment expliquez-vous le nombre de paris inhabituels ? » La Française des jeux s’est trompée sur les cotes, répond Kara. La meilleure équipe du monde avait toutes les chances de perdre et d’être menée à la mi-temps contre la plus mauvaise puisque tous les joueurs ne jouaient pas, trop occupés à parier la moitié de leur salaire annuel de façon anonyme.

Hand, X-men : Marvel de l’enfer (2/2)

Le premier numéro on peut le lire ici. Merci à notre spécialiste handball, d’une part d’écrire encore, d’autre part de ne pas aller en Martinique ou en Nouvelle-Calédonie et enfin de ne pas se consacrer qu’aux descendants de Wayne Gretzky et autres prostars.

Onesta

 

Les vielles pousses

Accambray : Exemple type du joueur qui devrait exploser et s’imposer, mais au final non. Attention, William est bon. Sans aucun doute. Mais, malgré des éclairs de génie force brute sur certains matchs, il n’est pas constant. Il fait systématiquement le boulot. Il est puissant. Mais il lui manque un petit quelque chose (certains appellent ça le génie ou talent) pour se placer au rang des meilleurs mondiaux. Il fait partie des bons joueurs, mais ne parvient pas à se hisser au niveau des Karabatic, Jicha, Hansen.

Honrubia : Samuel est bon, en atteste sa saison au PSG. Son plus gros problème se nomme Guigou. Il souffrait de la comparaison à Montpellier : il est donc parti. Il souffre toujours de la comparaison en équipe de France : fera-t-il une demande de changement de nationalité ? Le Qatar accueille.

Joli : Guillaume va rapidement faire la gueule si on ne lui laisse même plus tirer les penalties. Remplaçant plus qu’utile, mais plus pauvre qu’Abalo offensivement et défensivement. Certes, comparer à Abalo, c’est dur. Mais on ne va pas continuer à dominer le monde en alignant des danseurs de claquettes. Quand les Croates ont perdu Dzomba, on ne voyait pas bien comment le successeur pouvait faire mieux. Puis ils ont lancé Ivan Cupic. Et ça fait mal.

Sorhaindo : Frère caché de Bastareaud, Sorhaindo confirme et s’affirme comme pivot n°1 chez les bleus. Solide en défense. Bien meilleur en attaque depuis qu’il a trouvé quoi faire de ses deux mains. Ce sera dur de faire oublier Gilles, mais c’est bien parti pour faire aussi bien. S’il est aussi bon lors de la prochaine compétition, on le passe dans la catégorie des tauliers.

 

Tauliers et taulards

Fernandez : Certes, il est âgé et améliore les statistiques d’emploi des séniors, mais capitaine Jérôme est toujours utile sur un terrain. Enfin, quand il est là, pas blessé et pas brulé au 3ème degré. Va tout de même falloir laisser sa place un jour.

Narcisse : Être l’un des 3 meilleurs français que le hand ait connu mais n’entendre parler que de Karabatic, ça doit être agaçant. 10 médailles, 2 ligues des champions et une dizaine de titres nationaux : ça console pas mal.

Abalo : Il court, il saute, il pivote, il marque. Notre Diablo à nous. Il ne pourra pas faire 50 minutes à chaque match pendant encore 10 ans. Après on disait la même chose de Guigou. On est donc tranquille pour quelques années.

Guigou : Une sorte de Wolverine indestructible, en plus intelligent – caractéristique peu commune chez le handballeur. Tout le temps blessé, mais toujours au top pour les compétitions. Guigou c’est donc tout le contraire de Teddy Tamgho. Un jour, papy Mickaël deviendra vieux. Mais pas de suite : l’an prochain y a mondial.

Karabatic : L’un des meilleurs handballeurs de ces dernières années. D’une constance remarquable, il est le véritable moteur de l’équipe de France. Mais être la fierté nationale n’empêche pas les démêlés avec la justice. Pistorius ne dira pas non. Sa femme non plus. « Le mensonge n’a qu’une jambe, la vérité en a deux ». Pas de chance pour Oscar.

Omeyer : Lorsque Titi sa carrière arrêtera, foutu on sera.

On nous a beaucoup parlé de renouvellement générationnel lors de l’Euro. La vérité est qu’en l’état, lorsque nos vieux vont partir la France va souffrir. La nouvelle génération n’est pas mauvaise, mais l’actuelle est exceptionnelle. Il sera dur de faire mieux, mais on se contenterait bien d’aussi bien. Et sans Claude Charles Onesta Xavier, nos X-men seraient bien mal barrés. Alors que certains médias se contentent de réagir à chaud, le Vestiaire souhaitait se donner le temps de la réflexion et prendre du recul afin de livrer une analyse objective de la compétition. D’autres diront que le spécialiste handball est une feignasse qui a mis plus de deux mois à écrire le bilan de l’Euro. C’est pas faux.

Hand, X-men : Marvel de poulet (1/2)

N’en déplaise à nos plus fervents lecteurs, l’article suivant n’est pas une production signée MindGeek. Il s’agit plutôt d’une production Charles Claude Onesta Xavier. Une histoire qui sent bon la France,  le thym, le romarin et un peu la sueur aussi. C’est le bruit des corps qui s’entrechoquent, l’affrontement de combattants musclés. Une histoire de blessures et de cœur brisés. Une sorte de 300 Rise of an Empire, les seins d’Eva Green en moins. Retour sur l’équipe championne d’Europe 2014.

X-men

Par notre spécialiste sports mineurs et films d’action, Leo Tseu

Suivre le handball français présente un avantage indéniable : les fiches joueurs n’ont pas besoin d’être mises à jour trop fréquemment. Plus de 10 ans que Narcisse, Karabatic, Guigou, Omeyer et consorts sont réunis sur les parquets. Comme par hasard, ça fait 10 ans qu’on gagne tout. La faute à un homme désormais trop manche pour jouer, mais bon pour entrainer. Et on ne parle pas de Dumoulin.

Staff :

Claude Onesta : Claude fait penser à un homme aux capacités intellectuelles surdéveloppées, en fauteuil roulant et au drôle d’accent. Pas Stephen Hawking, mais plutôt Charles Xavier. C’est lui qui mène au but nôtre bande de X-men et tente de leur donner un semblant de cohésion. Faire un plan d’attaque plutôt que foncer dans le tas n’est pas le réflexe premier du handballeur : il a donc besoin d’un superviseur. Aussi, Claude tire le meilleur de ses joueurs et exploite les faiblesses de ses adversaires. Un gardien est trop en confiance ? Claude donne pour consigne à Fernandez d’appliquer la stratégie maintes fois répétée à l’entrainement : « tire-aussi-fort-que-t’es-bête-et-très-près-de-la-tête ». Un grand costaud pose problème en face ? Claude lui oppose un français encore plus grand et costaud. Un grand bête pose problème ? Claude demande à Éric Quintin de sortir de sa retraite.

Didier Dinart : Une des rares fiches à actualiser dans notre base de données. Chamboulement : passage du poste de joueur défensif à entraineur de la défense. Et ça nous a fait du bien. Lors des compétitions perdues, la France s’était montrée fébrile en défense. Il y a du mieux, même si on encaisse encore un peu trop. Faut dire que Gilles-Dinart-Karabatic en forme, c’est pas évident à remplacer.

 

Jeune qui pousse n’amasse pas mousse

Karabatic Luka : A l’Euro, Petit frère Karabatic a distribué des baffes. Et Luka est meilleur dans ce domaine que dans celui des paris sportifs.

Igor Anic : Complétant la relève côté pivot, Anic a fait le job dans l’animation offensive. C’est pas transcendant non plus, ça inquiètera pas Sorhaindo et ça ne fera pas oublier Gilles.

Porte : Au chapitre des nouvelles recrues, le petit Valentin a lui aussi plutôt bien réussi son tournoi. Oui, on a dit le « petit ». 1m90 et 90 kg, c’est petit et léger pour un arrière. S’il veut s’imposer, il lui faudra gagner en volume de jeu et ne pas se blesser. Dans le métier d’arrière droit, on appelle ça une Barachet. Mais on maintient qu’il nous manque toujours un véritable gaucher arrière droit de formation. Un grand, costaud, un peu bourrin, voire légèrement dangereux pour l’adversaire. Quelqu’un qui pèse sur les temps forts d’attaque et qui découpe en défense.

Grebille & Nyokas : Performants au poste de remplaçant. Ils chauffent le banc de manière idéale. Mais avant de les juger, on attendra qu’ils aient du temps de jeu.

Dumoulin : Peut-on parler de jeune pousse à 30 ans ? Peut-on parler de relève quand on la laisse sur le banc ? Il a fait son match en demie, mais ça ne nous couvrira pas une fois Omeyer à la retraite.

Gérard : Onesta a fait preuve de sa confiance en Vincent Gérard en le remplaçant par Porte dans le groupe. Des performances pas terribles lors de ses entrées. Mais dur de juger un gardien sur d’aussi faibles temps de jeu. Surtout pour ses premières sélections.

La prochaine fois, on vous parlera des vieux et des très vieux.

Handball : L’hymen à la joie

Sanctionné, notre spécialiste sports mineurs purge toujours son exil en terre arctique. La fonte des glaces et une température supérieure à -10° lui permettent néanmoins de sortir de son hibernation afin de nous rappeler les belles valeurs défendues par le handball.

at rival fans inside a stadium in the town of Lamia

Par notre spécialiste sports mineurs et violents comme le handball ou le hockey Leo Tseu

Le handball est un beau sport. Il est porteur de valeurs, de respect et de probité morale. Tous les joueurs vous le diront. Ils témoigneront la larme à l’œil, la main droite sur le cœur, le poing gauche délicatement déposé dans le visage de l’adversaire dans un mouvement aussi fluide que limpide. Véritablement rien à voir avec la racaille footballeuse qui ne respecte pas les arbitres, ne chante pas l’hymne et ne valide pas quand elle monte dans le bus. Non, au handball tout est beauté du jeu, respect de l’adversaire et civilité. La preuve en image.

1 – Parce qu’au handball, on respecte l’hymne des adversaires.

2 – Parce qu’au handball, on n’a besoin de personne pour faire la police. Même pas de la maréchaussée.

3 – Parce qu’au handball on aime se faire des bisous.

4 – Parce que le handball se bat pour l’égalité des sexes.

5 – Parce que Torsten Jansen.

6 – Parce qu’un coup de tête en ligue des champions est inconcevable. Ou alors il serait très lourdement sanctionné. Ah, non ? D’accord.

7 – Parce que le handball n’est très certainement pas un sport où l’on verrait un coach menacer un arbitre et le suivre poing levé sur le terrain.

8 – Parce qu’on ne verrait pas non plus un joueur de handball menacer un arbitre lors d’une finale.

9 – Parce qu’il serait fort incongru de voir un entraineur pénétrer sur le terrain pour mettre un bouchon à une joueuse adverse. Puis la sanction serait terrible.

10 – Enfin, parce que jamais le plus grand sélectionneur français accompagné du plus grand joueur français ne se permettraient de détruire un plateau télé en étant saouls comme des cochons.

Non, vraiment, le handball est le plus beau sport du monde. Car, comme le sait bien Nasser Al-Khelaïfi, les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles.

Handball : Gardent l’espoir

Notre spécialiste handball vous avait promis de revenir sur le palmarès de la meilleure-équipe-de-tous-les-temps-tous-sports-confondus-même-que-c’est-eux-qui-pissent-le-plus-loin, ainsi que de donner son avis sur les joueurs français. Il vous a menti. Une trahison qui mérite bien une mutation sanction de l’autre côté de l’atlantique, séquestré dans un igloo par -30°. Son geôlier, homme de main du rédacteur en chef, nous fait parvenir sa lettre d’excuse.

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Par notre spécialiste sports mineurs comme le handball Leo Tseu

Deux semaines après un nouvel exploit de la plus grande équipe de l’histoire tous sports confondus, le hand est-il enfin devenu le sport le plus médiatisé de France ?

Au risque de se répéter, le Hand Star Game a parfaitement réussi son objectif de médiatisation du handball. Ainsi, après avoir été abreuvés de l’intégralité des matchs diffusés par France TV lors de l’euro, vous avez parfaitement pu suivre l’actualité handballistique et apprendre : 1/ que Dunkerque a comme prévu été éliminée en ligue des champions ; 2/ contrairement au PSG qui s’est qualifié pour les huitièmes ; 3/ qu’il est possible d’être encore plus mauvais que France TV ; 4/ que Montpellier a gagné la coupe de la ligue ; 5/ mais c’est fait retirer 2 points en championnat pour une gestion financière digne de l’UIMM.

Qui a dit que le handball ne paie pas ? Gardent s’en gardera bien. Montpellier nous prouve qu’avoir plus d’argent que les autres n’oblige pas à bien l’utiliser. Il s’agit donc de la deuxième fois de la saison que la CNACG tire les oreilles de Canayer. Aussi, la vénérable institution remercie le club héraultais de lui donner une raison d’exister et un moyen de justifier les salaires distribués à ses représentants. Elle en profite également pour appliquer un principe cher à notre prophète disparu : « Si ayant frappé quelqu’un sur une joue, il te tend l’autre, frappe le sur la même, ça lui apprendra à faire le malin. »

Heureusement, tout n’est pas noir pour le MAHB, qui vient de remporter sa 9° coupe de la ligue. Et qui ramène donc au moins un trophée au coin du feu pour la 17ème saison consécutive. On vous parlera de série historique, d’éternité et autre superlatifs. Relativisons un tel exploit : il est relativement aisé de gagner au moins un titre quand 5 ou 6 trophées sont distribués chaque année. L’absence de concurrence sérieuse facilite encore un peu la chose. Et Chambéry c’est pour faire joli ? Oui.

Le spécialiste promet de revenir avec une enquête handball, people et malversation financière. Mais ce sera une fois qu’il aura compris pourquoi les gens jouent au handball sur des lacs gelés, avec des crosses et des patins.

Champions d’Europe : Au four et Dumoulin

Il y a quelques jours, notre spécialiste écrivait : « Rosser les Danois chez eux ne sera pas facile, mais après tout, qui a battu les Croates à Zagreb en 2009 ? »  Rosser c’est combien de buts d’écart ? Faut-il procéder à un licenciement sans préavis voire à la pendaison? Ou peut-être pas, tant qu’André Garcia et Frédéric Brindelle sont en exercice. Voici les dernières volontés d’un journaliste passionné trop tôt disparu.

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Par Leo Tseu
Notre ex et nouveau spécialiste handball qui écrit à la première personne du singulier comme notre spécialiste F1

Dimanche soir. 19h. 41-32. « Je suis partagé entre la joie de la victoire et la peur de mon futur licenciement. Comment vais-je nourrir le frère aîné de mon rédacteur en chef désormais ? Les Bleus sont une fois de plus champions et ce qui fait d’eux, nous y reviendrons prochainement, des types plus forts que les XMen. Et pourtant les XMen avec leur professeur handicapé c’était quelque chose. Je suis donc heureux. Mais j’avais annoncé un match serré avec une (possible) victoire difficile à la clé. Mon article était déjà dans les cartons : un court succès de moins de 5 buts de l’équipe de France ; les encouragements des supporters qui se transforment en pression au désavantage des Danois ; la crainte de décevoir devant son public, la peur de l’échec. Bref, un scénario Zagreb 2009. Oui mais voilà, les Danois ont pris une rouste. Une vraie. Qu’allais-je devenir privé de ma grasse rémunération de 0€ en tant qu’expert handball du Vestiaire ?

On pensait que l’inconstance ne pardonnerait pas. Si tromper sa femme n’est plus un crime, l’inconstance n’a pas pardonné, mais elle était le fait des Danois. A moins qu’ils n’aient été constamment mauvais ? Car, si les Français ont été bons, ce sont surtout nos adversaires qui ont été nuls. Oublier le pivot dans son dos sur une action, ça arrive. Oublier de défendre pendant 60 minutes, c’est plus rare. Landin, qui est supposé être le meilleur gardien depuis qu’Omeyer est octogénaire, a totalement raté son match. Même en s’y mettant à deux avec son collègue Green Krejberg, ils n’arrivent que péniblement à 10 arrêts. C’est moins bien que Titi (12a). Mais toujours mieux que Dumoulin. Seul Hansen (9 buts) a assuré. Mais le handball reste un sport collectif où il est délicat de jouer à 1 contre 7. Le petit Mikkel a été retrouvé en pleurs dans les bras de sa sœur Gretel. Un raté danois qui fait figure d’exception ?

Ce serait oublier un précédent. Espagne-Danemark, 2013. Une fessée. Pire que celle de ce weekend. 16 points d’aicar. Mais c’était en Espagne. Et les Ibères avaient l’endurance de nageuses russes ainsi que la vitesse de sprinters jamaïcains. Certains journalistes sportifs avaient alors fait quelques remarques sur la domination hégémonique des sportifs espagnols et leur consommation de viande contaminée. Ne vous inquiétez pas, personne n’osera remettre en cause le régime alimentaire de nos Experts.

Le mental des vikings est donc digne de celui d’un tennisman français. Pensons donc à naturaliser d’ici la prochaine Coupe Davis. Un grand merci à Vassili Zaitsev qui nous a transmis le numéro de la cousine Danoise de Rachel. Une info comme on les aime.

Finale de l’Euro handball : « Allez y franco »

La France jouera donc la finale de l’euro 2014. Est-ce une raison pour que l’Equipe fasse de plus mauvais sondages que Patrick Buisson ? Plus problématique, le spécialiste handball sera-t-il obligé de dire du bien de Dumoulin ?

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Par notre spécialiste handball, têtes couronnées et dictateur mort Leo Tseu

Il est des vendredi soir ou le spécialiste handball renie volontiers ses origines espagnoles pour se réjouir d’un fumage en règle façon jambon serrano voire pata negra bellota. Tout avait bien commencé avec un gros début de match monsieur Omeyer. Mais les Espagnols se sont souvenus qu’ils avaient également le droit de jouer. Et qu’ils étaient tout de même champions du monde. Résultat : 11-7 à la 20° et 12-14 à la mi-temps. Pour ceux qui ont suivi en mathématiques, ça fait un vilain 1-7 en 10 minutes. Et en handball, ce n’est pas glorieux.

Onesta avait donc une bonne excuse pour faire ce qu’il fait de mieux : passer un savon à ses joueurs.  Au retour des vestiaires, N . Karabatic se rappelait enfin qu’il est l’un des 3 meilleurs joueurs au monde. Narcisse se souvenait qu’il avait le droit de sauter au-dessus de la défense espagnole et Abalo qu’il pouvait marquer d’à peu près n’importe où. Tout allait mieux pour la France. De quoi rappeler à l’Espagne que Sterbik était resté à la maison et que jouer à Nantes n’est pas un gage de qualité. Mais le véritable évènement aura été le début de compétition de Dumoulin.

Trop de mal a été dit en ces pages sur le petit Cyril pour ne pas en dire du bien. Plus de 40% de réussite et une belle parade sur un lob à la 56 ° : de quoi nous qualifier en finale. Mais à presque 30 ans, il sera dur de faire oublier Omeyer ou de rajeunir l’équipe de France. Valentin Porte (7 buts) est élu homme du match. Son jeune âge pourra-t-il faire oublier qu’Abalo (8 buts) a fait mieux ? Peut-on fermer les yeux sur le port du serre-tête, pratique officiellement interdite depuis 1976  ? La fratrie Karabatic, avec 5×2 minutes et un rouge obtiendra-t-elle le grand prix de la boucherie ?

En finale, l’inconstance ne pardonnera pas. Rosser les Danois chez eux ne sera pas facile, mais après tout, qui a battu les Croates à Zagreb en 2009 ?

Euro handball : Les ballets Russes

La France est donc qualifiée en demi-finale. Et c’est grâce à un gardien. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de Dumoulin. Ni d’Omeyer. Non, notre sauveur est Polonais. Et on ne connait même pas son nom.

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En s’imposant 35-25 face à la Suède, la Pologne assure donc à la France sa qualification. 35-25, on appelle ça une rouste. Soit les Polonais s’étaient abstenus de boire, soit les Suédois ont oublié qu’ils étaient une grande nation du handball. 3ème hypothèse : T. Omeyer s’est vachement bien déguisé en gardien Polonais et est allé leur filer un coup de main.

En s’imposant 39-30 face à la Biélorussie, la France avait déjà fait beaucoup pour sa qualification. On appelle également ça une rouste. Mettre 39 points c’est bien. En manger 30 un peu moins. Valentin porte pense que :« Parfois, on a mal défendu ». C’est totalement faux. Quand on en prend 30 face à la Biélorussie, on a mal défendu un peu plus souvent que « parfois ». Dans un tel cadre, il était délicat pour un joueur Français de rater son match. On retiendra tout de même qu’Honrubia (9b), Porte (5b) et Anic (4b) ont fait le boulot. Les autres aussi, mais eux on n’avait pas de doute. Laissons le mot de la fin à Grebille : « Quand une équipe n’a rien à perdre en face, il faut toujours jouer sérieusement. » Et quand elle n’a rien à gagner ?

La France est qualifiée. Le tout est désormais de ne pas prendre de vacances lors du prochain match afin d’arriver mobilisés en demi. Lors d’un prochain article, votre serviteur vous expliquera que l’Euro est la compétition la plus relevée du handball. Mais il attendra pour cela un adversaire plus crédible que la Biélorussie. Au fait, Sławomir Szmal ça vous dit quelque chose ?

Handball : Au Balic masqué

La France a donc battu la Croatie avec la manière. Le spécialiste handball jure ne pas avoir crié sa joie comme une jouvencelle. Pour ceux qui, comme votre serviteur, n’auraient pas vu cet exploit en direct, revivez le film du match.

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1 min : Première erreur stratégique : Dumoulin commence dans les buts.

2min : But de Mathieu Bastareaud. 1-0 La France prend déjà le large !

3 min : Kopljar fait coucou à Dumoulin qui en oublie la balle. 1-1

4 min : On nous signale que le grand monsieur tout costaud et un peu rond n’est pas Bastareaud mais Sorhaindo. Le spécialiste handball s’excuse, mais envoie néanmoins une lettre de recommandation pour le petit Cédric à l’intention de Philippe Saint-André.

4 min : Après avoir perdu la boule un 7 mars 1977, Fernandez perd la balle. 1-2

7 min : Guigou se présente pour tirer le penalty. Joli se demande ce qu’il est venu faire là. 5-5

12 min : Cupic trompe Dumoulin comme François trompe sa femme. 6-9

15 min : Dumoulin se rappelle le conseil donné par Titi au début du match : « Baballe pas devoir passer ». Premier et dernier arrêt du portier.

20 min : Kopljar pilonne nos cages. Onesta demande à Omeyer de poser son déambulateur et de partir s’échauffer. 10-13

27 min : Retour 16-16. L’effet Omeyer.

27 min : Nos commentateurs favoris démontrent l’étendue de leur connaissances handballistiques : « Abalo-Karabatiiiiyyyyaaaa wow oh oh pannnaarrgggghhhh Ouille aie aie aie aie ». 17-17

30 min : La France est dominée, mais vire en tête 18-17. On ne se plaindra pas.

33 min : Karabatic revient sur le terrain avec l’intention de mettre plus de coups de pieds au coup aux Croates qu’il n’en a reçu d’Onesta pendant la mi-temps. 19-17

37 min : Igor Vori fait ce qu’il sait faire de mieux : prendre deux minutes. 20-19

38 min : Notre commentateur préféré se trompe de sport : « Allez la mobylette, Mickael est là, Mickael est là, Mickael est là, Mickael est là ». Question subsidiaire : mais où est Mickael ? 22-19

49 min : Omeyer décide qu’il n’y a pas de raisons de laisser rentrer les penalties. 23-20

53 min : Musa applique scrupuleusement les conseils de Vori. Magnifique projection ippon sur Porte. Ca fait 2 min. 24-21

56 min : Narcisse se rappelle qu’il a un gros bras. Il envoie donc une mine des 10 mètres. 26-20

58 min : Karabatic n’oublie pas qu’un peu de suspense n’a jamais fait de mal à la côte d’un match sur Betclic. Il vise donc les gradins. 26-23

59 min : Ce comportement déplaît à Onesta qui prend un temps mort afin de mettre une fessée à Nicolas. Ce dernier a compris la leçon et rentre dans le droit chemin. Il tire. Il marque. 27-25

60 min : Le spécialiste handball se demande si affirmer que la France est une grosse équipe était une bonne idée. C’est que ces barjots pourraient y croire.

Que retenir de ce match ? Les jeunes ont de nouveau brillé. M. Gigou (7 buts), N. Karabatic -7 buts), T. Omeyer (11 arrêts) : autant de nouveaux noms à retenir ! Pour leurs débuts sur la scène internationale ces jeunes pousses ont tenu la baraque et assuré la victoire de l’équipe de France. Pas une victoire de fillette hein ! Une vraie, une couillue, avec des poils ! Ca a été « un match d’hommes » certifie Titi. Qu’on ne vienne pas les prendre pour des gonzesses ! Une déclaration d’après match, que dis-je, une ode au féminisme qui sent bon Judith Butler et les gender studies. Comme le disait Serge Simon de l’abreuvoir « on ne nait pas con, on le devient. »

Les anciens savent reconnaitre la qualité de la nouvelle génération. Jérôme Fernandez (pressenti pour remplacer Michèle Delauney lors du prochain remaniement ministériel) a notamment déclaré : « Des jeunes tels que Luka, Igor ou Cyril ont fait beaucoup mieux que ce que l’on pouvait espérer d’eux. » Bilan du match : à eux trois, ils cumulent environ 1 arrêt et une exclusion de 2 minutes. Mais attention ! C’est beaucoup mieux que ce que l’on pouvait imaginer ! C’est dire la confiance qu’on leur valentin porte.

20 minutes. C’est donc le temps qu’il aura fallu à Cloclo Onesta pour se rappeler que le plus grand des gardiens de hand était assis sur le banc français, trop occupé à faire un rami avec les gens de son âge. Dinart, Fernandez et Jeanne Calment devront attendre la fin de l’Euro pour terminer la partie de carte.

Euro handball : Claude monnaie

Qui a dit que le Vestiaire manquait de moyens ? Oubliant de rentrer de vacances comme un vulgaire  footeux brésilien, le spécialiste handball s’est payé un pigiste de luxe pour couvrir les deux premiers matchs des Experts. Notre mystérieux investisseur martiniquais a donc mis la main à la poche. Comment aurait-il pu refuser d’encourager le respect des coutumes locales : le retard.

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Par notre spécialiste hand et accras de morue Leo Tseu

On ne la lui fait pas au spécialiste handball. Il sait parfaitement qu’il ne sert à rien de suivre les premiers matchs d’une compétition : un euro ne commence jamais vraiment au premier tour. Par contre il peut s’y terminer. C’est le cas pour la Serbie, le Monténégro et consorts. Maintenant que les figurants ont quitté le plateau, le vrai  tournage peut commencer entre adultes consentants.

Les pépères

Seule véritable question de ce premier tour : quel sera le prochain surnom à la con des Bleus. Les paris vont bon train. Du côté des bookmakers, « les pépères » tiennent la corde. La faute à un renouvellement sentant bon la jeunesse tardive. Remplacer des vieux par des personnes âgées n’a jamais rafraichi une équipe. Il était temps de faire confiance à la nouvelle génération. C’est ainsi que T. Omeyer et J. Fernandez ont pu découvrir les parquets internationaux à l’âge vénérable de 227 et 235 ans. Nos confrères vous parleront de nouvelles têtes, mais non, la présence de Nyokas ne suffira pas à les rebaptiser « les pré-pubères ».

Pépère, le qualificatif s’applique également au premier tour des bleus. N’en déplaise au petit Nicolas, notre groupe n’était pas le plus relevé. Russie, Pologne, Serbie : on a vu mieux en termes d’artillerie lourde. Les deux premiers sont généralement trop saouls pour ajuster leurs tirs de mortiers et les derniers préfèrent le combat rapproché au pilonnage à distance. Le corps à corps, l’éclat des couteaux, le chant des lames, le choc des gourdins et l’œil injecté de sang : voilà l’esprit juillet 95 à Srebrenica.

C’est du Joli

La France termine son premier tour avec 3 victoires en 3 matchs. Youpi ! C’est plaisant. Doit-on pour autant être totalement confiant ? Une large victoire d’un point contre la Pologne, est-ce rassurant ? Battre des Russes qui ont arrêté le handball en 2000, est-ce un exploit ? Posons les véritables questions ! Est-il nécessaire de faire un papier sur les « origines » de Karabatic avant chaque match contre la Serbie ou la Croatie ? Quand il est le meilleur joueur du monde, Nicolas est Français. Quand il parie, il est « d’origine ». Doit-on également demander immédiatement ses papiers à Igor Anic ?  Joli entrera-t-il sur le terrain pour autre chose qu’un jet de 7 mètres ? Aura-t-il l’occasion de tirer autre chose qu’un pénalty pendant la compétition ?

La peine au second tour

La France termine son premier tour avec 3 victoires en 3 matchs. Youpi bis ! Quelle machine à gagner ! Elle écrase son groupe ! Une domination ! Un exploit d’une telle rareté que l’Espagne, le Danemark et la Croatie se sont empressés de faire de même. Le commentateur sportif découvre avec émoi le concept de « favori ». Il en a des trémolos dans la voix ! L’œil qui brille, le poil lustré et la bouche baveuse, le consultant s’en donne à cœur joie. Révolution : le favori serait plutôt de type doué, pas manchot, doté d’un effectif robuste. Il peut même parfois compter sur quelques stars. Autre caractéristique : le favori a tendance à gagner régulièrement. Et à mettre des roustes aux faire-valoir. Seuls les tennismans Français font exception.

Nous retrouverons donc les Croates au tour principal, nos meilleurs ennemis. La Croatie est à l’amateur de handball ce que l’Angleterre est au rugbyman. Fourbe, mauvais joueur, un peu tricheur, pourrisseur de ballon : le joueur croate a de quoi séduire. Il a également de quoi nous en vouloir. Être la deuxième meilleure équipe de la dernière décennie et avoir un nombre de médaille d’or avoisinant le QI de Bernard Laporte, il y a de quoi enrager.

Il n’en reste pas moins que l’équipe de France a du panache et du potentiel. L’intégration de nouveaux joueurs, jeunes ou vieux est prometteuse. Reconnaissons que réunir Karabatic, Abalo et Narcisse dans une équipe, ça aide. Arrêtons de mentir : la France est une grosse équipe. C’est simplement que nous ne sommes plus imbattables. Oui, l’équipe de France est en deçà de son précédent niveau. Pourquoi ? Les cadres ont vieilli. La nouvelle génération n’est pas mauvaise. C’est la précédente qui est extraordinaire. Pendant une décennie, nous avons été l’équipe à battre. Nos adversaires nous connaissent, on ne prendra personne par surprise. Mais, surtout, les autres équipes ont progressé. Le Danemark a vu éclore Hansen et Landin-Jacobsen. Les Espagnols se contentent de manger de la viande transgénique.

Handball, Euro: Le Barbier de Silésie

Après une flagrante prise de pouvoir de la jeune génération lors du match d’ouverture face à la Russie, l’allant de la jeunesse continue de pousser les bleus. Avec une large victoire 28-27 face à la coriace Pologne, les juvéniles bleuets ont fait preuve d’une grande maîtrise contre un adversaire de haut niveau. Onesta songe a rappeler Omeyer dès le prochain match.

omeyer

Omeyer des trois manches

Pour les gardiens, le schéma reste le même que contre les Russes, sauf que là, l’adversaire rentrait ses tirs. Comme face à la Russie, Cyril Dumoulin a montré une nette supériorité face à son concurrent Vincent Gérard qui, lui, n’a encore une fois rien montré du tout. Ce coup-ci, il est excusé, il n’a pas joué. Il risque d’ailleurs de prendre goût à ce temps de jeu jusqu’à la fin de la compétition, puisque Claude Onesta songe à rappeler Omeyer dès le prochain match.

Un barbu barbant

La défense a excellé dans son objectif de faire briller Cyril Dumoulin. 17 arrêts sur 44 tirs Russes pour ce dernier, il peut notamment féliciter la bienveillance de Luka Karabatic qui laissa rapidement, et à deux reprises, l’équipe à un de moins. En difficulté face aux assaillants polonais, Onesta, pour qui, malgré son jeune âge, ce n’est pas la première bataille, mitonna une recette défensive de son cru. Le filou surpris son monde en plaçant Nicolas Karabatic au centre de la défense, en alignant Nicolas Karabatic sur les ailes gauche et droite, tout en confiant les relances à Nicolas Karabatic. Cette savoureuse plâtrée ne fut guère au goût des estomacs poméraniens.

Onesta n’étant pas du genre à servir deux fois le même plat, il songe à rappeler Omeyer dès le prochain match.

Un barbu sort du bourbier

En attaque, avec 4 buts, Anic a remercié son coach de la confiance aveugle qu’il lui accorde depuis de nombreuses années. Qui ne croirait pas en un joueur qui avait déjà joué trois finales de ligue des champions à 23 ans?

Pour le reste, lorsque l’attaque fût en difficulté, chef Onesta a ressortit la toque, ce qui ne fait pas pour autant de cette équipe une bande de toqués. Il mijota un menu d’attaque comportant du Karabatic (le vrai) en entrée, plat, dessert. 8 buts pour celui-ci et une prestation digne d’être servie par toutes les tables étoilées du guide rouge.

La mauvaise nouvelle de la rencontre est sans doute la blessure du trinitéen Cedric Sorhaindo. Pour pallier une éventuelle absence, Onesta songerait à rappeler Thierry Omeyer dès la prochaine rencontre.

A force de n’utiliser que de la vieille carne, Claude Onesta risque de ne devoir servir plus que des ragoûts, plat populaire chez les entraîneurs. Les vieilles recettes ont beau être les meilleures, elles sont aussi souvent les plus lourdes, gare à l’indigestion.

Handball : Un Euro dateur

Un euro de handball n’étant pas qu’un inutile rassemblement bisannuel d’armoires normandes aux jointures pleines de colle et à l’étagère du haut pleine de vide, il y a sans nul doute des enseignements à tirer du premier match de cette palpitante compétition.

Onesta

 

Par notre spécialiste hand Leo Tseu

35-28 face aux Golgoths venus du froid, le résultat est sans doute très appréciable. Si ces derniers avaient eu la gentillesse de gagner quelque chose durant les dix dernières années, cela aurait même été très encourageant. Le bilan de ce premier match a tout de même son importance, il permet de commencer à entrevoir les prémices d’un éventuel renouvellement de l’effectif. Onesta serait-il un brin immobiliste?

Tiens voilà dumoulin

Ce grand chambardement d’effectif commence par le poste de gardien. Puisque le révolutionnaire Claude Onesta a courageusement décidé, en accord avec son médecin, son kiné, son rhumatologue et son légiste, de se passer du fringant Thierry Omeyer, 37 ans, pour les trois ou quatre prochains matchs, c’était l’occasion de donner de l’expérience aux  futurs postulants. Les prépubères Vincent Gérard (28 ans) et Cyril Dumoulin (30 ans), se partagent donc la vétuste chasuble de l’impotent Titi.

A ce jeu, le second s’en tirera mieux que le premier, les arrières russes eux, tireront tous aussi mal. A croire que sans la générosité de Rachel Weisz, les snipers soviets ont bien du mal à atteindre leur cible.

Anic aime les sucettes

Lorsque L’Equipe titre « l’heure de Gérard et Dumoulin«  cela veut-il dire qu’il faudra désormais jouer avec deux gardiens pour combler les errements défensifs du Karabatic du pauvre?

La défense a tenu bon grâce notamment à Igor Anic, premier choix de Claude Onesta au poste de pivot depuis de nombreuses années comme l’attestent ses neuf sélections depuis 2009. Sorhaindo et Karabatic² ont bien fait leur boulot sur le plan défensif, l’indigent niveau des shooters russes a fait le reste.

Ce n’est sans doute pas le match face à la Pologne qui permettra de dire si Nikola Karabatic est assez fort pour jouer une compétition internationale en tenant son petit frère par une main et en cochant une grille de la FDJ de l’autre. Face à une telle adversité, ce sera chose aisée pour lui.

Nyokas la baraque

Concernant l’attaque, la défense russe étant aussi solide que les plaques de givre de la Bérézina en début d’hiver, tout les français ont pu y aller de leur coup de mousquet. Là encore, c’est un espoir de 28 ans pour onze sélections, qui montrait à Claude le révolutionnaire qu’il avait raison de mettre la jeunesse au pouvoir. En mettant neuf plombs dans la peau du vieil ours russe, Kevynn Nyokas a rappelé à Barachet que l’alternance blessures/méformes n’est pas la garantie suprême pour être l’éternel choix par défaut au poste d’arrière droit.

L’allant et la jeunesse de cette équipe de France sont certainement de bonne augure pour les grandes échéances à venir, à commencer par les JO 2016. Après tout, pourquoi une équipe qui a 29 ans de moyenne d’âge en 2014 serait-elle un EHPAD ambulant en 2016?

Handball : Une pinte ou une demie ?

L’équipe de France féminine est donc éliminée en quart de finale. Le spécialiste handball est inconsolable : France TV n’a même pas eu le temps de diffuser un match. Il devra donc attendre avant de pouvoir voir Cléopâtre Darleux sur les ondes en clair.

Une pinte ou bien une demi

Par notre spécialiste Handball Leo Tseu

On vous avait quitté alors que les Françaises mettaient raclée sur raclée. Le spécialiste handball se demandait alors si ces victoires étaient dues à une forte progression du niveau des filles d’Alain Portes, ou si elles n’avaient affronté que des équipes en carton. Il avait été rassuré par leur (courte) victoire face au Monténégro (17-16). Oui, s’il ne sait pas placer ce pays sur une carte, il sait que le Monténégro s’est acheté une équipe féminine lors de l’année 2012 et que celle-ci fait désormais partie des cadors du circuit. Il a été bien moins rassuré quand la même équipe n’a pas passé les huitièmes de finales. Bon c’était contre le Danemark, qui joue au handball depuis un peu plus tôt que 2012.

Mais les Françaises on continué à confirmer. Contre la Corée du sud (27-22) d’abord, leur permettant de terminer la phase de poule invaincues. Puis en huitièmes contre le Japon (27-19). Précisions pour les grands et les petits : l’Asie n’a jamais été une grande terre de handball. Mais les choses sont mal faites. Le monde est cruel. Dans les compétitions internationales, il ne sert à rien d’être invaincu en poule. Ce qu’il faut, c’est être invaincu en phase finale. Manque de bol. En 2003, au rugby, Laporte n’avait pas prévu la pluie. En 2013, au handball, on n’a pas prévu que nos adversaires finiraient par défendre et mettre des buts. Le match, on l’a perdu entre la 10ème et la 21ème minute. A la 10ème, La France mène 5 à 3. A là 21ème, elle perd  10 à 5. Se prendre un 7-0, c’est rarement bon signe. On gardera la joie d’avoir pris part à la compétition. Mais ça ne compte pas. Car, malheureusement, en sport, l’essentiel n’est pas de participer, mais de gagner.

On aimerait vous parler de la qualification du Brésil contre la Hongrie et de la rigueur dont l’Allemagne devra faire preuve face au Danemark. Ou de la Serbie qui ne devrait pas résister à la beauté du jeu norvégien. Mais maintenant que la France est éliminée, peu de chance de voir du hand féminin dans les médias. Même avec la France en finale après tout …

Pendant ce temps, le Vestiaire n’a pas remporté les Golden Blog Awards. Faire voter les seuls rédacteurs n’était donc pas une stratégie payante. Tout le monde n’a pas les mêmes moyens qu’Hambourg pour faire élire Bertrand Gille meilleur joueur du monde.

Mondial féminin : Tétines au Congo

Il est devenu presque inutile de parler du handball tant ce sport est devenu ultramédiatisé avec le Hand Star Game. Désormais tout le monde connaît l’actualité brulante de la balle pégueuse. Le spécialiste handball sera fouetté pour avoir dénigré cette formidable manifestation sportive. Preuve de cette réussite :  pas un Français n’ignore que le mondial féminin a commencé ! Et que le PSG n’est plus en tête du championnat ! Non ?

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Par notre spécialiste handball Leo Tseu

Et oui, les Françaises jouent un mondial. Mais c’est du hand. Et c’est du sport féminin. Aucun risque d’en entendre parler. Pourtant, les filles d’Alain Portes commencent bien leur compétition avec leurs victoires contre Les Pays-Bas (23-19), la République dominicaine (27-10) et la République démocratique du Congo (31-17). C’est fou comme les pays dont le nom commence par « république » ou « démocratique » sentent bon l’héritage totalitaire. Le problème, c’est justement qu’elles ont de bons résultats. Normalement elles commencent par se rater, elles se foirent, jouent mal, passent les tours sur un malentendu grâce à des règles de reports de points incompréhensibles, puis échouent en phase finale. Les spécialistes sont donc en plein doute : leur réussite est elle synonyme d’un échec proche cuisant ? Ou, pire, de possibilité de titre ? Les plus septiques pensent simplement qu’elles n’ont pour l’instant qu’affronté des équipes en carton. Et que le seul intérêt handballistique des 3 nations rencontrées à ce jour se nomme Maura Visser (photo).

Flash info : Dans le nord de la France, on ne ferait donc pas que boire, ou se déguiser pour boire, ou se cacher dans des mines de charbon pour boire. Non, on jouerait également au handball. Si le spécialiste handball avait prévu que Dunkerque prendrait des roustes en ligue des champions, il n’avait pas du tout envisagé que les nordistes prennent la tête du championnat après avoir mis une fessée à Paris. Et ne comptez pas sur lui pour se réjouir de cette défaite ! Il n’est pas du tout du genre à accuser le PSG d’avoir été créé de toute pièce à grand coup de pétro-dollars. Ne pensez pas non plus qu’il radote contre un club passé de la quasi relégation en 2011-2012 à la tête du championnat en 2012-2013 en changeant la moitié de son effectif. Non, il se réjouit simplement de la victoire d’une équipe méritante. Il est même prêt à aller se baigner dans la mer du nord si USDK remporte le championnat. Vive le carnaval !

A part ça, 55- 54. La sélection « française » l’emporte donc de justesse face à l’équipe « étrangers ». Sans doute une grande partie de plaisir pour les gardiens. 55-54, soit presque 2 buts par minute. Mais on peut aussi supposer que les défenses étaient magnifiquement en place. Didier Dinart est rassuré pour l’Euro 2014. Certes, le but n’était pas sportif. On était là pour le spectacle, le beau jeu l’amusement. Un match en 3×20 accompagné d’animations, ça laisse la place à tout le monde pour participer. Tout le monde, sauf les femmes visiblement. L’égalité des sexes ? Faut pas déconner. Puis les filles, c’est nul en sport. À moins qu’elles aient aussi un mondial à jouer et donc autre chose à foutre ?

Pendant ce temps, l’équipe de France féminine a aussi battu un pays qui accumule deux médailles majeurs dont un titre en six ans d’existence, avant de rosser les Sud-Coréennes, assez sexy pour s’assurer deux minutes dans Stade 2?

Handball : Hand Star gram

Avec le temps, on pense que l’Humanité a résolu la plupart des questions existentielles auxquelles elle a été confrontée. On se remémore nos souvenirs de philosophie en terminale, le charme de notre prof qui agite sous nos yeux ébahis la verve de Sartre. On pense alors avoir trouvé les réponses aux questions de la vie. Et puis un jour, votre rédacteur en chef vous demande : « Dis, ça sert à quoi le Hand Star Game ? Dis, ça sert à quoi la Golden League ? » Fichtre, voilà que je vais devoir me replonger dans mes fiches de révision du bac. Ou dans Le Lotus bleu, car, après tout, Lao Tseu l’a dit :  « il faut trouver la voie »

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Par notre spécialiste hand Leo Tseu

Qu’est-ce que le Hand Star Game ? Un ersatz du All Star Game allemand. Pour cela, suivre les point importants de la recette : 1/ Prenez des handballeurs, 2/ ajoutez un soupçon d’interactif-participatif en proposantaux internautes d’élire les joueurs de la semaine, 3/faites voter des journalistes et obtenez deux équipes. 4/D’un côté, disposez les bien-français sous la responsabilité de Philippe Gardent. 5/De l’autre, regroupez les joueurs issus de la diversité sous la houlette de M. Valls. 6/ Laissez reposer et vérifier s’il est aisé de faire monter 14 vikings et autres descendants slaves dans un charter.

Si l’évènement a pour mission de médiatiser le handball, sa conséquence sportive sera surtout d’ajouter une « compétition » supplémentaire et de fatiguer un peu plus les joueurs. Quoi ? L’évènement serait avant tout marketing ? C’est vrai que 14500 places de 19 à 65 euros ça risque de rapporter du pognon. On aurait bien râlé concernant les droits TV, mais pas la peine d’enfoncer l’Équipe 21 : ils se débrouillent très bien tout seuls. Et pour une fois il y aura du hand sur une chaine en clair.

Golden Shower

Qu’est-ce que la Golden League ? C’est une compétition inutile de plus crée par la France, la Norvège et le Danemark. Fallait au moins se mettre à trois pour pondre un tel ovni. L’objectif est simple, faire des rencontres entre lesdits pays, plus un invité. Sont pour l’heure prévus la Croatie, le Qatar, puis la Slovénie. À croire que les organisateurs veulent faire bisquer les Allemands et leur rappeler qu’ils ne sont plus au niveau depuis leur dernière médaille en 2004. Oui oui, 2004. En 2007 ils ont triché. L’avantage, c’est que ça permet de préparer l’Euro 2014 qui aura lieu dans la patrie de Gøsta Esping-Andersen. Ou tout du moins de prendre une rouste contre le Danemark en avant-première. Que les autres équipes ne soient pas jalouses, leur tour arrive bientôt du 14 au 26 janvier.

Pique et pique et colégram

Quand on rajoute autant de compétitions inutiles, mais néanmoins éprouvantes physiquement, comment s’alarmer du recours au dopage ? Exemple avec l’argumentaire officiel de la Golden League : «  L’objectif est de créer un tournoi de renommée dans les semaines internationales laissées libres par les compétitions officielles de l’EHF et de l’IHF avec l’élite mondiale. » Qu’on est cons ! On pensait que pendant les semaines laissées libres, les joueurs étaient censés se reposer !

Une compétition internationale tous les ans ça ne suffit pas voyons. Enchainer Euro et Mondial, en intercalant parfois les JO c’est trop facile. Il faut, pendant ces compétitions, faire un match par jour, sinon c’est petit bras. Le handball n’a rien d’un sport violent qui demanderait des périodes de récupération. Et comme les joueurs ne sont pas assez fatigués, autant ajouter un paquet de compétitions pour les clubs français : championnat, coupe de la ligue, coupe de France, trophée des champions, coupe EHF, ligue des champions. Au moins 3 d’entre elles ont une utilité discutable. Mais il faut bien que, comme depuis 1998, le MAHB continue à obtenir 1 titre tous les ans. Et quand il y a 5 ou 6 compétitions c’est plus facile.

Faut-il répondre à toutes les questions de ses chérubins ou de son rédacteur en chef ? Dis, pourquoi y a des articles sur le Foot US ? Dis on parle bientôt de curling ?Dis quand est-ce que je suis payé ? Dis, comment on fait les bébés ? Certaines questions telles que l’intérêt de placer un ex joueur de rugby à la tête de la LNH resteront probablement sans réponse. Plutôt que d’avoir à répondre à une telle interrogation, il est encore préférable d’avoir un enfant et de lui expliquer qu’il suffit de jouer à la culbute avec maman.

Handball : Omeyer des cinq manches

Voilà près d’une semaine que la rédaction me réclame mon papier handball. Fin calculateur, j’avais pourtant prévu de faire ma feignasse en période d’actualité sportive internationale faste, entre match de foot gagné que nous devions perdre et matchs de rugby perdus que nous ne pouvions pas gagner . Ma baisse de productivité aurait donc dû passer inaperçue. À moins que ce ne soit simplement parce que personne n’en a rien à taper du handball, pas même les lecteurs du Vestiaire ? Puis bon, certes, j’avais promis un article, mais la LNH avait aussi promis que le championnat serait intéressant. Reste à voir si ma parole est moins Salles que celle de Bernat.

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Par Leo Tseu

Il n’y a pas si longtemps que ça, le Vestiaire faisait preuve de son manque d’enthousiasme à l’égard du Hand Star Game. Plus largement, l’idée défendue était que les multiples compétitions annexes, en plus d’être inutiles, mettaient le corps des handballeurs à rude épreuve, pour un intérêt sportif discutable. Bref, c’est de la merde. Mais le spécialiste handball avait eu la décence de le dire en plus de mots. On nous a traité de rabat-joies, on nous a dit que nous ne savions pas apprécier ces tentatives de médiatisation, qu’il fallait enjoyer le spectacle. On pourrait même faire du mauvais esprit et laisser sous entendre que l’augmentation du nombre de matchs et de leurs intensité favorise les blessures, voire peut encourager le recours à des produits peu recommandés. Mais les fidèles lecteurs savent que ce n’est nullement le style de la maison. Non, on préfèrera lister les possibles forfaits français pour le mondial 2014. Rien à voir avec le fait qu’ils se soient tous blessés récemment évidemment. Ils doivent simplement peur de se geler les ballons au Danemark.

Thierry Omeyer, blessé au coude, ne paye évidemment pas l’enchainement des matchs et son grand âge, pardon, sa carrière bien remplie.

Bertrand Gille, indisponible pour au moins un mois, n’est pas du tout un exemple de blessures à répétition. Ça ne traduit donc nullement l’importance des débats auxquels sont exposés les corps des internationaux.  Guigou non plus d’ailleurs. Oui mais voilà, les deux, même sur une jambe, restent parmi les meilleurs choix à leur poste. On continuera donc de les surexploiter jusqu’à la moelle. Puis Bertrand Gille qui défend à genoux, ça sera toujours plus crédible au mondial qu’un journaliste du Vestiaire.

Xavier Barachet, qui joue-actuellement-à-Saint-Raphael-mais-est-en-réalité-joueur-du-PSG (mais on vous l’a déjà expliqué), s’est pété le poignet. Pour faire bien dans les diners mondain, vous pouvez également dire qu’il s’est fracturé le scaphoïde. Si vous fréquentez les diners mondains, vous pouvez également quitter immédiatement ce site. Heureusement, Barachet ne perdra pas son temps hors des parquets et pourra encourager la consommation de produits hautement recommandables.

Jérôme Fernandez, le meilleur d’entre-nous, s’est blessé à la main. Une spécialité chez lui : en 2008, il se fracture la main en phase de poule et manque la fin des JO. En 2000, à défaut d’avoir inventé l’eau chaude, le petit Jérôme s’amuse avec le robinet rouge sous la douche : brulure au 3ème degré, privé d’Euro. Cette fois, c’est en allant combattre l’axe du mal faire une pige à Doha qu’il s’est fait un beau bobo et pourrait rater les mondiaux 2014. Plutôt que de retenir que Toulouse était privé de son joueur clé ou que l’équipe de France pouvait perdre un de ses (vieux) cadres, les journalistes on surtout retenu le lieu de la blessure. Au Qatar, en jouant pour une équipe n’étant pas directement la sienne, à laquelle il a été « loué » afin de remplir les caisses du club de la ville rose. Ramassis de râleurs ! Bande de Guy Novès du pauvre ! Vous pourriez plutôt vous réjouir, pour une fois que des travailleurs étrangers sont payés au Qatar ! Et puis Fernandez a pu rentrer, contrairement a certains footballeurs.

Onesta, ne pleure pas. Sa voix est ferme (contrairement à celle de Saint-André me souffle mon camarade spécialiste rugby). Pas de langue de bois. Pas de reproche au président du Fénix de Toulouse qui n’a pas envoyé son joueur au Qatar par plaisir, mais pour pouvoir boucler son budget. Mais on ne va pas non plus dire que le handball manque d’argent, ça serait déplacé. Et surtout, Onesta, lui, est lucide : « A chaque fois que je me suis retrouvé devant des forfaits de joueurs dont je savais pertinemment que c’était sûrement parce qu’ils avaient insisté malgré une blessure. Je reconnais d’ailleurs volontiers qu’il m’arrive moi aussi de temps en temps de rendre à leurs clubs des joueurs en situation délicate. »

Mais, le véritable mérite d’Onesta, c’est qu’il rend également tous les adversaires de l’équipe de France en situation délicate à leurs équipes nationales et clubs respectifs. Claude, c’est un modèle d’égalitarisme républicain. Presque aussi égalitaire que les tongiens quand il s’agit de distribuer des baffes, répartir les gnons et attenter à la vie d’autrui sur l’aire de jeu. Oui, dans jeu de massacre, il y a jeu.

Handball : Fumer la Jicha

Il fut un temps où la République Tchèque était connue pour son patrimoine architectural, son cinéma ou encore sa consommation de cannabis. Désormais, on ne la voit plus que comme l’eldorado du porno au rabais. Ce dont on est sûr, c’est qu’on ne nous en a jamais parlé comme d’une terre de handball. Avec raison : ils sont mauvais. Tous, sauf un irrésistible petit Jicha. Osons poser les questions : Est-ce que czech handballeur do vraiment everything for money ? Est-ce que parler de Filip Jicha uniquement pour caser une photo de « czech streets« , ça va se voir ?

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Par notre spécialiste hand Leo Tseu

Filip Jicha est probablement l’un des plus grands handballeurs de la dernière décennie – et pas seulement parce qu’il mesure 2 mètres au garrot pour une centaine de kilos. En termes de talent et de polyvalence, on peut le considérer comme l’un des 3 meilleurs mondiaux.  Hansen, Karabatic, Jicha : trois mousquetaires aptes à faire frétiller la moustache de papa Dumas. Bref, un beau bébé tchèque représentant l’élite de son sport. Le lecteur attentif du Vestiaire – l’œil vif, une main sur sa souris, l’autre sur sa bière – ne se pose donc qu’une seule question : mais pourquoi que donc qu’il est totalement inconnu ?

2be or not 2be3

Premier élément de réponse, Jicha  a beau être un grand sportif, ça ne reste que du handball. Pour les cancres du fond enchainés au radiateur qui n’auraient pas suivi, il s’agit d’un sport souffrant d’un sacré manque de médiatisation. Et non, le hand star game ne changera pas grand-chose à l’affaire. Sa renommée étant ce quelle est, les vierges amourachées ont toutes les chances du monde de confondre le petit Filip avec l’un des derniers grands penseurs français du siècle dernier.

Jicha bien qui rira le dernier

Lorsque l’on n’est pas français et que l’on ne joue pas en France, la seule solution pour être un handballeur connu est de se construire un palmarès international. Et là, gros handicap pour Filip Jicha, il a vu le jour à Plzeň. Naitre en République Tchèque n’est pas uniquement synonyme de mafia, d’alcoolisme notoire ou de corruption. En handball, ça veut aussi dire pas d’équipe nationale. Sauf si participer aux championnats du monde tous les 12 ans et d’Europe tous les 8 est considéré comme un brillant palmarès.

Oppa gonzo style

Filip l’a bien compris, il ne peut compter que sur lui-même pour faire carrière. Après quelques saisons dans son pays natal, l’enfant prodige s’exile. Précurseur de la mode actuelle, il file du côté du moyen orient se remplir les poches, puis dépose ses valises (de billets) en Suisse. Il s’envole ensuite vers la Bundesliga, affute son physique, aiguise ses lames et se taille une réputation au couteau du côté de Lemgo. Boucher en défense, artilleur en attaque : un gout de poilu qui séduit Kiel et lui vaudra le titre de meilleur handballeur IHF en 2010, 2 ligues des champions, 5 titres de champion et 5 coupes d’Allemagne.

Sauf changement de nationalité, Filip Jicha ne sera jamais champion du monde, d’Europe ou olympique. Vous aurez d’ailleurs oublié son nom dès la semaine prochaine. Si c’est la reconnaissance médiatique qu’il cherche, une reconversion dans le Gonzo est toujours possible du côté de Prague.

Handball : Hambourg guère

Malgré le risque inévitable d’échec commercial, le spécialiste handball voulait reparler des autres championnats européens. Qu’à cela ne tienne, il sera pour cette chronique rémunéré sur les bases du salaire minimum allemand. Il est heureusement allé piocher dans l’album panini personnel du spécialiste F1 pour faire remonter les audiences.

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Par Leo Tseu notre spécialiste handball

 

On démarre fort avec le championnat allemand et pas la moindre vanne ou allusion au IIIème Reich. Est-ce qu’on vous avait parlé de Kiel, Rhein-Neckar Löwen, Flensburg, Berlin et Hambourg ? Ça tombe bien, ce sont les 5 premiers du classement. La rigueur Allemande est presque aussi régulière que l’horlogerie Suisse. Hambourg (5°) a toutefois un petit match de retard ce qui explique que les faire-valoir Berlin et Flensburg soient devant au classement. Kiel s’assure la tête du classement avec une victoire importante contre Hambourg et une défaite toute moche contre Magdebourg. Rhein-Neckar fait un beau dauphin malgré quelques ratés à l’extérieur et des matchs nuls évitables.

Du côté de la ligue des champions il n’y a pas trop à s’inquiéter pour nos amis Allemands qui ont souvent pris goût à dominer l’Europe. Hambourg ne devrait pas rencontrer de difficultés et finir en tête de groupe. Rhein-Neckar devra assurer face à Zagreb et Kiel devra rosser Kielce et Kolding avant que ceux-ci ne se prennent pour des grands clubs de handball.

C’est la salsa des bas-fonds

En Espagne, Barcelone est seul maitre à bord. 8 matchs, 8 victoires. Le championnat est plié. Mais ça on vous l’annonçait déjà en septembre. Être le seul club du championnat à pouvoir recruter et voir son seul adversaire déposer le bilan ça aide presque autant que plein de pognon qatari. Pognon ou pas, c’est l’occasion pour Karabatic de se refaire une santé, tant sportive que médiatique. Personne ne lui reprochera d’avoir tenté d’arrondir ses fins de mois : les petits arrangements deviennent rapidement sport national quand « la crise » vous contraint de bouffer du fenouil et des topinambours depuis 1 an. Et puis qu’on se le dise, Nicolas n’est « pas parti à Barcelone pour des raisons extra-sportives. » Même pas pour manger des tapas et découvrir les autres joies de la culture locale ?

Granollers s’assure pour l’instant une belle deuxième place grâce aux victoires à l’extérieur et malgré 2 défaites à la maison. La Rioja et le BM Huesca gèrent bien leur début de saison. On est heureux pour eux. Mais on ne sait pas qui sont ces clubs, même si l’on suppose que l’un d’eux est tenu par des producteurs de vin.

Tirer sa dernière slave

Les figurants européens nous divertissent agréablement cette année. Veszprem fait un beau parcours en Ligue des Champions avec une victoire face à Rhein-Neckar. Kielce fait de même en allant chatouiller Kiel et est pour l’instant premier de son groupe. Zagreb sans Balic, c’est plus ce que c’était. Balic tout court c’est plus ce que c’était.

On ne va pas non plus vous parler de l’AaB Aalborg, du RK Gorenje Velenje, ou de Wacker Thun. Le spécialiste handball n’est pas foutu de les placer sur une carte. Et ce n’est pas seulement parce qu’il est nul en géographie. Pendant ce temps, Onesta est un stratège de génie : depuis Barcelone, Karabatic est bien placé pour casser les bras de la moitié de l’équipe d’Espagne. Reste à demander à Gardent de séquestrer Hansen à la veille de l’euro et la France aura une chance pour 2014.

Handball, D1 : Météo Rance

Froid. Faim. Deux semaines enfermé dans le placard sous l’escalier menant au bureau du rédacteur en chef. Telle était la sanction infligée par le Vestiaire après mon ode à la poésie. Un petit brun aux yeux vert, une cicatrice sur le front en forme d’éclair, venait parfois m’apporter du pain sec. Un beau matin, il m’annonça « Tu peux sortir, mais seulement si tu ponds un article. » Ma conscience professionnelle fit un bond et hurla « Quoi ? Écrire sur des matchs que je n’ai pas pu voir à cause de mon isolement forcé ? » Comment faire ? Comme chaque semaine en fait.

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Par notre spécialiste handball Leo Tseu

Gardent sous la pédale

Le PSG ne perd pas. Sauf en Ligue des champions. Dommage, c’est la compétition qui compte pour eux. En même temps, perdre contre Barcelone c’est normal. Perdre contre le Metalurg Skopje n’est pas totalement anormal. Faire match nul contre le Vardar Skopje non plus. Par contre, il n’y a rien de normal à ce que des équipes macédoniennes portant des noms aussi nébuleux que le « Rakometen Klub Metalurg Skopje » ou le  « Rakometen klub Vardar PRO Skopje » aient le droit de jouer en Ligue des Champions. On a déjà du mal à orthographier les noms des joueurs venant de l’est du rideau de fer, merci de ne pas en rajouter avec les noms de clubs.

Les quatre Cesson

Que Montpellier perde contre Paris, on l’avait annoncé. Par contre, qu’ils perdent à domicile contre Cesson, fallait pas pousser. Est-ce parce que Canayer était suspendu ? Ou bien la Française des jeux va de nouveau repérer une vague de paris suspects ? Réponse : on peut perdre contre Cesson sans tricher. Suffit d’être plus mauvais. Le fin psychologue William Accambray, formé à l’université Marie-Claire, livre son analyse : «Il y a eu une remise en question et on s’est aperçu que ce n’était pas un problème de hand, mais un problème d’état d’esprit. » Le diagnostic étant posé, Montpellier a suivi le traitement déjà préconisé par Maxime Mermoz lors de la coupe du monde de rugby 2011 : « il faut faire de la muscu de la tête ». Résultat : le MAHB met une déculottée à Chambéry. Et quand un match termine à 40-30 c’est que soit personne n’a défendu, soit que les tirs à l’extérieur de la raquette valent 3 points, soit que Santoro a abandonné après avoir été déçu du prize money.

Reste in pisse

Chambéry qui fait un mauvais début de saison. On me fera remarquer qu’ils ne sont qu’à 6 points du premier. Je répondrai qu’ils ne sont qu’à 6 points du dernier. Toulouse démarre bien. C’est solide à la maison, notamment avec un nul contre le PSG. Mais le calendrier est clément. Dunkerque fait de même, mais en gagnant tout à l’extérieur. Enfin, Tremblay n’a rien à faire en D1. On dirait Mont-de-Marsan en top 14.

Plus tard je vous expliquerai qu’Omeyer est blessé et qu’on est dans la mouise pour le prochain Euro en cas de forfait dudit portier. Un peu comme les équipes qui n’ont plus de sponsor.

Hand : Des barjots aux tarés (3/3)

Trois semaines que notre spécialiste handball vous tient en haleine avec son abécédaire explosif. Après la première et la deuxième partie voici enfin les dernières lettres. Y-aura-t-il un mot sur Jean-Louis Legrand, l’ancien consultant hand de Canal+ ? Non car on ne sait toujours pas pourquoi il était consultant. On ne sait même pas qui c’est.

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Par Leo Tseu

Onesta : Diplomate français méconnu. Sébastien Bosquet et les remplaçants en attestent.

Palmarsson : Mèche blonde la plus célèbre de Bundesliga. Son absence de pilosité faciale lui évite de déclencher la führer des fans.

Quintin Éric : Chirurgien esthétique aixois spécialiste de la rhinoplastie. Vous pouvez demander confirmation à Philippe Schaaf. Met fin à sa carrière sur un coup de tête.

Richardson, Jackson: Piège pour non-initiés : les suffixes en « son » n’indiquent pas toujours une ascendance scandinave.

Schwenker : Le père, Hinrich, est l’inventeur du geste technique du même nom. Le fils, Uwe, est l’inventeur d’une explication suffisamment convaincante pour être innocenté dans l’affaire Kiel (voir « Arbitrage »). Puis vous avez déjà vu un viking avec des dreadlocks ?

Talant Dujshebaev : Le plus Espagnol des Russes. Ou le plus Russe des Espagnols. Mais Dujshebaev est en tout cas devenu le plus grand des entraineurs-joueurs sans trop avoir à forcer son Talant.

Uwe Gensheimer : Avant, le plus grand des ailiers gauche s’appelait Guigou. Il était moins socialiste qu’Élisabeth et se prénommait Michaël. Désormais c’est Uwe Gensheimer, moins vieux, plus grand, plus Allemand. Moins blessé aussi, mais ça on vous l’avait déjà dit. C’est bien, c’est beau, c’est Boche.

Vori Igor : Madame Irma du handball ayant la capacité de prédire les résultats de l’année. Mais à quoi sert alors le spécialiste handball du Vestiaire ? Igor Vaurien avait-il pour autant vu venir son carton rouge au mondial 2009 ?

Wislander Magnus : Magnus a deux choses pour lui : 1/ il est pour beaucoup dans la domination suédoise sur le handball mondial durant les années 90 ; 2/ il est bien utile pour la lettre W d’un abécédaire à la con. Il y a une chose qu’il n’a pas : l’or olympique. Faire trois fois deuxième, c’est ce qu’on appelle avoir la Poupou asse. Il ne lui reste qu’à pleurer en pensant très fort à ses 2 titres de champion du monde, 4 d’Europe et sa désignation comme joueur du 20ème siècle par l’IHF.

Xavier Barachet : Homme bionique dont la cheville s’auto régénère en moins de 48 heures. Peut-on avoir la cheville qui désenfle mais tout de même prendre la grosse tête ?

Yago : Vous voulez vraiment qu’on vous parle de combinaisons et de démarrage du pivot sur une course en courbe ? Et pourquoi pas faire un rappel sur la courbe de Gauss tant que vous y êtes ? Vous préférez pas plutôt reparler des courbes de Grö ?

Zone : Interdite. Sauf pour Abalo qui y prend appui une fois sur trois.

Si vous voulez découvrir qui était Costantini vous pouvez relire sa légende. S’il manque quelqu’un d’autre écrivez-nous sur equipe.vestiaire@yahoo.fr. Si vous voulez savoir ce qu’il s’est passé lors de Cesson-Montpellier c’est ici. Si vous n’en pouvez plus cassez votre ordinateur.

 

Hand : « A la fin d’la mi-temps, j’me douche »

Les handballeurs s’élèvent socialement. Certains auraient même des revenus mensuels supérieurs à un SMIC letton – et pas seulement parce qu’ils font du racolage actif sur papier glacé. Hausse du capital économique, augmentation du capital culturel : Torsten Jansen aurait même appris à compter en ramassant les dents arrachées à ses adversaires. Le Vestiaire veut lui aussi participer à ce mouvement d’élévation intellectuelle et en faire profiter son lectorat. Se culturiser c’est important, comme le dirait Laurent Hamzi.

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Par Leo Tseu

 

Paris devait gagner, Montpellier devait perdre :

On vous l’avait bien dit, handballeurs du Vestiaire.

Bien que le résultat ne date pas d’hier,

Les délais sont moins longs que ceux de mon confrère.

En un mot comme en cent, vingt et neuf point ou trente,

C’est un bien maigre aicar, mais une rude pente.

À ceux qui me diraient que je flagorne au loin,

Sans suer une goute, sans fouler un terrain,

Ou feraient remarquer que, quoi que l’on en dise,

« La critique est aisée, le lard est difficile » ;

Je répondrais ceci, puis leur ferai la bise :

Oui ! Et J’engraisse à vue d’œil, sans lever un sourcil.

Lao Tseu l’a bien dit : « Il faut trouver la voie »

Aussi, n’oublions pas  l’Allemande Liga.

De Rhein Neckar Lowen vous narrer les exploits,

Ou de la belle Kiel donner les résultats.

Les Allemands sont rugueux, mais Paris l’est bien moins :

Voilà un constat cher au Maréchal Pétain !

Nos divers pronostics se sont bien vérifiés,

Le spécialiste handball se dore aux cocotiers.

Quant aux quelques grincheux qui viendraient reprocher

L’absence d’un pied ou deux, voire mêm’ d’un sonnet

Qu’ils se les foutent au cul, comme dit le poète

A la fille de joie qu’il culbute en levrette.

Notre spécialiste handball a-t-il prouvé son incompétence artistique ? Où devons-nous plutôt l’envoyer représenter le Vestiaire à la dictée de Pivot ? Notre devise deviendra-t-elle « Le vestiaire : du l’art, mais du cochon » ?

*Au cas où, retrouvez ici la célèbre citation qui nous inspiré le titre et toutes nos autres créations handball là.

Hand : Des Barjots aux tarés (2/3)

Vous avez probablement adoré la première partie de notre génial abécédaire. Et comme vous avez suffisamment attendu pour savoir si derrière la lettre J se cachait Jackson voici la suite. Et vous allez même savoir si Karabatic s’écrit bien avec un T comme tricheur. Mais il faudra encore patienter pour en être certain.

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Par Leo Tseu

Injustice : Voir « Arbitrage ».

Jupette : « Pour qu’un livre se vende bien, il faut qu’il y ait une belle fille sur la couverture, et il se vendra d’autant mieux qu’il y aura moins de couverture sur la belle fille » disait Victor Hugo. Les présidents de Metz et Nîmes l’ont pris à la lettre et font porter la jupette afin d’augmenter les audiences du hand féminin. Encore quelques efforts et Jennifer Kessy et April Ross nues feront une reconversion dans le handball. Sachez aussi que les hollandaises qui ont posé à poil ci-dessus ne jouent pas encore dans la même tenue.

Karabatic, Nicolas : Ancienne égérie de Betclic remerciée après avoir mélangé loisir et travail : ça se voyait trop. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09-74-75-13-13. Il n’en reste pas moins le meilleur joueur que l’équipe de France ait connu. Et seuls Hansen et Jicha peuvent se prévaloir d’être aussi complets et décisifs que le petit Nicolas.

Lathoud, Denis : Une fois que l’on a joué avec une bande de sauvages composée de Mahé, Quintin, Gardent, Munier, Stoecklin, Volle on peut tout entrainer. Même le Dijon Bourgogne Handball. Denis a donc vécu l’aventure des Bronzés et la première médaille lors des jeux olympiques de 1992. C’était les débuts du long palmarès français. Le début d’une longue liste de surnoms à la con aussi.

Mondial : Le mondial de 2015 aura lieu au Qatar, grande nation du Handball. À la limite en sandball on n’aurait pas dit. Le coût des infrastructures aurait été réduit, tant en béton qu’en êtres humains.

Narcisse Daniel : Vague descendant de Liriope et Céphise ayant lancé sa carrière à Chambéry puis confirmé à Kiel. Les Qataris ont depuis fait miroité leurs riyals et il vient de signer au PSG.

Il y aura donc 9 lettres dans le prochain épisode. Le O sera-t-il Onesta ou Onette comme l’écrirait Karabatic. En même temps c’est un mot qui lui sert à rien. En attendant, retrouvez tous nos articles consacrés au handball.

L’abécédaire du hand : Des Barjots aux tarés (1/3)

Le Vestiaire n’est pas un média comme les autres. Si l’on en croit les commentateurs énamourés, l’absence de diplôme journalistique / de palmarès / de modestie des chroniqueurs en seraient les raisons principales. En proposant un abécédaire plutôt que d’écrire des articles, le spécialiste handball prouve que l’on peut y ajouter l’adjectif « fainéant ».

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Par Leo Tseu

Arbitrage : Activité délicate consistant à désigner le vainqueur du match lors du toss. L’aide vidéo est désormais autorisée, mais le pile ou face reste le choix des puristes. L’équipe d’Allemagne 2007 dit qu’elle ne voit pas le rapport. Kiel non plus.

Balić, Ivano : Grand-père Croate ayant pratiqué le plus beau handball vu à ce jour. Ne défendait jamais et coachait à la place du coach pour la Croatie. C’était avant de refuser de répondre aux appels de la sélection. Qualifie gentiment la France de « meilleure équipe de tous les temps » après s’être assuré un mondial et l’or olympique. Les médailles d’argent, bronze, championnats nationaux et les deux titres de meilleur joueur du monde sont en option.

Christiansen, Lars : Grand-père Danois ayant accepté de prendre sa retraite. Son mètre quatre-vingt-deux en fait l’un des plus grands ailiers gauche de l’histoire. À moins que ce ne soit ces 338 sélections nationales, ses 2875 buts en Bundesliga ou ses 2 titres de champion d’Europe.

Dzomba, Mirza : Fils caché de Nino Ferrer, qui le cherche encore. (On aurait pu mettre Dujshebaev mais notre spécialiste ne savait pas écrire son nom, et il ne le connait même pas. On le garde pour la lettre T comme Talant NDLR)

Experts (Les) : Titre autoproclamé, preuve de la modestie à la française. Après les Barjots et les Costauds, certains avait proposé « Les Cerveaux ». Fernandez a-t-il saisi l’ironie ?

Frédéric Volle : De ses propres ailes. Mais pas très haut. Un peu quand même.

Gilles : Dits « Les trois frères ». Équivalent handballistique de la fratrie Tuilagi. Benjamin assure néanmoins ne pas jouer à la femme à la maison.

Hammerseng, Gro : Le handball existe aussi en féminin. Les critères de célébrité étant sensiblement les mêmes qu’au beach-volley, les féministes en ont Gro sur la patate.

Si vous souhaitez que le spécialiste hand soit viré parce qu’il ne semble pas avoir connu Dujshebaev avant qu’il prenne la nationalité espagnole ecrivez-nous sur equipe.vestiaire@yahoo.fr.

 

Handball : Du monde aux Balkans

Avec 500 000 licenciés et l’expertise du Vestiaire, le handball a pourtant de quoi mobiliser un large lectorat. C’est oublier que, quand ils ne deviennent pas aveugles, les pratiquants n’en restent pas moins analphabètes. Mais qui lit donc les articles rugby ?

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Par Leo Tseu

Espagne : la guerre de récession. On vous aurait bien annoncé un duel au somment en Espagne entre le FC Barcelone et l’Atletico Madrid (ex Ciudad Real), malheureusement le second club a fait faillite tel un vulgaire Copenhague, ancien nouveau riche reclassé parmi les nouveaux nouveaux pauvres. Le Vestiaire vous l’avait déjà dit : c’est la crise en Espagne. Si le FMI nous a devancé pour le scoop, ses recommandations on été suivies de trop près par certains clubs. Le gel des salaires a grandement encouragé la flexibilité de l’emploi en Liga Asobal : c’est le Medef qui est content. Les arrivées se limitent donc principalement à Barcelone, futur vainqueur du championnat, avec les recrutements de Nikola Karabatic et du Macédonien KirilLazarov. Pas de quoi en faire une salade. Bison futé annonce cependant une journée rouge dans le sens des départs. Aguinagalde part vers Kielce, Gojun arrive à Paris et Balic file préparer sa retraite à Wetzlar. Barachet est indécis : il jouera l’an prochain pour Saint-Raphaël, où il est en réalité prêté pour un an par le PSG Handball, qui a signé le joueur sans contrat depuis la liquidation de l’Atletico Madrid. Logique.

 Allemagne : à Kiel dis-tu ?  De tout temps le championnat Allemand reste le plus relevé. Le plus dangereux aussi, la faute à certains bouchers semblant prêts pour relancer l’offensive Nivelle, voire pour jouer à Brax. Malgré les départs d’Omeyer et Narcisse, l’armada de Kiel reste une des mieux équipée en chars panzer. Elle peut compter sur le talent de Filip Jicha, la mèche blonde de Palmarsson, ainsi que sur la rigueur allemande de Christian Zeitz dans la distribution de tatanes. Vori et Krauss partis, Hambourg pourra encore faire illusion avec Hens et Duvnjak. Ce dernier se barrera pour Kiel en 2014-2015 et il faudra alors recruter mieux que Kentin Mahé et Dominikovic pour jouer les premiers rôles. Torsten Jansen promet d’accueillir chaleureusement tous les nouveaux arrivants. Rhein-Neckar Löwen, c’est un peu le Dortmund du handball : des joueurs moins médiatiques et des noms impossibles à écrire. Ah, on me signale que c’est le cas de l’ensemble de ce sport. Disons alors que les lions peuvent compter sur le bras de Uwe Gensheimer et la gestion de Guomundur Guomundsson. Nos envoyés spéciaux nous signalent que Niklas Landin Jacobsen garde heureusement mieux ses buts que les Danoises ne protègent leur vertu. Flensburg et Berlin tenteront eux de jouer les trouble-fête.

Tomber du Balkan.  Le handball, c’est aussi l’occasion pour les grands et les petits de réviser leur géographie. Celje, Gorenje, Kielce, Kolding, Skopje, Thoune, Aalborg, autant de figurants de ligue des champions qui animeront des championnats nationaux dont on ne vous parlera pas. Les férus d’histoire pourront également revoir leur chronologie de l’explosion du Bloc de l’Est : mais pourquoi donc le RK Zagreb (et ses 22 titres nationaux) n’est jamais parvenu à remporter le championnat Croate avant 1991 ?

  Milosevic, Tudman et Gotovina ont bien une idée. VeselinVujovic a préféré se concentrer sur le handball : La Haye n’évoque pour lui qu’une destination de vacances, ou une sonorité de plaisirs nocturnes.

Montpellier hand : Pour l’Omeyer et pour le pire

À l’issue d’une précaire période d’essai, mon rédacteur en chef m’annonçait que j’avais au moins autant de talent que le spécialiste F1. J’étais fier. Jusqu’à ce que je lise ses contributions. Laver mon honneur en m’essuyant les pieds sur celui du hand français semblait être une juste revanche.

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Il était une fois une équipe de handball. Vous l’ignorez sans doute et vous vous en foutez probablement mais le handball est un sport d’origine danoise et un peu allemande, enfin on sait pas trop, ceci explique sans doute cela. Vous en foutez peut-être moins et pourtant vous ne le savez pas non plus mais Montpellier a été fondé en 1982. Si, en fait on s’en branle. Mais son palmarès laisse songeur, 1 seule ligue des champions pour 14 titres de champion de France, 8 coupes de la ligue et plus de 10 coupes de France. Il faut croire qu’il y a aussi du hand dans les autres pays mais pas trop en France, puisque le redoutable concurrent Chambéry n’a fini deuxième qu’à 10 reprises. On appelle cela être bons perdant : interdiction de faire une vanne avec Poulidor. Le handball se jouait donc à 7, et à la fin c’est Montpellier qui gagnait … Jusqu’à la saison 2012-2013.

Hansen et Gretel. Avec les Qataris, c’est la saison du renouveau pour Paris. La vraie, pas comme au Stade Français. Le MAHB avait déjà eu des concurrents, mais aucun qui ne soit meilleur et bien plus riche que lui. Pour leur premier challenge national depuis 15 ans, les Montpelliérains devaient donc finir deuxièmes. Dunkerque et un autre pari en ont décidé autrement.

Parions peu, parions bien. Avec l’arrivée de Karabatic en 2009 le MAHB et les collectivités locales faisaient un pari sur l’avenir : s’inscrire durablement parmi les grands européens et regagner une ligue des champions. Des paris, les joueurs montpelliérains en ont pris d’autres. Nikola ne jouait pas le match, mais son smartphone et sa compagne le compromettent à l’insu de son plein gré.   Pas plus malin, mais plus célèbre que ces coéquipiers, il devient le symbole de l’affaire. Le club se réveille avec la gueule de bois : tout comme le Beaujolais, le Montpellier nouveau à un gout de chiotte et tape à la tête.

L’Omeyer d’entre nous. Les frères Karabatic et les sponsors partent, Canayer reste. Une vielle branche (Omeyer) et du bois vert (Simonet) arrivent pour rallumer la flamme : il faudra faire avec. Certains doutent que le MAHB puisse être plus fort que l’an dernier. Le Vestiaire avait simplement espoir qu’il soit moins mauvais. Mais ça, c’était avant que la CNACG n’invalide les contrats de Simonet, Hmam, Gutfreund et Siffert. Si la décision est confirmée, Montpellier aura même du mal à remporter la deuxième place derrière Paris. Canayer a au moins de bonnes raisons de pleurer comme un Guy Noves et d’envoyer l’équipe bis au Trophée des champions. Mais elle ne le sera pas car la CNACG comme la DNCG en foot sait se laisser convaincre.

Pendant ce temps, Olafur est au moulin, mais il prend sa retraite internationale. Pour la deuxième fois.

Handball (3/3) : Le Bosquet qui cache la forêt

Les Spécialistes hand ayant été déprogrammés de la grille de Canal+, le Vestiaire se voit contraint d’assurer à lui seul le traitement médiatique de ce sport, au risque d’y perdre ce qu’il reste de sa faible audience. Avec ce troisième volet, le spécialiste handball devient l’un des hommes forts du Vestiaire. Mettra-t-il pour autant un coup de tête à l’un des ses collègues ?

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Si comme Marian Cozma dans l’épisode précédent on vous a laissé pour mort il y a quelques années vous devez imaginer que la capitale du handball s’appelle Chambéry avec Gardent à sa tête qui commence à aimer le pognon. Si vraiment c’était il y a très longtemps c’est l’OM Vitrolles qui domine avec Gardent en pivot qui n’aime pas encore assez le pognon. Aujourd’hui, Gardent aime vachement le pognon du PSG qui s’en sert également pour gagner autre chose comme on vous l’a raconté.

Pendant ce temps là, à Chambery, Bertrand Gilles confirme lui aussi sa condition physique rayonnante jusqu’à laisser ses ischio-jambiers sur le banc de touche. Detrez, seul tricolore à n’avoir remporté qu’un titre international en 8 ans jouera donc le début de saison. Chambéry a un bel effectif, mais peu de banc. Sans leurs cadres ils viennent d’en prendre 8 face à Montpellier. Dunkerque ne pourra même plus compter sur Bosquet, parti à Tremblay. Certains veulent nous faire croire que la blessure d’Erwan Siakam est un autre coup dur pour le club. On se prononcera une fois qu’on aura pu le voir jouer : France TV assure que c’est possible s’il participe à une finale olympique. Heureusement, Guillaume Joli marquera les penalties. De belles roustes en perspective face à Kiel en Champions League. Rendez-vous les 13 et 20 novembre.

  On ne vous parle pas des autres clubs : passer sa soirée du 14 septembre devant un Sélestat-Dijon attire encore moins de monde qu’un Marmande – Casteljaloux joué dans une vielle salle polyvalente. Le handball étant un sport bien organisé les quatre plus gros budgets  pré-cités finiront de toute façon aux quatre premières places.

Montpellier Handball : Allons s’en Canayer (2/3)

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Les Spécialistes hand ayant été déprogrammés de la grille de Canal+, le Vestiaire se voit contraint d’assurer à lui seul le traitement médiatique de ce sport, au risque d’y perdre ce qu’il reste de sa faible audience. Le nouveau pigiste spécialiste handball du Vestiaire parviendra-t-il à être plus connu qu’André Garcia au bout de ce deuxième volet ?

On avait laissé Paris sans rival (lire le premier volet ici). Mais les plus courageux des parieurs jouent tout de même Montpellier dans la lutte pour le titre. Ils sont même prêts à miser une pièce ou deux, mais pas plus de 80 000 car sinon c’est trop voyant. Nikola Karabatic étant parti pour Barcelone – après tout, Cesson choix –,Patrice Canayer pourra compter sur le renfort de Diego Simonet, le meilleur des trois frères. Celui-ci ce sert habilement de ses mains, à l’image d’un autre Diego Argentin, mais là c’est encouragé dans les règles. À noter : l’arrivée d’un jeune espoir dans les buts, T. Omeyer qui du haut de ses 36 ans devrait creuser son trou dans les prochaines années. Guigou promet de jouer une dizaine de rencontres si ses genoux, son dos, ses pieds, ses cotes, ses doigts le lui permettent.

William Accambray, bébé difforme d’1m94 pour 104 kg, fruit de l’union entre un lanceur de marteau et d’une lanceuse de disque (pratique qui en Chine aurait été dénoncée comme une procédure de sélection génétique des champions) se contentera d’appliquer le credo familial : lance aussi fort que t’es bête. Montpellier sera plus fort que l’an dernier, en atteste sa victoire aux Masters handball. Mais il aurait fallu confirmer face à Plock jeudi et dimanche et ne pas être éliminé de la ligue des champions. Pas de quoi inquiéter Paris donc, sauf malentendu.

Le handball ce n’est donc pas que des clips Youtube en 240p sur fond sonore d’électro hongroise. Marian Cozma ne devait pas être au courant, les marchands de couteaux non plus.

Handball : la France à fric (1/3)

 Les Spécialistes Hand ayant été déprogrammés de la grille de Canal+, le Vestiaire se voit contraint d’assurer à lui seul le traitement médiatique de ce sport, au risque d’y perdre ce qu’il reste de sa faible audience. Le PSG Handball a-t-il déjà remporté le championnat et la Champions League ? Igor Vori est-il aussi confiant que grand et bête ? Une question demeure, le nouveau pigiste spécialiste handball du Vestiaire parviendra-t-il à être plus chauvin et moins drôle que Brindelle ?

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Episode 1 : Fier comme un Gardent

Avec l’investissement du Qatar dans la franchise PSG, certains commentateurs – que d’aucuns osent nommer « journalistes » sportifs – avaient annoncé un regain d’intérêt pour le championnat de France, après plus d’une décennie de domination du MAHB. Un an et quelques millions de pétrodollars plus tard, le niveau du suspense aura finalement été proche du QI d’Éric Quintin. Si le budget d’environ 10 millions d’euros du PSG Handball permettrait à peine d’acheter l’appareil dentaire de Cavani, Philippe Gardent s’en est contenté pour recruter parmi les meilleurs joueurs mondiaux à chaque poste.

S’en allant au marché telle une jouvencelle guillerette, il en est revenu sa musette bien pleine. Il se demande par contre si les Hansen, Vori, Abalo, Narcisse, Gunnarsson, Császár, Sierra, Kopljar, Bojinović et consorts pourront tous passer dans le bus.  Heureusement que l’on peut compter sur la ruine de l’Espagne pour permettre aux autres clubs de récupérer des joueurs à prix soldés. La grande braderie de Lille est depuis deux ans délocalisée de quelques kilomètres au sud, direction la Castille : ne plus payer les salaires et déposer le bilan faciliterait visiblement l’exode des joueurs vers la France. De quoi rassurer le Medef sur l’attractivité du pays.

A suivre dans le prochain épisode : le pays des parieurs

 

 

Paris truqués : Les frères Kara maso 2

Robin n’est donc pas qu’un pied nickelé. Tout a commencé ici

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Il y a des fois où on aimerait revivre une situation et à coup sûr on ne se comporterait pas de la même façon. Si on avait su, on n’aurait jamais fâché papa en le battant au ping-pong sur la table familiale achetée avec ce qu’il lui restait de l’argent de sa perruque. Cela aurait sans doute évité quelques effusions de sang au moins pour cette fois. Les frères Karabatic c’est pareil, peut-être tourneraient-ils 7 fois la langue dans leur bouche avant de la fourrer dans celles de leurs compagnes qui ont causé leur fin de carrière prématurée, leur fin de dignité à tout le moins. Peut-être éviteraient-ils de raconter des grosses conneries à leurs avocats, aux juges, à la police. Peut-être n’auraient-ils pas l’idée saugrenue de mettre en cause la fiabilité des bornes de téléphonie mobile qui permet depuis des années de confondre la plupart des criminels de notre société. Meurtriers comme parieurs escrocs. Peut-être que Nikola ne raconterait tout simplement pas qu’il ignorait tout des mises de sa gonzesse alors qu’il consultait la côte du match à la mi-temps sur son portable pendant que celle-ci pariait à des dizaines de kilomètres de lui, ce qui fout en l’air le peu de défense qu’il lui restait.

En fait non, il lui en reste plein des arguments. Il pourra dire que les flics sont fous, qu’il a été drogué par la mafia albanaise, que l’on vit dans un univers parallèle créé par des Moldaves ou que Costantini est meilleur qu’Onesta. Mais comment reliera-t-il cette « manipulation de l’opinion publique » avec le mail envoyé par son gardien Michael Robin à sa copine, avant de réaliser une mi-temps encore pire que d’habitude. Dans ce gentil message il évoque « une grosse mise à la mi-temps » précisant toutefois qu’ il « ne faut pas en parler par SMS, c’est vachement risqué si ça se capte. » Faut-il en déduire que tous ces gens sont assez bêtes pour penser que 15 joueurs et leurs proches qui parient des sommes inhabituellement fortes sur la défaite de leur équipe à la mi-temps contre la plus faible des équipes possibles ça se verrait pas ? Qu’un mail ne se retrouve jamais ? Qu’un téléphone portable est indétectable ? Que des écoutes téléphoniques ça n’existe que dans « Les Experts » mais pour le coup pas les handballeurs de l’équipe de France, plutôt ceux dirigés par David Caruso.

Cesson ce petit jeu

Avec de tels indices matériels, l’analyse de l’étonnante, et pourquoi pas pitoyable, mi-temps des Montpelliérains est presque secondaire. Il suffira d’un aveu et tout s’écroulera mais même Tapie n’a jamais avoué. Ces aveux ont d’ailleurs déjà eu lieu, ceux des compagnes Karabatic. Et quoiqu’il arrive, ce qu’elles ont fait, est illégal. Et on veut bien comprendre pourquoi les Kara, sont eux, bien innocents. Car s’ils ne l’étaient pas ils perdraient tout, à part leurs charmantes harpies peut-être. Car comme dit le webmaster de Nikola sur son site : « le hand, une histoire de famille. » Pas sûr que papa et maman aient souhaité que leurs fils soient aussi inconséquents.

Car « les Karabatic c’est aussi des valeurs telles que la simplicité, la fraternité ». Il ne manque que l’honnêteté. D’ailleurs, « la complicité est plus que présente entre Nikola et son frère Luka ».  Tout est dit.

Paris truqués Montpellier : Cesson l’hypocrisie

Peut-on faire confiance à un expert qui a mis 2 mois pour regarder une mi-temps de 30 minutes ?

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Une enquête de notre expert handball Leo Tseu

Le verdict est tombé un mardi matin alors que deux frères qui ne s’étaient pas vu depuis 6 ans allaient se retrouver. S’ils avaient su, les frères Karabatic se seraient fâchés il y a bien longtemps, ça leur aurait permis d’éviter de foutre leur carrière en l’air pour le sourire de connasses refaites de partout sauf du cerveau. « Eventuelle carence volontaire intra et/ou interindividuelle du niveau de jeu pendant la première période de cette rencontre« , c’est donc sous cette étrange formule que Pierre Sallet a qualifié le foutage de gueule des joueurs montpelliérains. Avant on appelait ça une tricherie mais la langue française évolue. Pour autant Pierre Sallet a-t-il raison de penser que Mickaël Guigou est le seul joueur de handball intelligent depuis Philippe Gardent ? Pour le savoir le Vestiaire s’est farci, en un tout petit peu moins de temps, la demi-heure de mi-temps où Luka Karabatic a été moins nul que d’habitude car il ne jouait pas.

Une addition Sallet

Ce qui saute aux yeux de prime abord, ce n’est pas le jeu de Montpellier mais bien le niveau effarant de Cesson qui mérite plus que jamais sa 9e place sur 14 avec seulement 3 points d’avance sur le dernier. Car si la version officielle dictée par la Pravda indique que Cesson voulait se mettre à l’abri de la relégation contre Montpellier, quelques secondes de réflexion seulement suffiraient à se demander si en Ligue 1 il viendrait à l’idée de Brest d’espérer assurer son maintien contre le PSG. Mais admettons que les brêles bretonnes aient brûlé des cierges avant le match assortis de quelques biftons et d’un préservatif pour le curé et que Dieu était dans un bon jour. Manque de chance, Cesson était dans un mauvais. Pour éviter les confusions, on parle de mauvais jour car des mauvais il y en avait partout et pas qu’à Cesson. La palme ne sera pour une fois pas pour Haneke mais pour William Accambray qui a donc attendu que ses coéquipiers parient 90 000 euros sur la défaite de son équipe à la mi-temps pour réaliser la plus mauvaise mi-temps de sa carrière. William a 24 ans, il est comme tous ses copains, 6 fois champion de France, parfois du monde et un peu olympique aussi, il a même été élu meilleur joueur français en 2011. Le genre de tocard à tirer à côté après 4’42, sur le gardien après 13’08, à faire un passage en force à 15’37, à faire la passe à l’adversaire à 17’20, et échapper la balle à 22’35.

La Française des gueux

Mais logiquement Accambray est un des rares à ne pas avoir été mis en examen. Sa performance a été éclipsée par celle de son coéquipier slovène mis en examin : Gajic. Gajic, un Djokovic du pauvre, n’est pas le plus grand joueur du monde mais il est assez fort pour manquer un penalty, « ce que le gardien de Barcelone n’avait pas été capable de provoquer » rappelle le commentateur. Nicolas Lemonne, celui de Cesson, est sans doute un sacré gardien mais Gajic un sacré plaisantin qui aurait ramené son équipe à 11-9 s’il n’avait pas tiré sur le mec au milieu des cages. Mais si on avait encore un doute, Gajic a attendu, après son tir à coté à 26’26, la toute dernière seconde de la première mi-temps pour faire du zèle en ratant un face-à-face seul en contre-attaque, se payant le luxe de tirer au dessus. « Un immanquable manqué c’est rare » a fièrement lancé le commentateur. Primoz Prost, son compatriote et gardien remplaçant qui a misé 3000 euros sur la victoire de Cesson à la mi-temps a dû apprécier. Au moins autant que le titulaire mis en examen Mickaël Robin qui a eu à s’employer pour encaisser les 15 buts promis devant la maladresse ahurissante des Cessonnais, n’hésitant pas chacun leur tour à tirer à côté une fois sur deux, sur un gardien pourtant immobile. A se demander s’ils n’étaient pas au courant des 200 000 euros de gains potentiels de la famille Karabatic et consorts.

La suite on vous l’a déjà raconté en détail dans la Française dégueue.

Karabatic : La Française dégueue

Le message a fait frémir tous les smartphones équipés ou non de l’application fdj.com: Karabatic blanchi. Ca veut dire qu’il prend aussi de la coke ?


Depuis le temps qu’il se disait innocent, la justice a fini par lui donner raison. Si bien évidemment on considère, comme la plupart des médias compétents ce matin, que la justice c’est la fédération française de handball qui la rend. Sinon accessoirement il y a une autre justice qui lui en veut encore, celle qu’on appelle la justice. La fédé trouve donc que le doute profite à l’accusé.  Pour bien saisir le degré d’innocence de Karabatic et l’ampleur de ce doute, il faut se remémorer les 27 appels passés par sa compagne au moment de parier si simplement quelques smic sur un match du championnat de France de hand. Qui ne passe pas 27 appels devant son écran d’ordi ou dans un bar pmu avant de miser ? Quelle compagne de joueur ne parie pas sur la défaite de l’équipe de son amoureux face à un club tout pourri même quand il s’agit de la meilleure équipe de France voire du monde ? Mais Niko l’a dit, il n’y est pour rien. La petite cachotière voulait sans doute faire une grosse surprise à son chéri en lui ramenant plein de petits billets même s’il en gagne 20 fois plus qu’elle chaque mois. L’entourage de Kara est d’ailleurs si bienveillant qu’un de ses amis a aussi misé 6 fois son salaire sur une défaite très improbable. Si ça se trouve, c’est juste de l’addiction, on s’attend donc à une razzia prochaine sur les casinos en ligne français

Luka rame elle

C’est toute la difficulté des anniversaires surprises groupés. Les frères Karabatic ne devaient pas être au courant alors très discrètement leurs compagnes ont téléphoné à tous leurs amis pour organiser leur fin de carrière. Si elles voulaient salir à jamais la réputation du plus grand joueur de tous les temps, c’est réussi. Sinon il faudrait aller jusqu’à imaginer que ce coup a été monté avec toute l’intelligence des Kara et qu’ils seraient si brillants qu’ils n’auraient pas pensé que les paris seraient contrôlés, qu’ils se feraient prendre et que cela aurait des conséquences. En cadeau, ils ont choisi de nier ce que tout le monde a compris depuis bien longtemps : un crétin a de fortes chances de se maquer avec une idiote. Ca aurait pu être pire, il aurait aussi pu essayer de faire porter le chapeau à sa compagne par amour. En attendant, même après le coup dégueulasse qu’elle lui a fait si on s’en tient à la version officielle, il ne la quitte même pas. C’est beau l’amour.

Pendant ce temps-là, il y a quand même des médias plus honnêtes qui ont remplacé le terme blanchi par suspension levée.

Croatie, Karabatic : Montpellier héros

30-23. C’est pas Krumbohlz qui prend ça d’habitude ?

Il faudra attendre longtemps avant de revoir la France championne de quelque chose mais on s’en fout un peu. On s’en fout depuis qu’on a découvert la vérité : même un handballeur peut être maqué avec une idiote, son frère avec une conne et être encore plus neuneu qu’elles. Du moment qu’elles écartent les guiboles comme dit Onesta avec son faux accent créé de toutes pièces pour ne pas qu’on le confonde avec Costantini. Ca risque pas, Costantini avait du talent, Onesta de la gueule. Sauf quand il démonte une table , prend que des vieux qui jouent en France pour préparer l’avenir ou sélectionne des futurs taulards pour mieux foutre la merde dans son équipe,  là il sait influencer son destin. Comme Karabatic :  quand il demande à sa meuf de parier, c’est pas lui qui parie. Quand il télécharge une application, c’est son smartphone qui l’encule.

La fée Kara bosse

Et sur le terrain, alors ? On aurait eu bien besoin d’un Didier Dinart pour solidifier la défense, mais 2001 et la grande Suède écrabouillée en prolongations c’était il y a 12 ans. Onesta ne pouvait décemment pas l’obliger à revenir, ou alors autant sélectionner Daniel Narcisse ou Jerome Fernandez puisque Jean-Louis Legrand n’est plus des notres et que Richardson humidifie Estelle Denis. Il était sans doute jaloux du maillot de bain de Nikola. Plutôt jouer ou jouir ?

Pendant ce temps-là, Dinart et Fernandez avaient le sourire. D’enfin ne plus voir Onesta ?

La légende Costantini : Pas de costard pour les costauds

Costantini aime pas Onesta, il aime plus Karabatic, ni l’équipe de France. Heureusement il s’aime lui-même et il a bien raison.

Aujourd’hui, le deuxième épisode que tout le monde a oublié.

Il s’appelait Charles Biétry. C’était un individu étrange qui avait révolutionné le traitement médiatique du sport à Canal+ avant de l’enterrer sur France Télévisions. Il fut le premier à ouvrir la brèche de l’incompétence sur le fauteuil de directeur des sports avant de laisser s’y engouffrer Frédéric Chevit puis Daniel Bilalian. Qui ?

En 2001, l’équipe de France de handball réalisa le plus grand exploit de l’histoire des sports collectifs tricolores en remportant un deuxième titre mondial. Le service public décida de ne pas diffuser les matches d’un championnat du monde qui se déroulait pourtant en France. Décision logique, car le hand on s’en branle. TF1 aurait pu dire ça effectivement.

Anquetil, la poulie d’or

Lorsque les hommes de Costantini parvinrent en quart de finale, le grand Charles décida par hasard de diffuser enfin des matches des Costauds. Jusqu’à la finale, où les partenaires de Michael Jackson Richardson réalisèrent ce fabuleux match face à la Suède, qui possédait une nouvelle fois à cette époque la meilleure équipe.

Et pourtant, Greg Anquetil surgit d’outre-tombe et envoya les Bleus en prolongations. Euphoriques, ils écrasèrent la fin du match. Tout ça pour que trois minutes après le coup de sifflet final, France Télévisions rende l’antenne là où pour le football, on aurait vu Lizarazu sauter Deschamps sur la pelouse. Trois jours après, la presse se foutait éperduement du titre. Et tout le monde les oublia. D’ailleurs, on a aussi oublié Biétry.

La légende Costantini : Des Barjots sans cervelle

Costantini aime pas Onesta, il aime plus Karabatic, ni l’équipe de France. Heureusement il s’aime lui-même et il a bien raison.

Premier épisode : le jour où les plombs ont sauté.

1995, Reykjavik. La France fête un titre de champion de monde ultramérité tant les Tricolores ont dominé leur sujet. Comme d’habitude, les hasards du tirage au sort ont été très favorables aux Bleus, évitant les grosses équipes, donc la Suède. La finale contre la Croatie ne sera qu’une formalité. L’apothéose de 50 ans de hand international dans l’Hexagone, même Asloum n’a pas mis autant de temps à confirmer. Ils ont gagné, mais rien ne sera plus jamais comme avant. En novembre de la même année, Eric Quintin va tester la résistance de son front contre le nez de son coéquipier, Philippe Schaaf. Ce dernier, déjà privé du mondial en Islande, confirmera définitivement la définition du mot loser. Pour Quintin, c’est un an de suspension. Pour les Barjots, c’est la fin.

Crétins dauphinois

Richardson continuera avec quelques autres, mais le fiasco des JO de 1996 servira d’enterrement à cette génération. Ils finiront quatrièmes d’une compétition qu’ils ne pouvaient pas perdre, les chevilles grosses comme le palmarès de Patrice Martin ou l’égo de Daniel Bilalian. Auparavant, il y avait eu l’aventure modeste de Barcelone 1992 et la médaille de bronze acquise par une bande de jeunes cons talentueux comme Marconnet ne l’a jamais été. C’est en Suède, au pays des jeunes filles nues et des meilleurs joueurs de la planète, que cette équipe réalise, en 1993, son exploit le plus retentissant et pourtant sans presqu’aucun écho médiatique, déjà. Les partenaires de Volle, ce grand imbécile comme aimait le taquiner Costantini, finissent seconds en perdant face à la Russie de l’immense futur Espagnol Duchebaiev. Les locaux, pourtant sans égal, terminent à une pauvre troisième place.

Daniel Costantini, le grand artisan des victoires, la principale victime des défaites, n’aurait jamais réussi à apprendre à lire à Laurent Munier, ou les tables de multiplication à Denis Lathoux. Cette équipe, qui alterna le jaune capillaire et le crane rasé, était constituée de crétins géniaux, immatures et ingérables. Des idiots pareils, on n’en reverra sans doute jamais. C’est cela qui faisait leur force, c’est ça aussi une légende.

Karabatic : Le tout petit Nikola

C’est avec une surprise non dissimulée que la France a découvert ce soir que son meilleur joueur de hand a choisi Denisot pour expliquer comment sa copine a eu l’idée de parier la moitié de son salaire annuel sur la défaite du meilleur club national face au plus mauvais. Karabatic savait sans doute qu’il serait bousculé par les intransigeants journalistes de la chaîne cryptée:

« Avez-vous voulu truquer ce match ? » Non, il y avait toutes les chances que Montpellier perde contre l’équipe la plus nulle du monde.

« Comment expliquez-vous le nombre de paris inhabituels ? » La Française des jeux s’est trompée sur les cotes. La meilleure équipe du monde avait toutes les chances de perdre et d’être menée à la mi-temps puisque tous les joueurs ne jouaient pas, trop occupés à parier la moitié de leur salaire annuel de façon anonyme.

C’est Daphné Burki qui l’a mis le plus en difficulté : « Comment on vit d’être la cible après avoir été adoré » : C’est injuste.

Sans doute, qui aurait pu deviner que Karabatic n’avouerait pas ce soir sur Canal le geste qui condamnerait à jamais sa carrière ?