Retraite Ribéry : Le grand joueur le plus raté

On s’est longtemps demandé comment écrire sur Ribery. Il suffisait de répondre à la question : que restera-t-il de lui dans 10 ans? Pas grand chose. Dans 10 minutes non plus d’ailleurs. Voici les cinq carrières internationales les plus pourries de ces 25 dernières années. Benzema a encore du temps pour y faire son entrée.

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5. Yoann Gourcuff

Au lendemain d’une dizaine de buts bordelais et de France Roumanie, un grand quotidien de sport a décrété qu’il fallait désormais l’appeler Zidane. Depuis, à force de devoir se défendre d’aimer les garçons, il en a oublié d’aimer le ballon. C’est vrai qu’une fois dans les fesses ça procure pas la même joie.  Finalement il est devenu un charmant panneau publicitaire rhodanien avec des bandages partout. Sauf autour des fesses, vous l’aurez compris.

4. Mickaël Landreau

On a rien à raconter sur lui en équipe de France à part les histoires d’hélico. C’est donc en club que se situe le malentendu. On se souviendra de son record de matchs, de sa précocité et surtout de son très faible nombre de sélections. Mais en même temps il avait pas le niveau. Il a juste brillé un jour en poule de c1 contre Manchester, mais il a pris un peno de Van Nistelrooy à la 90e à cause de Yepes. Les deux étaient en quart de finale au Brésil, enfin presque les deux. L’ironie du sort.

3.  Nicolas Anelka
Parfois c’est grâce à lui, parfois pas. Mais il a réussi l’exploit de ne jamais rien foutre de correct depuis 14 ans à l’exception de deux buts contre l’Angleterre. Tout n’est donc pas de la faute de Wenger. En tout cas pas son Euro 2000 plutôt réussi.

2. Jean-Pierre Papin

Quand on est aussi fort dans un vrai contexte de concurrence on aimerait tomber sur autre chose que Jean-Philippe Durand, Joël Bats, et l’ossature de France 98 quand elle contenait encore Alain Roche.

1. Franck Ribery

Il est né contre l’Espagne en 2006 on lui pardonnait d’être un peu crétin et originaire de Boulogne sur Mer. Depuis, il y a eu une pute, des matchs de merde, il a essayé de casser du pd, il a prouvé à tout le monde que l’alphabet pouvait contenir moins de 10 lettres. Il a une excuse, l’allemand était devenu sa langue maternelle. Le problème c’est que personne n’aime cette langue surtout quand c’est celle de l’Europe. C’est pour ça qu’il ne sait pas vraiment ce qu’il dit quand il prononce ce genre de phrases : « J’irai jusqu’à l’Euro 2016. Je croise les doigts pour aller jusque là. Je rêve de gagner un titre avec les Bleus. Je veux aussi dépasser les 100 sélections, entrer dans ce cercle très fermé. Là non plus, l’histoire n’est pas finie. » Il reste au moins l’espoir d’une finale de Coupe du monde avec le Bayern.

 

 

 

Aliadière : Le buteur pas tenté

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En le recrutant à 16 ans pour 15 millions de nouveaux francs, Wenger lui avait appris que l’argent n’avait pas d’importance.

Il aura fallu 14 ans, quelques buts en Premiership et le concours de Tiburce Darou pour qu’Aliadière fasse parler de lui. Après une si longue attente, sa première performance s’est traduite sous la forme d’une brève : Aliadière va au clash. Il est vrai qu’à Arsenal, Henry et Bergkamp ne lui en avaient pas laissé l’occasion, ils lui avaient d’ailleurs laissé assez peu d’occasions tout court. Les deux mois au Celtic non plus, pas plus que les cinq à West Ham ni les 14 matchs à Wolverhampton. A Middelsbrough ça aurait pu, après trois ans de bons et loyaux services notamment à l’infirmerie mais gueuler pour partir quand son contrat expire n’est pas toujours nécessaire ; il s’était retenu.

De manière relativement logique, aucun club ne fait donc confiance à Aliadière lors de cet été 2011, alors que Meghni part s’éclater à Umm Salal. Mais Lorient va pointer le bout de son nez. Gourcuff rêve de Wenger plus qu’il ne rêve d’Aliadière, mais Wenger n’est pas libre et le négoce de mineurs français n’est plus son truc, il en a plein l’arrière cuisine. Deux saisons plus tard, dont une à 15 buts, et le tour est joué pour Aliadière et son maillot orange. L’exploit n’est pas si rare, mais tout le monde se souvient d’Aliadière sous le maillot de l’équipe de France espoirs. Non c’est pour déconner, personne s’en souvient. Mais poliment Deschamps n’hésite pas à dire, comme de chaque meilleur buteur français de Ligue 1, qu’il songe à lui envoyer une présélection. Ce qu’il fait. Et comme pour tout meilleur buteur français de Ligue 1, la rumeur d’un intérêt de Lyon enfle. Tant que c’est pas son genou ni sa tête, tous les espoirs sont permis.

Merlu au vinaigre

Heureusement Aliadière est revenu sur son attitude et a démenti catégoriquement avoir fait grève : « Si je ne joue pas, c’est qu’il y a un détail financier à régler dans mon contrat actuel et cela traîne en longueur. Je ne veux pas prendre de risque. Mon expérience et mes blessures à répétition parlent pour moi. Je n’ai pas envie de me blesser et de ne pas pouvoir répondre à la proposition d’un autre club. » Rien à voir, donc, avec un joueur qui refuse de jouer parce qu’il veut partir de son club de merde, qui collectionne les tatouages et relève son col de polo. Il se trouve par ailleurs qu’il a des tatouages et qu’il relève son col, comme quoi les portrait de Vernon servent à quelque chose. C’est juste que Lorient avait prévu de le payer moins chaque année et manque de bol il vient de réussir les deux meilleure saison de sa carrière. C’est vraiment dégueulasse. En route pour le très haut-niveau financier.

Pendant ce temps-là, Arsenal ne s’intéresse toujours à aucun Gourcuff. Il faut faire quoi de plus pour se faire remarquer ?

La légende 1982 : Le barbier de Séville

Il ne restait déjà pas grand chose de Jean-Luc Ettori, Landreau s’est chargé  de nettoyer le reste. Et heureusement.

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 Toutes les générations qui ont grandi ou vécu avec les petits tacles coquins de Thierry Roland à l’égard des populations exogames telles que les Portugais, les Yougos, les Asiatiques, les méditerranéens, les orientaux ou les Corses connaissent Jean-Luc Ettori. Même si personne n’a jamais répondu à la principale question qu’on se posait à son propos : deux t ou deux r dans son nom ? Car le reste, il faut bien le reconnaître, on s’en foutait. Qu’il ait occupé 40 ans les cages d’un stade vide, qu’il n’ait jamais trouvé l’adresse d’un barbier ou qu’il n’ait pas été au courant du changement de look de Cabrel, peu importe. En revanche, certains ne sont pas loin de penser que s’il n’avait pas existé, la France aurait déjà deux Coupe du monde à son palmarès.

Pour la première fois, le Vestiaire va donc remettre en cause la théorie officielle sur Séville 82. Pierre-Louis Basse paiera-t-il une nouvelle fois la taxe d’habitation de son loft des Alpilles avec ? Peut-être. En tout cas, on pensait que tout avait été dit sur ce match : le plongeon sans casque de Battiston, le Kata de Schumacher, le bisou de Platini à son ballon, la défense française catastrophique mais pas plus que d’habitude, le Tresor de Giresse et Rummenigge. Tout le monde a évidemment une part de responsabilité dans cet échec.

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Mais Ettori possède peut-être une petite part du gâteau supplémentaire voire une grosse qu’il partage avec Hidalgo qui en a fait son titulaire. Jean-Luc Ettori a 9 selections en bleu, dont un bon paquet lors de cette fameuse Coupe du monde qu’il a débuté comme son équipe par une branlée contre l’Angleterre. Sa responsabilité n’est engagée que sur le deuxième but comme le rappelle Dominique Le Glou. Mais ça aurait dû être suffisant pour l’écarter. En demie, ce qu’on lui reproche ce n’est pas de ne pas bouger un poil de son cul sur l’ultime tir au but de Hrubesch : ce serait injuste, il ne l’a pas fait non plus sur ceux de Kaltz et de Rummenigge, en fait il n’a plongé qu’une fois sur six. Le reproche n’est pas non plus la 108ème minute où peut-être occupé à apprécier le reflet de sa moustache dans ses bouclettes il choisit de ne pas intervenir sur le centre de Littbarski afin de permettre à Hrubesch de bien ajuster sa tête, avant de choisir de ne pas sortir au devant de Fischer qui a donc pris le temps de se retourner dos au but, de basculer en arrière, de tendre sa jambe droite vers le ballon le tout sous le regard admiratif de Jean-Luc. Avant de l’exécuter à bout portant, à l’aide d’un simple ballon rappelons-le pour lever l’ambiguïté. Si Goering avait su.

C’était donc le troisième but allemand, sur lequel au final Ettori ne pouvait rien, au regard de son niveau. Mais après tout à quoi sert un gardien de but ? Jean-Luc avait déjà répondu de façon partielle sur le deuxième but. C’était la 103ème minute, Rummenigge amorce une action sur le coté gauche, la France mène 3-1 et c’est déjà un centre de Littbarski. Peut-être y avait-il un accord secret de non-agression avec le joueur germanique puisque c’est déjà lui qui avait planté le premier but en la glissant entre les guiboles de qui vous savez. Toujours est-il que sur son énième centre, le goal monégasque prend à nouveau la bonne décision, en tout cas une décision, celle de ne pas sortir. Dans un premier temps en tout cas. Car quelques fractions de secondes plus tard quand Rummenigge est à la réception, une fois de plus de dos avec le talon et un Français dessus, Jean-Luc est bien sorti. Enfin il est sorti quoi, suffisamment pour laisser le but vide et la place pour le ballon de rentrer.

Si on lui a pardonné son dilettantisme sans passer par la justice colombienne c’est parce que quelques semaines plus tard il contribuera largement à sa fin de carrière internationale et au succès polonais 4-0 au Parc des Princes. En réalisant son spécial sur le deuxième but, tranquillement figé sur sa ligne, avant de ne pas trembler ni même de bouger sur le penalty final. Pour l’occasion, comme un feu d’artifice gratuit à son jubilé, il sera lobé de 30m sur le troisième but. Celle-là, il l’avait gardé secrète pendant ses huit premières sélections. Le tact des grands.

1992

On pensait ne jamais le revoir à pareille fête, mais il restait pourtant un autre jubilé, en club cette fois. Ni une ni deux, il se fait un gros plaisir et jette son dévolu sur la finale de Coupe des coupes contre le Werder. Des Allemands, encore. Sur le premier but, il innove, toujours, avec le plongeon à retardement légèrement trop court sur le tir de Allofs. Mais c’est sur le deuxième que toute sa science des sorties va s’exprimer. Comme une synthèse de toute sa carrière, il va s’appliquer à transformer le dénommé Wynton Rufer, un Néo-zélandais, en terreur des surfaces. Comme souvent aidé par le placement hasardeux de sa défense, il a l’occasion de briller lorsque Rufer est lancé dans le dos des arrières monégasques, sans doute bien conseillés par Wenger ou pas plus mal qu’à Arsenal en tout cas.

C’est alors la configuration classique du face à face qui s’installe. Jean-Luc revoit sans doute dans sa tête ses quelques milliers de sorties approximatives réalisées jusqu’ici. Il sait que ne pas avancer vers le ballon peut parfois coûter une Coupe du Monde. Et pourquoi pas une Coupe des coupes ? Cette fois, se dit-il, ce ne sera pas de sa faute. Il décide de courir à la rencontre de Rufer. Mais il ne l’a jamais fait et ça se voit. Doit-il sortir de sa surface ? Se coucher avant ? Après ? Ne pas se jeter ? Tout s’embrouille dans la tête de Jean-Luc qui prend un peu de chaque idée et décide d’abord de rester sur ses appuis, avant de prendre la décision de s’allonger mais hors de la surface de façon à ne pas pouvoir toucher le ballon avec les mains. Une fois cet excellent gardien sur les fesses, Rufer prend le temps d’imiter Pelé : un grand pont avant de faire mieux que le Roi, marquer.

2013

Ce n’est que le 1er décembre 2013 soit 31 ans après que Jean-Luc reviendra dans la lumière, pour échauffer Landreau son successeur. En nombre de match et en conneries surtout, car Ettori a toujours une Coupe du monde de plus que Corky à son compteur. En tant que titulaire, la précision est importante. Il est 16h15 c’est l’événement sur Bein sport qui ne tardera pas à rattraper Canal en terme de séquences qui servent à rien.

Un avant-match d’une heure, deux micros HF et un synthé sobrement intitulé « L’échauffement de Landreau par Ettori ». Dans la tribune, Génin et Cheyrou. Génin savoure le moment historique, surtout quand Cheyrou lui rappelle qu’il était là au premier match de Landreau en 1996. Mais le problème c’est que Génin et Cheyrou personne ne sait vraiment qui c’est. Alors retour plateau. Di Meco est là avec un mec qui présente. Et Landreau entre dans l’arène, sous l’ovation de la dizaine de Corses arrivés au stade 50 minutes avant le coup d’envoi d’un match face à Evian. Ca fait tellement de bruit que Landreau file directement s’échauffer. Ettori est là mais l’entraîneur des gardiens de Bastia aussi, avec le deuxième gardien. Il ne faut que deux minutes à Landreau pour expliquer à Ettori comment l’échauffer. L’humiliation qui se cachait derrière l’invitation super classe commence à se faire sentir. Derrière sa télé, Reginald Becque en a les larmes aux yeux.

Mais le pire est à venir. Jean-Luc ne peut plus s’échapper. Landreau s’approche, comme d’habitude il sait quoi dire avec un micro : il confie l’air de rien que se préparer pour un moment individuel c’est différent des grands matchs quand on obtient un titre ou un maintien. Et il retourne dans son but en espérant qu’Ettori a bien compris.

Il a très bien compris puisqu’il adresse quelques frappes à Landreau avant d’avouer à l’entraîneur des gardiens qu’à l’époque, il ne faisait pas comme ça. Comme l’autre ne répond pas vraiment, de peur de prononcer le mot ringard, le co-détenteur du record se met à faire quelques jongles, à défaut de pouvoir sortir son smartphone car son survêtement n’a pas de poche. Encore un coup de Landreau. En haut, Cheyrou et Génin ne savent plus quoi raconter depuis bien longtemps. Les images parlent d’elles-mêmes.

Van Persie : Autant en remporte le Van

Une Coupe de l’UEFA, un Charity shield, une FA Cup, on dit merci Arsène. Même si la C3 c’était pas lui.



Il y a deux ans, les adjectifs ne manquaient pas pour qualifier l’incroyable forme de Robin Van Persie : 26 matchs, 19 buts. Après 7 saisons où, plus ou moins titulaire, il n’avait rien branlé de très correct et une saison à 30 buts en 38 matchs où il a offert la troisième place à Arsenal à 19 points à peine des Manchester, le nouvel Hollandais volant, vole toujours mais l’ennemi cette fois. A 29 ans quasi 30, sa carrière est même devant lui s’il se sent de poursuivre jusqu’à 35 ans comme son illustre aîné Thierry Henry qui n’a pas été foutu dehors de Barcelone et de l’équipe de France à près de 33 ans. Contrairement à ce que pensait le Vestiaire depuis toutes ces années, Van Persie n’est pas nul, et à voir le courrier reçu sur equipe.vestiaire@yahoo.fr vous ne le pensez pas non plus. En effet, ce n’est pas à cause de la faiblesse de la Premier League que Robin parvient enfin à s’exprimer, la preuve, il a déjà disputé un Euro, 2 Coupes du Monde, plein de ligues des champions et même des matchs contre Manchester United et City cette saison. C’est d’ailleurs dans ces confrontations qu’il a donné une nouvelle acception au  mot décisif. Puisqu’à Old Trafford lors de la troisième journée, Robin montre les crocs à la 74ème minute, Walcott avait fait claquer les siens à la 45ème, encore 6 buts et Arsenal égalisait. Au retour, le 22 janvier dernier, c’est sur ses terres que Van Persie fera parler la poudre à la 71ème minute.  Sczeczny rentre avec 2 buts, Manchester avec 3 points. Entre ces deux rendez-vous, il y a eu ces matchs sans enjeu comme cette victoire 1-0 de City, ce but de Ramsey contre Marseille à la 90ème ou ce 0-0 contre les mêmes phocéens où Robin a su se faire plus discret que les années précédentes contre Barcelone.

Robin Van Persé

En 2011, il a le toupet d’accompagner Archavine dans l’humiliation infligée aux Blaugrana au match aller. Heureusement le retour ne compte pas sinon, Busquets n’aurait pas été le seul joueur à marquer pour les Londoniens. Robin brille quand même à sa façon, pas son ouïe, défaillante, pour laquelle il est dégagé du terrain à la 56ème minute.  En 2010, comme un grand joueur il est absent du match aller où Walcott et Fabregas offrent un suspense anthologique, au retour aussi, il est absent. Mais Van Persie n’a pas passé  toute sa vie à se plaindre à l’infirmerie, il a aussi joué de très grands matchs et pas que contre Manchester lors de la demi-finale de ligue des champions 2009 où Van Perso y va de son petit péno à la 76ème, Manchester ne gagnera donc pas 3-0.

Sa carrière internationale est promise à un destin aussi glorieux puisqu’en 2006, à presque 23 ans, le nouveau phénomène du foot mondial,  foule à Nuremberg une pelouse de huitièmes de finale de Coupe du monde. Il est aux environs de 23h quand Monsieur Ivanov décide de ne pas faire jouer de prolongation. La loi est la loi, comme le Portugal est le seul à avoir marqué, il poursuit sa route, pas Robin. Mais il a une nouvelle chance en 2008. Rayonnant contre la France de Domenech, Gomis et du futur prix Nobel de finance internationale Lilian Thuram, Van Persie rentre à la 46ème minute contre la Russie. Le coup de poker de son prédécesseur l’autre Van, Basten est osé, Robin va justifier sa confiance. Le 0-0 de la mi-temps se transforme très rapidement en 3-1 car Van Nistelrooy sauve l’honneur à la 86ème sur un service de Van Persie, mais Wesley. Au passage, Robin y gagne Archavine.  Wesley Van Persie va confirmer 2 ans plus tard sur les pelouses sud-africaines: il marque en huitième, en quart et en demi, parfois accompagné de l’autre Van Persie : Arjen. Heureusement qu’ils étaient là car le troisième des Van Persie, Robin, va marquer, le pas, à l’issue du premier tour où le grand Cameroun n’avait pas résisté à son coup de canon.  2 mois auparavant, ils étaient tous de la finale de ligue des champions. Tous ou presque.

Robin Van Perso

Et puis arriva l’été 2012, celui de la confirmation. Robin a changé de statut, il n’est plus cet attaquant moyen toujours blessé qui ne marque jamais, et surtout pas dans les matchs importants. Désormais Robin fait peur à toute l’Europe, il est devenu ce buteur qui marque tout le temps mais jamais décisifs dans les matchs qui comptent. Et ce statut, il compte bien l’honorer sous les yeux du monde entier. Dans quelques semaines il jouera sous les couleurs du grand Manchester, mais avant il va offrir à la nation hollandaise un titre qu’elle attend depuis 24 ans, et son prédécesseur à la pointe de l’attaque, l’autre Van : Marco Van Basten. Le joueur européen le plus efficace avec Cristiano va donc ourdir un plan machiavelique. Mais difficile de surprendre quand toute la presse n’attend que vous, tellement vous impressionnez. Mais Robin a plus d’un tour dans son sac. Il va d’abord perdre contre le Danemark en ouverture du tournoi. Il joue bien-sûr l’intégralité du match à la pointe de l’attaque, c’est sans doute ce qui explique les 0 buts marqués par les Oranje. A moins que ça ne soit les 20 tirs non cadrés, la coquetterie nous impose de ne pas dire combien Robin s’en est offert. La rencontre face à l’Allemagne lui permet de faire taire ses détracteurs : pour la première fois de toute sa carrière il est enfin décisif quand ça compte. L’Allemagne en fait les frais à la 73ème minute. Mais après vérification, l’UEFA ne considérera pas que la frappe puissante du droit de Robin comme plus importante que les deux buts de Gomez marqués en première mi-temps. Pour info Gomez est Allemand. Van Persie est Hollandais et ce n’est pas anodin pour comprendre pourquoi il lui sera interdit de disputer les quarts de finale. Accessoirement, il sauvera l’honneur à la façon d’Ibrahimovic contre la France. Ou presque, Ibra mettra un doublé, Van der Vaart ouvrira juste le score. Les grands joueurs sont quand même décisif puisque Ronaldo mettra lui aussi un doublé mais pour la qualif.

C’est donc tout auréolé de son titre de co-meilleur buteur de l’Euro pour les Pays-Bas que Roa bin débarqué chez Wayne Rooney. Pourquoi a-t-il fallu que son arrivée coincide avec la descente aux enfers du club ? Un hasard sans doute.

La légende Pays-Bas : Dennis de justice

Pays-Bas 96 c’était légèrement moins faible que Pays-Bas 2014. Mais c’est pas beau quand même


Rater un tir au but quand ça compte et qu’on a encore rien fait ça fait toujours des dégâts, surtout quand on élimine son équipe. C’est arrivé à Pedros cette année-là mais on s’en fout, car c’est aussi arrivé à Seedorf. Dans cette équipe des Pays-Bas, la plus faible jamais alignée, il n’est pas titulaire contrairement à son pote de Ligue des Champions 95, Kluivert. Mais comme lui, il est la star de demain, même si pour un milieu défensif, un peu offensif,  il est toujours difficile de faire la Une du Sun même en attrapant comme tout le monde la femme de Karembeu qui ne s’occupait pas de la fille de Suaudeau, ça c’était Makelele. Si vous suivez pas c’est pas grave, ils ont tous joué au Real sauf Suaudeau.

Clarence sterling

Clarence a 20 ans quand il rentre à la 60ème minute à la place de Bergkamp, c’est ce qu’on appelle du poste pour poste. Même s’il fait n’importe quoi, Guus Hiddink a bien senti le danger représenté par l’entrée en jeu de Dugarry une minute plus tard. Jacquet aussi qui le remplacera par Pedros à la 80ème. L’équipe de France développe son jeu habituel : ne rien faire et attendre les tirs aux buts, puisque Zidane a eu un accident de voiture et un début de calvitie. Et comme la défense s’appelle comme en 98, il n’y a rien à craindre des assauts de Jordi Cruyff. Ne vous moquez pas, il y a aussi beaucoup d’autres Barcelonais. Bref, quand Seedorf écrase mollement une occasion de but sur le catogan de Bernard Lama on se dit que rien ne peut nous arriver. Seedorf écrase ensuite son penalty au même endroit. Puis Blanc fera comme toujours le sale boulot et Guérin échangera son maillot avec un homme. Participer à la rencontre de haut niveau la plus chiante de l’histoire du football a permis quand même à Clarence de foutre en l’air sa carrière. Et pourtant il joue encore pas trop mal pour son âge. Mais Milan casse pas des briques non plus.

Brésil 2014, Espagne : Poubelle Xavi

Tous les trophées espagnols viennent de signer un pré-contrat au Qatar. C’est un peu décevant qu’ils aiment tant le pognon, mais tout est dit.

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Une génération qui a régné, c’est comme une mauvaise feijoada, ça finit aux chiottes sans laisser de trace propre. La France avait connu ça en 2002, l’Espagne vient de bâcler la fin de carrière de plusieurs de ses génies immémoriaux. Qui appartiennent désormais au passé. Comment l’Espagne a-t-elle pu emmener Xavi si c’est pour le laisser sur le banc dès le deuxième match ?

Il faut toujours que les champions ne sachent pas partir à temps. Et que personne ne sache leur dire que dégager serait mieux pour tout le monde. Au lieu de ça, il reste des photos humiliantes en une de Marca. Xavi sous sa serviette en train de regarder Cazorla essayer de marquer deux buts au Chili. Iniesta en train d’appeler Xavi à l’aide. Ramos qui se demande où est passé Casillas depuis deux ans. L’Espagne a été frappée du même syndrôme que tous les autres avant elle : elle a fait confiance à ses héros jusqu’au bout, et le bout c’est le mur. En 2002 et en 2008 aussi, on croyait au sursaut d’orgueil, et puis on s’est mis à prendre des buts alors qu’on n’en prenait pas, sans en marquer alors qu’on en marquait. Avec évidemment comme dernier match, une défaite annoncée et la certitude qu’on ne va ni gagner, ni marquer, même si on a des occasions.

Inutile de le rappeler, c’est un triomphe de plus pour le Vestiaire. Car entre la fin de l’Espagne, annoncée à travers la fin du Barça, et l’absence de relève, annoncée à travers les papiers sur le baby Barça, tout a été minutieusement décrit. De ses quatre mi-temps du Mondial, l’Espagne n’en aura joué qu’une à sa façon, en gardant la balle, ce qui était devenu sa façon de défendre. A une minute près, cela lui permettait de mener 1-0 à la mi-temps contre les Pays-Bas et d’espérer ne se faire humilier qu’en 8e. Mais quand le bourreau s’appelle Van Persie, qu’ensuite Robben fait passer Ramos pour Christophe Cheval et qu’à la fin il y a 5-1, c’est que le bourreau n’était pas vraiment Van Persie, ni même un quelconque Chilien. Les Espagnols ont compris trop de choses au pied de l’échafaud : il ne servait à rien de naturaliser Diego Costa, il eut été utile de naturaliser Torres, et Xavi méritait une bonne demi-douzaine de Ballons d’or. Dans l’urgence, l’Espagne a cherché à faire ce qu’elle ne sait plus faire : accélérer le jeu. Elle a au moins réussi à accélérer les jeux néerlandais et chiliens en leur rendant la balle.

Pendant ce temps-là, l’Allemagne a réinventé Gerd Müller.

Allemagne : Low et caetera

Ca faisait plus d’un siècle que se farcir une confrontation avec l’Allemagne pouvait rapidement devenir embêtant. Parfois ça finissait à Nuremberg, parfois à Séville. Mais c’était jamais vraiment sympa.


Depuis l’été 2010, on ne zappe plus lorsque Canal + sport diffuse un match de la Mannschaft même quand Frédéric Lopez vient nous inonder de bonheur. Car depuis 2010, l’Allemagne qui gagne ce n’est plus seulement, Beckenbauer, Goebbels, Brehme ou Sammer. A la défense en barbelés, même rouillée par quelques joueurs de Bundesliga, a succédé une autre vieille méthode : une guerre éclair, sauf que cette fois ils ne resteront pas plus d’une nuit et ne ramèneront personne à part peut-être le titre de champion du monde. Mais doit-on leur en vouloir pour ça ? On ne va quand même pas se plaindre, en plus cette fois les meilleurs éléments de notre nation ne seront pas obligés de se mettre à leur service pour qu’ils gagnent. Tant pis pour la défense, et tant pis si Mertesacker est parti à Arsenal. En temps de conquête, la meilleure défense c’est l’attaque. On voit déjà le tableau : des adversaires tétanisés qui restent bien sagement dans leur camp.
Brême catalane
Muller non plus ne se plaindra pas, s’il ramasse un jour un ballon d’Or en ne jouant même pas contre Getafe et Bilbao tous les week-end. Et dire qu’il doit se cogner la tronche de la moitié de l’équipe de l’Allemagne tous les jours à l’entraînement, plus celle de Tymoschuk, en faisant bien attention : le soviet ça résiste bien à l’hiver.
Pour Müller, être né un 13 septembre n’a donc pas que des bons côtés. Ca oblige parfois à faire reposer le sort d’un match sur Robben, heureusement en sélection il passe à l’orange. Du coup dans la Mannschaft c’est Götze qui joue les Robben. Enfin, jouera : pour l’instant, le petit génie du Borussia est blessé, encore un coup des maquisards. Ils ont aussi eu Schweini. L’aîné Mesut, comme Khedira, a beaucoup progressé depuis qu’il joue avec Benzema, pas celui de l’équipe de France. On pourrait presque croire qu’il sera capable de supporter la pression des grands matchs contrairement au pipi de la demi-finale sud-africaine.
On peut traduire leur nom en Xavi et Iniesta mais ça pourrait leur porter malheur pour les récompenses. Ajoutez n’importe quel attaquant plus ou moins mobile et un tant soit peu capable de s’imposer au Bayern et vous obtiendrez la plus puissante armada depuis mai 1940. Même privée de Ballack, Effenberg et Stauffenberg.
Et si leur entraîneur se laissait pousser la moustache, par superstition ?

La Légende Brésil : Fred is dead

Allez savoir pourquoi, le 2 septembre 2008, le Vestiaire avait consacré Fred comme escroquerie du siècle de la ligue 1, Piquionne n’était que 2e. Une escroquerie du siècle, c’est du sabotage, du melon, le tout dans un grand club qui le présente comme une star. Six ans après en découvrant la composition de l’équipe du Brésil contre la Croatie on a eu comme un doute. Puis on a vu le match, c’était bien le même Fred, toujours nul à chier et capable d’escroquer cette fois un pays entier qui le prend pour une star. Souvenez-vous.

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 La Ligue 1 a souvent eu le chic d’attirer des noms glorieux, souvent survendus. Padovano avait l’excuse de l’âge, Adailton celle d’une réputation chez les espoirs. Pour Fred, l’histoire commence à l’été 2005, d’abord par un prix : 15 millions d’euros. Aulas ne le sait pas encore, c’est à peu près ce qu’il lui coûtera en Ligue des Champions les trois saisons suivantes. Pendant que sa femme fait son trou à Lyon, lui s’investit dans la médecine, entre blessures et nez cassés, mais jamais le sien. Dès que le niveau s’élève, qu’il n’a plus Sammy Traoré au marquage, l’avant lyonnais – comme l’appelle encore Aimé Jacquet – démontre son savoir-faire : plus une remise potable, des pertes de balle dans ses 30 mètres, un travail défensif qui rappelle la bande annonce de Fight Club et des choix judicieux. A côté de lui, même Djibrill Cissé passerait pour un apôtre du collectif.

Mais le benêt chevelu est malin, il sait se rendre indispensable aux yeux de son président, qui n’a peut-être pas compris que son départ l’est. Il a réussi sa première saison en championnat, avec 14 buts marqués. De quoi soigner sa réputation de buteur. Il s’y tient jusqu’à ce quart de finale à Milan, son premier chef d’oeuvre : priver le club d’un titre européen largement à portée, parce qu’on est un buteur qui ne marque pas. Premier doute, mais pas suffisant : Aulas veut le revendre cher et le croit encore bon.

Seconde saison, Fred se blesse mais garde son ratio avec 11 buts en 20 matches de L1. Il participe activement à l’hiver meurtrier 2006-2007 avant son second chef d’oeuvre, plus poétique que le premier, Lyon-Roma.  Il devient remplaçant de Benzema et se blesse. Le coup de génie arrive à son retour de blessure : il marque en Coupe de France puis en championnat, devient ami avec Benzema en lui faisant quelques passes et convainc Perrin que le petiot n’est pas si mauvais à gauche.

Le retour sur investissement tombe contre Manchester. Même s’il n’est pas titulaire, il offre l’égalisation à l’aller et plombe les chances lyonnaises au retour. Au passage, il arrive à passer de rumeurs qui l’envoient en Russie voire à Paris qu’il traitera de prolétaire, à une demande de prolongation de contrat, qu’il obtient. La suite on la connaît, des buts au Brésil dans un championnat tout pourri, puis des buts avec l’équipe du Brésil quand ça compte pas, puis la Coupe du monde. Du grand art. Et s’il se présentait à la présenter à la présidence des Etats-Unis ?

Lyon aurait pourtant dû s’en méfier. Quelques semaines avant son arrivée, le joueur avait failli signer au grand FC Nantes de Le Dizet et Roussillon.

Brésil 2014, Equipe de France : Zinedine aux aurores

Devant l’optimisme ambiant, et avant que Ribéry ne provoque un clash, il est plus que temps de mesurer le pedigree des nos onze futurs champions du monde. 

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Lloris : Il convient de rester juste : la 6e place de Tottenham et les 51 buts encaissés en 38 matchs ne sont pas entièrement de sa faute. Maintenant c’est vrai qu’à bien y repenser, qui se souvient d’un de ses arrêts en 2010 et en 2012 ?

Debuchy : Sur son flanc droit, il a trois manières de s’en sortir indemne contre les grandes nations : ne pas révéler qu’il joue à Newcastle, jouer comme un ailier parce qu’on dit qu’il est meilleur contre-attaquant que défenseur, ou laisser Sagna se démerder.

Varane : Dans toute l’histoire, la Coupe du Monde a-t-elle déjà tenu à un genou ? Elle lui a déjà coûté sa saison, hormis la finale de Ligue des Champions et France-Ukraine, ce qui est déjà mieux que Koscielny qui n’a qu’une Cup.

Sakho : Il est à peine plus titulaire à Liverpool qu’à Paris. Ca suffit pour jouer en bleu. Ca suffit pour gagner le Mondial ?

Evra : Il s’en sort toujours par une flou juridique. Il est pas bon mais il est capitaine à Manchester. Il était capitaine à Knysna mais Deschamps l’a eu à Monaco et les autres l’aiment bien. La faille des Français ce sont les latéraux mais Debuchy est à droite. Donc en fait on sait jamais rien sur lui à l’avance. A part qu’il est cramé.

Cabaye : Xavi lui enviera sans doute son statut de remplaçant en club : il sera frais.

Pogba : La pépite. Le phénomène. S’il réussit son Mondial, il découvrira peut-être les quarts de finale de C1 la saison prochaine, et des matchs contre des grandes équipes.

Matuidi : Il présente au moins l’avantage de ne pas jouer à la Juve. Et grâce à Cavani, il a pu se reposer depuis fin avril. S’il pouvait marquer des buts et couvrir Sakho, Evra et Debuchy, il serait l’homme parfait.

Valbuena : Le meilleur, et de loin. Il a déjà réussi son Mondial en empêchant Nasri de venir. Le reste, ce sera du bonus.

Benzema : Toute nation prétendant au titre a besoin d’un buteur de classe mondial à 0 but en 2 phases finales.

Ribéry : Si personne ne lui dit qu’il ne pourra pas gagner le Ballon d’or même en cas de victoire finale, ça peut passer. D’ailleurs il a déjà rempli une part de son contrat en déclarant forfait. La suite c’est le petit Griezmann qui s’en chargera et quoi qu’il advienne il ne méritera pas ça.

Pendant ce temps-là, juste au cas où, s’ils la gagnent, Ruffier aura droit de la toucher ?

La légende Brésil : Le petit prince du Raï

Les plus jeunes ne s’en souviendront pas, les plus vieux ont des problèmes rénaux mais en ce 12 décembre 1992, l’actualité n’est pas uniquement dominée par les colis de Sarajevo de Patrick de Carolis ou les anniversaires de Flaubert, Ozu, Sinatra ou Jennifer Connelly. C’est qui ce Ozu ?


60 000 Japonais qui ne connaissent absolument rien au foot assistent à la naissance du plus grand joueur de l’histoire. Et comme tous ceux de cette catégorie il est brésilien et comme tous ceux désignés comme tels par les recruteurs du PSG il a du souci à se faire. Mais pour l’instant tout va bien ou presque car il a déjà 27 ans et avant ce jour personne ne le connaît à part les recruteurs du PSG bien sûr. Parfois il faudrait faire fusiller Gérard Houiller mais là il y est pour rien.

Pourtant Raï est petit frère d’alcoolique et accessoirement meneur de jeu des Auriverde et du grand Sao Paulo où Cafu est attaquant. Ca lui fait une belle jambe. Ce 12 décembre il joue la finale de la Coupe intercontinentale et fait passer Stoichkov et Laudrup pour des chorégraphes de la nouvelle Star Academy. De la merde donc.

A la Moura la mort

Rarement un joueur n’atteindra ce niveau sur un match, on aurait peut-être dû lui dire qu’il restait des rencontres à disputer, le PSG peut se réjouir. Raï un tout petit peu moins. Il débarque au Parc des Princes 6 mois plus tard, pour une jolie saison d’adaptation. Suffisant pour que Valdo et Ginola lui ajoutent une ligne de champion de France sur son CV. Il fallait bien ça, parce que les 6 saisons suivantes le palmarès de Pouget n’aura rien à lui envier. A part peut-être une victoire contre le Rapid de Vienne et les 3 premiers matchs de la Coupe du monde 1994. Il est capitaine. En finale, 2 semaines plus tard capitaine Dunga soulève le trophée. De son banc, Raï est content pour ses coéquipiers sauf qu’il est pas entraîneur. En 6 ans il glanera pas moins d’une sélection supplémentaire. On dit merci qui ?

Raï s’en fout, il a été élu meilleur joueur de l’Histoire du PSG, tout le monde le détestait, il a fondé Gol de letra et depuis, la Coupe intercontinentale s’appelle Coupe du monde des clubs. Et Cafu a fini défenseur.

Blanc : Paris coule dans Cévennes

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Timide, modeste, maladroit parfois, c’est un entraîneur touchant qui vient encore de se planter mais cette fois PSG. Portrait d’un Cévenol presque authentique, tout simplement. On ne vous aurait pas prévenu par hasard ?

On l’avait quitté moniteur de colonie de vacances ridiculisé par la bande de racailles qu’il avait invitée pour l’occasion. Après sa formation de Buddha Blanc à Bordeaux puis son bref passage dans la téléréalité de Clairefontaine : « Le Grand Requin Blanc » à Clairefontaine il est de retour comme 19ème choix pour succéder à Ancelotti. Voici pourquoi il est toujours l’homme de la situation, mais pas encore de celle-là. Et Sophia Aram ?

Un palmarès d’entraîneur. Il faut d’abord avoir fait ses preuves, mais pas trop. Ainsi, Domenech avait un titre en D2, Blanc en a toujours un en Ligue 1.

Un découvreur de talent. Yoann Gourcuff, c’est lui. Debuchy milieu droit contre l’Espagne en quart de l’Euro, devant Réveillère et à côté de Malouda, c’est lui aussi. Nasri et Ménez sur le banc mais qui rentrent quand même, c’est toujours lui.

Un sens tactique. Debuchy, Réveillère et Malouda c’était une vanne. Blanc qui les associe à deux jours du quarts alors qu’il avait deux ans pour travailler l’Espagne, juste parce que le vestiaire a explosé après France-Suède, c’est pas une vanne.

Une image. Ray aimait se faire affubler du doux surnom de boucher sur le terrain. Lolo est au contraire le roi du fair-play, incapable du moindre geste déplacé, déplacée comme aurait pu l’être une mâchoire croate un soir de 1998.

Un caractère apaisant et réfléchi. Laurent Blanc, c’est le calme incarné, la lucidité habitée. Un homme toujours capable de prendre la bonne décision au bon moment. Pragmatique, il a su arrêter les Bleus à temps en l’an 2000. Jamais il n’aurait été ridiculisé par Crespo un soir de 1999. Lucide et désintéressé, il l’a été suffisamment pour faire le choix de l’ambition, lorsque Naples a requis ses services. Maradona, la coke et les titres étaient bien sûr partis, mais pas le tiroir-caisse.

Le don de soi. Des choix, il a toujours su en faire, sans pour autant ne penser qu’à sa gueule. Car avec lui, la hiérarchie ne sera jamais réduite au rôle de pantin désarticulé. Le stoppeur international n’était pas du genre à dézoner en pleine prolongation de huitième de finale de Coupe du monde. Aucune chance, donc, d’être débordé par son ego, quitte à rejoindre Manchester United à 36 ans. Une saison à Barcelone, ça ne fait jamais assez sur un CV.

Le talent. Blanc, numéro 5 dans le dos, n’avait aucune chance non plus d’être débordé par Kostadinov un soir de 1993. De toute façon il était surtout réputé pour défendre sans tacler, les deux mètres de retard, ça ne pouvait pas être lui, il jouait à Saint-Etienne quand même. Mais ce n’est pas grave, Blanc était reconnu pour ses qualités de buteur. La défense, ça attendra 1996 et son premier vrai club. Il n’a que 31 ans. Sa carrière commence, la retraite n’est plus très loin, Bernès non plus, les interviews pour se remettre dans le circuit encore moins. Les petites vacheries médiatiques ? Un Président est au-dessus de ça.

La communication. Le dernier élément qui a fait pencher la décision, c’est sa maîtrise de la psychologie, facilitée par son humanité. Quand il indique la direction de la porte à Micoud, il n’y a qu’une seule issue. Quand il prépare mentalement son équipe, elle perd rarement six places de championnat, une Coupe de la Ligue et une Ligue des champions en trois mois. Et si jamais ça devait arriver, tout ne serait pas forcément de la faute des joueurs. Gasset, il peut quand même pas y échapper à chaque fois.

Puis il y eut le chef d’oeuvre du match retour contre Chelsea, une équipe de quadragénaire impotents entraînée par un génie devenu fou furieux. Mais en face c’était Blanc et les grands moments c’est pas son truc.

Coupe de France, Rennes : Attention Danzé

Peut-on devenir un grand club quand le parking du stade est celui du Flunch qui jouxte un Leclerc ?

C’était il y a 25 ans à peine, la saison 90-91 aurait dû être la dernière du Stade Rennais. Pas seulement à cause de leur entraîneur dont le nom Kéruzoré faisait faire des cauchemars aux aux débutants de district, mais surtout à cause de leur 20ème et dernière place qui signifiait alors descente en division 2. Mais le foot était ainsi fait que les dirigeants faisaient parfois de regrettables erreurs de jugement et se retrouvaient à confondre leur dernière bagnole avec le compte courant associé du club. La moitié du championnat pouvait se retrouver en D2 juste à cause d’un manque d’éducation financière. Courbis y ajoutait parfois quelques décharges de chevrotines dans son derrière. Rennes attendra donc un an de plus pour enfin descendre après un joli 4-1 encaissé contre Strasbourg en barrages. L’équipe était horrible, pour ne parler que de Baltazar et Delamontagne. La moustache de Didier Notheaux n’a rien pu faire. C’est sur ce champ de ruine que va se bâtir le nouveau Stade Rennais espérant éloigner à tout jamais cette malédiction qui vous oblige à voir Pandurovic plonger chaque week-end de la même façon.

T’as le look Ekoko

Lorsque le beau-père de Salma Hayek décide de prendre sa retraite route de Lorient, il sait que ses vieux jours passeront par un peu de déchets. Ils leur donnera de jolis noms : Frei, Lucas, Turdo, Luis Fabiano qui aurait finalement pu rapporter un peu de pognon et même Gourcuff qui bénéficiera du gentil piston de papa pour intégrer la maison Pinault. Ca se reproduit ces bêtes-là. 10 ans après, en novembre 2008, c’est l’aboutissement d’une génération : Paris se déplace à Rennes et perd le choc. Rennes est deuxième, aux portes de l’histoire. Deux nuls plus tard la Bretagne est rassurée. 6 mois plus tard la France l’est à son tour.  Rennes arrache la 7e place finale en encaissant 4 buts de plus que l’OM au Vélodrome. L’ambition est née, elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Boulogne va le comprendre en août 2009. 3-0, le Stade est 2e, encore. Cette fois, les Rennais ont retenu la leçon : il faut être régulier.

Ils vont l’être : le 28 août 2010, ils retrouvent cette deuxième place qui leur appartient presque. Pour la première fois Rennes pense clairement au titre de champion de France. Si le championnat s’était arrêté en octobre cette année là, il l’aurait même été. Montano est inarrêtable, Brahimi le nouveau Zidane, Marveaux le Malouda du riche. Le premier s’arrêtera finalement, le second se blessera, le troisième aussi avant de signer à Newcastle. Alors en mars, pour ceux qui n’auraient pas encore compris la différence entre une grande équipe et une moyenne, L’Equipe se demande si la Ligue des Champions est déjà venue en Bretagne. Une superbe série de neuf matches sans victoire débute alors. Le dixième est le bon et assure la 5e place ou presque. Il restait deux défaites à jouer : 6ème. La saison reste belle et le monde ne s’arrête pas de tourner. A quoi bon déclencher une crise ou s’en prendre déjà à Antonetti ? Jérôme Leroy est toujours un esthète, Kembo ressemble encore à Will I am et Féret menace de signer quatre ans. Effectivement certains esprits mal tournés pourraient voir une corrélation entre les résultats et le nom des joueurs.

Le Guen a dû

Car ce n’est pas que Rennes n’aime pas le haut niveau, c’est qu’il ne le connaît pas. Même plongé en Europa League, Rennes hésite. Marquer deux buts à l’Udinese ? Un seul suffit pour perdre 2-1. Dans Atletico Madrid il y a Madrid ? Juanfran égalise à la 86e. Le Celtic Glasgow c’est différent, ils ont dominé l’aller. Mais au retour non. Deux Rennais n’étaient donc pas de trop pour suivre le centreur écossais, sinon comment le buteur aurait été seul dans l’axe ? Peu importe le score était déjà de 2-1. M’Vila n’a pas eu à regretter son expulsion.

Pendant ce temps-là, qui a oublié la mémorable finale de Coupe de France 2009 ? La Bretagne monte à Paris, Bocanegra offre la Coupe à Rennes. Mais pour une fois l’arbitre a laissé jouer au delà de la 70ème minute. Eduardo s’est chargé du reste. La Coupe passera bien par Rennes, mais dans la voiture de Le Graët qui la ramène à Guingamp. Finalement rien n’a changé.

Bayern-Real : Pep enlève sa Jupp

Le Vestiaire avait tout dit le 27 août, après une Supercoupe d’Allemagne, et c’est à lire ici. Un bémol : on émettait des doutes sur Thiago Alcantara, mais on ne saura jamais son vrai niveau, il était blessé le jour J. Zut alors.

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C’est l’histoire d’un Allemand qui a tout pour annexer l’Autriche et beaucoup plus, pour un bon paquet d’années. Il est puissant, ambitieux, fédérateur, et personne ne trouve la solution pour l’empêcher de s’en prendre à la veuve et l’orphelin quand ça lui chante. C’est magnifiquement terrifiant. On croirait à une histoire vraie. Mais si l’histoire était vraie, cet Allemand se serait-il choisi un mentor catalan le lendemain de l’annexion de la Catalogne ?

Pour reformuler, Heynckes avait trouvé la solution ultime pour annihiler définitivement le Barça, et après le titre européen le Bayern a décidé d’appeler à la rescousse le concepteur du Barça. Trop de jeu vertical à une touche de balle risquait d’écoeurer tous les adversaires, il fallait de toute urgence redonner une bonne centaine de passes avant de frapper pour laisser sa chance à tout le monde, sauf en Bundesliga évidemment. Putain de socialisme.

Sorti de ces considérations tactiques, à quoi reconnaît-on un grand manager ? Comme les grands joueurs, il est là dans les grands rendez-vous. Guardiola n’en avait qu’un cette saison, les demies, puisque Dortmund n’était pas vraiment un concurrent et qu’ils n’ont joué que des Anglais en C1 avant les demies. Sa saison se résume donc à ces deux demi-finales, ça fait 5-0 pour le Real, ce qui ne lui était jamais arrivé avec le Barça. Pep est donc un entraîneur comme un autre, et son équipe une équipe comme une autre. Quand elle prend trois buts un match sur deux pendant deux mois, contre des nuls, elle continue d’en prendre contre les grandes équipes. Et lécher un kaiser, même s’il s’appelle Franck, ne le rend pas meilleur au retour qu’à l’aller. Müller et Javi Martinez auraient bien aimé être aussi nuls si ça leur avait permis de jouer tous les matchs à eux aussi.

Pendant ce temps-là, Ancelotti n’aurait jamais dû quitter le PSG. Il doit bien regretter Ibra aujourd’hui, bien fait.

Real-Bayern : Bale et le clochard

Si vous n’étiez pas encore abonné à Canal+ hier soir, qu’allez vous retenir de ce match visionné en saccadé sur streaming qui ne vous permettait même pas de voir que Pierre Menes occupait trois sièges de Santiago Bernabeu.

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Vous retiendrez simplement ce qu’un copain qui s’y connaît vaguement en foot vous a raconté. Ou alors les conneries que vous lirez sur Marca ou sur lequipe.fr. En gros que Madrid a su être costaud, ou que le Bayern a raté pas mal d’occases malgré un pressing et une maîtrise impressionnante comme un contournement de la ligne Maginot. Et le pire c’est que pour une fois ces analyses ne sont pas complètement fausses. Mais qui vous dira que Guardiola a tué le Bayern en le faisant jouer à la passe à 10 et qu’avant, des occas, à coups de contres et d’attaques rapides, ils en auraient eu beaucoup plus, Rafinha n’aurait pas joué 12 minutes et Mazinho ne serait resté qu’un sourire crétin à côté de Bebeto.

Et surprise, le Real a été tout pourri sans être Arsenal quand même. Jouer plus bas aurait été difficile, ressortir impossible. Di Maria est redevenu Di Maria, CR n’est pas redevenu CR et Benzema a une pastèque grosse comme la nullité de Pepe mais en même temps il a des stats que Ibrahimovic n’aura jamais que sur PES. Isco y est pour rien il est beau mais le haut-niveau c’est pas son truc. Avec tout ça le compte de vannes n’y est pas. Alors voici un extrait de l’article lèche sur Giroud qui permet à lequipe.fr d’héberger de la pub moyennant le PIB du Nigeria. De toutes façons ils en auront pas besoin.

Le titre c’est « J’ai la faiblesse de penser que je suis élégant« .  Et qu’il est nul à chier ?  : «  Belle gueule, gabarit de star avec ses 192 cm, Olivier Giroud est taillé pour les podiums. Le visage du parfum Boss Bottled est beau et il le sait. Il en joue même peut-être un peu, mais avec assez de retenue pour ne pas laisser croire qu’il se la raconte. Confidences. » Voilà, de là à penser qu’en plus il est idiot serait probablement aller vite en besogne. On avait aussi en stock le truc sur Jeremy Menez  où soi-disant, il serait moins con qu’il en a l’air.
Pendant ce temps-là tout le monde se demande si Muller a couché avec les Allemands pour que Guardiola le respecte aussi peu. En tout cas il  ressemble sans doute un peu trop aux artistes de Guernica au goût d’un républicain aussi catalan soit-il.

 

Atletico-Chelsea : José aux moines

Mourinho avait décidé qu’il y aurait 0-0, Simeone n’a rien trouvé à redire.

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Il est vraiment le Special One. Avec lui, on ne sait jamais si c’est pour faire chier les diffuseurs, les adversaires, les spectateurs, ses propres dirigeants ou le duo Anderson-Pires qui prépare ses infâmes compliments avec Ruiz, mais il choisit toujours la manière la plus dégueulasse d’arriver à ses fins. Depuis une décennie, la mode est aux joueurs techniques : d’abord la possession barcelonaise, puis les attaques éclairs allemandes qui soixante-dix ans plus tard ont refait leur preuve. Mourinho n’aime pas faire comme les autres, alors il s’est fixé un double objectif : faire l’inverse, et détruire le jeu adverse.

Cela a permis de révéler de nombreuses facettes inconnues des adversaires du Mou. Les failles du Barça de Guardiola étaient son recrutement. Le PSG de Blanc, c’était Blanc. Pour l’Atletico, qui n’avait de bon qu’une très récente réputation, il était temps qu’il s’en charge. 90 minutes ont suffi. Leur laisser la balle était la clé évidemment. Le Barça ne pouvait pas le faire, c’était pourtant la solution. Mourinho a dû tellement insister que ses joueurs ont dégagé à tout-va pour leur rendre un maximum de ballons et attendre dans leurs 20m, histoire d’être le moins en danger possible. On se rend compte de choses dans ces cas-là : Diego Costa, par exemple, il est pas bon.

Alors évidemment, on peut toujours regretter que Torres n’ait pas eu de munitions, que Willian ait été trop seul à jouer vers l’avant, et que Terry, Lampard et Cech aient l’âge qu’ils ont. Mais Mourinho a toujours fait avec ça, et trouvé des solutions qui sont rarement belles mais qui marchent. L’an dernier c’était Pépé devant la défense, cette année c’est David Luiz. Ca défend, ça balance en touche, personne n’a de scrupule. Ses joueurs ne prennent aucun plaisir, n’en donnent aucun mais au moins ils n’auront pas à se réjouir d’une Coupe de la Ligue arrachée à Lyon. Et ils savent qu’au retour, faire pareil et balancer des ballons sur les attaquants dans les dix dernières minutes ça marchera mieux que 70% de possession. Di Matteo l’avait fait, Mourinho ne se privera pas.

Pendant ce temps-là, le PSG avait gagné l’aller 3-1. Il fallait quand même le faire pour pas passer, et c’est dommage parce que depuis hier on a compris : c’était la finale assurée.

Atletico-Barça : Tata martinet

 Madrid, Madrid, Pep et Mourinho. Et le PSG ne devrait pas avoir de regret ?

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Quel âge a donc Lionel Messi ? A la lueur des 10 occasions madrilènes – l’Atletico, pas le Real – la question peut sembler superficielle, d’ailleurs elle risque de le devenir. Ce n’est là encore pas faute d’avoir prévenu : un ou deux Ballons d’or de trop n’y changeront rien, Messi est enterré depuis un soir où il n’a pas réussi à qualifier le Barça contre Chelsea. C’était une demi-finale, c’était le genre de matchs qu’il ne ratait pas avant, et qu’il rate toujours depuis. L’an dernier c’était la blessure et le Bayern, cette année c’est l’Atletico.

Le Barça, donc Xavi, comme Messi, ne supporte donc plus l’intensité des derniers tours de Ligue des Champions. Cela n’interdit pas les 7-0 en Liga, ni de posséder le ballon 65% du temps. Le Bayern lui a montré l’an dernier que ça ne change plus rien d’avoir la balle, ça ne sert même plus à se protéger. Il suffit juste de se mettre dans la peau de Xavi : il n’a plus le ballon, il doit courir alors qu’il ne peut décemment plus le faire depuis un an et demi, et en se retournant il se rend compte que Mascherano a été positionné en défense. Depuis quand ? Avant qu’il ne découvre que c’est Pep qui a eu cette idée-là aussi, le ballon est déjà dans les filets ou sur un poteau.

Si Pep pouvait jeter un œil aux matchs d’Heynckes de l’an dernier, lui aussi pourrait comprendre qu’il faut éviter de faire la même chose, même dans un autre pays. Il faut surtout éviter de demander à des Allemands de dire tiki-taca ; au bout d’un moment, ça les énerve autant que prendre un but d’Evra. Et là ils se remettent à penser en allemand : au bout d’une offensive, il faut frapper pour annexer. C’est vraiment dommage d’en arriver là, d’obliger ce Pauvre Evra a fêter son sublime but par une erreur de marquage sur le coup d’envoi, une pression molle sur Robben sur le deuxième et un duel perdu sur le troisième. Il y avait pourtant mille et une autres manières d’humilier Manchester comme cette génération le mérite chaque semaine en championnat.

Il faut y voir deux leçons. Un, le Bayern de Jupp, lui, trouvait la réponse à un pressing haut sur un 6m, à vrai dire personne n’osait ne serait-ce qu’envisager de s’y risquer. Le jeu en une touche a laissé la place au jeu en 10 passes, ça fait moitié plus de possession et moitié moins d’occasions. Bravo Pep. Et deux, l’Allemagne sera débarrassée de Pep au Mondial et ça risque de faire mal, parce que Müller est toujours là quand il faut être là : il met le but pas beau, hurle sa joie avec sa mâchoire pas belle et pourrit la sale gueule de Robben autant qu’il peut. Il a raison : le Ballon d’or se jouera entre les deux. Neymar tentera aussi sa chance, mais à chaque fois qu’il l’a fait hier, c’est passé à côté.

Et trois : le Barça est définitivement mort, comme le Vestiaire vous le dit depuis déjà longtemps. Il n’y a plus de profondeur, il n’y a plus de vitesse, il n’y a plus de Messi, il n’y a plus de Xavi, il n’y a jamais eu de baby Barça. Et, rajoute Longuèvre pour justifier la prime nocturne que lui verse BeIN, la foulée de Dani Alves est moins dynamique. Il y a juste des humiliations sans que l’on sache laquelle fait le plus mal : faire du kick and rush à dans les dernières minutes, aligner Bartra et Pinto ou souffrir des percées de Villa. Au milieu du marasme, il y a Iniesta, mais il est obligé de rester, saloperie de culture club.

Chelsea-PSG : Laurent vlan

Ibra devra encore patienter pour la gagner. Un coup c’est le mauvais club, un coup c’est une blessure en mars : que de malchance.

edi

Est-ce le plus gros échec de foot français depuis OM-Etoile Rouge ? Non, c’est le plus gros échec tout court parce que l’Etoile rouge c’était hyper costaud. Le PSG n’a pas seulement été éliminé par Chelsea, il l’a été par Demba Ba. Et peut-être un peu par Laurent Blanc aussi, qui n’a pas été faire la bise à Mourinho quand Chelsea a pris deux buts d’avance, sans doute trop occupé à chercher les mots. Pas pour expliquer à Menez combien font 3 fois 4, mais pour justifier à son président que ce n’est pas la peine d’aller à l’UEFA pour le tirage des demies vendredi. Il a eu raison de ne pas aller féliciter Mou : c’est moins la victoire du Special One que sa défaite à laquelle il venait d’assister. Finir sa saison là-dessus est quand même assez crade.

L’échec est total parce qu’il n’aurait jamais dû arriver. Paris était plus fort, sauf qu’il l’a oublié, et qu’il a oublié pourquoi. Blanc a programmé son équipe pour jouer d’une seule manière, sauf en quart de finale retour de Ligue des Champions visiblement. Choisir ce soir-là pour jouer plus bas, passer sa première mi-temps à gérer et sa seconde à dégager jusqu’à craquer à la 86e minute, c’était d’habitude réservé aux équipes françaises qui ont gagné le match aller sans trop savoir comment. Sauf que là, Paris aurait dû avoir quatre buts d’avance, il n’en avait que deux et pensait que ça suffisait à être qualifié. Et il y avait de quoi : Chelsea n’a rien réussi de la première demi-heure. Jusqu’au moment où on a compris l’importance d’Ibrahimovic : quand il est titulaire, Lucas ne l’est pas, il n’est donc pas là pour oublier son adversaire au marquage sur une touche. Il paraît que les grands matchs sont réservés aux grands joueurs.

Chelsea, appelons-les Mourinho, ne pouvait s’y prendre que d’une manière, parce qu’il n’a qu’une méthode et que Paris était plus fort : empêcher le PSG de jouer, espérer marquer en premier et allonger le jeu en comptant sur la fébrilité parisienne. Blanc a mâché tellement de touillettes à café en bois qu’on pensait le PSG à l’abri de tomber dans le piège, mais il faut croire que Paris est le genre d’équipe à être fébrile si Ibra n’est pas là. Que les Parisiens le soient parce que Cavani joue à sa place et qu’il va tout rater dans un match décisif peut se plaider : c’est démontrable. Mais l’absence d’Ibrahimovic n’aurait rien dû changer : le milieu de terrain devait jouer pareil, les ailiers aussi. Ca veut dire conservation, changements de rythme et minimum cinq occasions, comme à l’aller. Ca voulait donc dire demi-finale tranquille, comme prévu. Au lieu de ça, Lucas mouru. Ou, avec l’accent, Loucasse les couilles.

Pendant ce temps-là, le Real sans Ronaldo a failli y passer. Et Chelsea sans Hazard ?

PSG-Chelsea : Les bouses de Chelsea

Quand il a été dit que Chelsea ne prenait pas de but, il fallait comprendre : en Premier League.

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Combien de fois faudra-t-il regarder les matchs pourris de Premier League le week-end pour ne plus croire Stéphane Guy quand il s’extasie ? C’est sans doute terminé depuis ce soir, il faudra donc nous croire à l’avenir. Il faut aussi nous croire quand on écrit que Paris n’a pas été bon en première mi-temps, qu’il aurait pourtant dû mener à la mi-temps, et qu’à la fin cela aurait dû faire 5 ou 6-1. Le PSG a donc raté sa soirée, et évidemment cela donne instantanément envie de dire qu’il faut nous croire quand on dit qu’Ibrahimovic n’a pas eu plus le niveau en quart de finale de C1 à 32 ans qu’à 25, 26, 27, 38, 29, 30 ou 31. Mais il reste un match retour, sauf s’il fait désormais partie de ces grands champions qui se blessent au mauvais moment.

Alors il reste une question : qu’est-ce qui s’est passé en première mi-temps ? On aimerait dire que c’est Mourinho, ou Blanc qui exhumait son jeu bordelais au plus mauvais moment, ou simplement une équipe qui se fait dessus, de son meilleur défenseur central du monde à son meilleur attaquant chevelu du monde. Il y a peut-être un peu de tout ça, mais au final c’est surtout la leçon qu’il convient parfois de prendre : quand on ne joue pas à son niveau, quand on ne presse pas, qu’on ne redouble pas les passes, qu’on joue 20m plus bas et qu’on laisse Ibra distribuer le jeu, on offre beaucoup de 6m au gardien adverse qui pourtant était dans un mauvais soir. C’est dans ce genre de soirées que Jallet est le meilleur et qu’en face on ne voit que David Luiz. Quand on comprend ça, on garde la balle et tout devient plus simple, si simple que Pastore rentre et fait regretter à Mourinho que Terry ne soit pas à la retraite, pour la deuxième fois de la soirée.

Pendant ce temps-là, c’est facile contre Chelsea mais Chelsea ça vaut rien. Il faudra encore attendre. Comme ces dernières années, la Ligue des Champions se jouera sur une double qualité : la récupération et la technique. Chelsea s’est créé combien d’occasions déjà ?

Ligue des Champions : Tata yoyo

Le Barça allemand et le Barça espagnol n’ont pas réussi à gagner. Que se passe-t-il ?

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On pourrait commencer l’analyse de la soirée par le chiffre de possession et de passes, qui sont toujours aussi impressionnants chez les dominateurs. Dans ce cas-là, on dirait que le Bayern et le Barça ont donné une putain de leçon à leur adversaire. On pourrait.

Mais pour une fois, on va juste commencer par dire que les deux premiers quarts de finale ont été mauvais, comme Messi et comme Müller. Pour le deuxième ce n’est pas de sa faute, il a été placé en avant-centre seul, ce qui est à peu près le seul poste où il ne faut pas le mettre. C’était bien vu de la part de Guardiola, comme de demander à personne de marquer Vidic sur corner, ou de formater tellement les Barcelonais qu’ils ne peuvent plus jouer autrement.

Voilà qui nous conduit donc à l’autre quart de finale du soir, et à sa conclusion : si c’est Diego le buteur, alors l’Atletico, c’est quand même pas génial. Zapper de temps à autre sur ce match n’en a offert qu’une vision partielle, sans doute, mais les dix dernières minutes ont été suffisamment éclairantes : les milieux dégagent en touche, les défenseurs dégagent en touche, les attaquants dégagent sur le banc. Quand on fait de la télé sur une chaîne qui dispose aussi des droits du match retour, on appelle ça poliment une opposition de style. Mais on pourrait aussi être désobligeant et dire qu’à la fin ça a fait 1-1. Juste pour ceux qui admirent autant le jeu de passes catalans et son pressing étouffant, rappelons qu’à l’époque ça faisait 3-0 à la mi-temps les mauvais jours. Messi n’a donc pas mis la quart d’un quadruplé, par contre il a perdu les trois quarts de ses ballons. Heureusement qu’il y avait Neymar. A force, c’est même plus une vanne. Bon, ok, c’est en un peu une : il suffit juste de regarder qui lui fait la passe.

Pendant ce temps-là, Pires et Papin ont regardé Manchester-Bayern, donc on y revient. Evidemment pour dire la plus grosse connerie, c’est Pires qui l’ouvre : « J’ai eu peur dans les vingt premières minutes : 70%, 700 passes, ça veut dire la maîtrise totale sur le jeu. » Eh non avec Guardiola, en prenant le temps, ça veut dire 1-1. Et heureusement qu’il y a eu Mandzukic. Ca non plus c’est même pas une vanne.

Ligue des Champions : Lionel merci

Ils ont formé la meilleure équipe du monde pendant six ans, ils demandent juste à se faire éliminer dignement en demi-finale. On leur doit bien ça.

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Les huit vainqueurs des huitièmes ayant pu être prédits à l’avance, il est l’heure de se réjouir d’un peu de suspense. Aussi, nous ne révélerons pas que le Bayern, le PSG et Madrid seront en demi-finales. Mais quel(s) Madrid ? Saloperie d’incertitude du sport, et pour cause : en qui peut-on encore croire puisque Arsène n’en a pas pris 6 contre Manchester City ce week-end ?

On peut avoir confiance en Lionel Messi. S’il y a bien un joueur qui est capable de renaître alors que ça fait un an qu’il n’a plus le niveau dans les grands matchs, c’est bien lui. Ce sera encore plus beau contre l’Atletico, qu’il a déjà affronté trois fois cette saison, sans le battre ni lui marquer un but. C’est un soir à voir l’orgueil du champion, parce que c’est vrai que ça ferait con de se faire éliminer par l’Atletico. Pourquoi pas être devancé en Liga par l’Atletico en avril tant qu’on y est ? Ca reste l’Atletico, qu’il fasse jouer Falcao ou Diego Costa devant, ça reste le club qui a le stade pourri de Madrid au-dessus du périphérique et qui intéresse Valbuena. Dans le doute, si Iniesta n’a pas de poker prévu ce soir, Lionel ne serait pas contre un peu d’aide ; partir du milieu de terrain et dribbler toute la défense, il y a un âge où même Maradona ne peut plus le faire. Se faire éliminer par Simeone, c’est un coup à se faire appeler Aimar. Ou Neymar.

Pendant ce temps-là, on aurait aussi pu parler de Rooney qui va savoir s’il est réellement possible de se sentir orphelin de Van Persie. Mais il ne l’avouera jamais. Jamais.

L1, 31e épisode : Le pas bon, Labrune et le truand

N’est pas Arsène qui veut, surtout cette semaine.

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Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de Christian Gourcuff ?

Il n’y en a aucun. Son président lui a fait une proposition de prolongation inacceptable et ne cesse de répéter qu’il est indispensable sans le penser. Gourcuff répond qu’il n’a pas pris de décision sans le penser. Donc personne ne pense ce qu’il dit mais tout le monde dit quelque chose, parce qu’une carrière est longue et qu’il vaut mieux être le gentil qui a raison si on veut continuer à passer à la télé. Sauf si l’un des deux craque. Il faudrait pour ça que Gourcuff ne veuille plus tout décider ou tienne à son poste plus qu’à sa statue, ou que son président considère que Gourcuff est effectivement indispensable. Pour dire à Blanc qu’il peut lui apprendre comment entraîner, il l’est. Quel dommage, ça sent la fin d’une histoire, Gourcuff ne deviendra pas le Wenger lorientais, tout ça à cause du départ d’un dénommé Lemina. La bonne nouvelle, c’est que l’OM cherchera sans doute à le prêter vu sa saison, c’est peut-être l’occasion de réconcilier tout le monde.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de Jordan Ayew ?

Il y en a un. Sochaux veut le faire jouer, l’OM dit qu’il était convenu que lors du prêt, Ayew ne jouerait pas contre l’OM. Où est la morale ? On s’en branle : répondre à ça, c’est considérer que sans Ayew Sochaux ne peut pas s’en sortir. Rappelons qu’il a joué 9 matchs, pour 1 but, et qu’il revient de suspension après un carton rouge. Voilà pour le sauveur.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de la 3e place ?

Une vieille histoire sans fin : Lille veut s’y maintenir à tout prix en faisant un maximum de matchs nuls, Saint-Etienne aimerait s’y installer mais en craquant à chaque fois qu’il revient pas trop loin, et Lyon n’a pas perdu l’espoir de doubler tout le monde pour revivre les deux mêmes humiliations en août prochain qu’en août dernier. Sinon, à 10 points, il y a l’OM.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel dans le vestiaire du PSG ?

Non, vous confondez. C’est juste Menez qui ouvre la bouche. La prochaine fois il dira qu’il avait sa place au Brésil.

Ligue des Champions : L’escarre de finaliste

Voici pourquoi chacun des qualifiés ne pourra pas gagner la Ligue des Champions.

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Bayern Munich. Le fameux tenant du titre. Ils écrasent tout sur leur passage, ils vont battre le record de points en championnat, même le président a réussi là où Tapie avait échoué : prendre deux ans et demi ferme. Et ils font ça le plus souvent avec Alcantara et sans Müller. C’est pour ça que c’est impressionnant et c’est pour ça que ça suffira pas. L’an dernier, le grand Bayern attaquait comme personne, contre tout le monde, qu’il ait peu le ballon ou qu’il l’ait tout le temps. C’était allemand, ça allait trop vite, c’était mécanique, personne n’y pouvait rien sinon la ligne Maginot serait encore debout et De Gaulle aurait monté un Rotary à Londres. Mais maintenant le Bayern veut tous les ballons pour ne jamais le rendre, et quand ils ne l’ont pas ils ne savent plus quoi faire. Si quelqu’un les lui prend, Guardiola fera quoi sans Messi ? On rappelle qu’il s’appelle Alcantara à Munich.

Barcelone. Le fameux tiki-taca. C’est super ce qu’ils font à 50 ans, en âge réel ou en âge hormonal. C’est beau à voir, ça en met toujours 7 à quelques clubs de Liga, et ce Messi quel joueur. Quand il part dans ses chevauchées solitaires il rappelle le joueur qu’il était il y a déjà un an. Ca rappelle aussi le Barça d’il y a trois ans. Putain de nostalgie, ça fait d’un match de Liga du Barça sur BeIN un mauvais moment à passer, aussi prévisible qu’une demi-finale retour contre le Bayern mais avec Tata en plus. Un entraîneur à qui les mini cravates de Guardiola ne vont évidemment pas, même si c’est mieux que Roura. Pourtant maintenant il y a Neymar : on n’est pas bien sûr que le Barça ait eu raison de l’acheter, on n’est même pas sûr qu’il l’ait vraiment acheté, mais on est sûr qu’il n’a pas empêché le Real et l’Atletico de passer devant.

Real Madrid. Le fameux trio BBC pourrait faire peur s’il ne se résumait pas à Ronaldo comme tous les ans. Mais on peut continuer à raconter des conneries sur la solidité retrouvée de la paire Ramos-Pepe ou l’influence de Xabi Alonso quand le Real mène 4-0 : ça fait toujours plaisir de voir Benzema échouer en demi-finale parce qu’en demi-finale Ronaldo n’arrive pas à tout faire tout seul.

Chelsea. Le fameux effet Mourinho fait encore des merveilles. Dire que Hazard est le meilleur, faire jouer Terry et Lampard, dégager Mata à Manchester un lui cirant les pompes pour faire croire qu’elles brillent, ou balancer qu’Eto’o est légèrement plus vieux que son âge juste pour lui faire se bouger le cul pour quelques buts de plus, c’est remarquable. Mais à la fin, il reste une équipe avec Hazard, Terry, Lampard et Eto’o. Ca fait chier la Ligue des Champions, mais ça la gagne pas.

Atletico Madrid. Le fameux coup du Brésilien naturalisé espagnol parce qu’il réussit une super saison. Ca a coûté Falcao à Monaco, et il n’était ni Brésilien, ni espagnol, ni  naturalisé. Mais il marquait et puis d’un coup il est devenu nul à chier, vieux puis inscrit à une rééducation. Sinon, ça tient tête au Barça et au Real, mais pas plus, et ça attend enfin un grand match pour mesurer sa valeur. Il y en aura peut-être deux, mais guère plus.

Manchester United. Ce fameux Van Persie. Sur son penalty, son plat du pied seul à 6m du but et son coup franc en plein milieu du but, l’Olympiakos n’y a vu que du feu. Quel talent, toujours là à répondre contre des Grecs, quand ce n’est pas des Turcs. La trentaine passée, il a enfin compris qu’on pouvait jouer relax à Manchester avec Giggs, Ferdinand, Evra et Carrick. Ils ne font plus de pressing, ils ne savent plus défendre en reculant, ils défendent en reculant, et alors ? Les Grecs ratent toujours neuf occasions sur dix. Quelle équipe grecque reste-t-il en quart ?

Dortmund. Le fameux Barça de la Ruhr. 29 buts encaissés en Bundesliga, 10 en 8 matchs de Ligue des Champions, le Barça a au moins la présence d’esprit d’essayer d’en prendre le moins possible quand il n’est plus aussi sûr qu’avant d’en marquer.

Paris-SG. La fameuse Blanc dépendance. A chaque fois qu’ils pensent jouer un match de haut niveau, ils le dominent tellement qu’ils s’emmerdent et font match nul. Et dire qu’ils n’en ont encore joué aucun cette saison et que Cabaye les a rejoints. Comment reconnaître un grand match ? Quand on est mené et qu’on fait en championnat dans ces cas-là ne suffit pas.

Pendant ce temps-là, le spécialiste grandes compétitions du Vestiaire se délectait de voir enfin des affiches en quarts et attendait le tirage avec impatience. Et puis il a relu ce papier.

Ligue 1, 29e épisode : L’OM ré-Elie Baup

 Il s’appelle José, il est là un peu par hasard et il fait de son mieux. Mais avant il était directeur sportif et il voulait Christian Gourcuff.

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Comment va se passer la fin de saison de l’OM désormais ?

Huit points de retard sur la 3e place et un match en plus : le match nul ramené de Reims lance idéalement la fin de saison marseillaise. Plusieurs scénarios sont plausibles. Il paraît d’ores et déjà inconscient de compter sur la défense pour se mettre au niveau quand c’est inutile, alors qu’elle ne l’a jamais fait quand ça l’aurait été. Payet non plus, mais s’il veut aller au Mondial il a encore intérêt à faire gagner son équipe tout seul. Pour ça, il faudra prendre la balle à Thauvin qui a l’inconvénient d’être nul, mais l’avantage de ne pas le savoir, de croire que lui aussi mérite d’aller au Mondial et aussi d’être meilleur quand il n’y a rien à jouer ou presque comme à Bastia. Ca tombe bien il est de retour à Bastia pour dix matchs. Du coup autant faire jouer Imbula et Benjamin Mendy, au pire ça permettra de les montrer avant de les vendre. Les clubs de Ligue 2 font ça.

Pourquoi Nantes n’a-t-il plus le niveau ?

C’est assez simple et c’est le cas tous les ans avec Der Zakarian : en début de saison personne ne se rend compte que ça joue mal mais ça court partout, ça veut avoir le ballon le moins possible donc ça presse haut pour avoir le moins de jeu à faire avant de marquer un but. Donc, en Ligue 1 ou en Ligue 2, ça surprend les équipes cinq mois, les cinq suivants c’est un tout petit peu plus dur parce que personne ne progresse. Pour l’instant ça fait cinq points depuis janvier, ce qui dans un monde sans Sochaux et Ajaccio mériterait évidemment la relégation.

Evian-Valenciennes est-il un match important ?

Oui. Ca ne veut pas dire qu’il y aura beaucoup de spectateurs, ni de téléspectateurs, ni de qualité technique.

Gourcuff peut-il ramener Lyon sur le podium après avoir brillé en équipe de France contre les Pays-Bas ?

Vous avez plutôt bien résumé l’irrésistible retour du meneur de jeu qui manque aux Bleus depuis le Mondial 2010. Il a été énorme tout l’hiver, et a rompu avec son passé où il revenait, marquait quelques buts, et se re-blessait. Cette fois, ça rigole plus. D’ailleurs Lyon prend beaucoup moins de points sans lui depuis le 9 février : 4 victoires, 3 nuls, une élimination utile en Coupe.

France – Pays-Bas : Entre tes Cruyff

La France a trouvé un style de jeu : face à une équipe qui perd des ballons dans son camp, composée de Hollandais de 20 ans, et qui n’avait pas vraiment envie de venir, elle sait faire. La configuration Mondial. Les « journalistes » présents n’y ont évidemment vu que du feu dans lequel brulaient leurs cartes de presse.

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L’histoire a suffisamment parlé. Quand une conférence de presse se termine par un sélectionneur disant à ses censeurs « ne vous emballez pas trop quand même », c’est très mauvais signe. Moins pour le sélectionneur que pour les censeurs, mais c’est la nature humaine : on revient de Kiev avec son passeport mais sans sa carte de presse.

Ces soirs-là, un petit tour en zone mixte est terriblement enrichissant. Des deux côtés de la barrière, on sourit déjà d’aller au Brésil et ça suffit au bonheur de chacun. Les cartes de presse, elles, sont toujours bloquées en Ukraine. Il faut tendre l’oreille pour écouter, vraiment. « La France a-t-elle envoyé un message pour le Mondial ? » Répondre aux questions fait partie du métier, même à celle-là. La bonne réponse aurait été que ce sont les Pays-Bas qui ont envoyé un message à la concurrence, mais on n’est pas là pour ça. On est là pour parler du match. Pourtant personne n’en parle vraiment.

En parler, ce serait dire qu’au Mondial, aucun adversaire, pas même le Honduras, ne sera aussi mauvais que la Hollande des 75 dernières minutes. Eredevisie, si ça existe, n’est pas un joueur, c’est un championnat et les trois quarts de la défense y joue, ça s’est vu. L’autre quart, c’est Van der Wiel, qui a confirmé à sa manière qu’au PSG, c’est le collectif qui est fort. Les Pays-Bas savent désormais ce qu’il ne faut pas faire face à la France : attaquer à 6 ou 8 si les latéraux sont d’humeur au même moment, jouer le hors-jeu avec des centraux lents à 40m de ses buts, relancer tout le temps au sol de derrière avec Matuidi en face. A l’époque de Rhinus Michels, le centre de formation de l’Ajax existait car l’Ajax existait, et Matuidi n’existait pas. Ca fait beaucoup d’un coup, surtout avec Van Persie à la pointe de l’attaque. Dire qu’Arsenal le surveille pour un retour. Pauvre Giroud.

Que se passera-t-il quand les adversaires ne joueront pas exactement comme la France l’espère ? Quand il faudra faire le jeu ? Quand les défenses en seront vraiment ? Quand les attaques en seront vraiment ? A part ça, il n’y a aucun nuage à l’horizon et Mangala a marqué des points. Griezmann pas trop : c’est bon signe, peut-être.

Pendant ce temps-là, le sondage sur les chances françaises de gagner le Mondial est en préparation.

La question interdite : Ibra est-il vraiment moins nul qu’avant ?

44 buts en une saison, il ne l’avait jamais fait. Ça y est, et on n’est qu’en février. Peut-on vraiment avoir progressé entre 31 et 32 ans ?

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Par notre spécialiste en joueurs surcotés

Les best of de ses meilleures phrases se transmettent de générations de lecteurs de So Foot en générations de lecteurs de So Foot, les compilations de ses buts fleurissent partout. Ibra s’invite même en conférence de presse de Deschamps pour savoir s’il est plus fort que Weah, ou un truc comme ça. Weah était sans doute plus mauvais mais il a eu un Ballon d’or. Qu’est-ce qu’un Ballon d’or, rétorquerait Ibra. Et il aurait raison : ça vaut rien par rapport à une Ligue des Champions. Qu’il n’a d’ailleurs pas plus gagnée que Weah.

La Ligue des Champions, on en parle plus que jamais. Ibra pourrait la gagner. Et une fois n’est pas coutume, il peut la gagner. Pas parce qu’il marque plus que jamais, dans toutes les positions, des buts fantastiques, des panenkas, des humiliations publiques, des actes de brutalité, des frappes à 200 à l’heure. Non : il peut la gagner parce que le PSG peut la gagner sans lui.

A Malmo (1998-2001), il ne pouvait pas la gagner parce qu’il ne la jouait pas. A l’Ajax (2001-2005) il la jouait mais juste pour humilier Lyon. A la Juventus (2004-2006) et à l’Inter (2006-2009), il la jouait pour sa grande gueule et les autres ne trouvaient rien à y redire. A Barcelone (2009-2010), il la jouait en pensant que les autres la joueraient avec lui mais il s’est trompé ; la demi-finale atteinte, sa seule, veut pourtant dire que c’était jusque-là sa meilleure option. A Milan (2010-2012) il a rejoué pour sa grande gueule et il n’y avait toujours personne pour lui dire l’inverse. Et à Paris l’an dernier, c’était encore juste. Pour résumer, jusqu’à cette saison, Ibra a toujours joué soit dans une équipe où il était le messie, soit dans une équipe avec Messi. Il en était tellement le point fort qu’il en était le point faible, et pour deux raisons : une Ligue des Champions ne se gagne plus seul, et il n’est pas un point si fort que ça, sinon les quarts, demies et finales de C1 de la dernière décennie regorgeraient de ses exploits. Or elles regorgent plutôt de compositions d’équipes sans Suédois, à part Larsson de temps à autres.

C’était jusqu’à cette saison, donc. Car il se trouve qu’à Paris, il y a tout une bande de joueurs qui n’en ont rien à foutre de qui joue devant. Ils sont trois, ils sont milieux de terrain. Le plus vieux de trois, sans doute le moins bon, probablement le meilleur, avait vécu un étrange scénario il y a quelques années : il avait rejoint l’Inter l’année où Ibra en était parti, et un soir de demi-finale retour, il a compris que même en se faisant expulser en demi-finale retour on pouvait éliminer Ibra. Sûrement instruit, il a décidé de traiter directement avec d’autres : un petit Italien qui sait tout faire pour ne pas perdre la balle, et un Français qui sait tout faire pour la récupérer, et n’hésite pas à rentrer dans la surface même quand Ibra y est. Il faut tuer le père, même quand il a un gros nez : Paris a appris à ne perdre aucun ballon, et petit à petit Ibra même le droit de jouer à ça avec les grands joueurs du club. Et du coup il marque quand les autres le décident. C’est facile le foot.

Sinon on vous a déjà tout raconté ici

 

Ligue des Champions, 8es de finale : Moyes and girls

En C1, les 8es sont rarement intéressants. En l’étant encore moins que d’habitude, ils le sont pourtant devenus.

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Du temps de sa splendeur, l’Allemagne marchait sur Paris, et non l’inverse. Tout était différent.

Mais aujourd’hui l’Europe est plus simple à comprendre, Yalta est passée par là. Ainsi seuls trois pays et quelques invités peuvent prétendre à gagner la compétition : l’Allemagne réunifiée, l’Espagne et le Qatar, ce qui laisse cette année deux places libres en quarts. Les heureux vainqueurs sont l’Olympiakos ou Manchester, laissons croire à tout le monde que Van Persie peut retourner la situation aussi bien que Giroud en slip, et certainement Mourinho, qui prouve à tout le monde que l’Angleterre ce n’était pas seulement Sir Alex.

Il reste néanmoins à interpréter le sens de ces 8es de finale, car ne pas le faire serait prendre le risque d’être surpris des autres branlées qui s’annoncent en quarts. La Ligue des Champions est une compétition à paliers : les très mauvais prennent des roustes les premiers en automne, puis les moyens nuls prennent la leur à la fin de l’hiver, et au début du printemps il peut subsister une ou deux taules. C’est le foot actuel : quand on domine, c’est totalement. Six des huit quarts de finaliste ont impressionné l’Europe. Il faudra pourtant en choisir au moins deux pour ne plus impressionner personne dans un mois.

Mais cela ne veut pas dire que tous ceux qui vont rester peuvent gagner. Le Real est un excellent exemple : il reste sur 28 matchs sans défaite, dont 24 victoires, et pourtant le Bayern aura bien du mal, malgré ses efforts, à être dominé quand ils se rencontreront. Comme Benzema et Ronaldo auront du mal à faire des double une-deux dans la surface ou se créer suffisamment d’occasions pour envisager chacun un quadruplé, pour une raison simple : le quart ne se jouera pas à Schalke. Le Barça et l’Atletico ont les deux meilleures défenses de Liga et pourtant on sait déjà que c’est tout pourri et que ça explosera à la première occasion.

On peut aussi voir les choses de manière individuelle : Benzema est dans la forme de sa vie et pourtant il ne fait rien de plus qu’avant, à part être hors-jeu une ou deux fois de moins. Il ne manque vraiment plus grand chose pour entendre que son trio avec Ronaldo et Bale est le meilleur depuis Di Stefano, Kopa et Gento. Et que dire de Thiago Alcantara, la priorité de Guardiola, qui aura au moins mérité de boire de la bière dans le trophée remis au vainqueur de la Bundesliga, où l’on ne remarque pas les passes perdues au milieu de terrain par excès de facilité. Ce sera déjà ça. Mais en février-mars, toutes ces petites choses n’ont aucune importance puisqu’en face ça ne tient pas un ballon, ça n’enchaîne pas deux passes, ça ne résiste pas au pressing et devant ça compte sur Huntelaar ou Kiessling pour tout faire.

C’est vrai qu’Ibra ça fait chier mais il faudra attendre encore un peu pour s’en rendre compte. Ou pire, quelqu’un va finir par lui permettre de la gagner. Avant ça, on a au moins gagné les huit soirées des matchs retours pour regarder Plaza se gonfler d’oestrogène ou les excès d’ocytocine de Baby boom.

Arsenal-Bayern : Mazout Ozil

C’est là qu’Arsène se dit : et si j’avais pris El Jadeyaoui.

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Il s’appelle Yaya Sanogo, il est Français, il a 21 ans, il jouait à Auxerre l’an dernier et avait inscrit un quadruplé à Laval. Il n’a pas permis à Arsenal de se qualifier hier. Mais il a permis à Ozil de comprendre qu’il n’a pas nécessairement bien fait de choisir Arsenal, en fait. Mais Ozil n’a pas été aussi inutile qu’on le croit, lui aussi a permis à Wenger de comprendre que 50 millions d’euros c’est parfois beaucoup, beaucoup. Bon d’accord il avait dit le 2 septembre « nous le suivions depuis un certain temps car il a toutes les qualités que je recherche pour être un joueur d’Arsenal » il avait dit une grosse connerie, mais c’était la moindre des courtoisies.

A 70-30 de possession pour les visiteurs, on peut clairement qualifier le résultat de très encourageant pour Arsenal avant le retour. Car ce ne sera pas à chaque fois de la Coupe de France où tout se joue dans sa propre surface. La preuve est là : avant que Sczezny ne se fasse expulser, la possession n’était que de 63-37, et Arsenal s’était créé deux occasions dont un penalty. C’est vrai qu’ensuite le 4-4-1 dans ses 25m avec juste Ozil d’à peu près habile en contre, ça compliquait les remontées de balle rapides. Mais merde, on ne conteste pas les choix d’un vieil Alsacien aux cheveux sepia dont le contrat est mis en viager. Et après tout, pour une fois, Arsenal va sortir de là sans donner l’impression que l’équipe est prometteuse mais un peu jeune, juste qu’elle est nulle à chier et qu’elle aurait dû en prendre 8 chez elle. L’absence de Walcott, sans doute.

A seulement 2-0, le Bayern tremble, réduit à l’impuissance qu’il a été durant la majorité du temps. C’est à croire que Giroud joue dans cette équipe : on tourne autour, on danse, on montre sa force, on la sort mais on la rentre pas. La seule différence c’est que le Bayern ne l’a pas twitté pour s’en vanter, c’est vrai que dans tous les cas c’est pas glorieux. C’est ça aussi de composer son équipe autour de Thiago Alcantara : on prend le risque de ne pas mettre les bons pour faire la différence, ceux qui étaient déjà là l’an dernier. Heureusement là il y avait Kroos et Robben, la prochaine fois peut-être Müller et Schweinsteiger peut-être. Ou alors c’était de la pure arrogance et ça devient très intéressant pour le PSG-Bayern qui ne manquera pas d’avoir lieu. Sauf si Ibra se blesse.

La dernière phrase était une vanne.

Leverkusen-PSG : Marco trafiquant

Margotton et Carrière aux commentaire, Ianneta et Sabattier en plateau : ça sentait la grande soirée.

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Il s’appelle Emir Spahic, il est Bosnien, il a 34 ans et il a été défenseur du Bayer Leverkusen 59 minutes contre le PSG. Il est aussi un ancien joueur de Montpellier, et comme assez peu de joueurs de Leverkusen, il rêvait sans doute d’éliminer le PSG. Mais, comme Manchester City face au Barça, il a attaqué le match en se demandant visiblement ce que son équipe foutait à jouer encore la Ligue des Champions en février. Ce type de méprise existe encore en 8e, mais en quarts ça s’arrête généralement.

C’est donc la première confirmation de la soirée, sobrement intitulée « le moment de vérité » par un quotidien sportif décidément plus pertinent que jamais. L’effet Lavillénie comme on dit. Le moment de vérité nous apprend donc que quand on est une bonne équipe européenne, on s’emmerde en 8e de finale. C’était déjà le cas l’an dernier contre Valence, contre Leverkusen un an plus tard ça pouvait difficilement devenir intéressant.

C’est assez simple à comprendre : Verratti a un an de plus. Pendant que tout le monde se demande comment prendre Ibra, personne ne se demande comment faire perdre un ballon à Verratti, ni comment éviter de lui rendre. En Ligue 1 personne n’a trouvé, en Ligue des Champions non plus pour l’instant, même si les Portugais, les Belges, les Grecs et les sous-officiers allemands ne sont pas les mieux placés.

Ainsi donc, même si Ibra répond en premier aux questions d’Astrid Bard avec sa queue de cheval bien humide, tout partirait du milieu de terrain. Quelle drôle d’idée. Comme si le Bayern avait construit sa machine avec Schweinsteiger, Kroos et Martinez l’an dernier, le Barça avec Xavi, Iniesta et Busquets avant eux, et le grand Lyon avec Juninho, Tiago et Diarra plutôt que Fred et Govou. Dans le football actuel fait de transitions, faire la différence, c’est bien défendre et bien attaquer, et ce sont les milieux qui s’en chargent. Les ballons d’or, ils n’en ont rien à foutre. Autant le filer à un joueur de Manchester City, ils font plein de jolies choses en Premier League, mais un peu moins contre le grand Barcelone, ses 98% de possession, ses 1590 ballons touchés par Xavi, ses zéro occasion jusqu’à un penalty volé, en un mot sa génération archi-morte. C’est costaud City, et que dire de ce Yaya Touré.

Pendant ce temps-là, mieux vaut éviter de regarder les 8es allers du Bayern, de l’Atletico, de Dortmund et du Real. Sauf pour ceux que ça amuse de voir Wenger se décomposer sur la touche. Mais se décomposer vraiment.

Leverkusen-PSG : Bayer de fonds

Réveillé de sa longue hibernation, le requin navigue actuellement dans le Rhin. Certes c’est une rivière mais il ne suit plus aucune règle.

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« Cette rencontre, on l’attend depuis longtemps. » Si le requin avait arrêté sa conférence de presse là, l’ambiguïté aurait pu sauver tout le monde du carnage. Mais une phrase c’est comme un seul poisson, ça ne lui suffit pas, il veut le ban entier, c’est pour ça que Menez s’y asseoit. Il a donc fallu qu’il s’en prenne aux plus faibles sans défense, ou plutôt parmi les pires de Ligue 1. « Après Valenciennes, on a ressenti un regain de concentration à l’entraînement. » Ce n’est pas respectueux pour Valenciennes, mais ça l’est pour Leverkusen et c’en est presque troublant. Le requin doit vraiment avoir faim. « Je nous vois bien avoir une grande possession de balle. » Ah, quand même.

Et quand il a faim, il devient fourbe. Il est capable de tout, hésiter entre Lavezzi et Pastore, ne pas hésiter avec Lucas, recruter Cabaye, et répondre à ceux qui doutent qu’Ibra ait déjà réussi un grand match européen. On peut toujours trouver : il avait marqué deux buts à Arsenal avec le Barça. Grand match ou pas, c’est le seul dont il se vante dans son auto-hagiographie, alors on va dire que c’était un grand match. Le requin a tranché : « il est là dans les grands rendez-vous parce que c’est un compétiteur hors normes. » Le requin ne ment jamais : il dit juste qu’il est là.

Mais il ne peut pas soutenir non plus devant autant de cartes de presse dédicacées par Ibra qu’il compte plutôt sur Matuidi ou Sirigu pour qualifier son équipe, parce que sinon il faudra expliquer à la presse qu’il n’a que Motta et Maxwell à disposition avec une réplique de Ligue des Champions dans leur salon. Lui-même serait bien embêté si on lui demandait de montrer la sienne. « Il y a des joueurs qui font 15, 20 ans de carrière sans la gagner », dit-il, en pensant pour une fois autant à Gasset qu’à lui. L’essentiel est donc ailleurs, continuer à être sûr qu’il a la mâchoire la plus puissante du continent. Il a déjà déboîté celle d’un Croate, il y a bien longtemps.

Pendant ce temps-là, Wenger a pris l’habitude de perdre tous ses matchs européens importants et ça ne l’a pas empêché de se forger un superbe palmarès. Ah si.

Ligue 1, 25ème épisode : Payet l’addition

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Laurent Blanc respecte-t-il Valenciennes quand il dit qu’à 3-0 le PSG a fait le job ?
Il y a effectivement une légère ambiguïté. Il faut revenir au sens étymologique de faire le job, qui bien souvent indique que le résultat était acquis contre une équipe pourrie et que la seule incertitude était le nombre de buts à leur inscrire. Dans ce cas, oui, il est permis de penser qu’il n’a pas échappé au requin que Valenciennes avait gagné à Monaco et qu’il était plutôt bien senti de faire passer un petit message.
Que voudrait dire un quotidien de sport en ouvrant sur le PSG avec le titre « reçu avec mention » ?
Que Leverkusen va en prendre 9 à l’aller et au retour et que Paris va gagner la C1. Vous voyez autre chose ?
Saint-Etienne-OM, c’est alléchant non ?
Il y aura tellement de stars qu’on ne sait pas où donner de la tête. Qui va gagner le match à lui seul, impossible de le deviner. Payet va-t-il réussir son premier match avec l’OM ? Thauvin saura-t-il différencier ses équipiers et ses adversaires ? Hamouma fera-t-il ce qu’il faut pour signer un pré contrat à l’OM dans la soirée ? Gignac peut-il jouer le Mondial ?
Mbaye Niang est-il l’avenir du foot français ?
Emigré en Italie après une demi-saison en pro, première conduite sans permis, puis la saison de la révélation jusqu’à ce poteau au Camp Nou qui aurait pu tout changer, enfin presque tout, enfin peut-être pas tant que ça en fait puisque six mois plus tard Montpellier n’a pas eu trop de forcing à faire pour se le faire prêter. Et il a confirmé son potentiel : il marque, il plante sa Ferrari après un rodeo, il fait un délit de fuite, il dit sur Twitter que c’était pas lui, il enlève son tweet, il part en garde à vue, et Courbis le réprimande en lui léchant le cul. Il a tout pour devenir un grand.

Monaco-PSG : Le baril de pétole

Il s’agissait de situer à peu près le cours réel du pétrodollar.
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C’est donc à ça que vont ressembler les chocs de Ligue 1 désormais. C’est pas mal techniquement, ça montre que c’est largement au-dessus des autres équipes et ça se termine sur un nul : on serait presque tenté d’y croire. Même autour du terrain ça fait envie : en tribune y a du pognon, en salle de presse de la vodka et du champagne, et sur les bancs un requin fait face à un glorieux italien dont on est toujours flatté qu’il entraîne en France. Pour l’instant, l’illusion est parfaite.
Mais à un moment il faut revenir à ce qui se passe sur le terrain. Et là c’est très simple : Paris est beaucoup plus fort, comme à l’aller, et ne gagne pas comme à l’aller. Paris fait ce qu’il veut au milieu de terrain et puis à un moment il oublie de se créer des occasions. Quand il y a 3-0 ça va, quand il y a un 1-0 non. Est-il si important pour une grande équipe d’avoir conscience du score en permanence ?
Et puis un grand choc pour le titre national, c’est le rendez-vous des grands joueurs. Pastore, donc, qui a ouvert le score. Tiago Silva qui a égalisé sans signer à Monaco à la mi-temps. Il faut donc trouver d’autres coupables. Ibra peut-être, qui a su s’arracher dans le temps additionnel pour s’offrir la balle de match à tirer sur le gardien. Ca fait du beau monde sur le terrain, mais la gloire a encore une fois choisi d’enrubaner Eric Abidal. Ou d’embaumer au choix. Il a profité de l’occasion pour montrer l’étendue de ses possibilités : être mangé par la puissance d’un coup de rein de Pastore, intervenir rugueusement dans les pieds de l’ombre de Lucas déjà reparti de l’autre côté, quelques relances que les éducateurs s’efforcent chaque mercredi d’interdire à leurs U11, et puis le chef d’œuvre du temps additionnel après l’occasion manquée d’Ibra : un dribble dans les six mètres qui offre le tacle de la victoire à un adversaire.
Il ne lui restait plus que deux possibilités : tomber et gueuler sur l’arbitre, ou ne pas tomber et gueuler sur le gardien. Il a fait les trois. Les documentaires sur la fin de vie sont tellement émouvants qu’il n’y a rien à ajouter, pas même la rentrée de Menez qui oublie de défendre deux fois sur son côté et offre un but et une occasion à Fabinho. Le haut niveau attendra donc les 28 ans.

Ligue 1, 24ème épisode : Le petrodolimpico

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Sochaux vient de reprendre espoir, c’est grâce à Jordan Ayew ?

 

Bizarrement, non, pas du tout. Pour son 160e match pro à Lyon (0-2), il était titulaire et n’a pas marqué son 25e but. Pour son 161e, toujours pas de 25e but contre Montpellier (0-2). A Angers pour le 162e, en Coupe de France, il a failli mais toujours pas (0-1). A Ajaccio, la révolte est sans doute venue de lui mais le but est venu de Carlao et Nogueira (1-1). Et contre Nantes, le 164e match était le bon, en tout cas pour gagner grâce à Sunzu. Le 25e but ne va pas tarder : Ayew a dû tirer à peu près 6 fois en 6 matchs, dont 3 cadrés.

 

Lyon est-il l’équipe en forme du moment ?

 

Une semaine après avoir laissé entendre que non, ce n’est pas une défaite à Rennes qui va nous faire tirer sur l’ambulance, surtout quand Gourcuff est dedans.

 

Rennes est-il l’équipe en forme du moment ?

 

Personne n’a dit ça non plus.

 

Qu’est-ce que l’effet Courbis ?

 

Ca pourrait être une révolution tactique, mais depuis le temps ça se saurait. Fernandez avait même essayé de faire arrêter le foot aux joueurs, et ça non plus ça n’avait pas suffi. Il fallait donc un interdit de casino pour faire le travail : se faire prêter un jeune attaquant du Milan AC, dire qu’il est le meilleur attaquant français de Ligue 1 dès qu’il marque, dire qu’il sera l’avant-centre des Bleus à l’Euro 2016 dès qu’il plante sa Ferrari entre deux arbres avec délit de fuite et dénégations sur Twitter jusqu’à sa garde à vue où il avoue. Et bien sûr se faire Newcastle avec l’accent et l’embonpoint de son président. Ca ne dure jamais longtemps mais ça fait du bien à tout le monde.

 

Monaco-PSG, c’est le rendez-vous des buteurs ?

Aux dernières nouvelles, Falcao est occupé à préparer son Mondial, Cavani est dépressif et Ibra a mal au dos. Mais il restera Pastore et Moutinho, sans doute sur le banc. Attention les yeux.

Ligue 1, 23e épisode : Le carnet de cheikh

L’OM veut Aliadière, Aliadière veut l’OM, mais qui veut vraiment voir Aliadière à l’OM ?

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Pendant longtemps, on a cru à une blague. Le PSG voulant recruter une superstar au milieu jetait son dévolu sur l’un des cent meilleurs. Même Blanc pensait que ça ne passerait pas, que ça serait trop gros. Et pourquoi pas Eric Carrière ?Mais non, désormais il le sait il peut faire ce qu’il veut.

Que signifie la venue de Cabaye au PSG ?

Il y a deux manières de voir les choses. La première, c’est une recrue pour jouer au milieu quand Verratti, Motta et Matuidi ont besoin de prendre un peu de repos. Certes, ça fait un peu cher la rotation, mais pas tellement plus qu’une relaxe avec Zahia. Et il y a la deuxième manière de voir les choses. Cabaye, c’est Blanc. Il l’avait installé en équipe de France, il le voulait, il l’a eu à un prix étouffant toute concurrence. Depuis, Blanc est comblé et il a vraiment des raisons de l’être. 1, Khelaifi a évidemment eu droit à la question « Ibra et Thiago Silva connnaissaient-ils Cabaye ? » et il a répondu que lui oui. 2, Khelaifi a aussi organisé une conférence de presse au Parc des Princes pour Cabaye comme pour les autres sauf Digne qui ne valait que 15 millions. 3, la Ligue a homologué son contrat en deux jours alors que c’est quatre normalement, comme ça il jouera à Bordeaux, et 4 les journaux télé en parlent. La prolongation du contrat de Blanc jusqu’en 2027 n’a jamais été aussi proche.

Hoarau jouera-t-il ce soir ?

Bordeaux et le PSG l’espèrent, mais pas pour les mêmes raisons. Ce serait triste pour Bordeaux si le club n’était pas à trois points de la 4e place.

Blanc le trouve-t-il toujours atypique ?

Plus que jamais.

Djibril Cissé va-t-il marquer un but avant la fin de saison ?

Il ne faut pas l’exclure. Il est quand même venu à Bastia au prix d’un gros sacrifice financier et sportif, car Krasnodar c’était quand même autre chose. Il est venu pour aller au Mondial donc il est motivé. Ca fait quand même de sacrées bonnes raisons de revenir à un niveau décent et d’espérer marquer un but. Ca ne s’est pas fait lors de la défaite à Valenciennes où il a été remplacé avant l’heure de jeu sans s’être créé d’occasion, ça ne s’est pas fait lors de la victoire contre Bordeaux car il était blessé, pas non plus à Lens car il était encore blessé, mais là c’est sûr ça c’est imminent. A 32 ans, il court toujours vite et s’il a choisi Bastia c’est parce qu’il y a des passeurs pour lui filer tous les ballons. A noter que les passeurs, eux, ne l’ont pas choisi.

Lyon est-il l’équipe en forme du moment ?

6 victoires de suite en 2014, ça vous classe une équipe. Ou plutôt ça vous classe 6 équipes : La Suze-sur-Sarthe 7e de la DH de la Ligue du Maine, Sochaux 20e de Ligue 1, l’OM 5e de Ligue 1, Reims 9e de Ligue 1, Yzeure 2e du groupe B de CFA et Evian 17e de Ligue 1. C’est vrai que depuis le 4-0 au Parc le système en losange ça marche bien, et Gourcuff et Grenier régalent.

Alors Lacazette va aller au Mondial ?

Sans doute, mais seulement si on ne reparle plus jamais de ses apparitions lors de la tournée de l’été 2013 en Amérique du Sud. Jamais.

Ligue 1, 22e épisode : Rocher à nains

 Falcao ne vous manquera pas car vous connaissiez sa véritable valeur depuis notre superbe enquête publiée en août dernier. Mais on en parle quand même et c’est de votre faute, fallait pas poser de question sur equipe.vestiaire@yahoo.fr

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Que deviens Marvin Martin ?

Il paraît qu’il a un peu mal au genou mais personne n’en est convaincu. Il paraît aussi qu’il ne joue plus et ça tout le monde en est convaincu. Le petit chouchou de Laurent Blanc en équipe de France n’a selon nos informations reçu aucune offre à 2 chiffres du PSG. Dommage car un milieu de terrain mobile, qui aime Xavi, qui fait la taille de Xavi, qui pense que Xavi passe son temps à jouer latéralement, et qui du coup pense jouer comme Xavi, c’est bien utile. Depuis que Lille a hypothéqué son stade pour le faire venir de Sochaux, il a donné 7 passes décisives en un an et demi. A Sochaux, c’était 25 en deux ans. Comme quoi, marquer un doublé pour son premier match en équipe de France, ça sert avant tout à se faire appeler Zidane le lendemain. Et à passer un mois en Ukraine à devenir un bon pote de Menez et Ben Arfa. Des types expérimentés, de bon conseil.

Falcao, c’est la tuile ?

Non, c’est le genou.

Monaco s’en relèvera-t-il ?

Comment osez-vous en douter. Juste parce qu’il n’a plus marqué depuis la 13e journée, et que depuis la 13e journée Monaco a pris 19 points sur 24 ? Ou parce qu’il a raté un penalty quand Monaco a perdu à domicile contre Valenciennes ? Manquer de respect comme vous le faites à un buteur de sa trempe, c’est comme répandre la rumeur qu’il ne pense qu’à se barrer de Monaco, qu’il a deux ans de plus que son âge, voire qu’il est nul à chier comparé à Ibra et Cavani et que l’Equipe nous a bien fait chier en début de saison avec ses stars de la Ligue 1. Il a quand même marqué 9 buts en 17 matchs, seul Gignac, Lacazette, Aboubakar, Cavani et Ibra ont fait mieux que lui. Mettez 100 euros sur la victoire de la Colombie au Mondial tant que vous y êtes.

Saint-Etienne va-t-il fondre sur Lille ?

Avant d’aller à Bordeaux, Sainté a effectivement la possibilité de revenir à un point de la 3e place, donc de la Ligue des Champions. C’est l’équipe en forme du moment, qui explose tout ce qui bouge, notamment Lille, et qui ne prend plus de but. Il est encore un peu tôt pour être totalement sûr qu’ils vont craquer comme des merdes, mais dans le doute mettez 100 euros sur la victoire de Bordeaux tant que vous y êtes.

Zizou veut devenir entraîneur ?

Eh oui. Vous n’avez pas vu sa belle hagiographie sur Canal où les formateurs de la FFF lui demandent de commenter l’entraînement des gamins du Real ? Il hésite à peine à choisir entre la passe dans l’espace ou dans les pieds. Après tout, Platini a bien été sélectionneur : la France a besoin de ses grands joueurs.

Et l’affaire Zahia ?

Elle a donné son tarif mais pas son âge. On oublie.

Ligue 1, 21e épisode : Le bide Grenier

Saint-Etienne a relancé la course à la 3e place. Tout le monde peut y croire. Peut-être pas tout le monde quand même.

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Gourcuff mérite-t-il de retourner en équipe de France ?

Il n’y a pas de question sotte, quand bien même elle fleurirait dans tous les quotidiens sportifs de référence. Mais celle-là est quand même complètement stupide. Qu’a donc fait Yoann Gourcuff pour être de retour aux affaires ? Il a marqué contre Sochaux et fait trois passes contre Saint-Etienne, Marseille et Lorient, sans oublier ses deux buts en Coupe de la Ligue contre Reims et l’OM. Lequel de ces matchs ressemble le plus à un match de Coupe du Monde ? Statistiquement, sa saison est tout à fait intéressante : 14 matchs, 5 buts, 5 passes, auxquels il faut ajouter ce qui se rapproche peut-être d’un Mondial, au moins d’un match de qualification en Géorgie, l’Europa League : 3 matchs, 0 but, 1 passe. Surtout, le Gourcuff 2013-2014 possède un gros avantage : il en est déjà à deux come back : en août il avait atomisé Sochaux et Nice et Deschamps avait eu droit à la petite question à l’annonce de sa liste. Dans la question n’étaient toutefois pas mentionnés l’impact de Yoyo contre la Real Sociedad (0-2, 0-2). Et puis bon, ensuite, il s’était blessé. Mais cette fois c’est différent, ce n’est pas le come back de mars 2011, d’octobre 2011, ou celui de mai 2012, ou celui de novembre 2012. Sans doute le système en losange ou le fait d’avoir eu 27 ans, ou peut-être d’avoir embrassé Karine Ferri sur la bouche.

Gourcuff va-t-il retourner en équipe de France en mars ?

C’est fort probable en effet. Après tout il assiste Grenier dans un très grand club 9e de Ligue 1, c’est un poste exposé.

Djibril Cissé va-t-il revenir en équipe de France ?

Si Bastia était la meilleure piste pour lui après les séjours en Grèce et en Russie, entrecoupés du Qatar, il faut peut-être y voir une raison, et pas simplement le bon coup de Bastia. Ou alors c’est justement un superbe coup parce qu’à Al Gharafa et à Krasnodar, Cissé a justement comblé ses lacunes techniques, qu’il est devenu un joueur de remise et de combinaisons. Ou alors entre temps le foot de très haut niveau est devenu un monde où les défenseurs jouent à 50m de leurs buts et laissent les attaquants rapides filer dans leur dos dès qu’ils le souhaitent.

Un Rémois va-t-il bientôt aller en équipe de France ?

Bon allez, ça suffit, merde à la fin. Kopa n’est plus très en forme, Justo a préféré aller voir Blanc qui s’est retenu de le traiter de vieux débris ; non il n’y a plus de Rémois sur le marché. Aujourd’hui, être à égalité de points avec l’OM ouvre la porte à n’importe quelle connerie.