Formule 1, saison 2014 (3/3) : Les Bull de geisha

Dernier volet de notre exhaustive présentation de la nouvelle saison qui démarre ce week-end en Australie. Place aux stars, sauf celles dans le coma.

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Par notre correspondant F1, Henri Carl

Red Bull – Renault

Red Bull sera à nouveau l’écurie à battre en 2014 et je vous rassure, je ne suis toujours pas payé en 2014 pour balancer ce genre de banalités. Avec Vettel, Newey, et une organisation qui est maintenant bien rodée, les autres écuries auront fort à faire. Pour épauler Vettel, suite à la retraite de « papy » Webber, l’écurie a fait le choix casse-gueule mais logique de promouvoir Daniel Ricciardo, membre de sa filière. Casse-gueule pour l’écurie comme pour la recrue dont on saura vite s’il est payant ou pas. En tout cas il est beaucoup moins beau de Webber. Si Ricciardo est champion du monde, alors je signerai un CDI car à force de dire n’importe quoi j’aurai dû être viré depuis longtemps.

Ferrari

Alonso/Raikkonen en 2014. Vous vous demandez si je vais la faire ? Bien sûr, je vais la faire : Ferrari en aura une belle paire. Cela ne fait pas tout sinon Sinatra serait encore des nôtres. Massa finira donc sa pré-retraite ailleurs. Le duo sera forcément redoutable mais la cohabitation sera la clef de la réussite et on imagine qu’entre ces deux caractères bien trempés ça risque d’être sportif. 15 mots et 6 clichés à la con de mauvais journaliste, je ne suis plus très sûr de signer cet article.

Mercedes AMG Petronas F1 Team

Encore un beau duo de pilotes pour l’écurie au nom imprononçable qui pue le plus le pognon : Hamilton a fait un très bon retour au premier plan et Rosberg a haussé son niveau. L’équipe progresse bien et on espère pour eux qu’ils tireront parti de chaque occasion. En fait on n’espère rien, on est journalistes, je l’oublie toutes les deux lignes.

Lotus F1 Team – Renault

Grosjean promu pilote numéro 1 qui l’eut cru ? Il y a un an cette perspective aurait pu faire sourire ou peur, c’est selon. Le plus dur reste tout de même à faire, c’est-à-dire faire avancer la voiture, et l’on saura vite si la combinaison de leader n’est pas trop grande pour lui. Si oui sa pédale d’embrayage glissera plus que jamais. Mais au fait on avance au feu vert ou au feu rouge ? Le choix Maldonado est lié à son porte-feuille, on espère que comme à une certaine époque avec De Cesaris la ligne « réparations » ne sera pas plus élevée que la ligne « valise de pétro-dollars ». Mais on n’espère toujours rien, on se contentera dans ce cas de louer un sport qui promeut ses meilleurs éléments.

Formule 1, saison 2014 (2/3) : Push the Button

Deuxième partie de notre fabuleuse immersion dans les coulisses de la nouvelle saison de F1. Je ne vous donnerai évidemment pas le nom du futur champion, ni mon vrai nom et encore moins celui de l’assassin de JFK. Sinon vous en aurez pour votre argent et le moins que l’on puisse dire c’est que ça ne vous coûtera pas cher.

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Par notre correspondant F1, Henri Carl

Vodafone McLaren Mercedes

Une saison à oublier. Button a montré qu’il a toujours un aussi beau coup de volant que de rein, mais ça lui a juste servi à tourner et même pas dans un porno. Perez repart comme il venu, et sera casé chez Force India, l’argent ne fait pas tout ! Et merde on avait dit que j’arrêtais les points d’exclamation. Sinon, le promu Kevin Magnussen saura vite si sa promotion le conduira aux côtés de Schumacher, ou aux côtés de Schumacher.

Sahara Force India – Mercedes

Alors que Vijay Mallya traverse une mauvaise passe financière qui pourrait bien se transformer en tempête, l’écurie change tout pour 2014. Adieu Di Resta et Sutil, welcome Hulkenberg et Perez. Hulkenberg est définitivement un grand  comme je vous l’avais promis  mais il aura peut être fort à faire sur la Force India, tout comme l’an dernier avec sa Sauber. Peut-être qu’un jour il aura droit à une voiture. Perez ramène avec lui l’argent de Carlos Slim, l’homme le plus riche du monde, imaginez s’il avait été Burkinabais ou Roumain. Cependant il s’est cramé chez McLaren, la question sera de savoir s’il peut rebondir. Au sens figuré, pas sur les glissières ni sur le ventre de Carlos. Le milliardaire pas le chanteur mort.

Scuderia Toro-Rosso – Ferrari

Jean-Eric Vergne/Daniil Kvyatt, il ne devrait pas y avoir de match. Du moins on l’espère pour le Français qui pourrait sinon rejoindre Bourdais dans l’écurie Pôle Emploi. Elle est pas très drôle celle-là. Du coup on sera bientôt 3 dans l’écurie. Elle devient drôle. Vergne devra progresser sur les qualifs car Ricciardo l’a régulièrement tapé en 2014 même si la Toro Rosso n’était clairement pas la F1 la plus réussie du plateau. Mais qu’est-ce que j’y connais ? A 19 ans, Kvyatt sera jeune. Comment peut-on conduire quand on n’a pas connu Mansell ?

Formule 1 : Le salon de Massa (1/3)

Le coup d’envoi de la saison de Formule 1 aura lieu dans une semaine, mais le spécialiste du Vestiaire n’a pas voulu attendre aussi longtemps pour dévoiler les forces en présence. Comme d’habitude il sait tout à l’avance, c’est juste qu’il le dit avec ses mots à lui. Première partie, les écuries pourries.

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Par notre spécialiste on ne sait trop en quoi Henri Carl BR Driven (2)

 

Sauber – Ferrari

Comme la Seconde Guerre Mondiale et leur récente loi sur l’immigration l’a montré, les Suisses sont malins et Sauber, a priori, a conclu de bons accords. On démarre à peine la série, que je ne prends déjà pas trop de risques. Ainsi, Van Der Garde, nanti d’une expérience intéressante du moteur Renault, arrive aux côtés du Russe Sirotkin, de ses sponsors, et de 3 000 litres de vodka frelatée dont la moitié a déjà été bue par Briatore. Mais qu’est-ce qu’une expérience intéressante du moteur Renault, hormis une diatribe envers la Scénic sur les forums d’Autoplus.fr ? Sur la piste, Sutil rêve d’un premier podium pouvant lui ouvrir les portes d’un top team. A défaut ça lui ouvrira au moins les portes d’une kangoo. A ce propos, il ne devrait pas avoir trop de mal face à Gutierrez qui a laborieusement signé deux tops ten en qualif, une 7ème place et un meilleur tour.

Williams – Mercedes

Il y a maintenant longtemps que Williams n’est plus au top et ne domine plus rien. J’imagine que même les moins au fait d’entre vous savent aussi que Senna est mort, que Mansell avait une moustache, Prost un égo débordant et que Villeneuve ne débordait pas de talent. Désormais, l’écurie a choisi de se spécialiser dans la pré-retraite de pilotes brésiliens sur le retour et vivant, cette fois. Cette année c’est Massa qui s’y colle. Valteri Bottas a démontré des choses intéressantes (3ème en qualif au Canada, 8ème en course aux Etats-Unis) et restera à surveiller, même s’il a clairement un nom à ne pas faire parler de lui de la saison. La clef sera de savoir si la voiture est plus compétitive que ses devancières ou s’il s’agira encore d’un énième ratage. La clef sera surtout de savoir la mettre dans le contact.

Caterham F1 Team – Renault

Van Der Garde fuyant chez Sauber (pilote essayeur), Pic viré malgré le soutien de Lagardère, on change tout et on recommence en espérant progresser, pour changer. La bonne nouvelle est celle du retour du bouillonnant Kobayashi qui malgré de bons résultats n’avait pas pu rester chez Sauber. La mauvaise c’est que je ne vous dirai évidemment pas pourquoi. Saleté d’incompétence. Encore un coup à magnifier ce sport qui valorise ses bons pilotes. On saura donc vite si la voiture est réussie. Pour l’autre baquet, le Suédois Marcus Ericsson fera ses grands débuts et risque de comprendre sa douleur face à Kobayashi. Surtout qu’aucun GP ne se roule sur neige. Même si tout le monde sait désormais que c’est Kayser Soze qui a tout inventé grâce à une simple tasse de café.

Marussia F1 Team – Ferrari

Comme pour Marushka Detmers depuis le très bon « Elles n’oublient jamais » où Thierry Lhermitte se faisait presque sucer par l’autre star du cinéma Nadia Farès. Bref, comme Marushka, les années se suivent et se ressemblent pour Marussia et restent toujours aussi difficiles. Bianchi soutenu par Ferrari, et Chilton par papa, rempilent. On ne sait pas encore si ce sera pour le meilleur ou pour le pire mais on aimerait bien voir lequel sait conduire. Peut-être que le moteur Ferrari améliorera l’ordinaire. Ça serait pas à moi de le déterminer ce genre de détail par hasard ?

Schumacher : Un curé et des incurables

Pourquoi après avoir passionné le monde entier la bave aux lèvres, le cas de Schumacher n’interesse-t-il plus personne hormis peut-être le médecin qui essaie de le réveiller ? Est-il déjà mort ? Les médias ne sont-ils qu’une bande de suceurs de roues sanguines ? Et si au fond tout le monde s’en foutait au moins autant que n’importe quel accidenté sur le Dakar ? On ne le saura jamais. Alors un mois après le drame dont on ne sait plus trop s’il est passionnant ou non, il est temps de faire un bilan des performances : celles de Schumi dans le coma, celles des flics, des juges, des médecins et des journalistes. Un bilan pas fameux en tous points, heureusement que personne n’en a plus rien à battre.

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C’est l’histoire d’un ancien pilote automobile qui préféra se rendre en haut des télésièges, au lieu de rester sagement faire un tiercé avec un code promo Genybet comme il en avait l’habitude. Mauvaise pioche.

Tout commence par un énième virage trop serré et soudain le baron rouge se retrouve enduit de sa couleur fétiche.
Voici que Schumacher se crashe à 20km/h, le caillou était sans doute plus solide que l’aileron arrière d’Häkkinnen. Mais que faisait-il hors piste? Celle-ci devait être bien mal balisé pour que l’immense Schumi confonde l’asphalte et la barrière de pneus. Takuma Sato n’ayant pas été son copilote lors du choc, la lourde responsabilité de cet accident est désormais le fardeau de la station. Protections insuffisantes, secours trop lents, neige hypothermique, les défaillances sautes aux yeux, le coupable est trouvé.
 Cependant, certains témoins sont formels, la vitesse de l’idole des chauffards était excessive et son style n’était pas assuré, heureusement pour son comptable, sa vie l’était. Loin de sa gomme tendre, le grand champion ne serait qu’un simple amateur de piètre niveau, prenant le risque inconsidéré de s’aventurer sur une piste rouge. N’a pas sa troisième étoile qui veut. Le successeur de Fangio s’est pris pour Tomba, le fautif est trouvé.
 Une vidéo surgit alors de nulle part et vient disculper le héros de Milanello. Il allait bel et bien à faible allure, sortant de la piste uniquement pour aller porter secours à un maladroit ayants croisé les skis. Usant d’un chasse neige d’école, le dieu des saint-bernard essayait, à faible allure, de se porter à hauteur de l’infortuné glisseur. Le skieur accidenté allait sans doute trop vite, il était hors piste et ne maitrisait pas suffisamment le planté de bâton. Le responsable de la chute du maitre des pistes est trouvé.
 De nouvelles voix se lèvent dans la cohue entourant le chaos, ce serait le destin qui aurait mis le pilote K.O. Si Schumacher maîtrisait parfaitement les hautes vitesse, là n’était pas son seul talent. Il n’avait pas son pareil pour forcer les portes, se creuser un passage entre un muret est une voiture, entre une chicane et un adversaire, au risque de pousser ce dernier à la faute. Mais qu’importe les soucis des autres lorsque la victoire est au bout. Pourquoi jouer la sécurité quand on peut viser le podium?
Schumi ayant causé des accidents, les dieux farceurs lui en auraient causé un en retour. Le destin et le Karma font leur entrée dans cette affaire, Alexandre d’Aphrodise et Tenzine Gyatso ont des noms assez barbares  pour qu’il ne soit pas nécessaire de pousser plus l’investigation pour prouver leur culpabilité. Les derniers rebondissements de l’enquête font apparaitre certains faits à prendre en considération. Michael Schumacher était un skieur chevronné, qui allait au moment des faits, à une allure modérée, rendre secours à un individu qui venait de chuter. La piste était bien tracée, et le hors piste délimité. Une pierre est apparu sur son parcours s’en qu’il n’est pu la voir. Le responsable est trouvé, la malchance doit être condamnée.

Bilan F1, Vettel 2013 : Prost perd youplaboum

Miracle de Noël, notre spécialiste F1 Henri Carl a repris du service pour vous offrir la suite de son bilan de la saison. Saison qu’il a eu toutes les peines du monde à raconter sur le Vestiaire cette année même s’il a été le seul à annoncer le jour de sa sortie, le bide du film Rush. En 2014 il promet d’éviter les figures du style du genre « une inspiration aussi sèche qu’un lézard au soleil » même si ça lui va si bien. On ne lui demandera même pas de devenir drôle du jour au lendemain, ni même d’imaginer l’avenir de Vettel. Il a quand même essayé et rien que pour ça on lui pardonne. Et puis non après tout comme disait Bud Spencer, « Dieu pardonne, moi pas ».

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Par Henri Carl

Vettel est-il le plus grand pilote que la Terre ait compté ? La question revient sans cesse, et ça fait des semaines que je raconte les mêmes conn… pardon, des semaines que j’y réponds. Fangio est mort, Clarke n’est pas au mieux, Lauda a laissé une partie de son visage dans Rush et l’autre dans sa voiture, Prost, Senna, Piquet, Mansell, Hill, Villeneuve et Hakkinnen ont-ils un jour approché l’Allemand au charisme de bigorneau dans une assiette de Noël ? Quitte à choquer, je dirais une nouvelle fois que la plupart lui sont bien supérieurs mais que la plupart n’ont jamais possédé une telle différence de classe entre leur bagnole et celle des autres. Tout le monde n’a pas Newey pour dessiner sa F1. Il y a bien-sûr eu la Williams des nineties mais personne ne l’a conduite au delà d’un an. Quand Vettel a commencé à piloter la fameuse Red Bull , le frère Schumacher était encore considéré comme un outsider. Non, je déconne il était déjà un vieux pilote pistonné bien pourri. Son aîné en revanche a régné avec deux constructeurs radicalement différents. C’est là que réside bien le grand écart entre les deux.

Alors évidemment il reste une autre question : comment est-il possible que Webber ne fasse pas les mêmes performances s’il n’y a que la voiture qui compte ? A cela, je vous répondrai : « vos gueules ». C’est mon article, je fais ce que je veux. En des termes plus diplomatiques il me faudrait juste rappeler que Vettel a aussi une écurie toute à sa gloire. Webber n’a pas une charette comme tous les adversaires mais ce n’est pas une foudre de guerre non plus. Vettel n’est pas le champion du siècle dernier ou de l’actuel mais il est une époque, pas si lointaine, durant laquelle il faisait des coups d’éclats, rigolait et réussissait à placer sa Toro Rosso en première ligne ou sur la plus haute marche du podium. Durant cette époque, il était aussi capable de gâcher une belle occasion par envie d’en faire trop. Et oui d’un paragraphe à l’autre je me contredis mais si j’avais autant de talent que Vettel ça se saurait.

Vettel pilote maintenant avec sa tête, il n’a donc pas trop forcé son talent mais a répondu présent lorsqu’il fallait le faire. Il n’a pas pété les plombs et s’il n’a pas été « flashy » (comprenne ce terme qui pourra NDLR), il a été dominateur et fin gestionnaire. Il gagne mais il s’éclate moins et du coup nous aussi mais il existe heureusement Youporn pour ça. Webber a donc fini sa très modeste carrière sur une saison en demi-teinte (3ème au classement final avec cinq meilleurs tours, mais sans aucune victoire malgré deux pôles) et Ricciardo ne devrait pas non plus trop bousculer Vettel même si sa saison a été intéressante compte-tenu de sa monture qui n’est ni chanteuse, ni actrice X.

Alors Vettel peut-il dépasser Schumacher ? On lui souhaite pour ce faire d’avoir une bonne voiture à chaque saison car on ne le sent pas aussi fort mentalement que le Kaiser ou Alonso dans les moments difficiles et il a parfois tendance à baisser les bras lorsque l’horloge ne tourne plus rond. J’y connais rien ?

Formule 1 : Abu de nerfs

Avant-dernier article de notre chroniqueur F1 et on voit enfin poindre un soupçon de talent. Soyons juste il a quand même pondu l’excellent Rush hour  sur le bide annoncé du film Rush alors qu’il l’avait même pas vu. Si vous croyez qu’on va le virer détrompez-vous ou alors il faudra vraiment beaucoup de votes, en tout cas plus que de lecteurs. En plus vous êtes mal barrés car cet article est génial.

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Par Henri Carl

Si vous me lisez régulièrement (mais qui peut encore échapper à mes papiers sur Le Vestiaire ?) vous savez que mon cœur bat pour Alonso (bravo aux deux du fond qui suivent, mais pas aux dents du fond qui baignent). Force est de reconnaître que Vettel a fait une belle saison, sur la meilleure voiture. Sans trop de panache et sans forcer son talent comme je l’ai déjà dit 22 fois dont celle-là. Mais sans commettre d’erreurs non plus. Le mec il aura gagné 10 titres que je continuerai à dire qu’il fout rien. Incompétence ou malhonnêteté ? Pour Webber pas de contestation possible: actuel 5ème du championnat (1 seule pôle cette année et pas de victoire) à 174 points  de son coéquipier, il ne peut que constater les dégâts sur sa carrière. D’ailleurs, il arrête. Allez on résume :

Red Bull : Le doublé conducteur/constructeur avec la meilleure voiture c’est un moindre mal mais ni Vettel, ni Webber ne se sont cassés le cul. Je l’ai déjà dit ?

Mercedes : Malgré quelques couacs dignes d’un gouvernement socialiste au niveau de la gestion des pneus, les Mercedes ont globalement bien fonctionné. Le surcoté Rosberg a enfin trouvé un coéquipier meilleur que lui, après Nakajima et Papy Schumi c’était pas trop dur et ça lui a fait bizarre. Hamilton semble revivre chez Mercedes même si on le voit mal jouer autre chose que les seconds rôles, comme cette année quoi.

Ferrari : Une troisième place au championnat derrière Mercedes ça craint mais c’est toujours mieux que McLaren ou Williams. En même temps, c’est pas le plus dur à faire ! Alonso va commencer à trouver le temps long chez la scuderia et Massa termine sa tournée d’adieu, décidément bien longue.

Lotus Renault : Raïkkonen, troisième au championnat, Grosjean qui enchaîne les podiums en fin d’année, une victoire au final et une voiture bien née avec un bon moteur ça change la vie mais la F1 coûte bien trop cher pour une équipe comme Lotus et l’avenir est un peu sombre. Kimi a même peur de finir au RSA. Ca vrai qu’à Abu-Dhabi ca ferait tâche.

McLaren Mercedes : Pas de podium et une saison triste comme le résultat au box office de Rush. Dur d’être et d’avoir été, Williams peut en témoigner. Telmex et Carlos Slim, mexicain le plus riche du monde, vont devoir amener quelques valises supplémentaires s’ils veulent que Perez signe un podium.

Force India Mercedes : Une saison en demi-teinte pour l’équipe du flamboyant Vijay Mallya. Pour une fois, la voiture n’a pas fait parler la poudre malgré quelques rares coups d’éclats. Di Resta, soutenu par Mercedes, ne fait définitivement pas de miracles et Sutil, pour son retour, n’a rien prouvé, et comme la voiture manque de développement …

Sauber Ferrari : La Suisse n’est plus ce qu’elle était même si elle reste globalement toujours aussi chiante. Hulkenberg fait ce qu’il peut et se bat comme un diable avec une voiture qui est loin d’être la meilleure, Gutierrez qui débute peut en témoigner. Ce nouveau Mexicain ne semble pas être un champion du monde en puissance mais marquer ses premiers points sur cette Sauber en signant un record du tour, ce n’est déjà pas si mal.

Toro Rosso Ferrari : Une écurie qui réussit bien aux français : Bourdais y est resté et Vergne pourrait suivre le même chemin. Ricciardo a su tirer son épingle du jeu et profiter des occasions offertes, pas Vergne qui a décidé de s’acheter le livre « régler sa voiture pour les nuls« . Ca ira donc mieux pour lui l’an prochain avec un rookie à ses côtés vu que Ricciardo va chez Red Bull, en même temps ce sera aussi sa dernière saison.

Williams Renault : Une saison calamiteuse. Le fou Maldonado ne casse plus rien et sûrement pas trois pattes à un canard. Bottas (3ème sur la grille au Canada) est rapide mais ça ne suffit pas.

Marussia Cosworth : Courir avec un Cosworth est déjà une œuvre sociale, c’est bien. Il est étonnant de constater que les russes ne blanchissent toujours pas assez d’argent en F1 pour faire des résultats, ça en devient curieux. Par contre, sans grand constructeur, avec deux rookies au volant dont une brêle et avec un budget minimal c’est toujours mieux que Caterham !

Caterham Renault : Le soutien d’Air Asia, propriété du patron, le moteur Renault et tout ça pour embaucher Pic et Van Der Garde et leur livrer une charrette ? « Comprenne qui pneu » aurait dit bibendum.

Formule 1 : L’incroyable Hulkenberg

Le spécialiste F1 n’en finit plus de créer l’événement. Après son article incendiaire et visionnaire dès le jour de sortie de Rush où il annonçait le bide monumental d’un film pourtant très correct qu’il n’avait même pas vu, il se propose aujourd’hui de nous faire découvrir le pilote qu’il considère comme le plus grand espoir du circuit, peut-être le meilleur avec Alonso. Et le pire c’est que son rédacteur en chef ne savait même pas qu’il existait. Le pilote, pas le spécialiste.

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Par Henri Carl BR Driven (2)

« Pourquoi consacrer un article à un second couteau me direz-vous ? Peut être parce que comme je l’avais annoncé Rush vit ses dernières heures en salles après à peine 3 semaines de présence avec un total de 286 635 entrées. Soit à l’heure où j’écris ces lignes, le 101ème film de l’année. Moins de 300 000 entrées c’est pire qu’une catastrophe industrielle c’est comme si Bourdais n’avait pas fait un podium en deux saisons de formule 1.

Mais Hulkenberg a un Bourdais sans lunettes dans chaque poil de son cul. Sinon comment expliquer qu’il ait pu marquer plus de 120 points en 53 GP avec des bagnoles plus pourries les unes que les autres. On va pas vous faire chier à rabâcher des stats qu’on trouve partout mais quand même :  Pour sa première saison chez Williams en 2010, il fait 23 départs dans le top dix dont 1 pole pendant que Barrichelo bouffe des murs de pneus.  En 2012 il revient d’une année sabbatique chez Force India. Et oui, on choisit pas toujours sa voiture, mais ça aurait pu être une Fiat Panda, donc il ne se plaint pas. Ensuite, malgré quelques occasions gâchées, il signe quand même deux belles 4ème places.  Ca roule pas très vite mais il humilie quand même Di Resta sans pour autant diffuser des photos de ses attributs sur Internet. Quand on pense que McLaren et Mercedes s’enfileraient bien l’Anglais qui n’a jamais confirmé, le marketing a décidément ses raisons que la raison ignore.

Cette année  on a donc offert à l’incroyable Hulk une Sauber peu réussie et qui manque de développement. Bref une situation apocalyptique dont il tire le meilleur tant en qualif qu’en course. Reste que s’il avait signé pour deux ans avec les helvètes, il se retrouve maintenant sans contrat en raison des ressources limitées du team. Les banques suisses ne sont décidément plus ce qu’elles étaient. Les Suisses par contre sont toujours aussi chiants. Quant aux Russes qui arrivent avec un pilote payant, ils ne risquent pas de garder Hulk qui pourrait bien finir vert de rage. C’est toujours mieux qu’avec une balle entre les deux yeux. Que des mafieux russes cachent leur argent en suisse n’est pas choquant en soit, on a déjà vu pire, mais sportivement le choix laisse songeur. Hulkenberg et ses 39 points au classement vont donc devoir chercher asile ailleurs.

Et pourquoi pas chez Lotus, car après Raikonnen ça aurait toujours de la gueule. Et vu que Grosjean se bonifie avec le temps, on va même jusqu’à envisager sérieusement le retour plein et entier de Renault. Et si le Père Noël existait ?

Formule 1: Rush hour

Lauda – Hunt. Un duel que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Un film américain de Ron Howard : un réalisateur que les plus de 20 ans n’auraient pas aimé connaître. Pas étonnant que ça n’ait pas donné envie d’aller le voir.

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Avec 18 026 entrées le premier jour, Rush réalise donc un bien mauvais démarrage. Pour un film sur des pilotes, ça la fout mal. Quand on pense que la merde Michel Vaillant avait fait 65 225, ça fait même peur.

Avant le duel avec Woody Allen, la Formule 1 avait toujours réservé de beaux duels : Fangio – Farina, Lauda – Hunt, Prost – Senna, Mansell – Piquet, Schumacher – Hill, Grosjean – Grosjean. C’est donc le duel Hunt – Lauda qui est porté à l’écran. Il est vrai que les éléments dramatiques sont alléchants : les années 70, une époque cool et décomplexée, un pilote qui termine toasté comme pain de mie dans sa voiture, un duel entre deux styles et deux philosophies de la vie. Bref c’était déjà du cinéma et c’était quand même plus bandant que les calculs de trajectoire d’Alain Prost.

Reste que le sport auto sur grand écran n’a jamais été particulièrement gâté. On retiendra Le Mans avec Steve Mc Queen. Un film sans scénario qui se résume tout entier à cette course mythique, à la fois personnage principal et scène de théâtre sur laquelle se joue la tragédie. Eventuellement Michel Vaillant, vaguement inspiré de la Bande Dessinée créée par Jean Graton dans les années 50. Un clip visuel produit par l’écurie Besson, avec les qualités (un aspect visuel soigné) et les défauts (un scénario bâclé) de ses productions torchées à la chaîne.  On oubliera surtout Driven de Renny Harlin qui coule sa carrière et celle de Stallone d’un seul nanar. Un film raté, où les voitures volent plus qu’elles ne roulent, où Stallone nous fait un Rocky du sport auto, où Burt Reynolds de retour de lifting joue dans un fauteuil roulant, où Estella Warren est bonne mais naze, où Gina Gershon est bonne mais naze, où le film est naze.

Ici, Ron Howard réalise. On peut craindre le pire vu Splash, Cocoon, Da Vinci Code, etc. Une belle brochette de blockbuster standardisé, un peu mou et sans âme.
Pourtant, il s’en tire mieux que si c’était pire, sans trop en faire. Au moins, vous n’aurez pas la gerbe en sortant, Ron Howard n’est pas un de ces réalisateurs clipesque qui flingue chaque image en la jouant cameraman atteint de parkinson !

L’histoire est belle, le film aurait pu être à chier, il paraît qu’il n’en est rien, comme quoi … En même temps je l’ai pas encore vu et je n’ai plus qu’une semaine puisqu’il plafonne à 240 000.

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Formule 1 : Vettel a pris qui croyait prendre

Vous avez attendu longtemps et vous avez bien fait. Voici enfin un nouvel opus de la formidable saga de notre spécialiste formule 1. Y-aura-t-il un bonne vanne ? Apprendra-t-on quelque chose ? Rien n’est moins sûr, mais au moins dans quelques jours vous découvrirez son analyse du film Rush qu’il n’a pas vu alors qu’il est déjà sorti. A quand la critique de Michel Vaillant sorti en 2003 ?

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BR Driven (2)Par Henri Carl

On a parfois l’impression d’écrire toujours le même papier et c’est peut-être vrai. En même temps il se passe toujours la même chose. Serez-vous surpris d’apprendre que Vettel est déjà champion du monde ? Serez-vous étonnés que je vous raconte que plus personne ne pourra le priver du titre, si ce n’est son meilleur ennemi : lui-même ? Mais celui que je taxais de feignasse est, sans trop forcer son talent, toujours là dans les bons coups. Et si vous imaginez que je vais continuer à affirmer qu’il moyen alors qu’il écrase tout, vous avez raison. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 115 points sur les 5 derniers GP, 76 points pour Alonso. Il en est de même pour Red Bull qui sera également primée à la fin de la saison. Quelle est la valeur ajoutée de mon expertise ? Aucune. Je me contente de constater tout en affirmant des trucs indémontrables mais c’est ma patte. Et c’est déjà bien d’en avoir une.

Derrière Raïkko semble déjà ailleurs et pourquoi pas au pays des pizzas et de la Mafia. Alonso-Raïkkonen : une équipe qui aura décidément une belle paire. Celle-là je crois que je vous l’ai faite la semaine dernière. Mais je vais pas mettre 15 jours pour ecrire un article et en plus renouveler mes blagues. Red Bull ne sera pas à la hauteur l’an prochain. Ca aussi je l’ai déjà dit, mais je suis un des seuls à penser que si Vettel reste le champion que l’on connaît, Ricciardo va devoir se faire violence car il tarde à confirmer et ne le fera pas. Ce n’est donc pas lui qui poussera Vettel dans ses retranchements. Si j’ai tort, je risque de devoir manger beaucoup de coquillettes dans les années qui viennent.

Coté tricolore, ca sent le moisi. Pic se fait régulièrement distancer par Van Der Garde depuis quelques courses. Attention au carton rouge. Vergne a du mal et encaisse mal le fait de ne pas avoir été choisi par Red Bull. Comme s’il avait eu une chance. C’est à partir de maintenant qu’il peut faire n’importe quoi. Et Bianchi aura probablement une Sauber l’an prochain : merci Ferrari. Grosjean n’est pas qu’un kamikaze mais n’est pas forcément non plus un champion en puissance.

On a en fait l’impression d’être déjà un peu en vacances et moi au chômage comme à l’époque où je touchais le RSA. L’impression que tout est joué. Que certains comme Massa, Sutil, di Resta ou même peut être Bottas ne seront jamais les champions dont on se prenait à rêver. Que la F1 est un monde cruel, dans lequel Hulkenberg se démène pour marquer avec sa Sauber et pour se trouver un nouveau volant, et où Williams, équipe historique s’il en est, n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Pour la peine, on ira voir Rush au cinéma pour se replonger dans la glorieuse histoire de la Formule 1 même si c’est Ron Howard qui tient la caméra.

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Formule 1 : Laffite fucking

Une semaine après Monza notre spécialiste F1 a enfin réussi à écrire quelques lignes, preuve, s’il en fallait, de sa compétence sans limites. Mais a-t-il au moins compris que Vettel avait des chances de devenir champion du monde et que Raikkonen ne signerait pas chez Red Bull ? Rien n’est moins sûr.

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BR Driven (2)Par Henri Carl

Vettel a donc encore gagné et l’on se croit revenu au temps du grand Schumi. Ah merde c’était mon accroche après Spa, manque de bol elle marche encore pour Monza. Et en plus donner des résultats qu’on a vu partout il y a une semaine c’est pas vraiment ce qu’on attend d’un expert. Mais en suis-je vraiment un ? Pour le savoir, il suffit de lire mon évaluation de Vettel.

On voit mal ce qui va maintenant le priver du titre hormis un astéroïde, le retour en force de la Scuderia prévu pas avant 2020 ou Romain Grosjean l’Attila des départs ? Même  ça ne lui fait plus peur. Est-il pour autant le nouveau kaiser ou un usurpateur de plus ? Après des débuts tonitruants chez BMW-Sauber puis Toro Rosso (1 pôle, 1 victoire) à un âge où certains ont encore de l’acné (la vanne est absolument nulle puisqu’on peut avoir de l’acné beaucoup plus tard NDLR), Vettel a très tôt confirmé les espoirs en remportant les titres 2010, 2011, 2012 sur la meilleure voiture. Et là vous vous demandez si je vais oser vous dire que depuis 2011 il branle plus grand chose ? Et oui, depuis 2011, ses stats baissent. Moins de pôles, moins de victoires, il ne pilote clairement plus à son meilleur niveau même s’il répond présent au bon moment et commet peu d’erreurs. Frank Williams avait raison : une fois titré, un pilote ne fout plus rien. Et comme à l’époque de Williams Renault, la voiture se suffit à elle-même pour gagner pourvu de faire le minimum syndical. Et ce n’est pas l’arrivée de Ricciardo qui va l’empêcher de se reposer sur son avance technologique.

Pendant qu’Alonso, Raiko voire Hamilton se cassent le cul sur des bagnoles faiblardes, lui ne cherche pas la pole car il sait qu’il gagnera, il ne cherche pas la victoire car il sait qu’un podium suffit, il se repose sur ses lauriers de champion. Mais quel est son avenir ? Un pilote qui écrase tout sans forcer a-t-il le potentiel pour devenir le meilleur pilote de tous les temps ? Vous le saurez dans un prochain épisode de mes aventures. Car il faut laisser un peu de place aux autres.

Et les autres c’est pas génial, on fait ce que l’on peut … et on peut peu. Le plus intéressant se passe dans les coulisses. Red Bull fait monter Ricciardo pour remplacer Webber au mépris des résultats mais le marketing a ses raisons. Je doute cependant que Ricciardo se révèle autre chose qu’un modeste équipier et il va falloir le gaver de Red Bull pour le rendre un peu plus nerveux. C’est surtout Vergne qui doit faire la gueule à mesure qu’il se rapproche de la porte. Encore une occasion manquée. Mais que Pic ne soit pas jaloux, se faire régulièrement distancer par Van Der Garde n’est pas non plus un gage de réussite.

En faisant signer Raikkonen, Ferrari aura la plus belle paire depuis Lolo, et depuis l’époque où Prost et Senna se caressaient l’aileron chez Mc Laren. Pour autant, deux bons pilotes n’ont jamais fait une bonne voiture. Saluons Massa au passage qui est donc remercié mais cela faisait déjà 3 saisons qu’il avait raccroché. Il annonce pourtant vouloir continuer, chez Marussia peut être … Lotus va donc devoir trouver un nouveau pilote, la combinaison de leader n’étant pas taillée pour Grosjean.

Pourquoi « Laffite fucking » me direz-vous ? Parce que Margot Laffite ? Ou parce que papa nous a trop longtemps gonflé sur TF1 et que j’ai encore du mal à m’en remettre, me réveillant parfois en sueur en l’entendant beugler que Karthikeyan double Alonso alors que ce dernier lui prenait un tour. Le monde est cruel, celui de la Formule 1 aussi et encore vous n’avez pas vu la merde que vient de réaliser Ron Howard.

 

Formule 1 : Spa encore plié mais presque

On ne sait plus trop quoi penser des performances de notre chroniqueur Formule 1 dont vous pouvez retrouver l’intégralité en cliquant ici. Pour certains il n’a rien à faire sur le Vestiaire car il n’est ni drôle, ni compétent. Pour d’autres il mériterait même d’être payé pour avoir annoncé le titre d’Alonso à défaut de son rachat d’Euskaltel, ou la signature de Raikonnen chez Red Bull. Un camp serait plus fourni que l’autre. A vous de juger.

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BR Driven (2)Par Henri Carl

Vettel a encore gagné et l’on se croit revenu au temps du grand Schumi. Celui qui gagnait, pas son grand-père revenu chez Mercedes pour couler sa légende. Vettel gagne régulièrement et répond présent au bon moment mais Alonso s’accroche comme un morpion à la toison de Sébastien Patoche qui s’accroche un peu trop à la notre. Ce ne sera peut être pas suffisant tant le retard de Ferrari est grand. Je vous l’annonce aussi : Red Bull sera champion du monde des constructeurs, on le sait déjà. Jean-Eric Vergne n’ira pas chez Red Bull, on s’en doutait tous, sauf lui. Par contre, il pourra toujours en boire, du Red Bull.

Pour Ricciardo, désormais successeur officiel de Webber, ses 12 points au compteur rappellent beaucoup Capelli, engagé chez Ferrari après une année laborieuse chez Leyton House (1 pt inscrit). Il est sportivement très étonnant que Red Bull engage un pilote aussi tendre pour perdre le titre constructeur dans la foulée, économiquement ça se justifie comme je vous l’expliquais la dernière fois, donc le titre constructeur on s’en branle. Raikkonen est sans doute plus sentimental que compétiteur.

Chez Mercedes, Rosberg a prouvé qu’il était surcoté. Sinon, comment expliquer le fait qu’il se fasse dominer par Hamilton, nouveau venu dans l’équipe. On assiste également à la décrépitude de deux grandes équipes de la Formule 1 : McLaren et Williams (Seuls Marussia et Caterham feront pire). Naufrage dans lequel, tel Leonardo di Caprio avant de couler, seul Button surnage. Même chez les Suisses cela va mal, et ça n’ira pas mieux en embauchant un Russe qui deviendrait ainsi le plus jeune pilote de F1 de l’histoire. Ça paiera toujours les putes et la vodka mais quand même …

Chez Force India enfin, pas sur que Sutil conserve son volant après une saison plutôt terne. Avec ces cartes en main, on se prend à rêver de voir (enfin) une bonnasse femme en Formule 1. Côté français, heureusement que Grosjean a le soutien inconditionnel de son boss, Pic celui de Lagardère, Bianchi celui de Ferrari. Je me rappelle que les médias français crachaient ouvertement à la gueule de pilotes payants, parfois réguliers à défaut d’être transcendants (Diniz par exemple), mais là il semblerait que l’honnêteté intellectuelle ait ses limites. Heureusement que mon rédac’ chef me laisse carte blanche. Il reste encore 8 courses aux pilotes pour déjouer mes pronostics, pas sur qu’ils y parviennent.

Formule 1 : Hongrois rêver

Pour son grand retour après des vacances fort peu méritées au regard des copies rendues, notre consultant Henri Carl n’est plus que l’ombre de lui-même tant la qualité de ses papiers s’est améliorée. C’est pas vrai, c’est toujours aussi naze mais on n’a que lui alors on va pas faire la fine bouche.

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Comment ne pas démarrer mon compte-rendu du Grand-Prix de Hongrie par un compte-rendu de mes vacances. Alors dernièrement j’ai été dans un restaurant italien de la banlieue bordelaise avec mon rédacteur en chef, vous savez celui qui passe son temps à dire que j’écris mal. J’étais en salle et il n’y avait pas la clim et c’est là qu’il m’a dit : « Tu payes l’addition et tu m’envoies ton article fissa. »  Alors le voici, faudra pas venir pleurer.

Par Henri Carl BR Driven (2)

Que retenir de Budapest en dehors de sa maison de la terreur, siège des polices secrètes nazies et communistes ? Les bains à l’oeuf pourri ? La pénalité un brin scandaleuse écopée par Grosjean ? Car le dépassement était certes burné mais réussi. Sinon avec de telles règles, Juan Pablo Montoya aurait fini ses jours en taule. En tout cas voilà une nouvelle ligne de son CV qui pourrait bien le priver de volant la saison prochaine en dépit des dénégations de son boss, Eric Boullier. Un détail (le nom du boss) dont on se fout un peu. Heureusement dans le même GP, Lewis Hamilton nous a permis de réentendre le « God save the Queen » en l’honneur de la princesse Kate, devenue perfect MILF par la grâce d’un « royal baby » qui n’a pas fini de casser les couilles à tout le monde.

Mais si on me paye, ou pas, ce n’est pas que pour enfoncer des portes ouvertes, quoique. C’est aussi pour mon expertise. A neuf Grand Prix de la fin du championnat, il est donc temps pour moi de me frotter les boules et de me livrer au petit jeu des pronostics, sans pour autant rester dans ce registre de langage aussi vulgaire que vide de sens. Oui, Vettel a toutes les chances de conserver son titre grâce à la Red Bull. Habile. Oui, Mercedes et Ferrari ont fait deux F1 à peu près aussi pourries l’une que l’autre. Oui, McLaren traverse aussi une saison difficile en se faisant enrhumer par les Force India qui disposent elles aussi d’un moteur Mercedes. Plus que Button, c’est Perez qui va devoir changer de braquer et confirmer les espoirs placés en lui. Mais il ne le fera pas.

Jean-Eric Vergne aimerait piloter la Red Bull de Webber mais, je vous l’annonce EN EXCLUSIVITE MONDIALE, marketing oblige, il devra passer son tour. Le marketing a ses raisons et Red Bull misera soit sur Raïkkonen, bien meilleur, soit sur Ricciardo en espérant vendre du bon taureau rouge aux kangourous, soit sur Alonso, également pressenti preuve que Vettel n’est donc pas considéré comme le meilleur pilote actuel par son employeur. J’ai quasiment cité tout le plateau, ça sent l’augmentation.

Chez Sauber, l’improbable Hulkenberg (7 points) fait un beau boulot, sans être payé (au sens propre) et avec une voiture très moyenne. Gutierrez, lui, enchaîne les courses anonymes avec un talent digne du Gaston Mazzacane de la grande époque (pour les connaisseurs) et ne devrait pas revenir l’an prochain. En effet, dès qu’il ne s’agit plus de protéger les nazis c’est aussi la crise en Suisse et les nouveaux sponsors de l’écurie devraient imposer un jeune poulain de 18 ans dont on se demande vu son palmarès s’il réussira à faire moins pire.

Pour Williams, Maldonado vient d’ouvrir la marque après la 3ème place sur la grille signée par Bottas au Canada. Bien maigre bilan pour une écurie aussi prestigieuse que Williams. Il est décidément dur d’être et d’avoir été, regardez Laffite ou Todt qui ressemblent de plus en plus à deux anciens combattants du sport auto ! Derrière, au fond de la classe et à côté du radiateur, Jules Bianchi se traîne sur sa Marussia mais a largement pris le dessus sur un Max Chilton à la ramasse. Maigre consolation ! Pic semble plus en difficultés face à Van Der Garde qui a pris le dessus sur le Français à la régulière ce week-end.

La saison est donc plus passionnante que ce que l’on aurait cru même s’il faudrait maintenant un miracle pour que le titre échappe à Vettel et que je n’ai pas vu un Grand Prix de la saison. Plus qu’un miracle, c’est son mental qui pourrait lui jouer des tours si ses poursuivants lui mettent suffisamment la pression. Derrière, c’est la débandade et les écarts se creusent entre écuries de pointe et intermittentes du spectacle. C’est tout un modèle économique qu’il va falloir revoir, en essayant également d’intéresser pays émergeants et américains : bon courage Bernie.

 

Silverstone : Cale Lewis

Retour en grande forme pour notre chroniqueur F1 même si ça veut pas dire grand chose vu d’où il part. En fait c’est pas vrai, c’est pourri, comme d’hab. L’ex meuf d’Hamilton en prime quand même.

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Par Henri Carl BR Driven (2)

« Ça faisait un petit moment que je n’avais pas écrit sur mon sport favori. Faut dire quand même que j’avais quelques arriérés de salaire même s’il est vrai que la qualité de ce que je produis ne donne pas forcément envie de me payer mais plutôt de me foutre des coups de genou. Cela étant dit qu’est ce que j’aurais pu raconter ? Peut-être les mêmes conneries que d’habitude :  que Pirelli faire des pneus de merde. Qu’Alonso est le meilleur pilote du monde et que finir 3ème à Silverstone lorsque l’on part de la 9ème position est une bonne perf’. Que Pirelli fait des pneus de merde. Que Webber raccroche, ce dont personne n’a rien à cirer hormis Raikkonen, Vergne et Ricciardo qui lorgnent déjà avec envie sur la Red Bull. Et enfin que Pirelli fait des pneus de merde.

Mais l’info la plus intéressante était dans le pieu d’Hamilton ce week-end ou pas dans son pieu justement. C’est là que son autre manche préféré s’est retrouvé seul avec sa main préférée. En l’espace d’un week-end et d’une course, il aura donc perdu près d’une dizaine de points presque gagnés d’avance suite à sa pole, mais aussi Nicole Scherzinger, la pétasse chanteuse des Pussycat Dolls. Le mariage était déjà prévu, ils revenaient de voyage pour fêter leur 5ème année de liaison, c’est beau et déchirant comme une chanson de Jean-Luc Lahaye. Ne me rentrez pas dans la gueule pour cette référence naze, tout le monde sait que mon humour n’a rien à foutre sur le Vestiaire.

Joindre Sutil à l’agréable

Plus sérieusement, Sutil et Ricciardo que personne ne connait, peuvent dire merci à leurs pneus et à la voiture de sécurité. On ne sait pas trop pourquoi mais si c’est écrit c’est que ça doit être vrai. D’ailleurs Franck Montagny aimerait bien faire un tour dedans nous a-t-il dit lors de l’avant Grand Prix sur Canal, ce dont on se fout éperdument.

Pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, au championnat l’étau se resserre entre Vettel (la meilleure voiture) et Alonso (le meilleur pilote). Raikkonen, actuel 3ème, aura fort à faire avec une voiture un ton en dessous. Si ça c’est pas de l’expertise je rends les zeros euros de mon salaire mensuel.

Côté français, à l’heure d’un premier bilan, Jean-Eric Vergne ne démérite pas mais Ricciardo s’accroche comme un morpion, et d’ici à ce que l’éventualité d’un poste chez Red Bull leur fasse faire n’importe quoi …  Pour Grosjean, après une rechute monégasque cela fait maintenant 4 courses sans points. C’est déjà une performance : le fait que je sache compter en est une bonne mais pour lui c’est plutôt une mauvaise, d’autant que Raikkonen l’enrhume sévèrement au classement. Bianchi domine toujours assez facilement Chilton décidément aussi mauvais que fortuné et c’est pas peu dire. On a les adversaires qu’on mérite. Pour Pic, le changement de Marussia vers Caterham est pleinement couronné de succès. Merci Panis, bravo Lagardère. Une voiture peu véloce en dépit du moteur Renault, il fallait le faire … et ils l’ont fait. Van Der Garde qui n’est pas vraiment encore Verstappen a tout de même devancé deux fois Pic en qualifs, ce qui n’augure pas vraiment de bonnes choses pour l’avenir de Pic. Et pic et colegramme.

Si vous avez appris quelque chose, revenez la prochaine fois, sinon revenez quand même, on ne sait jamais.

Grand Prix du Quebec : La fleur de Lotus

Nouvelle tentative d’humour et de talent de notre chroniqueur F1. Aujourd’hui, petit exercice de style : allier le mauvais goût au plus grand nombre de vannes hyper prévisibles voire totalement convenues. Rassurez-vous mission accomplie. Du moment qu’il continue à nous donner le nom du vainqueur du Grand-Prix. Et ben même pas.

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Par Henri Carl BR Driven (2)

Ah la Canada, ses chanteuses qui beuglent comme des caribous, son Québec, le Saint Laurent, et surtout ici son Grand Prix de F1 dédié à Villeneuve (le père, pas le fils qui râle tout le temps). Bref tout un tas de clichés à la con à part pour le fils Villeneuve qui fait vraiment chier le monde.

Depuis que je suis chroniqueur au Vestiaire, j’enfile les prédictions comme d’autres les perles et comme d’autres encore les clichés ringards. Rosberg a donc gagné à Monaco ainsi que je l’avais prédit. C’est bien, mais ça ne suffira pas à devenir un champion du monde en puissance. Je parle pour moi ou pour le pilote allemand ?

A ce stade de la compétition, trois pilotes peuvent encore coiffer la couronne, même Senna au début de son deuxième tonneau aurait encore pu s’en rendre compte. La mauvaise blague que voilà qui marche aussi avec Ratzenberger. Vettel (107 points), Raikkonen (86 pts) et Alonso (78 pts) sont eux toujours vivants. Ma préférence, vous l’aurez compris si vous me lisez régulièrement ou si vous n’êtes pas trop crétin, va à Alonso. Il faudra tout de même que Ferrari se sorte les doigts et améliore rapidement sa charrette voiture. Un petit tour sur www.autoscout24.fr/ ne pourra pas leur faire de mal. Vettel, lui, a la meilleure voiture du plateau, c’est tout de même plus facile. C’est comme à l’époque quand on montait dans une Williams, à la fin de la saison on avait droit aux putes et au jeroboam de champagne comme tout le monde mais au titre de champion en supplément. Et heureusement sinon Mansell serait toujours puceau, Prost aurait autant de titre que Senna, Hill et Villeneuve se contenteraient d’animatrices télé bon marché et Senna serait toujours des nôtres. Raikkonen, de son côté, aura tout de même fort à faire pour jouer le titre avec une voiture régulière mais pas flamboyante non plus, surtout si le développement de la Lotus ne suit pas et si Grosjean décanille à tout va. J’avais prédit sa bourde à Monaco, il l’a fait, je lui en rends grâce.

Vive le Quebec ivre

Pour le reste, Force India prend le pas sur McLaren dont la saison commence à faire peur ; pas autant que celle de Williams cela dit. Sauber n’a pas eu beaucoup de réussite jusque là même si Esteban Gutierrez ressemble plus à Emmanuel Chain qu’à Pedro Rodriguez qui lui était un grand. Toto Rosso marchote doucement, et Vergne m’a fait mentir pour Monaco. Le casque de Cevert n’est certainement pas étranger à l’affaire. Derrière, mais alors bien derrière, la saison de Williams est aussi triste que Jacques Lafrite depuis qu’il ne postillonne plus dans le micro de TF1.Marussia peut peu et Caterham aussi même si Van Der Garde a réussi à passer en Q2 à Monaco et ainsi à ridiculiser Pic.

 Cette fois-ci, je ne ferai pas d’allusion graveleuse pour finir ma chronique sponsorisée, on n’est pas chez Playboy bande de pervers.

Grand prix : Monaco et panache

Pour la première depuis son arrivée notre chroniqueur Formule 1 a subi la censure de sa hiérarchie. En effet, on peut s’attaquer à tout avec un certain talent mais pas à Monaco avec une accroche aussi naze que :  « La F1, c’est ma grande passion. Aussi, afin de justifier mes notes de frais, je suis allé faire un tour à Monaco, en direct du GP, et me voici sur l’ordi, au bord de la piscine, en train d’écrire un nouveau papier. »

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Par Henri Carl BR Driven (2)

Dans quel lieu unique peut-on se baigner, blanchir son argent, rencontrer un prince aux capacités discutables et discutées, des putes sur des yachts amarrés au port, avant d’être amarrées aux porcs et même un Grand Prix de Formule 1 ?

Alonso le sait aussi bien que moi je sais qu’il est le meilleur pilote du monde. L’ai-je assez dit et répété depuis que je vous abreuve de mon style gras et pertinent ? Vous en voulez encore ? Ca tombe bien, on m’informe que ce week-end c’est un circuit pour les pilotes, les vrais. Cela fera tout autant plaisir à Rosberg qui manie plutôt pas mal le manche en dépit d’un palmarès mince comme une feuille de papier cul. Mais ça c’est uniquement dû au fait qu’il n’arrive pas à faire autre chose que des pôle position, remerciant au passage sa Mercedes qui bouffe ses pneus comme personne. Sur un circuit aussi sélectif comment ne pas espérer voir aussi au rendez-vous derrière Rosberg,  Sutil ou son équipier Di Resta, Grosjean (s’il est bien au courant que la piste est étroite), ou pourquoi pas Button qui s’y connaît comme personne en gestion de pneus (remember son titre sur la Brown). Ca y’est j’ai cité tout le monde. Si avec ça je passe pour un con.

 Ricard à Panis

Saviez-vous que la dernière victoire française en F1 remontait à 1996 ? Saviez-vous que c’était Olivier Panis ? Et que c’était à Monaco ? Si les voies du seigneur sont parfois impénétrables, à défaut de celles de Katherine Legge on l’espère, soyez rassurés aucune chance pour qu’un Français inscrive son nom au palmarès cette année. Hormis Grosjean donc, Vergne portera un casque rendant hommage à François Cevert mais il s’agira d’un hommage purement anecdotique, de quoi dormir tranquille car aucun point n’est attendu. Bianchi et Pic se contenteront de devancer leurs coéquipiers respectifs, dans un bon jour. Car la F1 a bien changé et les nouvelles normes, la sécurité, etc rendent les courses plus prévisibles et la hiérarchie presque immuable. On se souvient avec émotion d’une époque où une Minardi pouvait enfin inscrire un point à Monaco ou Roberto Moreno qualifier sa modeste Andrea Moda pour l’unique fois de la saison. Une telle époque est révolue même si le rusé Bernie continue à faire son beurre et si Jacques Lafrite a enfin fermé sa gueule.

 Pendant ce temps là, Seb la Bourde se remet anonymement à l’IndyCar et aux 500 miles d’Indianapolis, je vous en parle bientôt, promis, surtout que la sexy Katherine Legge, nue ou pas, est qualifiée.

F1, Barcelone : Comprenne qui pneu

Troisième article à la première personne du singulier de notre nouveau chroniqueur F1, qui l’est de moins en moins, nouveau, pas chroniqueur. Du coup il va sans doute bientôt devenir drôle. Le contraire serait fou et contraire aux statistiques des 3 derniers siècles.

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« Depuis que le Vestiaire m’a embauché à titre gratuit, je me suis contenté d’analyses qui ne valaient pas beaucoup plus et pourtant Alonso que j’avais osé surnommer meilleur pilote de F1 a encore gagné. Pour autant cela en fait-il le futur champion du monde ? La réponse est dans l’article ou peut-être pas. »

Par Henri Carl BR Driven (2)

 

S’il avait suffi d’être le meilleur, Senna n’aurait pas eu besoin d’aller mourir chez Williams pour essayer de battre Schumacher qui n’était pas Schumacher. Damon Hill et Jacques Villeneuve n’auraient jamais été champions du monde et Prost aurait fait autre chose de sa Ferrari. Sa Formule 1, pas celle qu’il gare dans le parking de Canal+ en rayant celle de Gaccio. Le problème c’est qu’Alonso en a une aussi et qu’elle est plus proche de celle d’Alesi que de Schumi. Mais elle progresse et l’écart entre Alonso et Vettel se réduit mais ce n’est pas encore suffisant pour tirer des plans sur la comète. Raikkonen pourrait également jouer les troubles-fêtes avec ses 4 podiums en 5 courses et ses 4 petits points de retard sur Vettel, mais ça, pas besoin d’avoir fait Normal Sup Auto pour le constater.

Button de roses

Chez les autres, on a vu que Mercedes devait apprendre à ménager ses pneus car deux pôles consécutives pour récolter 20 points, ça frise le ridicule. Chez Force India, Paul Di Resta semble avoir pris le pas sur Sutil, puisqu’il y a 20 points d’écarts entre les deux. Après un tel niveau d’analyse, ajouter que Grosjean a plutôt fait un bon début chez Lotus peut me faire entrer direct comme ingénieur chez McLaren pour fêter le retour de Honda, puisque Newey se drogue désormais au Red Bull ou chez Red Bull on sait plus trop. Car chez McLaren justement, rien ne va plus, Button et Perez se tiennent tellement qu’ils vont finir par s’accrocher voire davantage avec la nouvelle législation. Chez Sauber, c’est suisse, comprenez très discret et effacé. Cahuzac pourrait vous en parler mais il est occupé à se représenter. Comment aurait-on pu échapper à ce genre de vanne politisée de merde qui n’a rien à voir avec la ligne éditoriale du Vestiaire ? Je m’en fous, je suis même pas déclaré.

Tomber à Pic

Un article ne serait pas complet sans évoquer la razzia des Français : Jean-Eric Vergne (1 point) se fait distancer par Ricciardo (7 points) chez Toro Rosso. S’il veut succéder à Webber chez Red Bull, il va devoir se sortir les doigts et les utiliser au bon moment car Danica Patrick nue ou pas n’aime pas les losers. En fait on n’en sait rien, mais elle a divorcé d’un mec qui pouvait être son père pour coucher avec un collègue. Donc Chilton et Van Der Garde qui s’améliorent lentement mais sûrement, enfin très lentement surtout, ont leur chance. Quant à Pic, l’Olivier Panis du pauvre, la saison va être longue et il s’est même fait distancer par Van Der Garde en qualif à Barcelone. C’est dire sa vélocité. Enfin un petit point financier pour finir, inutile d’acheter des actions Williams, vous pouvez sagement garder vos eurotunnels. Maldonado a gagné une course par accident l’année passée, cela ne devrait pas se reproduire et vu qu’Hugo Chavez a fini sa chimio pas sûr que son protégé puisse à nouveau se payer un volant l’an prochain.

Pendant ce temps-là on attend Danica Patrick en F1, à poil ou pas.

Formule 1 : La lave Vettel

 Si le Vestiaire a des doutes sur les capacités de son nouveau spécialiste F1, il n’en a aucun sur sa probité. Jamais il n’accepterait de se faire sponsoriser. Journaliste avant tout.

BR Driven (2)Par Henri Carl

Que retiendra-t-on du Bahreïn ?  Probablement que ça fait chier de devoir taper ce tréma à la con sur son clavier, mais aussi que mon Rédac Chef n’a pas encore totalement confiance en mon expertise : alors suis-je une burne, l’héritier spirituel de Jacques Laffite ou rien de tout ça ? Évidemment la réponse est non, je suis une bête. Comme je l’annonçais, Rosberg est trop surestimé sauf  si finir 7ème lorsque quand on part en pole soit un exploit retentissant. Pour les McLaren, ce ne fut pas non plus si extraordinaire et Pérez, que personne ne connaissait avant que j’en parle à l’instant, aurait même pu ruiner leurs espoirs tout seul comme un gland. Reste le cas Vettel, mais le pilote qui a actuellement la meilleure voiture du plateau peut-il faire autre chose que gagner ? N’allez pas croire que je vous annonce déjà un titre par contre après un ou deux grands-prix européens je vous dirai tout promis. Je peux même vous dire dès maintenant que pour Williams, cela risque d’être une saison très difficile. Il est dur d’être et d’avoir été en ce monde cruel où même Massa s’est visiblement trompé de pneumatiques. Si il faut on peut lui conseiller une boutique de pneus en ligne.

 Jacques la frite

Et comme tout arrive en F1, Grosjean a appris de ses erreurs, Van Der Garde, seul pilote à finir à 2 tours du leader, a prouvé ses éclatantes capacités et à la faveur des ravitaillements du début de course, Pic a roulé en 7ème position. Cela ne devrait pas se reproduire de l’année mais permet de montrer les sponsors à la télé. Ils ont eu le nez creux chez Airbus de soutenir le Pic-vert chez Caterham. Ils sont probablement conseillés par l’impérial Stéphane Fouks, décidément toujours dans les bons coups.

Pendant ce temps-là, on se prend à rêver d’un vrai réalisateur pour un Grand Prix F1. A Bareigne (je m’emmerde plus), ils ont visiblement des petro-dollars mais ne savent pas tenir une caméra. Vivement Monaco, sa réalisation 5 étoiles qui permet même de suivre la bataille épique entre une Marussia et une Caterham ou de mâter les pétasses en maillot que vous ne pourrez jamais tirer que dans vos rêves à moins de gagner au Loto ou de parier 7000 euros sur le Bayern à Bwin. A condition de continuer à faire des articles sponsorisés.

Grand Prix du Bahreïn : Bernie bon voisin

« Il n’y avait pas grosse concurrence mais tel Webber, j’aurais pu ruiner ma course tout seul ! »  Tel est l’humour grinçant et presque drôle de notre nouveau chroniqueur F1 titularisé par les 1232 lectures de son premier papier. Le revoici, et déjà il a la grosse tête, un pseudo et écrit à la première personne. Longue vie à toi Henri Carl et continue de nous faire rire tocard.



Par Henri Carl

Deuxième papier et déjà vedette. On disait pareil de Jacques Villeneuve après sa pôle position à Melbourne pour son premier GP. On connait la suite, alors on va pas s’emballer si c’est pour me contenter d’un titre mondial en onze ans. C’est vrai qu’il aurait aussi pu crever en course comme papa mais mon papa à moi il n’était que postier donc il aurait juste pu crever d’ennui. Vous vous en foutez alors revenons à la passion de Burt Reynolds, à part la culture des navets : la F1. Comme je l’écrivais dans mon premier article consacré au GP de Chine (plus qu’à cliquer sur le lien bande de brêles), Webber a harponné celui qu’il croyait être Vettel dans une manœuvre audacieuse que n’aurait pas renié le De Cesaris de la grande époque. Manque de bol, tel Jacques Laffite et son micro, il se trompa lamentablement de voiture en ruinant la course de Jean-Eric Vergne, lesté désormais d’une belle 12ème place. Sauf que Ricciardo, son suppléant a fini 7ème. Ça craint quand même. Le Vestiaire vous avait prévenu, le kangourou est plutôt moins mauvais que d’autres. Je vous l’avais dit également, Alonso est bien le meilleur pilote du monde actuellement. Après autant de bonnes analyses, dès demain, je deviens voyant ou je suis embauché par le Vestiaire pour ma compétence exceptionnelle. Ça faisait un moment que ce vieux site moribond n’avait rien annoncé de pertinent. Vieux motard que jamais comme disait Thomas Bourgin.

Alonso morning

Pour Bahreïn, on se demande un peu si le très surestimé Rosberg et les McLaren vont passer la seconde. Rien n’est moins sûr. Gutierrez va donc pouvoir tranquillement travailler les freinages après avoir appris l’accélération dans l’aileron de Sutil en Chine. Pirelli va encore nous les briser avec des pneus moisis et pour les Français, pas de surprise, ce sera dur. Grosjean s’accroche, Vergne doit encore apprendre à régler correctement une F1, et Pic va trouver la saison bien longue chez Caterham. Il pourrait d’ailleurs avoir un nouveau coéquipier tant Giedo Van Der Garde est à la ramasse. Kovalainen vient d’ailleurs de reprendre du service mais sans faire d’éclat. A moins que 20ème à plus d’1 seconde de Pic en Libre1, ça soit un exploit. Avoir un nom qui claque ça n’aide pas tout le temps. Enfin, chez Marussia, Bianchi était lui remplacé par un Vénézuélien inconnu et mauvais en libre 1 mais il devrait logiquement enrhumer Chilton lors des qualifs.

Pendant ce temps-là, à Bahreïn, l’opposition continue à contester le régime en place et à remettre en cause la tenue du Grand Prix. Heureusement, MM. Todt et Ecclestone « s’unissent pour exprimer leur soutien au GP de Bahreïn et son organisateur national« . « Ils souhaitent que toutes les parties concernées respectent le désir des écuries, des pilotes, et de tous ceux qui sont impliqués dans la mise en œuvre de cet événement, de faire le meilleur travail possible pendant tout le week-end« . En d’autres termes, arrêtez de nous casser les couilles, la caravane F1 passe et passera.

Grand prix de Chine : Le Damon de minuit

Pour fêter l’arrivée de ses milliers de nouveaux lecteurs mensuels, le Vestiaire renoue avec ses cartes blanches, ces articles rédigés par des chroniqueurs indépendants qui n’ont pas passé le stade du concours d’entrée à l’école de journalisme de Bordeaux ou d’ailleurs. Aujourd’hui c’est un jeune passionné de F1, biographe non autorisé de Stefano Modena, et de Steven Seagal qui nous a écrit. On le reprend ou on le vire ? A vous de juger


C’était la révolution de cette rentrée en F1 ; après avoir viré Senna, Mansell et Prost, il n’en restait qu’un  :  avec TF1 c’est Jacques Laffite qui s’en va. Ses souvenirs d’ancien combattant illuminaient pourtant nos après-midi jusqu’à ce que l’on coupe le son pour mettre les commentaires de RMC. Ou que l’on jette sa télé sur sa belle-mère, pour faire d’une pierre deux coups, lorsque le commentateur myope nous annonçait stoïquement le dépassement d’une HRT sur une Red Bull alors que cette dernière était en train de lui prendre un tour. La contrepartie c’est qu’on devra payer 35 euros pour voir Vettel faire chier son coéquipier en le dépassant de façon un peu cavalière, Massa chercher sa pédale d’accélérateur et peut-être même la retrouver, Alonso être toujours le meilleur pilote du monde, et la tête à claques d’Hamilton chez Mercedes. Même l’égorgeur d’Allemagne, Adrian Sutil, fait son retour chez Force India où il a vraisemblablement sa vaisselle à son nom.

Panique au Senna

Si vraisemblablement personne ne filera de la thune pour voir 10 voitures tourner en rond et préfèrera aller 3 fois au Mc Do ou une fois à Hipopotamus, Canal a quand même échangé Olivier Panis contre les trois mousquetaires qui sont donc 4 comme les aimait le papa du Comte de Monte-Cristo. Romain Grosjean, l’Attila des départs, Jean-Eric Vergne, le doué qui pilotait une charrette, Jules Bianchi, et son nom à faire du vélo, Charles Pic, soutenu par Lagardère, Airbus et Olivier Panis qui ne seront pas de trop.

Le long des Vergne claires

Il ne seront pas champion du monde mais pour une fois depuis Prost ils ne sont pas manchots. Grosjean, le message est passé et il semble s’être calmé même si Raikkonen lui fait beaucoup d’ombre. Vergne lorgne sur la Red Bull mais il devra se défaire de son coéquipier, Daniel Ricciardo, bien meilleur que lui en qualifs. Ca vous classe un bonhomme. Jules Bianchi qui espérait une Force India et en plus d’un autre prénom, se contentera d’une Marussia, et ne marquera donc aucun point cette année. Il s’est pourtant fait un plaisir d’enrhumer son coéquipier, le peu véloce, mais très friqué, Max Chilton sur les deux premières courses. Charles Pic, bien conseillé par Olivier Panis, a eu la lumineuse idée de quitter Marussia pour Catheram qui a trouvé le moyen de produire la voiture la moins rapide du plateau. Ultime cocorico avec l’absence d’un Grand Prix français. Et vu le lobby écolo, pas sur que la situation évolue avant 2074. Ce sera la fin du monde.

Pendant ce temps-là, Bernie Ecclestone espère trouver une femme pour piloter une F1, Mosley préférait les nazis pour piloter une femme. On espère surtout qu’elle sera meilleure que Giovanna Amati.

Red Bull à bout d’habits

Harponner le Villeneuve australien ne suffira pas au nouveau Schumacher. Rasera-t-il son duvet avant l’hymne allemand ?

Jamais la F1 n’avait connu autant de suspense. Pas même en 2008, quand le titre s’était joué au dernier grand prix de la saison, ou même en 2007, quand il avait fallu attendre le dernier grand prix de la saison pour que le championnat livre son verdict. Mieux, encore, ils sont quatre, cette fois, à pouvoir succéder à Jenson Button et aucun d’eux ne s’appelle Jenson Button.

Il y a bien le coéquipier de Jenson Button, un autre Anglais au nom similaire, mais il lui faudrait plus d’un Japonais sur la ligne pour pouvoir faire le ménage. Ne comptez pas sur Le Vestiaire pour vous dire à l’avance qui des trois autres marquera pour l’éternité l’histoire automobile des Emirats arabes unis. Une certitude, quand même, Alonso devrait faire comme depuis le mois de mars : ronger les freins de sa Ferrari et attendre que Vettel et Webber se rentrent dedans.

Au plus Vliet

Tant de suspense nous ferait presque oublier qu’une fois encore le spectacle a été exceptionnel cette saison. On aurait aimé vous donner ce week-end notre Top 5 des plus beaux dépassements, mais le journalisme est un métier qui demande parfois de bosser le dimanche et le lecteur VHS de notre spécialiste F1 a rendu Lââm cet été.

On fera donc confiance demain aux commentaires acerbes de Jacques Laffite. Un mec qui a survécu à Brands Hatch et à Pierre van Vliet ne peut pas être foncièrement mauvais. Et puis, un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal, surtout en cette année de triomphe du sport automobile français. Red Bull ne vaut évidemment qu’à Renault son titre constructeurs et Ferrari aura bientôt un pilote bien de chez nous. On ne sait jamais, Massa pourrait perdre un deuxième oeil.

Pendant ce temps-là, le Daron Rouge se demande s’il pourrait se pencher encore un peu plus en avant, après avoir déjà conduit toute la saison avec sa combi Mercedes en bas des jambes.

GP de Belgique : Spa beau de vieillir

« Robert, c’est pas un garçon facile. » Jacques Laffite, premier tour. La Pologne, c’est plus ce que c’était.

La pluie n’a pas pour seul avantage de mouiller les tee-shirts des grid girls plus vite encore que le caleçon de Bruno Senna. Elle transforme aussi les meilleurs commentateurs sportifs en présentateurs météo. Alors, quand de gros nuages gris ont survolé, hier, la campagne belge – « je peux vous le dire, il va pleuvoir » – l’expérience a parlé d’une autre voix que celle de Jacques Laffite.

Ses 34 ans fraîchement arrosés à la Stella dans une baraque à frites de Verviers ont d’abord permis à Mark Webber de tirer un beau profit de sa douzième pôle de la saison, en passant le premier virage sans se faire sortir du top 7. Rubens Barrichello, ému aux larmes, dans la semaine, pour la rétrospective de ses vingt-deux ans de carrière, a fini, lui, son 300e Grand prix dans le radiateur d’Alonso, pas plus malhabile que le Brésilien, d’ailleurs, quand il s’agit de rouler sur les vibreurs pendant une averse.

What the F-duct ?

L’expérience, c’est aussi Schumacher, qui ne se laisse pas doubler si facilement par son coéquipier à la sortie du Safety car, ou le nouveau Schumacher, qui prend soin de faire profiter Button de ses erreurs. Ca l’apprendra, après tout, à être désigné chaque année comme le pilote le plus sexy du paddock par la rédaction de F1 à la Une, dont l’autre concours s’est terminé sur une égalité parfaite : Jean-Louis Moncet et Jacques Laffite ont vanté quinze fois chacun les mérites du F-duct Renault pendant deux heures. Balle au centre.

Lewis Hamilton a mené sinon une course aussi fascinante que Nigel Mansell sans sa moustache. A-t-on vraiment besoin de sortir la voiture de sécurité dès qu’il pleut trois gouttes en Belgique ? Dans ces conditions, la seule vraie info du week-end, c’est que Bernie Ecclestone, 79 ans, a profité de la trêve estivale pour se trouver une nouvelle copine, 29 ans. On vous voit venir, mais qu’est-ce que c’est, cinquante ans, après tout, sinon l’âge qu’aurait eu Senna – le vrai – au mois de mars sans avoir viré large à Tamburello.

Pendant ce temps-là, le Daron rouge peut toujours croire au titre 2011. « Schumacher revient bien, il est déjà 17e. » Christophe Malbranque, premier tour.

GP de Chine : Shanghaï chèque

Redbull

L’ancien Schumacher continue sa tournée d’adieux. Senna, Villeneuve et Damon Hill viendront-ils l’applaudir ?

D’accord, tous les Allemands n’ont pas la moustache de Nigel Mansell et Kubica préfère parfois le champagne à la vodka. Il n’y a pas que des kangourous en Australie et les petits brésiliens ont des chaussures, mais la virée chinoise des McLaren d’Angleterre a tout de même consolidé ce week-end quelques clichés nationaux : les Anglais aiment la pluie, le ciel de Shanghaï est aussi pollué que le sud de l’Islande et toute la Russie roule en Lada.

Toujours à l’aise en terrain moite, notre spécialiste pneumatique avait eu le nez creux, en tout cas, il y a deux semaines, en attribuant à Button la devise parisienne de Ribéry et Govou : plus ça mouille, mieux c’est. Surtout à c’t’âge-là. Comme ses confrères aux ballons ronds, le champion du monde en titre a réussi à faire son trou là où personne ne l’attendait. Combien de temps faudra-t-il à Hamilton pour recoudre l’arrière de sa combi ?

Schumi, cadeau

Les historiens de la F1 se souviennent aussi d’un temps où Schumacher chantait encore sous la pluie. Trente ans sont passés depuis et le Daron Rouge aime autant l’eau qu’Eddy Irvine un samedi soir à Dublin. Le Kaiser saucé s’est quand même offert un mano a mano d’une intensité incroyable, pendant deux tours, avec la flèche d’argent d’Hamilton. On se serait presque cru aux grandes heures d’Häkkinen, mais le Finlandais n’était cette fois ni blond, ni constipé.

L’envoyé spécial du Vestiaire aurait sûrement pu en raconter un peu plus s’il ne s’était pas endormi sur son canapé. Les commissaires ont beau avoir fait sortir la Safety Car pour rien, le débris cantonnais aura sûrement autant intéressé le grand public que Vettel et Webber. Heureusement qu’Alonso est là pour doubler son coéquipier dans les stands. Il n’y a, après tout, jamais eu de hiérarchie entre les pilotes chez Ferrari.

Pendant ce temps-là, le paddock a trois semaines pour rejoindre Barcelone par la route. Senna et Trulli vont devoir rouler jour et nuit.

GP de Malaisie : Red Bull vous donne Vettel

Redbull

Les conférences de presse de la seconde ère Schumacher se font désormais en Allemand. Et pourquoi pas en Australien ?

Il n’avait pas 4 ans quand Schumacher a pointé pour la première fois le bout de son menton de prognathe dans le grand cirque de la F1. Le destin et l’arrogance naïve du Daron Rouge les ont réunis cette saison sous le même chapiteau, mais le gamin est le seul, pour l’instant, à fouler la piste aux étoiles.Vettel est avec Kubica le pilote le plus régulier du plateau. Un seul des deux a une voiture compétente et il ne parle pas Polonais. Presque gêné d’avoir battu Webber en roulant pendant deux heures le coude hors du cockpit, le jeune Allemand aurait déjà pris 75 pions si les ingénieurs de Red Bull savaient dessiner autre chose que des canettes en alu.

Vettel avive

C’est un miracle, derrière, si Ferrari passe la campagne asiatique avec un tel bilan comptable. Ses deux pilotes sont en tête du classement sans rien avoir montré d’autre que leur flair en qualif’ et la supériorité évidente des Red Bull et des McLaren. S’il avait su, Ross Brawn aurait de son côté repris Barrichello pour porter les plateaux-repas de Schumacher. La comparaison aurait sans doute été moins cruelle. Volontairement réservé, jusqu’ici, sur les performances du quadra-dégénère, le gérontologue du Vestiaire doit bien se faire raison : ce n’est plus la moitié du pilote qu’il vénérait jadis. Combien de temps encore va-t-il supporter l’humiliation ?

L’argent Malaisie

La F1 a en tout cas retrouvé son visage habituel après le remue-mais nage de Melburne. Un podium figé dès le premier tour et des dépassements à la pelle sur les attardés : la saison va être longue jusqu’au sacre de Vettel. Il ne peut pas pleuvoir tous les week-ends. Quoique. Bernie a bien inventé les Grand Prix de jour en pleine nuit, il n’y a qu’un pas maintenant pour faire tomber la pluie sous le soleil. On arrose bien les terrains de foot. Et comme dirait Button : plus ça mouille, mieux c’est.     

Pendant ce temps-là, le rallye est tombé encore plus bas que la Formule 1. Et pourtant, il y avait de la marge.

GP d’Australie : Ecclestone et Charden

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La saison de Robert Kubica s’est terminée en Australie avant même que celle de Vettel commence. Lequel des deux sera champion du monde le premier ?

Retenu à Melburne pour des raisons professionnelles, notre spécialiste bolidage a bien failli ne jamais livrer son analyse du Grand Prix le plus passionnant de la saison. Des pluies torrentielles, John Travolta et une lutte acharnée pour le point de la dixième place : que pouvait attendre de plus le public australien, si ce n’est peut-être un pilote national compétent ? Aussi prompt à s’enflammer que le réservoir de Niki Lauda, Le Vestiaire était même prêt à faire pénitence, sur les genoux, jusqu’aux faubourgs de Sepang  : comment avait-il osé douter du bienfait des nouvelles règles ?

Le chemin de croix attendra pourtant un peu. Les rediffusions ne pardonnent rien : doubler sous drapeau bleu une Lotus qui a trois tours de retard  ne gonfle pas forcément les statistiques de dépassements. La remontée fantastique d’Alonso s’est ainsi curieusement achevée une fois passée en revue toutes les épaves qui rendent huit secondes au tour à sa Ferrari. La manoeuvre de Button sur Vettel, elle, était imparable : l’Allemand n’a pas bougé du bac à sable, les freins hors service, quand l’Anglais lui a pris les commandes de la course.

Melbourne supremacy

A part ça, le monde de la F1 aura sans doute eu le week-end dernier moins d’enseignements à tirer que Jenson dans son motorhome. Si personne ne peut savoir qui de Webber, de Barrichello ou de Trulli prendra le premier sa retraite anticipée, Kobayashi a tout de même confirmé qu’il était dans la droite lignée des grands pilotes japonais : jamais les oreilles de Buemi n’avaient eu si chaud, et pourtant, ses parents ont dû avoir la main lourde.

Une nouvelle fois trahi par sa mécanique, l’ancien nouveau Schumacher commence lui sa saison comme Frank Williams : avec handicap. Ca aurait pu profiter à l’ancien nouveau Tiger Woods de la F1, mais ce dernier ne sait plus quoi inventer, depuis que sa Pussycat l’a largué, pour ramener trois blondes dans sa Merco. Button pourrait quand même partager.

Pendant ce temps-là, le nouvel ancien Schumacher a virtuellement pris le leadership de la deuxième séance d’essais libres malaisienne. Le huitième titre lui tend les bras.

GP de Bahreïn : Lotus et bouses couillues

lotus

Parti élever des buffles malgaches en Mayenne, notre spécialiste F1 avait accepté de faire son retour cette saison pour les deux ou trois amateurs de sport auto qui savent lire et écrire. Malheureusement, la première course a été reportée.

Ça avait pourtant l’air, comme ça, d’une bonne excuse pour ne pas aller voter. Trois champions du monde et demi, un borgne brésilien, Schumacher, le nouveau Schumacher, Senna et le nouveau Senna : le casting était aussi bandant qu’un dimanche de David Coulthard au coin du feu. Après quinze années de réformes stériles, de luttes intestinales et de partouzes extrémistes, la FIA allait enfin avoir du spectacle. Pourquoi a-t-il phallus qu’elle vienne y mettre son grain de sel ?

Le plateau se suffisait largement à lui-même, Häkkinen et Damon Hill en moins, mais une nouvelle saison de F1 n’en est pas vraiment une sans une flopée d’innovations. Passe encore le barème de points. Au moins, tout le monde est content, on se croirait à l’Eurovision. Par quel miracle, par contre, l’absence de ravitaillements pouvait-elle favoriser les dépassements ? C’était depuis dix ans le seul moyen de bouleverser la hiérarchie des qualifs. Autant donc les supprimer : bourrées à plein, les bagnoles ont une belle marge de manoeuvre pour attaquer. Il fallait y penser.

Sakhir royal

Le monde de la F1, de Kuala Lumpur à Abu Dhabi, a donc vécu ce week-end le Grand Prix le plus chiant depuis la première retraite de Schumacher. On a d’ailleurs longtemps vu un Allemand en tête pour un doublé Ferrari à l’arrivée : l’histoire que reniait jadis Oswald Mosley n’est après tout qu’un éternel recommencement. Ca ne veut pas forcément dire que Jenson Button sera encore champion du monde.

Pour une fois, L’Equipe.fr pose en tout cas les vraies questions : comment lutter contre l’ennui ? Le débat est ouvert. Il y a bien le scrabble ou le sudoku, mais on l’a déjà dit, le taux d’alphabétisation des fans de F1 dépasse rarement celui des rédacteurs des magazines de tuning. La procession bahreïnienne a finalement soulevé plus de doutes qu’il y avait de spectateurs dans les travées de Sakhir : Bruno Senna a-t-il un lien de parenté avec Sacha Baron Cohen ? A quel âge peut-on devenir conseiller régional ? Lequel des deux Schumacher était dans le Bas-Rhin dimanche ?

Pendant ce temps là, trente pèlerins prêchaient dans le désert, aux tréfonds d’un pays sans autre culture automobile que les millions de réservoirs qu’il remplit à travers le monde. Et si Raikkonen avait eu raison d’aller faire des tonneaux au Mexique ?

Schumacher : « Un cou à jouer »

schumi

Notre spécialiste F1 est sorti du marasme dans lequel l’avait plongé l’éviction inattendue de Seb La Bourde pour aller (presque) interviewer le prognathe le plus rapide de l’histoire.

QUESTION : Michael, votre retour à la compétition a maintenant dépassé le stade de la rumeur…
MICHAEL SCHUMACHER : Vous savez, ça fait bien longtemps qu’il n’y a plus que le Prince Albert pour croire que j’aurais pu faire carrière dans le foot. Avec le réchauffement du trou de l’effet de serre, il n’y a plus de tsunamis, comment voulez-vous que j’aille jouer des matches de charité ? Et je ne sais même pas où il est votre stade.

Remontrez-vous un jour dans une F1 ?
Il y a des chances. Renault en expose toujours une au Salon de l’Auto.

Et votre contrat avec Mercedes ?
Qu’est-ce que dit Bild là-dessus ?

Que c’est signé…
(Ndlr : Il marque une pause, prend sa respiration.) L’enfoiré de concessionnaire. Il a fuité. Je voulais pas que mes voisins l’apprennent comme ça. La honte. Vous savez, les temps sont durs en Suisse. Avec la montée du prix du baril de lessive, j’ai dû laisser mes trois Ferrari au garage. Mais la Classe A, c’est pour Corinna.

Votre retour en F1 est-il motivé par des raisons financières ?
Bien sûr que non, la F1 c’est toute ma vie. J’aurais tué Senna et ma mère pour y arriver s’ils étaient encore là. Et puis ça me faisait chier les dimanches en famille. Vous avez jamais goûté les schnitzel de Ralf.

Pensez-vous avoir encore le niveau pour rivaliser avec la nouvelle génération ?
J’ai hâte de me frotter au nouveau Schumacher. Il a l’air d’avoir la peau douce. Et puis j’ai encore plus de cheveux que Massa et Barrichello réunis. L’effet Elsève, sans doute. (Ndlr : Deux jeunes femmes en tenues d’infirmières font leur entrée dans la pièce.) Excusez moi, ce sont mes physiothérapeutes. Pour mes problème de cou…

Ces douleurs cervicales peuvent-elles handicaper votre retour ?
Au lycée, c’était plutôt mon frère qui enchaînait les mauvais coups. Mais la roue arrière tourne, disait souvent Jeannot. (Ndlr : Une des physiothérapeutes du cou vient s’assoir sur les genoux osseux du Baron Rouge.) Doucement les filles, vous pourriez au moins attendre la fin de l’interview. J’ai pas la santé de Tiger.

Tiger ?
Il a plus besoin de physios depuis qu’il a arrêté le golf. Et elles ne traitent que les sportifs milliardaires, ça ne leur laissait pas beaucoup de choix.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétain

GP d’Espagne : La guerre des Button

boutons

Le premier trimestre sur le point de se terminer, Le Vestiaire distribue ses bons points. Bourdais et Piquette ne sont pas prêts d’avoir une image.

Jenson Button. Spyker Team à part, c’était le seul, l’année dernière, à avoir fait encore moins bien que Bourdais. Comme quoi rien n’est jamais perdu. On l’a fait passer de justesse, il est de loin le premier de la classe depuis la rentrée. C’est ce genre de surdoués qui ne foutent rien à l’école quand ils s’ennuient.

Rubens Barrichello. Après avoir redoublé dix-sept fois, c’est quand même normal qu’il soit à peu près au niveau. Ne peut déjà plus blairer le prof de Maths.

Sebastian Vettel. Le chouchou. A sauté trois classes, est toujours à l’heure, n’a pas une rature sur son cahier de brouillon. Qu’attendent les autres pour lui tomber dessus à la récré ?

Mark Webber. Pourquoi donc est-il toujours assis à côté du petit Mozart ? Le génie ne s’attrape pas par les coudes.

Jarno Trulli. Le beau gosse du lycée. Toujours prêt à mordre le gazon. Pourrait sans doute prendre un tableau d’honneur s’il était aussi imaginatif au volant qu’avec ses coupes de cheveux.

Timo Glock. Bien, mais peux mieux faire.

Fernando Alonso. Le teigneux. Jamais bien loin quand les bagarres commencent au fond de la cour. Combien de temps sa mère l’habillera-t-elle avec des pantalons troués ?

Lewis Hamilton. A vouloir tricher systématiquement, il s’est enfin fait prendre. C’est quand même plus dur sans antisèche dans la trousse.

Nick Heidfeld. Capable du pire comme du meilleur. Un peu plus de régularité dans le travail ne ferait pas de mal.

Nico Rosberg. Bac blanc avec mention. Dommage qu’il panique autant pendant les contrôles.

Heikki Kovalainen. Trop souvent absent.

Kimi Raikkonen. L’associal. Se fout autant de ses mauvais résultats que de ses camarades.

Felipe Massa. S’il avait su, il serait pas venu.

Sébastien Buemi. Le nouveau. Plutôt bien intégré, malgré les blagues sur ses oreilles.

Sébastien Bourdais. Le boutonneux à lunettes du premier rang. Passable en anglais, mais sérieusement limité dans les autres matières.

Robert Kubica. La grosse déception. On attendait mieux de lui.

Nelson Piquet Jr. Le fils à papa. N’aurait jamais été là si le paternel n’avait pas joué de son influence.

Kazuki Nakajima. Le casse-couilles. Passe plus de temps à faire chier son monde qu’à regarder ce qu’il se passe devant lui.

Adrian Sutil. Qui ça ?

Giancarlo Fischella. Il fait toujours aussi bon, au fond, à côté du radiateur. Pourquoi donc irait-il voir ailleurs ?

Pendant ce temps-là, l’éducation nationale, une fois de plus, s’est tirée une balle dans le pied.

GP de Chine : Vettel est la question

redbull

Le bénéfice du doute n’est plus permis : Bourdais n’a pas plus sa place en F1 que Piquette et Nakajima. Combien de fois Le Vestiaire devra-t-il l’écrire avant que leurs dirigeants ne s’en aperçoivent ?

Neuf heures viennent de sonner à sa montre à gousset et Jean Todt, la bouillotte tiède, émerge à peine. Belle comme une boîte de vitesse, Michelle ronfle encore à l’autre bout du lit, une bouteille de Lambrusco sous le drap. Circonspect, le Bonaparte auvergnat retire avec précaution la télécommande de son film transparent. On est dimanche, c’est l’heure de son feuilleton.

Voilà trois semaines que l’ancien con battant ne reconnaît plus les personnages. La F1 a quand même drôlement changé depuis son dernier pot de départ. Ce matin là, pourtant, tout semble enfin rentré dans l’ordre, comme au bon vieux temps où Ross Brawn n’était pas la moitié d’un opportuniste arrogant. Mercedes pointe même en tête, un Allemand dans les rétros. La hiérarchie est rétablie. Ce n’est pas trop tôt (8:05 GMT). La mousson japonaise se dissipe alors un peu et même Jacques Laffite peut mesurer l’ampleur du désastre : ce n’est que Vettel derrière le safety car.

Dennis le gros cesse

Une fois de plus, le week-end aura soulevé plus de questions que d’asiatiques dans la caravane de Button. L’Anglais, désormais candidat au titre, arrivera-t-il avant la fin de la saison à descendre cul sec ses bouteilles de champagne ? Où était donc Ron Dennis ? Quelle est la pluviométrie moyenne au mois d’avril en Chine ? Qui de Glock ou Vettel est le nouveau Schumacher ?

Encore une course comme celle-là et le pilote Red Bull sera en tout cas le plus jeune sportif de l’Histoire à rentrer dans notre nouvelle rubrique. Même en cherchant bien, il n’y a rien à redire sur sa victoire : c’est propre, régulier, efficace et sans friture, dirait Pierre Van Vliet. La même sur le sec et Le Vestiaire pourrait presque en faire un champion du monde en puissance s’il était là pour faire des prédictions.

Outrageusement dominé par le prépubère allemand, Seb la Bourde n’avait donc pas trop à rougir la saison dernière. Bien plus proche, cette fois, de son nouveau leader, il a en plus ramené trois fois la voiture au garage sans l’aide des commissaires. Et pourtant, « nous n’aurions pas dû courir dans de telles conditions », a regretté dimanche le meilleur Français du plateau. « J’aurais pu sortir 15 ou 20 fois. » Il s’est contenté de trois tête-à-queue. C’est ça, le nouveau Bourdais.

Pendant ce temps-là, c’est rare, mais il y a encore des journalistes qui écrivent ce qu’il pensent.

GP de Malaisie : Orage et désespoir

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Toute l’Europe s’est donc levée à 11 heures pour rien : Button n’a jamais été pilote de offshore. La course amputée, comme Zanardi, Le Vestiaire n’écrira qu’une moitié d’article.

D’aussi loin que les archivistes du Vestiaire se souviennent, ce n’est pas la première fois qu’une course est arrêtée avant son terme pour quelques gouttes de pluie. Une averse monégasque avait même coûté à Alain Prost le titre mondial 1984 (ndlr: sa victoire ce jour-là ne lui avait rapporté que 4,5 points au lieu de 9), abandonné pour un demi-point au côté gauche de Niki Lauda.

Ce n’est pas non plus la première fois que la FIA  doit essuyer les plâtres de ses décisions commerciales : la course aurait sûrement pu repartir si son départ n’avait pas été différé cette année pour permettre aux téléspectateurs européens de se lever un peu plus tard le dimanche. Pourquoi donc aller se fourvoyer de nuit dans le Tiers-Monde si la F1 n’intéresse que BBC One, la ZDF et Jacques Laffite ?

Menteur, menteur

Vainqueur de sa troisième moitié de Grand Prix consécutive, Jenson Button lui-même n’aura pas plus d’enseignements à tirer que d’anciens mannequins dans son motorhome. Les écuries aux extracteurs litigieux (Brawn GP, Toyota et Williams) sont encore au-dessus de Massa, mais on n’est, après tout, plus à un déclassement près. Lewis ‘I’m not a liar’ Hamilton a pleuré le sien toute la semaine dans la presse britanique : il a menti à l’insu de son plein gré, sous la torture, mais on ne l’y reprendra plus.

Septième, le champion du monde est sorti du chaos malaisien pour récupérer deux points, qui n’en font qu’un, et revenir à hauteur de ses adversaires directs en qualif, Buemi et Bourdais. La voix chevrotante sous le déluge – « It is undrivable, it is undrivable » – le Manceau garde malgré tout son avance, au classement, sur les deux Ferrari et la BMW de Kubica. Mais la saison de Vettel est encore longue : celui qui peut donner aujourd’hui le nom du champion 2009 est aussi visionnaire que les lecteurs de L’Equipe.fr.

Pendant ce temps-là, Sébastien Loeb est toujours en course pour le Grand Chelem que Le Vestiaire lui a promis.

GP d’Australie : L’étrange histoire du benjamin Button

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Depuis le temps qu’elle essayait, la FIA a enfin réussi à mettre à mal la domination des frères Schumacher. Les grid girls ne sont pourtant pas dupes : il n’y a bien que de sponsors sur sa combinaison que Jenson Button est encore vierge.

De notre envoyé spécial au Walkabout

Les insomniaques manceaux se rappellent sûrement que l’année dernière à pareille époque la crise n’était encore qu’un mauvais film de Coline Serreau, que Karen Minier s’ennuyait ferme un week-end sur deux et que l’astigmate le plus rapide du grand ouest avait flirté jusqu’à deux tours de la fin avec la quatrième marche du podium. Bien calé à l’arrière du peloton, Seb la Bourde a cette fois évité une  nouvelle désillusion à son public. Il a terminé dans l’aileron de son leader, à six secondes, seulement, de la voiture de sécurité.

Soleil couchant dans les carreaux, nouvelles données aérodynamiques, changement d’heure : Bourdais pourra trouver toutes les excuses du monde, il a surtout été dominé tout le week-end par un coéquipier sans expérience ni grand talent. Son mano a mano épique avec Heidfeld pour la quinzième place et un point généreusement récupéré sur tapis vert ne suffiront pas à cacher sa misère australienne. Et s’il était aussi nul que Le Vestiaire le pensait ?

Oh, la Brawn blague

On en oublierait presque qu’il y a eu ce matin un semblant de course à l’avant. Jenson Button s’est offert le plus beau doublé pole-victoire de sa carrière et Barrichello a bien eu raison de ne pas arrêter la sienne. Comme Takuma Sato et les ouvriers de General Motors, les deux pilotes étaient encore au chômage il y a un mois. Les fonds de tiroir de Ross Brawn et trois journées d’essai en ont fait la nouvelle force majeure de la F1.

Comment donc un tel miracle technologique a pu être possible ? C’est difficile à reconnaître, mais il y a des questions auxquelles même Le Vestiaire ne peut pas répondre. Mais il y a les autres, et quelques certitudes. Si la domination des BGP se confirme, le nouveau règlement aura atteint l’idéal communiste : remplacer la dictature bourgeoise par celle du prolétariat.

A fond le KERS

Parti d’encore plus loin que Bourdais, Lewis Hamilton a de son côté parfaitement entamé la quête de ses huit titres mondiaux. Il compte déjà six points d’avance sur Massa, Raikkonen, Kubica et Sutil et a pris après seulement trois tours un ascendant psychologique certain sur son coéquipier prodige.

La piste n’a en revanche pas été suffisement dégagée pour permettre à Ferrari de marquer un point cette saison. Comme Le Vestiaire l’avait prévu, Nakajima et Piquette ont pourtant fait de leur mieux, mais Vettel les a rejoint un peu tard. Et quand bien même Kubica a tout tenté en fin de course pour aller chercher la médaille d’argent, les pneus slicks et la première sortie du KERS n’ont pas vraiment accouché de l’orgie de dépassements espérée. Il n’y a bien qu’au fond du motorhome de Brawn GP qu’on sait changer de positions.

Pendant ce temps-là, Trulli a bu tout le champagne d’Hamilton.

Le Nevers de la médaille

Felipe Massa est le nouveau champion du monde 2008 virtuel à titre posthume prévisionnel. A part ça et la moitié du règlement, rien ne change en F1.

C’est sans doute, avec le ping-pong et le beach-volley, un des seuls sports dont les règles changent plus souvent que les interfaces de Facebook (devenez fan du Vestiaire ici). Le titre F1 ne se jouera plus aux points, mais au nombre de victoires : la FIA en a décidé ainsi, en concertation avec elle-même et les banquiers d’Ecclestone, et Dieu seul sait ce qu’elle peut encore inventer d’ici deux semaines.

Il faudrait peut-être lui dire que Schumacher a arrêté la compétition, que les deux derniers championnats se sont joués sur le dernier Grand Prix et que Piquette et Nakajima ne sont jamais à court d’idées pour dynamiter une course. A part un peu plus de confusion chez les lecteurs du blog de Jean-Louis Moncet, la nouvelle réglementation ne devrait pas apporter pas grand-chose. Mais à quelques médailles près, Bernie a eu ce qu’il voulait, et c’est bien là l’essentiel.

KERS que c’est ?

Et pendant que tout Nevers salue la réforme en silence, la vitrine du sport automobile exposera cette saison des monoplaces bâclées, dénuées d’esthétisme et d’identité (vidéo). Au chasse-neige frontal s’ajoutera un système que personne ne veut et ne maîtrise. Comme Sylvain Mirouf, le KERS aura pour seul intérêt de redistribuer les cartes : McLaren brouille parfaitement les siennes jusqu’ici et la femme de Ross Brawn ne lui en veut déjà plus d’avoir hypothéqué leur chalet suisse.

De là à penser que l’Orni de Brackley peut gagner les trois premières courses de la saison, il y a un pas que Barrichello franchit chaque hiver avec plus en plus de rhumatismes. Jean Todt, Ron Dennis, Coulthard et Fisichella enfin partis, le Brésilien est le dernier témoin au cul (à) l’air d’une F1 compétitive, sans règles artificielles ni restrictions budgétaires.

Et si Mosley, pour réduire les coûts, commençait par s’attaquer au premier poste de dépenses de la FIA : les honoraires des putes de Chelsea ?

L’Hommage : Pas Manceau pour un sou

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La Scuderia du pauvre a une confiance aveugle en son pilote essayeur, qui ne voit pas beaucoup mieux. Le taurillon mayennais repart cette saison pour un tour avec l’ambition d’en boucler un peu plus.

Toro Rosso n’a donc pas attendu le printemps pour donner raison au Vestiaire : Bourdais aura la deuxième chance que Ronnie Peterson n’a jamais eue. L’astigmate le plus rapide du monde fait tellement l’unanimité dans son équipe qu’elle n’a mis que six mois pour le confirmer. Ce n’est pas grand-chose, après tout, à l’échelle de la carrière de Barichello.

Bourdais, en 2008, ce n’était pas que l’imposture dénoncée par quelques sites confidentiels. Il a quand même tenu toute la saison la dragée haute à Trulli et Sutil dans les premiers virages ; il s’est chargé lui-même de vérifier la résistance de la STR3 sur les murs de Barcelone et a mené de main de maître le Grand Prix du Japon. Pendant trois tours.

Le meilleur pilote français de la deuxième moitié des années 2000 a surtout connu Gerhard Berger et les frissons du podium virtuel, mais il préfère après les courses la compagnie de ses mécanos aux cérémonies protocolaires. C’est tout à son honneur.

Crashé dans son myope

La concurrence de Sato n’était donc qu’un leurre, orchestré dans l’ombre par les publicitaires de Red Bull. Les médias ont fait monter la sauce mayennaise sans même se poser la question : à quoi bon remplacer un binoclard fauché par un suicidaire sans le sou ?

Le premier avait au moins le mérite de connaître la voiture et les couloirs de l’usine. Il sera cette saison l’équipier de luxe d’un Suisse de 20 ans pétri d’expérience : deux titres nationaux en Mini et une saison de GP2 finie juste derrière Pantano, Senna, Di Grassi, Grosjean et Maldonado. Que du beau monde. Combien sont aujourd’hui en F1 ?

Pendant ce temps-là, Bourdais récolte enfin les fruits de sa saison 2008 : sa licence est dix fois moins chère que celle d’Hamilton.

Sébastien c’est flou

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Le site officiel de Toro Rosso a abandonné le Français pour le Japonais et les fans de La Bourde s’interrogent : quelle langue parle-t-on à Laigné-en-Belin ?

Si Paul Newman était encore de ce monde, il n’aurait pas eu à partager avec Carlos et Depardieu les rétrospectives de l’année 2008. Il ne regretterait plus d’avoir arrêté sa carrière au bon moment et se demanderait quel mauvais remake lui joue son protégé à lunettes. Sébastien Bourdais lui a refait en quelques mois toute sa filmographie : Ce Monde à part, Virages, L’Arnaqueur, Les Sentiers de la perdition, La Couleur de l’argent.

Il ne lui en resterait qu’un seul à tourner – Le Verdict – mais comme General Motors et Ross Brawn, l’industrie cinématographique n’est pas épargnée par la crise. La production chercherait même à imposer sa doublure japonaise, moins coûteuse, mais personne n’est dupe : il n’y a bien qu’à Marseille et au Marineland qu’on remplace un manchot par un autre.

Les 12, Sato part

Bourdais, son maigre salaire à part, n’est pas plus riche qu’il y a deux mois, quand Le Vestiaire dressait un bilan sans concession (automobile) de sa première saison catastrophique. Le talent ne s’achète pas, nous avaient alors répondu Pedro Diniz et Gaston Mazzacane. Sato n’a pas voulu les croire; du moins jusqu’à ce que Subaru, Kawasaki et Honda se chargent de rappeler à Toro Rosso que l’herbe n’est pas beaucoup plus verte au soleil levant.

Si la Scuderia du pauvre hésite encore entre la peste et le coléreux, c’est qu’elle espère bien choper autre chose avant les premiers essais libres de Melburne. D’après nos sources minérales, Red Bull aimerait associer l’expérience de Jenson Button aux oreilles de Buemi. L’attribution du numéro 12 (photo), le seul laissé vacant cette semaine par la FIA, dépendra donc du rachat de Honda  Racing. Les fans de Bourdais peuvent toujours se cotiser.

Pendant ce temps-là, Alessandro Zanardi s’est reconverti sur deux roues.

Bilan Le-Vestiaire.net : Bourday after day

L’avenir de Sébastien Bourdais en Formule 1 s’écrit désormais en bas d’un chèque : 10 millions d’euros. Et s’il ne lui manquait pas que l’argent ?

Australie. Quatrième, sans avoir fait un dépassement, de son premier GP en F1, il est trahi par son moteur à deux tours de l’arrivée. La malchance le frappe déjà. Elle ne le lâchera plus. Les efforts conjugués de Piquette et Nakajima lui permettent quand même, avec deux points, de devancer les deux Ferrari au classement des pilotes.

Malaisie. Parti en fond de grille après avoir changé son moteur, il finit sa course dans le bac à sable du sixième virage. Mais cette fois encore, il a une bonne excuse : « Il y a des voitures partout, c’est vraiment très déstabilisant. »

Bahreïn. Son GP, c’est lui qui le dit, « n’a rien de très excitant ». Une course « sans histoire, mais sans grande excitation non plus ». C’est pareil à la maison avec Claire.

Espagne. En confiance après avoir détruit en essais privés, sur une erreur de pilotage « bête et méchante », l’évolution de sa charrette, il est victime au septième tour d’une tentative de dépassement de Piquette, qu’il n’a pas senti venir, par derrière. Le fourbe.

Turquie. Une casse mécanique au 26e tour l’empêche de voir l’arrivée. Le retrait des Super Aguri lui ouvrait pourtant un boulevard.

Monaco. La météo lui joue cette fois un bien vilain tour. De la buée plein les lunettes, il ne voit pas Coulthard, mal garé sur le côté de la route. Et là, c’est le drame : « Je me disais ça va, ça va. Et puis à un moment ça n’allait plus du tout. La voiture s’est dérobée en aquaplanage et je suis parti à la faute. »

Canada. Il commence enfin à réaliser que « la F1 n’est pas une Champ Car », que ça va un peu plus vite en ligne droite et qu’il n’y a pas vraiment sa place. « C’est mon pire week-end de pilote automobile depuis très longtemps. J’ai été un passager de ma propre voiture. » C’est joliment dit.

France. Il crédite son public d’une solide 17e place : « C’est bien de sentir que je ne suis pas complètement invisible malgré mes modestes résultats. »

Grande-Bretagne. La pluie l’empêche encore d’exploiter tout le potentiel d’une voiture qu’il n’arrive de toute façon pas à régler : « J’en bave, mais je vais continuer encore un peu à chercher une solution. » Partir en tête-à-queue n’en est peut-être pas une.

Allemagne. La série noire continue, et pas seulement pour Hamilton. Le Manceau est privé des deux séances d’essais libres, sa course n’est pas beaucoup plus excitante et Vettel prend définitivement l’ascendant.

Hongrie. « Encore un week-end à oublier. » Rétrogradé de cinq places sur la grille pour avoir bouchonné Heidfeld en qualifs, il s’enflamme à son premier arrêt au stand et finit avec trois tours de retard. C’est mieux que rien.

Europe. Les Toro Rosso, après trois semaines de trêve estivale, sont méconnaissables. Il en profite pour accrocher le top ten, mais dixième, ça ne suffit pas à marquer des points.

Belgique. Il passe en deux virages de la quatrième à la septième place. Le climat belge est aussi incertain que son pilotage sous la pluie. Il prend quand même deux points. Ses derniers de la saison.

Italie. Qualifié à une inhabituelle quatrième place, il rate complètement sa procédure de départ. Le moteur cale et c’est avec un tour de retard qu’il savoure la première victoire de son coéquipier de 19 ans. Sans ce fichu embrayage, « c’est la troisième place (qu’il) pouvait viser » pourtant.

Singapour. La nuit ne lui porte pas plus conseil que son ami Paul Newman, disparu dans la semaine. La Marseillaise résonne pour la première fois de la saison dans les paddocks. Elle n’est pas pour lui, mais il s’en fout, il n’a pas encaissé le décalotage horaire pour rien : « C’est beau des F1 la nuit. »

Japon. Leader virtuel pendant trois tours, il réalise sans doute la meilleure course de sa saison. Enfin tranchant, il est sorti des points après la course par une pénalité de 25 secondes injustifiée. Il ne s’en remettra pas.

Chine. « En haut de la liste » de Berger, il fait dans le premier virage les frais du train arrière de Trulli, qui a l’audace de freiner devant lui. L’inconscient. Une mésaventure de plus dans « l’une des saisons les plus pourries de (sa) carrière ».

Brésil. « Une course à l’image de beaucoup d’autres cette année. » Sans relief, loin de Vettel et encore ponctuée de malchance. Le sort s’acharne comme Trulli, qui tente un nouveau dépassement. Et lui qui croyait que c’était interdit en F1.

Bourdais, on le répète, n’est pas un mauvais pilote, mais le bilan de sa saison parle de lui-même : deux courses honnêtes (Australie et Japon) et une bonne séance de qualifs (Italie) au milieu du naufrage ne suffisent pas à plaider sa cause auprès de Toro Rosso. Il n’a jamais trouvé les bons réglages sur la STR2, retardé sur une faute de pilotage l’arrivée de la STR3 et gravement souffert la comparaison avec Vettel, pourtant beaucoup moins expérimenté. Le Français ne doit pas qu’à la seule malchance ou aux manœuvres audacieuses de ses adversaires le désaveu manifeste de son équipe, qui a quand même osé le mettre en concurrence avec Sato et Buemi. Ca veut tout dire. Ses chroniques lucides « Au cœur de la F1 », dont la majorité des citations de cet article sont extraites, manqueront autant à son sport que les campings sauvages de Magny-Cours. Laffite lui cèdera-t-il son fauteuil de consultant ?

Bilan : A billets pour l’hiver

Puisque les lecteurs d’Aujourd’hui Sport attendent toujours le compte-rendu du GP du Brésil, faisons les patienter avec notre bilan saisonnier. Et si, malgré Burt, Hamilton n’avait pas tout faux, coco ?

Ferrari. Stefano Domenicali et Mario Almondo auraient fini chez Fiat si la Scuderia n’avait pas au moins ramené le titre constructeur. La voiture italienne était largement au-dessus de la concurrence, mais les options tactiques des deux hommes ont coûté le championnat à leurs pilotes. Massa a sûrement vu s’envoler dans le dernier virage d’Interlagos la chance de sa carrière ; celle de Räikkönen dépend maintenant de la fréquence de ses sorties en boîte les week-ends de Grand Prix.

McLaren. L’écurie anglaise a marqué 151 points de plus qu’en 2007, sans même aller voir dans le garage voisin, celui des Force India. Bien que nous ne l’ayons jamais ménagé, il faut reconnaître à Hamilton une certaine régularité au haut niveau. Aussi perméable à la pression que les digues vietnamiennes, il a manqué au Brésil l’occasion de faire taire les supporters espagnols. Mais c’est quand même plus dur sans coéquipier.

BMW. Un printemps qui chante et le pilotage exceptionnel de Kubica laissaient augurer le meilleur aux amateurs de tunning. Les congés estivaux de ses mécaniciens et la barbe de Nique Heidfeld ont empêché le Polonais de se mêler à la course au titre. Il le fera en 2009 si les actionnaires allemands dégèlent enfin leur budget développement.

Renault. Si la saison avait débuté en Hongrie, Alonso serait triple champion du monde. Mais avec (Giuseppe) Dessi, on mettrait Piquette en Bouteille, sans faire offense à notre ancien stagiaire. Renault a fait l’erreur de le garder. La comparaison avec l’Espagnol est pourtant cruelle pour la famille Grosjean.

Toyota. Trulli est certainement le meilleur sur un tour. Dommage pour lui, les courses en ont plus de cinquante en général. Le dernier de la saison était de trop, aussi, pour Timo Glauque. Et dire que certains osent penser qu’il a volontairement ouvert la porte à Hamilton.

Toro Rosso. Vettel n’a fait qu’une erreur cette saison : signer chez Red Boules, l’écurie mère, moins performante. Personne, ou presque, n’aurait jamais pu miser sur un pareil rétablissement des Minardi. Ca n’aura curieusement profité qu’au nouveau Schumacher.

Red Bull. Pouvaient-ils espérer mieux avec Webber, Coulthard et un moteur Renault ? Red Bull n’a quand même pas tout perdu cette année : la boisson est arrivée sur le marché français.

Williams. Kiki Rosberg est encore plus irrégulier que les contractions de Karen Minier. Nakajima, lui, est dans la droite lignée des grands pilotes japonais.

Honda. A ce prix là, ils feraient mieux de se concentrer sur la moto. Button a oublié que James Hunt (photo) ne faisait pas que boire et baiser.

Force India. Il fallait bien faire le nombre, Ecclestone a des filles à nourrir. Sutil aurait mieux fait de se pendre après Monaco.