L’édito Ribery/CFC : La tarte de presse

On s’est toujours demandé quelle étrange pulsion donne envie de se torcher avec un TV Mag certains jours. Depuis ce dimanche 1er décembre, on en sait un peu plus et ça n’a rien à voir avec l’énième voyage humanitaire de Brogniart en couverture.

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« Et ce soir un invité de prestige » promet le présentateur, un ancien souffre-douleur de Thierry Roland à Téléfoot : on s’attend alors à voir Zidane, Baggio, Ronaldo ou pourquoi pas Stoichkov. Non mieux, les salauds ils ont réussi à réunir Maradona et Pelé sur un même plateau. On en salive d’avance quand la petite musique du CFC démarre, un type de petite taille un peu boiteux surgit alors des coulisses. De dos, on peut clairement distinguer qu’il secoue les épaules de gauche à droite puis de droite à gauche, la signature évidente des petites frappes de banlieue, pour ne pas dire des racailles puisque le mot est désormais tabou depuis que Charlotte Le Bon a sucé Jamel au cinéma.

La caméra se resserre sur le visage de l’étrange bonhomme qui prend place à table aux côtés de Daniel Bravo, excusez du peu. Daniel Bravo, c’était donc lui l’invité surprise. Effectivement on est surpris, si l’homme a quelques sélections au compteur, des matchs sous le maillot de Parme et une femme qui aurait parfaitement trouvé sa place dans le pieu de Ribery quand elle était encore mineure, le terme « invité de prestige » est discutable. Il l’est encore plus quand on comprend que Daniel Bravo n’est pas invité mais chroniqueur dans l’émission. Et pourquoi pas l’ancien remplaçant du remplaçant de Van Basten au Milan AC. La doublure de Papin, Marco Simone.

L’effroi grandit lorsque l’on comprend que le fameux invité de prestige est le petit garçon tout déguingandé qui s’est assis à côté de lui. Il s’appelle Franck. Et apparemment, c’est la star de l’équipe de France, on ne sait pas trop si c’est à cause de son but en huitièmes de finale du mondial 2006, de son Euro 2008 raté, de sa Coupe du monde 2010 ratée, de son but contre la Finlande ou de ses frasques d’adolescent à répétition. En tout cas c’est la star et il serait même en course pour le ballon d’or s’il avait réussi quelque chose contre l’Ukraine ou s’il avait marqué ne serait-ce qu’un tiers des buts de Cristiano Ronaldo. Hélas il n’était qu’un des rouages indispensables de la machine démoniaque qu’avait créée Heynckes.

Mais ça ne fait rien, le Canal football club se transforme en Grand journal pour l’occasion, c’est-à-dire interdit aux cartes de presse. Sur le trône de Denisot, un vieux Mathoux. Et les sujets s’enchainent, ils ne manquent pas : Sakho, Houllier, les casseroles qui lui chauffent le cul depuis 6 ans. Alors Mathoux, lui demande s’il peut confirmer qu’il a bien joué contre l’Ukraine avec une cote cassée. Ribéry acquiesce, tout penaud : « oui, 80 minutes avec la côte cassé ».  Ni Ribery, ni Mathoux ne sont donc à ce moment là au courant que personne n’a qu’une seule côte ou alors ils n’ont, eux, qu’un seul neurone. On n’en saura pas plus car Bravo s’insurge déjà, révolté qu’on fasse passer les footballeurs pour des fiottes alors que la preuve du contraire est là, à côté de lui, moulé dans le pagne de Platini et Zidane, au sourire dégoulinant de connivence.

« Ca fait plaisir d’avoir cet accueil dans mon pays. » Tu m’étonnes. Autour du plateau, on lèche tant que sa langue fonctionne. Et visiblement les matières fécales de Francky sont tout à fait digestes. On lui montre Ibra qui se la raconte, Ribéry adore. Mathoux constate qu’il ne vient pas souvent sur son plateau. On ne le sait pas encore, mais c’est la justification de tout ce qui va suivre. Un sujet sur Ronaldo est lancé, on y parle du public de Bernabeu qui a mis les masques du joueur pour le soutenir pour le Ballon d’or. Retour plateau et Mathoux oblige les spectateurs à mettre leur masque de Ribéry, sinon Bernès, l’agent de tout le foot français, ne le ramènera jamais.

C’est spontané, les cochonnes du premier rang qui scandent Ribéry ballon d’or ne savent même pas ce qu’elles disent. Elles ont l’habitude de tout avaler, donc elles ne réagissent pas quand Ménès rugit contre le changement de date des votes. On comprendra en regardant l’Equipe du dimanche qu’il avait fait la bise à Francky en coulisses. Soudain, Dominique Armand tente de faire son métier en sortant le sondage réalisé pour l’émission : 53% des Français pensent que Ribéry mérite le Ballon d’or, donc 47% souhaitent qu’il aille se faire foutre. Il n’ira pas ce soir, puisque Armand enchaîne : « Sur le plateau, 100% sont pour ».

Le tout se termine dans un gigantesque brasier de cartes de presse, sachant que les consultants n’en ont pas. Il restait qui alors ? Pour vérifier, le replay est ici

Rugby : Les odieux du stade

Luisants, tendus, les muscles bandés comme un vit vigoureux devant le dernier Kechiche, telle est l’image d’Epinal qu’offrent les rugbymen depuis treize ans maintenant. 

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Par notre spécialiste rugby Peyo Greenslip Jr

200 000 exemplaires vendus chaque année et une popularité inébranlable font du calendrier des dieux du stade l’outil de marketing sportif le plus efficace depuis les cabrioles olympiques de Hope Solo qui faillit en son temps donner un quelconque attrait au football féminin.

Cependant, si le rugby est indéniablement un sport populaire, pratiqué par de nombreux adhérents, il reste néanmoins médiatiquement largement en retrait par rapport à son confrère footballistique. Les bookmakers ou parieurs les plus en vues n’en
ont que pour le foot et ils ne viendraient à personne l’idée d’engloutir son maigre pécule sur un autre match que Ukraine-France, à moins de bénéficier d’une offre spéciale comme avec le code promo PMU qui offre un pari remboursé.

Le joyeux monde de l’ovalie se démène pourtant pour faire preuve d’originalité dans la création de trouvailles publicitaire sachant porter haut les fameuses valeurs rugbystique. Il y eu d’abord les maillots aux couleurs éclatantes, comme la pommette de Maestri face à la tendresse d’un pilier tongien, puis vint le temps des feux d’artifices, des pom pom girls, des matchs délocalisés…
Avant que ne survienne l’idée commerciale du siècle, faire jouer la mascotte en équipe de France. Les instances imposèrent donc au staff des bleus la présence de Caveman, le sympathique yéti hirsute bariolé de panneaux publicitaire que les génies promotionnels avaient créés. Dans la lancée de ce projet fou, ils se laissèrent griser par l’engouement. L’ivresse de leur précédents succès leur
fit commettre l’irréparable, en voulant réaliser le rêve de Steve Austin, ils exaucèrent celui de Marie Shelley.

Ils fabriquèrent un être affreux à la fois joueur, entraineur, business man, commentateur, restaurateur, escroc et même ministre. Ce mix parfait entre Philipe Carbonneau, et Jacques Mesrine, ce sosie raté de Bernard Tapie, fût l’attraction de trop, la sonnette d’alarme était tiré, il fallait revenir aux fondamentaux.  Ca tombe bien, en rugby, les fondamentaux on aime ça, mais là on parle pognon, pas rugby. Pas de touches ou de mêlées, les basiques ont été ici remplacées par les extrait d’une bonne comédie britannique des années 90, la recette était simple, se foutre à poil pour faire parler et gagner du fric.

Les résultats sont probant le calendrier des Dieux du Stade se retrouve accroché dans toute les bonnes vespasiennes de l’hexagone. Si le triomphe commercial est au rendez-vous, le rugby n’a pas pour autant droit à la médiatisation à laquelle il aspire. Les gens qui achètent le calendrier tiendraient ils plus de la mémère décomplexée que du supporter de foot tenté par un changement de bord? Axer sa stratégie sur les froufrous, les paillettes, la personnalité, pousserait il les gens  à s’intéresser aux froufrous, aux paillettes et aux individualités, mais certainement pas au sport lui même? Un sport aux règles annuellement changeantes peut il être compris et apprécié par les non initiés?

Si montrer la charmante frimousse de Patrice Collazo  ou la finesse corporelle de Mathieu Bastareaud ne suffit pas, il faudra se résoudre à envoyer les pointures les plus affutées pointées au casting. Serge Blanco ayant toujours été le plus talentueux, il pourra une nouvelle fois, par ses prouesses, sauver la patrie et peut être même construire un stade. Après tout le rugby est un sport de passes.

Formule 1: Rush hour

Lauda – Hunt. Un duel que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Un film américain de Ron Howard : un réalisateur que les plus de 20 ans n’auraient pas aimé connaître. Pas étonnant que ça n’ait pas donné envie d’aller le voir.

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Avec 18 026 entrées le premier jour, Rush réalise donc un bien mauvais démarrage. Pour un film sur des pilotes, ça la fout mal. Quand on pense que la merde Michel Vaillant avait fait 65 225, ça fait même peur.

Avant le duel avec Woody Allen, la Formule 1 avait toujours réservé de beaux duels : Fangio – Farina, Lauda – Hunt, Prost – Senna, Mansell – Piquet, Schumacher – Hill, Grosjean – Grosjean. C’est donc le duel Hunt – Lauda qui est porté à l’écran. Il est vrai que les éléments dramatiques sont alléchants : les années 70, une époque cool et décomplexée, un pilote qui termine toasté comme pain de mie dans sa voiture, un duel entre deux styles et deux philosophies de la vie. Bref c’était déjà du cinéma et c’était quand même plus bandant que les calculs de trajectoire d’Alain Prost.

Reste que le sport auto sur grand écran n’a jamais été particulièrement gâté. On retiendra Le Mans avec Steve Mc Queen. Un film sans scénario qui se résume tout entier à cette course mythique, à la fois personnage principal et scène de théâtre sur laquelle se joue la tragédie. Eventuellement Michel Vaillant, vaguement inspiré de la Bande Dessinée créée par Jean Graton dans les années 50. Un clip visuel produit par l’écurie Besson, avec les qualités (un aspect visuel soigné) et les défauts (un scénario bâclé) de ses productions torchées à la chaîne.  On oubliera surtout Driven de Renny Harlin qui coule sa carrière et celle de Stallone d’un seul nanar. Un film raté, où les voitures volent plus qu’elles ne roulent, où Stallone nous fait un Rocky du sport auto, où Burt Reynolds de retour de lifting joue dans un fauteuil roulant, où Estella Warren est bonne mais naze, où Gina Gershon est bonne mais naze, où le film est naze.

Ici, Ron Howard réalise. On peut craindre le pire vu Splash, Cocoon, Da Vinci Code, etc. Une belle brochette de blockbuster standardisé, un peu mou et sans âme.
Pourtant, il s’en tire mieux que si c’était pire, sans trop en faire. Au moins, vous n’aurez pas la gerbe en sortant, Ron Howard n’est pas un de ces réalisateurs clipesque qui flingue chaque image en la jouant cameraman atteint de parkinson !

L’histoire est belle, le film aurait pu être à chier, il paraît qu’il n’en est rien, comme quoi … En même temps je l’ai pas encore vu et je n’ai plus qu’une semaine puisqu’il plafonne à 240 000.

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Edito : Montel California

On dirait que l’équipe de Tellement vrai tient une nouvelle recrue.

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Montel a donc trouvé sa nouvelle victime. On aurait dû s’en douter, il s’agit de Kevin Anin. Quoi de mieux qu’un joueur de football à problèmes victime d’un gros accident routier alors qu’il ne conduisait même pas la voiture. Immédiatement le scanner de Patrick s’est mis en marche. L’histoire est triste donc il ne faudra pas se priver de dégouliner de bons sentiments. Un bon Montel ne s’écrit jamais sans une leçon de morale : le foot n’a plus de valeur.  L’occasion est trop belle, d’autant qu’en fouillant dans ses vieux France foot il découvre une interview de l’accidenté où on parle de sa dépression. Ce n’est pas que la vie privée du garçon, c’est aussi le moyen pour Montel de faire le lien entre le foot et ses problèmes psychologiques. Il souffre de la malhonnêteté de son entourage, tant mieux, cet accident arrive à point nommé pour qu’il retombe sur terre. Ou sur son fauteuil roulant n’osera pas Montel qui a osé tout le reste.

Au final on ne comprend rien du tout à ce papier, ni pourquoi il a été fait, ni le lien entres les idées et les faits exposés. L’impression curieuse qui en ressort est que Montel a juste voulu se faire plaisir pour ne pas dire mousser sur le dos d’un pauvre type et qu’il en a profité pour dire que le foot c’était pas un milieu très authentique, ni très sain. Après, que l’accident n’ait absolument rien à voir avec le monde du ballon rond ou avec sa dépression antérieure qui elle-même n’était pas forcément liée au sport, on s’en cogne un peu du moment que Montel a pu écrire sur son blog.  Et le pire c’est qu’il ne s’en rend même pas compte, bouffé par son orgueil ou son envie de sauver le monde ou les 2. A moins qu’en voulant étaler sa bonté il ne finisse juste par frôler la débilité, surement pas le voyeurisme. Mais peut-être est-il tout simplement retardé.  A vous de juger.

Anin jaune

Qu’est-ce qui est le plus regrettable : le pathos, la méconnaissance ou les poncifs vaseux ? Et si l’incompétence se résumait à un savant mélange d’un peu tout ça ? Sans transition, la dernière prolong de notre ami à mèche est un remarquable plaidoyer pour la vie d’un jeune footballeur. L’intention est sans doute bonne, ou alors il faut me virer ces lunettes et cette coupe de cheveux d’enfant de chœur. Mais l’intention, Kevin n’en a sans doute rien à foutre.

Ainsi donc, sans faire l’économie de préciser qu’il ne connaît pas personnellement le joueur, Patrick fait allègrement comme si. Ou comme psy. Un peu mystique en plus : « mais le hasard existe-t-il ? » dit Patrick, au motif qu’il a lu un article dans France Foot  sur Anin en mars, ce qui relève d’une étrange coincidence pour un journaliste sportif. Journaliste ? Sportif ? La carte de presse fait foi, bonne ou mauvaise. Ainsi donc on y apprend que Kevin est un affectif torturé, ce qu’à peu près tous les portraits de lui ont déjà dit. Nous sommes d’ailleurs tombés par hasard sur celui-là, celui-ci ou à défaut cette interview. Mais le hasard existe-t-il ?

Restons honnêtes, ce n’est pas parce qu’on n’apprend rien à personne qu’on raconte des conneries pour autant. L’immense connerie aurait été de faire croire que l’accident de la route était un épisode de plus après la dépression. Patrick ne tombe pas dedans, alors que d’autres y ont mis les deux mains et la carte de presse avec. Mais il n’hésite pas sur le reste : le garçon attachant, la sensibilité, les blessures intimes, tout y passe. On rappelle qu’il ne le connaît pas personnellement. Mais il connaît les raisons de la dépression, reprises bien sûr dans l’article d’un confrère : Anin ne supportait pas d’avoir hébergé des mecs qui ont profité de lui et qui donc n’étaient pas des potes, et acceptait assez mal « la froideur des règles du jeu, une mise en concurrence qui n’a que faire des amitiés adolescentes ». Peut-on mieux dire que quelqu’un de bien ne peut s’adapter au milieu des enculés de première ? Si seulement on avait su que le foot était fait de faux amis, d’intermédiaires douteux et assoiffés de pognon, cet article aurait été inutile, mais là, non.

Et puisqu’il faut conclure sur une bonne note, quelques larmes ne font pas de mal. « Une autre vie commence. Une renaissance douloureuse.  Portée par d’autres valeurs, d’autres chaleurs. Kevin fera alors forcément le tri entre les relations superficielles et intéressées et les amitiés profondes. » C’est beau comme du Lopez.

Il ne reste plus qu’à faire le même billet sur les 27 000 autres hospitalisés après accident de la route comptabilisés en 2012. Il y a aussi eu 3 600 tués, mais il est vrai qu’ils n’étaient pas tous footballeurs sujets à des épisodes dépressifs, ce qui rend la chose beaucoup plus tragique et triste. Sinon pourquoi en parler ? Ça fait peut-être plaisir à la famille.

L’Edito : Le déconneur de Canal+

Il s’agira probablement de l’Edito le plus riche de toute l’histoire du Vestiaire et pas seulement parce qu’Hoarau est en Chine, Ancelotti pas encore au Real et Wenger toujours à Arsenal.

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Hervé Mathoux l’a répété hier soir, ce week-end de sport a été marqué par les émouvantes larmes de David Beckham. Pour une fois le Vestiaire ne fera pas bande à part. Car comment ne pas être ému par un club supporté par des débiles acclamant un joueur venu passer 6 mois de shopping dans la capitale pour que des Qataris puissent vendre la Tour Eiffel à Deng Xiaoping ou ses enfants. On a heureusement échappé à la triste histoire d’un des plus grands joueurs de Manchester United finissant sa carrière devant son public à Old Trafford. Ca aurait pas été émouvant du tout et ça aurait pué l’opportunisme. Et puis ça n’aurait pas collé avec la sincérité et la grandeur d’âme de l’époque.

Mais Hervé Mathoux n’a pas dit que ça au cours de cette magnifique soirée de foot que sont les trophées UNFP. Au programme comme toujours avec Canal+, du glamour et des stars. Pour le glamour on a vu Tony Vairelles aux abois venu vendre un cd. Oui, oui, un cd avec en prime une photo un peu cheap de lui avec un autre gitan mais pour une fois qu’il vient sans fusil mitrailleur on peut bien lui pardonner, même si c’est du slam. Pour les stars, on a pu se rendre compte que Bernard Diomède est bien vivant puisqu’il est venu vendre sa fondation. Sinon il y a eu aussi Kombouaré et Malouda, à la recherche d’un club, venus vendre leur dignité. On ne vous parlera pas de la mascotte de Valenciennes en plateau comme aux grandes heures de Direct 8. A un moment on a a fini par se dire « pourvu qu’ils déterrent pas Coupet ».

Platane Ibrahimovic

Et soudain juste après une énième musique de merde mixée par Cut Killer, qui ne doit pas être si demandé que ça aux States, on a vu arriver un ancien gardien mal coiffé de Lyon. Pas Olmeta, Coupet. Lui-même se demandait pourquoi il était là. Pas Margotton qui lui a léché l’anus pendant 1’30 de portrait obséquieux. S’il avait pu mettre les doigts, il l’aurait fait. « Et en plus il était beau gosse« . Les écoles de journalisme ne sont décidément plus ce qu’elles étaient. Bientôt on pourra accéder à la rédaction de la Tribune républicaine avec un Deust banque-assurance. Pour finir Houiller qui en avait rien à foutre, a récompensé Ancelotti qui en avait rien à foutre et qui en plus a dû serrer la main à Galtier. Mais pas Fabien qui était sans doute occupé à trouver des arguments pour expliquer l’absence de dopage dans le rugby et la multiplication des cancers dans les équipes junior. La veille il avait assisté l’humiliation annuelle des Jaunards champions d’Europe jusqu’à la 60ème minute. La progression est notoire, si Michalak pouvait s’en inspirer.

Pendant ce temps-là, tout n’est pas perdu, une jeunesse saine pousse derrière : Agnel s’est barré aux Etats-Unis, Tamgho approche les 17m et Thauvin aligne presque 4 mots à la suite sans faire de faute. Attendons un peu et Gourcuff pourrait revenir en bleu puisque Grenier est décisif, mais moins beau gosse, précise Margotton.

Stade 2 : Géraud défaut

Produire un Stade 2 en janvier 2013 c’est compliqué : l’actu c’est la Coupe de France, le Top 14, le Vendée globe et le Dakar en Asie ou un truc comme ça. Le seul invité dispo s’appelle Grosjean et c’est même pas l’ancien entraîneur de Gasquet ou le PDG de l’usine à fromage : c’est juste un pilote de F1 qui sourit tout le temps : quand il dit qu’il aime pas le foot, quand il dit qu’il tweete pas, même quand Géraud lui fait remarquer que tout le monde le traite de nul, y compris Panis. Mais le plus dur c’est sans doute de devoir se passer du célèbre écrivain à mèche grasse qui présentait l’émission jusqu’ici, devenu subitement indisponible. Comme un vieux journaliste ringard qu’on aurait viré comme une merde à bon escient.


Il est 17h30 : un bref jingle avec les quelques notes de la fameuse musique un peu rock et un peu insupportable et c’est parti. Les mèches blondes un peu dégueu de Chamoulaud ont cédé la place à celles de l’ancienne présentatrice de l’Ile de la tentation qui jure n’avoir cédé aux sirènes de TF1 que pour le challenge. Dire que c’était pour le pognon serait erroné d’autant qu’elle a poussé son challenge jusqu’à Orange sport, ses 13 000 abonnés et ses 15000 euros par mois.

Après un sommaire fort peu alléchant, Céline Géraud présente le plateau qui l’est davantage. Des jeunes sexy voire érogènes : Grosjean, Lafon, Lartot et surprise Patrick Montel est toujours là. Il fallait probablement justifier le maintien des questions à la con genre « Si Armstrong avoue, est-ce que ça va changer son opinion de lui ? ». Ce qui ne veut rien dire, mais on a affaire à de grands professionnels : « euh, votre opinion de lui ». On comprend en fait assez vite que s’il est là c’est surtout pour que ses généreux camarades se foutent de sa gueule. Lartot n’attend pas 5 minutes pour jeter un regard condescendant sur son voisin de table pour se moquer des culs de bouteille qui lui servent de lunettes.

Mais à peine le temps de s’appesantir sur les interventions à contretemps de Patrick que Géraud fait un détour par Alain Vernon, désormais interdit de plateau, qui sans même donner le score du match tente une interview du gardien d’Epinal : « Qu’est-ce qui se passe ? » Ben il se passe que ça fait 17 ans que t’étais au placard mon pote. Mais ça ne fait pas assez longtemps pour que le public ait droit à un résumé autre que celui des tirs au but. A quoi bon, il n’y avait eu que 3-3 après prolongation. Puis c’est parti pour le Dakar avec le minimum syndical de Holtz sans doute exigé par l’ancienneté et la promesse de lourdes indemnités prud’hommales.  Dans l’intervalle Montel ponctue chaque séquence par des tweets toujours très inspirés: « Lyon est tombé sur une épine… al« . Pas mal.

Gérotologie

Le temps pour Lartot d’avouer qu’il s’emmerde, pas à cause de Vernon mais du Top 14, que débute le quart d’heure Vendée globe. Personne n’aurait osé. Personne n’aurait osé non plus mettre Marie-Christelle Maury à l’antenne, d’ailleurs elle y est pas. Pourquoi un tel ostracisme ? Elle pue ? Est-elle grosse ? Moche ? C’est à n’y rien comprendre. Comme d’habitude depuis 12 ans, on lui a confié le reportage le plus intéressant de l’émission : Virtual Regatta. Des gens qui se prennent pour des skippers devant leur ordinateur. Passionnant. D’autant que les tamagotchi commençaient à nous manquer. C’est juste après que l’on comprend que Chamoulaud a vraiment été viré puisqu’un double duplex en direct s’installe entre le leader du Vendée globe et celui de Virtual Regatta.  C’est ce qu’on appelle le travail à la Chêne.

On saluera aussi cet extrait sur la star de Calais, Mickaël Gérard qui fut approché par les grands clubs dont le port de Calais qui finira même par l’embaucher.

Orange sport 2012 : Le travail à la Chêne

Les meilleurs partent-ils vraiment les premiers ?


Tout commence toujours par une notice wikipedia : « Patrick Chêne est un journaliste français. »  Une fois n’est pas coutume l’encyclopédie universelle est incomplète. Chêne n’est pas journaliste, il est le meilleur d’entre eux. Enfin il l’était. Il aurait même dû arrêter de l’être bien plus tôt si Balavoine avait bien voulu lui offrir un tour d’hélico pour aller rendre visite à Coluche. C’est ça Patrick Chêne, une vie basée sur des malentendus. Partir avant Chapatte, Quidet, Knaaf et Mamère ça aurait pourtant eu de la gueule. Seul survivant, il prend alors goût aux commentaires de spectacles macabres, il y est même très bon. Des mecs qui s’injectent de la merde pour aller plus vite plus longtemps, Patrick aime ça, mais il ne transmettra jamais vraiment sa passion au téléspectateur qui restera longtemps persuadé que le Tour de France est disputé par des seigneurs. C’est sans doute là que Patrick a mis sa carte de presse aux chiottes.

Marquot trafiquant

Il décide ensuite que la vie ce n’est pas que transmettre des informations recoupées aux autres, c’est aussi écraser les autres et faire du pognon. Si on avait su que c’était pour se taper ensuite Josse, Prudhomme, Sannier et Adam on lui aurait demandé de rester. Mais Patrick était pressé. Pressé de couler entre autres But, Sporever, Santé Vie, ou Orange sport bien-sûr. Parfois le travail était déjà bien commencé, parfois il a mis plus que la main à la pâte. Comme quand Céline Géraud est recrutée sur Orange sport : tout le monde est d’accord pour lui filer 20 000 euros par mois, ah non 15 000, 20 000 c’est pour Balbir.  A peine 10 fois plus qu’à Renaud Marquot et l’armée de fourmis payée pour presque la même chose : commenter le seul match diffusé sur une chaîne regardée par personne. Mais aussi animer 26 h sur 24 les lives sport de la petite chaîne qui stagne et quelques flash-infos au passage. Patrick n’était pas loin du compte, quand on présente l’Ile de la tentation on est quand même presque journaliste. Désormais, il a un nouveau défi : continuer de se remplir les poches à peu de frais avec sa marque  « media365″ et en vitrine une nouvelle chaîne bien visible par la dizaine d’abonnés Canalsat : sport365 . Mais cette fois il faudra le prononcer 3-6-5, ça change tout à part peut-être le tarif des piges de Renaud. Patrick s’en fout il se sert aussi dans l’argent public tous les matins sur LCP. Journaliste avant-tout.

Pendant ce temps-là Céline Géraud est retournée sur France télé. Le choix du coeur sans aucun doute puisqu’elle a même accepté France O. Et apparemment Pierre Fulla est toujours vivant. Heureusement pour elle la place de Stade 2 a fini par être vacante.

Bein sport 2012 : Charles Billeterie

Il ont été choisis dès leur berceau, ce sont les élus. Nés pour faire du pognon. Avant Patrick Chêne voici le vieux Charles


Si Charles Bietry avait été comme tout le monde, il ne travaillerait plus depuis environ 3342  jours. Soit approximativement la date où tout être humain de nationalité française plie les gaules et débarrasse le plancher de sa gueule. Mais il faut croire qu’en ce bel automne 2003 les caisses de retraite ne voulaient pas de lui, comme le PSG ou Canal Plus en leur temps. Il faut aussi croire que tout le monde ne boit pas du champagne à chaque repas, alors. On pensait pourtant que tout était fini et qu’on aurait été obligé d’écrire sur François Pécheux qui tente de vendre la même émission à tout le monde depuis 15 ans et Mon kanar. Pourquoi pas mon connard ? Souvent d’ailleurs il y arrive, et parfois ça reste à l’antenne au-delà d’une semaine, parfois pas quand il tombe sur Charles. Car depuis France télé, Charles a retenu une chose : le pognon ne peut pas être un critère unique. Ou alors il faut qu’il y en ait beaucoup.

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L’Equipe TV lui en avait proposé un bon paquet pour interviewer, pardon lécher les couilles, de Domenech sur un bateau et accessoirement embaucher François Pécheux mais Bein a surenchéri. L’histoire ne dit pas si Pécheux était obligatoirement inclus dans la transaction, mais le mal était fait. Mais Charles n’a pas toujours été ce type un peu gâteux, pour qui seul compte le fric et les M. le directeur. C’était un vrai journaliste, qui grilla la priorité à Saccomano à Munich en 72, qui la grilla à Denisot à Javel en 84 pour révolutionner le traitement du foot à la télé. Et révolutionner le commentaire, puisque c’est lui qui inventa le consultant qui n’a jamais joué au foot aux côtés de Thierry Gilardi, il s’appelait Charles Biétry. Et savait mieux que personne à quoi pensait Claude Barrabé avant un penalty, puisqu’il avait débuté gardien dans le Morbihan au début du 20ème siècle avant de rejoindre Ville d’Avray à la fin du même. On dit même qu’il serait recruteur au Stade Rennais. Et si ceci expliquait cela ?

L’Equipe 21 : Rosso modo

Eurosport, Sport365, Ma chaîne sport, Bein, Canal, L’Equipe TV, France 2, France3, W9, D8, TF1, France 4, Infosport. Le sport ça nous manquait à la télé.


La télévision française accueille aujourd’hui 6 nouvelles chaînes qui en plus d’être gratuites et de nous proposer des nouveaux programmes déjà vus 21 fois, nous offriront enfin une chaîne sport. Depuis le temps qu’on l’attendait. Elle s’appellera L’Equipe 21 car L’Equipe TV c’était déjà pris. C’est une vanne puisqu’on vient de vous dire que c’est tout nouveau et ce n’est pas qu’un argument marketing, la preuve:  le soir, L’Equipe 21 proposera « L’équipe du soir » ; la journée France Pierron et la journaliste talentueuse dont on ne sait jamais le nom nous accompagneront. Et il y aura des flash-infos toute la journée.  On ne sait pas encore si la vaseline sera fournie avec le décodeur. Mais comme le rappelle Lionel Rosso il y aura une plus grande visibilité, c’est la TNT. Ben oui, de nos jours personne ou presque n’est équipé de box adsl permettant de recevoir 500 chaînes dont L’Equipe TV son « L’équipe du soir »  et ses stars France Pierron et la journaliste talentueuse dont on ne sait jamais le nom. Faut-il en déduire que L’Equipe 21 s’adresse à ceux qui n’ont pas la télé ? Peut-être, puisque même s’ils l’ont, ils ne seront que 25% à pouvoir se pourlécher les babines devant Lionel Rosso dégustant son coton avant juin 2015 et la couverture de 97% du territoire. Rosso s’en fout, pour lui, « c’était une évidence » de rejoindre une chaîne avec le logo L’Equipe dessus. Comme quand il a quitté Europe 1 pour Canal, Canal pour la Française des jeux, la Française des jeux pour les sauveteurs de l’extrême sur Direct 8, Direct 8 pour CFoot, CFoot pour Yahoo Sport. On a surement oublié Ma chaîne étudiante et le poker. C’était donc bien une évidence de rejoindre L’Equipe 21 ou peut-être de retrouver un job digne. Ou peut-être que Bein Sport n’a pas pensé à lui assez cher. On ne sait pas. Comment ça s’écrit déjà mercenaire ?

Pendant ce temps là, pour voir autre chose que des gens qui parlent de sport, du sport donc, il reste Eurosport, TF1, Canal et France télé. Et L’Equipe 21 pour le tiercé.

Stade 2 : Le service des porcs

Ca devait bien finir par arriver, à force d’éviter le coiffeur Chamoulaud a fini par y aller de force. Il s’en sort bien, son fils aurait pu baiser sa femme puisque c’est pas sa mère comme Lionel nous l’expliquait dans son bouquin. Mais qui pouvait bien lui en vouloir à ce point ? Enquête.

Au début, tout le monde pensait au CIO, pour sa très belle présentation des JO les pieds à l’air, et pas toujours absolument propres mais plus que ses cheveux quand même. Mais ça collait pas, ses cheveux un peu quand même. Car depuis sa sortie de l’IUT de journalisme de Bordeaux, Lionel avait enchaîné les cent fautes. 6402 émissions référencées à l’INA et viré comme un malpropre. A croire qu’il ne l’est vraiment pas. C’est grâce à Alain Vernon que tout s’est finalement éclairé : « Notre hiérarchie est vieillissante, nos présentateurs sont vieux, notre façon de travailler est un peu vieillotte, tout est vieux, donc il faut changer. » Il sait de quoi il parle et pas seulement à cause de ses propres sujets : quand Chamou commençait  à la télé en Bourgogne en juin 1979 pour gérer la grève de la Savo et la sortie du bac philo, lui attendait septembre pour la reprise de l’US Normande.

Les bons cons font les bons amis

Alain est ravi du nom de sa remplaçante, ça fera plaisir à Marie-Christelle Maury qui contrairement à la rumeur ne sent donc pas le pâté : « C’est plutôt une bonne nouvelle. Ça fait une femme de plus au service des sports, et une femme d’expérience en plus. Céline Géraud, tout le monde l’aime bien, tout le monde l’apprécie. » Ca tombe bien, Géraud n’aime personne. D’ailleurs Alain Vernon l’aime tellement qu’il y va de son petit compliment salarial : « Au moment où France Télévisions affiche une rigueur jamais connue et que l’on nous demande de faire beaucoup d’efforts financiers, on peut se demander à quel salaire Céline va arriver. Même si elle consent de baisser son salaire par rapport à ce qu’elle gagnait sur l’ancienne chaîne Orange Sport, elle sera très certainement mieux payée que Lionel Chamoulaud. » Lionel était donc au Smic depuis 1981 et ce reportage sur Marc Pajot. Il ne restait qu’une question :  « Est-ce que Céline Géraud vient pour faire la même chose que Lionel c’est à dire du Denisot version sport – ce qui moi, et un certain nombre de journalistes ne nous intéresse pas – ou est-ce pour changer la philosophie de l’émission et y refaire plus de reportages, y diffuser plus d’images ? » On peut être rassuré, Celine Géraud n’est pas le genre à quitter le service des sports pour présenter l’Ile de la tentation. Maroto est toujours furieux qu’on n’ait pas pensé à lui. Mais régler le cas Chamou ne veut pas dire régler le cas Stade 2. Montel et Monfort n’acceptent pas si facilement de partager leur armoire avec n’importe quelle pute et Holtz va très certainement continuer avec ses vestes bleu ciel. Romera n’en pense rien, tant que Boyon continue, il continue.

Carte blanche Canal+ : Canal paluche

Je Participe

Et si on vivait l’expérience foot de canal + ?

C’est cette question qui a occupé cette semaine l’esprit du Vestiaire abonné de toujours de la chaîne cryptée. Notre service promotion nous a écrit pour savoir si on voulait bien proposer à nos lecteurs de vivre l’expérience foot CANAL+. Le choix a été vite fait car c’est ce qui se fait de mieux sur la planète foot. N’allez pas croire que l’on avait envie de finir payer le garage de notre spécialiste foot ou le rosbif du week-end dernier et que si ça se trouve il en restera un peu pour la nounou du petit et les frais d’hospitalisation de ma future épouse.

Alors, nous vous le demandons solennellement : vivez l’expérience foot CANAL+ !

En plus le principe est simple : CANAL+ vous invite à découvrir le meilleur du foot ! Chaque semaine une question pour participer au jeu concours CANAL +. Même Menez et Gameiro pourraient jouer : c’est juste un tirage au sort.

À gagner pour les abonnés, le privilège d’assister à l’enregistrement du CANAL Football Club avec ses consultants de renom qui rejoindront peut-être un jour les rangs des plus grands clubs français mais aussi de Monaco mais qui finiront toujours par revenir dans l’émission phare du week-end.

La récompense pourrait aussi se matérialiser sous la forme d’une journée dans les coulisses de CANAL+ pour l’affiche PSG/l’OM du 16 décembre. Un joli cadeau d’anniversaire pour ma mère et surtout une façon de vivre l’attente de plus en plus insoutenable du papa Noël, et du réveillon de la Saint-Sylvestre

Et pour ceux qui n’ont pas encore la chance d’être abonné, miracle, il existe des cartes prépayées pour découvrir le meilleur du foot pendant 7 jours. C’est-à-dire 168 heures, 10080 minutes voire 604800 secondes de ballon rond sur une chaîne qui aura inventé les retransmissions du championnat de France et connu Charles Bietry, Thierry Gilardi mais aussi Valérie Payet.

Allez, il ne vous reste qu’une seule chose à faire. Vous procurer du plaisir grâce à la chaîne du foot : pour jouer au jeu concours CANAL+ , il suffit de se rendre sur le site Vivez l’expérience foot CANAL+ ! à l’adresse suivante : http://www.lemeilleurdufoot.canalplus.fr/.

Jeu Concours Canal +

Article sponsorisé


Les JO de France télé : La buse impériale

Vivement l’Athlétisme qu’on se foute de la gueule de Montel pour autre chose que « Les femmes sont-elles l’avenir de l’Olympisme ? » et « Les réseaux sociaux nuisent-ils aux athlètes et aux journalistes? ».


Une dizaine de bateaux sur un plan d’eau qui vont dans tous les sens on veut bien regarder pendant 20 voire 25 secondes. Mais lorsque le commentateur Gaël Robic a annoncé à Gérard Holtz qu’il y aurait 15 régates comme celles-là d’ici vendredi, le maître de cérémonie a pensé à la famille de Gaël Robic. Supporterait-elle de perdre l’un des leurs juste pour une épreuve sans doute passionnante encore faut-il la comprendre ? Heureusement pour éviter les bains de sang, la natation s’est découvert son Christophe Lemaître l’articulation et les résultats en plus. En plus la natation c’est la seule occasion d’entendre Boyon sur la durée égrainer les records personnels cadets des athlètes, le sixième des JO de Tokyo ou la troisième plus grande ville du Bhoutan, à moins qu’un jour les records nationaux au javelot ne soient réclamés par le public.

On l’a compris, les premiers jours passés on n’est plus là pour faire du sentiment comme l’avait expliqué Holtz à Sébastien Flute qui tentait d’indiquer que le match Corée – Etats-Unis allait être un super match de tir à l’arc. Mais Holtz, qui venait déjà de lui dire « non merci » pour un point de règlement à expliciter, tenait à ajouter que l’effronterie n’était pas tolérée pour un consultant de sport de merde. « Ah vous connaissez la règle. On tourne et on revient vous voir. » Sans doute à l’automne 2015. Pendant ce temps-là un certain Romain Buffet visitait tranquillement Londres quand on lui a filé un kimono. Il n’a pas vraiment su quoi en faire.

Larguer les Eymard

La boîte à gifle ne pouvait que ressortir au changement de maître de cérémonie de 15h. Chamoulaud avait rangé le mocassin rouge mais toujours sans chaussette avant de les retrouver ce matin. Alors quand Holtz lui conseille amicalement de sortir couvert parce qu’il pleut, un technicien fait rire Chamou en lui suggérant de mettre des chaussettes. Ca ne protège pas tellement de la pluie. On veut faire croire qu’il est un gros dégueulasse, mais à qui profite le crime ? A son aphte purulent ? A ces putains d’allergies au dentifrice ? Peut-être à la page pub lancée dans la foulée, un déodorant qui combat l’hyper transpiration. Etrange concours de circonstance. En parlant de concours et de circonstance, De Rincquesin est monté d’un cran lui aussi face à Apithy, que personne ne connaît, ni le public, ni Lamour, ni le haut niveau. « Vous avez été mené 8-1. Qu’est-ce qui s’est passé, vous étiez déconcentré ? » « Vous avez profité des Jeux quand même, vous pensez à Rio ? » Non, il pensait à la fameuse école d’escrime biélorusse qui venait de le priver d’un 8e de finale et à comment casser la gueule d’un journaliste sans être filmé. Depuis, chaque pays qui rencontre la France semble avoir formé ses escrimeurs dès le bac à sable. Et ça Lamour ça le fait vraiment chier.

« Et toujours beaucoup de public. Merci Cédric, merci Thierry. Allez le basket, le big match. » Dacoury faisait ses débuts, toujours un dimanche après-midi sur le service public, sans Montel ni le CSP Limoges mais avec des petites lunettes pour se faire confondre avec Obama.


Les JO de France télé : Le Maréchal Pékin

Quel beau champion ce Vinokourov. Gérard Holtz reprend tout juste l’antenne à Adam, aux savoureuses interviews de Coffin et à la délicieuse voix sucrée de Vasseur qu’il se permet d’ajouter une petite information : « Rappelons que Vinokourov avait été suspendu pour dopage ». Adam ne pouvait pas savoir, mais Gégé a l’expérience des grandes compétitions.


Les JO, c’est donc parti et les prolongations de Montel à minuit et demi avec: « Les JO sont-ils déjà une réussite ? ». Pas mal. On avait aussi « la France est-elle plus forte quand il fait chaud ? » Ou « Montel arrêtera-t-il ses statuts facebook? »  Est-ce à cause de ce Redgrave ou parce que la première soirée londonienne a été chaude, mais Chamoulaud est venu sans chaussette mais avec des mocassins rouges. Il était le premier, il avait la pression. Mais Holtz est en grande condition, après trois semaines de Tour. Il ne sait pas vraiment qui est et comment se prononce Izaora Thibus, mais il n’a peur de personne, et certainement pas d’une mèche jaune grisâtre de Lionel. Ah, ces putains d’allergies au shampoing. Il y a de la testostérone. Chamou se réjouit de la pastille de Louise qui ne casse pas les couilles à tout le monde, mais Holtz est intouchable : il adore. Le coup est rude, le départ de Lionel du plateau est inéluctable et dans le grand fauteuil face caméra Holtz est impitoyable. Il fredonne du Mc Cartney mieux que Chamou, il salue mieux Vasseur le Nordiste, il veut mieux baiser Louise qui ne casse toujours pas le couilles à tout le monde à se faire peloter dans un pub de cyclistes. Là-bas ou au bureau, quelle différence. C’était le meilleur départ possible pour la quinzaine de vacances de France télévisions tout frais payés. « On a quelques soucis avec notre zone mixte. On va voir si on peut enregistrer », avait annoncé Chamou avant de partir pavoiser en suant au club France.

Hip hip hip Touya

En 1996, Zabel et Hardy riaient à Atlanta et ça n’avait pas échappé au service public. Eux ont résisté au poids des ans, contrairement aux archives de Montel. C’est sans doute pour se payer une nouvelle armoire et un cadenas qu’on a retrouvé l’athlète à l’aviron dès le premier matin. Ou alors Montel est comme n’importe quel frère Guénot, il se prépare quatre ans pour en profiter le plus longtemps possible.

La voix de Montel on la retient, mais France Télé amène toujours sa jeune génération, des quadras ambitieux qui ont hâte de retourner dans l’ombre. Voilà comment parler habilement d’une première journée d’escrime. De Rincquesin est entré dans sa compétition avec l’aisance d’une co-doublure d’Elise Lucet qui aurait à n’en pas douter encore plus ri aux conneries de Guerlain, entre aristo. Le jeune Nathanael était avec Lamour toujours là pour jouer à l’ancien champion intouchable qui dit aux fleurettistes françaises humiliées que ce n’est pas fini mais qui ne le pense pas, et Brice Guyart, qui aurait apprécié qu’on n’insiste pas trop sur le fait que c’est sa sœur Astrid qui tirait. Par pudeur sans doute, on n’a diffusé que les matchs d’Astrid Guyart. France TV a toujours trouvé les Jeux en famille plus sympa. Et puis De Rincquesin a besoin de lécher. « J’ai deux champions olympiques avec moi j’ai beaucoup de chance. » « Vous lui avez donné des conseils, Brice ? » « Astrid est ingénieur. Elle a la tête et aujourd’hui elle a les jambes. » Elle les a toujours à 13-10 en 8e, « allez, ça va payer ». Mais 13-10 c’était pour la Tunisienne. « 14 à 10, attention ». Et donc 15-10. « Je ne sais pas si Kader a Astrid dans sa ligne de mire. » C’est quoi la vanne, terroriste ou baiseur compulsif ?

Pendant ce temps-là, on a un peu entendu Boyon et un peu plus Romera, chargé de surveiller les conseils de Jossinet.

Montel : « Les excuses c’est pas Monfort »

On aime ou on aime pas, mais ça casse vraiment les couilles.


Qui est vraiment Patrick Montel ?

Un génial touche-à-tout ?  Un génial penseur des lumières ? Un génial abruti sans aucun recul ? Un génial commentateur de sport, un brin naïf  mais très philanthrope, voire un peu trop ? Et s’il était tout ça à la fois. Pour comprendre Patrick, il a fallu à notre spécialiste média, plusieurs années d’enquête, d’analyse de ses directs, de relecture attentive de chacun de ses mystérieux posts facebook, jusqu’à hier et le fameux « mon collègue est un délinquant ordinaire » assorti d’un billet d’humeur sur sa vie privée.

Fabuleux foutage de gueule ou simple neuneu ? Il y a quelques semaines tout s’est éclairci lors du week-end du premier tour que Patrick ne s’est pas privé de commenter en exclu. En une demi-journée, il est parvenu à faire chier la terre entière avec ses statuts, tous plus mignons les uns que les autres, à faire frémir la tribu des lèche-cul qui lui servent d' »amis ».  A lui seul, Patrick veut éditorialiser le monde entier. Avec talent, toujours. « La guèpe pique encore ! Respect. » Suivi d’un magnifique @JO #Flessel.

Parfois il se livre à un très bien senti: « Usain Ronaldo« , après une victoire du Real sur le Barça. Alain Rey et ses amis linguistes se demandent encore ce qu’il veut dire par là, Olivier Rey a laissé tombé.  Heureusement Pat sait être pertinent : « Alexis. Le coaching gagnant? « , quelques secondes avant le but de Cristiano. A croire que son Iphone a su remplacer la cuisse de Bernard Faure. Sans oublier son « Pays-Bas-Hongrie, choc au sommet ». Ce qui n’était évidemment pas la phrase la plus rebattue sur Internet depuis 3 jours et l’exclue révélée par Morandini entre « Mouss Diouf à l’agonie dans le lit de Cecile de Menibus qui fond en larmes » et « Amélie opérée d’urgence à cause de ses prothèses« . Tout est vrai, évidemment.

On est surpris que Montel n’ait pas encore commenté les déboires de l’ex de Senna. Pas le cadavre déséché, mais le mec qui s’est marié devant les cameras d’Endemol. Et que dire de « L’OL version to loose sur sa lancée de la coupe de la ligue ? » L’anglais devait être une LV4, ça pourrait même permettre de pas laisser Monfort causer avec Bolt.  Et toujours ce trait d’humour si malicieux : »Evian devant l’OM au classement ! Une incongruité ? C’est comme si on mettait l’eau dans un verre avant d’y verser l’anisette ! ». On aurait parfois bien besoin d’apprendre le Montel en LV4.

Car Patrick est commentateur au plus profond de lui-même, alors il commente tout, quitte à devenir parfaitement ésotérique avec cette étrange histoire de chien et d’happy hours. Il n’a pas particulièrement pété les plombs, il dit juste ce qui lui passe par la tête sans retenue, sans réflexion particulière, sans en mesurer les conséquences comme quand il parle de tous les frères de Bob Marley : les athlètes jamaïcains. Et ça finit par lui revenir dans la gueule. Car parfois il faut laisser Nelson Monfort te pourrir la vie, même s’il n’a jamais fait de reportage, même s’il pistonne sa bonasse de fille sur toutes les chaînes de la tnt, même s’il est moins avenant et raffiné qu’il en a l’air. Sinon le Nelson en question en profitera pour t’écraser la gueule en bon gentleman, en plus de te demander de lui apporter un café tous les jours, quand ce n’est pas toutes les heures pour ses autres collègues.

Faure de café

Hier, Montel a connu l’humiliation de trop. Lui, le plus brillant et vibrant commentateur de l’histoire du sport n’en pouvait plus de n’être considéré que comme l’assistant du service des sports. Il  l’a écrit sur Facebook :  il est rédacteur en chef adjoint. Alors pourquoi ne décide-t-il jamais de rien ? Pourquoi Monfort a-t-il le droit de foutre ses  affaires à la poubelle ? Cette fois s’en est trop, il va se servir de son parloir public. Sur Facebook c’est bon, c’est presque privé, mais il a oublié que le blog était hébergé par France télé et que dans le cadre de son travail on se doit parfois de laver son armoire sale avec sa gentille famille. Montel a aussi oublié qu’il s’attaquait à Monfort. A côté de Nelson, les Albanais de la rue Saint-Denis sont de gentils romanichels.

Car Monfort a fini par parler à sa façon après avoir été présenté sur Europe 1 comme une personne connue, mise en cause par un journaliste de france télé : « Faudrait vraiment être le dernier des méchants pour faire ça. » « Le bureau était un peu dégueulasse », « j’avais jamais ouvert cette armoire, il fallait la dégager » « avec la numérisation on retrouve tout » « Laurent, vous me connaissez, j’ai des défauts et des qualités, mais je ne suis pas cruel. » Le Laurent en question se faisait sans doute trop dessus pour avoir l’idée de contredire Nelson. Montel a retiré son billet, peut-être que Nelson passera l’éponge sur son front avant de lui mettre une balle. Patrick est sauf, il garde ses cordes vocales.

Nelson n’est donc pas un connard. Non, non.

Pendant ce temps-là Bilalian vient de découvrir cette jolie future Une de TV MAG où Nelson masse le dos de Patrick en guise de réconciliation. Sinon Boyon pourrait bien faire des aller-retour entre le stade, la piscine et Trinity, la remplaçante de Maï la chinoise, et Lou la coréenne.

La Légende 100% foot : Coueffé sur le poteau

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C’était il y a un siècle, Thierry Roland ne voulait plus quitter son salon et son pyjama, il n’y avait plus de journalistes en plateau, ni de maquillage sur son visage. Pépé avait été remplacé par Eric Di Meco, fraîchement diplômé de RMC. Vicash Dhorasoo l’avait ensuite rejoint et Julien Cazarre on ne savait pas trop qui c’était. Puis tout s’est arrêté sauf Thierry Roland. On est bien content car c’était devenu pas bien du tout. On dit merci qui ?

Mais que fallait-il faire ? Depuis l’arrivée de Thierry Roland sur ses antennes, M6 n’avait pas été aussi ennuyée. Son émission football phare, qui avait condamné Benoît Clerc et Estelle Desanges aux charmes de TMC, W9 ou NT1, n’éclairait plus grand monde. Il reste bien quelques pervers du dimanche sauvés un temps par Marie Inbona et ses inutiles questions des internautes, mais Clara Morgane, au moins, elle ne gardait pas sa culotte (photo).

Bernard Menès

Le pilier de l’émission fut un temps Pierre Menès. Vingt ans à L’Equipe lui avait offert  quelques relations et le droit de se la raconter. Hélas, sans Estelle, il n’était plus qu’un Pape du politiquement correct, ce qu’il était avant, mais cette fois sans contradiction. Sa maîtrise et sa compétence:  « Lyon a plié le championnat » ; « Non désolé je me suis un peu emballé » ; « Lyon a plié le championnat » ; « Non désolé je me suis un peu emballé«  faisait toujours trembler les puissants du  monde du ballon rond mais désormais sur Canal, où la connaissance du foot ne sera jamais une priorité. De là à conserver Gérard Houiller et son « David Beckham a toutes les qualités pour s’imposer à Paris » ?  Oui. Son remplaçant poste pour poste s’appellait Vincent Duluc c’était plus compétent, ça mangeait autant mais c’était moins subversif.

Mal Coueffé

Victime de son succès, 100% foot a donc poussé ses points forts si loin qu’Estelle Denis s’est barrée. Ibrahim Ba doit savoir pourquoi. Quand face à deux nibards et un peu de soie, Dominique Grimault fait un petit Caprice, ça nous rappelle son âge. C’était pendant l’Euro, la maîtresse du foot était de retour. Aussi stimulé par l’animatrice que Giuly en son temps, il a même établi un rapport entre les Carpates et le vol à l’étalage. Judicieux, argumenté, perspicace, c’est comme prénommer Gignac Pierre-Edouard dans TV Magazine.

En même temps, Sacco y tient aussi une chronique. A croire aujourd’hui que cette petite touche féminine manque à Papy Grim, pas sûr que la réciproque soit vraie. Porteur d’un blond très tendance, même si les lunettes de soleil sur un plateau, ça fait un peu too much. Avec ses chemises blanches trop ouvertes d’un bouton, voire de  quatre, les apprentis carré rose n’y trouvent vraiment plus leur compte, ils n’attendent même plus le début de Turbo pour zapper, un mouchoir à la main. Et puis lui aussi s’en est allé, un peu à Marseille pour l’argent, un peu sur France 3 pour le légendaire Cyril Viguier comme au bon temps de l’Esprit du sport où on pouvait gagner un peu plus d’argent que prévu grâce à une justice bien faite.

Quelle heure Estelle ?

Et puis, le départ de la maman de Merlin, n’a pas été résolu. Les séduisants successeurs « de Verdière » et « Coueffé » ont déployé des trésors d’ingéniosité. Le gagnant, c’est de Verdière. Stressé comme un élève de 1re S torse nu devant un STT en cours de sport, il n’en a pas moins le mérite d’exister. Ca ne l’a pas empêché non plus d’être viré. Depuis, de Verdière, traumatisé par son expérience, réapprend à vivre sur Paris Première. Il était même dans la salle Wagram pour les Gerard afin d’y déployer un sketch des moins drôles, aussi à l’aise qu’un ingénieur nucléaire à un dîner de Noël avec des chippendales.

Il tente désormais de bousculer Jacques Mailhot et Bernard Mabille lors de la fameuse revue de presse des Deux Anes, Malek Boutih leur rend parfois visite, ça lui fait une belle jambe. Jean Amadou en est mort. Coueffé a donc fini plus mal. A force de vouloir la jouer détendue, il ajoutait à son manque d’épaisseur une très belle touche de transparence. Personne ne se foutait de sa gueule, il n’était pas là. Elisabeth Loisel le demanderait en mariage au soir d’une défaite que personne ne serait choqué. Et puis il y avait Julien Cazarre. Qui ?

Bon débarras.

Communication Le Vestiaire : Le troisième souffle

C’est une des plus grosses opérations de l’histoire de l’audiovisuel.

Alors que Canal+ met la main sur Alexandre Delperier, Le Vestiaire s’est emparé coup sur coup d’un webmaster, de bruits de Vestiaire et des mouchoirs qui vont avec et surtout, d’un des jumeaux Greenslip, la famille qui avait fait du meilleur site de sport, le meilleur site de sport. C’est après deux ans de négociations, d’intimidations, et de quelques moments de plaisir tarifé ou non que la star des journalistes rugby a fini par revenir à l’occasion de la Coupe du monde.

C’est donc sur une nouvelle interface que la V3 du Vestiaire accueillera l’autre Peyo à partir de la semaine prochaine. Son spécialiste foot de retour après quelques jours de stage avec des Albanais, des Roumains, des Albanaises et des Roumaines reviendra également avec sa nouvelle colonne vertébrale mais sans vertu. Sans oublier notre pigiste média capable d’ecrire sur Thouroude et Margotton en trois mois, après avoir enchaîné le petit Gousset et Jean-Pierre Bade en à peine trois ans.

Le dormeur Duval

Ainsi, la fessée de Pierre Duprat à Lucie Louette, pardon, de Pierre Duprat et Lucie Louette ne seront plus que de lointains et affreux souvenirs. Comme un sourire de Yohan Diniz, finalement. Désormais il ne nous reste plus qu’à attendre que les 3000 lecteurs quotidiens du mois de decembre 2008 actualisent leur lien car levestiaire.unblog.fr n’existe plus. A la place www.le-vestiaire.net s’est chargé d’éliminer un par un tous ses fans, de Nicolas Manaudou à Thierry Clopeau, de Richard Escot à Jimmy Vérove et Cathy Tanvier (ça ne veut pas dire qu’ils sont ensemble) en passant par l’immense Denis Rey. Denis, évite de le prendre au premier degré cette fois. Merci.

Pendant ce temps-là Hulkmusclor, Fred, Gégé, Hi Hat, Hannezo, Burt, Hendoo (et ses multiples pseudos marrants), Beto, Lesagepoete, Gogo, Brandade, Bastos, Denis, Lemajorfatal (il n’a écrit qu’une fois mais c’était sur de la voile donc ça compte triple) et même Coureurde8 (champion des courses de 8m) ont réussi à mettre notre adresse dans leurs favoris. Il y en a un autre qui est tombé dessus par hasard mais qui, apparemment, a dû apprécier quand même :

anonyme
pd@free.fr

c’est vraiment nul de parlé des gens comme ça, surtout quand on ne les connaît pas!! Et si vraiment ce « journaliste » en était un bon, il aurait signé ce torchon de jalousie et de mesquineries!!!

Mondiaux de Shanghaï : Montel aphone sonne

Patrick Montel a été privé de championnats de France d’athlétisme et du duvet de Lemaitre tentant d’articuler deux phrases correctes consécutivement. Épreuve autrement plus difficile que d’aligner les chronos sous les 10″. Alors Patrick s’est une nouvelle fois consolé en Chine avec une guide qui a tout tenté pour justifier son cachet. Peine perdue la star c’est Montel.



L’histoire d’amour entre la Chine et France télévisions avait débuté il y a 3 ans à Pékin. Tenue de marin de rigueur, on avait écumé tous les bars à putes avec Maximy sous prétexte de visites de la Chine secrète, celle où on crève la dalle mais où on est heureux. L’histoire s’est poursuivie à Shanghaï, cette ville baptisée par le démentiel Alex Boyon : cité de la démesure. C’est ici que la vedette des tartans a traîné ses guêtres, sa raie au milieu approximative et son épi. Preuve que son coiffeur serait toujours recherché par Interpol. Mais Montel, c’est aussi et surtout un débit de parole ininterrompu digne des plus beaux flows de Jay Z. Bienvenue dans le Shanghaï interdit, celui de Monsieur Lang.

Quelques instants auparavant, Boyon nous promettait de découvrir un paysage méconnu en décalage romantique avec les gratte-ciel dont il énumérera, sans note, les 174 chantiers en cours. On retrouve donc Montel planté à 200m des maisons dans un cadre couleur locale avec une guide bonne à crever moins couleur locale. C’est pas grave, elle est surtout ici pour nous raconter que la France a laissé des traces dans cette Chine-là. Elle n’aura pas le temps d’en dire plus ; tous les 52 mots de Pat, elle en placera 3, en télévision on appelle ça les bonheurs du montage à la serpe. On vous l’a dit, la star c’est Montel, même si les érections sont moins fournies.

Chine, Chine

Patou tourne les plateaux et laisse le soin aux cadreurs de filmer l’intérieur des habitations, on ne va pas non plus se dégueulasser pour une séquence de 4 minutes. Tant pis pour Monsieur Lang. Montel ne passera pas non plus par la piscine. En revanche, il se livrera a un karaoké sur le plus grand tube d’Hélène Rollès. Le seul. Mais ça ne lui suffira pas, il faut montrer que les rockers chinois aussi connaissent leur solfège, la guide n’aura pas le temps de nous dire si c’est révolutionnaire. C’est suant à grosses gouttes que les toits de Shanghaï accueilleront notre Montel national et pour le coup international dans le Bar rouge. On recolle les ambiances au mix est le tour est joué.

On aurait tout aussi bien pu le tourner sur Direct 8, ça n’aurait pas fait plus amateur, mais cette fois Pacaud n’était plus libre. Des séquences inoubliables ponctuées de main de maître par les études anthropologiques, sociétales et architecturales de Boyon : « Pour un demi-euro vous avez un plat, c’est d’ailleurs là qu’on s’est fait péter le ventre tout à l’heure. » Sympa l’occidental et toujours généreux mais au moins il ne juge pas, il respecte. Comme quand il taille un costard en polyuréthane aux Brésiliens en utilisant l’adjectif « dubitatif » à bon escient. Ne cherchez plus le meilleur d’entre nous.

 

« Et ça, ça nous fait très plaisir », poursuit Monfort.

Canal+ : L’instinct Grégoire


On peut donc être une vedette de Canal+ sans pour autant abuser du gel dans les cheveux. Romain Del Bello, Dominique Armand et leur boss Hervé Mathoux auraient sans doute dû mieux travailler à l’école. Avec son sourire de fayot, ses oreilles légèrement décollées, sa coiffure sans forme et ses costards bon marché mal taillés, on se demande comment celui qu’on a toujours traité, et qu’on continue de traiter, de petit intello, a pu devenir le numéro un de la chaine cryptée. D’ailleurs, lui aussi se demande parfois ce qui l’a mené là. « J’étais un malade de politique, avoue-t-il. Je regardais tous les débats télévisés et pendant les études je faisais la sortie du Conseil des ministres.«  On comprend maintenant mieux pourquoi Grégoire ne traîne pas dans les soirées VIP de Panam avec ses petits copains de la chaîne, entre trois putes et une ligne de sucre en poudre. Comme le chante son homonyme, toi + moi, ça fait deux.

Grégoire Margo-thon

Mais il n’y a pas de hasard, Grégoire n’est pas le commentateur vedette de Canal pour rien. Il aime le sport, surtout le basket et l’athlétisme, discipline qu’on lui donne parfois le droit de commenter pour le récompenser de ne pas cafter tous les écarts de conduite de ses collègues. En revanche, l’esprit Canal, lui, il s’en fout. Le Gai Luron du Paf n’en peut plus du rire « communicatif » de la Rouille, il a assez donné quand ils commentaient les matches ensemble. Le second degré des Del Bello, Thouroude ou Guy ne lui arrachent pas un seul rictus, d’ailleurs il ne comprend jamais leurs blagues et se demande pourquoi ils dépensent autant d’énergie en enfantillages. Il supporte encore moins les déguisements et les pitreries de Jean-Charles, son exact opposé. Commenter les matches, c’est son boulot, un point c’est tout. Il aurait pu être prof de lettres – comme maman – ou encore notaire, mais il est devenu commentateur de foot, au grand dam de son père qui ne manque pas de lui reprocher ses fréquentations gominées à chaque repas de famille.

Grégoire m’a tuer

Malgré tout, Grégoire Margotton a tout pour être heureux. Il exerce un métier de rêve et peut en plus se targuer d’être le meilleur à son poste. Il a aussi prêté avec un grand professionnalisme sa voix à la série des PES sur consoles de jeux, signe de reconnaissance de son talent même si la participation de Franck Sauzée au dernier FIFA a sacrément remis en cause cette distinction. Le manque de fantaisie serait-il le seul point faible de notre héros ? Malheureusement, comme tout premier de la classe il n’est pas que nul en cours de sport, il partage avec ses congénères intellos un autre talon d’Achille : les femmes le paralysent.

Conscients de cette petite faiblesse et désireux de se payer sa tête, Hervé Mathoux et consorts ont alors eu une idée mesquine : proposer à Margotton de présenter la grande soirée de Ligue des champions. Avec Nathalie Ianetta. Ils se sont sûrement bien marrés, le petit Greg beaucoup moins, qui a eu droit à une double sanction : il voit Christophe Josse commenter le Barça et Manchester alors que lui se tape Lorient ou Bordeaux mais surtout il croise le regard pétillant de Madame Sabattier et cela le rend tout chose. Et voilà comment le meilleur en cabine de presse perd tous ses moyens et se retrouve en plateau avec les mains moites et le sourire niais de celui qui est amoureux de la copine de son camarade de classe le plus idiot.

J.-C., le vrai titulaire du poste, n’a heureusement aucun mouron à se faire. D’une part ses cheveux se sont barrés depuis longtemps, d’autre part Grégoire ne déclarera jamais sa flamme brûlante à son inclinée, même quand elle lui raconte, privilège du confident, toute sa vie sexuelle. Notamment ses parties fines avec Doudouce, qui porte bien mal son surnom avec elle. De toute façon, il n’est vu que comme une bonne copine et un grand professionnel qui pourrait peut-être refiler ses prochaines notes ou sa veste lors du prochain direct à Gelsenkirchen.

Roland-Garros : Sabre Lauclair

Il est issu de l’hippisme et de la pétanque et pourtant ses amis boulistes disent qu’il aime avant tout le sport. Dans l’exercice de ses fonctions, Daniel Lauclair parlerait donc de sport. Invérifiable : dans son tennis club, il côtoie des cuisiniers, un casse-couille qui jongle avec ses raquettes, des journaux du jour et Hanouna. Même Bernard Farcy vient l’écouter. Comment savoir si France 4 émet vraiment ? 

Si Dany se levait sur les coups de 7 h, il n’oublierait sans doute jamais de foutre une bonne trempe à sa femme, c’est pour les jours où il n’aurait pas de compliment à lui faire sur sa coiffure de merde ou son visage ridé, voire son corps déformé par les grossesses successives. Ce moment de tendresse, c’est juste avant de préparer sa revue de presse sur un coin de table pendant le petit déj’. Son stabylo orange traque les papiers les plus éloquents de la quinzaine, pour rendre hommage aux Français qui brillent. L’embarras du choix, ils sont déjà trois en huitièmes : « Tsonga à la trappe« . Jo-Wil ne devait pas encore être assez au fond du trou. 

Ensuite, direction la porte d’Auteuil, à cette heure là ses proies sont souvent à l’entraînement. Mais avant d’aller retrouver Chardy et Simon pour se demander si leur amitié resistera au duel, il fait sa rubrique bouffe. D’ailleurs, Dany ne demande pas, il affirme. Ou il rentre dedans, au choix. On appelle ça le  journalisme à la papa. Avant la neuvième binouze bien-sûr. Quand Dany rencontre le cuistot du jour, il le méprise à peine. « Alors, tu nous as pondu quoi aujourd’hui ? » Souvent il oublie le « connard » en fin de phrase. Ce n’est pas grave, il se rattrape entre entre le dos de foie gras poêlé et le caviar de volaille : « Allez, on enchaîne ! » Un « putain » n’aurait probablement pas été de trop. « Et on boit rien avec ça » ?

A la benne Mladen

Place au jeu ensuite et aux interviews intimistes dont il a le secret. Kristina Mladenovic va finir par le savoir : deux ans après un mot gentil pour saluer sa première participation, c’est le même sosie d’Henri Sannier au cheveu lisse qui s’est avancé vers elle pour lui demander comment elle s’était démerdée pour perdre alors qu’elle menait 5-3 dans la troisième manche. N’ayant pas de réponse et une bonne envie de pleurer, elle a tourné les talons. Dommage, Dany voulait lui demander sa recette pour devenir la plus mauvaise joueuse de tous les temps. Le court n°7 est décidément un sanctuaire puisque Mahut, quelques heures avant d’y perdre, avait dû promettre au micro de notre serviteur qu’il ne ferait pas chier les gens pendant onze heures cette fois.

N’allez pas croire que Lauclair n’aime personne, il fait juste son métier avec mesure : Clément et Robert ont eu droit à une hagiographie en règle, surtout après la branlée du deuxième tour. « Stéphane, en entrant sur le court vous avez eu la pression, que vous avez tenté d’évacuerJe vous laisse savourer le moment avec le public. » Quand on a marqué trois jeux, c’est sans doute la première chose qu’on a envie de faire. D’ailleurs, le public le lui rend bien, on entendait à peine les « Stéphane dégage, t’as rien foutu ! » 

Pendant ce temps-là, Montel n’est pas le seul à raviver les souvenirs de France 2 foot. Etre multisport, c’est un métier.

Canal+ : Thomas tout rouge

Pour les fans de ballons ronds et de mouchoirs, le choc a été rude. Exit le sourire enjôleur, les épaules nues et les clins d’œil coquins de Nathalie Ianetta, fini de fantasmer sur la mini-jupe en cuir et les talons hauts d’Alessandra Bianchi ou sur les petites chemises du très gay friendly Javier Gomez. Le glamour c’est désormais réservé au samedi soir, quand Messaoud Benterki rend l’antenne. Le dimanche, place à l’humour.

C’était au printemps 2010 sur iTélé entre 7 et 9h, tout le monde voulait croire que Thomas plaisait à Amandine. Mais elle ne le regardait jamais, préférant peut-être rêver aux mimiques d’Olivier Galzi voire à Pierre Moscovici comme toutes les femmes. Tant qu’à manquer de charisme, autant avoir du pouvoir. Thomas Thouroude était si Praud que l’été venu il fut envoyé en Afrique du Sud. Lui seul serait suffisamment transparent pour passer inaperçu dans le bunker de Knysna. Mais soudain, au milieu du crachin et de la houle, le crapaud se fit prince. Chaque matin, l’aisance du direct, les écharpes bleutées, les vannes ajustées. C’était lui.

Gamelle Comedy Club

Rentrée 2010, des projecteurs Ikea, une table Conforama et voilà Thomas tout rouge, seul en piste pour nous faire oublier nos émois passés. Fais-nous rire, le comique ! Comme Tonton Closefield à l’heure de présenter son mémoire de fin de DUT Conseiller de clientèle Banque-Assurance, le jeune Thomas n’est pas prêt. Le ton est hésitant et les blagues vaseuses, malgré un costume de scène emprunté à Guy Bedos. Bien que deux tailles trop petites, ce dernier est malheureusement trop lourd à porter et, à mesure que l’émission avance, on se rend compte que le football italien n’avait d’intéressant que les glaviots dans la voix de sa figure de croupe. Pourtant, le jeune premier tente de divertir en offrant des « Pendant ce temps-là » clairement piqués au Vestiaire et les reportages du début sur les grands d’Espagne sont toujours aussi bien réalisés. Mais en réservant le meilleur pour le début, l’amateur de foot va forcément se coucher plus tôt.

Sabatier sort du placard

Pour relancer l’intérêt de son émission phare, les pontes de Cana + ont eu après quelques semaines l’idée de sortir de l’oubli Jean-Charles Sabatier. Le trublion teuton, qui sait combien il est difficile de faire rire, retrouve ainsi le programme duquel il avait été évincé suite à la nomination de sa femme comme présentatrice. C’est mieux même si pour le coup on aurait préféré sa femme, surtout que le petit Thomas a enfin pris confiance malgré le dédain affiché semaine après semaine par le boss et ancien présentateur Hervé Mathoux. Mais pas encore suffisant pour donner envie de suivre assidument le résumé de Catane-Cagliari ou Wolfsburg-Monchenglatbach. Prochaine idée pour sauver les meubles et relancer enfin l’intérêt de L’équipe du dimanche, remplacer la table Confo’ par une barre de Pole dance. Sauf si c’est Jean-Charles qui assure le spectacle.

Stade 2 : Le Glou des autres

Familles recomposées, c’est pas gagné : Chamoulaud le sait, expliquer que piquer dans la caisse ce n’est pas respectueux de la vie en communauté c’est aussi compliqué avec son beau-fils qu’avec Monfort.

Le public a disparu, les jingles criards aussi. Aujourd’hui, Stade 2, c’est du reportage, de l’image, moins de bling bling et davantage de Romera, président de la société des journalistes. Le coup de pinceau est avant tout moral : Nelson est toujours là. Mais il ne parle plus de ses riches amis nucléaires, juste des questions web, d’internautes et de Lille peut-il être champion de France. Quand on est un vrai patriarche, on manie le compliment aussi bien qu’on évite le coiffeur. Chamoulaud a tout compris, pour la paix des ménages un duplex avec Peyron en vacances au large de la Catalogne est parfois un compromis nécessaire. Godard et Boyon sont aussi au large, mais chaque chose en son temps.

Du Boyon plein les fouilles

Du reportage, ils en voulaient, ils en ont eu. Ouvrir sur Thomas Bouhail confirme la tendance que le public en plateau n’est plus le bienvenu. Stade 2 revient aux sources, 32 minutes d’interview rugby juste à attendre que Saint-André daigne enfin féliciter son frère, c’est le service minimum et peut-être qu’un jour les gens connaîtront même la ProD2. Lartaud a pu acquiescer, ça prouve qu’à 18 ans on peut avoir vu le LOU. Le fantôme de Salviac, lui, a versé une larme. L’absence de danseuses en string et la présence d’une enquête sur la communication des sportifs sur Internet, avec Chabal qui tente de faire une phrase, c’est remuer le pathos dans la plaie.

Au moins, Karembeu n’est plus là toutes les semaines. Insipide, finalement, c’est un compliment.

Ligue des Champions : Kosta del sol

Quoi qu’il arrive, Gérard Houllier jouera encore la Ligue des Champions au printemps. C’était déjà le cas il y a un an. En attendant, il a pris une branlée contre son vieux rival de TF1 et de l’équipe de France.

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– Gérard, que doit faire Lyon pour gagner ?
Lyon doit faire plus de vagues offensives.
Pour quelque centaines de milliers d’ euros, le rôle d’un consultant est parfois obscur, celui de Gérard Houiller un peu moins.

Expliquer les matches, c’est pas trop son truc. Il a choisi DTN il y a bien longtemps déjà, c’était en 1989. D’aucuns diraient qu’il n’a jamais vraiment arrêté, ça a quand même permis à la Bulgarie de faire un Mondial et au Barça d’être champion d’Europe 2006 dès les quarts de finale. Entraîneur serait donc un vrai métier.

Gérard, pour 100.000 euros, quelle est la  valeur d’une victoire contre la Fiorentina ?
Gagner contre une équipe qui joue à dix c’est toujours bien. Une victoire qui compte beaucoup.

Le sourire et le blaser sans pli c’est sans supplément.

Alors quand Michel Platini accorde une interview exclusive à Hervé Mathoux au saut du lit, il est déjà un peu plus dans son élément. Même pas besoin de lui demander son avis, il le donne avec le sourire quelle que soit la circonstance, lointain héritage d’un Téléfoot où Hardy lui passa du reggae hurlant Ouh yeah, ouh yeah.
Oui, c’est une bonne interview. 25.000 euros, les 75.000 supplémentaires arrivent : Elle est chargée de bons messages.

Houiller jusqu’au cou

Le bon message, c’est probablement ce qui a le plus fait sourire David Ginola, à quelques jours de l’anniversaire de sa fille. Toujours en cavale, l’ancien agent de voyage de Kostadinov n’a pas oublié que son avocat l’a chargé le jour du procès. Aimé Jacquet était sur le banc ce soir-là, Blanc, Petit, Desailly et Deschamps aussi, allez comprendre. Si Domenech déconne trop, Escalettes niera avoir déjà connu Houiller.

Houiller n’est certainement pas cet imposteur avide de pognon qui débite toujours les mêmes poncifs sur la Ligue des Champions, qu’il a tellement disputée avec Liverpool que la Coupe UEFA prend la poussière dans son Hall of Fame.
– « Avant tout, je voudrais féliciter Jérémy et Sydney pour leur match. » 80.000 euros par tête de pipe, le compliment est sincère et bien vu, ce sont toujours les meilleurs joueurs que Canal rameute dans la zone d’interview après match, heureux hasard.

Hall of flemme

Ca n’a surtout pas empêché Gérard de féliciter Juninho après un 5-2 à Barcelone et une expulsion des plus gracieuses, ni de dire un jour que l’important c’est le palmarès. C’était il y a déjà longtemps, et depuis Ibrahimovic a signé à Barcelone. Justement, Canal a le droit de montrer des images et après une délicieuse rencontre avec Mourinho, Ianetta toute retournée laisse parler Gérard avec Ibrahimovic. Le Suédois n’a jamais joué en Angleterre, il vient de passer de l’Italie à l’Espagne, c’est le moment de ressortir le Take it easy, il a pas servi depuis Noeux-les-Mines, à moins que ça ne soit Hucqueliers ou peut-être juste un voyage à Anfield Road.
– « How did you feel when you started the game against your old club ? » 100.000 livres sterling pour Gégé, on peut aussi utiliser le présent et dire former club. Arsène Wenger n’a probablement rien compris.
– « Bonsoir Sydney, bonsoir Kim, tout d’abord félicitations. » 500.000 euros.

Un entraîneur-sélectionneur qui n’a jamais tort malgré des résultats de merde. Ca nous rappelle quelqu’un. Mais qui ?
Pendant ce temps-là, Willy Sagnol passe aussi le casting : « Ce qu’on peut dire, c’est que chaque équipe a joué avec ses valeurs et ses qualités. » Combien ?

US Open : Gilbert beau dard

A l’occasion du triomphe français à New York, Le Vestiaire rend hommage au plus grand expert de L’Equipe.fr.

Régulièrement, Rodolphe Gilbert éclaire de son œil avisé la vie tennistique sur L’Equipe.fr. A ceux qui se demanderaient de quel droit un ancien 61e mondial coaché par Tulasne débite des conneries pendant un Grand Chelem, Le Vestiaire démontre aujourd’hui qu’au contraire, il est incontournable. Et ce, même si le 5 juin, « qui peut contenir Nadal ? » et le 6 juin « Nadal est en danger ».

Nous sommes au début des années 1990. Rodolphe Gilbert est à l’orée d’une brillante carrière, du moins le croit-on. Ce n’est pas une vanne, d’ailleurs, Julien Jeanpierre ne rigole pas. Il ne faut pas longtemps à Rodolphe Gilbert pour trouver sa voie sur le circuit pro. Dès Brest en 1990, puis Miami en 1991, il donne la leçon à Thierry Champion, donc un peu à Monfils. Pour Forget, le capitanat de Coupe Davis est encore loin, mais le voir gagner contre Sampras achève de le convaincre.

Il embrasse le Guy à Bordeaux. Lionel Roux y passera à son tour à Marseille en 1993, le staff est au complet. Escudé, terrassé à Contrexeville en fin de carrière, lui offre les droits de la Fed Cup. Un dernier baroud d’honneur qui aurait pu se transformer en coup de maître au tour suivant, mais Olivier Malcor était le plus fort : il n’a donc pas d’avis sur Paulo. Winogradsky a aussi eu de la chance à Thessalonique en 1988, donc « Jo a répondu présent ».

On brade Gilbert

A ceux qui pensent aussi que Rodolphe Gilbert est un nul qui n’a récolté que deux titres en double et qui ne le reconnaissent pas quand il passe sur L’Equipe TV, il ne faut pas oublier qu’à Roland-Garros 1993, il fut le dernier Français en lice. Un troisième tour, en battant Becker, ce n’est pas donné au premier venu. Mais Dosedel était le plus fort.

TF1 : Zabel anonyme

Canal a pris Jacquet, Roux, Pauleta, Gerets et Sonny Anderson. TF1 a pris le reste, ça coûte et ça n’a rien à dire. Ou ça ne sait peut-être pas le dire. Voici les 5 raisons  qui vous ont fait éviter ou pas TF1, de toute façon vous n’aviez pas le choix et Liza est aussi sur RTL.

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Christian JP : « Et voilà une balle de but. » « On se calme, attention monsieur l’arbitre, il faut ramener le calme. » « La côte a baissé à 2,10, pour plus d’infos, TF1.fr. »
Comme pour l’équipe de France, il a obtenu sa place au Mondial sur un coup de dé. Comme pour l’équipe de France, il aurait dû s’arrêter dès les poules. Mais ce ne sont pas toujours les meilleurs qui jouent les finales, sinon Leboeuf ne parlerait probablement pas à Brogniart avec le chapeau d’un crooner sur la tête. Larqué a néanmoins dû s’incliner la mort dans l’âme, c’était lors d’Espagne-Chili : « Vous aviez dit que les Chiliens termineraient à 10, bien vu. » Ralenti à l’appui, c’était une erreur d’arbitrage.

Fabien Barthez : « Je pense que les Bleus vont y arriver. » Consultant est effectivement un métier.

Robert Pires : Quand Lizarazu et Barthez s’envoient des vannes de champions du monde, il est là et il ne participe pas. Quand Brogniart le laisse conduire l’interview de Malouda après France-Uruguay, il est là et ne participe pas. Pardon, il participe et émet une idée : le repositionnement à droite. Domenech avait bien trouvé son pire ennemi.

David Astorga : La promotion a du bon, sauf si à la fin on s’enHardy. Beugler qu’on aime quand c’est chaud sur le 1er corner ivoirien du 0-0 contre le Portugal peut coûter une carrière. Rien n’est perdu : il lui restera l’oeil du Praud en fin de parcours.

Frédéric Calenge : Denis Brogniart revendique la place à raison, mais deux conditions sont requises : être journaliste, et parler de sport. A défaut, Frédéric Calenge fait le nombre, de toute façon c’est ce qu’on lui demande puisqu’il était préposé aux interviews de Domenech après match, sur TF1 rappelons-le.

Coupe du monde TF1/Canal+ : Canal pelouse

TF1 avait tout misé sur Gilardi sauf une assurance vie, du coup les vrais journalistes sont restés sur Canal et Alexandre Ruiz sur Europe 1. Et Thierry Clopeau ? Voici les 5 raisons qui justifient ou pas de regarder du foot sur la chaîne cryptée.

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Dominique Armand : La palette n’avait pas réussi à faire passer Doucet pour un intello, et là miracle ça marche, allez savoir pourquoi. Pourtant il n’a ni lunettes, ni le SCO d’Angers sur son CV. Sinon, on dit de lui que c’est un journaliste qui connaît le foot, du coup on ne se focalisera pas sur son explication du faible niveau des matches : « Je n’en ai pas la moindre idée. Y’en a qui disent que les équipes jouent avec le frein à main. »

Lilian Gatounes : Le Dominique Armand bilingue espagnol avait percé grâce au Barçamètre qu’il présentait chaque semaine à Stéphane Guy. Ruiz n’avait rien de plus au départ, mais aujourd’hui c’est lui qui a des cheveux longs, qui passe l’été et les week-ends à faire de la radio et balance quinze fois l’info du jour par journée de Ligue 1 sur Europe 1. Gatounes, lui, fait des sujets sympas même si c’est toujours le même avec sa voix au ralenti et des phrases courtes sur des plans saccadés du public et des joueurs hors du terrain. Frédéric Calenge ne trouve pas ça si mal finalement.

Philippe Carayon : Tous les soirs, il a pris son air grave pour donner des infos exclusives, tous les soirs on n’a pas appris grand chose. Mais l’important, c’est qu’on ait eu l’impression que c’était grave.  

Le footballogue de Messaoud Benterki : « L’Allemagne ne gagnera pas, elle est où en grande compétition depuis 10 ans ? » Finale en 2002, demie en 2006, finale en 2008. Footballogue c’est donc pas un vrai métier, même si on vient pourrir la vie des infographistes avec des tableaux que personne n’a vraiment envie de voir.

Hervé Mathoux : Qui aurait cru que les résidus de Thierry Roland donneraient le meilleur présentateur foot du PAF ? Pas Romain Del Bello qui n’en a que le salaire. Isabelle Moreau, elle, mesure le chemin à parcourir : savoir quoi faire de ses mains debout pendant un coming next, c’est fort.

Pendant ce temps-là, David Astorga tente d’exister face à Lizarazu, on lui avait pourtant promis qu’il commenterait. Si ça continue comme ça, juré, il s’enHardy.

Le classement interdit : Code Liza

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La paire Hanouna-Lauclair doit-elle être reconduite à Roland-Garros ? Georges Eddy sera-t-il naturalisé américain avant Jack White chocolate Monclar ? Wiltord et Leboeuf tiendront-ils le micro dans le bon sens ?

Après 4 mois d’enquête, Le Vestiaire s’est procuré en exclusivité le vrai classement des meilleurs consultants. Dugarry est-il vraiment en tête quand il trouve Marseille solide face à Saint-Etienne ? Guy Forget est-il réellement la référence du tennis malgré son beau parcours en Coupe Davis ? Révélations.

Canal+ avait tout compris, même le langage du carnet de chèque. Après avoir acheté tous les matches, il ne manquait que les consultants. Pour ne pas rater le bon autant brasser large. Zidane, Deschamps, Desailly, Lizarazu, Jacquet. Mais aussi Rouyer, Perrin, Denoueix, Baup, Santini et Houiller. Crevoisier et Jeannol, c’est pour les mardis de novembre où il pleut, le Mercure de Boulogne casse ses prix. Et non, Patrice Ferri ne s’appelle pas Jean-Michel. Le principe de la vitrine appliqué à la lettre, Tosi et Guérin bloqués dans le parking de la Tour Bolloré, Gravelaine et Ferreri n’ayant jamais joué au foot, Paganelli non plus, pourrait rétorquer Charles Biétry. Thierry Clopeau mis aux arrêts après France 2 Foot, seul  TF1 pouvait espérer lutter. Hélas, Arsène Rupin préfère largement les succursales d’HSBC aux micros dorés du SDF.

Une sacrée tête de Linette

Et puis, tout a changé. Lizarazu ne voulait pas appartenir exclusivement à la colonne passif du bilan de Canal, Dugarry est propulsé consultant vedette. Originaire de Lormont, comme Lamine Sané, Dugarry est à l’aise, prolixe. Problème, il connaît presque aussi bien le jeu que Pierre Ménès. Du coup, il sent, ressent, constate, mais n’analyse jamais. Lizarazu, c’est une analyse par phrase, le ressenti n’est utilisé que pour parler de son expérience du haut-niveau. Duga a évolué huit jours à Milan et dix à Barcelone. Heureusement, il ne s’occupe que de la Ligue 1. C’est ainsi que Téléfoot se transforme en Liza face à la rédaction de TF1 et devient la meilleure émission foot du PAF sans même montrer les matches. En plus, Lizarazu a pu demander à Demichelis ce qu’il avait pensé de Lyon.

En revanche, personne ne parle à Dugarry, à part Zidane. A l’arrivée, on a le droit à une déclaration de Zizou annonçant que Lyon va remporter la Champion’s League en 2009. Consultant en Loto Foot, pourquoi pas, mais Lionel Rosso a déjà remporté le marché. Cyril Linette a une botte secrète, mais il ne le sait pas. Le seul à pouvoir lutter techniquement avec Liza s’appelle Reynald Denoueix. Jamais de vannes superflues, le jeu, rien que le jeu, pour la première fois un consultant parle comme un entraîneur. A croire qu’il l’a été, mais personne n’a pu confirmer que Nantes avait été champion de France en 2001. Il avait des réserves sur Ibrahimovic, l’Inter a fait son job, Reynald ne va pas se perdre en sentiment à la con sur le beau jeu du Barça, car il sait bien que Henry et Eto’o ont changé de club. France 1998, c’était évidemment un pouvoir offensif sans précédent.

Mondiaux : Faure âge en eaux profondes

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Patrick Montel a tellement aimé la performance de Philippe Delerm à Pékin, qu’il a pris Boyon pour occuper le siège en trop. A quand le commentaire à dix abbeba ?

Si Bilalian ne veut pas lui faire présenter Stade 2, Stade 2 viendra à lui. Berlin 2009, Patrick Montel a débuté son terrible dessein, rassembler toute l’équipe des sports de France télévisions dans sa cabine de commentateur. Après avoir débauché les reporters de seconde zone qui n’auront jamais droit à la cabine, la première grosse victime est Alexandre Boyon. A force de l’entendre se vanter de savoir qu’Allen Johnson avait été aligné sur 4×400 à Athènes ou de reconnaître Juantorena avec 30 ans de plus, Montel s’est dit qu’il pouvait bien venir parler de ce qui n’intéresse personne. L’heptathlon, les lancers et un peu du reste des concours quand les types sont pas connus. Une fois Tamgho éliminé, Alex le nageur a tout loisir de commenter les sauts enregistrés de Nelson Evora. En plus, on peut le bizuter jusqu’à le faire chialer.

Oh pas de télé Thomson

A part ça, Patrick a récupéré sa bouillotte et Diagana a le droit d’en placer une de temps en temps quand le patron décide qu’il peut apporter un oeil intéressant, mais jamais sur les haies, ça serait trop facile. Du coup, Montel peut se lâcher avec la certitude de ne pas être contredit. Il ressort les classiques : Jamaïque, Ethiopie, Kenya. On n’a pas la télé, on court sur les hauts plateaux et surtout on a les mêmes parents puisque l’on est tous frères. Bob et Mahiedine ne l’étaient pas depuis six mois, il le seront probablement l’année prochaine aux Europe de Barcelone grâce à l’indispensable Nelson Monfort, qui a découvert que la zone mixte ne signifiait pas que l’on pouvait mélanger les hommes et les femmes. Nelson aime les petites Ethiopiennes et n’hésite jamais à associer Montel à sa passion, les nuits n’en seront que plus animées. Personne ne reprochera à Patrick d’avoir dit « fureur » pour vendre des tee-shirts allemands, par contre les spectateurs les plus tendus pourront se plaindre de Déborah la guide, aussi sexuelle que la moustache de Jean-Pierre Durand, le photographe pote de Montel de passage dans la fameuse cabine.

Décastar ou Fréquenstar ?

Si démagogie a un sens, il ne s’applique pas à Patrick et ses autres potes, ceux de Facebook, persuadés qu’ils auront des places gratuites pour le prochain Sotteville-lès-Rouen. Il n’y ajoute pas le foutage de gueule quand il propose aux téléspectateurs plus mauvais les uns que les autres de prendre sa place, pour finir sur un gros plan de Diagana à deux doigts de l’apoplexie. Montel est encore là pour un long moment et heureusement car sa naïveté sincère nous manquerait. Quand Bolt méprise et humilie ses adversaires, ce n’est pas de l’arrogance, quand Tamgho crâne entre deux sauts mordus, ce n’est pas un frimeur et quand Fraser égale Christine Arron avec un appareil dentaire, c’est une grande championne. On ne lui en veut pas, c’est le meilleur même s’il appelle William Motti « Bill » et qu’il l’expédie en 1’30 après un mot sur l’athlétisme est-allemand et Talence. Bilou est dans la place.

Pendant ce temps-là, Tahri a montré qu’un champion doit battre son record en finale. Si son pote Baala a compris la leçon de Jean-Mi, il sera au pire deuxième, mais cette fois ce sera sans Hicham.

Omnisports : Direct store

paco

« Je suis vert de rage. » Quand Christophe Pacaud sort de Direct 8 ce soir-là, il pleut des cordes. Il vient aussi d’enregistrer son émission.

Une semaine après la fin de Roland-Garros, Le Vestiaire est tombé sur l’émission de Christophe Pacaud. Une atmosphère étrange, un animateur qui marche pour dire bonjour à chaque invité, d’étranges sosies d’anciennes gloires du journalisme sportif. Réservoir Prod serait-il derrière tout ça ? Personne n’en a jamais parlé, et pourtant la rumeur voudrait que Direct Sport ait commencé le 15 septembre et que des invités s’y succèdent chaque semaine.

Pierre Salviac

Sont-ce ses commentaires de rugby ? Est-ce son résumé de Perpignan-Clermont qu’il conclut par « et à la fin, c’est toujours Clermont qui perd ! Proverbe africain ! » devant un Pacaud des plus séduits ? Est-ce Jean Abeilhou ? Est-ce ses conneries de cabanes qui tombent sur le chien ? Son éviction de France Télévisions reste un mystère.

Jézabel

Son franc sourire illumine l’émission. Une apparition de Leboeuf sur le plateau, une blague graveleuse de Salviac, un Rosenborg-Fiorentina à commenter, rien n’y fait : elle sourit. Noël Tosi ? Elle sourit. Son secret pour placer autant de noms de footballeurs et prouver à Mikis qu’elle aussi elle s’y connaît ? Elle sourit. La chaîne vient d’acquérir les droits pour les matches de l’équipe de France féminine ? Elle sourit ?

Ro Jézabel

Qui se souvient que Roger Zabel animait les soirées Ligue des Champions en 1995 ? Pascal Brunner et son pantalon en toile vert connaissent la réponse, Direct 8 s’en frotte les mains. Il faut tenter le tout pour le tout, les coups de cœur sont là pour ça. Ukrainien et boxeur, Vitaly Klitschko ne s’attendait pas à être l’heureux élu, il passera donc sur la prononciation douteuse de son nom. Abdoujaparov et Vladimir Smirnov ont de quoi être jaloux : eux au moins ne se décommandaient pas.

Mikis

L’autre Monsieur foot de la 8. Capable dans la même année de recruter Noël Tosi comme consultant et de faire un coup de cœur pour saluer Mladenovic. Double exploit journalistique : aller fouiner non seulement dans la catégorie juniors, mais en plus chez les dames. Les geeks qui ne reçoivent pas France 4 paniquent.

Thierry

Toute l’équipe de 100% foot se démène pour qu’il ne sorte plus de chez lui. Les plateaux, c’est plus de son âge.

Pendant ce temps-là, Grimaldo court toujours derrière un petit caprice.

Stade 2, la route de l’Orient

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Dimanche, Stade 2 n’a pas eu lieu. A la place du sport, Chamoulaud a préféré présenter Vivement Dimanche avec des intellectuels à la place de Darmon. Candeloro, Gallas, et même Alphand, le seul pilote du Dakar à rentrer vivant. Giesbert veut relancer Culture et Dépendances.

Malgré le départ de Clopeau, Bilalian n’a pas perdu la main. Lors de la séquence révolutionnaire des coulisses, qu’on n’avait pas vu depuis France 2 Foot, Chamoulaud est dans ses pantoufles. Sa chemise reste ouverte, son micro aussi pendant le premier sujet. Les centaines de téléspectateurs n’ont aucun mal à l’imaginer aller pisser, Lionel a la confidence facile. Guy Carlier est coincé dans son fauteuil, Vinoy et Lévêque tentent la désincarcération, Chamoulaud les enferme à double tour. Rien ne presse, Galthié est bourré, il fera aussi perdre Perpignan.

Surya Bonaldi

Puisqu’il n’y aura pas de pub après autant en faire pendant. C’est l’heure du live promotionnel de Candeloro, la séquence la plus longue de l’émission. Il n’y avait pas beaucoup d’actu ce week-end. Un spectacle qui n’a de sportif que les entrées payantes et Monfort, qu’on n’avait plus vu à pareille fête depuis C’est mon choix. « Franck Sinatra n’a qu’à bien se tenir », le taquine Chamoulaud. Boyon a dû se farcir la rétro. Mais pourquoi donc Sled a-t-il été viré ?  A son époque, Candeloro faisait les JO.

Le con…ducteur

Brève handball, ce n’est que le championnat du monde. Brève rugby, ça se défend. Pas de tennis, c’est Melbourne. Pas de judo, c’est les France. 18h20, le cirage de pompes hebdomadaire d’Armstrong n’attend pas. Luyat n’est donc là que pour le buffet, comme Kader Boudaoud à Nantes la veille. Il avait pourtant trouvé la question inédite pour Gourcuff : Bordeaux ou Milan ? Nicolas Geay, envoyé en Australie en première classe, prévient : « Pour le sport, il faudra attendre. » On avait remarqué. Il a raison d’être jaloux : Richard Coffin et Emmanuel Lefort se sont mélangés à Marie-Marchand Arvier et Ingrid Jacquemod dans un jacuzzi. Comme si ça ne suffisait pas, ils nous mettent la musique des Bronzés pour finir le sujet. Chapatte vient encore de mourir.

Carlier est au diapason, pas trop de second degré. Gallas n’a quand même pas tout compris. Ils ont invité Bastareaud pour l’épauler.

La métamorphose du cloporte

Claude Sautet aurait pu en faire un film. Une bande de jeunes loups ambitieux voulaient tout dévorer dans le PAF. Ils se sont heurtés à la vie et à leurs compétences. Portraits.

Denis Balbir. Un tube de Gomina devait lui suffire à atteindre tous ses rêves. Rapidement propulsé commentateur principal de la chaîne cryptée. Il a fait un choix de carrière payant en allant faire Téléfoot sur une chaîne qui ne diffusait pas de foot. Aux dernières nouvelles, il écumerait le câble avec une ancienne animatrice de l’Ile de la Tentation.

Laurent Luyat. Eternel premier communiant, à 40 ans, il est pourtant le meilleur de tous. Le sport, c’est pas vraiment son truc, mais les talks show généralistes ne veulent pas de lui. Il faisait les beaux jours d’Europe 1 le samedi soir et présentait Stade 2, il ne fait plus ni l’un ni l’autre. Depuis, le multiplex s’est cassé la gueule, et Stade 2 est présenté avec une raie sur le coté.

François Brabant. Le moins prometteur de tous a confirmé. Il rêvait des talks show que Luyat ne présente pas, les ortophonistes du monde entier lui en veulent encore. Comme il connaît mieux le tennis que Jean-René Godart, il a quand même droit au Lenglen.

Thierry Clopeau.
L’énigme. De très beaux débuts munichois, avant de passer par la case exclusif. Ses appuis le renverront dans le monde du sport. Il ne voulait pas ça. Son tableau de chasse est éloquent : France 2 foot, Europe1 sport, les multiplex. Qui a déjà regardé ou écouté l’un des trois ?

Alexandre Ruiz.
Le kamikaze. Avoir de bons contacts n’est pas toujours gage de réussite. En contrat d’exclusivité sur Canal+ à la tête de Jour de Foot, il se laisse convaincre par Clopeau de faire de la radio. Depuis, il fait de la radio avec un physique de télé.

Les placards du Vestiaire : Josse bassine, l’empoisonnement

Le Vestiaire reprend aujourd’hui sa longue série consacrée aux commentateurs sportifs. Dans ce volet, le ski alpin n’aurait jamais dû avoir sa place. Et pourtant.

Charles Bietry voulait l’adopter, pas Bernard Thévenet. En découvrant « son » Jour de Foot 2008-2009, Pépé Charly a classé les papiers dans la garage. Certes, Canal+ n’avait pas les moyens de conserver Alexandre Ruiz et ses « informations de la soirée ». Ouvrir après une virgule de pub sur Cassis-Carnoux : Bompard éprouverait déjà des regrets, si le rendez-vous d’avant porno de la concurrence n’était pas si rassérénant.

Itinéraire d’un enfant gâteux

Christophe Josse, c’était prometteur. L’IUT de Bordeaux et Edith Remond lui avaient offert ses lettres de noblesse dans le journalisme, celles que lui auraient sans doute refusé Robert Escarpit, sa fille, même s’il était devenu sous commandant, voire sa petite fille. Canal+ lui donna ensuite la chance de devenir Thierry Gilardi, il s’y attela jour et nuit, mais eut la bonne idée de partir sur France Télé quand Gilardi préféra TF1. Josse récupéra alors deux-trois matches de Coupe de la Ligue et fréquenta Patrick Knaaf quand Gilardi se contentait de Téléfoot, la Coupe du monde, Charles Villeneuve dans un restaurant de la rue François 1er et le Domenech Show. Mauvaise pioche. Pourtant, mathématiquement, Josse avait une nouvelle occasion de devenir M. Foot (pas le salaud, l’autre). En 2004, lorsqu’il rejoint le groupe TF1, le landerneau bruisse de la fin prochaine de Thierry Roland. Josse est l’heureux élu. Sauf qu’une fois dans les locaux de Boulogne-Billancourt, il dort dans un placard dont il n’a même pas la clé. Il ne veut jamais porter ses lunettes à l’antenne, il aurait peut-être dû, TF1 c’était TPS. Mauvaise pioche.

Entre temps, il avait occupé le fauteuil le plus médiatique, celui du Tour de France. Une idée séduisante sur le papier, mais le vélo c’est pas du foot. Adam n’y connaît rien, mais c’est un passionné, pas Josse. Après tant d’efforts pour devenir quelqu’un, il passe sur la TNT et la fidélité paye enfin, il est repris par Canal.

Mathoux va bien

Grâce à Josse, la chaîne cryptée fait le pari d’une présentation dynamique. Sa voix ferait vibrer une assistance au séminaire jésuite. Il le savait : un an sur M6 pour commenter la coupe Intertoto au Vélodrome avec Delpérier, ça lui a suffisamment coûté. Son truc, c’est le vrai rythme, celui des grands talk, quand l’animateur s’efface au profit des invités. Mathoux n’avait pas dit qu’il les gardait tous, ni qu’il y placerait ses maîtresses. Il ne lui avait pas dit non plus qu’à partir de septembre, Jour de Téléfoot ce serait le dimanche. Mathoux, il fait ce qu’il veut, c’est le maître de la portée, malgré ses années Marianne Mako.

Du coup, Josse est seul le samedi, avec son oreillette, et même pas dans un motel miteux. Un incident, un résumé qui ne part pas et l’animateur fait parler sa science du direct. Les déraillements vocaux, les rires nerveux, les bafouillements font leur effet. Ruquier n’en est que plus heureux. Josse peut-être aussi, qui sait : ça lui rappelle Salt Lake City. Seuls les intimes se souviennent de l’épopée Montillet-Vidal.

Lionel Rosso n’avait rien contre lui, du temps des directs de L1. Mais piétiner ses plates bandes, c’en était trop : il a pris son coton et s’est barré chez Loto.

Football, Domenech Show : Tapie End

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La pression de l'audimat ne pardonne pas. L'émission la plus regardée de l'histoire de la téléréalité ne pouvait pas s'arrêter comme ça. Si les résultats ne rapportent rien, si les matches font chier tout le monde, au moins il restera Domenech pour faire le spectacle. Voici la cinquième saison du Domenech Show.

Souvenez-vous des épisodes précédents, le Domenech Show s'était terminé dans l'euphorie d'une nouvelle humiliation générale pour le football français et Estelle Denis. Raymond Domenech, scénariste, acteur et réalisateur du spectacle devait tirer sa révérence avec un gros chèque pour bons et loyaux services rendus à ses producteurs. C'était sans compter sur ses producteurs, justement. D'une avidité sans limite et face à l'influence grandissante prise par Secret Story dans le reality show, Jacquet et Escalettes vont orchestrer le grand retour du programme favori des Français.

Pour ce faire, les rescapés du naufrage européen apportent leur soutien sans réserve à leur créateur. Ce n'est pas une surprise, ils connaissent eux aussi parfaitement les rouages de la télé. Même Govou, sur le point de ne pas recevoir d'offre de Tottenham, sait qu'il faut lécher papa pour découvrir la Suède. Mais tout n'est pas si simple, car l'ancienne équipe de production, qui faisait elle une vraie émission de service public avec des victoires et des trophées, veut récupérer le bébé. C'est finalement le concepteur original du projet qui va trancher : Michel Platini.

Chypre au vinaigre

L'inventeur du football en France est lucide, il conseille de garder Domenech. L'objectif est ambitieux : pour lui, virer le sélectionneur en plein éliminatoires provoquera probablement la plus forte audience de tous les temps. Platini sait comment ne pas gagner, il faut lui faire confiance. En 1988, il avait lui même succédé à Henri Michel en pleine errance chypriote  et avait fait aussi bien, avant de réaliser un Euro 92 pas dégueulasse pour lancer ensuite Gérard Houiller. Sur un terrain parfaitement préparé, ce dernier n'eut plus qu'à ne pas sortir premier d'un groupe avec la Bulgarie et Israël comme plus féroce adversité. Le Conseil fédéral de reconduction se déroule sans anicroche. Escalettes n'a rien aimé de Domenech et veut qu'il change tout. Les différents représentants du foot amateur lui bricolent alors une espèce de tutelle dirigée par… Gérard Houiller. Fameux. Dominique Grimaud voulait même carrément que ce dernier reprenne l'équipe : de la trash-tv comme on n'en fait plus. Dominique Grimaud n'est pas à la Fédé, il n'est que chroniqueur dans 100% foot. C'est dans cette même émission que sera également jetée en pature l'idée d'un autre recours : Alain Boghossian. Quand l'histoire repasse les plats, c'est Ginola qui se permet cette audace. Il est malin, David. Il sait que personne n'aurait pensé à Boghossian. L'ancien criminel a raison. Bogho c'était un joueur sans épaisseur dont on se souvient à peine, et surtout il n'a jamais entraîné : c'est le candidat idéal. L'occasion est trop belle, Alain B. est catapulté adjoint de Domenech. Un débutant et un incompétent, le duo est magique. Mais il reste un doute sur la capacité de Raymond à franchir les limites imposées. Escalettes est inquiet, il ne le sera pas longtemps…

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Les placards du Vestiaire, Médias : Delerm, une question de survie

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Les Jeux sont finis et France Télévisions a pris un avantage définitif. Margotton, Galfione et Longuèvre, qui ne voit de dopage nulle part, n'y sont pas pour rien, le coup de génie de Bilalian y est pour beaucoup. Le porno soft de Canal était propre, mais trop lisse.

Fin des JO, Luyat se force à rire en voyant le seul plan off de Godard dépourvu d'insulte aux techniciens, pratique pour un bêtisier. La nostalgie, ça vient vite après les JO, mais au moins il arrêtera de lui casser les couilles avec Grenoble en L1. Ca sent le bilan, le retour des costards, mais comme Bilalian est un fin meneur d'hommes, il a aussi mis sa veste de marin. Ca ne l'empêchera pas de se réserver l'habituelle interview consensuelle de Rogge et l'honneur d'annoncer qu'à Londres, France Télé aura des caméras.

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Les placards du Vestiaire, Canal/France TV : Jeux pour adultes

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A l'occasion des Jeux Olympiques, Le Vestiaire inaugure une nouvelle rubrique entièrement consacrée au traitement médiatique. Car le grand duel de la quinzaine aura opposé comme tous les 4 ans France Télé, sans Thierry Clopeau parti faire les mauvais jours d'Europe 1, à Canal +, drivé par l'éternel adulescent Cyril Linette, qui a bien grandi.

Entre Bilalian qui interviewe Philippe Lucas sortant des toilettes et Chamoulaud qui annonce le forfait de Liu Xiang habillé en marin, aucun doute, cette année France Télévisions avait sorti l'artillerie lourde. L'objectif est toujours le même : rivaliser avec le nec plus ultra du sport, la quatrième chaîne, comme disait Jacques Marchand. Pour cette olympiade, l'innovation de la télévision publique aura été de pomper la concurrence, en moins bien, évidemment. A commencer par le plateau fil rouge où un Luyat à l'aise comme Olivier Sauton à table avec Gérard Miller ne peut rivaliser avec le porno de la chaîne cryptée. Rosso y tire les ficelles et Bayle le reste. Si Bilalian acceptait de diffuser parfois des finales en direct, papa, abonné depuis 1984, une fois le coeur léger, zapperait peut-être de temps à autres.

Autre spécialité partagée : le recyclage. Lizarazu qui va crier son admiration aux gymnastes, le nez penché dans les « fiches » de Le Pennec, Richardson qui fait semblant de se passionner pour l'haltérophilie et qui ne suit même pas le hand, ou Douillet qui trouve tout formidable, même son badge dont il ne parle plus, Canal s'est beaucoup dépensé pour justifier les notes de frais de Jean-Charles Sabbatier entre Jiang et Elena au sol. Il est polyglotte. Pendant ce temps-là, à Paris, les enfants appellent leur père Hervé. Allez comprendre. Sur France Télé, on n'a trouvé que Galthié dans le placard alors il va partout et remercie chaque contribuable de lui payer ses vacances. Il y a aussi Philippe Delerm qui tient chaud à Diagana, mais fait chier tout le monde. Heureusement, il reste les sports majeurs.

Douillet reste où ?

Pour le judo, le combat est serré. Canal avait ramené sa paire de champions droitiers : Thierry Rey, consultant cocardier devenu journaliste, associé à Douillet, consultant devenu consultant. Face à eux, la paire publique n'avait politiquement pas grand chose à leur envier avec une consultante bobo chic mère de famille rigide, encore plus à droite donc, chemisier à fleurs de rigueur. A ses côtés, Romera, malgré sa ceinture verte, ne peut faire que de la figuration, ce qui ne le change pas trop des reportages taekwondo au Vénézuela pour Stade 2 quand Marie-Christelle Maury est déjà prise pour le tumbling au Laos. Rien de bien différent au final. Ca balance et c'est partisan, le peuple aime ça.

Plus aussi Faure

L'athlétisme, c'est le point fort de France Télévisions. Près de 20 ans de compétitions internationales, le show est rodé. Sauf que le compagnon de toujours de Montel, craignant d'être enfermé dans les geoles chinoises, a préféré retourner auprès de Sébastien Carrat. Seul avec Diagana, Patrick le gueulard a perdu ses repères. Il fait des nuits complètes et imagine maintenant que 12″68 permettent un podium sur 100m haies. On préfèrerait presque retourner sur la 4 mais il y a Margotton, Galfione qui n'a passé 6 mètres qu'en salle malgré un titre olympique, et les leçons de Maitre Longuèvre. Doucouré n'aurait donc pas besoin de lui ?

Larusso

En natation, on pourrait croire qu'un duo Caron-Esposito constituerait le ticket gagnant. Mais voir le second chialer et ne rien apporter quand Phelps met 12 secondes à ses meilleurs temps antibois, ça donne envie d'écouter la voix lascive de Maracineanu même si Boyon n'était finalement pas la doublure du docteur Ross et Rousseau un champion.

Les cuisseaux de la petite reine

Canal a tout fait pour perdre la bataille du cyclisme sur piste en plongeant le vélodrome dans l'anonymat de la voix de Philippe Ermenault, mais France TV a encore un coup d'avance. Jean-René Godard, c'est déjà bien, mais un piquet de grève ça coupe rarement la parole. Jaja se balade dans la zone centrale, mais il ne trouve pas sa moto. Heureusement, les JO de Thierry Adam se sont finis sur le titre de Jérôme Pineau : il est recyclé au foot.

Pendant ce temps-là, Le Vestiaire avait annoncé la domination américaine au basket et tant d'autres événements plus prévisibles. Il a surtout été le seul média à anticiper la perf de l'ovni.

Carte blanche, Thierry Roland : Un plaidoyer pour l’euthanasie

Burt, un de nos lecteurs les plus assidus, s'essaye pour la seconde fois à l'exercice de la carte blanche. Aujourd'hui, il nous conte sa passion pour un ancien stagiaire de Robert Chapatte. Donnez-nous votre avis.

Thierry Roland

La prestation de Thierry Roland lors de l'Euro 2008 aura confirmé ce que certains pensaient déjà malgré son passage sur le billard : Thierry Roland n'est pas mort.

Pilier de TF1 pendant de très nombreuses années, Thierry Roland avait fini par lasser ses plus fervents admirateurs. L'inénarrable duo avec Jean-Mimi commençait même franchement à gonfler son monde et c'est pourquoi Charles Villeneuve avait viré le moins utile des deux : Roland. Ce dernier, qui se contentait de plus en plus d'ânonner les noms des joueurs quand il ne rigolait pas pendant trois minutes à chacune de ses propres blagues, n'avait pas compris la leçon. Il lui fallait revenir, pour le meilleur et surtout pour le pire.

M6, la petite chaîne qui déconne

Flairant le bon coup, M6 engage alors le jeune homme, retraité depuis 1973. Après avoir longtemps hésité entre Thierry Adam et Bruno Rodriguez comme consultant, on finit par lui coller Leboeuf dans les pattes. Ceux qui avaient crucifié l'insupportable Franckie, cette fois sans sa femme, en sont pour leurs frais : aux côtés de Roland, il semble bon. Pourtant, sans avoir été touché par la grâce, il a fait un Euro dégueulasse, ne ratant jamais une occasion d'amuser ses admirateurs xénophobes. Là dessus, au moins, Roland fut au diapason.

Franck Lebeauf

Thierry Roland a donc repris son chemin vers la fin de vie médiatique. Il fut par exemple le seul à relever lors de la demi-finale Espagne-Russie que « le ballon roule », un des rares à cracher ouvertement sur l'arbitrage quand il faudrait soutenir ceux qui officient. Roland est impérial, M6 ne pouvait rêver mieux. Lors de la demande de Raymond à Estelle, Thierry Roland s'enflamme, on le sent heureux, ému, prêt à verser sa larmichette face à un Leboeuf médusé qui se demande s'il doit rire, pleurer ou pousser son partenaire sénile dans l'escalier.

Pendant ce temps là, Larqué nous égrene ses souvenirs d'un temps que les moins de 45 ans ne peuvent pas connaître. Et ça aussi ça fait chier.