L’édito du Vestiaire : Le géant de papier hygiénique

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Julien Absalon est seul au monde, il ne louera jamais assez l'effet Tsonga.

Asloum semble avoir définitivement trouvé sa voie : affronter des burnes pour éviter de prendre des branlées. Et pour l'instant, ça marche, après Reveco, il va affronter un obscur Italien tout aussi invaincu que l'était l'ancien champion du monde avant d'affronter notre champion olympique 2000. L'Histoire est en marche et pourrait bien tomber en panne si par hasard il se faisait torcher une fois de plus. Il y avait bien Liège-Bastogne-Liège ce week-end pour se remonter le moral, mais à part pour collecter les fulgurances de Thierry Adam essayant de nous faire croire que Pierre Rolland peut terminer une course, le coeur n'y est plus. Le Tour de France 2008 portera l'avenir du cyclisme sur son porte-bagage. S'il n'y a pas un Français sur le podium, il sera temps de constater son décès. Pour ne pas finir à la même enseigne, Salim Sdiri est allé demander la permission à Denisot de ne pas se rendre à Oslo le 6 juin. On s'en fout. Et c'est pas loin d'être la même chose à propos du porte-drapeau des JO. Et pour Romain Mesnil (photo) ?

Pendant ce temps-là, Sébastien Loeb fait tout ce qu'il peut pour ne pas trop humilier ses adversaires et leur laisser de l'espoir. Il s'y prend plutot bien.

L’édito du Vestiaire : Passage de grade

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C'est au moment où Pieter de Villiers annonce son départ que l'on se rend compte de la place qu'il occupait dans notre vie, mais aussi dans le monde du sport dans son ensemble.

Nicolas Anelka regarde ce spectacle d'un air détaché. Ses neurones ne lui permettent pas vraiment de comprendre ce qu'il se passe, sinon il n'aurait pas eu besoin de revenir au PSG. Jacques Marchand l'expliquerait mieux que nous, il y a un âge où l'haleine se putréfie et un autre où il faut faire chier tout le monde. Dès fois ça dure longtemps et dès fois très longtemps. Sylvain Chavanel aura attendu 28 ans pour cesser de mouiller son cuissard à toute heure du jour et de la nuit.

Alizée Cornet, 18 ans vient de découvrir que le plus haut niveau n'était pas qu'une histoire de cul. Goven dément. Lucie Decosse, presque 27 ans, est enfin foutue de devenir championne olympique sans discussion. Samir Nasri, 20 ans, a déjà un boulard plus gros que celui d'Henry. Gasquet, le fils de Francis, fait ses premières dents à 21 ans et ça lui fait tout bizarre, et ça le rend pas plus intelligent. Laure Manaudou, 20 ans, d'ores et déjà meilleure nageuse française de l'histoire, est une vilaine petite capricieuse mais elle le sait, et comme tous ses petits camarades, elle a bien le droit.

Pendant ce temps-là, Michalak, 25 ans, murit et envisage déjà de revenir en France. Un exemple de gestion de carrière. Mais, hélas, on ne peut plus rien faire pour lui à part s'il redevient demi de mêlée.

L’édito du Vestiaire : L’affaire Guesdon

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Le CNOSF a craqué. Par peur de la honte, il ne tolèrera pas le ridicule petit badge pour un monde meilleur. A part si le monde entier veut bien être ridicule aussi. Heureusement, David Douillet et Romain Mesnil n'auront pas le monopole de l'humiliation.

Daniel Fernandes veut bien partager. Pathétique, le vieux judoka aurait pu finir plus dignement qu'une piteuse élimination des championnats d'Europe. Le Vestiaire avait déjà évoqué plusieurs fois ces derniers temps sa présence plus qu'incongrue en équipe de France. Le champion le plus spectaculaire de ces quinze dernières années n'aura donc jamais triomphé. Qu'il se rassure, le cyclisme n'est pas logé à meilleure enseigne. Ce n'est pas la victoire de Valverde sur Paris-Camembert, ni le vilain podium de Paris-Roubaix qui nous démentira. Il n'y a plus de course, plus d'intérêt et Thierry bisounours Adam met tout son coeur à l'ouvrage pour enterrer le vélo : « Tom Boonen, quel beau champion, le champion du cyclisme du renouveau, même si je n'aime pas vraiment employer ce terme en ce moment. » Alors pourquoi tu fermes pas ta gueule ? Un autre qui pourrait bientôt la fermer, c'est le plus grand attaquant du début des années 90 : Romario qui annonce pour la quinzième fois prendre sa retraite. Qu'il la prenne. Richardson aussi s'en va. Il était encore là ? Et Maurice Greene se serait déjà dopé. Ah bon ?

Pendant ce temps-là, L'equipe.fr a titré ce que personne n'aurait même oser penser : « Camille Pin favorite. » Goven peut remettre son pantalon, elle n'était favorite que de son match contre Kerber. Patience ne l'était pas contre Hanescu, ça s'est vu.

L’édito du vestiaire : Si vain Chavanel

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Le Tour des Flandres a été à l'image de l'ensemble des résultats du week-end : encourageant mais desespérant.

Comme le Vestiaire l'appelait de ses voeux samedi, Chavanel n'a donc pas fini dans les 20 premiers. Un message très fort de la part de l'autre surdoué de Châtellerault. Même s'il est sans doute déjà ce qui se fait de mieux sur la planète vélo, il veut le prouver, tout en devenant ce qui se fait de plus propre. Rester avec les meilleurs jusque dans la dernière partie de la course puis prendre 3 minutes dans la gueule, si c'est pas de la probité. Un choix triste pour ceux qui aimaient encore Jalabert après 98, un choix heureux pour les amoureux du cyclisme.

Diabolo Cassy

Les amoureux de Severino et Vericel eux sont un peu frustrés. Mêmes si leurs protégées ont en commun d'avoir déjà eu l'honneur d'être citées dans nos colonnes, elles n'intéressent pas beaucoup de monde. A raison ? Encourageant, Legoût et Chila seront à Pékin cet été, on peut donc encore faire tourisme à près de 50 ans. C'est triste, Gatien aurait pu se qualifier la raquette entre les dents. Encourageant, Elissalde peut jouer 10. Imaginons que ça soit son poste de formation et que Michalak ait déjà joué 9, on finirait par trouver normal que le rugby français soit en échec.

Pendant ce temps-là, il y avait aussi de la lutte, du marathon, du squash et même de la boxe amateur. Et alors ?

L’édito du Vestiaire, médias : Viol de conscience

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Depuis que Le Vestiaire existe, nous essayons de traiter l'actualité sportive de la façon la plus honnête possible, en vous montrant la réalité, sans suivre la voie tracée par les autres médias quand elle nous emmène dans des chemins douteux.

Ces deux dernières semaines, le sport nous a offert trois moments de pur délire, sur le terrain mais aussi à côté. En natation, avec des performances extraterrestres et pourtant bien humaines et en foot avec l'affaire de la banderole et le cas Micoud. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le traitement médiatique n'en est pas sorti grandi, au contraire des grands vainqueurs : le politiquement correct et l'hypocrisie.

Commençons par Alain Bernard. Comment peut-on oser faire une Une avec un exploit qui de toute évidence mériterait de prendre toutes les précautions possibles ? Comment ne pas jouer son rôle de journaliste garde-fou émettant des réserves, quitte à soupçonner un innocent ? Mais n'est-ce pas là le prix d'un sport plus propre, plus éthique ? Surtout quand Magnini lui-même émet des doutes, c'est forcément qu'il se passe quelque chose. La promptitude avec laquelle Bernard a évoqué son traitement pour l'asthme a soulevé un malaise : pourtant personne ne l'a relevé.

Ethique de langage

Ethique, comme le comportement des instances dirigeantes du foot. Là encore, la presse préfère se focaliser sur l'epiphénomène que constituent ces centaines d'actes isolés plus ou moins racistes et violents, au lieu de désigner les vrais coupables. La gangrène du foot et même peut-être du sport en général, ce sont ses dirigeants. La FIFA, l'UEFA de Platini, Thiriez, les présidents de clubs… C'est comme en politique ou dans la société. Pouvoir et argent sont trop présents pour voir naître de vraies mesures. Les banderoles datent plus que la coupe de cheveux de Pascal Delhommeau, et pourtant rien n'a été fait jusque-là. Certes, personne ne peut prétendre changer le rapport de forces, mais les journalistes doivent le dénoncer pour tenter d'améliorer la situation. Au lieu de ça, on va taper sur l'arbitrage. Ou sur les supporters, qu'il est devenu de bon ton d'appeler « pseudo-supporters » au lieu de s'en prendre à la pseudo-éthique des pseudo-dirigeants. Messieurs les pseudo-journalistes, à quand le titre « Dehors! » avec Thiriez et ses copains en photo ?

Tueur nez 

C'est notre rôle, et ce n'est visiblement pas celui de Saccomano et consorts, inquisiteur en chef contre Micoud. Qu'a donc fait le meneur bordelais pour être vilipendé de la sorte ? Au pire, il aurait simulé aussi honteusement qu'un attaquant qui se laisse tomber. Cela arrive chaque semaine, pour ne pas dire à chaque match. On lui reproche donc ce que Fred n'a même pas reproché à sa femme. D'une part, l'action est très litigieuse puisque Malonga avait été prévenu par l'arbitre qu'il ne devait plus utiliser les mains. Et dans un contexte de surfaces de réparation pourries, bien malin qui peut connaître la vérité. Et pourtant chacun s'en donne à coeur joie et se lâche comme Tsonga dans son pantalon face à Nadal à Indian Wells, et dégueule sur l'ancien Cannois comme on n'a même pas le droit de lyncher un meurtrier. L'excuse d'une deuxième place volée n'est pas loin d'être brandie. Mais curieusement, quand Reveillère agresse Wendel, il n'y a guère que Le Vestiaire pour relever l'anti-jeu. C'était juste le titre qui se jouait. C'est sans doute plus noble de défendre Nancy l'opprimé que de s'attaquer au tout puissant Lyon.

Pendant ce temps-là, un quidam prononce ces mots : « Je trouve inadmissible qu'un joueur professionnel (…) ait pu avoir une attitude aussi abjecte et dépourvue de moralité. » Non, Eric Poulat ne parle pas d'un ancien coéquipier peu scrupuleux de Fred. C'est bien de Micoud dont il est question. Déjà soupçonné d'être un arbitre de piètre qualité, dès qu'une décision lui est contestée (à peu près tous les 7 jours), le meilleur ami de Franck Dumas est monté dans les tours. Son rapport ressemble autant à une vengeance que Thierry Chapron à Moby. Et pour le deuxième carton jaune de Brison, c'est parce que Chalmé est roux ?

La Légende : Blessures de bon raille

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Alors que l'équipe de France de foot a plus de joueurs à l'infirmerie que Patrick Blondeau a pu en envoyer dans sa carrière, que Sylvain Marconnet a passé sa première étoile et que le Professeur Saillant pense faire euthanasier Ronaldo, Le Vestiaire revisite pour vous ces instants de génie.

Un filet de fumée s’échappe du bol de chicorée à moitié vide. L’air est moite et tendu. Le carrelage à peine plus chaud que la nuit montpelliéraine. Dans le salon, un vieux transistor crache le montant de la valise RTL. Jérôme Fernandez doit encore faire la sienne. Le torse couvert par le peignoir de sa femme, il a aussi bien dormi que Christine Arron avant une demi-finale de 100 m. Fichu Coca Vanille.

La grande aiguille de sa flick-flack rappelle le handballeur à ses obligations ; c’est l’heure de la douche. Pas Omeyer de sa forme, Jérôme grimpe dans la cabine les yeux mi-clos, aussi hésitant qu’un tir à la hanche de Didier Dinart. Le geste est confus, l’eau beaucoup trop chaude pour son mollet et sa main gauche. Bilan de l’opération : des brûlures au 3e degré et un forfait pour l’Euro 2000. Il ne retrouvera jamais le niveau qui faisait alors de lui l’un des meilleurs joueurs du monde.

Cornée déboule

Steve Marlet n’aura approché qu’à Tignes de tels sommets sportifs. Santini lui donne en 2004 un strapontin dans le bus des Bleus pour le Portugal. L’Europe entière se demande ce qu’il fait là avec Boumsong et Pedretti. Vexé de devoir montrer à chaque porte son accréditation aux grooms de l’hôtel, le Pithivérien se l’accroche autour du cou, en évidence, avant de se déchirer la cornée avec le coin du carton. Il n’avait pas besoin de ça.

Ana Kournikova n’aurait en revanche jamais réussi à battre Venus Williams si cette dernière ne s’était pas blessée au poignet en soulevant son sac avant d'entamer le tournoi de Rome 2002. Jim Bilba a attendu lui la fin d’un match contre l’Efes Pilsen, en 1997, pour s’arracher le pouce. Villeurbanne est à l’époque une vraie équipe de basket, capable de priver les Turques du Final Four européen. Les dernières minutes sont houleuses et la sortie du terrain se fait sous les projectiles du public. Bilba déboule tête baissée et passe par une porte-vitrée comme Jimmy Nébot à travers le match.

Contrôle consanguin

Les footeux ont presque à eux seuls le monopole d’écœure. Julien Escudé a réussi à se donner une entorse du genou en promenant son caniche ; Rio Ferdinand s’est étiré les tendons de la cheville en abusant des rediffs d’Eastenders sur le canapé du salon. L’anonyme Paolo Diogo a perdu deux phalanges dans un grillage, Santiago Canizares son tendon sous une bouteille de parfum. Coupet s’est coupé (L'Equipe®) avec la planche qui devait soutenir ses trophées et Letizi se remet encore d’une lombalgie chopée pendant une partie de scrabble avec les intellectuels du PSG. Combien de points pour consanguin ?

L’édito du Vestiaire : Un rêve bien dosé

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Maurice Greene est passé aux aveux. Dans l'Equipe Mag du jour, il déclare être fier d'avoir une image propre. Il a raison, c'est bien là son plus bel exploit.

Imaginons que Jean-Baptiste Grange ne décide pas brusquement d'imiter Nicolas Burtin, imaginons que Tsonga et Gasquet n'aient pas Pioline comme préparateur mental, imaginons qu'Asloum et Joubert ne soient pas des arnaques et que Delobel-Schoenfelder aient cessé de se faire mettre par les juges, imaginons que Loeb soit sans égal, imaginons que Teddy Riner reste lui-même, imaginons que Bourdais change de lunettes, mais aussi de voiture, imaginons que la France possède Benzema et Ribery, Tony Parker, Nicolas Karabatic, mais pas Cissé. Imaginons que Laure Manaudou et Alain Bernard soient les meilleurs nageurs du monde, imaginons que Christine Arron arrive à faire des nuits complètes. Imaginons enfin que tous ces sportifs appartiennent à la même génération.

Pendant ce temps-là, Chavanel se demande s'il est possible d'être Français et de réaliser des performances stupéfiantes sans préparation stupéfiante. C'est qu'il est sur la bonne voie.

L’édito du Vestiaire : L’enfer, c’est les autres

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Bonne nouvelle, Lièvremont pense que sa méthode était la bonne. La santé du rugby n’est donc pas si mauvaise, si même le Tournoi devient une compétition que l’on peut négliger.

La Coupe du monde n’avait eu qu’un intérêt très relatif, le Top 14 et la Coupe d’Europe n’intéressent personne et maintenant voilà qu’un entraîneur national se fout complètement d’une épreuve majeure. Ou il se fout surtout de la gueule du monde, ou il est incompétent et masque sa faiblesse en racontant des conneries. Choisissez. Des conneries, Brabo le compère de Chamou ne serait pas capable d’en raconter. Alors que Forget, en célibataire endurci du bas a cédé aux avances d’une chaîne cryptée, le pistonné de Bilalian annonce recruter la Rolls des consultants en la personne de Patrice Dominguez. Et Boetsch, c’est une Citroën AX ? En tout cas, la Rolls des éternels espoirs, Sylvain Chavanel, a bien failli avoir besoin d’une AX pour rallier le sommet du mont Ventoux avant la voiture balai. Un coup de balai que Youzhny ne s’est pas privé de donner à Gilles Simon, qui en est à 10 victoires 7 défaites en 2008. Un bilan plus vu depuis Jérôme Golmard ou Stéphane Simian en pleine ère Pioline. Flatteur.

Pendant ce temps-là, Domenech n’a pas encore choisi le remplaçant de Coupet. Et s'il prenait Coupet ?

Bruits de Vestiaire

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Tennis. Nous avions évoqué dans nos derniers Bruits de Vestiaire, il y a deux semaines, le penchant d’Arnaud Boetsch pour la scientologie. Le numéro 1 du tennis thaïlandais, Danai Udomchoke, a choisi de suivre une autre voie spirituelle en se faisant récemment ordonner moine dans un temple bouddhiste de Bangkok. Retombé à la 197e place du classement ATP, il espère « trouver le calme pour améliorer (son) jeu ». Olivier Mutis sait ce qui lui reste à faire.

Football. Une étude britannique a mis en évidence la supériorité des équipes dont les joueurs évoluent avec un maillot rouge. « Dans la nature, cette couleur est souvent associée avec l’agressivité masculine et le besoin de s’afficher », écrivent ses auteurs, alors que Liverpool, Arsenal et Manchester se sont qualifiés pour les quarts de la Ligue des Champions. Les équipes en rouge (photo) gagneraient plus souvent que celles en bleu, jaune ou vert. L’OM a montré que le orange fluo n’aidait pas non plus.

Ski. Vainqueur, sans combattre, de la Coupe du monde de descente, Didier Cuche s’est fait piquer son casque fétiche pendant la cérémonie de remise du globe de cristal de la spécialité. Le Suisse a promis une récompense de 2.000 euros à qui le lui rapportera. « Il n’est pas obligé de me dire qu’il est le voleur », a ajouté l’ancien apprenti-boucher, aussi naïf que Jérôme Moïso.

Alpinisme. La flamme olympique devrait s’arrêter sur le toit du monde au début du mois de mai avant de rejoindre Pékin. Son passage au sommet de l’Everest a déclenché la polémique, le milieu de l’alpinisme s’inquiétant d’une interdiction des expéditions étrangères. Le Tibet y voit la volonté chinoise de contrôler la région et Le Vestiaire, plus terre à terre, s’interroge sérieusement : comment une flamme peut-elle se consumer à une telle altitude ?

Athlétisme. Haile Gebreselassie a fait savoir cette semaine qu’il avait 99% de chances de ne pas disputer le marathon des JO. « Il ne veut pas mettre sa carrière en danger. Pour lui, il est plus important de courir en 2h03 min que de remporter une autre médaille olympique », a fait savoir son agent. Le million de dollars de Dubaï vaut donc plus que « la chaleur, l’humidité et la pollution » de Pékin. C’est vrai qu’il n’y a rien de tout ça en Ethiopie.

Boxe. L’ancien champion du monde WBC des super-légers, Saoul Mamby, a remis les gants, le week-end dernier, à l’âge de 60 ans. L’Américain a été battu aux points, en dix rounds, par son compatriote Anthony Osbourne, de 29 ans son cadet. Julien Lorcy aurait peut-être eu sa chance.

Omnisports. Adidas n’a pas tout perdu. Doublée par Nike pour équiper les footballeurs français, la marque aux trois bandes s’est consolée avec le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Est-ce que la femme de Sérandour bosse chez les Allemands ?

L’édito du Vestiaire : Les absents n’ont pas toujours tort

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Le tennis mondial sans leader, Ingrid Jacquemod et Marie Marchand-Arvier qui brillent à l'entraînement, heureusement Sylvain Chavanel fait du vélo entre Paris et Nice.

Dans un rugby qui n'intéresse presque plus personne, Marc Lièvremont a réussi une performance exceptionnelle : faire regretter Bernard Laporte. Il faut dire qu'il tente de tout faire comme le ministre à lunettes, comme essayer les 846 joueurs qui lui tombent sous la main. Mais lui innove, il commence par perdre avant même d'avoir gagné. Finalement, il rappelle des vieux, commençant à comprendre, comme le disait Le Vestiaire, qu'il n'y a pas photo entre la nouvelle génération bien faible et la précédente. Va-t-il rappeler Tordo (photo) ? Reste une question: combien de temps va-t-on encore tolérer Maso et son trio à la tête du quinze de France ?  Faible est un terme flatteur pour l'athlétisme français, qui n'avait emmené que douze athlètes aux mondiaux pour mieux rappeler que la compétition en salle on s'en branle, mais surtout pour mieux faire ressortir le vilain niveau de Jérome Clavier à la perche, qui a taquiné son record à 5m75. Vilain, comme les deux dernières saisons de Lyon, qui se contente d'enfiler les titres sans aucune ambition, ni aucun regrets. Nous l'avons dit depuis longtemps, l'âge d'or du club est fini depuis fin 2006, et ce Lyon là ne restera pas dans l'histoire du foot européen comme Marseille, Bordeaux, PSG, Nantes, Bastia, Reims ou Monaco. Juste dans celle du foot français, c'est déjà pas mal, il y a Metz sur la même étagère. Ah non, en fait même Metz a fait son exploit en Coupe d'Europe. Toulouse aussi.

Pendant ce temps-là, Chenut est viré de L'Equipe, sans doute aidé par l'excellent traitement de l'info que nous relevons sans cesse, mais aussi par la Coupe du monde de rugby tellement fabuleuse et passionnante qu'elle n'a pas boosté les ventes. L'heure de Jacques Marchand serait-elle venue ?
Grange, de son côté, fait ravaler toute leur gerbe aux journalistes en terminant quatrième de l'avant-dernier slalom de la saison. Seul Le Vestiaire n'avait pas remis en cause le talent du leader de la Coupe du monde lors de son récent passage à vide.

L’édito du Vestiaire : Les perdants seront les perdants

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Entre Alain Bernard qui s'affirme et Landreau qui est infirme, Teddy Riner a profité de son week-end pour manger Japonais. Il digère mal.

L'effet Tsonga est décidément troublant. Alors que le principal interessé lui-même ne semble pas en bénéficier, Llodra a réussi la prouesse de le devancer en remportant Adélaïde avant même que le successeur de Noah et Clément ne soit entré en lice à Melbourne. Une émulation vraiment déroutante. Comme l'est aussi ce curieux nouveau XV tricolore qui n'a très clairement pas le niveau requis pour jouer en ProD2. L'Etat de grâce est terminé pour Liévremont et les siens, place désormais à la disgrâce. Il y a fort à parier que d'une part Vulic (photo) portait une moustache postiche, mais surtout que la dernière génération Laporte, même sous antidiurétique, mettrait une fessée aux jeunots. Ce que Laurent Blanc va s'empresser de faire après la sieste.

Pendant ce temps-là, Balbir peut toujours se rassurer, le gars qui présente 100% Foot est pire que Thierry Adam. En plus, il met même pas de gel. Thierry Adam non plus ?

L’édito du Vestiaire : Et Agnolutto gagna le Tour de Suisse

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Mauresmo qui vole un match, Kanoute qui vole un ballon, Doucouré qui ne vole plus. Qui est le plus gros voleur de la semaine ?

Daniel Bilalian est content. Il a enfin réussi à se débarasser de cet embarassant magazine de foot dont il n'a jamais vraiment su quoi faire. Reste plus qu'à se débarasser de lui-même. Rarement un patron aura accumulé autant d'échecs. Ca tombe bien, Kasparov fait de la politique et Bobby Fisher est mort. Le dindon s'est donc une nouvelle fois fait farcir, ce coup-ci par un moustachu et un diffuseur de porno, après une magouille que l'on vous contera prochainement dans nos colonnes. Un fait divers comme on n'en trouve en principe qu'à la frontière franco-belge entre un tiroir-caisse et une famille consanguine sur dix générations. Gasquet serait-il originaire de Longwy ? Heureusement, Christian Bîmes est là pour relever le niveau d'intégrité du monde du sport. La preuve, il garde Georges Goven.

Pendant ce temps-là, Nicolas Manaudou nous a contacté, persuadé qu'il avait les épaules pour entraîner la plus grande championne de natation de tous les temps. Nous publierons prochainement son droit de réponse.

Communication Le Vestiaire : Le million, le million

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Chers lecteurs,

En ce début d'année 2008, le service promotion vous informe que notre site vient de tourner une nouvelle page de sa brillante carrière. Non, nous n'allons pas nous débarasser de notre spécialiste tennis, car contrairement à la quasi-totalité de la presse et même de certains de nos lecteurs (qui ont oublié d'attendre que la finale se joue pour venir fanfaronner), il n'a pas pronostiqué la victoire certaine de Jo-Wilfried Tsonga à l'Open d'Australie la veille de la finale. Au fait, il a fait quoi ce fameux champion ?

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Par contre, à l'occasion du millionnième visiteur, nous allons organiser un grand quizz afin que vous puissiez enfin connaître votre véritable niveau de connaissance qui est, à n'en pas douter, très faible. Il y aura un gros cadeau à la clé et pas seulement une place pour assister à un premier tour de double avec Mutis à Roland Garros. Patience, Olivier, plus que quelques jours.

Les derniers sont les premiers

Enfin, nous passons un cap avec la remise des Brahim d'Or des plus grands exploits sportifs de l'année 2007. Et, surprise, notre public rejoint nos positions. Puisque les grands gagnants sont l'équipe de France de rugby, dont nous avons relaté avec brio le parcours lumineux, et Amélie Mauresmo, une ancienne tenniswoman. Elle aura au moins gagné quelque chose.

Enfin nous allons accueillir dans nos colonnes un nouveau chroniqueur avec de la bouteille et une plume bien affutée. Son premier papier sera publié prochainement. Nous attendons vos commentaires.

Voici l'adresse mail officielle du Vestiaire, que vous retrouverez de façon permanente dans la rubrique 'nous contacter' : equipe.vestiaire@yahoo.fr

L’édito du Vestiaire : Un week-end bleu, blanc, rouge, noir

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Sébastien Loeb, sur la route de la gloire, n'y a croisé ni Gasquet, ni Chavanel. Pas Doucouré non plus, qui a trouvé le moyen de se blesser en salle.

Le journal L'Equipe a eu, samedi, la bonne idée de mettre à sa une le hand français et l'invincible Tsonga; comparant par là la réussite du sport français. Mais voilà, toujours prompt, tel Chamou, à celebrer les victoires avant les matches, il n'avait pas vu qu'à côté de réussite, il y avait français. Une chose est certaine, nos handballeurs étaient bien aussi tricolores que Tsonga. Cette même propension à ne pas terminer le travail et cette même satisfaction de ne pas avoir confirmé après une belle performance. Arnaud Clément peut se réjouir, cette généreuse mentalité typiquement hexagonale a visiblement encore de beaux jours devant elle. Les grands champions français continueront donc pour l'instant à se faire aussi nombreux que les victoires de Mauresmo depuis un an.

Pendant ce temps-là, Brian Joubert confirme que ses titres étaient des accidents dus à l'absence de concurrence ou à toute autre tricherie habituelle dans son sport. De son côté, Grange remonte plus de 30 places pour finir aux portes du podium du super combiné. Si seulement il savait descendre….

Les questions interdites du sport : Faut-il supprimer la jusrisprudence Jacquet ?

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Personne n’ose aborder le sujet, le vestiaire brise l’omerta.

« Si j’avais été là, il m’aurait écouté » Ainsi parle Jacques Marchand notre maître à tous au cours d’une conférence offerte à de jeunes journalistes mais aussi un futur banquier. Il a vu Spiridon Louis remporter le premier marathon Olympique, il a souvent combattu son confrère Péricles pour ses mœurs contre-nature malgré le respect sans orifice qu’il lui inspirait, il a soutenu à raison Champollion dans ses incessantes recherches « pourtant illisibles », il a enfin réalisé la dernière interview d’un Copernic à l’agonie. Pourtant, après un bail au sommet du journal L’équipe et du Tour de France, un jour, les Amaury ont décidé de se passer de lui. Etrange décision que celle de déboulonner ce petit grand-père à l’haleine incertaine. Bizarre sentiment de le voir regretter de ne pas avoir pu sortir Gerard Ejnes et Jerome Bureau de leur entreprise de démolition du futur Dieu Jacquet. Papi Marchand de cercueil a bien raison, s’il avait été là, cela aurait donné une autre tournure au traitement médiatique de certaines compétitions sportives qui suivirent 98. La Corée 2002, le Portugal 2004 mais aussi France 2007.

Un cadeau pour Lemerre Noël

2002, la France a déjà sa deuxième étoile assurée, et presque personne ne vient relever le danger représenté par un triste match face à la Belgique. Un match sans intérêt face à la Corée, une fatigue croissante, et un excès de confiance comme seul le rugby a pu en connaître un depuis. Lemerre n’est plus à sa place, les joueurs sont rois sans jouer, le desastre est gros comme l’égo d’Asloum quand il avait les cheveux jaunes. 2004, Lizarazu et Desailly font encore partie de la défense la plus forte de l’histoire. Ce qui n’a donc aucun sens. Santini est depassé. Personne ne bouge, la France se plante. Ne revenons pas sur le cas Laporte maintes fois commenté dans nos colonnes.
Un évidence s’impose: la presse a évidemment une influence inévitable, plus ou moins importante, sur les choix sportifs des uns des autres. Elle se doit d’en jouer avec doigté et sincérité. L’affaire Jacquet, devenue jurisprudence, empoisonne les commentaires et analyses depuis maintenant 10 ans, entraînant une gestion des carrières et compétitions plus qu’approximatives au point que François Clerc s’est retrouvé en équipe de France, que Laporte est resté 8 ans, et surtout que Fred n’a rien su de la générosité horizontale de sa femme. Il faut cesser d’avoir peur qu’un soir de victoire de l’an 2000, au micro de Pascal Praud ou d’un de ses con frêres lêche-cul, Deschamps fasse dans le réchauffé en s’en prenant au même journal mis en cause 2 ans plus tôt. Traumatisant.

Trop Praud, pas assez Pro

Praud ne sévit plus mais surtout, Deschamps était vraiment fini. De surcroît, nous l’avons déjà dit ici, la critique des années Aimé, aurait été justifiée si elle avait été légèrement plus mesurée. Une gestion catastrophique, cruelle et insensée de la liste des 28 devenue 22. En effet, personne n’a oublié que Martin Djétou et Pierre Laigle faisaient partie du club des 6 (avec Ba, Lamouchi, Anelka et Letizi). Des matchs et résultats très plats. Un seul paramêtre avait été omis, hélas pas le moindre, cette équipe de France ne perdait quasiment jamais, grâce à une défense aussi solide et dure qu’une queue de loth consommée par la femme à Chamou. Et ne pas perdre, ça peut être utile quand on veut être champion du monde. A L’euro 96, l’équipe perd, en demi-finale aux tirs au but après un 0-0, une compétition qu’elle aurait sans doute gagnée. Un brin de compétence supplémentaire aurait suffit à une analyse plus juste. Quelques mois après la vengeance médiatique de Jacquet, Jerôme Bureau avouait d’ailleurs en off à un de nos journalistes qu’il ne pensait pas s’être trompé. En réalité, il avait en partie raison, en partie seulement et ce n’est pas toujours suffisant.

Toujours est-il qu’après un France-Allemgne 3-0, en 2003, Vincent Hardy, décidé à caresser voire à lécher le torse et les mollets de Thierry Henry, lui adressa un somptueux:  » Vous êtes un esthète! ».

Les bons points du Vestiaire : Arron vers le titre olympique

 

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2007 étant quasiment terminée, le moment est venu de distribuer les Closefield de Fer, du nom du parrain de ce blog, qui aimait beaucoup s'occuper des enfants amateurs de rollers.

Désert de cervelle

Sur les 2.500 commentaires postés, il fallait en choisir un, le plus représentatif de ce que sont nos lecteurs. La gageure pour le jury était de concilier deux mondes : celui des pervers qui nous rendent visite par hasard un mouchoir à la main, et les passionnés de sport, comme notre Lyonnais préféré Gilles Durantet, encore et toujours prêts à bondir pour revendiquer et défendre Cassy Vericel (qui ?). Après délibération, c'est Mat qui l'emporte pour son commentaire du 12 septembre où il défend Solen Désert, mais n'ose quand même pas lui promettre un avenir doré. Il a bien raison.

Un millésime à belle jambe

Sur les 239 articles, il fallait choisir la meilleure anecdote. Le choix a été plus évident que prévu et c'est notre reporter spécialiste des savoureuses arcanes du monde tennistique qui a tiré le gros lot. La femme à Chamou, entre deux plans serrés, lui avait confié sa subtile passion pour la gastronomie aquatique et notamment pour la queue de Loth. C'était le 15 octobre 2007.

Vic-en-Bigorre : La boom 3

Notre passionné de la balle jaune cocu était aux prises avec le talentueux feu Peyo Greenslip pour la meilleure série de reportages. L'un avait proposé les carnets de Guy le bronzé durant Roland Garros, l'autre nous avait conté avec perfection la lamentable Coupe du monde de rugby de l'équipe de France. Il n'y a finalement, comme contre l'Argentine, pas eu de match. Notre Félicien (photo) l'a emporté.

Joly, bavure

Pour finir, la plus grosse polémique a été déclenchée par notre article sur les mésaventures du grand champion cycliste Sébastien Joly. Dopé ou non, on ne saura jamais avant ses aveux. Cette histoire aura au moins permis qu'on entende parler de lui. Au regard de son niveau, ce n'était pas gagné.

Un Brahim en Or

Pour terminer l'année sous le signe du talent, Le Vestiaire s'en remet à vous, chers lecteurs, pour désigner le lauréat du trophée récompensant le plus bel exploit : les Brahim d'Or, du nom de ce fameux boxeur champion olympique, il y a 8 ans, devenu rapidement champion du monde cette année. La preuve, s'il en fallait, de sa mainmise sur la boxe planétaire.

Les candidats (voter dans la rubrique sondage de notre site, colonne de droite).

Sports collectifs :

-L'équipe de France de hand féminin, qui a réussi à ne pas conserver son titre mondial, avec la manière, devant son public.

-L'équipe de France de rugby qui a attendu d'avoir chié sa deuxième Coupe du monde consécutive pour se débarrasser de son entraineur incompétent. Et encore, il n'a même pas été viré, c'est lui qui est parti de son plein gré, comme un prince, dirait Pierre de la Star Ac3.

-L'équipe de France de basket-ball masculin, qui se sépare de sa grosse tête Claude Bergeaud, mais pas parce qu'il a tout foiré avec un potentiel pourtant quasiment inégalable.

-L'OM qui est parvenu à ne pas se qualifier pour les 8es de finales de la Ligue des Champions après avoir fait un départ aussi bon que celui de Lyon était mauvais.

-Le FC Metz, qui n'est toujours pas certain d'être en Ligue 2 la saison prochaine, alors qu'il y sera.

– Le PSG pour tellement de raisons qu'une ligne est insuffisante.

Sports individuels :

-Christophe Moreau, qui a cru que le Dauphiné c'était le Tour de France.

-Christian Prudhomme qui pour le 9e tour du renouveau consécutif réussit l'exploit d'oter définitivement toute crédibilité au cyclisme.

-Sylvain Chavanel qui reste Sylvain Chavanel.

-Medhi Baala pour son titre mondial ? Non. Pour son podium ? Non plus. Pour sa belle place de finaliste alors ? Euh… Non. Alors, pourquoi il est dans la liste ?

-Amélie Mauresmo qui a conservé… rien du tout, si ce n'est la honte.

-Jerôme Golmard car il y a encore des gens qui pensent à lui.

A noter un Brahim d'honneur pour l'équipe de France de saut d'obstacles qui fait pire que tout le monde alors que personne ne s'y intéresse et un autre pour le site internet de l'Equipe qui demande aujourd'hui si Marconnet a manqué à l'équipe de France durant la Coupe du monde. Et Pelous jeune ?

Miss Le Vestiaire 2008 est… Céline Géraud

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C’est avec une confortable avance que Céline Géraud a été élue Miss Le Vestiaire 2008. Nos lecteurs ont plébiscité la frange blonde de l’ancienne judokate au nu intégral de Manaudou. La présentatrice de l’Ile de la Tentation devient pour un an l’ambassadrice de charme de notre site.

Le compteur de notre sondage s’est arrêté sur 269, comme un clin d’œil à tous les pervers qui sont arrivés jusqu’à nous via le plus célèbre des moteurs de recherche. Ils ont plébiscité la très cathodique Céline Géraud avec 30% des suffrages, quand bien même Laure Manaudou et ses photos à poil ont réveillé plus d’une tentation ces dernières semaines.

Maria Sharapova, avec 15% de vos votes, complète ce podium de charme et fait à elle seule mieux que les trois autres tenniswomen de notre sélection, Martina Hingis, Marion Bartoli et Justine Hénin se morfondant dans la deuxième partie du classement en compagnie – c’est une surprise – de Naomi clan Campbell.

Un temps en course pour la couronne de Miss Le Vestiaire 2008, la jolie perchiste américaine Allison Stokke n’a pas tenu bon la barre que Brigitte Lahaie aimait jadis manier avec autant d’appétit que la femme de Fred. Wiltord en sait quelque chose.

L’édito du Vestiaire: Marin de port en porc

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La question est sur toutes les lèvres: les handballeuses françaises ont-elles raté leur mondial? La réponse est difficile. Finir cinquième d'une compétition à domicile, dont on était tenant du titre qu'on avait largement les moyens de conserver, après avoir été viré en quart-de-finale en ayant mené de 6 buts: aucun doute, c'est certainement ce qui s'appelle réussir son tournoi.

Le Vestiaire vient d'être désigné meilleur site sportif de l'année. Le jury, composé de pratiquants professionnels et amateurs, d'entraîneurs, de dirigeants et de médias, a dans son délibéré souligné la qualité de l'expertise de nos journalistes et notamment la prospective, toujours exacte. Et ce ne sont pas les derniers résultats qui viendront démentir cette distinction. Jugez plutôt:

Nicolas le jardinier, un rateau pour Luca

Prince Little notre spécialiste natation avait dénoncé les faiblesses à venir de Manaudou, dès l'annonce de son transfert vers Amberieu. Il ne s'est pas trompé. Après des championnats de France poussifs, la nouvelle star de l'érotisme cybernétique s'est écroulée lors du 200m des championnats d'europe. La faute à Luca ou à l'expérimenté Nicolas?

Grange prend feu

Le 2 décembre dernier, le Vestiaire, en parfait connaisseur du cirque blanc, n'avait pas hésité, après l'exceptionnelle seconde manche du slalom du combiné de Beaver Creek, pour faire de Jean-Baptiste Grange le successeur de Amiez et Vidal. Il ne s'est encore une fois pas trompé. Le Français a gagné ce week-end la première victoire d'une longue série. Si Adrien Duvillard lui prête vie, il sera le vainqueur de la Coupe du monde de Slalom.

Le plus grand attaquant français de l'histoire

Le 6 Août dernier, nous annoncions avant tout le monde que Benzema était le successeur d'Henry. Depuis tout le monde s'est emballé pour le petit beur lyonnais. Nous allons plus loin aujourd'hui, Benzema, si le scrutin n'est pas truqué (nous y reviendrons), sera ballon d'or avant ses 25 ans, si Jurietti le veut bien. Au passage, le 8 août nous annoncions également, enquête à l'appui, la grosse saison de Cissé…

Pendant ce temps-là, c'était pas prévu, mais le Vestiaire bat son record de visiteurs uniques et devient le site sportif indépendant le plus visité de France. Merci à Manaudou nue, Manaudou porno, manaudou photos scandale.

Communication Le Vestiaire

Chers lecteurs,

En cette fin d’année, l’équipe du Vestiaire tient à féliciter ses membres, journalistes mais aussi commentateurs, pour la qualité de leur travail qui fait de ce blog ce qui se fait de mieux en terme d’expertise et d’investigation dans le monde du sport. Dernier exemple en date, aujourd’hui alors qu’un site internet consacré aux médias croit tenir une exclusivité en annonçant la fin de la parution du magazine Rugby Hebdo. Une info si fraîche, que Le Vestiaire l’annonçait déjà dans son édito du 23 novembre dernier.

Tumeur de rire

Quant aux commentaires, ils sont sans cesse plus pertinents, souvent revendicatifs mais jamais injustes. Ce n’est pas Gilles, le président du Fan club de Cassy Vericel, qui nous contredira. Mais c’est qui déjà cette Cassy ? Au passage, félicitons les milliers de personnes qui ont participé à notre animation Sebastien Joly, thème qui aura déchaîné les ardeurs et pas que celles de nos lecteurs les plus pervers (que nous remercions pour leur assiduité) et permis à nos journalistes de réaliser une enquête qu’aucun média n’avait osé aborder.

Vert comme un slip

Après Miss Vestiaire 2008, nous remettrons bientôt les Closefield de fer (en référence au pionnier de ce métier) aux meilleurs articles et commentaires de la saison avant de dresser un bilan de l’année sportive à l’occasion des Brahim d’Or des plus beaux exploits où Sylvain Chavanel et Jean-Marc Mormeck figureront, soyez en sûr, en bonne place. Enfin, pour la nouvelle année, de nouvelles rubriques, avec toujours cette même quête de vérité, feront leur apparition. Vous saurez notamment tout sur les questions interdites du sport et donc sur la réalité des rapports entre la femme de Chamou et le monde du sport. Et puis nous ne nous quitterons pas sans commémorer ceux qui nous ont quitté, à commencer par nos journalistes Peyo Greenslip, si brillant lors de la Coupe du monde, et le petit Prince de la Rep, qui a cédé aux sirènes de la précarité. Merci à eux, pet à leur âme.

L’équipe du Vestiaire

L’édito du Vestiaire : En mémoire de Patricia Girard

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L'équipe de France de volley qui semble ne pas vouloir aller à Pékin, la finale de la Coupe Davis qui n'a aucune valeur, les handballeuses qui défendent leur titre mondial à domicile dans une indifférence digne du Top 14, et Cassy Vericel qui repointe ses pustules (c'est qui déjà Gillou?). Autant de sujets dont presque tout le monde se fout. Nous aussi, alors on n'en parlera pas plus.

Par contre, c'est pas beaucoup plus médiatisé, mais il y a encore du ski en France. Ingrid Jacquemod, est par exemple régulièrement bien classée, heureusement, elle ne fait pas mieux. Et surtout Jean-Baptiste Grange a enfin réalisé un podium, grâce à un véritable exploit dans le slalom du combiné à Beaver Creek, il est sans aucun doute le nouveau grand champion français, mais surtout la nouvelle star du ski mondial. Il était temps, Amiez et Vidal étaient prêts à rechausser les leurs.

Le retour du melon
Mais le fait marquant de ce week-end, c'est bien Christine Arron qui renonce à courir le relais à Pékin. Plutôt que d'avouer qu'elle n'a pas envie de se casser le cul à courir avec des connes complêtement nulles, elle préfère évoquer son doublé 100m-200m. Problème, le relais se court à la fin du championnat, et n'aurait handicapé en rien ses courses précédentes. En plus, c'est dommage pour elle, ça lui aurait peut-être permis d'approcher au moins une fois un podium pékinois.

Pendant ce temps-là Sebastien Loeb essaie de ne pas sortir de la route pour devenir définitivement le plus grand champion de l'histoire des rallyes. C'est pas grand chose, mais c'est pas mal quand même. Et le PSG ?

L’édito du Vestiaire : Qui ne sautera pas?

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La domination de Julien Absalon en VTT n'a d'égale que celle de Sébastien Loeb en rallye. Heureusement, Roanne et Le Mans ne cessent de briller en Euroligue, à leur façon. C'est dans quel sport déjà ?

Dans ces mêmes colonnes le 18 octobre dernier, les journalistes du Vestiaire étaient les premiers à évoquer ce qui est en train de devenir une affaire : le cas Thuram. Un des plus gros tabous de l'histoire de l'équipe de France, depuis le but de Fabrice Divert (photo) en 1992, commençait alors à se fissurer. Mais personne d'autre, dans notre talentueuse presse hexagonale, n'irait ensuite jusqu'à, ne serait-ce qu'évoquer cette question. Au contraire, le monégasque était célébré comme un des joueurs indispensables de cet Euro. A tel point que Lilian lui-même, politisé et gateux comme jamais, qui parlait il y a peu de France-Ukraine comme son possible dernier match, se voyait déjà à la coupe du monde 2010… à presque 40 ans !

Délit d'incompétence ou autocensure frileuse et connivente ?

Et puis, ce matin, miracle, le quotidien L'Equipe ose enfin briser l'omerta et s'inquiéter de la forme de Thuram. Il était temps. Mais iront-ils jusqu'au bout ? Passeront-ils outre la jurisprudence Jacquet qui a tant empoisonné la vie tricolore en 2002 puis en 2004 ?

Presse qui brouille, pas vraiment good

Le traitement médiatique de l'équipe de Domenech est encore loin d'être transparent et même loin d'être à la hauteur tout simplement. Comment ne pas faire de Benzema un partant certain ? Il est pourtant évident qu'il sera selectionné à moins d'avoir perdu une jambe.

Pendant ce temps-là, Bernard Laporte dirige le sport français et, ça n'a aucun rapport, le rugby français n'intéresse toujours pas grand monde. Ce n'est pas l'avenir de Rugby Hebdo qui nous contredira.

L’édito du Vestiaire: Roger and me

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Pendant que l'équipe de France de foot passait sans jouer, on n'avait toujours aucune nouvelle du ski français et Dieu se manifestait en Chine.

Jusqu'où ira Ferrer? La question, digne d'intérêt, était toutefois mal posée. En finale du masters, on a compris que la réponse était simple et qu'il manquait quelques lettres à sa bonne formulation. C'est Federer en personne qui s'est permis d'y répondre et de façon cinglante. Beaucoup l'ignoraient certainement, mais même au bout du rouleau, le meilleur reste le meilleur surtout face à un Ferrer qui venait d'éclater sur un nuage les redoutables Gasquet et Roddick.

6-2, 6-3, 6-2 une rouste inouïe et Schumacher en ligne de mire

Jamais, un joueur n'avait dominé comme le phénoménal Suisse écrase le circuit. Borg, Connors, Lendl, MacEnroe, Sampras, Agassi et Gasquet n'existeront bientôt plus, eclipsés par le futur vainqueur de Roland Garros. Federer est-il le plus grand champion de toute l'histoire du sport dans son ensemble? Il en prend en tout cas le chemin.

Il reste le problème Thuram qui est loin d'être réglé. Va-t-on sacrifier la défense française sur l'autel d'une septième phase finale consécutive pour le gentil Lilian?

L’édito du Vestiaire : Mormeck, la mort d’un mec

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Patrick Charpentier avait montré la voie, Fabrice Tiozzo s'y est engouffré, Brahim Asloum a confirmé.

Don King doit en avoir ras le cul. Après Ali et Tyson, le promoteur avait cru que s'intéresser à des Français pouvait être prometteur. Après tout, c'est le pays de Marcel Cerdan, se disait-il. Mais voilà, on avait homis de lui préciser que c'était aussi la patrie de Julien Lorcy. Depuis quelque temps, il commence à comprendre. Tiozzo, et maintenant Mormeck. Le Don a pas fini d'en bouffer du looser.

Le plus ridicule, n'est pas forcemment la défaite en elle-même. Il est toujours possible de tomber sur plus fort que soi, surtout quand on est Français. Le plus dur, c'est l'humiliation qu'a subie Jean-Marc après avoir crané tant qu'il pouvait. Pas au niveau de son prénom (Ferreri a suvécu), mais bien par rapport à la présentation du combat. Les médias, ses entraîneurs et lui-même, tout le monde le voyait bien trop beau, bien trop puissant, bien trop talentueux. Ses sparring-partners déclaraient même qu'il leur avait fait mal. On leur souhaite de ne jamais boxer face à Haye, le bourreau du jour, ils risqueraient de décéder hâtivement. « Dans la forme de sa vie », « prêt comme il ne l'a jamais été », des superlatifs qui resteront gravés à jamais dans le panthéon des histoires les plus honteuses du noble art. Juste à côté d'un Tiozzo-Hill de gala…

Pendant ce temps-là, sans égale, Justin Hénin devient petit à petit la meilleure joueuse de l'histoire du tennis. Une place qu'aurait dû occuper Monica Seles si elle n'avait pas été poignardée en pleine gloire, en 1993, et condamnée à une fin de carrière à la Mauresmo.

L’édito du Vestiaire, OM : Djibrill… era plus jamais ?

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La saison de ski a repris ses droits ce week-end. L'occasion est belle de ne pas en parler.

L'histoire se déroule à Lyon, au 21e siècle. Un sport ancestral, descendant direct du jeu de paume, permet de découvrir un phénomène tout à fait exceptionnel : un affrontement Grosjean-Gicquel en finale. Ce n'est pas un rêve, mais bien le pire des cauchemars pour les amateurs de tennis. Si le premier, papy sur le retour, fut un bon joueur il y a des millénaires, le second, une authentique buse, un des plus mauvais joueurs français de tous les temps (ils sont nombreux dans cette catégorie tient à préciser Jerôme Golmard) est un coutumier du fait. A 30 ans, inutile de dire qu'il a encore d'aussi belles années devant lui que derrière lui. Rappelons qu'un autre ancien, Richard Gasquet, participait à ce tournoi. Et Bercy qui commence aujourd'hui. Heureusement, Virginie Pichet s'est imposée sur l'Ile de la Réunion.

Sinon, Marseille a perdu avec un Cissé de gala, déjà ovationné ci-dessous par l'équipe du Vestiaire après une de ses autres brillantes prestations. Constater que l'ancien avant-centre d'Auxerre a été nul devient donc officiellement un pléonasme.

Révélations Le Vestiaire : Qui est vraiment Nathan Scott ?

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Après une très longue et sérieuse enquête, les journalistes du Vestiaire sont en mesure de vous révéler qu'un faussaire, connu sous le nom générique de Nathan Scott, célèbre joueur de Basket-Ball évoluant dans l'équipe universitaire de Tree Hill, se promènerait au sein du monde sportif afin de le tourner en ridicule sous divers pseudonymes. Nous publions aujourd'hui des clichés qui ne pourront que confondre ce malhonnête personnage qui n'en est pas à son premier méfait. L'odieux individu se serait successivement fait appeler Luigi Pieroni pour caricaturer le niveau des attaquants de Ligue 1, se serait permis de jouer un bien mauvais tour au quinze de France en prenant tour à tour l'identité d'un Yannick Jauzion et d'un David Skrela, aurait humilié Federer en finale à Montréal en tant que mystérieux serbe Novak Djokovic (comme si les Serbes savaient jouer au tennis), aurait pris un vilain accent polonais pour tenter de séduire Elodie Frigide sous le sobriquet de Michal et aurait même pris un malin plaisir à torturer les enfants sous le nom de François Pécheux.

L’édito du Vestiaire : La recette du hachi-parmentier

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23 heures. A l'heure où la prostate de Christophe Moreau lui jouait des tours peu recommendables, Fabrice Tiozzo dormait déjà depuis deux bonnes heures, juste le temps qu'il a fallut à Robredo pour coucher Mahut.

C'est un exploit inédit et réellement incroyable auquel nous avons assisté en ce samedi de funérailles marseillaises. Rendez-vous compte, Pauline Parmentier s'est qualifié pour la finale d'un tournoi de tennis. Choqué, Christian Bîmes s'est même trompé de carnet de chèque pour régler l'addition. Au même moment, l'équipe de France féminine de Basket se demandait par quel moyen de transport elle pourrait se rendre à Pékin. Finalement les fillettes décidèrent bien sagement de rester dans l'hexagone. Sinon, ça vous a peut-être echappé mais même avec le plus mauvais entraîneur du monde on peut accéder à des demi-finales. Exemple à méditer pour des lyonnais désesperement malchanceux dans le choix de leur staff. Et le PSG est en crise. Incroyable on vous dit.

L’édito du Vestiaire : Le coup de garce

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A 24 heures du passage sur l’échafaud du rugby français, le monde du sport est en émoi, et pas qu’à cause des photos rugueuses d’Ana Paula Oliveira.

Cette semaine se déroulaient les championnats du monde d’escrime, personne n’en a parlé. Alors, pour ne pas choquer une fois de plus certains de ses lecteurs, sans doute surexcités par des reconnaissances mammaires de premier ordre, Le Vestiaire a choisi lui aussi de taire cette compétition honteuse où l’on permet aux Français de ne pas finir derniers. En revanche, de honte il n’est absolument pas question en vélo où Bettini a superbement conservé son titre mondial. Une bonne nouvelle salvatrice supplémentaire pour ce sport loin d’être aux abois, entaché tout de même de deux scandales majeurs : la présence constante de Sylvain Chavanel sur les courses et la trop précoce fin de carrière de Pascal Lino Ventura en 2001, à 35 ans à peine.

Aujourd’hui, Dan Philibert doit être un peu amer. Stéphane Caristan a rendu cette nuit une partition très juste malgré un instrument démesurément érodé par le temps qui passe. Mais ce qui chagrine surtout celui qui fut surnommé le cocu à la médaille d’argile, c’est que son ex, Christine Arron, devient officiellement la femme la plus rapide de tous les temps sur 100 mètres. En effet, Marion Jones vient de l’avouer, elle n’a pas toujours conduit des camions, ni porté CJ Hunter sur son dos. Avant, elle était une femme normale. Difficile à croire. Si Paul-Henri Mathieu vient d’ajouter une fabuleuse étape à son épopée en perdant contre Benetteau, il ne peut encore se comparer à Lyon. Comme Le Vestiaire l’annonçait depuis plusieurs mois, le club d’Aulas est entré pour l’éternité dans la légende du football. Nous vous retracerons bientôt l’histoire merveilleuse d’une équipe qui pendant deux ans et demi, de septembre 2004 à décembre 2006, domina le monde mais ne gagna même pas une Coupe d’Europe. Lyon ne refera pas surface avant plusieurs années. Pourquoi ? Car Lyon est mort.

L’édito du vestiaire: L’antichambre de l’enfer

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L'avant dernier match de préparation s'est donc terminé par une victoire des Français sur les Irlandais. Le rodage entre dans sa dernière phase. Il était temps, car pour les Bleus, la Coupe du monde débute et finit dans deux semaines. Au passage, toute l'équipe du Vestiaire se félicite d'avoir recruté dans ses rang le fabuleux Peyo Greenslip qui, malgré un salaire démesuré, est à la hauteur de sa réputation et vise toujours très juste (quand il veut bien se donner la peine nous glisse son ancienne consoeur, la sculpturale Céline Pedral). Ses prévisions se révélant d'une exactitude troublante, à croire qu'il est lui aussi sous contrat avec des vendeurs de jambon.

Soulignons également le remarquable retour d'Amelie qui s'est fait virer de façon très vilaine dès son 2e match de rentrée. Heureusement qu'elle a retrouvé l'envie. Saluons aussi l'avide performance de la Ligue de foot professionnel, qui aime tellement voir évoluer le TFC, qu'elle n'a pu patienter plus de 45 heures après la coupe UEFA pour les refaire jouer. L'honneur est sauf, Jour de Foot pourra diffuser ses sept résumés de matchs à 600 millions d'euros… Par contre, même s'il est très préoccupé par la santé mentale de Thiriez, Le Vestiaire s'inquiète surtout pour Prisca et Tatiana, les fréquentations tardives et facturées d'Achille Emana. Leur fera-t-il le coup de la migraine? Enfin, tout le monde s'en fout mais les médailles pleuvent en canoë, un français brille en haltérophilie, le décastar de Talence se déroule ce week-end et Cyril Serredszum a fini sa carrière à Martigues en 2002.

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L’édito du Vestiaire : Le jour des plus nuls

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Ce week-end aura été celui de la vérité. L’équipe de France de basket, malgré ses incessantes promesses, ne peut plus se cacher. Jamais elle ne ressemblera à une équipe et n’a clairement aucun avenir. C’est la quatrième compétition majeure dans laquelle on tente de fusionner les tocards et les « all-stars » et ce n’est pas le temps qui fera quelque chose à l’affaire. Si elle ne bat pas la Slovénie cet après-midi, elle ne jouera même pas les JO. L’heure de vérité aujourd’hui aussi pour nos rugbymen loosers. Le déroulement du match, même face à une équipe aussi faible que la Namibie, dira si Bernard Laporte pourra espérer continuer vendre de la charcuterie après le tournoi.

L’OM n’existe plus depuis hier soir et le but d’Elmander pour Toulouse. Karim Benzema a marqué 8 buts en 8 matchs, soit plus que Kaba Diawara et Nicolas Goussé durant toute leur carrière. Fred Demontfaucon est retourné à la maison de retraite des Airelles, aussitot rejoint par Daniel Fernandes. Enfin, Ladji Doucouré a courru en 13''42, ce qui peut lui laisser des regrets pour les championnats départementaux.

Pendant ce temps-là, Brahim Asloum veut devenir méchant.

L’édito du Vestiaire : Le veto Riner

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Dans le Petit Larousse du sport, être Français a une signification très précise: briller à l’entraînement, merder en compétition. Aujourd’hui, cette définition prend un relief tout particulier après la naissance mondiale de celui qui a tout pour devenir non seulement le meilleur judoka, mais surtout le meilleur sportif français de tous les temps.

Le Vestiaire le pressentait hier, Teddy Riner nous a donné raison. Il a écrasé sa catégorie, du plus talentueux au plus mauvais, personne ne lui a résisté. Le voilà maintenant aux portes de l’histoire et on ne voit pas vraiment ce qui pourrait l’empêcher d’y entrer, à part une immitation réussie de ses ainés, Pradayrol et Harismendy, hélas morts sur la route. On devine évidemment qu’il va devenir un people à part entière, qu’il va vendre tout et n’importe quoi pour pouvoir se farcir des putes haut de gamme entre Ruquier et Fogiel. Par contre, on ne connaît pas encore bien son seuil de résistance à l’alcool et la drogue. Bref, s’il parvient à se réveiller pour continuer à s’entraîner, il restera invaincu longtemps, longtemps très longtemps. Car il n’en est même plus au stade d’espoir malgré son statut de junior. Il a déjà tout gagné chez les jeunes, chose habituelle en France, il a également remporté un premier titre européen, là encore c’est commun mais lui a déjà confirmé et ce n’est pas un hasard. Cette nuit, il a distancé sans doute à jamais les Asloum, Gasquet, Michalak et consorts. Et Chavanel ?, me direz-vous.

Mais rassurons-nous, pendant ce temps-là, à côté de l’exception Riner, la France garde son rang. Laminée en volley, humiliée en foot, ridiculisée en basket, déchirée en rugby, inexistante en tennis. C’est une nouvelle grande passe pour le sport français.

Enquête : dopage et cancer du testicule

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Vous avez été très nombreux à réagir à notre article du 29 juin 2007 annonçant la tumeur contractée par le coureur de la Française des jeux Sébastien Joly. « Faut-il se doper pour attraper un cancer ? », s’est interrogée Anna, « consternée par cet amalgame honteux ». « Surpris par tant de candeur et de naïveté », Saint-Rambert lui a récemment répondu : « Qui peut encore penser que le sport de haut niveau n’est pas aujourd’hui complètement gangrené par le dopage ? Seb n’est pas différent des autres coursiers de son époque… »

Afin de lever ces doutes, l’équipe du Vestiaire s’est penchée sur le cancer du testicule et ses liens éventuels avec une pratique dopante. Voici le fruit de son enquête :

On compte en France, chaque année, entre 1.500 et 2.000 cas de tumeurs germinales du testicule, soit à peine 1 % des cancers. Il s’agit néanmoins du cancer le plus fréquent chez l’homme entre 15 et 35 ans. La cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans la bourse) est l’un des seuls facteurs de risque formellement identifié avec la diminution du volume testiculaire. L’origine géographique et ethnique, des anomalies génétiques, l’alimentation ou la pollution pourraient également avoir une influence.

A ce jour, aucun lien direct n’a jamais été établi scientifiquement entre le dopage et l’apparition d’un cancer du testicule. Il convient néanmoins de s'attarder sur certains éléments :

Selon une récente étude australienne, le dopage à la testostérone pourrait affaiblir les défenses immunitaires contre les infections, voire à long terme contre le cancer. Une analyse publiée l’an passé dans les colonnes de la revue scientifique Current Sports Medicine Reports met par ailleurs en évidence l’influence de la prise de stéroïdes sur l’apparition de cancers du foie, du rein et de la prostate. Et il est prouvé que le recours à la testostérone diminue la spermatogénèse et la taille des testicules (tiens, tiens)…

Des accusations troublantes

Greg Strock, ancien coéquipier de Lance Armstrong dans l'équipe américaine junior, accuse l'entraîneur national de 1990, Rene Wenzel, de lui avoir administré à l’époque des produits interdits (dont de la cortisone) sans contrôle médical. Strock affirme que la prise à long terme de cortisone est la cause d'un déficit immunitaire qui l'a conduit à arrêter sa carrière. Etudiant en médecine à l'université de l'Indiana, l'ancien coureur avait aussi déclaré lors d'une interview qu'il n'avait aucune raison de croire avoir subi un autre traitement que ses coéquipiers de l'époque. Il y voit également une relation directe avec la maladie d'Armstrong, sans citer le nom de son ancien coéquipier : « Des études médicales ont prouvé que ce virus est en complète corrélation avec un cancer des testicules. »

Erwann Menthéour n’est pas plus rassurant. Il explique qu'il a cessé de courir en 1997, après avoir vu un ami, à l'hôpital, atteint d'un cancer aux testicules : « On était tous au courant. Dans ce sport, le dopage a été désacralisé. C'est devenu culturel. En prendre, c'était satisfaire les exigences du métier. A 20 ans, si on m'avait dit : si tu bois un litre de gasoil, tu gagnes le Tour de France, j'en aurais bu deux pour en gagner deux ! »

Patrick Laure, médecin du sport au CHU de Nancy, est également l’auteur d’un texte sans équivoque dans le Libération en date du 27 novembre 1999 : « Les pratiquants en arrivent parfois à des comportements extrêmes. Comme recourir à tous les produits possibles, y compris la fameuse EPO, mélanger six à sept hormones différentes, utiliser des doses dépassant 500 fois les maximales préconisées, avaler 60 cachets par jour, s’injecter des produits vétérinaires pour chevaux ou bovins, s’approvisionner sur le marché clandestin sans discernement (il y a peu, la contrefaçon d’un stéroïde anabolisant contenait un nettoyant pour plastiques automobiles). Ces comportements se payent souvent au prix fort en termes de santé : cancer des testicules, troubles psychiques graves, infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, voir décès brutal. »

Enfin, laissons la parole à un autre grand « déballeur » en chef, Philippe Gaumont, ancien de chez Cofidis : « Lance Armstrong est un grand athlète. Voyez son palmarès. Mais gagner sept fois une épreuve comme le Tour de France quand on a eu un cancer des testicules, c'est de la magie… »

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De nombreux cas

Beaucoup de sportifs de haut niveau ont ainsi montré des talents certains de prestidigitateurs, quand bien même, on le rappelle, le cancer du testicule ne représente paradoxalement que 1 % des cas… Voici une liste non exhaustive :

Niklas Axelsson (cyclisme). Contrôlé positif à l'EPO à l'occasion des championnats du Monde 2001, le Suédois découvre cinq ans plus tard, à la suite d’une visite médicale de routine, qu’il souffre d’un cancer du testicule.

Bobby Moore (football). La légende du football anglais a contracté un cancer du testicule en 1964, deux avant de soulever la Coupe du monde. Le secret ne fut révélé qu’après la retraite sportive du joueur, mort à 51 ans d’un… cancer.

Steve Scott (athlétisme). Deuxième des championnats du monde d’Helsinki (1983) sur 1.500 m (3’41’’87), l’Américain a contracté dix ans après un cancer du testicule. Remis d’aplomb après une chimiothérapie, il est aujourd’hui l’un des meilleurs coureurs vétérans de son pays.

Tony Marsh (rugby). Déjà opéré d’une double pubalgie en novembre 2002, le Franco-Black se voit surtout diagnostiquer un cancer du testicule en mars 2003. Son ablation ne lui permettra jamais de revenir à son meilleur niveau clermontois.

Arjen Robben (football). Transféré en 2004 du PSV Eindhoven au club anglais de Chelsea, le Néerlandais apprend cette année-là qu’il souffre d’un cancer du testicule, dont il a dû être opéré.

Mais aussi… Pierre Dorez (triathlon), Mark James (golf), Bob Champion (équitation), Kevin Hall (voile), Michael Wilson (base-ball), Simon Parke (squash), Eric Peters (rugby), Alan Stubbs (football), Scott Hamilton (patinage), Phil Kessel (hockey sur glace)…

Le nom de Sébastien Joly y est donc désormais associé. Nous lui souhaitons sincèrement un aussi bon rétablissement que Lance Armstrong.

A la mémoire de Clermont-perdant

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Vous l'aviez sans doute remarqué, l'équipe du vestiaire n'a écrit que très peu d'articles depuis quelques jours.
Ce phénomène, assez surnaturel pour être commenté, s'explique par une conjonction d'évenements assez inopinés (un très joli mot) qui nous poussent aujourd'hui à vous faire pénétrer plus profondémment dans notre intimité.

1. La finale du top 14
Le parrain de ce blog, avait lié son sang et son destin à celui du club en caoutchouc. Il n'a pas supporté qu'un samoan vienne réduire à néant toute une vie de labeur au service du pays des éleveurs de dômes.
Aussi a-t-il choisi dans la fleur de l'âge, après avois pris la route de l'amérique du sud pour une retraite bien méritée en 1944, de rejoindre un monde meilleur au pays des mangeurs d'elfes comme papi close aimait à plaisanter une scie à métaux à la main.
C'est pourquoi notre équipe a choisi de respecter une période de deuil bien légitime.

2. Les battus de la terre
Notre journaliste Gaëlle aux gros nib, jamais à court de tennis, n'a pas voulu se résoudre à voir disparaître celui qu'il considérait comme son aïeul au coeur rouillé. Il a décidé après avoir pronostiqué entre autre les défaites rapides de Gasquet, Mauresmo ou encore le retour de Monfils, d'aller enquéter sur l'ile de la Réunion sonné qu'il était par la victoire du double à la raquette de bois Mahut-Benneteau face à Moodie-Perry.
Aux dernières nouvelles il aurait retrouvé la trace de l'ancien joueur nantais de D1 Thierno Youm. Bonne nouvelle!

3. Canari un ami qui vous veut du rien

Prochainement sur ce blog vous saurez tout sur la fabuleuse trajectoire du FC Nantes titré en 2001, outsider de L2 en 2007. Nos journalistes qui préparent un livre sur le sujet, raconterons comme ils l'avaient fait pour les coulisses du barka en 2005, la vraie histoire du club et son avenir, cela sans l'aide de Pascal Praud.

4. Seringues et byciclettes
Bientôt, nous vous ferons bien évidemment des révélations sur le Tour et le Quinze de France, le dopage, et les futures défaites de Christine Arron et tant d'autres enquêtes….