Arsenal-Monaco : Jérémy régnait

Arsenal-Monaco, PSG-Barça, Barça-PSG et PSG-Barça entreront-ils un jour dans l’anthologie des plus grands matchs français en Coupe d’Europe au même titre que quelques autres branlées ou exploits historiques. L’Equipe le veut, nous on avait déjà dit non. Voici les 15 plus grands matchs de ces 20 dernières années. Pour l’occasion Monaco représentera encore la France.


15. OM-Milan 93

Pour quel autre match chercherions-nous la VHS sur priceminister tout en ayant pris soin de conserver son combi tv magnétoscope de la fac. OM-Milan c‘était Roland encore vivant qui n’insultait pas encore Larqué déjà mort, c’est Tapie qui n’en voulait pas encore aux couilles de Praud, et c’est Goethals qui alignait 9 joueurs défensifs face à Van Basten aux abois, Massaro aux fraises, et Papin aux chiottes. On les fout 15ème parce que c’était un peu joué d’avance et pas qu’à cause d’Eydelie. Et dans les buts c’est Barthez.

14. Manchester-Monaco 98

C’est le match qui permit à Trezeguet d’être champion du monde 3 mois plus tard. Pourtant l’entraîneur s’appelait Tigana, pourtant c’était à Old Trafford, pourtant Benarbia était titulaire. Carnot est même entré en jeu. Mais Solskjaer aura la bonne idée d’attendre un an pour en marquer 2. Tant pis pour Liza. Et dans les buts c’était Barthez.

13. Caen-Saragosse 1992

C’est vrai, c’était il y a 21 ans et ça n’a servi à rien. Pourtant on a rien oublié. C’est le jour où Gérard Houiller et nous tous avons cru que Gravelaine allait faire carrière ailleurs qu’au loto foot. Au retour, tout le monde s’est souvenu de celle de Stéphane Paille.

12. Nantes-Juve 96

Pourquoi tout le monde croit encore que si N’Doram avait eu la jambe plus longue, Nantes aurait mené 4-2 ? C’est des conneries : à ce moment-là il y avait 2-2, Renou n’avait pas encore marqué le 3e. Et à 4-2 de toute façon, il aurait manqué encore un but pour aller en finale, et c’est avec Gourvennec, Peyrelade et Renou qu’il aurait fallu le marquer, puisque Pedros avait mis un coup de pied dans la gueule d’un Russe au tour précédent, Ouédec était blessé, Kosecki était sorti et Deschamps était en face. Dans ces conditions, c’est déjà pas mal d’être douzième.

11. PSG-Milan 95

C’est sans aucun doute le PSG Denisot le plus fort avec la cuvée 93. A cette époque le PSG campait dans le dernier carré des Coupes d’Europe en éliminant le tout venant, parfois le Barça, parfois le Bayern et parfois le Real. Mais à cette époque ce qui compte en foot c’est l’Italie et en guerre c’est l’ex Yougoslavie. Milan c’est en Italie même avec Simone titulaire. Boban et Savicevic ça vient d’ex Yougoslavie. De toute façon en finale ça aurait été Van der Sar, Reiziger, De Boer, Rijkaard, Davids, Seedorf, Kluivert et Overmars, valait mieux pas y aller et rester tranquillement à cette onzième place.

10. PSG-Real 93

C’est le deuxième match du PSG dans le classement mais c’est aussi le dernier, car PSG-Steaua c’était beau mais c’était des préliminaires et les deux finales faut avouer qu’on s’en fout un peu et que dire de ce PSG-Barça en poules avec un rouquin en défense ou celui d’il y a deux ans avec Xavi déjà âgé de 55ans. On aurait aussi pu mettre le 1-6 de la Juve, c’était triste mais c’était de la Supercoupe. Par contre ce but de Zamorano juste avant d’aller se mettre en pyjama, et celui de Kombouaré au moment de dire bonne nuit à Papounet et sa perruque qui tombe par terre d’émotion, on n’a jamais vu mieux. En plus c’était Gilardi qui le racontait même si à l’époque on savait pas qu’il allait crever aussi vite. On parle de Gilardi, car Papounet il est toujours là.

9. Monaco-Real 2004

Pourquoi classer ici un match dont on se souvient surtout pour les conneries de Giuly et le jubilé de Morientes. Car ce Real-là n’avait aucune chance de se faire sortir par ce Monaco-là. C’est sans aucun doute le plus grand exploit de l’histoire mais ce n’est que Monaco.

8. PSV-Lyon 2005

Retenir seulement le penalty volé à Nilmar en prolongation, c’est oublier un peu vite la trace que Nilmar laissera au club. C’est bien de jouer sans attaquant, mais ça fait faire 1-1 à l’aller et au retour et ça fait de Wiltord votre meilleur buteur. Et merde, tant pis pour Malcolm X : Essien et Abidal pouvaient-ils décemment marquer un tir au but ? Marcelo, il fait chier avec ses jeunes Brésiliens, parce que le PSV a été à une séance de tirs au buts de la finale et qu’elle aurait été contre Liverpool.

7. Milan-Lyon 2006

Une petite télé, une bande de potes étudiants dont un puceau, mais lequel, et une gastro : il y avait tout, ce soir-là, pour passer une superbe soirée européenne. Lyon avait la meilleure équipe d’Europe, mais aussi le pire attaquant brésilien. Il s’appelait Fred ou Carew, et il était tellement mauvais qu’il avait laissé Diarra marquer le but du 1-1, qui aurait pu suffire à aller en demi-finale si Abidal n’avait pas été obligé de jouer une 88e minute avec interdiction de faire une connerie. Avant de regarder la demi-finale Arsenal-Villareal à la télé deux semaines plus tard, Benzema a vu tout ça du banc et s’est promis de ne plus jamais croire Aulas. C’est ainsi que Lyon ne réussira pas à remporter deux ligues des champions consécutivement sinon ça aurait mérité mieux que les 7ème et 8ème place.

6. Auxerre-Dortmund 93

Il n’y aura jamais qu’un seul véritable Auxerre-Dortmund et ce n’est pas celui de Ligue des Champions 97 car les Dieux du football ne supporteraient pas de voir Lilian Laslandes titulaire dans les 10 premiers. En 1993, deux clubs français sont en demi-finale de Coupe UEFA et dans ces deux clubs il y a Auxerre qui remonte deux buts au retour. Mais dans clubs français il y a français et Stéphane Mahé en est un. D’un côté, il a de la chance car en Colombie il aurait été récompensé autrement que par un simple transfert au PSG. Il y a une morale : il entraîne Saint-Nazaire.

5. Auxerre-Ajax 93

Qui aurait cru qu’un jour Daniel Dutuel ferait rêver la France sur une passe de Lilian Laslandes remplaçant. C’est arrivé à la dernière minute et on s’est dit : Vahirua, Cocard, Martins et Baticle c’était pas que de la merde. Mais on se l’est pas dit longtemps.

4. Bordeaux-Olympiakos 2010

Si ce match est quatrième ce n’est pas seulement parce que notre rédacteur en chef est bordelais ou parce que ce fut le dernier match de la carrière de l’ancien Zidane. Blanc ne connaissait pas encore Nasri, il pensait que le foot c’était simple et percutant comme un va-et-vient entre Chamakh et Gourcuff. Ciani marquait pour les deux équipes, et ni le Bayern, ni la Juve n’y avaient résisté. L’Olympiakos allait donc dégager vite fait et Gourcuff se faire voir chez les Grecs.  Blanc a rejoint l’équipe de France et Gourcuff celle de Closer.

3. Barça-Lyon 2009

Pour une fois, il faut prendre l’aller en compte où comme d’habitude Barcelone avait été mauvais, mais Henry était un grand joueur. Au retour, Barcelone fait comme contre tous les autres : les vingt plus belles minutes de l’histoire du foot pour marquer trois ou quatre buts, ce sera quatre. Ils sont tous là, et ils ne le seront plus ensuite : Eto’o, Henry, Messi, Iniesta et Xavi. Pedro ne sert qu’à laver les chasubles, et ce n’est même pas la peine de parler à Guardiola d’Ibra ou Villa. Piqué et Puyol sont déjà là, avec Marquez, donc Lyon va revenir à 4-2 et grâce à Benzema sur l’occasion du 4-3. Seydou Keita peut parachever le chef d’œuvre. Le Bayern prendra la même en quarts, Chelsea prendra Iniesta en demi et Messi fera une tête contre Manchester en finale.

2. Bordeaux-Milan 96

Celui-là on vous l’a déjà raconté. Gernot Rohr était entraîneur et Milan avait comme d’habitude dans les années 90 sa meilleure équipe de tous les temps.

1. Monaco-La Corogne 2004

Deschamps voudrait nous dire qu’il est le plus grand entraîneur du monde qu’il s’y serait pas pris autrement. La plus grosse branlée en Coupe d’Europe c’est donc lui qui la met, il réussit à faire marquer 4 buts à un mec qui s’appelle Prso et en plus Monaco c’est toujours pas un club français. Avec ça il a été en finale et tout le monde a zappé sur Le Gigolo de M6 après.  Sinon ça ne valait évidemment pas la première place.

Thierry Henry : Il fenormono

Le Vestiaire avait déjà réservé un sort au cousin éloigné de Darcheville.

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Ils étaient une trentaine à postuler au panthéon du Vestiaire. Tous avaient une particularité que Fred ne possède pas. Et Wiltord n’y est cette fois pour rien. Après un débat houleux sur la véritable place de Titi Camara, il en reste une poignée. Voici les cinq meilleurs buteurs de ces vingt dernières années.

5. Davor Suker

Le Croate représentait le cas le plus épineux pour notre spécialiste. Il est le seul des cinq à ne faire fondre aucune prostituée sur son passage et à ne s’étendre que sur sa femme, à deux ou trois étudiantes près. Pour autant, il réussit le petit exploit de virer Papin, Van Basten et Trezeguet du club. La carrière internationale de JPP s’est arrêtée en 1986 alors que dix ans plus tard, il écumait encore les tavernes bavaroises, girondines et bretonnes. Il était pourtant en période de top, comme Marco le Hollandais, l’avant-centre le plus efficace au monde. Si Van Basten a souvent mis les buts qu’il fallait, jusqu’à gagner un Euro à cinq buts, il bénéficiait d’un collectif sans égal. C’est Gullit qui bat l’URSS, alors que c’est Suker qui finit troisième de la Coupe du Monde 1998. C’est Suker qui est le seul à transpercer dans le jeu la meilleure défense toutes époques confondues. Il avait de bons partenaires, mais sans lui, ils n’auraient connu, à l’instar de Bafe Gomis, que le premier tour. Enfin, Suker, c’est la Ligue des Champions 1998 assortie de quatre buts en sept matches. Trezeguet a gagné l’Euro, mais jamais la C1.

4. Hristo Stoichkov

C’est l’incontournable des cinq. Avec une équipe encore plus faible que celle de Suker, il va lui aussi en demi-finale d’une Coupe du monde dont il finit également meilleur buteur, à égalité avec l’accidenté Salenko. Comme Suker, il remporte une Coupe des champions comme titulaire indiscutable de l’onirique attaque barcelonaise, la même qui va encore en finale deux ans plus tard lors de la taule milanaise. Son caractère dégueulasse ne suffit pas à faire oublier son insondable talent.

3. Romario

Est-ce parce qu’il est le meilleur marqueur de l’Histoire derrière Pelé, juste devant Ostrowski ? Est-ce parce qu’il a offert au Brésil une Coupe du monde que ni Zico, ni Socrates, ni Dirceu, ni Falcao, ni Careca, ni Valdeir n’avaient su aller chercher ? Ou est-ce parce que Barcelone en a fait un Dieu vivant en une seule saison ?

2. Thierry Henry

Encore un Français sur le podium, mais il est le seul dans cette catégorie. A 20 ans, il plante sept buts en neuf matches de C1, jusqu’à la branlée turinoise en demie. Une précocité que seul Benzema a connu, au détail près qu’il n’est qu’ailier des champions de France 1997. La suite, c’est un repositionnement dans l’axe pour faire oublier Ian Wright. D’ailleurs, c’était qui ? Et des buts et des buts à ne plus savoir qu’en faire. Décisif partout, tout le temps, de l’Italie au Brésil, en passant par l’Irlande. Même Platini s’est fait dégager, mais Henry, personne n’ose. Logique, c’est le meilleur. Son boulard et ses infidélités n’y feront rien. Sur le côté à Barcelone, il marque encore et fait marquer et devient avec Iniesta l’élément essentiel de la plus grande équipe de clubs de tous les temps.  On aurait voulu mieux, notamment qu’il ne se contente pas d’emmener Arsenal en finale de Champion’s League, ou qu’on ne lui pique pas chaque année ses Ballons d’or. Il devrait en avoir au moins trois. On aurait voulu la première place, mais devant c’est presque plus beau qu’un contrôle de Govou.

1. Ronaldo

Il devait être le nouveau Pelé, comme D’alessandro, Ortega, Saviola, Riquelme, Aimar, Tevez ou Messi le nouveau Maradona. Lui l’a été, il est même devenu Ronaldo. Quand Van Basten et Papin cherchent encore sur eBay à compléter leurs jambes respectives, Ronaldo est revenu aussi fort après avoir perdu ses rotules. Son explosivité a été compensée par son sens du but visiblement inné. Seul joueur de l’Histoire à n’avoir jamais connu de mauvaise saison sur le terrain, il s’est imposé partout où il a mis les pieds. Comme Ronaldinho, son ratio ne descend jamais en-dessous de 0,50, mais on ne parle pas de grammes par litre. Du plus grand au plus petit club. Il n’a disputé comme Zidane, Maradona ou Henry que trois finales de Coupe du monde pour deux succès seulement, ses quinze buts lui pardonnent. Il est le plus rapide, le plus agile, le plus sûr de lui, le plus complet. En un mot, le meilleur.

Ont également été cités : Bergkamp,comme Cristiano, même pas champion d’europe ;  Inzaghi, si c’est une blague, c’est moins drôle que de mettre Vieri ; Eto’o, la Coupe du monde, la Coupe du monde ; Drogba, viré par Anelka ; Shearer, l’équipe d’Angleterre, ça comptait à une époque, mais c’était déjà pas la sienne ; Bebeto, victime des numéro 1 et 3 du classement ; Weah, victime collatérale ; Oman Biyik, Eto’o est meilleur ; Chevtchenko, Suker et Stoichkov y sont bien arrivés, trop tard ; Owen, il a gagné quoi ? Le Ballon d’or, tiens tiens ; Gullit, le faire valoir de Van Basten ;  Klinsmann, Milan, Juve, Barça, Madrid, Bayern, Manchester, non ? Tant pis ; Voller, la moustache c’est un peu trop glamour pour notre classement ; Riedle, et dire que le Danemark n’aurait même pas dû participer ; Ibrahimovic, ? ; Batistuta, la fidélité ça paye ni sur le compte en banque, ni sur le palmarès et ça ne fait même pas gagner la Coupe du monde ; Brolin, une Coupe du monde, ça ne suffit pas toujours ; Raul, l’Espagne a enfin gagné, mais il n’était pas là ; Kluivert, une carrière de deux ans et ce n’est même pas un Dieu au Camp Nou ; Sukur, à une lettre près, il était dedans ; Zamorano, Kombouaré m’a tuer.

La légende rugby : 10 à Lamaison

Michalak n’est toujours pas le classement malgré tous ses efforts pour prendre la place de Talès. Dans le classement des 9 il n’y est pas non plus. Mais alors il vaut quoi ce type ? Voici donc les cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 25 dernières années.

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Par Peyo Greenslip Jr

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen, même en fréquentant Fabrice Lhoumeau et Thierry Dumas, n’ouvre pas toutes les portes.

3. Franck Mesnel. A-t-on vraiment le droit de classer troisième un ouvreur qui jouait centre aurait demandé Thierry Lacroix, absent du classement. Vingt-cinq fois numéro 10, et pas seulement contre l’Angleterre, contrairement à ce que croyaient les fils de postier ayant regardé, seuls, Racing-Agen 1990 sur leur vieille télé Thomson. La Coupe du monde 1987 est aussi la sienne. Peut-on en vouloir à quelqu’un d’avoir aimé le pognon à une époque de sport amateur ?

2. Didier Cambérabero. Ailier de la dream team de 1987, c’est sans aucun doute le meilleur 10 du classement, l’un des meilleurs de tous les temps. La première place lui serait revenue si Mesnel n’avait jamais existé, allez comprendre. C’est le seul grand buteur Français à ce poste. Savoir utiliser son pied, ça peut servir. Michalak a pris un interprète.

1. Christophe Lamaison. Avec Castaignède, le seul du classement à avoir évolué uniquement dans des équipes de merde. Il s’est donc débrouillé tout seul avec Olivier Magne pour emmener un bien vilain quinze de France en finale de Coupe du monde. 28 points en demi,face à la plus grosse équipe des Blacks jamais vue. D’accord, c’était un accident, d’accord il a connu Sébastien Carrat. Mais d’abord, vous n’avez aucun moyen de changer le classement et ensuite personne n’a jamais atteint ce niveau dans toute l’histoire du rugby.

Foot américain : Elway et des Bills

Si aujourd’hui plus personne ne suit le foot américain, ça n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps où nous jouions dans le jardin avec mes frères et papounet nous réveillait à 3h du mat, exceptionnellement pas pour nous foutre une branlée mais pour suivre avec lui la nuit du superbowl et ses interminables tunnels publicitaires. Entre temps il y avait un peu de jeu produit par les 10 meilleurs quaterbacks de ces 20 dernières années. Joe Montana c’était il y a plus de 20 ans, désolé Didier Roustan.

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10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

7. Payton Manning

Dites nous pourquoi il est septième et on vous laisse lire le reste du classement. C’est doute lié à la place de Tom Brady qui était le même quaterback mais en plus beau et encore plus efficace. Et pas qu’au pieu avec des mannequins et des prostituées ou les deux en même temps.

6. Drew Brees

C’est le mec qui a déterré les Saints et rien que pour ça on pouvait pas le mettre plus loin. Plus fragile encore que John Elway, il a dégagé Marino des statistiques. Aucun tight end ou running back ne l’ont accompagné dans les mémoires, et pas le moindre receveur non plus. A croire qu’il a tout fait tout seul.

5. Troy Aikman

Il a adoré humilier Jim Kelly. La branlée record des années 90, 52-17 c’est lui.

4. Steve Young

On n’a pas grand chose à dire. Il fut le successeur de Montana pendant longtemps, très longtemps, trop longtemps. Il fit parfois moins bien, souvent aussi bien, mieux c’était compliqué. Il aurait pu finir premier mais Jerry Rice. Mais Brett Favre aussi.

3. Tom Brady

Sa place dans le top 5 ne fera guère de débat. C’est le meilleur des années 2000 même si la concurrence était pas féroce. Il a joué 5  superbowls sur 10, ça fait la moitié. Plusieurs joueurs se sont partagés les autres. Il en a gagné 3, un de plus que Elway mais lui devait pas se farcir Montana, Young et Favre.

2. Brett Favre

Combien de fois on a entendu l’histoire du mec élevé dans les bayous qui parvient à devenir le plus régulier des quaterbacks des années 90 et pourquoi pas de tous les temps. Et pourtant on l’a pas souvent vu en superbowl et pourtant il a joué longtemps. Les stats à la passe c’est Marino, à la course c’est Elway. Et lui c’est quoi ? C’est le deuxième de notre classement. Et pourtant on l’a jamais aimé.

1. John Elway

Le premier du classement sera sans doute très contesté par les lecteurs mais comme nos lecteurs s’en foutent, il ne sera pas très contesté. John Elway a eu deux carrières. La première où sa belle gueule et son vilain maillot des Broncos l’ont longtemps fait ressembler à Jim Kelly. Un quaterback génial mais incapable de se sublimer lors de ses trois premiers superbowls. Trois quand même. Et la deuxième où après une cinquantaine de blessures, il est devenu en deux saisons le plus grand. C’est le seul qui n’ait pas fait regretter de se lever au milieu de la nuit pour passer quatre heures en compagnie son taré de père. En 97 il explose Brett Favre.  En 98, il a tout fait. A la passe, à la course. On ne pouvait rien contre lui et son fabuleux Terrell Davis. Il savait même courir et a fini par avoir un beau maillot bleu et orange.

 

Les Palmarès : Les demi de mêlées

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Le rugby ne se jugeant que sur deux compétitions, l’une européenne, que la France a déjà perdu, l’autre mondiale, que la France a déjà perdu, il ne suffisait pas d’avoir brillé en Currie Cup, Super 12 ou Top 14 (ça existe) pour y figurer. Voici les cinq meilleurs numéros 9 de ces vingt dernières années.

5. Ruppert Moon

Ceux qui n’ont pas vu le Tournoi des 5 nations 1994 ne savaient même pas qu’il existait. Les autres savent qu’il l’a gagné tout seul avec Scott Quinnell et un Pays de Galles cuillère de bois en 1993. Un des plus grands Quinze tricolores de tous les temps battu. La Coupe d’Europe n’existait déjà pas.

4. Justin Marshall

S’il n’y avait qu’une seule raison pour justifier sa présence, ce serait Byron Kelleher. Oublier ce que signifie jouer au rugby n’est pas condamnable à 36 ans. Il n’a pas gagné la Coupe du monde, mais ce n’est pas que de sa faute.

3. Fabien Galthié

Quatre Coupes du monde qu’il n’a pas gagnées. Une fin de carrière au niveau exceptionnel, voire jamais vu, à la tête d’ un Quinze de France sans équipe, ni jeu. Bernard Laporte était là.

2. George Gregan

L’Australie, c’était plus lui que Larkham ou Horan. Niveau égal toute sa carrière, un peu de génie dans son jeu lui aurait donné la première place. Il a failli se retrouver troisième, mais Bernard Laporte et Boudjellal étaient là.

1. Joost Van der Westhuizen

Le génie des 9. Le plus physique, la plus grande gueule. Une Coupe du monde qu’il gagne seul et un peu avec les organisateurs. Une efficacité hors norme. Une créativité inégalée et une technique inégalable dans le jeu, le sexe ou la drogue. Et en plus il va crever avant Gareth Edwards mais après Jacques Fouroux. La classe.

Egalement cités

Farr-Jones : fin de carrière. Troncon : Italien. Pichot : Argentin. Edwards, Gallion, Berbizier, Fouroux : on a dit vingt dernières années. Carbonneau : Jean-Claude Skrela ?

Palmarès Wimbledon (2/2) : Les dealers d’herbe

Même sans De Schepper, voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit toujours pas l’intérêt de ce classement. Mais Ivanisevic a jamais été dans aucun autre, alors voici les neuf meilleurs.

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9. Lleyton Hewitt

C’est quoi leur truc aux Autraliens ? Ils peuvent faire trois quarts et une demie en 25 participations, il suffit qu’ils gagnent l’édition 2002, celle avec Shalken, Sa, Malisse, Nalbandian et Lapentti en quarts de finale, pour être des favoris chaque année ?

8. Krajicek alias Stich

C’était grand, ça servait fort, ça a eu des parents qui parlaient un allemand parfait mais ça a jamais été numéro 1 mondial. Bref c’était pas génial mais ça arrivait tout le temps en quart et souvent plus loin. A force, ils ont fini par en gagner un mais personne ne se souvient quand ni contre qui, ni vraiment pourquoi. Il y a des années comme ça.

7. Novak Djokovic

Quatre fois en demies, ça impressionne qui de nos jours ? Sauf qu’avec les grands joueurs c’est toujours pareil, il y a forcément une année où ça va au bout. Même si c’est en défendant, qu’il y a aucune volée et que Borg zappe au bout de dix minutes.

6. Stefan Edberg

Ce n’est pas uniquement sa victoire en 90, c’est aussi deux demies et un quart à suivre. Après 1993, il est venu faire le nombre et applaudir Bjorkman, c’était pas utile.

5. André Agassi

Comme Santoro, il a connu deux carrières, deux différentes et aussi intéressantes l’une que l’autre. Sauf que la sienne est intéressante. Il a commencé très fort en battant Ivanisevic en finale, mais après il a toujours trouvé quelqu’un de plus fort. Souvent c’était Sampras, parfois Rafter, et malheureusement Todd Martin, Flach et Srichaphan c’est arrivé aussi. Mais il s’est toujours relevé et a fini contre Nadal.

4. Rafael Nadal

Quand il avait des genoux, il venait. Et quand il venait, c’est trois finales et deux titres. Il a battu tout le monde, comme partout, sans jamais faire une seule volée ni servir fort. Il ne viendra plus.

3. Goran Ivanisevic

C’est vrai, il mesurait 2 mètres 50. C’est vrai aussi qu’à part le service et le bouc on se souvient de pas grand-chose de son jeu. Mais qui se souvient de la gueule de Karlovic ? Entre 90 et 2001, il est au rendez-vous une fois sur deux. Il perd d’abord trois finales contre Agassi et Sampras, mais revient en 2001. Coup de chance, c’est Rafter en face en finale, le seul à penser qu’un 125e mondial croate peut remporter un Grand Chelem à 30 ans.

2. Roger Federer

Sept titres, la pub Rolex avant les matchs sur Canal, la veste crème qu’il prête pas à Nadal et chaque année une double page dans l’Equipe : il ne manque à son palmarès que la petite culotte de Kate, si jamais elle en porte. Roger a battu tout le monde, surtout Roddick, il a réussi toutes les volées d’Edberg, tous les services de Borg et tous les coups droits de Becker. Et une fois cramé il est même revenu gagner devant ses jumelles et la mère de Murray.

1. Pete Sampras

S’il est premier, ce n’est pas simplement parce que Federer l’a battu dans le seul match qui rapportait des points ATP et non pas à chacun le  PIB d’un pays africain. Sampras aussi a ramassé ses sept Wimbledon, mais en huit ans, et lui, a soigneusement évité de perdre une finale. C’est vrai qu’il avait pas Nadal, juste Agassi. Sa seule défaite en quart au milieu de sa domination a eu lieu contre un futur vainqueur, Krajicek. Et surtout Federer a perdu un match contre un Français alors que Sampras n’a jamais perdu un set. Il a quand même laissé dix jeux à Pioline en finale un fois, du coup le résumé dure que 8 minutes 29.

Palmarès Wimbledon (1/2) : Les fumeurs d’herbe

Pioline méritait sans doute d’y être mais une seule finale c’est du foutage de gueule. Alors il ne sera que premier du classement des Français un autre jour. Voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit pas vraiment l’intérêt de ce classement. Raison de plus pour le découvrir en deux temps. Aujourd’hui, les plus nuls des meilleurs.

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15. Patrick Rafter

On le présente comme le dernier grand serveur-volleyeur, mais pas comme le dernier des serveurs-volleyeurs. C’est bien dommage : une demie, deux finales, aucun titre, c’est à croire qu’il était uniquement beau gosse. C’est vrai qu’il l’était, et il est uniquement là pour ça sinon on aurait choisi Todd Martin, sa tête de pasteur de Sept à la maison, ses demies et ses quarts. Mais qui avait envie de la voir sur le court, à part ses adversaires ?

14. Tim Henman

Non seulement il n’a joué que pour Wimbledon, mais il n’a joué que Wimbledon. A part une demie par erreur à l’US Open et à Roland, Henman a passé sa carrière à marquer ses points à Wimbledon. Ca donne quatre demies, mais c’était trop dur que ce soit Sampras, Ivanisevic ou Hewitt en face. Il n’a jamais fait de finale mais il était vraiment pas bon.

13. Andy Murray

Ce n’est pas en pleurant sur le court le dimanche soir qu’il va émouvoir la Reine, et encore moins sa maman. Dès qu’il tombe sur un top 2, c’est fini et quand en fait c’est pas fini, ça suffit quand même pas pour aller au bout. Une finale quand même, comme Washington, le joueur pas la ville.

12. MaliVai Washington

En 96, alors qu’il reste sur six premiers ou deuxièmes tours consécutifs, il va en finale. Sortir Enqvist, prendre Radulescu en quarts et Todd Martin en demie n’auront pas été les moindres de ses mérites. Krajicek ne lui a heureusement mis que trois sets en finale, l’honneur est sauf et on ne l’a plus revu ensuite.

11. Boris Becker

Il a été vieux très vite, mais est resté jeune longtemps. Avant 1990, c’est quatre finales dont trois titres mais ça compte pas. Après, c’est trois finales, deux demies et deux quarts. Il était chez lui, mais il avait loué à Sampras.

10. Andy Roddick

Qui a oublié sa volée de revers dans le tie break du 2e set en finale 2009 contre Federer ? Tout le monde. C’est bien le problème, et c’est pareil pour sa demie 2003 contre Federer, sa finale 2004 contre Federer et sa finale 2005 contre Federer.

Stakhovsky sera-t-il 1er ou 2e ? Réponse demain.

Rugby : 9 et d’occasion

Saint-André se souvient sans doute qu’il a joué avec 4 des 5 meilleurs, mais qu’il n’a sélectionné aucun des 5 meilleurs. Car Parra, Machenaud et compagnie ça n’existe pas. Voici les 5 plus grands demi-de-mêlée français de ces 20 dernières années. Plus grands, c’est vite dit.

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5. Carbonneau

Il n’a pas marqué l’histoire et c’est plus que mérité. Quelques bonnes passes mais seulement dans les chambres d’hôtel. Sinon c’était pourtant le préféré de Skrela qui a fini par préférer Galthié. C’est vraiment parce que Galthié apprenait encore son métier. Ça en dit long sur le réservoir qui était déjà bien sec. Une cinquième place quand même pour se souvenir de la dream team briviste.

4. Mignoni

Le Carbonneau du riche n’a pas laissé une trace beaucoup plus indélébile que son prédécesseur. Le riche c’était Laporte, ça veut pas dire qu’il est meilleur que Carbonneau. Mais Carbo n’a pas été humilié par des Gauchos à qui Florent Pagny avait filé leur semaine de congé annuel en 2007. Pourtant Clermont triple finaliste ça n’était que lui. Sacré Rougerie, merci Brock James.

3. Yachvili

Enfin un joueur qui a disputé une Coupe du monde. Bien plus indispensable que le surcoté Elissalde spécialiste de tout et surtout de rien même si un skyblog lui est consacré. A son meilleur niveau seul Galthié lui faisait brouter la pelouse. Il a fait rêver Biarritz, il a aidé Lièvremont à rêver mais il ne pouvait pas tout faire tout seul à part s’autodétruire peut-être.

2. Accoceberry

Personne ne connaît Guy, mais c’est le premier à avoir tué Galthié. Demi de mêlée des vainqueurs des Blacks 94, titulaire des champions du monde 95. Peut-être que sa blessure aurait permis d’éviter à Galthié de jouer la demi-finale, puis la troisième place.

1. Galthié

Durant toute la première partie de sa carrière, il ne sera jamais le meilleur mais presque. Du coup quand le meilleur se blesse c’est lui qu’on appelle à chaque fois et pourtant il n’est vraiment pas très bon. La dernière partie de sa carrière il est le meilleur, loin, très loin, très très loin devant les autres. Un sens du jeu hors du commun qui lui permet de devenir plus influent que tous les 10 qui lui ont été associés. L’après-carrière, il nie le dopage dans le rugby ce qui en dit beaucoup, même assez. Depuis, la France est orpheline.

NBA : Les meneurs de revues

Pour fêter le retour d’un spécialiste NBA sur www.le-vestiaire.net et de notre ancien pigiste Djelil,  Voici enfin le classement des 5 meilleurs meneurs de jeu de ces 20 dernières années.

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5. Steve Nash

Il avait un super nom mais une sale gueule et une nationalité pas géniale. Et rien que pour ça il serait difficile de le classer plus haut malgré une carrière et un niveau plus qu’honorables. Surtout qu’on a dégagé Payton alors que pendant que tous les élèves de troisième étaient fascinés par le duel Shawn Kemp / Grant Hill, il y en avait toujours un pour sortir sa vignette avec la tronche de ce bon vieux Gary dessus. Dissimulant sans doute dans sa chambre un poster du joueur à côté de celui de Pamela Anderson chichement vêtue et de l’affiche de Fantomes contre Fantomes quand Michael J. Fox ne sucrait pas encore complêtement ses fraises. Et pourtant il a jamais signé à la Vaillante Sainte-Gemme, le fleuron du basket lot-et-garonnais. C’est pas plus con que si Nanterre était champion de France.

4. Chris Paul

Quelle surprise de retrouver le plus doué, complet et influent de la liste à cette modeste quatrième place. Les Clippers, on est d’accord c’est lui. Mais ils ont fait quoi ces fameux Clippers depuis qu’ils étaient la risée du monde entier dans les années 90. A force de dire qu’un joueur est important, il faut en assumer les conséquences à un moment ou à un autre. Paul il est super fort mais il gagne que dalle. Chris c’est pareil. Alors nous faites pas chier avec Billups et Williams.

3. John Stockton

Le Gary Payton blanc a joué si longtemps que même à raison d’une passe par match il aurait fini avec des stats affolantes. Ce qui est affolant c’est qu’il soit dans le Top 4 d’ESPN juste derrière Isaiah Thomas. Donc juste derrière Dieu. Sinon bienvenue au club de ceux qui ont gagné rien du tout à part les Jeux Olympiques.

2. Tony Parker

Il est certain qu’à la longue il va bien falloir finir par reconnaître que le Français réalise une carrière exceptionnelle car c’est un joueur exceptionnel. D’accord on ne peut pas se contenter de ses points marqués d’une régularité hors du commun. Et ce n’est pas 12. D’accord il n’a gagné que 3 titres NBA. D’accord il évolue dans un terrifiante machine huilée à la sueur de Tim Duncan. D’accord il a déjà mis 55 points et 10 passes dans un même match. D’accord il a déjà été élu MVP des finales. Mais bon défensivement c’est ni Stockton, ni Paul, ni Kidd. Ben non c’est Tony Parker. Et jusqu’à preuve du contraire San Antonio est la meilleure équipe depuis 10 ans et rarement elle a joué sans Parker dedans elle.

1. Jason Kidd

Il vient de prendre sa retraite l’année où Parker n’a jamais été aussi proche de le rejoindre, et pas qu’à l’infirmerie. Mais où alors ? Lui a toujours évolué dans des équipes bizarres même si une fois il a joué avec Vince Carter. Sinon il a été drafté en même temps que Grant Hill. Mais lui sa célébrité a duré plus de 3 ans. Ca en fait même 20 qu’on entend régulièrement qu’un certain Jason Kidd est le meilleur meneur. La concurrence n’a pas toujours été aussi forte qu’aujourd’hui mais c’est aujourd’hui qu’il a choisi pour remporter enfin le championnat. Juste avant il avait fait des finales avec les Nets. Les Nets ? Beurk. Le tout en marquant moins que Parker et sans Duncan et Ginobili. Payton a qu’à aller se faire foutre.

Palmarès (2/3) : Rudi sur l’ongle

Plusieurs équipes classées ont fait la Coupe du monde 90, connue comme la plus chiante. On dit ça quand on n’y connaît rien. C’était chiant parce que c’était du haut niveau, solide comme on n’en voit plus. Voici le classement le plus attendu de toute l’histoire du Vestiaire : les 15 meilleures équipes nationales de ces 25 dernières années.

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On continue toujours avec la France et même le Brésil. Il manque quelqu’un ?

7. Suède 1992-1994

Si la Suède est aussi bien classée c’est qu’il y a forcément une raison. Les kanelbullar, le pytt i panna et le smörgåsbord ? La défaite contre la France en éliminatoires 94 ? La raclée collée à la Bulgarie pour la troisième place 94 ? Les demis 92 et 94 ? Peut-être mais c’est sûrement pas pour Brolin, Dahlin et Andersson, car c’est surtout pour Thern, Limpar, Schwartz et Ingesson. Vous en avez jamais entendu parler ? 4 milieux suédois dans les meilleurs clubs du monde sans jouer dans Millenium vous y croyez pas ? L’un jouait à Arsenal avant Wenger et à la Fio d’après Baggio, le suivant au Naples d’après Maradona et à la Roma d’Aldair, le troisième Arsenal aussi et le quatrième a fini à Marseille. Et ça donne la 7ème place. Faut juste nous croire sur parole.

8. Italie 1994

Prenez le Milan AC ajoutez Roberto Baggio et vous comprendrez pourquoi seuls des tirs aux buts pouvaient les empêcher d’être champions du monde. Jerome Gnako a des regrets.

9. France été 2006

Rappeler Zidane sous le commandement de Domenech, c’était un peu rappeler Jacquet. Mais Thuram et Gallas c’était pas Blanc et Desailly, donc les corners italiens en finale ont fait aussi mal que les centres coréens au premier tour. Petite différence, mais différence quand même. A l’arrivée Zidane a le palmarès de Maradona une panenka ratée en plus. C’est quand même autre chose que Messi.

10. Brésil 2002

Sur le papier, une finale Brésil-Allemagne ça a de la gueule. Sauf que c’est l’Allemagne de Jeremies, Schneider, Bode et Neuvillle, même si Bierhoff et Ziege rentrent à la fin. Sauf que c’est le Brésil de Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho et Roberto Carlos, et Denilson à la fin. La Coupe du Monde était promise à la France alors les autres ne sont pas venus, à part Ronaldo. Dans ces éditions-là, c’est toujours une bande de Brésiliens qui gagne et il y a toujours un Kleberson qui en profite pour signer à Manchester mais pas longtemps.

Palmarès (1/3) : Noël aux Balkans

Plusieurs équipes classées ont fait la Coupe du monde 90, connue comme la plus chiante. On dit ça quand on n’y connaît rien. C’était chiant parce que c’était du haut niveau, solide comme on n’en voit plus. Voici le classement le plus attendu de toute l’histoire du Vestiaire : les 15 meilleures équipes nationales de ces 25 dernières années.

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On commence avec les 5 derniers. Qui devinera les 10 premiers ? equipe.vestiaire@yahoo.fr ?

11. Danemark 1992

On ne les connaissait pas avant, à part Michael Laudrup et quelques harengs. On ne les connaîtra pas après, à part Brian Laudrup, les étudiantes erasmus du monde entier et quelques harengs. Entre temps ils vont battre tout le monde mais ça ne durera qu’un mois. Et si tout ça était de la faute au gardien de Manchester ?

12. Bulgarie 1992-1994

En réalité Ginola n’était pas un criminel et Houiller un nul. Car Stoichkov et ses gardiens de brebis ne savaient pas que fabriquer des yaourts. Personne n’aurait parié sur la Bulgarie en demi 94. 10 chèvres sublimées par un bouc, ça peut faire un bon porno mais ça fait surtout un grand joueur. Et pour l’instant ça fait pas Messi. Mais pour Houiller c’était sans doute vrai quand même

13. Roumanie 1994-1996

La Roumanie on en a déjà parlé c’est Hagi. Hagi ça finit aux tirs aux buts contre la Suède. Aucune vanne à ajouter sur Dracula ou le Maradona des Carpates. C’est quand même autre chose que Messi.

14. Croatie 1998

Prosinecki, Suker, Jarni, Boban, ils ont presque tous été du Mondiale 90 mais personne ne reconnaît leur nouveau maillot quand ils débarquent en France en 98. A peine aurait-on pu reconnaître quelques-uns des quarts de finalistes de l’Euro 96. Ils, ce sont des tueurs à gages, prêts à tout pour faire mieux que les Yougos qu’ils ont été obligés d’être trop longtemps. Ils vont y parvenir tranquillement, laissant même à Vlaovic le soin d’humilier l’Allemagne au passage, mais ils ont un défaut : ils ont déjà tous trente ans, à part Asanovic qui en a 32. Alors quand Suker termine meilleur buteur et qu’il marque le premier but contre la France, il ne manque à Stimac que quelques années de moins pour briser la carrière de Thuram sur son côté droit, puis celle de Ronaldo en finale. Pas grave, Bilic se fera celle de Blanc une fois la défaite consommée. Putain de guerre.

15. France 1991-1994

Cette France là avait plus de talents que toutes les autres. Malgré Roche, malgré Christian Perez. Mais elle n’avait pas de tête et ne s’est jamais remise de l’Euro Espoirs 88. Celui où il y avait Sauzée et Martini. On aurait dû s’en douter quand Paille est parti à Porto mais on pensait que Xuereb pouvait mettre la moustache à la mode pour une décennie. Sauf qu’il était ni blond, ni Allemand. Du coup Papin, Canto et Gino ont tout éclaté sauf quand ça comptait vraiment. A l’Euro 92, puis contre Israël en 93. Au Mondial 94 elle aurait été incroyable avec la fusion, entre les vieux et Zidane, qu’aurait réalisée Houiller. Sauf que dans Houiller, il y a Houiller. Et que Jacquet c’est que son adjoint. Du coup la réalité qui fout les boules fut Jerome Gnako titulaire pour battre l’Italie le 16 février 1994. 5 mois plus tard, Jacquet était à jeun, l’Italie en finale et dans le top 10 de notre palmarès.

16. Pays-Bas 1994-2010, Angleterre 1996-2006, Portugal 2000-2004

On a créé une 16ème place sur 15 possibles pour saluer la performance de ces 3 pays qui n’ont jamais rien gagné et qui ne feront probablement jamais mieux. Pourtant c’est toujours la même histoire  avec eux ; on vous la raconte avec les Pays-Bas : Rijkaard et Bergkamp se souviennent encore de ce quart de finale du Mondial 94. Revenus de 0-2 à 2-2 contre les Brésiliens, ils sont alors à deux doigts de réaliser l’impensable. L’impensable ? Être autre chose que le favori d’une compétition, le vainqueur par exemple. Mais puisque Bebeto et Romario leur en ont déjà mis un, c’est Branco qui met le troisième. Depuis, l’impensable ne s’est jamais produit. Ni en demi-finale en 98, ni en finale en 2010, ni en demi-finale de l’Euro 2004. Et encore moins en 2000, mais c’était chez eux. Pourtant, ce sont pas les Van qui manquent. Pour les Anglais et les Portugais c’est pareil, avec des Mac et des Rui. Favoris.

Bayern-Barça : Le Ronnie de l’Histoire

Barcelone ne finira donc pas éliminé ric-rac sans gloire par une pitoyable équipe française. Elle mourra comme elle a vécu, par l’humiliation. Voici les 10 meilleures équipes de club de tous les temps, en tout cas de ces 20 dernières années

1. Barça 2009

Eto’o et Henry ont appris à Messi ce qu’être un grand joueur voulait dire, les gonzesses c’était pas son truc. Ca tombe bien Xavi et Iniesta non plus, c’est pour ça qu’ils ont fini par bien s’entendre.

2. Bayern 2010-2013

Ils étaient tous d’anciens bons joueurs qui prenaient des branlées au Camp Nou. Et puis ils ont eu quelques entraîneurs qui leur ont expliqué deux trois choses, comme apprendre à jouer ensemble, et que mesurer 10cm de plus, aller deux fois plus vite et mettre des coups d’épaules à des Espagnols c’est autorisé. Du coup tout fonctionne, Ribéry a le niveau, Robben ne l’a plus et Schweinsteiger serait Ballon d’or si Müller n’était pas là. Tout ça sans Kroos, ni Bastuber.

3. Milan AC 93-96

Un coup ça perd, un coup ça gagne facile, un coup ça perd, un coup ça se fait éliminer par Didier Tholot en Coupe UEFA. C’était la même équipe à part Baggio, c’était beau, c’était costaud. Comme Marseille 93 mais le plus fort c’était le 89,90,91.

4. Juve 1996-1998

Est-ce la Juve qui a appris à Deschamps que trois milieux défensifs et Zidane ça permettait de tout gagner, ou l’inverse ? A part ça, il y avait Lippi sur le banc, des défenseurs italiens, des attaquants italiens et ça allait en finale à chaque fois. Comme Milan finalement.

5. Lyon 2004-2006

Une équipe peut-elle être un buteur ? Oui, jusqu’en quarts de finale. Après, Essien-Tiago-Juninho-Diarra ne peuvent pas en mettre plus que n’en prend Abidal. C’est marrant, c’était Houiller sur le banc et Benzema n’avait pas encore 19 ans, l’âge auquel il donnera des bons de sortie à Fred, à Carew et au grand Lyon. Cinquième meilleure équipe de tous les temps sans avoir rien gagné, fallait le faire.

6. Milan AC 2003-2007

Toujours en quarts, trois fois finalistes, deux fois vainqueur en cinq ans, il y avait de quoi faire vieillir Pirlo et Ambrosini. C’est le Milan capable de tout, de se faire remonter par Liverpool en finale, d’en prendre quatre à La Corogne, de pas prendre de but quand ils le décident, d’être moins fort que Lyon mais de s’en sortir. Shevchenko a décliné, pas Inzaghi. Il y avait Kaka mais personne ne peut affirmer que ça dépendait de lui. Parce que ça dépendait pas de lui, ni d’aucun Ballon d’or. C’était Milan.

7. Bordeaux 2009

Gourcuff-Chamakh se touchaient les yeux fermés, c’était pas mal. Une équipe ultra-dépendante de Planus ça cache quelque chose de pas clair, d’accord, mais torcher le Bayern en poule à l’aller et au retour, avec Ciani et Gourcuff qui marquent, ça fait mal au trou du cul quand on revoit le Bayern en finale en mai. Pas vrai Yoann ?

8. Ajax 1995

C’était incroyablement jeune et incroyablement solide. Toutes les femmes disaient ça à Davids et Seedorf. Kluivert croyait que c’était pour lui. La seule équipe de ces 20 dernières années où il n’y avait rien à jeter même pas le banc, même pas Finidi George. Et elle a même presque remis ça l’année d’après.

9. Real 2002

Quand on a les meilleurs joueurs du monde, parfois ils sont contents de jouer ensemble. L’avantage, c’est qu’avec eux tout est écrit d’avance : c’est le meilleur qui fera la différence en finale et sur les tours d’avant même si le Bayern gagne l’aller 2-1. Si ça n’avait pas été d’une volée du gauche en pleine lucarne, ça aurait été d’un lob de 50 mètres.

10. Manchester United (on sait pas trop quelle période)

Pourquoi dixième, pourquoi Man U et pourquoi pas ? Tout le monde sait qu’ils ont déjà gagné des titres et fait des finales, ça veut bien dire qu’ils devaient pas être mauvais. Pourtant bien malin qui pourra citer un joueur autre que Ferguson. En plus ils ont toujours humilié Arsenal. Ca veut rien dire mais on ne veut pas manquer une occasion de se faire Wenger.

Palmarès : A Xavi, à l’Amor

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Incapable de cadrer un tir de sa carrière internationale, Jérémy Toulalan a sa part de l’héritage. Voici le meilleur milieu de terrain de ces 20 dernières années. Pardon, de tous les temps.

6. Claude Makélélé

Né en 1973, champion du monde en 1998, à 25 ans, en pleine force de l’âge. Ca aurait été pas mal, mais pour ça il aurait fallu devenir le meilleur plus vite. Il ne l’a décidé qu’au Real, à 28 ans, bien qu’il ait très tôt commencé à fracasser des blondes. Peut-être n’étaient-elles pas toutes la fille de l’entraîneur. Tout ça rapporte quand même une Ligue des champions. Il a beau avoir dégoûté l’Espagne et le Brésil en 2006, il lui manque six ans de carrière. Tout n’est pas de sa faute, Suaudeau le faisait jouer ailier à défaut d’en faire son gendre. C’est un gâchis, alors, on ne va pas regretter qu’il ait joué au PSG.

5. Christian Karembeu

Le doublé Mondial 1998–Euro 2000, il était là. La victoire du Real en finale de C1 1998, il était encore là. Loussouarn fracassé en 2 avant Leverkusen c’est toujours lui, à chacun sa blonde. On peut s’en étonner, autant que de son record de jonglages, mais il était titulaire deux fois. Bien sûr, il a pris un carton à chaque fois, mais Roberto Carlos n’a toujours pas digéré.

4. Carlos Dunga

Dans tous les clubs où il est passé, personne ne l’a remarqué. Pour une bonne raison : Pise, Fiorentina, Pescara, Stuttgart avant le Japon, il n’a en fait connu aucun club. Dans toutes les équipes nationales où il est passé, personne ne l’a remarqué non plus. Mais par chance, il a gagné le Mondial 1994 avec Romario, malgré Mazinho, seulement finaliste du 1998 mais le numéro deux du classement l’excuse. Et de toutes façons, comme ses compères du podium, il ne savait pas jouer au foot.

3. Gennaro Gattuso

Il a commencé par Pérouse, les Rangers et Salernitana avec Rigobert Song. Enchaîner onze saisons à Milan derrière, ça ne trompe pas. Trois finales de C1 (2003, 2005, 2007), deux gagnées et le Mondial 2006 : Dieu ne lui a pas mis le ballon dans le berceau, mais des crampons et de la barbe. Il a parfaitement su comment s’en servir.

2. Didier Deschamps

Desailly était plus doué, mais contrairement à lui, aucun entraîneur n’a songé à faire jouer Deschamps à un autre poste. Le vrai prototype du poste, petit, teigneux, moins bon footballeur que les autres, moins rapide, une technique limitée. Comme Dunga, il ne sortait jamais du onze type et a rendu ses équipes intouchables : Marseille, la Juve, la France. Résultat : il a tout gagné. Mais depuis Xavi aussi.

1. Xavi

Gardien, défenseur, milieu, attaquant: quand Xavi porte le même maillot que vous oubliez votre poste et faites comme Pique, filez-lui le ballon. Ca fait plus de 5 ans que tout le monde fait ça et que Xavi prend moins de but que l’adversaire.

Les Palmarès 2012 : les 10

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De la fin des années 80 à nos jours, il y a toujours eu des footballeurs meneurs de jeu. En 2008, ils étaient 5. Depuis, Henry, Xavi et Iniesta se sont fait piquer un ballon tout dur et tout jaune.

6. Ronaldinho Gaucho

Contrairement à Eric Carrière, le Brésilien aurait pu en faire une bien meilleure. Malheureusement, le PSG s’est dressé très tôt sur sa route, avec à sa tête Luis Fernandez. C’était bien avant son livre et le Reims-doigt. Anelka lui-même n’y avait pas résisté. Une Coupe du monde, c’était un bon début. Un transfert au Barça, pourquoi pas, et enfin la saison de rêve qui lui avait octroyé in extremis notre cinquième place aux dépens de Del Piero, plus constant, mais moins marquant. C’était en 2006, Giuly s’en souvient puisqu’il portait les bouteilles. Ronnie offre le championnat et la Ligue des Champions au Barça. Depuis, il se fait appeler Bronnie. On nous a signalé un retourné, quelques coups francs et un transfert à Milan, entre plusieurs bars à filles de joie. A 28 ans, Stéphane Dedebant n’était pas encore buraliste. « Encore deux bonnes années avec un Ballon d’Or et Messi sera loin devant« . Il en a 3, au revoir Bronnie.

5. Gheorghe Hagi

Stefan Babovic, comme Branko Boskovic en son temps, a bien été surnommé le Messi des Balkans il y a 3 ans, à son arrivée à Nantes. Messi n’est donc pas l’égal de Maradona, c’est pourquoi garder le surnom de Maradona des Carpathes après sa carrière, ça classe un joueur. Hagi a deux bonnes raisons de le conserver : son incroyable lob contre la Colombie pendant la Coupe du Monde 1994, et surtout le reste de sa Coupe du Monde, où il emmène la Roumanie en quarts de finale, avec le scalp de l’Argentine au passage. Et scalper Batistuta et ses cheveux dégueulasses c’est pas facile. Sans Belodedici, Hagi aurait même vu les demies. Sans photos, les enfants de Gheorghe Mihali et Tibor Selymes n’y auraient jamais cru.

4. Roberto Baggio

Le plus constant. En club, il s’impose partout : Fiorentina, Juventus, Milan, Bologne, Inter puis Brescia, même si ça ne compte pas. De 1988 à 1994, il marque plus de quinze buts par saison. Il ne peut envier à Djorkaeff que le titre mondial. Il a eu trois chances. En 1990, il ne manque que la demi-finale (remplaçant), celle où l’Italie est éliminée. En 1994, il emmène la Squadra en finale et manque son penalty comme un grand pour laisser le titre au Brésil. Et en 1998, il a été le seul de la compétition à pouvoir éliminer la France, en quarts de finale. L’Italie, c’était lui, et l’Italie a été maudite jusqu’en 2006.

3. Lionel Messi

S’il veut bien se donner la peine de jouer aussi l’été, il aura bientôt rejoint Zidane et Maradona. Mais Zinédine il marque en finale de toutes les Coupes du monde qu’il joue et Diego, c’est Diego. Sinon, il met les mêmes buts que Ben Arfa, marque autant que Cristiano et fait plus de passes décisives qu’Ozil. Pour un peu on ne remarquerait même pas qu’il a été entouré de Xavi, Iniesta, Eto’o et Henry pour tout gagner.

2. Zinedine Zidane

Qu’il soit resté une petite racaille jusqu’à son dernier souffle peut s’oublier : outre les titres nationaux que tous ses rivaux ont épinglé, il a gagné la Ligue des Champions en marquant un but, la Coupe du Monde en marquant deux buts, puis achevé sa carrière sur une nouvelle finale de Coupe du Monde, où il marque une panenka qu’il rate mais qu’il tente. Sans Buffon, il aurait quitté la scène sur un nouveau globe, un nouveau doublé et certainement la tête de notre classement. Peu importe, Cannavaro et les médecins de la Juve sont déjà très fiers de lui. N’oublions surtout pas les expulsions, grâce à des coups de boule dignes de Cantona, ni les insultes qui fondent désormais la légende de Rothen.

1. Diego Maradona

Le meilleur, capable de faire entrer Burruchaga dans la légende tout en se droguant. Tout Maradona résumé, Govou aurait aimé trouver la recette, lui aussi. Le talent ne s’improvise pas. Comme ce retour en 1994, assorti d’un but et d’une suspension pour usage de drogue, apparemment c’était un accident. Comme ce poste de sélectionneur alors qu’il était cliniquement mort il y a quatre ans. Il s’est imposé partout et a fait gagner toutes ses équipes : l’Argentine, Boca Juniors, Barcelone, pas vraiment, et enfin Naples. Sa fin de carrière n’a pas été glorieuse, mais tout le monde s’en fout. Personne n’a jamais réalisé plus que lui, ni été plus indispensable à une équipe que lui et en plus à son époque on défendait encore, même en Liga.

Et Stéphane Carnot ?

Les Palmarès du Vestiaire : les Gardiens

Devant l’absence d’actualité sportive ce week-end, et l’insoutenable demande de nos lecteurs, voici le tant attendu classement des meilleurs gardiens de ces 20 dernières années.

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Darui, Gilmar et Bertrand Demanes ont inventé le poste, Ettori et Castaneda la moustache. Et Gregory Wimbée ?

5. José-Luis Chilavert

Méritait sans doute mieux, mais il a joué en France, pire, à Strasbourg. Kopke aussi ?

4. Oliver Kahn

Pas mauvais sur sa ligne, pas mal décisif avec une C1 où il gagne la séance de tirs au but, c’était bien parti. Gourmand, il a fallu qu’il joue en plus une finale de Coupe du Monde contre Ronaldo. Qui a fini par se trouer ? On se souvient bien de ses arrêts mais on se rappelle encore mieux de ses boulettes. Et la tendresse bordel ?

3. Gianluigi Buffon

La Coupe du Monde c’était lui. Mais la Juve a rien gagné. Même s’il est le meilleur gardien d’Italie, on entend souvent dire que Frey n’est pas loin, même tapi dans l’ombre d’un pylone ukrainien. Ca suffit pour coûter les deux premières places.

2. Peter Schmeichel

Un Euro où il jouait seul derrière, une C1 où il jouait seul derrière. C’est Kahn en meilleur. Sinon il n’a pris qu’un seul but dans le jeu de la meilleure équipe de France de l’Histoire. Chilavert est déjà dans le classement, pas Pagliuca.

1. Fabien Barthez

Un gros doute sur sa carrière à l’étranger sinon c’est le patron partout. Transcendé par les grands matches, il n’en a jamais raté un. A moins de 22 ans, il remporte la Coupe des Champions. Entre 98 et 2000, il appartient à l’invincible défense tricolore. En 2006, il est toujours aussi impérial.

Egalement cités

Goycochea : Une finale de Coupe du Monde, Brest et deux clubs au Paraguay, Chilavert avait donc un guide ;  Illgner : Schumacher a Bodo ; Rossi : Milan, assez ; Taffarel : le plus proche de la 5e place mais Parme et Galatasaray ; Dida : dirladada ; Lama : il était vraiment plus fort que Barthez en 96 ? Martini : le meilleur, mais s’Auxerre à quoi ?  Toldo : un Euro à marcher sur l’eau et Wiltord a tout détruit, Fred a un avocat ;  Pagliuca : pas trop de fautes de mains, mais une faute de goût ; Van Breukelen, Preud’homme : Pourquoi pas aucun des 2? Casillas : à force d’être cité comme le meilleur gardien du monde, le Real va acheter des défenseurs ; Zubizaretta : pas de faute de goût mais des fautes de main ; Vitor Baia : Rustu et Dutruel n’ont pas fait pire au Barça ; Higuita : il était gardien ou attaquant comme Campos ? Kopke : ça n’est jamais venu ; Lloris, Mandanda : ça va venir ; Gilmar : qui l’a vu jouer ? Ravelli, Van der Sar : jouer longtemps ne change rien ; Grobelaar : prix spécial de la meilleure moustache ; Cech : les gros titres comptent moins que les vrais.

Les palmarès du Vestiaire : Les arrières

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Avant d’attaquer les avants, le Vestiaire s’occupe du poste de Serge Blanco, personne ne souvient des autres, il n’y en a pas eu beaucoup en effet, mais il y en eu quand même. Voici les 5 meilleurs arrières de ces 20 dernières années selectionnés par notre stagiaire rugby, successeur de l’immense Peyo Greenslip. Pet à son âme.

5. Serge Blanco

La grosse surprise du classement. Talent d’Or Antenne 2 même quand il ne jouait pas, même à plus de trente ans, jusqu’à sa dernière sélection. Comme Sadourny, il a fini par disputer un Bouclier de Brennus. Le mal était fait, la légende des 15 avait commencé en 74.

4. Gavin Hastings

Il symbolise l’Ecosse à lui seul. A fait trembler un très grand quinze de France en 95, mériterait largement le podium pour son inégalable talent de joueur, buteur, botteur mais avait deux gros défauts : il ne jouait pas dans l’hémisphère sud et n’était pas Français.

3. Matthew Burke

Deux finales de Coupe du Monde dont une victorieuse, quelques points marqués, mais qu’a-t-on vraiment retenu de lui ? Que Joe Roff a joué à Biarritz ?

2. Jean-Luc Sadourny

Quand il jouait, personne ne regrettait Serge Blanco, depuis qu’il a arrêté personne ne l’a remplacé. L’arrière le plus solide jamais rencontré, complément de trois-quart hors pair mais il n’était pas buteur. Chauvinisme ?

1. Percival Montgomery

Si Sadourny ne lui pique pas sa place, c’est à cause d’une broutille, une victoire en Coupe du Monde. Et comme en rugby il n’y a que ça qui compte, on passera sur son manque de folie et son éclosion tardive. Un jeu au pied décisif, et beaucoup de sûreté. Que faut-il de plus ?

Egalement cités : Hernandez, l’Argentine a eu sa chance. Latham, 2011 ? Wilson, rugby ou cricket ? Cullen, une saison ne suffit pas toujours.  Robinson, ailier ou arrière ? Campese, ailier ou arrière ? Williams, pas vu. Irvine, pas pris. Byrne : ?

Les Palmarès du Vestiaire : Les ailiers

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Depuis vingt ans, ils n’ont fait gagner aucune équipe nationale. Van Basten a compris, il passera bientôt d’entraîneur à chroniqueur, comme Cruyff. Voici les meilleurs ailiers.

5. Chris Waddle

Joueur majeur de la Coupe des Champions, avec une finale et un but de légende en quart. A Marseille, il a laissé une empreinte que ni Ribéry, ni même Oruma n’ont effacé. Une image cantonienne dans un pays qui n’est pas le sien. Un joueur de salon devenu efficace, sauf quand il signa à Sheffield Wednesday, l’année où l’OM Municha le Milan. Malgré sa coupe de cheveux douteuse, il dépasse de loin Kanchelskis, Alenitchev et Capucho. Cerise sur le pudding, son tir au but manqué en demi-finale du Mondiale 90. Aucun doute, il est ailier.

4. Ryan Giggs

Un indéboulonnable fidèle, qui a mieux choisi son club formateur que les frères Da Rocha. Il a tout gagné avec Manchester, mais pour la sélection, dommage qu’il n’ait pas aussi appris le rugby. Il aurait au moins joué une Coupe du monde, Stephen Jones est bien meilleur meneur de jeu que Craig Bellamy. Contrairement à Stoichkov ou Hagi, il ne tira jamais rien de son pays. C’est aussi ça la force des vrais ailiers.

3. Cristiano Ronaldo

Le Ballon d’Or, c’est plus facile, Nedved en sait quelque chose. Il est encore très jeune, n’est probablement pas le meilleur footballeur de la planète, mais son palmarès parle déjà pour lui. Des championnats d’Angleterre, Owen aimerait connaître. Une Ligue des Champions, une demi-finale, Aulas se damnerait pour avoir des places. Et déjà une finale d’Euro, une demie de Coupe du monde et un Euro merdique quand il était le plus attendu. Christine Arron s’intéresse désormais au foot.

2. Marc Overmars

L’ailier par excellence, toujours prêt à déborder et ne pas centrer derrière les buts. Ingratitude, aucun DVD sur le Néerlandais n’est sorti au cours de la formation de Sydney Govou. Avec les Pays-Bas, une demi-finale de Coupe du monde pour seule récompense de deux ans à maudire Seedorf, incapable de marquer un pénalty à Lama. Et encore, les Dieux du football lui en voulaient vraiment puisque c’est Zenden qui jouait. Bien sûr, Overmars fait partie de la génération brillante de l’Ajax. Ensuite, il a connu Arsenal et le Barça avec succès, sauf en Coupe d’Europe. A sa décharge, une vilaine rumeur l’annonçant à Nantes pour finir sa carrière. Les médias n’ont aucun respect.

1. Luis Figo

Seuls les ailiers et France Football pouvaient lui offrir la consécration d’être le premier. De ses demi-finales d’Euro 2000 et de Mondial 2006 insipides à sa finale manquée de l’Euro 2004 à domicile, il a tout compris au système. Real, Barça et une fin de carrière interminable à l’Inter, il aura marqué l’histoire du football en étant toujours là où les choses se passaient, sans jamais influer sur le cours des choses. Marqua-t-il une somptueuse volée des 20 mètres lors de la finale de Ligue des Champions 2002 Real-Leverkusen ? Evidemment, non. Mais il est notre incontestable meilleur ailier.

Egalement cités : Ginola, le Cantona de l’aile, il a dompté l’Angleterre, mais en tant qu’assassin officiel des Bleus, il a un palmarès international aussi vierge que Gasquet ; Ribéry et Messi, en fin de carrière ils s’appeleront Ronnie ou Maradona, à eux de choisir ; Vicente, un espoir qui ne l’est plus ; Joaquin, pas mieux ; Claudio Lopez, et Veron ? ; Beckham, l’Angleterre lui en veut toujours, surtout de ne pas être un grand joueur ; Kewell, qui ? ; Zenden, le prénom de Zidane ne suffit pas ; Alioune Touré, sans le ballon, c’était un régal. Pascal Vahirua et Bernard Diomède.

Les Palmarès : Les défenseurs centraux

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La France n’a laissé, à la surprise générale, que deux places de libre, et ce n’est pas si normal. D’une part, les trois Français ont la particularité d’être si forts, qu’ils pouvaient évoluer au même niveau à différents postes et d’autre part, Lizarazu est latéral. Et François Clerc ?

5.  Mathias Sammer

Un Allemand dans un classement, voilà qui est peu commun. Et c’est même pas Matthaus, parce que Lothar derrière, c’est moins bon que Mathias. Sammer, il jouait derrière et pourtant il gagnait tout à lui seul. La C1 avec Dortmund, personne n’aurait osé, et l’Euro notamment (Bierhoff jure pourtant que c’est lui qui a marqué). Il laisse du monde derrière, surtout  des Italiens. Mais il y en a déjà un, et il est bien meilleur que les autres.

4. Lilian Thuram

Thuram a beaucoup souffert. Du coeur maintenant, de Jacquet, qui le faisait jouer à droite sans que l’on voit que ça n’était pas du tout son poste, de Parme, qui n’a rien gagné, mais rien perdu non plus et de son passage à la Juve un peu trop tardif. Heureusement, il a emmené la France en finale en 2006 tout seul derrière. Ce n’était pas déjà lui en 1998 tout seul devant ?

3. Franco Baresi

Aussi décisif à 20, 30 ou 40 ans, personne ne souvient de l’avoir vu gâteux, prenant un petit pont par n’importe qui. Il est bien le seul parmi les quatre premiers. Il a su s’écarter au bon moment de la Squadra après un tir au but loupé en finale. Il n’avait que 34 ans.

2. Laurent Blanc

Il a survécu au naufrage des princes en 1993, il a marqué plus que Dugarry, il a su arrêter les bleus quand il le fallait, il fait partie des quatre invincibles et a battu le Paraguay avec Pirès et Trezeguet.

1. Marcel Desailly

Tous les adjectifs lui vont. Il est le meilleur défenseur de l’Histoire du football. Qu’il évolue comme milieu récupérateur à Milan ou stoppeur partout ailleurs, il n’a jamais rien laissé passer jusqu’en l’an 2000.  Personne ne lui a jamais pris la place, il l’a prise à tout le monde. Physiquement et techniquement au-dessus, il a gagné avec Marseille, Milan et l’équipe de France. Injouable.

Egalement cités : Canavarro, Nesta, Kohler, Matthaus, Marcio Santos, Puyol, Hierro, Nadal, Ramos, Baiano, Eriksson, De Boer, Boli, Roche, Ayala, Terry, Carvalho, Fernando Couto,  Rijkaard, Koeman. Nadal, c’est Rafael ?