De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono

En 2008, Le Vestiaire avait réservé un sort au cousin éloigné de Darcheville. Dix ans plus tard l’heure est venue d’actualiser ce classement alors que la Coupe du monde ne fait que débuter. Higuain aura-t-il bousculé la hiérarchie dans un mois ?

grogro

Ils étaient une trentaine à postuler au panthéon du Vestiaire. En 2008, Ronaldo avait devancé Henry, Romario, Stoichkov et Suker. Qui sont les entrants et les sortants en 2018. Voici les cinq meilleurs buteurs de ces vingt dernières années. Continuer la lecture de « De Ronaldo à Cristiano : Il fenormono »

Palmarès rugby : Dolce Habana

Tout le monde le dit, Habana à la retraite, c’est l’un des meilleurs ailiers de l’histoire qui s’en va. Est-il au moins l’un des meilleurs de ces 25 dernières années ?

Voici notre top 10 avec plein de Français dedans. Et oui, c’est bien l’un des seuls postes de derrière où l’on a souvent pas eu à avoir honte. Donc pas de Rougerie. Aujourd’hui on a quand même un peu honte.

10. Vincent Clerc

Il a quand même remporté la Coupe du monde 2011. Dans une génération d’où l’on ne retiendra que Dusautoir c’est quand même pas mal. Et c’est toujours mieux qu’aujourd’hui où on ne retient personne.

9. George North (ou Shane Williams)

Si Clerc est champion du monde 2011, alors North aussi. C’est quand même le Pays de Galles qui a remporté la demi-finale. Sinon on a aussi Shane Williams en stock.

8. Jason Robinson

Comme on n’a pas le droit de mettre Underwood, beaucoup trop humilié par Lomu en 1995, on va faire représenter l’Angleterre par son meilleur arrière placé à l’aile et lui aussi champion du monde. Pourtant il était moins bon qu’Underwood.

Continuer la lecture de « Palmarès rugby : Dolce Habana »

Les matchs de légende : Jérémy régnait

 Les matchs de folie se succèdent en Coupe d’Europe mais les Français n’y participent pas. Alors le Vestiaire a plongé dans ses archives et a quand même trouvé des exploits avec des clubs plus ou moins hexagonaux dedans. Pas de Leipzig, évidemment. Ligue Europa oblige.


Voici donc les 15 plus grands matchs, pas toujours victorieux, de ces 25 dernières années. Monaco sera là évidemment. Mais ça fait quand même un paquet d’année qu’il n’y a plus ni le PSG ni Marseille, ni Lyon. 

15. OM-Milan 93

Pour quel autre match chercherions-nous la VHS sur priceminister tout en ayant pris soin de conserver son combi tv magnétoscope de la fac. OM-Milan c‘était Roland encore vivant qui n’insultait pas encore Larqué déjà mort, c’est Tapie qui n’en voulait pas encore aux couilles de Praud, et c’est Goethals qui alignait 9 joueurs défensifs face à Van Basten aux abois, Massaro aux fraises, et Papin aux chiottes. On les fout 15ème parce que c’était un peu joué d’avance et pas qu’à cause d’Eydelie. Et dans les buts c’est Barthez.

14. Manchester-Monaco 98

C’est le match qui permit à Trezeguet d’être champion du monde 3 mois plus tard. Pourtant l’entraîneur s’appelait Tigana, pourtant c’était à Old Trafford, pourtant Benarbia était titulaire. Carnot est même entré en jeu. Mais Solskjaer aura la bonne idée d’attendre un an pour en marquer 2. Tant pis pour Liza. Et dans les buts c’était Barthez.

Continuer la lecture de « Les matchs de légende : Jérémy régnait »

XV de France : 10 à Lamaison

Le temps passe, les joueurs se succèdent et pourtant on continue de regretter Camberabero qui pourtant jouait ailier lors du match du siècle contre l’Australie en 1987.  Non seulement Michalak n’a jamais réussi un match à l’ouverture mais en plus il a salopé le poste en l’occupant alors qu’il était bien meilleur en 9. Et du coup en 9 il est pas non plus dans le classement.  

rugaf

Par Peyo Greenslip Jr

Alors que Trinh-Duc semble prendre une belle roue d’avance avec une prestation correcte en 6 ans, voici un petit rappel des cinq meilleurs ouvreurs tricolores de ces 30 dernières années. Un classement qui n’a pas changé depuis sept ans.

5. Thomas Castaignède. Le Vestiaire lui avait déjà rendu l’hommage qu’il méritait. Etait-ce une raison suffisante pour l’écarter du Top 5 ? La concurrence est telle qu’il est indiscutable. C’est d’ailleurs sans lui que la France est allée en finale de la Coupe du monde 1999. C’est donc grâce à lui que le numéro 1 est numéro 1.

4. Christophe Deylaud. Moins doué que Castaignède, mais plus durable, à Toulouse comme ailleurs. Il a remporté la Coupe du monde 1995, mais c’est Mesnel qui a disputé la troisième place. Comme quoi, finir sa carrière à Agen n’ouvre pas toutes les portes à part peut-être celles du journal Sud-Ouest.

 

Continuer la lecture de « XV de France : 10 à Lamaison »

Palmarès foot: Qui est vraiment le plus grand buteur français ?

Le Vestiaire débute aujourd’hui sa nouvelle série de palmarès pour tenter d’établir le classement le plus objectif des meilleurs joueurs français en activité.

Aujourd’hui place aux buteurs. Mais pas n’importe lesquels. Qui a déjà démontré qu’il avait les épaules pour être le buteur des Bleus au plus haut niveau ?  Qui est suffisamment fort pour porter les Bleus vers le dernier carré voire le sacre comme Kopa, Fontaine, Platini, Zidane et Griezmann. On pourrait même ajouter Henry, Trezeguet voire Wiltord mais hélas pas encore Gignac, ni Papin. Qui est aujourd’hui en position d’être celui-là en Russie ? Qui sont les attaquants les plus efficaces capables de l’accompagner ?

 

1. Antoine Griezmann 43 points

Fort d’un Euro 2016 extraordinaire qui aurait pu devenir mythique s’il avait bien voulu le remporter, Grizou a d’ores et déjà marqué plus que tous ses concurrents l’histoire des Bleus. Sa Ligue des champions de la même année a connu à peu près le même déroulement. Sa saison 2017-2018 débutée par des performances moyennes et un clin d’oeil aux Harlem Globes Trotters ou au Ku Kux Klan  en tout cas pas à la culture générale aurait pu lui coûter cher. Mais au contraire de son pote Karim aucun juge ne s’en est mêlé et Antoine vient de retrouver son fabuleux niveau. Peut-être même un peu mieux. Si la France doit gagner il faudra qu’il apprenne à jouer les finales. En tout cas, il a l’âge pour marquer la légende, la prochaine fois, il sera déjà un peu vieux.

 

Continuer la lecture de « Palmarès foot: Qui est vraiment le plus grand buteur français ? »

La légende rugby : 9 et d’occasion

On a presque tout essayé : Parra, Machenaud, Serin, Dupond et donc Machenaud et pourquoi pas Iribaren ou Lesgourgues. Mais ça vient pas.

pb1

Et quand ça veut pas, ça veut pas on se retrouve même avec Carbo dans le classement. Voici les 5 plus grands demi-de-mêlée français de ces 25 dernières années. Et contrairement aux 10, ça fait pas rêver. 

5. Carbonneau

Il n’a pas marqué l’histoire et c’est plus que mérité. Quelques bonnes passes mais seulement dans les chambres d’hôtel. Sinon c’était pourtant le préféré de Skrela qui a fini par préférer Galthié. C’est vraiment parce que Galthié apprenait encore son métier. Ça en dit long sur le réservoir qui était déjà bien sec. Une cinquième place quand même pour se souvenir de la dream team briviste.

4. Mignoni

Le Carbonneau du riche n’a pas laissé une trace beaucoup plus indélébile que son prédécesseur. Le riche c’était Laporte, ça veut pas dire qu’il est meilleur que Carbonneau. Mais Carbo n’a pas été humilié par des Gauchos à qui Florent Pagny avait filé leur semaine de congé annuel en 2007. Pourtant Clermont triple finaliste ça n’était que lui. Sacré Rougerie, merci Brock James.

 

Continuer la lecture de « La légende rugby : 9 et d’occasion »

Foot américain : Elway et des Bills

Si aujourd’hui plus personne ne suit le foot américain, ça n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps où nous jouions dans le jardin avec mes frères et papounet nous réveillait à 3h du mat, exceptionnellement pas pour nous foutre une branlée mais pour suivre avec lui la nuit du superbowl et ses interminables tunnels publicitaires. Entre temps il y avait un peu de jeu produit par les 10 meilleurs quaterbacks de ces 20 dernières années. Joe Montana c’était il y a plus de 20 ans, désolé Didier Roustan.

jejk

10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

7. Payton Manning

Dites nous pourquoi il est septième et on vous laisse lire le reste du classement. C’est doute lié à la place de Tom Brady qui était le même quaterback mais en plus beau et encore plus efficace. Et pas qu’au pieu avec des mannequins et des prostituées ou les deux en même temps.

6. Drew Brees

C’est le mec qui a déterré les Saints et rien que pour ça on pouvait pas le mettre plus loin. Plus fragile encore que John Elway, il a dégagé Marino des statistiques. Aucun tight end ou running back ne l’ont accompagné dans les mémoires, et pas le moindre receveur non plus. A croire qu’il a tout fait tout seul.

5. Troy Aikman

Il a adoré humilier Jim Kelly. La branlée record des années 90, 52-17 c’est lui.

4. Steve Young

On n’a pas grand chose à dire. Il fut le successeur de Montana pendant longtemps, très longtemps, trop longtemps. Il fit parfois moins bien, souvent aussi bien, mieux c’était compliqué. Il aurait pu finir premier mais Jerry Rice. Mais Brett Favre aussi.

3. Tom Brady

Sa place dans le top 5 ne fera guère de débat. C’est le meilleur des années 2000 même si la concurrence était pas féroce. Il a joué 5  superbowls sur 10, ça fait la moitié. Plusieurs joueurs se sont partagés les autres. Il en a gagné 3, un de plus que Elway mais lui devait pas se farcir Montana, Young et Favre.

2. Brett Favre

Combien de fois on a entendu l’histoire du mec élevé dans les bayous qui parvient à devenir le plus régulier des quaterbacks des années 90 et pourquoi pas de tous les temps. Et pourtant on l’a pas souvent vu en superbowl et pourtant il a joué longtemps. Les stats à la passe c’est Marino, à la course c’est Elway. Et lui c’est quoi ? C’est le deuxième de notre classement. Et pourtant on l’a jamais aimé.

1. John Elway

Le premier du classement sera sans doute très contesté par les lecteurs mais comme nos lecteurs s’en foutent, il ne sera pas très contesté. John Elway a eu deux carrières. La première où sa belle gueule et son vilain maillot des Broncos l’ont longtemps fait ressembler à Jim Kelly. Un quaterback génial mais incapable de se sublimer lors de ses trois premiers superbowls. Trois quand même. Et la deuxième où après une cinquantaine de blessures, il est devenu en deux saisons le plus grand. C’est le seul qui n’ait pas fait regretter de se lever au milieu de la nuit pour passer quatre heures en compagnie son taré de père. En 97 il explose Brett Favre.  En 98, il a tout fait. A la passe, à la course. On ne pouvait rien contre lui et son fabuleux Terrell Davis. Il savait même courir et a fini par avoir un beau maillot bleu et orange.

 

Les Palmarès : Les demi de mêlées

PANORAMIC/00004947/000014

Le rugby ne se jugeant que sur deux compétitions, l’une européenne, que la France a déjà perdu, l’autre mondiale, que la France a déjà perdu, il ne suffisait pas d’avoir brillé en Currie Cup, Super 12 ou Top 14 (ça existe) pour y figurer. Voici les cinq meilleurs numéros 9 de ces vingt dernières années.

5. Ruppert Moon

Ceux qui n’ont pas vu le Tournoi des 5 nations 1994 ne savaient même pas qu’il existait. Les autres savent qu’il l’a gagné tout seul avec Scott Quinnell et un Pays de Galles cuillère de bois en 1993. Un des plus grands Quinze tricolores de tous les temps battu. La Coupe d’Europe n’existait déjà pas.

4. Justin Marshall

S’il n’y avait qu’une seule raison pour justifier sa présence, ce serait Byron Kelleher. Oublier ce que signifie jouer au rugby n’est pas condamnable à 36 ans. Il n’a pas gagné la Coupe du monde, mais ce n’est pas que de sa faute.

3. Fabien Galthié

Quatre Coupes du monde qu’il n’a pas gagnées. Une fin de carrière au niveau exceptionnel, voire jamais vu, à la tête d’ un Quinze de France sans équipe, ni jeu. Bernard Laporte était là.

2. George Gregan

L’Australie, c’était plus lui que Larkham ou Horan. Niveau égal toute sa carrière, un peu de génie dans son jeu lui aurait donné la première place. Il a failli se retrouver troisième, mais Bernard Laporte et Boudjellal étaient là.

1. Joost Van der Westhuizen

Le génie des 9. Le plus physique, la plus grande gueule. Une Coupe du monde qu’il gagne seul et un peu avec les organisateurs. Une efficacité hors norme. Une créativité inégalée et une technique inégalable dans le jeu, le sexe ou la drogue. Et en plus il va crever avant Gareth Edwards mais après Jacques Fouroux. La classe.

Egalement cités

Farr-Jones : fin de carrière. Troncon : Italien. Pichot : Argentin. Edwards, Gallion, Berbizier, Fouroux : on a dit vingt dernières années. Carbonneau : Jean-Claude Skrela ?

Palmarès Wimbledon (2/2) : Les dealers d’herbe

Même sans De Schepper, voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit toujours pas l’intérêt de ce classement. Mais Ivanisevic a jamais été dans aucun autre, alors voici les neuf meilleurs.

iv

9. Lleyton Hewitt

C’est quoi leur truc aux Autraliens ? Ils peuvent faire trois quarts et une demie en 25 participations, il suffit qu’ils gagnent l’édition 2002, celle avec Shalken, Sa, Malisse, Nalbandian et Lapentti en quarts de finale, pour être des favoris chaque année ?

8. Krajicek alias Stich

C’était grand, ça servait fort, ça a eu des parents qui parlaient un allemand parfait mais ça a jamais été numéro 1 mondial. Bref c’était pas génial mais ça arrivait tout le temps en quart et souvent plus loin. A force, ils ont fini par en gagner un mais personne ne se souvient quand ni contre qui, ni vraiment pourquoi. Il y a des années comme ça.

7. Novak Djokovic

Quatre fois en demies, ça impressionne qui de nos jours ? Sauf qu’avec les grands joueurs c’est toujours pareil, il y a forcément une année où ça va au bout. Même si c’est en défendant, qu’il y a aucune volée et que Borg zappe au bout de dix minutes.

6. Stefan Edberg

Ce n’est pas uniquement sa victoire en 90, c’est aussi deux demies et un quart à suivre. Après 1993, il est venu faire le nombre et applaudir Bjorkman, c’était pas utile.

5. André Agassi

Comme Santoro, il a connu deux carrières, deux différentes et aussi intéressantes l’une que l’autre. Sauf que la sienne est intéressante. Il a commencé très fort en battant Ivanisevic en finale, mais après il a toujours trouvé quelqu’un de plus fort. Souvent c’était Sampras, parfois Rafter, et malheureusement Todd Martin, Flach et Srichaphan c’est arrivé aussi. Mais il s’est toujours relevé et a fini contre Nadal.

4. Rafael Nadal

Quand il avait des genoux, il venait. Et quand il venait, c’est trois finales et deux titres. Il a battu tout le monde, comme partout, sans jamais faire une seule volée ni servir fort. Il ne viendra plus.

3. Goran Ivanisevic

C’est vrai, il mesurait 2 mètres 50. C’est vrai aussi qu’à part le service et le bouc on se souvient de pas grand-chose de son jeu. Mais qui se souvient de la gueule de Karlovic ? Entre 90 et 2001, il est au rendez-vous une fois sur deux. Il perd d’abord trois finales contre Agassi et Sampras, mais revient en 2001. Coup de chance, c’est Rafter en face en finale, le seul à penser qu’un 125e mondial croate peut remporter un Grand Chelem à 30 ans.

2. Roger Federer

Sept titres, la pub Rolex avant les matchs sur Canal, la veste crème qu’il prête pas à Nadal et chaque année une double page dans l’Equipe : il ne manque à son palmarès que la petite culotte de Kate, si jamais elle en porte. Roger a battu tout le monde, surtout Roddick, il a réussi toutes les volées d’Edberg, tous les services de Borg et tous les coups droits de Becker. Et une fois cramé il est même revenu gagner devant ses jumelles et la mère de Murray.

1. Pete Sampras

S’il est premier, ce n’est pas simplement parce que Federer l’a battu dans le seul match qui rapportait des points ATP et non pas à chacun le  PIB d’un pays africain. Sampras aussi a ramassé ses sept Wimbledon, mais en huit ans, et lui, a soigneusement évité de perdre une finale. C’est vrai qu’il avait pas Nadal, juste Agassi. Sa seule défaite en quart au milieu de sa domination a eu lieu contre un futur vainqueur, Krajicek. Et surtout Federer a perdu un match contre un Français alors que Sampras n’a jamais perdu un set. Il a quand même laissé dix jeux à Pioline en finale un fois, du coup le résumé dure que 8 minutes 29.

Palmarès Wimbledon (1/2) : Les fumeurs d’herbe

Pioline méritait sans doute d’y être mais une seule finale c’est du foutage de gueule. Alors il ne sera que premier du classement des Français un autre jour. Voici les meilleurs joueurs de Wimbledon depuis 1990 et on voit pas vraiment l’intérêt de ce classement. Raison de plus pour le découvrir en deux temps. Aujourd’hui, les plus nuls des meilleurs.

mw

15. Patrick Rafter

On le présente comme le dernier grand serveur-volleyeur, mais pas comme le dernier des serveurs-volleyeurs. C’est bien dommage : une demie, deux finales, aucun titre, c’est à croire qu’il était uniquement beau gosse. C’est vrai qu’il l’était, et il est uniquement là pour ça sinon on aurait choisi Todd Martin, sa tête de pasteur de Sept à la maison, ses demies et ses quarts. Mais qui avait envie de la voir sur le court, à part ses adversaires ?

14. Tim Henman

Non seulement il n’a joué que pour Wimbledon, mais il n’a joué que Wimbledon. A part une demie par erreur à l’US Open et à Roland, Henman a passé sa carrière à marquer ses points à Wimbledon. Ca donne quatre demies, mais c’était trop dur que ce soit Sampras, Ivanisevic ou Hewitt en face. Il n’a jamais fait de finale mais il était vraiment pas bon.

13. Andy Murray

Ce n’est pas en pleurant sur le court le dimanche soir qu’il va émouvoir la Reine, et encore moins sa maman. Dès qu’il tombe sur un top 2, c’est fini et quand en fait c’est pas fini, ça suffit quand même pas pour aller au bout. Une finale quand même, comme Washington, le joueur pas la ville.

12. MaliVai Washington

En 96, alors qu’il reste sur six premiers ou deuxièmes tours consécutifs, il va en finale. Sortir Enqvist, prendre Radulescu en quarts et Todd Martin en demie n’auront pas été les moindres de ses mérites. Krajicek ne lui a heureusement mis que trois sets en finale, l’honneur est sauf et on ne l’a plus revu ensuite.

11. Boris Becker

Il a été vieux très vite, mais est resté jeune longtemps. Avant 1990, c’est quatre finales dont trois titres mais ça compte pas. Après, c’est trois finales, deux demies et deux quarts. Il était chez lui, mais il avait loué à Sampras.

10. Andy Roddick

Qui a oublié sa volée de revers dans le tie break du 2e set en finale 2009 contre Federer ? Tout le monde. C’est bien le problème, et c’est pareil pour sa demie 2003 contre Federer, sa finale 2004 contre Federer et sa finale 2005 contre Federer.

Stakhovsky sera-t-il 1er ou 2e ? Réponse demain.

NBA : Les meneurs de revues

Pour fêter le retour d’un spécialiste NBA sur www.le-vestiaire.net et de notre ancien pigiste Djelil,  Voici enfin le classement des 5 meilleurs meneurs de jeu de ces 20 dernières années.

sk (2)

5. Steve Nash

Il avait un super nom mais une sale gueule et une nationalité pas géniale. Et rien que pour ça il serait difficile de le classer plus haut malgré une carrière et un niveau plus qu’honorables. Surtout qu’on a dégagé Payton alors que pendant que tous les élèves de troisième étaient fascinés par le duel Shawn Kemp / Grant Hill, il y en avait toujours un pour sortir sa vignette avec la tronche de ce bon vieux Gary dessus. Dissimulant sans doute dans sa chambre un poster du joueur à côté de celui de Pamela Anderson chichement vêtue et de l’affiche de Fantomes contre Fantomes quand Michael J. Fox ne sucrait pas encore complêtement ses fraises. Et pourtant il a jamais signé à la Vaillante Sainte-Gemme, le fleuron du basket lot-et-garonnais. C’est pas plus con que si Nanterre était champion de France.

4. Chris Paul

Quelle surprise de retrouver le plus doué, complet et influent de la liste à cette modeste quatrième place. Les Clippers, on est d’accord c’est lui. Mais ils ont fait quoi ces fameux Clippers depuis qu’ils étaient la risée du monde entier dans les années 90. A force de dire qu’un joueur est important, il faut en assumer les conséquences à un moment ou à un autre. Paul il est super fort mais il gagne que dalle. Chris c’est pareil. Alors nous faites pas chier avec Billups et Williams.

3. John Stockton

Le Gary Payton blanc a joué si longtemps que même à raison d’une passe par match il aurait fini avec des stats affolantes. Ce qui est affolant c’est qu’il soit dans le Top 4 d’ESPN juste derrière Isaiah Thomas. Donc juste derrière Dieu. Sinon bienvenue au club de ceux qui ont gagné rien du tout à part les Jeux Olympiques.

2. Tony Parker

Il est certain qu’à la longue il va bien falloir finir par reconnaître que le Français réalise une carrière exceptionnelle car c’est un joueur exceptionnel. D’accord on ne peut pas se contenter de ses points marqués d’une régularité hors du commun. Et ce n’est pas 12. D’accord il n’a gagné que 3 titres NBA. D’accord il évolue dans un terrifiante machine huilée à la sueur de Tim Duncan. D’accord il a déjà mis 55 points et 10 passes dans un même match. D’accord il a déjà été élu MVP des finales. Mais bon défensivement c’est ni Stockton, ni Paul, ni Kidd. Ben non c’est Tony Parker. Et jusqu’à preuve du contraire San Antonio est la meilleure équipe depuis 10 ans et rarement elle a joué sans Parker dedans elle.

1. Jason Kidd

Il vient de prendre sa retraite l’année où Parker n’a jamais été aussi proche de le rejoindre, et pas qu’à l’infirmerie. Mais où alors ? Lui a toujours évolué dans des équipes bizarres même si une fois il a joué avec Vince Carter. Sinon il a été drafté en même temps que Grant Hill. Mais lui sa célébrité a duré plus de 3 ans. Ca en fait même 20 qu’on entend régulièrement qu’un certain Jason Kidd est le meilleur meneur. La concurrence n’a pas toujours été aussi forte qu’aujourd’hui mais c’est aujourd’hui qu’il a choisi pour remporter enfin le championnat. Juste avant il avait fait des finales avec les Nets. Les Nets ? Beurk. Le tout en marquant moins que Parker et sans Duncan et Ginobili. Payton a qu’à aller se faire foutre.

Palmarès (2/3) : Rudi sur l’ongle

Plusieurs équipes classées ont fait la Coupe du monde 90, connue comme la plus chiante. On dit ça quand on n’y connaît rien. C’était chiant parce que c’était du haut niveau, solide comme on n’en voit plus. Voici le classement le plus attendu de toute l’histoire du Vestiaire : les 15 meilleures équipes nationales de ces 25 dernières années.

rv

On continue toujours avec la France et même le Brésil. Il manque quelqu’un ?

7. Suède 1992-1994

Si la Suède est aussi bien classée c’est qu’il y a forcément une raison. Les kanelbullar, le pytt i panna et le smörgåsbord ? La défaite contre la France en éliminatoires 94 ? La raclée collée à la Bulgarie pour la troisième place 94 ? Les demis 92 et 94 ? Peut-être mais c’est sûrement pas pour Brolin, Dahlin et Andersson, car c’est surtout pour Thern, Limpar, Schwartz et Ingesson. Vous en avez jamais entendu parler ? Quatre milieux suédois dans les meilleurs clubs du monde sans jouer dans Millenium vous y croyez pas ? L’un jouait à Arsenal avant Wenger et à la Fio d’après Baggio, le suivant au Naples d’après Maradona et à la Roma d’Aldair, le troisième Arsenal aussi et le quatrième a fini à Marseille. Et ça donne la 7ème place. Faut juste nous croire sur parole.

8. Italie 1994

Prenez le Milan AC ajoutez Roberto Baggio et vous comprendrez pourquoi seuls des tirs aux buts pouvaient les empêcher d’être champions du monde. Jerome Gnako a des regrets.

9. France été 2006

Rappeler Zidane sous le commandement de Domenech, c’était un peu rappeler Jacquet. Mais Thuram et Gallas c’était pas Blanc et Desailly, donc les corners italiens en finale ont fait aussi mal que les centres coréens au premier tour. Petite différence, mais différence quand même. A l’arrivée Zidane a le palmarès de Maradona une panenka ratée en plus. C’est quand même autre chose que Messi.

10. Brésil 2002

Sur le papier, une finale Brésil-Allemagne ça a de la gueule. Sauf que c’est l’Allemagne de Jeremies, Schneider, Bode et Neuvillle, même si Bierhoff et Ziege rentrent à la fin. Sauf que c’est le Brésil de Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho et Roberto Carlos, et Denilson à la fin. La Coupe du Monde était promise à la France alors les autres ne sont pas venus, à part Ronaldo. Dans ces éditions-là, c’est toujours une bande de Brésiliens qui gagne et il y a toujours un Kleberson qui en profite pour signer à Manchester mais pas longtemps.

Palmarès (1/3) : Noël aux Balkans

Plusieurs équipes classées ont fait la Coupe du monde 90, connue comme la plus chiante. On dit ça quand on n’y connaît rien. C’était chiant parce que c’était du haut niveau, solide comme on n’en voit plus. Même la finale avait été arrangée avec maestria. Voici le classement le plus attendu de toute l’histoire du Vestiaire : les 15 meilleures équipes nationales de ces 25 dernières années.

toto

On commence avec les 5 derniers. Qui devinera les 10 premiers ? equipe.vestiaire@yahoo.fr ?

11. Danemark 1992

On ne les connaissait pas avant, à part Michael Laudrup et quelques harengs. On ne les connaîtra pas après, à part Brian Laudrup, les étudiantes erasmus du monde entier et quelques harengs. Entre temps ils vont battre tout le monde mais ça ne durera qu’un mois. Et si tout ça était de la faute au gardien de Manchester ?

12. Bulgarie 1992-1994

En réalité Ginola n’était pas un criminel et Houiller un nul. Car Stoichkov et ses gardiens de brebis ne savaient pas que fabriquer des yaourts. Personne n’aurait parié sur la Bulgarie en demi 94. Dix chèvres sublimées par un bouc, ça peut faire un bon porno mais ça fait surtout un grand joueur. Et pour l’instant ça fait pas Messi. Mais pour Houiller c’était sans doute vrai quand même

13. Roumanie 1994-1996

La Roumanie on en a déjà parlé c’est Hagi. Hagi ça finit aux tirs aux buts contre la Suède. Aucune vanne à ajouter sur Dracula ou le Maradona des Carpates. C’est quand même autre chose que Messi.

14. Croatie 1998

Prosinecki, Suker, Jarni, Boban, ils ont presque tous été du Mondiale 90 mais personne ne reconnaît leur nouveau maillot quand ils débarquent en France en 98. A peine aurait-on pu reconnaître quelques-uns des quarts de finalistes de l’Euro 96. Ils, ce sont des tueurs à gages, prêts à tout pour faire mieux que les Yougos qu’ils ont été obligés d’être trop longtemps. Ils vont y parvenir tranquillement, laissant même à Vlaovic le soin d’humilier l’Allemagne au passage, mais ils ont un défaut : ils ont déjà tous trente ans, à part Asanovic qui en a 32. Alors quand Suker termine meilleur buteur et qu’il marque le premier but contre la France, il ne manque à Stimac que quelques années de moins pour briser la carrière de Thuram sur son côté droit, puis celle de Ronaldo en finale. Pas grave, Bilic se fera celle de Blanc une fois la défaite consommée. Putain de guerre.

15. France 1991-1994

Cette France là avait plus de talents que toutes les autres. Malgré Roche, malgré Christian Perez. Mais elle n’avait pas de tête et ne s’est jamais remise de l’Euro Espoirs 88. Celui où il y avait Sauzée et Martini. On aurait dû s’en douter quand Paille est parti à Porto mais on pensait que Xuereb pouvait mettre la moustache à la mode pour une décennie. Sauf qu’il était ni blond, ni Allemand. Du coup Papin, Canto et Gino ont tout éclaté sauf quand ça comptait vraiment. A l’Euro 92, puis contre Israël en 93. Au Mondial 94 elle aurait été incroyable avec la fusion, entre les vieux et Zidane, qu’aurait réalisée Houiller. Sauf que dans Houiller, il y a Houiller. Et que Jacquet c’est que son adjoint. Du coup la réalité qui fout les boules fut Jerome Gnako titulaire pour battre l’Italie le 16 février 1994. 5 mois plus tard, Jacquet était à jeun, l’Italie en finale et dans le top 10 de notre palmarès.

16. Pays-Bas 1994-2010, Angleterre 1996-2006, Portugal 2000-2004

On a créé une 16ème place sur 15 possibles pour saluer la performance de ces 3 pays qui n’ont jamais rien gagné et qui ne feront probablement jamais mieux. Pourtant c’est toujours la même histoire  avec eux ; on vous la raconte avec les Pays-Bas : Rijkaard et Bergkamp se souviennent encore de ce quart de finale du Mondial 94. Revenus de 0-2 à 2-2 contre les Brésiliens, ils sont alors à deux doigts de réaliser l’impensable. L’impensable ? Être autre chose que le favori d’une compétition, le vainqueur par exemple. Mais puisque Bebeto et Romario leur en ont déjà mis un, c’est Branco qui met le troisième. Depuis, l’impensable ne s’est jamais produit. Ni en demi-finale en 98, ni en finale en 2010, ni en demi-finale de l’Euro 2004. Et encore moins en 2000, mais c’était chez eux. Pourtant, ce sont pas les Van qui manquent. Pour les Anglais et les Portugais c’est pareil, avec des Mac et des Rui. Favoris.

Bayern-Barça : Le Ronnie de l’Histoire

Barcelone ne finira donc pas éliminé ric-rac sans gloire par une pitoyable équipe française. Elle mourra comme elle a vécu, par l’humiliation. Voici les 10 meilleures équipes de club de tous les temps, en tout cas de ces 20 dernières années

1. Barça 2009

Eto’o et Henry ont appris à Messi ce qu’être un grand joueur voulait dire, les gonzesses c’était pas son truc. Ca tombe bien Xavi et Iniesta non plus, c’est pour ça qu’ils ont fini par bien s’entendre.

2. Bayern 2010-2013

Ils étaient tous d’anciens bons joueurs qui prenaient des branlées au Camp Nou. Et puis ils ont eu quelques entraîneurs qui leur ont expliqué deux trois choses, comme apprendre à jouer ensemble, et que mesurer 10cm de plus, aller deux fois plus vite et mettre des coups d’épaules à des Espagnols c’est autorisé. Du coup tout fonctionne, Ribéry a le niveau, Robben ne l’a plus et Schweinsteiger serait Ballon d’or si Müller n’était pas là. Tout ça sans Kroos, ni Bastuber.

3. Milan AC 93-96

Un coup ça perd, un coup ça gagne facile, un coup ça perd, un coup ça se fait éliminer par Didier Tholot en Coupe UEFA. C’était la même équipe à part Baggio, c’était beau, c’était costaud. Comme Marseille 93 mais le plus fort c’était le 89,90,91.

4. Juve 1996-1998

Est-ce la Juve qui a appris à Deschamps que trois milieux défensifs et Zidane ça permettait de tout gagner, ou l’inverse ? A part ça, il y avait Lippi sur le banc, des défenseurs italiens, des attaquants italiens et ça allait en finale à chaque fois. Comme Milan finalement.

5. Lyon 2004-2006

Une équipe peut-elle être un buteur ? Oui, jusqu’en quarts de finale. Après, Essien-Tiago-Juninho-Diarra ne peuvent pas en mettre plus que n’en prend Abidal. C’est marrant, c’était Houiller sur le banc et Benzema n’avait pas encore 19 ans, l’âge auquel il donnera des bons de sortie à Fred, à Carew et au grand Lyon. Cinquième meilleure équipe de tous les temps sans avoir rien gagné, fallait le faire.

6. Milan AC 2003-2007

Toujours en quarts, trois fois finalistes, deux fois vainqueur en cinq ans, il y avait de quoi faire vieillir Pirlo et Ambrosini. C’est le Milan capable de tout, de se faire remonter par Liverpool en finale, d’en prendre quatre à La Corogne, de pas prendre de but quand ils le décident, d’être moins fort que Lyon mais de s’en sortir. Shevchenko a décliné, pas Inzaghi. Il y avait Kaka mais personne ne peut affirmer que ça dépendait de lui. Parce que ça dépendait pas de lui, ni d’aucun Ballon d’or. C’était Milan.

7. Bordeaux 2009

Gourcuff-Chamakh se touchaient les yeux fermés, c’était pas mal. Une équipe ultra-dépendante de Planus ça cache quelque chose de pas clair, d’accord, mais torcher le Bayern en poule à l’aller et au retour, avec Ciani et Gourcuff qui marquent, ça fait mal au trou du cul quand on revoit le Bayern en finale en mai. Pas vrai Yoann ?

8. Ajax 1995

C’était incroyablement jeune et incroyablement solide. Toutes les femmes disaient ça à Davids et Seedorf. Kluivert croyait que c’était pour lui. La seule équipe de ces 20 dernières années où il n’y avait rien à jeter même pas le banc, même pas Finidi George. Et elle a même presque remis ça l’année d’après.

9. Real 2002

Quand on a les meilleurs joueurs du monde, parfois ils sont contents de jouer ensemble. L’avantage, c’est qu’avec eux tout est écrit d’avance : c’est le meilleur qui fera la différence en finale et sur les tours d’avant même si le Bayern gagne l’aller 2-1. Si ça n’avait pas été d’une volée du gauche en pleine lucarne, ça aurait été d’un lob de 50 mètres.

10. Manchester United (on sait pas trop quelle période)

Pourquoi dixième, pourquoi Man U et pourquoi pas ? Tout le monde sait qu’ils ont déjà gagné des titres et fait des finales, ça veut bien dire qu’ils devaient pas être mauvais. Pourtant bien malin qui pourra citer un joueur autre que Ferguson. En plus ils ont toujours humilié Arsenal. Ca veut rien dire mais on ne veut pas manquer une occasion de se faire Wenger.

Palmarès : A Xavi, à l’Amor

descanso

Incapable de cadrer un tir de sa carrière internationale, Jérémy Toulalan a sa part de l’héritage. Voici le meilleur milieu de terrain de ces 20 dernières années. Pardon, de tous les temps.

6. Claude Makélélé

Né en 1973, champion du monde en 1998, à 25 ans, en pleine force de l’âge. Ca aurait été pas mal, mais pour ça il aurait fallu devenir le meilleur plus vite. Il ne l’a décidé qu’au Real, à 28 ans, bien qu’il ait très tôt commencé à fracasser des blondes. Peut-être n’étaient-elles pas toutes la fille de l’entraîneur. Tout ça rapporte quand même une Ligue des champions. Il a beau avoir dégoûté l’Espagne et le Brésil en 2006, il lui manque six ans de carrière. Tout n’est pas de sa faute, Suaudeau le faisait jouer ailier à défaut d’en faire son gendre. C’est un gâchis, alors, on ne va pas regretter qu’il ait joué au PSG.

5. Christian Karembeu

Le doublé Mondial 1998–Euro 2000, il était là. La victoire du Real en finale de C1 1998, il était encore là. Loussouarn fracassé en 2 avant Leverkusen c’est toujours lui, à chacun sa blonde. On peut s’en étonner, autant que de son record de jonglages, mais il était titulaire deux fois. Bien sûr, il a pris un carton à chaque fois, mais Roberto Carlos n’a toujours pas digéré.

4. Carlos Dunga

Dans tous les clubs où il est passé, personne ne l’a remarqué. Pour une bonne raison : Pise, Fiorentina, Pescara, Stuttgart avant le Japon, il n’a en fait connu aucun club. Dans toutes les équipes nationales où il est passé, personne ne l’a remarqué non plus. Mais par chance, il a gagné le Mondial 1994 avec Romario, malgré Mazinho, seulement finaliste du 1998 mais le numéro deux du classement l’excuse. Et de toutes façons, comme ses compères du podium, il ne savait pas jouer au foot.

3. Gennaro Gattuso

Il a commencé par Pérouse, les Rangers et Salernitana avec Rigobert Song. Enchaîner onze saisons à Milan derrière, ça ne trompe pas. Trois finales de C1 (2003, 2005, 2007), deux gagnées et le Mondial 2006 : Dieu ne lui a pas mis le ballon dans le berceau, mais des crampons et de la barbe. Il a parfaitement su comment s’en servir.

2. Didier Deschamps

Desailly était plus doué, mais contrairement à lui, aucun entraîneur n’a songé à faire jouer Deschamps à un autre poste. Le vrai prototype du poste, petit, teigneux, moins bon footballeur que les autres, moins rapide, une technique limitée. Comme Dunga, il ne sortait jamais du onze type et a rendu ses équipes intouchables : Marseille, la Juve, la France. Résultat : il a tout gagné. Mais depuis Xavi aussi.

1. Xavi

Gardien, défenseur, milieu, attaquant: quand Xavi porte le même maillot que vous oubliez votre poste et faites comme Pique, filez-lui le ballon. Ca fait plus de 5 ans que tout le monde fait ça et que Xavi prend moins de but que l’adversaire.

Les Palmarès 2012 : les 10

kosturica

De la fin des années 80 à nos jours, il y a toujours eu des footballeurs meneurs de jeu. En 2008, ils étaient 5. Depuis, Henry, Xavi et Iniesta se sont fait piquer un ballon tout dur et tout jaune.

6. Ronaldinho Gaucho

Contrairement à Eric Carrière, le Brésilien aurait pu en faire une bien meilleure. Malheureusement, le PSG s’est dressé très tôt sur sa route, avec à sa tête Luis Fernandez. C’était bien avant son livre et le Reims-doigt. Anelka lui-même n’y avait pas résisté. Une Coupe du monde, c’était un bon début. Un transfert au Barça, pourquoi pas, et enfin la saison de rêve qui lui avait octroyé in extremis notre cinquième place aux dépens de Del Piero, plus constant, mais moins marquant. C’était en 2006, Giuly s’en souvient puisqu’il portait les bouteilles. Ronnie offre le championnat et la Ligue des Champions au Barça. Depuis, il se fait appeler Bronnie. On nous a signalé un retourné, quelques coups francs et un transfert à Milan, entre plusieurs bars à filles de joie. A 28 ans, Stéphane Dedebant n’était pas encore buraliste. « Encore deux bonnes années avec un Ballon d’Or et Messi sera loin devant« . Il en a 3, au revoir Bronnie.

5. Gheorghe Hagi

Stefan Babovic, comme Branko Boskovic en son temps, a bien été surnommé le Messi des Balkans il y a 3 ans, à son arrivée à Nantes. Messi n’est donc pas l’égal de Maradona, c’est pourquoi garder le surnom de Maradona des Carpathes après sa carrière, ça classe un joueur. Hagi a deux bonnes raisons de le conserver : son incroyable lob contre la Colombie pendant la Coupe du Monde 1994, et surtout le reste de sa Coupe du Monde, où il emmène la Roumanie en quarts de finale, avec le scalp de l’Argentine au passage. Et scalper Batistuta et ses cheveux dégueulasses c’est pas facile. Sans Belodedici, Hagi aurait même vu les demies. Sans photos, les enfants de Gheorghe Mihali et Tibor Selymes n’y auraient jamais cru.

4. Roberto Baggio

Le plus constant. En club, il s’impose partout : Fiorentina, Juventus, Milan, Bologne, Inter puis Brescia, même si ça ne compte pas. De 1988 à 1994, il marque plus de quinze buts par saison. Il ne peut envier à Djorkaeff que le titre mondial. Il a eu trois chances. En 1990, il ne manque que la demi-finale (remplaçant), celle où l’Italie est éliminée. En 1994, il emmène la Squadra en finale et manque son penalty comme un grand pour laisser le titre au Brésil. Et en 1998, il a été le seul de la compétition à pouvoir éliminer la France, en quarts de finale. L’Italie, c’était lui, et l’Italie a été maudite jusqu’en 2006.

3. Lionel Messi

S’il veut bien se donner la peine de jouer aussi l’été, il aura bientôt rejoint Zidane et Maradona. Mais Zinédine il marque en finale de toutes les Coupes du monde qu’il joue et Diego, c’est Diego. Sinon, il met les mêmes buts que Ben Arfa, marque autant que Cristiano et fait plus de passes décisives qu’Ozil. Pour un peu on ne remarquerait même pas qu’il a été entouré de Xavi, Iniesta, Eto’o et Henry pour tout gagner.

2. Zinedine Zidane

Qu’il soit resté une petite racaille jusqu’à son dernier souffle peut s’oublier : outre les titres nationaux que tous ses rivaux ont épinglé, il a gagné la Ligue des Champions en marquant un but, la Coupe du Monde en marquant deux buts, puis achevé sa carrière sur une nouvelle finale de Coupe du Monde, où il marque une panenka qu’il rate mais qu’il tente. Sans Buffon, il aurait quitté la scène sur un nouveau globe, un nouveau doublé et certainement la tête de notre classement. Peu importe, Cannavaro et les médecins de la Juve sont déjà très fiers de lui. N’oublions surtout pas les expulsions, grâce à des coups de boule dignes de Cantona, ni les insultes qui fondent désormais la légende de Rothen.

1. Diego Maradona

Le meilleur, capable de faire entrer Burruchaga dans la légende tout en se droguant. Tout Maradona résumé, Govou aurait aimé trouver la recette, lui aussi. Le talent ne s’improvise pas. Comme ce retour en 1994, assorti d’un but et d’une suspension pour usage de drogue, apparemment c’était un accident. Comme ce poste de sélectionneur alors qu’il était cliniquement mort il y a quatre ans. Il s’est imposé partout et a fait gagner toutes ses équipes : l’Argentine, Boca Juniors, Barcelone, pas vraiment, et enfin Naples. Sa fin de carrière n’a pas été glorieuse, mais tout le monde s’en fout. Personne n’a jamais réalisé plus que lui, ni été plus indispensable à une équipe que lui et en plus à son époque on défendait encore, même en Liga.

Et Stéphane Carnot ?

Les Palmarès du Vestiaire : les Gardiens

Devant l’absence d’actualité sportive ce week-end, et l’insoutenable demande de nos lecteurs, voici le tant attendu classement des meilleurs gardiens de ces 20 dernières années.

coreg2

Darui, Gilmar et Bertrand Demanes ont inventé le poste, Ettori et Castaneda la moustache. Et Gregory Wimbée ?

5. José-Luis Chilavert

Méritait sans doute mieux, mais il a joué en France, pire, à Strasbourg. Kopke aussi ?

4. Oliver Kahn

Pas mauvais sur sa ligne, pas mal décisif avec une C1 où il gagne la séance de tirs au but, c’était bien parti. Gourmand, il a fallu qu’il joue en plus une finale de Coupe du Monde contre Ronaldo. Qui a fini par se trouer ? On se souvient bien de ses arrêts mais on se rappelle encore mieux de ses boulettes. Et la tendresse bordel ?

3. Gianluigi Buffon

La Coupe du Monde c’était lui. Mais la Juve a rien gagné. Même s’il est le meilleur gardien d’Italie, on entend souvent dire que Frey n’est pas loin, même tapi dans l’ombre d’un pylone ukrainien. Ca suffit pour coûter les deux premières places.

2. Peter Schmeichel

Un Euro où il jouait seul derrière, une C1 où il jouait seul derrière. C’est Kahn en meilleur. Sinon il n’a pris qu’un seul but dans le jeu de la meilleure équipe de France de l’Histoire. Chilavert est déjà dans le classement, pas Pagliuca.

1. Fabien Barthez

Un gros doute sur sa carrière à l’étranger sinon c’est le patron partout. Transcendé par les grands matches, il n’en a jamais raté un. A moins de 22 ans, il remporte la Coupe des Champions. Entre 98 et 2000, il appartient à l’invincible défense tricolore. En 2006, il est toujours aussi impérial.

Egalement cités

Goycochea : Une finale de Coupe du Monde, Brest et deux clubs au Paraguay, Chilavert avait donc un guide ;  Illgner : Schumacher a Bodo ; Rossi : Milan, assez ; Taffarel : le plus proche de la 5e place mais Parme et Galatasaray ; Dida : dirladada ; Lama : il était vraiment plus fort que Barthez en 96 ? Martini : le meilleur, mais s’Auxerre à quoi ?  Toldo : un Euro à marcher sur l’eau et Wiltord a tout détruit, Fred a un avocat ;  Pagliuca : pas trop de fautes de mains, mais une faute de goût ; Van Breukelen, Preud’homme : Pourquoi pas aucun des 2? Casillas : à force d’être cité comme le meilleur gardien du monde, le Real va acheter des défenseurs ; Zubizaretta : pas de faute de goût mais des fautes de main ; Vitor Baia : Rustu et Dutruel n’ont pas fait pire au Barça ; Higuita : il était gardien ou attaquant comme Campos ? Kopke : ça n’est jamais venu ; Lloris, Mandanda : ça va venir ; Gilmar : qui l’a vu jouer ? Ravelli, Van der Sar : jouer longtemps ne change rien ; Grobelaar : prix spécial de la meilleure moustache ; Cech : les gros titres comptent moins que les vrais.

Les palmarès du Vestiaire : Les arrières

loli2

Avant d’attaquer les avants, le Vestiaire s’occupe du poste de Serge Blanco, personne ne souvient des autres, il n’y en a pas eu beaucoup en effet, mais il y en eu quand même. Voici les 5 meilleurs arrières de ces 20 dernières années selectionnés par notre stagiaire rugby, successeur de l’immense Peyo Greenslip. Pet à son âme.

5. Serge Blanco

La grosse surprise du classement. Talent d’Or Antenne 2 même quand il ne jouait pas, même à plus de trente ans, jusqu’à sa dernière sélection. Comme Sadourny, il a fini par disputer un Bouclier de Brennus. Le mal était fait, la légende des 15 avait commencé en 74.

4. Gavin Hastings

Il symbolise l’Ecosse à lui seul. A fait trembler un très grand quinze de France en 95, mériterait largement le podium pour son inégalable talent de joueur, buteur, botteur mais avait deux gros défauts : il ne jouait pas dans l’hémisphère sud et n’était pas Français.

3. Matthew Burke

Deux finales de Coupe du Monde dont une victorieuse, quelques points marqués, mais qu’a-t-on vraiment retenu de lui ? Que Joe Roff a joué à Biarritz ?

2. Jean-Luc Sadourny

Quand il jouait, personne ne regrettait Serge Blanco, depuis qu’il a arrêté personne ne l’a remplacé. L’arrière le plus solide jamais rencontré, complément de trois-quart hors pair mais il n’était pas buteur. Chauvinisme ?

1. Percival Montgomery

Si Sadourny ne lui pique pas sa place, c’est à cause d’une broutille, une victoire en Coupe du Monde. Et comme en rugby il n’y a que ça qui compte, on passera sur son manque de folie et son éclosion tardive. Un jeu au pied décisif, et beaucoup de sûreté. Que faut-il de plus ?

Egalement cités : Hernandez, l’Argentine a eu sa chance. Latham, 2011 ? Wilson, rugby ou cricket ? Cullen, une saison ne suffit pas toujours.  Robinson, ailier ou arrière ? Campese, ailier ou arrière ? Williams, pas vu. Irvine, pas pris. Byrne : ?

Les Palmarès du Vestiaire : Les ailiers

dodo

Depuis vingt ans, ils n’ont fait gagner aucune équipe nationale. Van Basten a compris, il passera bientôt d’entraîneur à chroniqueur, comme Cruyff. Voici les meilleurs ailiers.

5. Chris Waddle

Joueur majeur de la Coupe des Champions, avec une finale et un but de légende en quart. A Marseille, il a laissé une empreinte que ni Ribéry, ni même Oruma n’ont effacé. Une image cantonienne dans un pays qui n’est pas le sien. Un joueur de salon devenu efficace, sauf quand il signa à Sheffield Wednesday, l’année où l’OM Municha le Milan. Malgré sa coupe de cheveux douteuse, il dépasse de loin Kanchelskis, Alenitchev et Capucho. Cerise sur le pudding, son tir au but manqué en demi-finale du Mondiale 90. Aucun doute, il est ailier.

4. Ryan Giggs

Un indéboulonnable fidèle, qui a mieux choisi son club formateur que les frères Da Rocha. Il a tout gagné avec Manchester, mais pour la sélection, dommage qu’il n’ait pas aussi appris le rugby. Il aurait au moins joué une Coupe du monde, Stephen Jones est bien meilleur meneur de jeu que Craig Bellamy. Contrairement à Stoichkov ou Hagi, il ne tira jamais rien de son pays. C’est aussi ça la force des vrais ailiers.

3. Cristiano Ronaldo

Le Ballon d’Or, c’est plus facile, Nedved en sait quelque chose. Il est encore très jeune, n’est probablement pas le meilleur footballeur de la planète, mais son palmarès parle déjà pour lui. Des championnats d’Angleterre, Owen aimerait connaître. Une Ligue des Champions, une demi-finale, Aulas se damnerait pour avoir des places. Et déjà une finale d’Euro, une demie de Coupe du monde et un Euro merdique quand il était le plus attendu. Christine Arron s’intéresse désormais au foot.

2. Marc Overmars

L’ailier par excellence, toujours prêt à déborder et ne pas centrer derrière les buts. Ingratitude, aucun DVD sur le Néerlandais n’est sorti au cours de la formation de Sydney Govou. Avec les Pays-Bas, une demi-finale de Coupe du monde pour seule récompense de deux ans à maudire Seedorf, incapable de marquer un pénalty à Lama. Et encore, les Dieux du football lui en voulaient vraiment puisque c’est Zenden qui jouait. Bien sûr, Overmars fait partie de la génération brillante de l’Ajax. Ensuite, il a connu Arsenal et le Barça avec succès, sauf en Coupe d’Europe. A sa décharge, une vilaine rumeur l’annonçant à Nantes pour finir sa carrière. Les médias n’ont aucun respect.

1. Luis Figo

Seuls les ailiers et France Football pouvaient lui offrir la consécration d’être le premier. De ses demi-finales d’Euro 2000 et de Mondial 2006 insipides à sa finale manquée de l’Euro 2004 à domicile, il a tout compris au système. Real, Barça et une fin de carrière interminable à l’Inter, il aura marqué l’histoire du football en étant toujours là où les choses se passaient, sans jamais influer sur le cours des choses. Marqua-t-il une somptueuse volée des 20 mètres lors de la finale de Ligue des Champions 2002 Real-Leverkusen ? Evidemment, non. Mais il est notre incontestable meilleur ailier.

Egalement cités : Ginola, le Cantona de l’aile, il a dompté l’Angleterre, mais en tant qu’assassin officiel des Bleus, il a un palmarès international aussi vierge que Gasquet ; Ribéry et Messi, en fin de carrière ils s’appeleront Ronnie ou Maradona, à eux de choisir ; Vicente, un espoir qui ne l’est plus ; Joaquin, pas mieux ; Claudio Lopez, et Veron ? ; Beckham, l’Angleterre lui en veut toujours, surtout de ne pas être un grand joueur ; Kewell, qui ? ; Zenden, le prénom de Zidane ne suffit pas ; Alioune Touré, sans le ballon, c’était un régal. Pascal Vahirua et Bernard Diomède.

Les Palmarès : Les défenseurs centraux

calibo

La France n’a laissé, à la surprise générale, que deux places de libre, et ce n’est pas si normal. D’une part, les trois Français ont la particularité d’être si forts, qu’ils pouvaient évoluer au même niveau à différents postes et d’autre part, Lizarazu est latéral. Et François Clerc ?

5.  Mathias Sammer

Un Allemand dans un classement, voilà qui est peu commun. Et c’est même pas Matthaus, parce que Lothar derrière, c’est moins bon que Mathias. Sammer, il jouait derrière et pourtant il gagnait tout à lui seul. La C1 avec Dortmund, personne n’aurait osé, et l’Euro notamment (Bierhoff jure pourtant que c’est lui qui a marqué). Il laisse du monde derrière, surtout  des Italiens. Mais il y en a déjà un, et il est bien meilleur que les autres.

4. Lilian Thuram

Thuram a beaucoup souffert. Du coeur maintenant, de Jacquet, qui le faisait jouer à droite sans que l’on voit que ça n’était pas du tout son poste, de Parme, qui n’a rien gagné, mais rien perdu non plus et de son passage à la Juve un peu trop tardif. Heureusement, il a emmené la France en finale en 2006 tout seul derrière. Ce n’était pas déjà lui en 1998 tout seul devant ?

3. Franco Baresi

Aussi décisif à 20, 30 ou 40 ans, personne ne souvient de l’avoir vu gâteux, prenant un petit pont par n’importe qui. Il est bien le seul parmi les quatre premiers. Il a su s’écarter au bon moment de la Squadra après un tir au but loupé en finale. Il n’avait que 34 ans.

2. Laurent Blanc

Il a survécu au naufrage des princes en 1993, il a marqué plus que Dugarry, il a su arrêter les bleus quand il le fallait, il fait partie des quatre invincibles et a battu le Paraguay avec Pirès et Trezeguet.

1. Marcel Desailly

Tous les adjectifs lui vont. Il est le meilleur défenseur de l’Histoire du football. Qu’il évolue comme milieu récupérateur à Milan ou stoppeur partout ailleurs, il n’a jamais rien laissé passer jusqu’en l’an 2000.  Personne ne lui a jamais pris la place, il l’a prise à tout le monde. Physiquement et techniquement au-dessus, il a gagné avec Marseille, Milan et l’équipe de France. Injouable.

Egalement cités : Canavarro, Nesta, Kohler, Matthaus, Marcio Santos, Puyol, Hierro, Nadal, Ramos, Baiano, Eriksson, De Boer, Boli, Roche, Ayala, Terry, Carvalho, Fernando Couto,  Rijkaard, Koeman. Nadal, c’est Rafael ?