La légende JO : Isabelle et Paul déchainés

La danse sur glace n’a pas toujours été une discipline où faire un enfant interdisait d’avoir une médaille aux Jeux Olympiques. En revanche, on ne pouvait pas choisir la couleur du métal.

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches sans même l’aide de Paul-Loup. De l’argent, bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ils sont frères et soeurs, se détestent poliment, mais ils sont champions du monde. Isabelle et Paul travaillent ensemble, entre eux, guère de problèmes intimes, n’en déplaisent aux plus jeunes téléspectateurs qui les croient amants. Allez savoir pourquoi, c’est bien le chorégraphe qui se tape la frangine. Isabelle et Paul, tout sauf des mercenaires, sont de vrais Canadiens qui représentent logiquement la France.

Lorsque le couple se présente sur la glace savoyarde sans reblochon, c’est avec un programme abouti, du moins il l’était. Favoris aussi, ils l’étaient, mais les règles en vigueur dans le patinage sont strictes : le podium olympique est logiquement décidé plusieurs mois à l’avance par les juges, les Fédés et les instances. Il faut donc s’adapter. Du coup, autant changer quelques figures à la dernière minute, on ne sait jamais, les Russes pourraient très bien être supérieurs. Logiquement, la juge française va saquer les Russes, mais la corruption est un métier. C’est beau, mais on n’est pas à Holiday on Ice, comme le rappellent certains observateurs. Klimova et Ponomarenko sont champions olympiques, les Duchesnay n’aiment pas l’argent. On aura tout vu.

Brian Joubert, Mon p’tit patin : L’offence de la vie (3/3)

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25/03/10-22h38    priorité 4 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-RS
Mondiaux-2010 – Joubert ne sera pas champion du monde

26/03/10-00h23 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-QR
Mondiaux-2010 – Brian Joubert: un bronze « plus intense » que l’or de 2007
25/03/10-23h31 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-CR,PREV
Mondiaux-2010 – Joubert rebondit et accroche le bronze
25/03/10-23h05 Glace-Patinage-artistique-MOND-2010-DC-FRA
Mondiaux-2010 – Brian Joubert content « d’être le meilleur Européen »
25/03/10-22h51 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-MES-sport-RS
URGENT Mondiaux-2010 – Le Japonais Takahashi champion du monde, Joubert 3e
25/03/10-22h50 ALERTE-
Patinage artistique: Daisuke Takahashi champion du monde, Joubert 3e
25/03/10-22h38 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-RS
Mondiaux-2010 – Joubert ne sera pas champion du monde
24/03/10-22h44 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-CR,PREV
Mondiaux-2010 – Joubert savoure sa victoire sur lui-même
24/03/10-19h56 Glace-patinage-artistique-MOND-2010-QR,PREV
Mondiaux-2010 – Brian Joubert: « Je ne suis pas mort » (QUESTIONS-REPONSES)

La suite appartient évidemment aussi à l’AFP:

« Brian Joubert a rebondi, un mois après sa débâcle…. où il était venu chercher sa rédemption.
Joubert, 25 ans, a terminé troisième avec 241,74 points, soit le meilleur score de sa carrière…. Un mois après sa sévère claque reçue aux Jeux de Vancouver (16e), le Français s’est racheté en décrochant sa 15e médaille internationale et s’est prouvé qu’il pouvait rebondir.
Mercredi sur le programme court,
il a réussi à passer le triple lutz, un élément technique sur lequel il avait chuté aux Jeux, puis lors d’un test de forme à Paris le 15 mars.
Jeudi, il est arrivé un peu tendu …. en chutant sur le triple lutz. La blessure des Jeux n’est pas complètement effacée…
Joubert a été particulièrement soutenu par le public du Palavela de Turin, où les filles ont hurlé à chacun de ses passage
s. »

Remerciements : Brian Joubert et l’AFP.

RETROUVEZ LES PARTIES 1 ET 2

Brian Joubert, Mon p’tit patin :
Sacrées groles (2/3)

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URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

21/01/10-21h59 priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e

Vancouver, 15 février 2010,

France-Info : L’année dernière, vous aviez fait un pronostic en disant que le plus dangereux, c’était Lysacek. Et il a gagné. Pour les Jeux, quel est votre pronostic ?

Brian Joubert : Le plus dangereux c’est Brian Joubert (rires).

Pourquoi Brian Joubert est-il le plus dangereux ?

Parce que j’ai retrouvé une hargne. J’étais un petit peu trop gentil. Que ce soit à l’entrainement ou en compétition et là, vraiment, je n’ai envie que d’une chose : c’est de les manger. J’ai l’image du podium du Championnat d’Europe, avant de monter, il a fallu serrer la main à Plushenko et Lambiel et je n’ai pas envie que cela se reproduise.

Comment avez-vous trouvé votre rival, Evgeni Plushenko, lors du dernier Championnat d’Europe ?

Il est bien. Techniquement, il est surprenant parce qu’il est stable et fiable. Artistiquement je trouve qu’il a perdu un peu en vitesse, il est un peu plus lent. Ce qui m’a fait du bien au championnat d’Europe, c’est que je me suis rendu compte que je peux le battre. S’il fait un programme sans faute et moi aussi, je peux le battre. On a beaucoup travaillé sur le plan artistique, sur les pirouettes.

Mais avec Plushenko, les relations sont toujours aussi compliquées.

Il est insupportable… Il est in-sup-por-table… Evgeni a deux facettes. Dans les vestiaires il est adorable, il m’a même demandé de faire des exhibitions ensemble. Mais en conférence de presse, il est odieux. Cela fait partie du jeu. Le lendemain du Gala des championnats d’Europe, il était normal.

Tout de même, un titre de Champion olympique n’a pas d’équivalent, non ?
C’est une compétition comme les autres. C’est sûr que quand on est Champion olympique cela a plus d’impact que d’être Champion du monde. Il faut faire un programme court et un programme long, les adversaires, ce sont les mêmes. Peut-être qu’en 2006, je voyais ça comme une compétition différente et que c’est ça qui m’a mis un peu plus de pression.

En cas de titre olympique, et après avoir tout gagné, allez-vous arrêter ?
Moi, je me suis engagé à continuer jusqu’en 2012. Il y a des Championnats du monde à Nice, mais je ne sais pas à quel rythme j’effectuerai la saison. Mais quoiqu’il arrive, champion olympique ou non, je continue. Je n’ai que 25 ans… on a encore le temps…

17/02/10-05h19    priorité 4 JO-2010-glace-patinage-artistique-MES
JO-201O – Programme court: Joubert perd tout espoir de médaille olympique
VANCOUVER (Canada), 16 fév 2010 (AFP) – Le rêve de Brian Joubert a viré au cauchemar, mardi aux jeux Olympiques de Vancouver, où le champion du monde 2007 a complètement raté son programme court de patinage artistique et se retrouve à une 18e place qui ne laisse plus aucun espoir.
« Les Jeux, je n’y arrive pas », n’a cessé de répéter Joubert. D’abord dans le « Kiss and cry », où les patineurs attendent leur note juste après leur prestation, puis devant tous les journalistes.
Un constat qu’il n’a cependant pas pu expliquer alors qu’il s’était préparé physiquement, techniquement et artistiquement. Mais peut-être pas mentalement.
« Les Jeux ont toujours été un objectif. Peut-être que j’en ai trop fait une fixation. 2002, ça se passe mal (14e). 2006 (6e), ça se passe très mal aussi. Je pense qu’inconsciemment, ça doit marquer. Et 2010, c’est encore pire », a-t-il dit, très affecté.
Pourtant, il était arrivé très détendu à Vancouver, une sérénité qu’il dit avoir conservée jusqu’à son entrée sur la glace, mardi. Passé en 10e position, il a pu voir les performances du champion en titre, le Russe Evgeni Plushenko, qui a pris la tête, et son dauphin, le Suisse Stéphane Lambiel, classé 5e.
D’entrée de jeu, le Français n’a pas passé son premier élément, un quadruple saut, qu’il aurait dû combiner avec un triple, avant de chuter sur un élément qu’il maîtrise parfaitement, le triple lutz.
C’en est fini du champion du monde 2007 qui s’est contenté d’une note désespérée dans une telle compétition: 68 points. Les trois premiers patineurs sur 30 concurrents au classement provisoire ont tous marqué 90 points.
C’est une cruelle déception pour Joubert, 25 ans, qui participait à ses troisièmes et, vraisemblablement, derniers Jeux.

« Le plus dangereux c’est Brian Joubert » (rires).

Retrouvez la première partie

Mon p’tit patin : La vie de Brian (1/3)

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21/01/10-21h59    priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: le Russe Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e
21/01/10-22h00    priorité 3 Glace-patinage-artistique-EURO-2010-sport
URGENT Euro-2010 – Evgeni Plushenko champion d’Europe, Brian Joubert 3e
TALLINN, 21 jan 2010 (AFP) – Le champion olympique en titre russe Evgeni Plushenko a été sacré champion d’Europe en remportant le programme libre devant le Suisse Stéphane Lambiel et le Français Brian Joubert, lors de l’Euro-2010 de patinage artistique, jeudi à Tallinn.

Cette fois, Brian Joubert n’était pas favori. Un peu parce qu’il est nul diraient les esprits chagrins mais surtout parce qu’ il affrontait son grand rival Plushenko de retour après 15 ans d’absence.  Rival, un bien joli mot, mais quel est exactement le degré de rivalité entre un patineur qui gagne tout le temps, et un qui perd tout le temps ? Bonne question, à laquelle l’AFP va répondre:

« Le champion du monde 2007 (c’est  Joubert NDLR), qui avait fait un bon programme court la veille, n’a pas bien patiné et est arrivé tendu sur la glace ». Tout comme Plushenko, pas rassuré par ce qu’avait produit le Français mercredi, sur qui il comptait seulement trois points d’avance ».

C’est bien normal, ces 6 dernières années en grand championnat,  Joubert était le seul à l’avoir battu, même si Plush a arrêté en 2006. NDLR

 » Le vice-champion olympique suisse Stéphane Lambiel, passé en dernier, n’a eu aussi qu’à profiter des erreurs du Français pour se classer deuxième (238,54). »
Pourtant, c’est un Joubert souriant, tendu juste ce qu’il faut, qui était apparu à Tallinn. Quelques heures avant son entrée sur la glace, il était dans les tribunes, aux côtés de sa maman Raymonde, pour encourager les danseurs sur glace Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat.
Il est même venu les féliciter en zone mixte quand ils répondaient aux journalistes. « T’as pas une compétition ce soir à gagner, toi?! » lui a lancé Bourzat, étonné.
L’heure venue, lors des six minutes d’échauffement qui précèdent l’entrée en lice, Joubert a montré de la tension et a péché selon lui sur le physique lors de sa prestation. Plushenko, passé juste après lui, n’a eu qu’à dérouler sans prendre de risques.

Mademoiselle Joubert

Mais il a été conforté dans sa certitude qu’il a les moyens de battre Plushenko au bon moment, c’est-à-dire à Vancouver.
En deux participations, il n’est encore jamais monté sur le podium olympique. Et c’est +le couteau entre les dents+ qu’il se rendra au Canada pour réaliser son rêve d’atteindre la plus haute marche après son passage à Tallinn, juste « une étape » sur la route des Jeux.
Opéré du pied du droit il y a deux mois, il n’était pas venu pour chercher l’exploit mais pour montrer qu’il était bien présent et qu’il était légitimement prétendant à la médaille d’or. Rendez-vous le 16 février.
Yannick Ponsero et Alban Préaubert, eux, ne seront pas à Vancouver. En Estonie, ils se sont classés respectivement 6e (219,52) et 7e (207,61).

27/03/09-05h54    priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: Evan Lysacek champion du monde

27/03/09-05h54    priorité 3 Glace-patinage-artistique-MOND-2009-RS-sport
URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

Retrouvez la deuxième partie

La Légende : Isabelle et Paul déchaînés

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Février 1992, Jean-Claude Killy et Michel Barnier s’en foutent plein les poches sans même l’aide de Paul-Loup. De l’argent bien sûr, du bronze aussi. Mais de l’or, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ils sont frères et soeurs, se détestent poliment, mais ils sont champions du monde. Isabelle et Paul travaillent ensemble, entre eux, guère de problèmes intimes, n’en déplaisent aux plus jeunes téléspectateurs qui les croient amants. Allez savoir pourquoi, c’est bien le chorégraphe qui se tape la frangine. Isabelle et Paul, tout sauf des mercenaires, sont de vrais Canadiens et ils représentent logiquement la France.

Lorsque le couple se présente sur la glace savoyarde sans reblochon, c’est avec un programme abouti, du moins il l’était. Favoris aussi, ils l’étaient, mais les règles en vigueur dans le patinage sont strictes : le podium olympique est logiquement décidé plusieurs mois à l’avance par les juges, les Fédés et les instances. Il faut donc s’adapter. Du coup, autant changer quelques figures à la dernière minute, on ne sait jamais, les Russes pourraient très bien être supérieurs. Logiquement, la juge française va saquer les Russes, mais la corruption est un métier. C’est beau, mais on n’est pas à Holiday on Ice, comme le rappellent certains observateurs. Klimova et Ponomarenko sont champions Olympiques, les Duchesnay n’aiment pas l’argent. On aura tout vu.

Les questions interdites : Brian Joubert peut-il passer professionnel ?

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27/03/09-05h54    priorité 2 ALERTE-
Patinage artistique: Evan Lysacek champion du monde

27/03/09-05h54    priorité 3 Glace-patinage-artistique-MOND-2009-RS-sport
URGENT Mondiaux-2009-Messieurs: Lysacek champion du monde
LOS ANGELES (Etats-Unis), 27 mars 2009 (AFP) – L’Américain Evan Lysacek a été sacré champion du monde de patinage artistique en battant le Canadien Patrick Chan et le Français Brian Joubert, jeudi soir à Los Angeles.

Il est 5h54, ce vendredi matin, la rédaction du Vestiaire a la gueule de bois. Depuis une semaine, ses journalistes ont lu, écouté, observé le tourbillon médiatique qui a fait de son chouchou un double champion du monde. Il ne peut pas perdre. Après tout, est-il déjà tombé en grand championnat ? Mais l’AFP  s’est bel et bien invitée à la fête. Bug informatique ou véritable information ? Qui est ce Lysacek, même pas Tchèque ? C’est l’effet boule de neige,  les matinales radio reprennent la nouvelle sans même s’en étonner, le ton est de circonstance : « Ce gros nul de Brian Joubert s’est encore planté. » Qui peut croire ça ?  Vivons-nous une nouvelle affaire Besseghir ?

Les heures passent et  l’AFP ne parvient pas à infirmer l’info. Eric Millot tient sa revanche. Mieux, le génial Brian serait même troisième. Les premières vidéos tombent, France Télévisions a bien fait de payer des programmes nocturnes. Au visionnage, c’est le soulagement, rien n’explique que Joubert ait pu ne pas gagner. Il a changé son programme pour revenir à ce qu’il sait faire. C’est rôdé, efficace. Un programme parfait de bout en bout, enchaînant trois difficultés majeures.

Trois figures d’excellence : la première, il effectue un double pas, les genoux sur la glace. La deuxième, le fameux ventriglisse : à plat ventre, la gueule dans la balustrade. Puis vient le final, un salut au public et des poignées de cheveux dans les mains. Annick Dumont peut se féliciter de s’être appelée un jour Gailhaguet. Les spectateurs sont en transe. Malheureusement, la notation internationale récompense de moins en moins le patinage au ras du sol. Peizerat-Anissina en sont marris.

La roche de Joubert

« Brian Joubert, vous sembliez vraiment triste après avoir remporté votre treizième médaille internationale ? », lui demande Lequipe.fr. La question est certes intelligente, mais c’est le chiffre cité qui interpelle. Après enquête, nous avons trouvé cette petite phrase au détour de sa page Wikipedia : « Aujourd’hui, Brian a gagné toutes les grandes compétitions nationales et internationales, il ne lui manque qu’un seul titre, celui de champion olympique. » Et pourquoi pas une médaille aussi ?

Une compétion régionale, les Jeux Olympiques ? Probablement, pour un sport aussi populaire que le patinage, mais ça reste quand même un rendez-vous majeur de la saison d’athlétisme. Heureusement, sinon Brian pourrait être considéré comme un nul. Treize médailles dont quatre titres, c’est plutôt pas mal quand on est un espoir permanent de victoire, que l’on se considère comme le favori à chaque fois et que la concurrence est si féroce. Qui peut citer un autre patineur que Brian (indice plus haut) ? Il n’a disputé que dix-huit compétitions après tout, à 24 ans, la faute à de trop longs intervalles entre les grands rendez-vous. Pourquoi Plushenko, Stojko, Yagudin, Urmanov, Browning, Kulik, et Petrenko mettaient-ils si peu de chutes à leur programme ?

Verbe à frime

« Brian a les dents qui raclent le parquet. Il est bien, très bien. » Didier Gailhaguet, 2009, avant les mondiaux.
« Je sens que j’ai plus d’armes contre lui. » Brian Joubert, 2009. « Lui », c’est Plushenko.
« La technique est revenue, le physique est nickel, cela ressemble à un pic de forme. J’ai la caisse, je ne me pose plus de questions. » Brian Joubert, 2009, avant les mondiaux.
« Les échecs du début de saison m’ont fait perdre confiance, mais je ne suis pas mort. A partir de demain, c’est la saison 2010 qui commence et il ne faudra pas faire d’erreurs. » Brian Joubert, 2009, après les mondiaux.

Le Vestiaire, une fois de plus, fait son mea culpa. Le Poitevin n’est pas une arnaque. Ici en janvier 2008 et en mars 2008, notre spécialiste sports de glace s’était permis de dénoncer l’imposture Mlle Joubert. En conséquence, il sera augmenté.

Patinage artistique, Masters, Brian Joubert : L’affûtage dégueule

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Comme Stojko, Yagudin et Plushenko avant lui, Jeffrey Buttle a pris sa retraite cette semaine. Alain Calmat a le champ libre.

Il fallait bien un jour reparler patinage artistique. Ce n’est pas de gaieté de cœur, croyez-nous. On aurait préféré passer du cricket. Mais Le Vestiaire ne pouvait laisser à www.passion-patinage.com le monopole d’écœure : les Masters de Brian Joubert valaient bien une Metz. Alors, même s’il ne connaît pas plus la glace qu’Izabella Miko, nous avons mis à l’essai un nouveau chroniqueur patinage, spécialiste de Karaté, qui s’est rendu sur place et a essayé de comprendre comment un ancien champion du monde pouvait perdre les régionaux de Poitou-Charentes.

Dans tous les autres sports, des Masters, ça veut dire quelque chose. Pas en patinage, le public ne s’y est pas trompé. Tout seul devant les bénévoles de la Fédé, venus faire le nombre, Joubert, après son programme court, avait quand même trouvé à la compétition une mince raison d’être : « Voir les choses qu’il reste à améliorer. » Il n’en a pas dormi de la nuit. Son truc en plumes et ses bonnes manières n’ont berné personne le lendemain : Marie-Reine Le Gougne avait un rendez-vous d’affaires.

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Le Poitevin a tellement ramé que le responsable de la sono a laissé courir Massacre en canoë pendant dix minutes. Il a raté son premier saut avec autant d’aplomb que les suivants. Ses collants en sèchent encore. « Je n’avais qu’une envie : que tout ça s’arrête », s’est excusé le vainqueur du Trophée Alain-Bompard 2006 dans un entretien exclusif au Vestiaire« Je n’ai pris aucun plaisir. » Seule Laetitia Bléger savait en donner : il lui a collé un procès. Son intendant n’a qu’à bien se tenir, car si Brian s’est fait taper par Préaubert, c’est à cause de ses patins : « Je vais les changer, j’ai un problème avec l’affûtage de mes lames. » On nous prend vraiment pour des cons.

Heureusement, il n’y avait pas que Joubert aux Masters. Il avait amené des copines : Vincianne Fortin, les sœurs Didier, qui ne le sont pas, et Maé-Bérénice Meité, l’héritière de Surya Bonaly, qui ne fait pourtant pas de saltos. C’est interdit au collège. Les couples, eux, ont compris qu’ils ne gagneraient jamais rien à écouter Annick Dumont. Canac et Coia sont partis au Québec, Péchalat (photo) et Bourzat en Russie. Yannick Bonheur, lui, a trouvé le sien sur Meetic : elle est Canadienne. Il ne manquerait plus qu’ils gagnent une médaille.