Rugby, Coupe du monde, France-Irlande : Toulouse is to win

 

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Comme expliqué, ici-même, hier, le XV de France s’est montré bien supérieur aux hommes de Brian O’Driscoll. Un succès encourageant, mais dont il ne faut pas se gargariser. Ces verts là étaient bien pâles…

21 heures. Le périphérique toulousain s’est vidé. Les perspectives d’un dernier week-end annoncé estival ont laissé place à une excitation fébrile. En contrebas, le Wallon observe. Silencieux, tranquille, apaisé, l’édifice ne tremble pas (malgré les célébrations récentes de l’explosion d’AZF). Vidé de son sang et de son âme, le stade a visiblement la tête ailleurs. Paris et ses lumières lui font du pied. Et pour cause. A Saint-Denis, ce sont ses chérubins qui portent le XV de France jusqu’aux quarts de finale. Ils approvisionnent le tableau d’affichage mais aussi l’imagination et l’audace d’un groupe jusqu’ici aussi tendu que les cordes vocales de Jane Birkin. Et si Toulouse avait fait tout simplement jaillir en ce groupe la confiance.

Bien sûr, la folie médiatique va de nouveau s’acculer derrière Ibanez et ses hommes. D’aucuns les verront désormais rivaliser avec les Blacks, à Cardiff ou ailleurs. Pourtant, il faut garder à l’esprit que cette qualification se fit au détriment d’une équipe du Trèfle aussi faible que l’avaient laissé augurer leurs pénibles premières sorties.

Le jeu : Fighting aspirine

Dès l’entame, les Français, vaccinés par leur mésaventure argentine, se sont préservés de toutes prises de risques et crises d’angoisse, en occupant le camp irlandais. Les réceptions sûres de Poitrenaud sous les chandelles d’un O’Gara, illuminé par les cierges allumés par Hernandez, ont éclairé les Bleus. Une conquête souveraine autour d’une première ligne convaincante et d’un Bonnaire sur ressorts ont fini de chasser les doutes tricolores. Sans pour autant parvenir à faire plier le fighting spirit irlandais. Il faudra pour cela une énième faute verte, un carton jaune contre le rouquin O’Connell (et pas seulement à cause de sa couleur capillaire) et une inspiration lumineuse de Michalak.

Moins maladroite et beaucoup plus dynamique, la France a offert un visage radicalement changé, façonné par Jean-Baptiste Elissalde, chef de meute et d’attaque. Pour autant, les Bleus ont souffert même si les filets de la défense tissés par David Ellis se sont montrés infranchissables. La France n’a d’ailleurs pas encaissé d’essais sur une attaque construite depuis des lustres. Mais les Irlandais, résolument moins puissants que les nations de l’hémisphère sud, ont pointé du doigt quelques zones friables notamment auprès du regroupement, soit par du pick and go, soit par un jeu de croisée autour du 10.

Les joueurs : Le Bonnaire est dans le pré

De Villiers (12/20) et Milloud (12/20) se sont concentrés sur les phases de conquêtes où ils ont épuisé leur vis-à-vis. Exploitent-ils néanmoins leur potentiel à leur maximum ? Ibanez (11/20), tel un cavalier du Rohan, a sonné la charge. Mais au prix d’un isolement récurrent qui coûta des pénalités aux tricolores. Il doit également se montrer davantage appliqué sur ses lancers. La seconde ligne a soutenu la comparaison d’un des meilleurs attelages internationaux (O’Connel, O’Callaghan). Chabal (12,5/20) s’est montré moins virevoltant face à une défense plus affutée, alors que Thion (11/20) fut aussi discret qu’un cheveu sur le crâne de Vincent Lagaf’. Comment, à ce niveau, peut-on se priver du tonus et de l’activité de Lionel Nallet durant les deux tiers de la partie ? La troisième ligne s’en est donnée à cœur-joie. Betsen (14/20) a plaqué et restructuré le jeu français quand c’était nécessaire. Toujours au soutien, Dusautoir (13/20) n’a pas rechigné d’efforts. Julien Bonnaire (16/20) enfin, a tout simplement rayonné. Royal en touche, serein derrière sa mêlée, omniprésent en défense et comme premier soutien, le néo-Clermontois a grappillé en prime quelques ballons cruciaux.

A la baguette, Elissalde (15,5/20) a parfaitement cornaqué ses avants. Des choix judicieux, de la vista et surtout du dynamisme, comme en témoignent ces pénalités jouées rapidement ont permis aux tricolores de délaisser ce costume de jeu trop conventionnel dans lequel ils semblaient étouffer. Michalak (12/20) s’est montré plutôt inspiré et a su alterner le jeu, en réduisant considérablement le nombre de fautes de mains dans sa ligne. S’il put souvent compter sur Damien Traille (13/20) pour le jeu au pied long, le futur-ex toulousain adressa un bijou de passe au pied à Clerc pour l’essai. Un éclair qui ne fait pas oublier son jeu au pied médiocre. Le Biarrot, lui, fut appliqué, tout comme Marty (11,5/20), sans pour autant qu’aucun des deux centres ne parvienne à créer la moindre brèche. Pendant ce temps, Jauzion se morfondait sur la touche. Les ailiers toulousains, Heymans (13/20) et Clerc (15/20), ont brillé. Ce dernier, grâce à son doublé, est même devenu le meilleur marqueur d’essais du Mondial. Clément Poitrenaud (14/20), s’il n’a pas toujours joué juste (coup de pied direct en touche…), a eu le mérite de rassurer ses camarades par ses prises de balles courageuses en tout début de partie. Le tampon asséné par O’Driscoll souligne ses lacunes physiques.

Hier soir, les Bleus se sont réhabilités auprès de leur public, sans pour autant pleinement se rassurer (avec plus de lucidité, le bonus était envisageable). L’épine dorsale (8-9-10-15) qui se dessine enfin, est la meilleure source d’espoir pour la suite. Gare à l’emballage…

Peyo Greenslip

Rugby, Coupe du monde, France-Irlande : L’Eire du large

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La France joue ce soir le match le plus important de son histoire. Une défaite signerait l’échec le plus cuisant de tout un sport. Mais peut-être aussi l’idée d’un nouveau départ…

Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, le XV de France va mourir. Ce que je vous demande, c’est d’être courageux. L’exécution est prévue, sommairement diligentée par le bourreau chauve. À vrai dire, la prophétie de Guy Môquet ne devrait tarder à se réaliser. Probablement pas ce soir, dans ce qui pourrait s’apparenter au match le plus important de l’histoire du XV de France, tant les enjeux n’ont jamais atteint pareille folie. Si la coulée verte n’aura pas raison des Bleus, la marée noire finira d’engloutir les derniers espoirs de grandeur. Le jeu de rugby retournera alors à la discrétion et à l’humilité dans laquelle il baignait avant que les affres médiatiques ne l’en arrachent. Pour le plus grand bonheur de ses amateurs…

S’il n’a pas, en ses mains, le pouvoir d’arrêter la date de cette funeste issue, Bernard Laporte a profité de la semaine pour réaffirmer son entêtement dans l’entreprise de démolition dans laquelle il s’est lancé. Nallet sur le banc, Chabal titulaire, Marty et Traille préférés à Jauzion qui fut, il n’y a pas si longtemps, consacré meilleur joueur du monde et demeure, malgré une forme irrégulière, un centre de tout premier plan au niveau international. Reste que ces erreurs découlent des choix du Gaillacois. Contestables mais par essence subjectifs. Là où le rugby et ses amateurs peuvent s’estimer floués, c’est dans la gestion de l’événement. Et cette semaine, le marchant ambulant de Madrange s’en est payé une bonne tranche en réaffirmant que même le parcours calamiteux des Bleus ne l’empêcherait pas de pénétrer, fut-ce par la petite porte, sur le pré politique. L’ancien Béglais était pourtant censé tenir ses futures fonctions à l’écart du registre sportif. Sans doute le dernier vœu pieux du Laporte rugbyman. Encore un…

En attendant, les Tricolores n’ont d’autres alternatives que la victoire ce soir pour repousser l’échéance. Ils devraient y parvenir sans trop trembler tant les Irlandais n’agitent plus que de vieux démons que les faibles Géorgiens ont bien failli chasser d’un coup de bravoure. Le principal attrait sera peut-être finalement le Chabal new-look: sans barbe, mais avec toujours la même maladresse. Pendant ce temps, à l'abri des caméras, Lionel Nallet maudira son coiffeur. Oublié des objectifs, Pascal Papé n’aura que plus de rancœur contre son apparence trop lisse. Elle était pourtant là, la seconde ligne idéale. Mais désormais, les jeux sont faits et les dernières cartes dans les mains directeur de casinos (activité qu'il mène d’ailleurs avec autant de succès que celle de sélectionneur).

Dernières pensées : Vous tous qui resterez (joueurs, responsables institutionnels,…) soyez dignes de nous, simples mais fervents amateurs de rugby…

Peyo Greenslip

Rugby, Coupe du monde, France-Namibie : La brèche de M. Rolland

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L’arbitre de France-Namibie a tout simplement assassiné un match dont le suspense était déjà sous respiration artificielle. Du coup, difficile d’en tirer quoi que ce soit pour les Bleus, sinon les cinq points.

captson4.jpg Par Peyo Greenslip

Les Pyrénées regorgent de merveilles. Ce collier de perles, qui ourle l’Occitanie, s’étire magistralement de l’Atlantique jusqu’à la Méditerranée. En son centre, en plein cœur de la Bigorre, non loin de l’écrin de Gavarnie, le temps a fait une saignée dans la roche. À moins qu’il ne s’agisse, comme le veut la légende, de l’écho de la corne du chevalier Rolland. Dimanche, à Toulouse, la montagne n’a pas accouché d’une souris, mais d’un blaireau dont le nom a pris une résonance particulière dans ce coin de France : Rolland. Attention, pas le sénile qui a égayé, par ses interventions, la dernière Coupe du monde de foot (non, pour ça, on a un autre Thierry qui n’a rien à lui envier). Non, c’est avec son sifflet que cet Irlandais nous en a fait voir des vertes et des pas mures. Non content de faire preuve d’un manque flagrant d’application et de professionnalisme, Alain, pas philosophe pour un sou, s’est en plus affublé d’un défaut désobligeant de sagacité et de discernement, créant les brèches que les Français peinaient jusqu’ici à s’ouvrir.

David terrasse Goliath

Le referee a en effet oublié de siffler bon nombre d’en-avants tricolores (heureusement pour Marty dont l’ardoise avoisinait tout de même la demi-douzaine de fautes de mains). Au moins deux d’entre eux conduisant à des essais tricolores. Déjà lésés par ces oublis, les Namibiens dont l’ardeur défensive commençait déjà à laisser entrevoir des lacunes physiques et techniques patentes, ont été poignardés par le gentlemen siffleur. L’ogre Chabal est au sol. Nieuwenhuis, le petit David namibien, a troqué son lance-pierres pour une bonne cravate des familles, tout aussi efficace. Mais on ne touche pas au chouchou tricolore impunément. Carton rouge. Goliath finira par se relever. Pas la Namibie. Si l’on ne peut douter de la dangerosité du placage, l’équipe du Vestiaire estime qu’il est totalement absurde d’avoir expulsé le troisième-ligne namibien. Un carton jaune aurait été nettement plus opportun dans un rapport de force aussi déséquilibré.

Balade irlandaise

Au final, cette expulsion aura été néfaste à tous les protagonistes, du public aux joueurs français, qui n’ont pu s’étalonner. Privés de suspense et d’adversaires, difficile de tirer des enseignements de la prestation tricolores. Elissalde a bien cornaqué son pack tout en insufflant du dynamisme. Michalak a connu un départ plus poussif, avant de se libérer en même temps que le compteur tournait. À voir dans une situation moins confortable. Chez les trois-quarts, Marty (perforant mais trop maladroit) a perdu autant de points que Clerc en a gagnés. Du coup, le retour de Jauzion au centre est inévitable, alors que celui de Dominici est plus suspendu. Poitrenaud, sans se montrer brillant, en a fait assez pour conserver sa place. Les avants se sont montrés efficaces. La prestation de Poux est intéressante même si Milloud est indiscutable. Nallet a fait le boulot, Chabal le spectacle. Face à la rude seconde ligne irlandaise, l’abattage du premier paraît indispensable. Enfin, en troisième ligne, Dusautoir a confirmé, tout comme Bonnaire. Ils devraient être associés à Betsen face au trèfle. Le Biarrot devra s’imposer comme chef de file d’un pack vraisemblablement amputé de ses deux capitaines. Vendredi, l’Irlande ne sera pas au sifflet mais bien sur le terrain, gonflée d’orgueil. Et il ne sera plus question de balade pour les Bleus…

Rugby, Coupe du monde, France-Namibie : Putain con-vaincre !

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C’est à Toulouse que les Tricolores devront faire le plein face à la Namibie. Cinq points et la manière sont indispensables avant de se projeter sur le duel capital face aux Irlandais, vendredi.

captson3.jpg  Par Peyo Greenslip

Namibie, Namibie… Euh, non je vois pas. Ah, la Coupe du monde et ses petites découvertes. Qui aurait cru que le XV de France puisse un jour douter, au point de craindre ce bout de terre encore moins médiatisé que les îles Karabati, et ses Bleus d’Afrique, sorte de Springboks du pauvre et de l’amateur ? Sauf qu’entre-temps, les petites nations ont montré des dents longues et aiguisées de courage, à intimider les prédateurs en délicatesse avec leur forces de frappe (un mal circonscrit toutefois aux pseudo-carnassiers européens). Hier, comme dimanche dernier, Chaban Delmas n’a pas assisté à la boucherie annoncée et les sueurs froides que la bravoure géorgienne a fait courir le long de l’échine irlandaise ne sont pas de nature à rassurer les Bleus de France.

D’une part parce qu’elles confirment le rôle de poil à gratter dans lequel se sont immiscés les deux petits poucets géorgien et namibien. D’autre part, parce qu’elles pourraient piquer au vif une formation irlandaise que les Tricolores devront amadouer vendredi à Saint-Denis. Mais pour l’heure, c’est face à la Namibie que les Français doivent rebondir. Pas question d’être en retard. Du coup, les « impact players », remontés comme des coucous, ne seront pas priés d’attendre l’heure de jeu pour remettre les pendules à l’heure. Michalak, Szarzewski et Chabal notamment, seront titulaires sur les bords de la Garonne. Propulsé responsable numéro un de la faillite inaugurale, Guy Môquet a été remisé au placard. Ils sont douze à l’y avoir rejoint, victime du coup de balai du technichien de surface Laporte.

Se nourrir de sourires

Du coup, c’est aux mains des Toulousains qu’ont échoué les clefs d’un camion bleu qu’il va falloir ramener sur les pistes de la confiance et de l’ambition. Car de l’euphorie initiale, les Pumas ont fait jaillir un scepticisme et une morosité qui semblent bien moins volatiles. C’est donc autour d’une épine dorsale rouge et noire (étrangement amputée de sa vertèbre centrale Jauzion) que les Bleus vont chercher à se resserrer, se regrouper, se retrouver. Bien sûr, l’objectif ne peut être autre que la victoire avec bonus. Mais au-delà, c’est de sourires et d’initiatives que cette équipe de France, aussi constipée à Saint-Denis que VGE derrière son bureau présidentiel, doit se nourrir.

Pour cela, la charnière Elissalde-Michalak devra jouer de dynamisme et de fluidité, en ne perdant pas de vue la nécessité de remporter ce match et donc de prendre les points lorsqu’ils se présenteront. Au Stadium, et derrière un pack dont on n’ose imaginer qu’il puisse souffrir, la paire sera dans ses petits souliers. Tout comme Clément Poitrenaud (s’il a digéré ses lectures de vacances). Il ne faudra toutefois pas que ces Toulousains se montrent désireux de trop en faire. Dans le pack, le comportement de la deuxième ligne et notamment de Lionel Nallet, meilleur Français au poste et injustement évincé du quinze d’ouverture, sera à suivre. Tout comme le rendement de cette troisième ligne plus mobile. La gifle inaugurale de Saint-Denis devrait toutefois préserver les tricolores de tout péché d’orgueil…

Rugby, Coupe du monde, France-Namibie: Comment enfoncer Laporte?

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Le quinze qui affrontera la Namibie a été annoncé ce matin. Avec 12 changements, il confirme au moins une chose : l'incompétence du sélectionneur.

En titrant ce matin, »La lessive était attendue » à l'annonce de la prochaine équipe de France, le site Internet du journal l'Equipe nous a laissé circonspect. Sont-ils sincères et donc toujours aussi lèche-cul avec le petit Bernard ou bien font-ils preuve d'un humour grinçant à son égard ? Car en effet, de la part d'un tel gestionnaire, on ne pouvait que s'attendre à de tels changements, « criminels » aurait dit Gérard Houiller en son temps. L'équipe de France était bien mal en point, Bernard Laporte a donc choisi de l'achever. La lecture de notre édito d'hier laisse penser que le quinze du jour est proche du quinze idéal. En effet, c'est à croire que le staff a lu Le Vestiaire pour trancher. Evidemment, cette équipe est bien meilleure que les fantômes du Stade de France, mais c'est avant qu'il fallait l'aligner, pas maintenant.

« Papa, maman je vais mourir »

D'une part, les enseignements risquent d'être bien maigres à l'issue du match. S'ils font un carton face aux Namibiens, seul Laporte se réjouira d'avoir trouvé son équipe type, alors qu'en réalité la faiblesse de l'opposition ne livrera aucun signe (même Heymans aurait pû flamber à l'arrière). Au contraire, s'ils ne brillent pas on saura définitivement que la France tente de jouer un remake du Mondial de foot en Corée. Alors qu'avec l'ossature de France-Argentine, le France-Namibie aurait eu un tout autre intérêt. Redonner confiance aux puceaux de vendredi dernier, avec un risque très limité si toutefois ils sont vraiment hors du coup. Au lieu de changements par petites touches, Laporte a préféré, après beaucoup d'hypocrisie, mettre un grand coup de balai quitte à envoyer sur l'échafaud une dizaine de joueurs qui ne s'en remettront peut-être pas. Saluons au passage l'impro affligeante, mais typique du VRP Madrange, qui dégage Ibanez et file le capitanat à Elissalde. Même dans ses changements, il arrive à faire n'importe quoi en flinguant notamment Jauzion alors qu'il laisse Traille. Une gestion globale vraiment calamiteuse, des matchs de préparation en pleine Coupe du monde, bienvenue dans les abysses de l'incompétence.

Heureusement pour lui, il y aura aussi la Géorgie pour continuer à s'amuser un peu avant que les choses sérieuses commencent enfin avec au mieux les quarts de finale…

L’édito du Vestiaire : La faillite annoncée des deux Bernard

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La défaite de l'équipe de France pour son match d'ouverture n'est pas sans rappeler deux fiasco récents du sport tricolore : la Coupe du monde 2002 de foot en Corée et la demi-finale de la Coupe du monde 2003. Mais surtout il nous rappelle que Bernard Laporte est le plus mauvais entraîneur de l'histoire du rugby.

Et pourtant on pensait avoir touché le fond avec la paire Maso-Skrela. Le duo (associé à Villepreux) avait atteint par miracle la finale du Mondial 99, mais ça n'avait rien enlevé à leur nullité. Cette fois, Laporte est en train de réaliser quelque chose d'inédit, perdre deux coupes du monde successives de façon lamentable. Lamentable est bien le mot adequat pour qualifier la préparation de l'équipe de France. Pas forcément à propos de ces stages commandos à la con, mais surtout sur la gestion des hommes. Passons le cas Marconnet et la sélection en elle-même (nous l'avons déjà commentée).

La première erreur magistrale a été de faire gonfler les melons et les chevilles bien avant le niveau de jeu. Ainsi, tout le monde, au diapason, s'accordait pour parler du terrible casse-tête qu'allait vivre Laporte pour constituer son quinze majeur tellement ils étaient forts. C'était certain, ils allaient tout écraser. Les probants succès contre l'Angleterre et le Pays de Galles sont venus conforter l'énorme confiance. Rappelons au passage, que ces deux pays alignaient chacun leur plus faible équipe depuis bien longtemps. La célèbre jurisprudence Jacquet a ensuite fait son oeuvre et plus aucune critique ne s'est abattue sur l'équipe de France. Et encore moins à l'égard de son minable entraîneur. En effet, on ne va pas se risquer à critiquer un copain de Monsieur le président, futur champion du monde de surcroît.

Champions du monde de l'excès de confiance

Pourtant, il y avait de quoi s'interroger. A l'arrière, Poitrenaud, qui faisait l'affaire, était censé être le titulaire par dépit d'un poste condamné. Pourquoi alors l'avoir remplacé au dernier moment par Heymans, le néophyte qui s'est largement troué sous les chandelles de la Pampa ? Si c'était pour se débarasser rapidement du gentil Clément, après qu'il eut fait pleurer ses petits camarades en leur lisant une triste lettre bien malvenue (cf Guy Môquet), mieux valait ne pas le prendre du tout. Pourquoi s'escrimer à aligner une seconde ligne au niveau très incertain entre un Pelous quasiment grabataire et un Thion qui ne vaut pas deux tu l'auras ? Il était content, Bernard, d'annoncer il y a deux mois que Chabal acceptait de jouer seconde ligne. Mais alors pourquoi ne pas le faire jouer ? Nyanga et Dusautoir qui, eux, crèvent l'écran en préparation, à l'inverse d'un Martin en pleine Gay pride, n'auront pas plus les faveurs du selectionneur qui décidément préfère le jambon blanc au boudin noir. Et que dire de ce coaching désastreux en plein match ? En 2003, son équipe prenait l'eau face aux rosbifs et il n'a rien fait, se contentant de chier sur ses joueurs à la fin du match.

En 2007, bis repetita, on ne change pas une équipe qui prend une branlée. Il s'était d'ailleurs donné les moyens, assuré qu'il était de sa victoire, en ne mettant que deux joueurs de lignes arrières sur la touche. Et soudain, le destin voulut que Skrela fils se blessa. A cet instant Laporte, peut-être conseillé par son chat noir Maso, décida de faire rentrer le seul Michalak pour buter. L'ex petit prince ne se fit pas prier pour expédier son shoot n'importe où et pendant ce temps-là Elissalde, le buteur du Stade toulousain, relançait pour la troisième fois du match son CD de Zebda sur son Ipod. Tout le monde l'a relevé, y compris le secrétaire d'Etat aux Sports, les Argentins étaient bien faibles. Et les Français alors ?

Nous le disons depuis quatre ans, Bernard Laporte est incompétent et très prétentieux, il fallait s'en débarasser au lendemain de la demi-finale du Mondial 2003. Il va sans doute conduire une nouvelle fois l'équipe de France à sa perte puis enfin quitter le monde du rugby. Ce n'est pas trop tôt puisque c'est trop tard. Lapasset devra lui aussi faire ses valises.

Rugby, Coupe du monde : Bruits de troisième mi-temps

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captson2.jpg Par Peyo Greenslip

Yashvili aura tout tenté

Evincé par Bernard Laporte, Dimitri Yashvili ne participera pas à la Coupe du monde. Le demi de mêlée biarrot aura pourtant tout essayé pour affronter les Pumas, même jusqu’à emprunter un pseudo au sein de l’équipe géorgienne. Mais c’est alors une blessure qui a stoppé la bête noire des anglais (remember cet hiver), comme le révèle le site de L’Equipe : Otar Eloshvili, le trois-quarts centre géorgien blessé lors d'un entraînement « manquera très probablement le premier match » contre l'Argentine, mardi à Lyon. Il en va de même pour Alain Goma, frustré de n’avoir pu jouer la Coupe Concacaf avec les Antilles, et qui ne pourra tenir sa place dans les rangs lusitanéens : le centre du Portugal Diogo Gama était forfait pour le premier match face à l'Ecosse, hier, en raison d’une entorse. Son palmarès demeurera aussi rempli qu’un rayon charcuterie en plein Montreuil.

Le rugby pour les nuls

Pendant les rencontres de ce Mondial, les écrans géants des stades diffuseront les ralentis des actions, mais aussi les statistiques du match et des explications sur les décisions arbitrales. Ce sera une grande première en France et devrait permettre au public de mieux apprécier le déroulement du jeu. Ce sera également l’occasion pour les commentateurs de TF1, le polyvalent Christian Jeanpierre en tête, d’assimiler ce qu’est un en-avant ou pourquoi on s’attache à envoyer ce ballon déformé au dessus des buts. L’expertise de Christophe Landreau, grand scientifique du rugby, ne devrait rien enlever à notre jubilation.

« Muscle ton jeu Clément »

Pour mieux comprendre comment les footeux sont arrivés à leur but, les plus jeunes joueurs du XV de France ont téléchargés sur leur i-pod le discours d'Aimé Jacquet avant le premier match des Bleus, en 1998. Un discours où le sélectionneur persuade ses joueurs qu'ils vont être champions du monde. La bande passe en boucle en ce moment à Marcoussis. Extraits : « Chabal c’est pas Domi. Domi, c’est quoi sa force ? C’est les trente derniers mètres (…) Clément, muscle ton jeu, bonhomme. Si tu muscles pas ton jeu, tu vas au devant de grandes déconvenues (…) Fred, il sort d’une saison noire. C’est un attaquant et là il doute parce que ça marche pas. Mais moi j’ai beaucoup de respect pour les attaquants.  Et c’est pas par hasard s’il finit meilleur attaquant du championnat… » Visiblement, le message a du mal à être assimilé.

Chacun son monde

Le sélectionneur du Portugal, Tomaz Morais, estime que le Portugal est en mesure de livrer une solide résistance face à ses adversaires de la poule C (Roumanie, Nouvelle-Zélande, Ecosse, Italie). « Nous voulons réussir un bon Mondial parce que c'est très important pour que ce sport se développe au Portugal, a-t-il déclaré. Notre finale, ce sera contre la Roumanie. (Ndlr, le 25 septembre). » L'entraîneur portugais ne s'inquiète pas pour la santé de ses joueurs lors de la confrontation contre la Nouvelle-Zélande. « Ce sera un match historique pour nous, car nous n'avons jamais joué contre une équipe d'un tel niveau, a assuré Morais. Mais aussi pour eux, parce qu'ils joueront pour la première fois de leur vie contre une vraie équipe amateur, la meilleure équipe amateur du monde ! » Carter and (Mc) co sont prévenus…

Rugby, Coupe du monde, Equipe de France : Une griffe française

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La défaite des Bleus (17 à 12) a mis en lumière les carences mentales d'un groupe qui n'a pas su absorber la pression. Tout n'est pas fini, mais la survie passe par une remise en question.

captson1.jpg Par Peyo Greenslip

« Surtout ne pas se mentir ». Alors, mon bon Jo, puisque tu nous en pries, ne soyons pas Maso mais juste réalistes. L’équipe de France est passé au travers de son entrée en lice dans le Mondial, faisant ressurgir un avatar de ce mal si Français, l’incapacité de faire face à la pression d’une étiquette de favori si vite collée. On croyait les rugbymen préservés de cette affliction. Mais leur tour d’Ivoire de Marcoussis n’aura pas suffi à éloigner les affres d’une médiatisation inédite dans le monde de l’Ovalie. Au contraire, ça les a tués. Car si les Bleus se sont inclinés hier soir, ce n’est sûrement pas à cause de Pumas sobres mais, pour autant, loins du génie.

Non, s’ils ont mis un genou sur la terre francilienne et dilapidé ainsi le seul joker qu’ils détenaient, les Tricolores doivent d’abord s’en prendre à eux-mêmes. Regardez ce pauvre David Skrela, livide, à en mettre en alerte tout le service de cardiologie de l’hôpital Necker (voire même le personnel du Père Lachaise), là où Hernandez, le teint mat à rendre jaloux les Beach Boys, sur une tête si haute qu’elle en tutoierait la cime dorée de la tour de Gustave, avançait fièrement, guidé par son petit caporal, au Stade de France, comme chez lui.

Le jeu : transformation ratée

Hier, les Bleus ont entamé le match terrorisés (une part de responsabilité incombe peut-être à l’atroce français du Doc Millar), réduisant ainsi à néant le travail important du cinq de devant. Un premier lancer échappé ne jeta pas le trouble sur les « gros » qui rivalisèrent avec le pack argentin, le mettant même épisodiquement sur le reculoir sur quelques mêlées importantes. La conquête assurée, c’est dans la transformation du jeu que les Bleus se sont loupés. La responsabilité de la charnière est alors directement impliquée, entre un Mignoni asphyxié par son vis-à-vis et un Skrela dont on eut l’impression qu’il se débattait seul, en apnée, contre d’inexorables courants contraires. Qu’attendaient ses centres pour lui venir en aide ?

Cette absence des demis se traduisit par une pression constante sur les épaules tricolores, confinés durant toute la première mi-temps à évoluer dans leur propre moitié de terrain. A ce jeu-là, la sérénité d’Hernandez régula le match, arrosé d’une pluie de chandelles. L’une d’elles, pourtant récupérée par les filets français aux mailles enfin resserrées, termina par un jeu de passe-passe dans l’en-but tricolore, aux bras du turbo Corleto. Un essai symbolique de la fébrilité des Bleus. En-avants, passes interceptées, absences aux points de chute… La litanie des maladresses témoignant de l’effroi qui coulait dans les veines tricolores est interminable. Comme tous ces ballons perdus après contact. Jamais les Bleus n’ont semblé vouloir aller au bout de leurs initiatives, se délestant d’un ballon devenu brûlant au contact des mains tricolores, là où ce même ovaloïde s’accommodait si bien de la froideur des griffes argentines. Le deuxième-acte ne fit que confirmer cette fébrilité, compensée toutefois par un léger ascendant physique. Insuffisant et finalement ce n’est que logique tant la maîtrise des Pumas sur ce match fut patente.

Les joueurs : 3e ligne en berne

Le pack, et notamment la première ligne, n’a pas à rougir de sa performance. Milloud (13/20) et De Villiers (13/20) ont dompté leur vis-à-vis dans le combat frontal, ce qui a néanmoins réduisit leur rayon d’activité dans le jeu. Il en va de même pour Ibanez (12/20), qui est apparu moins saignant que le Clermontois Ledesma. Pelous (12/20) tenta bien de mettre de l’eau sur le feu qui gagnait la maison bleue, pendant que Thion (9/20), actif en défense, parut bien transparent en attaque, ne parvenant jamais à effriter la défense argentine. La troisième ligne, fut, avec la charnière, la base du fiasco tricolore. Alors que Laporte avait préféré le tonus défensif de Martin (7/20) à la puissance de Dusautoir, le ni le Parisien (responsable sur l’essai), ni le Biarrot Betsen (9/20) ne mirent la moindre pression sur une charnière pumas libre d’amuser la galerie à sa guise. Comme nous nous en inquiétions déjà vendredi, on est en droit de se demander comment les Français ont pu se permettre de laisser tant de liberté à Juan Hernandez ?

En N.8, Harinordoqui (7/20), plombé par plusieurs maladresses initiales, passa totalement au travers de son match. Tout comme Mignoni (7,5/20), réduit à peu de choses face à la roublardise et à la grinta de Pichot, pur prototype du demi de mêlée idéal. David Skrela (6,5/20) ne parvint jamais à se dépêtrer de la pression ciel et blanche, tant au pied que dans l’animation offensive. Damien Traille (7,5/20) fit davantage admirer sa lenteur, sa maladresse et son cuir chevelu que son coup de pied (ce pourquoi il est sélectionné). Etonnant, alors que David Skrela peinait avec sa botte. On se demande encore si Jauzion (8/20) a joué hier alors que Rougerie (10/20) et Dominici (8/20), qui évoluait pourtant face à un amateur, n’ont pratiquement jamais réussi à prendre le dessus sur leurs vis-à-vis. Heymans (9/20), enfin, croula, comme nous l’avions également annoncé, sous les chandelles et manqua parfois d’audace sur certains ballons qui auraient pu être exploités.

Cette défaite ne ruine pas définitivement les chances françaises, mais sonne comme un coup d’arrêt au positivisme dans lequel le clan Laporte semblait baigner. Désormais, la route de la qualification passera indubitablement par un succès sur l’Irlande. Celle de la finale, vraisemblablement par un quart de finale face aux Blacks, à Cardiff. A voir la façon dont les Bleus ont géré ce premier match à domicile, cela pourrait être un mal pour un bien.

Rugby, Coupe du monde, France-Argentine : Le tango de la mort

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Les Français ouvrent ce soir leur Mondial face aux Argentins, qui ne leur ont guère réussi sous l’ère Laporte. Mais ils n’ont pas le choix…

captson.jpg Par Peyo Greenslip

Des années qu’on y pense, des semaines qu’on s’y prépare, des jours qui font que l’on finit par en douter… A vrai dire, cette Coupe du monde qui s’ouvre ce soir, c’est un peu comme un dépucelage, ce grand saut dans l’inconnu qui doit faire de vous des hommes. Et pas seulement parce que, nous autres, cocardiers de Français que nous sommes, attendons que les Coqs déflorent leur palmarès mondial. Non, c’est plus que ça. Peut-être parce que ça se passe chez nous, au domicile familial, sans déranger papa et maman qui dorment à côté. Peut-être aussi parce qu’on a tant éventé l’événement et un succès au bout des doigts que c’est finalement la peur qui s’est immiscée jusque sous les ongles.

Le pack au pas

Mais maintenant que les préliminaires ont été expédiés, la moindre erreur sera fatale. Le kiki mou de Milloud ; comme le caleçon mouillé de De Villiers. Car la première épreuve des libertins en herbe tricolores passera par la rudesse du pack argentin. Un test à balle réelle pour des avants français à qui tout faux pas est interdit sous peine de se ramasser les Blacks dès les quarts-de-finale. Après trois victoires amicales, des questions demeurent en effet sur la tenue de la mêlée et de l’alignement tricolores. Les rythmes et les pas endiablés du tango Puma devraient ainsi mettre à mal les articulations du pack français, qui devra trouver des ressources pour donner la réplique à sa cavalière latine et laisser entrevoir les jambes de ses prétendants de l’arrière. Car si la France s’apprête à un rude corps à corps devant, les trois-quarts tricolores devraient pouvoir se régaler des parties charnues de la féline argentine, dont l’axe du terrain apparaît comme plus hospitalier. A condition de régler toutefois le problème des trublions de la charnière.

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Faire taire (Patrick) Hernandez

Pour cette tâche, M. le secrétaire d’Etat a associé Rémy Martin au Biarrot Serge Betsen. L’abattage du gigolo parisien a été préféré à la perforation du toulousain Dusautoir. Un choix qui montre bien les intentions du sélectionneur français : museler la charnière Pichot/Hernandez au prix d’un pressing extrêmement haut. Pour cela, il sera demandé aux flankers tricolores d’harceler sans cesse les maîtres à jouer argentins, dont la roublardise, l’habileté et le génie pèsent comme une terrible menace pour les Bleus. Hernandez, rugbyman international le plus abouti à l’heure actuelle, est né pour être vivant et inoculer le danger au moindre ballon qui lui échoie. En bon artificier, el Mago ne devrait ainsi, par exemple, pas se priver d’allumer quelques pétards au-dessus d’un Cedric Heymans novice à l’arrière (le niveau des Gallois étant aussi déshérité que les docks boueux de Newport).

One shot

De dépucelage, il ne sera pas question pour tout le monde lors de ce rendez-vous dont un des outsiders au titre mondial sortira défroqué. Les deux entraîneurs tireront eux leurs dernières cartouches à l’occasion de cet événement international. Laporte, délesté de ses contrats publicitaires, s’en ira débouchonner de la bourgeoise dans les palaces politiques pendant que son homologue argentin, Marcelo Loffreda, changera de monture et s’accommodera de tigresses des bas-fonds de Leicester. Chacun ses valeurs. Attention à ne pas souiller celles, ancestrales, du rugby… Pour les jeunes Bleus, le rendez-vous des hommes c’est ce soir, 21 heures.

Rugby, Coupe du monde : Qui pendra Laporte ?

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A l'occasion de la Coupe du monde de rugby qui débute aujourd'hui, l'équipe du Vestiaire a l'honneur d'accueillir dans ses rangs un des plus grands spécialistes planétaires de la balle ovale, en la personne du Bigourdan-Britannique Peyo Greenslip.

Celui-ci est une légende des deux côtés de la Manche. Formé à la dure école Simon-Steiner, ce demi de mêlée à l'accent hirsute a débuté son métier, il y a bien longtemps déjà, sur nos terres hexagonales en commentant à la radio un mythique Romorantin-Sète. Après avoir été une plume assérée de Midi Olympique et de La Dépêche du midi, il a connu la consécration lorsqu'il est devenu commentateur pour la BBC.

Régulièrement, Peyo Greenslip nous livrera ses bruits de troisième mi-temps et ses analyses à la serpe des matches de la compétition.

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Rugby, Coupe du Monde, Equipe de France : Noir c’est noir…

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Il va falloir compter sur les Blacks pour le prochain Mondial. Sur les poulets bodybuildés à la dioxine de Graham Henry, bien évidemment. Sur le quatuor sans limite des Magic System, dont le Gaou (si, si c’est toujours la même chanson depuis le début) inondera les troisièmes mi-temps du côté de Casteljaloux. Sur le bel Harry, l’ami qui veut du bien à l’IUT de Tours, qui pilotera son JT dans des terres d’Ovalie qui ne lui rappelleront pas son Afrique natale.

Mais, la surprise noire pourrait venir des Bleus. Samedi, les deux Rouge et Noir toulousains, Nyanga et Dusautoir, ont été impressionnants face aux Anglais, aussi bien défensivement qu’offensivement (on ne les savait pas aussi perforants, même leurs copines). A tel point qu’il apparaît très probable qu’au moins un des deux débute le tournoi en tant que titulaire, aux côtés de l’inamovible Betsen et d’un numéro huit, vraisemblablement Bonnaire. Car s’il n’a pas manqué de vaillance, Imanol Harinordoquy n’a pas marqué beaucoup de points sur la pelouse du Vélodrome (qui a enfin vu son équipe s’imposer… et ça s’est entendu !). En une action et un deux contre un assassiné, l’homme sans prénom a déraciné les vieux esthètes du rugby. Un crime contre l’équipe de France dixit feu Gérard Houiller. Jo Maso, qui a lui oublié qu’il fut un jour un joueur de rugby débridé, ne lui en a guère tenu compte. En d’autres temps, une telle bévue lui aurait valu d’être remplacé immédiatement et fusillé sur le champ par un entraîneur moustachu et dithyrambique.

Thion, Thion, voilà du boudin

Parmi les autres grands perdants de samedi figurent les deux ailiers Heymans et Dominici. Empruntés dans leurs prises d’initiatives, maladroits balles en mains et approximatifs dans leur placement, ils ont perdu du terrain sur Clerc et Rougerie. L’amitié (et quelques jeux nocturnes…) qui lie toutefois Dominici et Laporte devrait valoir à ce dernier sa titularisation face aux Argentins, au détriment du Toulousain. Dernier joueur dont la prestation marseillaise ne fit pas l’unisson du groupe tricolore : Jérôme Thion. Le Biarrot n’a pas eu son rendement habituel (a-t-il seulement fait un bon match cette saison ?). Il a même souffert de la comparaison avec Fabien Pelous dont la saison noire garantit actuellement la fraîcheur (à voir toutefois avec l’enchaînement de rencontres). Le cas Thion pourrait faire l’affaire de Nallet. Et ce ne serait que justice tant ce dernier est le plus régulier et le plus physique (hormis Chabalow) des secondes lignes. Souvenons-nous qu’il fut le seul à surnager lors des naufrages de novembre face aux Blacks. Mais Laporte se permettra-t-il d’évincer ainsi celui qui fut l’hiver dernier le capitaine des Bleus ?

Les triplettes de Bernie

La première ligne a corrigé quelques peu le tir. Mais la conquête reste toujours à peu près aussi fragile que le fond de jeu du PSG. Au niveau de la charnière enfin, les cartes pourraient être vite rebattues. Si Mignoni semble incontournable à la mêlée, la prestation de Michalak relance la concurrence à l’ouverture, ouvrant des perspectives de jeu intéressantes avec trois, voire quatre tridents d’attaque : Michalak, Traille, Jauzion ; Michalak, Skrela, Jauzion ; Skrela, Traille, Jauzion ; Skrela, Marty, Jauzion. Des triplettes qui sont autant de réponses aux différents défis proposés. Toutefois, les Bleus devront gommer leurs lacunes dans la continuité du jeu et l’enchaînement des actions. Tous ces ballons tombés (dans les mauls notamment) seront autant d’armes pour les Blacks qui, avant d’être des monstres physiques, sont d’exceptionnels manieurs de ballon, dévoreurs d’espaces. De quoi ravir les esthètes et ajouter du noir à un tableau de bord français un peu trop bleu. Prudence, serait-on tenté de lancer à la vox populi

Rugby, Coupe du Monde, Irlande, O’Driscoll : l’attentat raté

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Mikaera Tewhata n’a fait le boulot qu’à moitié. Le Te Rauparaha du pauvre de l’Aviron bayonnais a mis O’Driscoll au tapis aussi vite que Julien « bobo » Lorcy y allait – nous vous en reparlerons bientôt. Mais avec une simple fracture du sinus, le capitaine irlandais ne manquera que le premier match du Mondial, contre la Namibie. Quitte à « éliminer » l’un des meilleurs centres du monde, autant le faire jusqu’au bout et le priver une bonne fois pour toutes du match contre la France, le 21 septembre, qui devrait décider du sort « del grupo de la muerte », dixit Pichot d'eau froide.

Largement battus jeudi soir à Jean-Dauger (42-6), les avants de Bayonne s’y sont essayés pendant une bonne heure avant que n'intervienne le boucher de Wellington. Rentré à la 52e minute, il n’en a pas fallu plus de dix à « Mike », 1m95 et 115 kg, pour, d’un coup droit bien léché, accomplir la mission que les Basques s’étaient donnée : casser O’Driscoll.

L'ombre d'un Dourthe

« Je ne garde pas un très bon souvenir des Irlandais. Pour moi, il n’y a pas de match amical qui tienne. Si jamais O’Driscoll est en convalescence lors du Mondial, ça pourrait être un atout pour la France », ne se cachait pas l’homme d’un match, Richard Dourthe, dans les colonnes de nos confrères de L’Equipe, la veille.

Avec cinq cartons jaunes distribués et la triplette verte Leamy-Wallace-Stringer contusionnée, « The Battle of Bayonne » n’a en effet rien eu d’un match amical. « Je me méfiais de ce genre d’incidents », a reconnu après coup(s) Bernard Lapasset, président de la FFR qui, s’il n’a rien fait pour les empêcher, a affirmé dans un élan d’hypocrisie que « la commission de discipline va diligenter une enquête » afin que la lumière soit faite « au plus vite » sur cet attentat raté, « qui ne donne pas une très bonne image du rugby français à quelques semaines de la Coupe du monde ». C'est le moins qu'on puisse dire.

PS : Les Anglais ont leur revanche, ce soir à Marseille, contre le XV de France. S'ils pouvaient attraper le sinus de Michalak au passage…

Rugby, Coupe du monde, France-Angleterre : Des bleus à l’horizon

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L’actualité s’accélère pour le XV de France. Entre deux matchs amicaux face à des rosbifs loin d’être aussi saignants que l’arcade de Brahim Asloum, la vraie-fausse annonce des trente sélectionnés hier et la vraissemblable annonce du (très) propable forfait de Marconnet prévue pour jeudi, la préparation des Bleus est entrée dans sa dernière ligne droite. Une sortie de virage à la David Alerte serait désormais malvenue. A un peu plus de trois semaines, les incertitudes, vous l’aurez bien compris, restent légion.

A nous les petites anglaises

De ce Crunch sans croustillant, les enseignements sont maigres côté français. Le premier, celui d’une conquête famélique est indéniablement le plus inquiétant. Si le secteur de la touche pourrait être rectifié, ne serait-ce qu’avec l’arrivée dans l’alignement du Basque bondissant Harinordoqui, la faillite de la mêlée française est plus critique d’autant que le forfait de Marconnet (voir par ailleurs) semble se préciser. Quant on sait ce que représente la mêlée anglaise à l’échelon mondial (bien en retrait des Blacks … et des Pumas), les reculades de samedi ne sont guère rassurantes, surtout en l’absence d’un huit capable de tirer les ballons du feu (Bonnaire par ailleurs indispensable peine quand sa mêlée recule).
Le second enseignement est plus encourageant. La France a pu voir qu’elle jouissait d’individualités susceptibles d’influer significativement sur le match. Passons le cas Chabal, arme de destruction massive sur les 25 dernières minutes. Betsen et Skrela furent mécaniques en défense. Rougerie tranchant en attaque.

L’apport des remplaçants (Szarzewski, Michalak, Chabal, encore) ajoutée aux joueurs laissés au repos devrait amener une concurrence intéressante sur certains postes (2e ligne, charnière et ailes notamment). Pour d’autres postes, classés zones sinistrées (piliers et 3e lignes) les choix (du pauvre) se feront naturellement. Le dernier enseignement est à n’en pas douter le plus rassurant. Sans ballon, les Bleux ont gagné. Simpliste, ce constat ne met pas moins en valeur l’efficacité offensive (malgré des échecs au pied) et surtout défensive des Bleus. Le match de samedi à Marseille devrait offrir un profil différent avec deux formations changées. Les Bleus, mieux rôdés physiquement, ne devrait faire qu’une bouchée des British…

A noter, enfin l’entreprise de démolition en règle administrée sur le pauvre (et néanmoins peu compétent) Cédric Baudou par un Jean Abeillou en pleine confiance. Chambrage ou acharnement ? A ce rythme là, on ne devrait pas tarder à le voir glisser sur TF1…

Marconnet : la fausse couche

Aujourd’hui, l’encadrement tricolore a poussé la méthode Coué jusqu’à coucher le nom de Sylvain Marconnet dans la liste définitive des trente sélectionnés pour le mondial, transmise à l’IRB. Pour autant, le pilier du Stade Français n’est pas assuré de participer à la Coupe du Monde. Loin s’en faut. Le sort du droitier sera officiellement scellé jeudi après un ultime examen. Mais, selon nos sources, le joueur lui-même aurait accepté l’idée que ce Mondial se ferait sans lui. Au jeu des pronostics, l’espoir s’accrocherait autour des 5%. Autant dire que la roue de secours catalane, Nicolas Mas, déjà dépêchée pour suppléer le Parisien lors des entraînements devrait être de la compétition. A moins que d’ici là, la positive attitude (celle de Bernie pas de Lorie ou Raffarin) ait convaincu le sort…

Coupe du monde de rugby, selection équipe de france: Pelous, le roi à deux bals

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« Je n’envisage pas de ne pas être titulaire. A vous écouter, je suis un intrus ici ! » Détrompe toi Fabien. A dire vrai, dans ce bal des remplaçants, tu as toute ta place. La liste des trente élus pour la Coupe du Monde tombée depuis près d’un mois, on pourrait s’attendre à ceux que médias, sélectionneurs et joueurs se projettent sur l’événement dans un seul et même élan vers la victoire. Force est de constater que l’osmose attendue s’est fait doubler, non pas par la sinistrose mais par le doute.

Pourtant les Blacks, invulnérables Goliaths, ont perdu. Sortez champagne et caviar, ce soir Bernie (Lapuerta) invite au Fouquet’s. L’ivresse nous fera rapidement oublier que trois semaines plus tôt, les Bleus étaient rentrés du pays du « Hairy man » et des « kiwis» la musette lourdée d’une bonne centaine de points. A l’occasion, seuls Chabal et Pape avait tenu le défi physique imposé par les déménageurs d’Iveco. Qui s’en souvient, sinon le Pape, sacrifié sur l'autel de la com, et qui en a perdu sa foi de travailleur opiniâtre.

Le bal des prétendantes

Seulement 21 des Bleus sélectionnés ont terminé la saison titulaires dans leur club. Laporte désirait des hommes en forme…reste à savoir de quoi ? Pelous, Michalak, Nyanga, De Villiers, Szarzewski n’étaient au mieux que remplaçants dans leurs clubs respectifs. Skrela et Beauxis, visiblement sollicités comme les deux premiers choix à l’ouverture par le VRP Madrange, ne sont que les deux et troisième du sobre et sage Galthié. Enfin, Marconnet et Traille se demandent encore à quoi peuvent ressembler un impact en mêlée ou une prise d’intervalle (oui Damien, un intervalle, on t’expliquera plus tard…) Alors ce XV de France, qu’il convient de couvrir lorsque le soleil l’abandonne, peut vite nouer un contrat de sponsoring avec Queshua. Dans ce bal des prétendus, les Coqs traînent l’image de ces bimbos des quartiers : maquillées pour cacher la misère, aguicheuse pour dissimuler leur faiblesse et finalement facile à retourner.

Un grabataire titulaire?

Indubitablement, les Bleus ont du pain sur la planche. Pelous le premier s’il veut pouvoir sérieusement prétendre à voir son nom couché sur la feuille de match du match d’ouverture face à l’Argentine. Son âge joue pour lui et nul doute que, s’il est un brin superstitieux, Laporte poussera l’hérésie jusqu'à cercler le bras du grand toulousain d'un brassard. Souvenez-vous : la dernière fois que le trophée Webb Ellis est sorti publiquement, c’était au poignet de deux seconde-ligne trentenaire : John Eales en 1999 et Martin Johnson en 2003.

Pour l’heure les dernières nouvelles ne sont pas rassurantes. Elles émanent de la bouche même du docteur Pelous dont le temps de jeu en 2007 touche au sublime. « Physiquement, je suis au niveau des autres» assure-t-il. Comprenez notre inquiétude.

Les interviews (presque) imaginaires du vestiaire

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Le demi d’ouverture du XV de France Frédéric Michalak nous accueille dans la salle télé de Marcoussis, où est projeté sur écran plat le making of des « Dieux du stade ».

QUESTION : Fred, vous voilà désormais enfermé pour quatre mois entre les murs de Marcoussis. Est-il vrai que certains joueurs ont déjà surnommé les lieux « Marcatraz » ?

FREDERIC MICHALAK : C’est un pilier argentin ? Vous savez, moi, le seul Marc que je connaisse, c’est Lièvremont. Et je ne l’ai pas encore vu ici. Son frère non plus, d’ailleurs. Sûrement un empêchement familial.

Q. : Cette « préparation commando » va-t-elle vous permettre d’insuffler un véritable esprit de groupe à l’équipe d’ici la Coupe du monde ?

F. M. : Je vous jure que ce n’est pas moi qui ai amené la boîte de G.I. Joe. Je ne joue plus au commando, sauf sur Playstation. C’est Clem’ (ndlr : Poitrenaud) qui les avait dans son sac quand on est arrivé ! Jo Maso lui a même confisqué le bazooka de son général Tomohawk parce qu’il s’amusait à canarder Rémy Martin au ptit dej’.

Q. : Pourquoi l’avoir choisi comme compagnon de chambre ?

F. M. : C’était lui ou Jean-Baptiste Poux. Clem’ prend moins de place dans le lit. Et il ronfle moins fort. En plus, comme ça, je suis sûr de pouvoir regarder « Plus belle la vie ». On est fans tous les deux.

Q. : C’est une nouvelle vie, justement, qui va s’ouvrir à vous la saison prochaine en Afrique du Sud. Pourquoi ce départ ?

F. M. : Je voulais jouer encore plus au sud, les hivers sont trop pluvieux à Toulouse. J’ai donc hésité entre Toulon et l’Afrique du Sud. Comme je n’avais jamais vu de kangourous, mon choix a été simple. Je préfère ne pas trop y penser, encore, pour mieux me focaliser sur l’échéance du mois d’août.

Q. : Mais la Coupe du monde commence en septembre !

F. M. : Oui mais août, c’est notre mois, avec Clem’, sur le calendrier des « Dieux ». J’ai hâte de voir la tête des potes et de Monsieur Laporte quand on l’aura affiché dans tous les W.-C. de Marcoussis.

Q. : Que vous inspire la nomination de ce dernier au poste de secrétaire d’Etat au sport ?

F. M. : J’ai été très surpris, je ne savais pas qu’il avait une formation de secrétaire. Il écrit vraiment mal quand il explique les tactiques de jeu au tableau. Je ne comprends jamais rien.

Q. : Est-ce que cela peut expliquer le fait que vous sembliez parfois perdu sur le terrain ?

F. M. : Rassurez-vous, je ne suis pas le seul. On n’a jamais osé lui dire à Monsieur Laporte. Quand il est énervé, il dit toujours qu’il va nous envoyer une semaine en stage avec les Blacks. On n’est pas fous, ils font flipper ces mecs avec leur danse bizarre.

Propos (presque) recueillis par Roger Secrétin

Coupe du monde de rugby – sélection Equipe de France : Le quizz de France

chabal.jpgVoilà, la sélection pour la prochaine coupe du Monde de rugby est tombée. Avec son lot de déçus, d'heureux, de malheureux,… Classique, en somme. Alors, pourquoi ne pas commenter cela, comme d'habitude…?
D'abord, les heureux, surprises d'une liste, qu'on attendait peu ou pas du tout. C'est le cas de Lionel Beauxis : jeune et talentueux, le néo Francilien a pourtant convaincu le nouveau secrétaire des strass de le sélectionner. Parfois brillant dans ses rentrées avec le Stade Français et l'équipe de France, il amènera sa fraîcheur dans le groupe France. En tout cas, il doit y en avoir un d'enrhumé par ce souffle nouveau, c'est Dimitar Yashvili, bien Pétole Âne sur ce coup-là… Autre surprise, la non sélection de Papé en 3e ligne, coupable d'avoir fait une année pourrie selon son sélectionneur. Déjà absent de laliste initiale, il a connu l'infâmie de n'être pas rappelé malgré son vécu, au « profit » de Thierry Dusautoir (dont on pensait qu'il ne servait qu'à entraîner Romain Mesnil). Pour le reste, on notera la présence de 4 ailiers aux profils différents. Dominici a réussi son pari, qui consistait à se servir de son club pour aller en équipe de France, Clerc a bonifié son coup de génie irlandais et Heymans et Rougerie sont certainement deux des hommes de la fin de saison du Top 14. Donc, logique, et on échappe aussi à Castaignède, à l'arrière comme à l'aile.
Les questions sont malgré tout nombreuses, pour ce groupe dont on ressent qu'il est moyennement préparé à l'événement, en terme d'expérience et de qualité. La charnière sera-t-elle prête pour les grands chocs ? Le XV de France sera-t-il assez athlétique face aux gros ? Rémy Martin est-il homosexuel ? Clément Poitrenaud a-t-il les épaules à l'arrière ? Poux en a-t-il ?
Enfin, comment ne pas se réjouir du spectaculaire Sébastien Charal (en photo) ? Auteur d'un « tuf » monumental en Nouvelle-Zélande, il est certainement le seul à rivaliser physiquement avec n'importe quel Black. Ce sera mon coup de coeur. Et le vôtre ? Donnez votre avis, et comme le dit le gros Gourdin, tout est bon à dire !
Gaëlle aux gros nib.

Les pruneaux sont cuits

Se retourner dans sa tombe
Ca n'a pas pu vous échapper, le plus grand club de l'histoire du rugby est devenu le plus petit.
Le SUA club phare (avec une ampoule grillée hélas) du Lot-et-Garonne descend dans les enfers de la proD2. Enfer, en effet. Car le club du vieux Ferrasse, du gros Dubroca et du petit Berbizier n'est pas au bout de ses peines. En division inférieure, ils se frotteront probablement à une charnière toulonnaise Gregan-Mehrtens, un paire assez méconnue s'il en est… On peut faire confiance au talent du seul Arnaud Marchois (surtout connu pour avoir chauffer les tribunes de Jean-Bouin) pour résister. Comment imaginer qu'un joueur comme Kelleher et d'autres, malgré la fréquentation Jet Set de son nouveau championnat, vienne s'emmerder dans ce qui s'appelait avant le groupe B. A suivre…
Coup de chapeau au management de Dubroca: après s'être débarassé de Christian Lanta (qui avait emmené le club en finale du championnat (du jamais vu depuis 1990) et en coupe d'europe), il a fait venir une improbale paire d'entraineurs en associant l'autiste Didier Faugeron à l'inexpérimenté Van der Liden. La communication n'est jamais passée avec les joueurs. Quand Daniel le magnifique a bien voulu s'en rendre compte, il ne restait au club agenais que des matchs couperets avant une éventuelle descente. C'est le moment que l'ancien talonneur de l'équipe de France a choisi pour virer la fine équipe. Autogestion, nouvel entraineur et Prod2 furent les derniers épisodes d'une histoire commencée en 1926.
Un chef-d'oeuvre…