JO d’hiver : Pinturault à l’eau

Ramènera-t-il autant de récompensesque que lors de toutes ses compétitions précédentes ? Que signifie bredouille ? L’inoubliable Denis Rey en serait jaloux.

Quand au début de l’année 2012, le rédacteur en chef du Vestiaire a commandé un papier Pinturault, le service ski s’est d’abord demandé de qui il parlait. En effet depuis la disparition accidentelle de J-B Grange, un immense plan social avait envoyé notre spécialiste poudre blanche réaliser des documentaires pour la nouvelle émission de Morandini sur NRJ12. Et puis hier soir alors que Xavier De Moulins faisait résonner ses douces cordes vocales dans toutes les chaumières, un nouveau texto a relancé l’intérêt pour ce fameux Pinturault, quelques semaines seulement après avoir célébré les premiers pas debout sur des skis de Marion Rolland.

Trois Crimes à Lille plus tard, notre spécialiste jetait un coup d’oeil sur la carrière de cet Alexis. Un jeune homme blond, de presque 22 ans, jamais passé chez Denisot, déjà abonné aux podiums, aux victoires et aux sorties de piste. Rien sur sa sexualité hormis que sa mère est norvégienne et son père s’appelle Claude. Pour un peu il nous rappellerait Grange. En un peu moins fragile, donc en beaucoup plus précoce et prometteur. Rien de sexuel là encore. A part ça, ils semblent dominer autant l’un que l’autre leur discipline, on mettrait même un s à disciplines pour Pinturault. La différence se situe sans doute dans la finition.

Quand Jean-Baptiste eut fini de bricoler ses épaules et autres genoux, il devint champion du monde et commença à collectionner les globes dont celui qui lui sert de tête, pas d’infos sur ceux de Yamina Benguigui cette fois. Alexis a choisi de juste lui emprunter sa faculté à ne pas finir les courses qu’il domine du globe et des épaules. On peut penser en prenant un peu moins de risques que lui qu’il ne remportera aucun titre majeur pour cette raison. Pourtant il est arrivé à Grange de finir les courses quand ça comptait, alors pourquoi pas Alexis ?

En plus en allant sur son site internet on découvre, outre qu’il est bien en chair que depuis 2009, son « la suite est en cours » n’a pas été actualisé. Il venait de devenir champion du monde junior, comme Fabrice Santoro, Guy Forget ou Julien Jeanpierre. On apprend aussi qu’il aime « tous les sports en général, passer du temps avec mes amis, mes proches et ma copine, lire, regarder des films ». Alexis aime la vie, la preuve : »Pour conclure je dirai qu’il n’y a rien de plus beau que de vivre ses passions… »

La légende Crétier : Jean-Luc à la rue

Au début on voulait faire un palmarès des meilleurs skieurs français mais on s’est vite rendu compte que ces 20 dernières années les membres de l’équipe de France avaient dû pas mal tricher pour obtenir leur troisième étoile voire la deuxième.

jlc

C’est à l’évidence un choix complètement dingue que d’envisager Crétier comme le meilleur skieur français de ces 20 dernières années. D’abord parce que le meilleur c’est Luc Alphand alors qu’il n’a jamais franchi la barrière du médiocre en compétition, sur ce point il est raccord avec les commentaires de Christophe Josse.  Mais se permettre de dominer autant le ski mondial, d’aller gagner le Dakar et de commenter sur France télé, avant et après la mort de Patrick Knaff, il fallait oser.

Crétier 1er, c’est même une perte totale de crédibilité car tout le monde sait bien que si dans l’imaginaire populaire il était avec Denis Rey le plus talentueux de tous, au delà même de son prénom un poil ringard, Jean-Luc n’était sur les pistes, c’est à dire dans la réalité, qu’un bien poussif skieur qui ne gagnait jamais et c’était bien normal.

Mais voilà, il a fallu qu’une nuit de février 1998 notre rédacteur en chef, encore puceau, quitte sa chambre d’internat en secret pour allumer la télé au fond du couloir. Il était à peu près 4 h du matin. Et soudain le dossard 3 s’est élancé, le son était baissé, aucun commentaire n’est venu salir la plus belle descente de l’histoire du ski. Piccard peut désormais lui adresser la parole, mais lui ne parlera plus à Alphand.

Et dire qu’il manque de se casser la gueule après 1’44 à la réception de l’ultime saut et juste avant l’arrivée à 1’47 sur une vilaine faute de carre. Ça doit vraiment exister ces conneries de Vendredi 13

 

Ski : Killy me softly

En 3076 alors que le ski n’existera plus les plus grands historiens se pencheront sur ces mondiaux 2013 et se demanderont si la vérité n’a pas été falsifiée. L’homme a-t-il vraiment marché sur la lune ? Ben Laden est-il à l’origine du 11 septembre ? Burtin entraînait-il la meilleure équipe de France de ski de tous les temps ?


Des milliers de tonnes d’archives seront fouillées et l’on recherchera des éléments qui attesteront que Burtin ait pu être un jour skieur de haut-niveau. Il faudra alors se rendre à l’évidence, Ghani Yalouz avait passé plus de temps en slip à faire des roulades que sur du tartan et pourtant. Nicolas Burtin, si vous répétez ce nom dans votre tête, mais pas trop fort pour ne pas incomoder Denis Rey, il finira sans doute par vous dire quelque chose. C’était ce fameux espoir du ski que l’on plaçait toujours, allez savoir pourquoi, en outsider au départ d’une descente. Peut-être parce qu’il lui a fallu moins de courses qu’à Jean Alesi pour remporter la sienne. Il fallait vraiment avoir du temps à perdre pour chausser 98 fois ses planches en 17 ans de carrière. Il fallait aussi que ses entraîneurs soient indulgents et la fédé pas très regardante. Il pourra toujours arguer qu’on a fait pareil avec Ian Piccard, mais Franck Burtin était sans doute moins connu. Depuis, les arrivées de Poisson, de Thessières et Marion Rolland avaient permis d’envoyer ce vilain palmarès aux chiottes de la postérité. Les plus mauvais skieurs de l’Histoire c’était devenu eux. Même Montillet, Crétier et Deneriaz ne s’étaient pas refusés un titre international, à part Denis Rey, certes. Depuis hier, Nicolas Burtin est peut-être de nouveau redevenu le plus nul, mais c’est avec lui que Marion Rolland a appris à tenir debout sur ses spatules.

Mondiaux de Ski : Le petit Chenal blanc

3291651660067458238.jpg

Il n’aimait pas le sport, ce dernier le lui rendait bien. Mais sa destination de naissance marqua durablement son destin. Le cirque blanc porta rarement aussi bien son nom.

Le slalom, c’était pas son truc, le super G encore moins, et que dire de la descente. Que foutait-il là ? Cette question taraudera longtemps ses proches qui souffaient en silence aux côtés de « ce pauvre Joël » et son slalom géant. Les années passent, il vieillit à vue d’oeil, sa carrière aussi : 8e, 21e, 22e et même 5e. Chenal connaît tous les honneurs jusqu’au slalom d’Alta Badia qu’il remporte. Un coup du sort terrible qu’il ne confirmera jamais. Ses jours sont comptés quand en 2006, le troisième Raich lui vole le titre olympique que même Vidal et Crétier sont parvenus à obtenir. L’affront est de taille. On ne lui dira pas, mais Montillet et Deneriaz aussi.

Mondiaux de ski : Chris de Nice

Ce qu’il y avait de mieux, chez Christophe Saioni, c’était sûrement sa femme.

Les juilletistes parisiens l’appellent encore Pascal quand ils le croisent en Moon Boots sur la Promenade des Anglais. Il leur répond parfois, en attendant les premières neiges du Mont Fabron, qu’Alberto Tomba prenait deux desserts à la cantine, qu’il n’a pas toujours été le faire-valoir du couple Saioni et que Christel est de toute façon partie au plus froid de l’été 2002.

Il passait alors plus de temps autour des pistes niçoises que sur les tire-fesses de Pra loup. Cette vie-là, en altitude, il ne l’avait pas vraiment choisie. Sans la négligence de ses parents, raconte Christophe le fantasque, il aurait peut-être même été « footballeur professionnel à l’OGC Nice ». Le Stade du Ray en pleure encore : il aurait fait avec Cyril Rool une sacrée paire de descendeurs.

La descente, ça n’était pourtant pas vraiment son truc. Le géant non plus, mais la concurrence de Vincent Millet et Ian Piccard lui assurait chaque année un podium aux championnats de France, entre deux opérations aux genoux. Impulsif, gaffeur, il retire sa barbichette du cirque blanc pour prendre en main Ingrid Jacquemot et ses copines. Elles courrent depuis toujours après le palmarès de leur conseiller, 12e, devant Daron Rahlves, de la troisième descente d’entraînement des championnats du monde 2001, et sur le podium, à Lillehamer. Deux ans après les JO.

Vancouver 2010, la légende JO :
Le père Foucras

N’allez pas croire que l’on vous parle du ski acrobatique aux Jeux de Nagano histoire d’écouler nos dernières légendes avant dimanche.

nano2

Sébastien Foucras a récolté en deux participations à Fort Boyard (172.670F) moins d’argent que Carole Merle n’en doit à ses parents.

Fierté du ski club des Yvelines, il passe sa première étoile sur les pentes de la colline d’Elancourt, entre la RD912 et la zone industrielle des Bruyères. L’hiver est rude, la soupe populaire. Sébastien Foucras, le poil naissant, abîme ses premiers Bic jetables sous la tôle gaufrée du jardin ouvrier familial. Il n’a pas 16 ans ni son BEPC, mais décide de rejoindre à Evian les pionniers tricolores de ce qui est encore appelé le ski artistique.

Le teigneux se fait très vite un nom parmi les quinze licenciés du pays. Comme tous les Français, il rate d’abord ses JO de Lillehammer mais décroche la Coupe du monde en 1996 avant qu’Alexis Blanc ne se brise les cervicales. Foucras tente par solidarité d’attenter à sa carrière et c’est sur un genou qu’il arrive à Nagano. Douzième et dernier des qualifs, il sort en finale deux sauts monstrueux couronnés d’argent.

Le miraculé de Noisy exhibe alors sa barbichette à toutes les émissions du service public. Déjà invité une fois à reluquer le décolleté d’Adeline Blondieau sur les cylindres de Fort Boyard, le père Foucras remet le couvert en 1998 avec Véronique Genest et Pierre Raschi. Fait prisonnier, il ne ressort que quatre ans plus tard pour allumer les Etoiles du Sport et reprendre la trésorerie du fan club de Jean-Marc Mormeck.

La Légende JO : Dessum chic

Ce jour-là, la sixième place de Nicolas Jean-Prost aurait dû alerter la DTN. Encore aurait-il fallu qu’il en existe une pour le saut à ski.

sky

Nous sommes le 22 janvier 1995. Depuis le lointain Japon, Nicolas Dessum se plante. Loin de lui l’envie d’imiter Sandra Laoura ou Karine Ruby, il est simplement le porte-drapeau de nombreux sportifs français. Sa première place à Sapporo, loin devant Janne sans Serge Ahonen, sur le grand tremplin, posa la question sur laquelle auront buté successivement Fontaine, Absalon, Estanguet, Martin, Poirée, Lincou ou Brandon Lee : dominer un sport majeur, ça sert à quoi ?

Chute libre

La réponse, il la donnera tout au long de sa carrière. Car à Sapporo, Dessum n’a que 18 ans. Cinquième de la Tournée des 4 Tremplins la même année, il rappellera au monde entier que Fabrice Guy, en son temps, sautait aussi avec succès, et que ça n’a empêché personne de l’oublier. Sa douzième place au classement général de la Coupe du Monde, un an après la quatorzième aux JO de Lillehammer et une deuxième chez les Juniors, annonçaient ces lendemains chantant dont le tennis tricolore est friand. Avec un BTS et une licence pro en six ans, Dessum est un digne héritier.

Jean-Baptiste engrange

krikri2

Denisot était trop occupé à recevoir un nageur qui n’a jamais rien gagné d’important et ne possède aucun record significatif pour se préoccuper d’un vrai champion français. Définition.

Il fut un temps où Le Vestiaire, qui ne sait pas vraiment manier l’ironie, inscrivit Denis Rey au panthéon des plus grand skieurs français. Ce même Denis Rey, quelque peu choqué par le clin d’oeil,  frôla la dépression. La question était posée : un champion est-il censé gagner ? Jean-Baptiste Grange fut tenté d’apporter la réponse et intégra aussi sec le Top 3 des meilleurs skieurs de l’Histoire tricolore. En 4 courses, le palmarès national ne connaissait plus que Killy et Alphand.

Notre spécialiste avait décelé dès son premier podium la saison dernière, l’éclosion certaine de la star qui se dissimulait derrière un simple skieur de combiné, modeste bronzé des mondiaux de ski, désormais ancien espoir. Comme une récompense, JB laissa s’envoler la coupe du monde de slalom lors de la dernière course.

Le veau et la grange

Le suspense est mince, cette année Grange terminera la saison avec le trophée de champion français de L’Equipe. Il pourrait même être champion du monde en février s’il décidait de finir ses courses et remportera également le classement général de la Coupe du monde. Grange n’est pas très loin de Crétier ou Piccard. Il est juste largement devant. Si Jean-Baptiste Grange n’est pas encore champion olympique, c’est à cause du temps. Alberto Tomba se soignait mieux, mais disparaîtra quand même des palmarès, pas Aamodt. Et Adrien Duvillard ?

S’il déclare avoir appris à gérer la pression médiatique, il ne connaît toujours pas l’adresse de la plaine Saint-Denis et a vaguement entendu parler du coiffeur de Chamoulaud, pas suffisant pour le dénoncer. Richard Gasquet attend la sortie de Dragon Ball evolution, d’où Petit Coeur sera absent, rien n’est indiqué sur Krilin (photo). Frédéric Michalak a vendu des hamburgers et des espoirs, mais désespoir. Salviac se retourne dans sa tombe : le petit Prince n’était donc qu’un bouquin, Direct 8 une chaîne de télévision, Lagrange un joueur du SUA ou du SCO.

Pendant ce temps-là, Stéphane Tissot.

Saut à ski : Un bon coup d’Eagle

Le-Vestiaire.net, entre la remise de ses trophées annuels et l’élection de sa marraine, reviendra cet hiver sur les grands noms du cirque blanc. Chemmy Alcott (pas mal, à droite) n’aurait, à ce qu’il paraît, pas toujours été l’égérie du ski britannique.

A une époque où Carole Merle et les combinaisons fluos ne faisaient pas encore rire, Eddie Edwards avait quand même trouvé le moyen de se faire remarquer : ses lunettes étaient plus larges que son masque de ski. Elles prenaient surtout la buée quand il se présentait en haut des tremplins, à l’aveuglette, et les chevilles en souffrance dans des chaussures trop grandes.

La Fédération britannique, qui n’avait personne d’autre à envoyer, lui accorde le droit à l’euthanasie aux JO de Calgary (1988). Il en sort miraculeusement indemne, mais derrière Didier Mollard. Le public lui pardonne et très vite les médias s’emparent du plâtrier de Cheltenham. Juan-Antonio Ca m’arrange, opportuniste, lui rend même hommage avant d’éteindre la flamme : « Pendant ces Jeux, certains compétiteurs ont remporté l’or, d’autres ont battu des records et l’un d’entre eux a volé comme un aigle. » La légende d’Eddie ‘The Eagle’ est en marche. Elle s’arrêtera aussi nette que la progression de son single dans le Top 50 britannique.

La Légende, Ski acrobatique : Le père Foucras

foucras.jpg

Sébastien Foucras a récolté en deux participations à Fort Boyard (172.670F) moins d'argent que Carole Merle n'en doit à ses parents.

Fierté du ski club des Yvelines, il passe sa première étoile sur les pentes de la colline d’Elancourt, entre la RD912 et la zone industrielle des Bruyères. L’hiver est rude, la soupe populaire. Sébastien Foucras, le poil naissant, abîme ses premiers Bic jetables sous la tôle gaufrée du jardin ouvrier familial. Il n’a pas 16 ans ni son BEPC, mais décide de rejoindre à Evian les pionniers tricolores de ce qui est encore appelé le ski artistique.

Le teigneux se fait très vite un nom parmi les quinze licenciés du pays. Comme tous les Français, il rate d’abord ses JO de Lillehammer mais décroche la Coupe du monde en 1996 avant qu’Alexis Blanc ne se brise les cervicales. Foucras tente par solidarité d’attenter à sa carrière et c’est sur un genou qu’il arrive à Nagano. Douzième et dernier des qualifs, il sort en finale deux sauts monstrueux couronnés d’argent.

Le miraculé de Noisy exhibe alors sa barbichette à toutes les émissions du service public. Déjà invité une fois à reluquer le décolleté d’Adeline Blondieau sur les cylindres de Fort Boyard, le père Foucras remet le couvert en 1998 avec Véronique Genest et Pierre Raschi. Fait prisonnier, il ne ressort que quatre ans plus tard pour allumer les Etoiles du Sport et reprendre la trésorerie du fan club de Jean-Marc Mormeck.

Ski, Coupe du monde : Grange en fait un foin

killy.jpg 

Entre Gasquet qui demande le droit de perdre et Thierry Clopeau qui croit toujours faire une bonne émission, tout le monde pensait que l'hiver allait être froid et long. Mais voilà, en France, il reste quelques pistes de ski. 

Une fois de plus, Le Vestiaire ne s'est pas trompé. Le 29 novembre dernier, notre spécialiste ski s'était rendu à Beaver Creek pour assister, comme il en a l'habitude, à une épreuve de la Coupe de monde, le super combiné. Le slalom débutait, et notre chroniqueur s'ennuyait au moins autant que Sergi Bruguera face à Thierry Champion au 2e tour de Roland Garros 93. Soudain, il fut sorti de sa torpeur par une situation assez cocasse, un Français, quasi-inconnu, venait au prix d'une course éblouissante de s'emparer de la seconde place finale.

Aussitôt, il avertit la rédaction en chef de notre site. Il affirma qu'il venait de voir naître le grand champion que nous attendions depuis Denis Rey (qui termina une jour quatrième d'une épreuve). Personne, dans le monde médiatique, ne fit une analyse similaire, et surtout n'osa aller plus loin qu'une simple brève de circonstance pour saluer un podium tricolore. Personne, sauf l'équipe du Vestiaire qui, grâce à sa connaissance parfaite du sport et sa grande expertise du ski, dès le 2 décembre dans un édito, décrivit sans détour le brillant avenir auquel se destinait Jean-Baptiste Grange. Le 17 décembre, nouveau coup d'éclat de ce dernier, il remporta Alta Badia et Le Vestiaire persista, en lui promettant la Coupe de monde de slalom.

St Jean-Baptiste

Début janvier, il enfourcha une porte dans la seconde manche à Adelboden. Un quotidien sportif, à l'image de toute la presse, s'empara de ce non-évènement, et fit preuve, une fois de plus, d'une incompétence magistrale en parlant de déception et soulignant l'inconstance du jeune homme. Le Vestiaire, par contre, avait repéré sa très belle première manche (10e) et savait qu'il regagnerait très rapidement. Ce qu'il fit hier à Wengen. Nous décidâmes alors d'aller encore plus loin dans notre édito, et d'évoquer pour la fin de saison, peut-être deux, voire trois globes de cristal si toutefois il s'aligne sur chaque course. Aujourd'hui Jean-Baptiste Grange a encore gagné et, pour la première fois, la presse sportive commence à se questionner sur un tel phénomène. Le Vestiaire, plus d'un mois avant tout le monde, avait dit qu'il dominerait la planète ski. Il le fait, et sauf à prendre Cavagnoud, ou Ian Picard pour modèle, continuera de le faire. Excellente nouvelle, à quelques mois à peine des JO d'été…