La Légende Brésil : Fred is dead

Allez savoir pourquoi, le 2 septembre 2008, le Vestiaire avait consacré Fred comme escroquerie du siècle de la ligue 1, Piquionne n’était que 2e. Une escroquerie du siècle, c’est du sabotage, du melon, le tout dans un grand club qui le présente comme une star. Six ans après en découvrant la composition de l’équipe du Brésil contre la Croatie on a eu comme un doute. Puis on a vu le match, c’était bien le même Fred, toujours nul à chier et capable d’escroquer cette fois un pays entier qui le prend pour une star. Souvenez-vous.

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 La Ligue 1 a souvent eu le chic d’attirer des noms glorieux, souvent survendus. Padovano avait l’excuse de l’âge, Adailton celle d’une réputation chez les espoirs. Pour Fred, l’histoire commence à l’été 2005, d’abord par un prix : 15 millions d’euros. Aulas ne le sait pas encore, c’est à peu près ce qu’il lui coûtera en Ligue des Champions les trois saisons suivantes. Pendant que sa femme fait son trou à Lyon, lui s’investit dans la médecine, entre blessures et nez cassés, mais jamais le sien. Dès que le niveau s’élève, qu’il n’a plus Sammy Traoré au marquage, l’avant lyonnais – comme l’appelle encore Aimé Jacquet – démontre son savoir-faire : plus une remise potable, des pertes de balle dans ses 30 mètres, un travail défensif qui rappelle la bande annonce de Fight Club et des choix judicieux. A côté de lui, même Djibrill Cissé passerait pour un apôtre du collectif.

Mais le benêt chevelu est malin, il sait se rendre indispensable aux yeux de son président, qui n’a peut-être pas compris que son départ l’est. Il a réussi sa première saison en championnat, avec 14 buts marqués. De quoi soigner sa réputation de buteur. Il s’y tient jusqu’à ce quart de finale à Milan, son premier chef d’oeuvre : priver le club d’un titre européen largement à portée, parce qu’on est un buteur qui ne marque pas. Premier doute, mais pas suffisant : Aulas veut le revendre cher et le croit encore bon.

Seconde saison, Fred se blesse mais garde son ratio avec 11 buts en 20 matches de L1. Il participe activement à l’hiver meurtrier 2006-2007 avant son second chef d’oeuvre, plus poétique que le premier, Lyon-Roma.  Il devient remplaçant de Benzema et se blesse. Le coup de génie arrive à son retour de blessure : il marque en Coupe de France puis en championnat, devient ami avec Benzema en lui faisant quelques passes et convainc Perrin que le petiot n’est pas si mauvais à gauche.

Le retour sur investissement tombe contre Manchester. Même s’il n’est pas titulaire, il offre l’égalisation à l’aller et plombe les chances lyonnaises au retour. Au passage, il arrive à passer de rumeurs qui l’envoient en Russie voire à Paris qu’il traitera de prolétaire, à une demande de prolongation de contrat, qu’il obtient. La suite on la connaît, des buts au Brésil dans un championnat tout pourri, puis des buts avec l’équipe du Brésil quand ça compte pas, puis la Coupe du monde. Du grand art. Et s’il se présentait à la présenter à la présidence des Etats-Unis ?

Lyon aurait pourtant dû s’en méfier. Quelques semaines avant son arrivée, le joueur avait failli signer au grand FC Nantes de Le Dizet et Roussillon.

Espagne : A Xavi à la mort

C’était le meilleur joueur de tous les temps.


Il est petit, pas très rapide, pas charismatique et quand il a commencé à jouer au foot c’était avec des Hollandais. Ça n’aide pas à avoir du charisme, d’ailleurs il n’en a pas, ce qui fait pourtant de lui un modèle de sex appeal pour Iniesta. Mais là n’est pas l’important : à une époque où son club formateur lui mettait des Hollandais partout pour lui apprendre à jouer au foot, il a quand même appris à jouer au foot.

Son premier match pro, il ne l’a joué qu’à 18 ans. Tous les prodiges du baby Barça qui jouent les matches amicaux de poules de Ligue des Champions pourraient le prendre de haut, pourtant aucun n’y pense. C’est peut-être pour ça que Guardiola ne l’a pas fait lui non plus, ou alors c’est parce que Xavi l’a foutu dehors en 2001. Mais là n’est toujours pas l’important.

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Xavi a gagné avec tous les entraîneurs. Sans insulte en catalan, il a joué avec Ronaldinho comme avec Rivaldo. Il n’a que rarement marqué les buts, il a fini par laisser Iniesta être le sauveur. Il a fait les mêmes passes à Ibrahimovic que celles qu’il faisait à Eto’o. Il n’a jamais changé de coupe de cheveux, il ne parle pas moins à la presse depuis que la fondation du Qatar sponsorise son club si différent. Il n’a sans doute jamais perdu un ballon, et sans être entraîneur, sans même un mot, il a vivement indiqué à Fabregas qu’il serait sans doute meilleur avant-centre, en tout cas qu’il ne serait pas meilleur que lui à son poste. Ce qui revient à conseiller à Wenger de changer de métier, la BNP et ses marketeurs recrutent n’importe qui.

Voilà le plus important : le Barça et l’Espagne n’ont pas gagné grâce à un style de jeu, ils ont gagné grâce à un joueur qui à lui seul est un style. L’équation est sous nos yeux : le Barça a une défense de merde, l’Espagne a une défense de merde, et pourtant les deux ont les meilleures défenses. Faut-il disserter jusqu’au Brésil 2014 pour y voir l’œuvre du plus grand cerveau de l’histoire du foot ? Sa science du déplacement, ses contrôles orientés, sa prise d’information, son jeu de passes courtes et longues, ses dribbles pivotants pour échapper au pressing, personne ne fait ça aussi bien. S’il se trouve que l’Espagne entière n’est pas nourrie aux steaks de clenbutérol, ça en devient même prodigieux.

Avec Xavi, tout est plus facile, surtout quand il fait des petits comme Iniesta ou Busquets. Busquets est-il aussi fort pour autant ? Rien ne permet de l’affirmer. On saura ça bientôt, Xavi a 32 ans. Comme tous les grands joueurs, il enterrera sa carrière et le succès de ses équipes le même jour. Ca n’empêchera pas les observateurs de continuer à affirmer que si le Barça gagne, c’est grâce à Messi : on a encore vu la Messi-dépendance avec le Barça en maillot rouge. Le jury du Ballon d’or est souverain.

Et puis, il y eut la Coupe du monde de trop.

Brésil 2014, Equipe de France : Zinedine aux aurores

Devant l’optimisme ambiant, et avant que Ribéry ne provoque un clash, il est plus que temps de mesurer le pedigree des nos onze futurs champions du monde. 

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Lloris : Il convient de rester juste : la 6e place de Tottenham et les 51 buts encaissés en 38 matchs ne sont pas entièrement de sa faute. Maintenant c’est vrai qu’à bien y repenser, qui se souvient d’un de ses arrêts en 2010 et en 2012 ?

Debuchy : Sur son flanc droit, il a trois manières de s’en sortir indemne contre les grandes nations : ne pas révéler qu’il joue à Newcastle, jouer comme un ailier parce qu’on dit qu’il est meilleur contre-attaquant que défenseur, ou laisser Sagna se démerder.

Varane : Dans toute l’histoire, la Coupe du Monde a-t-elle déjà tenu à un genou ? Elle lui a déjà coûté sa saison, hormis la finale de Ligue des Champions et France-Ukraine, ce qui est déjà mieux que Koscielny qui n’a qu’une Cup.

Sakho : Il est à peine plus titulaire à Liverpool qu’à Paris. Ca suffit pour jouer en bleu. Ca suffit pour gagner le Mondial ?

Evra : Il s’en sort toujours par une flou juridique. Il est pas bon mais il est capitaine à Manchester. Il était capitaine à Knysna mais Deschamps l’a eu à Monaco et les autres l’aiment bien. La faille des Français ce sont les latéraux mais Debuchy est à droite. Donc en fait on sait jamais rien sur lui à l’avance. A part qu’il est cramé.

Cabaye : Xavi lui enviera sans doute son statut de remplaçant en club : il sera frais.

Pogba : La pépite. Le phénomène. S’il réussit son Mondial, il découvrira peut-être les quarts de finale de C1 la saison prochaine, et des matchs contre des grandes équipes.

Matuidi : Il présente au moins l’avantage de ne pas jouer à la Juve. Et grâce à Cavani, il a pu se reposer depuis fin avril. S’il pouvait marquer des buts et couvrir Sakho, Evra et Debuchy, il serait l’homme parfait.

Valbuena : Le meilleur, et de loin. Il a déjà réussi son Mondial en empêchant Nasri de venir. Le reste, ce sera du bonus.

Benzema : Toute nation prétendant au titre a besoin d’un buteur de classe mondial à 0 but en 2 phases finales.

Ribéry : Si personne ne lui dit qu’il ne pourra pas gagner le Ballon d’or même en cas de victoire finale, ça peut passer. D’ailleurs il a déjà rempli une part de son contrat en déclarant forfait. La suite c’est le petit Griezmann qui s’en chargera et quoi qu’il advienne il ne méritera pas ça.

Pendant ce temps-là, juste au cas où, s’ils la gagnent, Ruffier aura droit de la toucher ?

La légende Brésil : Le petit prince du Raï

Les plus jeunes ne s’en souviendront pas, les plus vieux ont des problèmes rénaux mais en ce 12 décembre 1992, l’actualité n’est pas uniquement dominée par les colis de Sarajevo de Patrick de Carolis ou les anniversaires de Flaubert, Ozu, Sinatra ou Jennifer Connelly. C’est qui ce Ozu ?


60 000 Japonais qui ne connaissent absolument rien au foot assistent à la naissance du plus grand joueur de l’histoire. Et comme tous ceux de cette catégorie il est brésilien et comme tous ceux désignés comme tels par les recruteurs du PSG il a du souci à se faire. Mais pour l’instant tout va bien ou presque car il a déjà 27 ans et avant ce jour personne ne le connaît à part les recruteurs du PSG bien sûr. Parfois il faudrait faire fusiller Gérard Houiller mais là il y est pour rien.

Pourtant Raï est petit frère d’alcoolique et accessoirement meneur de jeu des Auriverde et du grand Sao Paulo où Cafu est attaquant. Ca lui fait une belle jambe. Ce 12 décembre il joue la finale de la Coupe intercontinentale et fait passer Stoichkov et Laudrup pour des chorégraphes de la nouvelle Star Academy. De la merde donc.

A la Moura la mort

Rarement un joueur n’atteindra ce niveau sur un match, on aurait peut-être dû lui dire qu’il restait des rencontres à disputer, le PSG peut se réjouir. Raï un tout petit peu moins. Il débarque au Parc des Princes 6 mois plus tard, pour une jolie saison d’adaptation. Suffisant pour que Valdo et Ginola lui ajoutent une ligne de champion de France sur son CV. Il fallait bien ça, parce que les 6 saisons suivantes le palmarès de Pouget n’aura rien à lui envier. A part peut-être une victoire contre le Rapid de Vienne et les 3 premiers matchs de la Coupe du monde 1994. Il est capitaine. En finale, 2 semaines plus tard capitaine Dunga soulève le trophée. De son banc, Raï est content pour ses coéquipiers sauf qu’il est pas entraîneur. En 6 ans il glanera pas moins d’une sélection supplémentaire. On dit merci qui ?

Raï s’en fout, il a été élu meilleur joueur de l’Histoire du PSG, tout le monde le détestait, il a fondé Gol de letra et depuis, la Coupe intercontinentale s’appelle Coupe du monde des clubs. Et Cafu a fini défenseur.

Basket : Money Parker (2/2)

Dans la première partie, vous avez pu vous rendre compte que Tony Parker est non seulement le plus riche mais aussi le plus grand joueur français de l’histoire. L’un des meilleurs européens et un bon Américain. Alors pourquoi serait-il plus l’égal d’un Mugsy Bogues ou d’un Grant Hill  que de Jordan, Spiderman ou Ken le survivant ? La réponse se situe dans son jeu et cette fois il ne s’agit pas de jeu sexuel. Voici la deuxième partie de notre enquête.

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Par Djelil Adjaho

Si l’on demandait à n’importe quel fan de NBA, équipé d’un cerveau, de citer les 20 meilleurs basketteurs de tous les temps ou de ces 30 dernières années, aucun ne donnerait le nom de Tony Parker. Pourtant les joueurs seraient nombreux à accepter de crever pour posséder trois bagouzes et un titre de MVP des finales comme Tony. A commencer par Shawn Kemp. Aujourd’hui les moins de 20 ans se torcheraient avec son image panini alors que les collégiens des années 90 auraient rêver de se doucher avec. J’ai bien dit doucher. Au final, comme on dit d‘Hakeem Olajuwon qu’il est l’un des meilleurs pivots, guère plus, on dira de Parker qu’il est l’un des 20 meilleurs meneurs voire des 10 ou mieux encore comme l’affirmeraient certains fous.

Alors pourquoi un basketteur aux performances aussi probantes finira-t-il dans les oubliettes du web ? La première explication se situe dans son placement sur le terrain. Car un meneur gagne rarement un trophée tout seul. Il a souvent besoin d’un arrière, un ailier ou un pivot dominant. La plupart des grands meneurs ont brillé parce qu’ils avaient de bon intérieurs : Magic- Jabbar, Parker- Duncan, Stockton- Malone… On pourrait citer plein d’autres exemples parfois contradictoires mais vous n’êtes sans doute pas venus pour qu’on vous fasse chier encore une fois avec Gary Payton, Jason Kidd et Chris Paul. D’ailleurs il y en a un qui a failli réussir tout seul c’est Allen Iverson, mais il était aussi arrière et avait de vilain tatouages. Du coup, c’est même souvent le pivot, avec son grand corps tout dégueulasse qui ramasse les lauriers juste parce qu’il marque, qu’il prend plus de rebonds et que la défense repose sur lui. Il sert le café avec ça ?

Mais si Parker n’aurait pas eu ce palmarès sans Duncan et Ginobili, son manque d’envergure n’est pas dû qu’à une simple histoire de position, nuptiale ou pas. S’il n’est une megastar que d’un côté de l’Atlantique ce n’est pas non plus qu’une question de goûts musicaux que ni Bryant, ni James ni même Iverson n’oseraient revendiquer. C’est son style qui est en cause, pas assez de tatouages certes mais un jeu un peu trop académique aussi en dehors de quelques pénétrations acrobatiques, on ne donnera pas de prénom cette fois. Pour le dire clairement on s’emmerderait presque à voire jouer Parker. Rien d’exceptionnel, pas de jump shots contestés, aucun fade away quant aux tirs ouverts c’est moitié moins que les plus gros craneurs NBA.

Lui-même le sait et jamais il n’a cherché à revendiquer un statut qui n’est pas le sien. Mais il faut quand même reconnaître que sans lui les Spurs ne seraient sans doute plus dans le top 4 de la ligue. Et même en Europe, il est en dessous de Pau Gasol, Dirk Nowitzki ou Juan-Carlos Navarro et pas qu’au niveau gabarit ou de l’originalité du nom.  Ils sont juste plus complets sans même avoir fait une seule fois la couv de Paris Match. Ils ont un jeu extérieur, à mi distance et au poste. Maintenant vous savez.

Il ne vous reste plus qu’à relire la première partie,  découvrir nos autres articles basket, ou Et lui à travailler ses tirs loin du cercle car à 31 ans il ne progressera plus.

 

Finales NBA : Money Parker (1/2)

La France est donc enfin devenue le meilleur fournisseur de basketteurs en Europe. Ca valait bien la peine d’attendre 10 ans pour se farcir Tony Parker matin, midi et soir et encore si on était Axelle on y aurait droit la nuit aussi et même dans les toilettes d’une boîte à la mode. L’histoire ne dit pas si on parle d’Axelle. Alors quelle est réellement la place de Tony Parker dans le sport français et mondial. Est-il l’égal des plus grands juste parce qu’il ramasse autant ou plus de pognon qu’eux ?  Que lui reste-t-il à accomplir à part un bon disque de rap ? Sa carrière est-elle terminée ?

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Une enquête de Djelil Adjaho.

Parker est-il l’égal de Zidane ? Ca dépend de quoi on parle. Côté gonzesses, en dehors des prostituées de rigueur, l’un ne serait capable de baiser que des vedettes locales de RNB, si ce n’est sa femme, quand l’autre n’a pas hésité à serrer américain. Côté sport, évidemment non. Zidane était le meilleur joueur du monde et a tout gagné. Parker n’est que le meilleur européen et un bon Américain. Côté business et merchandising c’est une autre histoire. Zidane fait grassement payer ses interviews, sert d’affiche publicitaire à tout ce qu’il peut même au Qatar mais ne s’est jamais compromis musicalement. A l’arrivée c’est un peu plus que le smic quand même. Parker,lui, se débrouille comme il peut : Kinder, Nike puis Peak, Renault sans parler des skateboards et bien-sûr les assos comme Zizou.

 Premier Français à gagner plus de 10 millions de dollars, Premier Français à sélectionné pour un All Star Game, premier Français champion NBA, premier Français MVP des finales, il serait aussi le premier Français à avoir culbuté Eva Longoria. Avec tout ça Tony Parker finira comme Pau Gasol ou Dirk Nowitzki au Hall of Fame en plus d’avoir choppé all of femmes.

Après, il faut se rendre à l’évidence, si en Europe son salaire et sa carrière font rêver, côté américain Tony Parker est loin d’avoir inventé le basket, on reparlera dans la seconde partie de mon enquête.  Mais vous pouvez jouer toutes vos économies sur pariermieux-gagnerplus.fr, je vous promets qu’il ne sera jamais MVP de saison régulière. Sauf bien-sûr si Lebron James, Kevin Durant, Carmelo Anthony, Dwight Howard  et Chris Paul montent dans le même avion dans les jours qui viennent, que le pilote de cet avion soit bourré, que dans le même temps son co-pilote soit en train de troncher une hotesse ou un stewart selon son orientation sexuelle et que cet avion se crashe. Mais pas de regret si ça ne se produit pas, car sur l’ensemble de sa carrière il n’a jamais été mentionné dans le All NBA first team (meilleur 5 de saison régulière) et c’est pas avec l’âge que ça va s’améliorer malgré tout son talent et son expérience.  De plus, si la France devait jouer les USA au Championnat du monde ou aux JO, on prendrait une bonne taule. Car même diminué comme des Espagnols leur collectif est supérieur. Mais on en reparlera dans la décénnie à venir. Puisque un jour notre équipe nationale ne parlera plus qu’américain. Espérons qu’ils éviteront l’effroyable accent du Massachusset.

Mais ne tirons pas sur l’ambulance friquée, il peut encore remporter quelques titres NBA avec San Antonio, briller au prochain mondial ou au prochain Euro s’il veut bien les jouer après il débarrassera les parquets pour faire place à la génération Batum. Alors que restera-t-il de Tony Parker en Europe qu’il aura dominé de la tête, des épaules et du portefeuille ?  1 ou 2 titres en Euroligue complèteraient parfaitement son palmarès. Mais l’Euroligue après la NBA, personne n’y croit, car les dollars chinois seraient plus confortables pour le dos. De plus, étant déjà propriétaire d’une franchise en France, on imagine parfaitement sa reconversion une fois sa carrière terminée. Il ne va quand même passer sa retraite à ouvrir des night-clubs de merde pour qu’ils ferment aussitot.   Comme quoi il ne suffit pas d’avoir du blé pour pour savoir le faire pousser.

En attendant la suite consacrée à son jeu, les trainings camp NBA ont ouvert, on peut déjà voir apparaître les nouvelles paires de basket. Business is business.

 
Retrouvez tous nos articles basket ici,dont la deuxième partie de l’enquête ici. Vous pouvez même twitter.

Roger Federer : « On m’a pris pour Annacone »

Ca aurait pu être à Melbourne, New York, Paris ou n’importe où ailleurs puisqu’il n’est plus capable de jouer à son niveau, mais c’est dans les faubourgs de Shanghaï  en octobre dernier que notre spécialiste tennis avait retrouvé Roger Federer tentant de vendre ses autographes aux petits fabricants de ses raquettes. Mais personne ne s’est laissé avoir par la contrefaçon. On s’est quand même laissé tenté par une contrefaçon d’interview.

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Le Vestiaire : Alors Roger, comment s’est passé cette semaine à Shanghaï ?

R. F. :  « Je ne comprends pas, une rumeur a circulé comme quoi Federer aurait perdu contre Gaël Monfils au deuxième tour. C’est parfaitement ridicule, jamais un truc comme ça n’aurait pu se produire. Du coup, dans la confusion plus personne ne m’adresse la parole. Même Mirka a préféré baiser avec Julien Benneteau. Heureusement ça fait toujours des jumeaux.

Les jumelles l’appellent papa ?

Je sais pas je n’ai plus la garde depuis que les services sociaux ont appris j’ai perdu contre Delbonis en demi à Hambourg (Roger a eu de la chance, ils ne savaient pas encore pour Gulbis NDLR).

Heureusement que personne n’est au courant pour Stakhovsky, Brands et Robredo alors

C’est qui les deux premiers ? Robredo je le connais, je lui ai mis 10 roustes du temps où il jouait encore. Il doit plus être tout jeune. Ca lui fait combien ?

31 ans…

Je pense que tout joueur de tennis devrait s’arrêter à 30 ans. Passé ce cap ça devient un peu pathétique. Sauf quand on reste au sommet comme Connors. A 35 ans, il atteignait encore les demies de Wimbledon et l’US Open.

Vous avez 32 ans et vous avez été viré au deuxième tour à Wimbledon et en huitièmes à l’US Open… (quelques mois plus tard il perdra en demi à Melbourne et en huitièmes à Roland).

Et donc ? D’une part je parlais pour des grands joueurs comme Federer par exemple qui a su s’arrêter de gagner à temps. D’autre part, Bjarne Riis a remporté son Tour de France au même âge en 1996. L’important c’est de prendre du plaisir. Après si c’est pour finir comme Sampras non merci.

Sampras a arrêté à 32 ans, à 31 il gagnait encore à Flushing… Vous venez de vous séparer de votre entraîneur Paul Annacone, qu’est ce qui n’a pas fonctionné ?

On m’avait dit que c’était l’entraîneur de Sampras et Federer, mais j’ai été roulé. J’ai à peine réussi à gagner Halle , vous imaginez…. J’ai vraiment l’air con maintenant. (Et encore, il a gagné Dubaï en 2014).

Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération Nadal, Djokovic,  Murray ou Del Potro ?

Je ne les connais pas encore bien. Mais tant que Federer sera là vous aurez du mal à les connaître vous aussi (il se dirige alors vers un court de tennis et commence à échanger quelques balles avec une Chinoise de 6 ans. 25 minutes plus tard le score affiche 6-1, 6-2. Roger revient vers nous). Vous voyez je suis loin d’être fini, je lui ai pris 3 jeux. On dit pourtant que c’est un prodige. (Richard Gasquet, envieux, était dans les gradins).

Et maintenant vous allez faire quoi ?

Je vais me regarder un petit DVD : « Shutter island« . Vous connaissez ? C’est l’histoire d’un flic qui mène l’enquête dans un asile et à la fin, on l’accuse d’être lui-même fou et de n’avoir jamais été flic. Pourtant il est flic, c’est pas possible de se prendre pour ce qu’on est pas.

Ben si justement c’est possible, il est fou et dans le deni.

C’est nul cette histoire, tant pis je regarderai « Sixième sens« .

Ah oui l’histoire d’un type qui ignore qu’il est mort.

Ah bon il est mort ? »

                            Propos presque recueillis par notre spécialiste tennis Titi Lardé

Roland-Garros : Gamelle Monfils 2

C’est un peu comme Gasquet : il aime donner des leçons de tennis au petit Andy, mais à la fin il le laisse gagner pour l’encourager à continuer.

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Puisque c’est la journée des enfants, Arnaud Clément s’est invité sur le plateau de Luyat. Il n’avait pas grand-chose à dire de spécial, alors il a simplement raconté qu’il avait vu Gaël Monfils s’entraîner. Et qu’il était bien, très bien même, relaché. Pour quelle sombre raison s’est-il senti obligé de dire ça ? Est-ce un coup de l’ATP ? Du grand lobby médiatico-politique ? La Fédération le manipule-t-il ? Etait-ce dans son contrat de capitaine de Coupe Davis ? Un capitaine de Coupe Davis a-t-il vraiment un contrat ?

On n’aura jamais les réponses. Clément pourra toujours se dire qu’au fond, il avait raison : prendre 6-0 dans une cinquème manche et dire « je ne sais pas encore ce qui s’est passé, je ne me sentais pas mal dans le cinquième set, j’ai eu un moment sans, c’est passé super vite », ça sort de la bouche de quelqu’un de très relâché.

Et avec le temps, Pioline a désormais suffisamment d’éléments pour savoir qu’avec Monfils, ce n’est pas pareil, ce n’est pas un relâchement des sphincters. La Monf est chez lui à Paris, tellement qu’au bout de tant d’années, il ne sait plus si son père s’appelle Rufin ou Nelson. Ca se passe toujours pareil : il est blessé avant, il vient sans se préparer, il gagne des matchs en cinq sets, il arrive en quarts ou en demies après un super match, et c’est à ce moment-là que ça se finit très mal. Il y a bien longtemps une taule contre Federer, plus récemment des taules contre Federer, et puis depuis deux ans il remonte deux sets pour chier un cinquième. Il est fun Gaël, on sait jamais quand il déconne et quand il est sérieux, même avec son coup droit.

Ca ne change donc pas grand chose à sa carrière, ni au papier daté du 28 mai 2013 que vous pouvez relire ici si vous voulez savoir qui est Daryl. Gaël Monfils est toujours le plus fort des joueurs français depuis Noah mais ça ne se saura probablement jamais. Si seulement Gasquet avait son talent. Le jeu, Tsonga n’en a rien à foutre, il a toujours le meilleur classement, les meilleurs résultats, et lui est pas obligé de jouer au poker ou de se faire appeler Sliderman pour mettre une Rolex. Monfils fait peut-être peur à Ferrer, mais il fait que des pubs de merde.

Pendant ce temps-là, à 27 ans Gaël est 28e mondial comme à 20 ans. Mais il paraît que Ferrer a toujours peur de l’affronter. Que de chemin parcouru.

Le palmarès des 10 : Jonny s’en va se faire

Qu’y a-t-il de plus con qu’un classement des ouvreurs de l’histoire ? Richard Escroc peut-être. Il y a quelques années alors que le rugby avait déserté depuis longtemps les pelouses françaises le Vestiaire avait dressé avec une extrême rigueur le classements des meilleurs 10 français de ces 25 dernières années. Lamaison l’avait emporté grâce à son Twickenham 99, sera-t-il assez fort pour déstabiliser Dan Carter dans le classement mondial de ces 20 dernières années ( on a mis 20 sinon on était obligé de faire gagner Grant Fox ou de classer Lynagh) ?


5. Dan Carter

Énorme surprise, ce classement risque de pas mal scandaliser mais nos palmarès comme leur nom l’indique se basent avant tout sur le palmarès puisque à un certain niveau tout le monde se vaut. Et lui il a rien gagné et fait aucune finale. Carter est certes un peu plus génial et complet que les autres, en tout cas que Michalak. En plus c’est quand il est sorti que  les Blacks ont pris l’eau en 2007. Alors on le classe quand même et il pourrait gagner des places s’il veut bien continuer encore 3 ans. Il y aura même peut-être encore la France en quarts et son Michalak de Carter.

4. Christophe Lamaison

Qui l’eut cru, Lamaison n’a toujours pas fini de payer les dégâts de 1999, le spectacle qu’on vous a déjà raconté 10 fois. Mais si vous n’êtes pas d’accord sortez-nous un match où un 10 a autant pesé, avec une équipe aussi forte en face, au cours d’une demi-finale. D’accord il a rien fait d’autre. D’accord il n’y aura évidemment aucun autre All-Black classé sinon on passerait encore plus pour des cons. A part ça c’est l’arbitre qui a surtout gagné en 2011 et un peu McCaw. Sacré Merhtens.

3. Rob Andrew

Ils vont pas nous mettre 2 Anglais dans les 3 premiers quand même ? Mais si. Comme ses collègues, à part Larkham et un peu Lamaison, Rob était un joueur magique. Avec ses pieds entendons-nous bien mais c’est ce qu’on attend d’un ouvreur en plus de faire des passes correctement, enfin mieux que Philippe Carbonneau pour être exact. Il a joué la finale 91, c’est-à-dire il y a plus de 20 ans, mais c’est pas vraiment Lynagh qui l’a gagnée.

2. Stephen Larkham

Ce Larkham n’a jamais été très beau à voir jouer, ni très efficace mais si on l’a laissé à ce poste en d’autres circonstances qu’un entraînement c’est qu’il devait apporter quelque chose. Mais quoi ? On veut bien le mettre 1er si on nous explique.

1.Jonny Wilkinson

Même si personne n’aime Wilkinson il est difficile de ne pas fermer sa gueule devant son palmarès. On peut même lui pardonner de ne pas trop savoir courir. Avec un autre pack il aurait peut-être gagné quand même, son pack avec un autre Wilkinson sans doute pas. Désolé Dan, mais Jonny aussi a été blessé.

Blanc : Paris coule dans Cévennes

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Timide, modeste, maladroit parfois, c’est un entraîneur touchant qui vient encore de se planter mais cette fois PSG. Portrait d’un Cévenol presque authentique, tout simplement. On ne vous aurait pas prévenu par hasard ?

On l’avait quitté moniteur de colonie de vacances ridiculisé par la bande de racailles qu’il avait invitée pour l’occasion. Après sa formation de Buddha Blanc à Bordeaux puis son bref passage dans la téléréalité de Clairefontaine : « Le Grand Requin Blanc » à Clairefontaine il est de retour comme 19ème choix pour succéder à Ancelotti. Voici pourquoi il est toujours l’homme de la situation, mais pas encore de celle-là. Et Sophia Aram ?

Un palmarès d’entraîneur. Il faut d’abord avoir fait ses preuves, mais pas trop. Ainsi, Domenech avait un titre en D2, Blanc en a toujours un en Ligue 1.

Un découvreur de talent. Yoann Gourcuff, c’est lui. Debuchy milieu droit contre l’Espagne en quart de l’Euro, devant Réveillère et à côté de Malouda, c’est lui aussi. Nasri et Ménez sur le banc mais qui rentrent quand même, c’est toujours lui.

Un sens tactique. Debuchy, Réveillère et Malouda c’était une vanne. Blanc qui les associe à deux jours du quarts alors qu’il avait deux ans pour travailler l’Espagne, juste parce que le vestiaire a explosé après France-Suède, c’est pas une vanne.

Une image. Ray aimait se faire affubler du doux surnom de boucher sur le terrain. Lolo est au contraire le roi du fair-play, incapable du moindre geste déplacé, déplacée comme aurait pu l’être une mâchoire croate un soir de 1998.

Un caractère apaisant et réfléchi. Laurent Blanc, c’est le calme incarné, la lucidité habitée. Un homme toujours capable de prendre la bonne décision au bon moment. Pragmatique, il a su arrêter les Bleus à temps en l’an 2000. Jamais il n’aurait été ridiculisé par Crespo un soir de 1999. Lucide et désintéressé, il l’a été suffisamment pour faire le choix de l’ambition, lorsque Naples a requis ses services. Maradona, la coke et les titres étaient bien sûr partis, mais pas le tiroir-caisse.

Le don de soi. Des choix, il a toujours su en faire, sans pour autant ne penser qu’à sa gueule. Car avec lui, la hiérarchie ne sera jamais réduite au rôle de pantin désarticulé. Le stoppeur international n’était pas du genre à dézoner en pleine prolongation de huitième de finale de Coupe du monde. Aucune chance, donc, d’être débordé par son ego, quitte à rejoindre Manchester United à 36 ans. Une saison à Barcelone, ça ne fait jamais assez sur un CV.

Le talent. Blanc, numéro 5 dans le dos, n’avait aucune chance non plus d’être débordé par Kostadinov un soir de 1993. De toute façon il était surtout réputé pour défendre sans tacler, les deux mètres de retard, ça ne pouvait pas être lui, il jouait à Saint-Etienne quand même. Mais ce n’est pas grave, Blanc était reconnu pour ses qualités de buteur. La défense, ça attendra 1996 et son premier vrai club. Il n’a que 31 ans. Sa carrière commence, la retraite n’est plus très loin, Bernès non plus, les interviews pour se remettre dans le circuit encore moins. Les petites vacheries médiatiques ? Un Président est au-dessus de ça.

La communication. Le dernier élément qui a fait pencher la décision, c’est sa maîtrise de la psychologie, facilitée par son humanité. Quand il indique la direction de la porte à Micoud, il n’y a qu’une seule issue. Quand il prépare mentalement son équipe, elle perd rarement six places de championnat, une Coupe de la Ligue et une Ligue des champions en trois mois. Et si jamais ça devait arriver, tout ne serait pas forcément de la faute des joueurs. Gasset, il peut quand même pas y échapper à chaque fois.

Puis il y eut le chef d’oeuvre du match retour contre Chelsea, une équipe de quadragénaire impotents entraînée par un génie devenu fou furieux. Mais en face c’était Blanc et les grands moments c’est pas son truc.

Chabal : C’était le plus grand des Enfoirés

Tout le monde continue à l’appeler le sportif préféré des Français alors que plus personne ne sait qui il est. Ca ne risque pas de changer maintenant qu’il prend sa retraite sans n’avoir jamais vraiment cotisé même un coup de poing dans la gueule d’un Agenais ça ne file pas de point. En plus c’était même pas Dubroca.

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 Il ne faut pas être injuste avec le sportif préféré des Français. S’il n’a rien gagné sur le terrain, il a beaucoup gagné en dehors. L’important pour un champion n’est-il pas de gagner avant tout ?

Personne n’a pensé à le surnommer le tiroir-caisse, la Banque de France ou la tirelire sauvage car Fabrice Santoro et Guy Forget  n’apprécieraient pas l’usurpation d’identité. Ce n’est pas très grave, l’anesthésiste lui va très bien. N’a-t-il pas réussi à endormir les médias et une bonne partie de l’hexagone sans même leur rentrer dedans. Il a aussi réussi à reveiller son conseiller financier. Mais tout n’était pas joué d’avance.

Il était une fois un  joueur brutal, assez médiocre, invisible aux yeux de tous. L’indifférence était telle que même le club de Stéphane Ougier n’en voulait pas. Tout le monde connaît la suite, une barbe mal taillée et des cheveux pas trop crados, par rapport à Cavenaghi évidemment, vont suffire à changer sa vie.

Poivre et Sale

Il va alors devenir un joueur brutal, assez médiocre, mais charismatique. Une posture qui va vite émouvoir ses compatriotes toujours prêts à filer des biftons aux clochards. Chabal devient incontournable, même pour Bernard Laporte qui n’en voulait pas pour des raisons très personnelles. Le fait que Chabal soit nul à chaque fois qu’il porte un maillot bleu n’entrait évidemment pas en ligne de compte. Mais Chabal n’est pas nul, il va le prouver. Il va démonter Ali Williams d’abord, quelques Namibiens ensuite. D’aucuns se souviennent de sa prestation face aux Blacks en quarts. D’aucuns ne se souviennent pas qu’il n’était pas titulaire et qu’il n’est entré qu’à la 52e minute. Un hasard évidemment, mais un hasard suffisant pour se vanter de changer souvent de secrétaire sur scène avec ses nouveaux amis millionnaires, aussi à l’aise que Marc Cecillon dans une réunion Tupperware.

Maso et Masoe

Qu’il soit nul importe peu, car s’il était bon, il serait obligé de jouer dans un club qui vise le Brennus et pourrait ainsi manquer de temps pour honorer ses contrats publicitaires. Un peu réducteur, pourrait-on objecter, et on n’aurait pas forcément tort puisque Caveman a aussi ses propres hobbies, Orange Sport , les séances photos de mode dans Paris Match et entrer au Musée Grévin en particulier. Et puis après tout si ce n’était qu’une question de fric pourquoi aurait-il rejoint le Metro Racing ? En effet, le challenge sportif était le critère principal, puisqu’il lui a permis d’assister aux voeux du Conseil général des Hauts de Seine en présence de Jean Sarkozy. Mais n’allez pas croire que Seb a cédé aux sirènes du show business ou qu’il est bête à manger la pelouse : il est juste très bien conseillé. Sinon comment aurait-il pu avoir l’idée d’utiliser Twitter pour annoncer qu’il préfère rester chez lui plutôt que se déplacer en Ecosse au risque de manquer un gros contrat, ou de raconter des conneries plus grosses que lui dans un bouquin. Communication sauvage disait Jo Maso. Sauvage ?

« Normalement, un sportif est reconnu quand il gagne un trophée, un titre, une compétition, une médaille… quelque chose, quoi ! Moi, je n’ai rien de tout cela. » Sébastien Chabal

Coupe de France, Rennes : Attention Danzé

Peut-on devenir un grand club quand le parking du stade est celui du Flunch qui jouxte un Leclerc ?

C’était il y a 25 ans à peine, la saison 90-91 aurait dû être la dernière du Stade Rennais. Pas seulement à cause de leur entraîneur dont le nom Kéruzoré faisait faire des cauchemars aux aux débutants de district, mais surtout à cause de leur 20ème et dernière place qui signifiait alors descente en division 2. Mais le foot était ainsi fait que les dirigeants faisaient parfois de regrettables erreurs de jugement et se retrouvaient à confondre leur dernière bagnole avec le compte courant associé du club. La moitié du championnat pouvait se retrouver en D2 juste à cause d’un manque d’éducation financière. Courbis y ajoutait parfois quelques décharges de chevrotines dans son derrière. Rennes attendra donc un an de plus pour enfin descendre après un joli 4-1 encaissé contre Strasbourg en barrages. L’équipe était horrible, pour ne parler que de Baltazar et Delamontagne. La moustache de Didier Notheaux n’a rien pu faire. C’est sur ce champ de ruine que va se bâtir le nouveau Stade Rennais espérant éloigner à tout jamais cette malédiction qui vous oblige à voir Pandurovic plonger chaque week-end de la même façon.

T’as le look Ekoko

Lorsque le beau-père de Salma Hayek décide de prendre sa retraite route de Lorient, il sait que ses vieux jours passeront par un peu de déchets. Ils leur donnera de jolis noms : Frei, Lucas, Turdo, Luis Fabiano qui aurait finalement pu rapporter un peu de pognon et même Gourcuff qui bénéficiera du gentil piston de papa pour intégrer la maison Pinault. Ca se reproduit ces bêtes-là. 10 ans après, en novembre 2008, c’est l’aboutissement d’une génération : Paris se déplace à Rennes et perd le choc. Rennes est deuxième, aux portes de l’histoire. Deux nuls plus tard la Bretagne est rassurée. 6 mois plus tard la France l’est à son tour.  Rennes arrache la 7e place finale en encaissant 4 buts de plus que l’OM au Vélodrome. L’ambition est née, elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Boulogne va le comprendre en août 2009. 3-0, le Stade est 2e, encore. Cette fois, les Rennais ont retenu la leçon : il faut être régulier.

Ils vont l’être : le 28 août 2010, ils retrouvent cette deuxième place qui leur appartient presque. Pour la première fois Rennes pense clairement au titre de champion de France. Si le championnat s’était arrêté en octobre cette année là, il l’aurait même été. Montano est inarrêtable, Brahimi le nouveau Zidane, Marveaux le Malouda du riche. Le premier s’arrêtera finalement, le second se blessera, le troisième aussi avant de signer à Newcastle. Alors en mars, pour ceux qui n’auraient pas encore compris la différence entre une grande équipe et une moyenne, L’Equipe se demande si la Ligue des Champions est déjà venue en Bretagne. Une superbe série de neuf matches sans victoire débute alors. Le dixième est le bon et assure la 5e place ou presque. Il restait deux défaites à jouer : 6ème. La saison reste belle et le monde ne s’arrête pas de tourner. A quoi bon déclencher une crise ou s’en prendre déjà à Antonetti ? Jérôme Leroy est toujours un esthète, Kembo ressemble encore à Will I am et Féret menace de signer quatre ans. Effectivement certains esprits mal tournés pourraient voir une corrélation entre les résultats et le nom des joueurs.

Le Guen a dû

Car ce n’est pas que Rennes n’aime pas le haut niveau, c’est qu’il ne le connaît pas. Même plongé en Europa League, Rennes hésite. Marquer deux buts à l’Udinese ? Un seul suffit pour perdre 2-1. Dans Atletico Madrid il y a Madrid ? Juanfran égalise à la 86e. Le Celtic Glasgow c’est différent, ils ont dominé l’aller. Mais au retour non. Deux Rennais n’étaient donc pas de trop pour suivre le centreur écossais, sinon comment le buteur aurait été seul dans l’axe ? Peu importe le score était déjà de 2-1. M’Vila n’a pas eu à regretter son expulsion.

Pendant ce temps-là, qui a oublié la mémorable finale de Coupe de France 2009 ? La Bretagne monte à Paris, Bocanegra offre la Coupe à Rennes. Mais pour une fois l’arbitre a laissé jouer au delà de la 70ème minute. Eduardo s’est chargé du reste. La Coupe passera bien par Rennes, mais dans la voiture de Le Graët qui la ramène à Guingamp. Finalement rien n’a changé.

Bayern-Real : Pep enlève sa Jupp

Le Vestiaire avait tout dit le 27 août, après une Supercoupe d’Allemagne, et c’est à lire ici. Un bémol : on émettait des doutes sur Thiago Alcantara, mais on ne saura jamais son vrai niveau, il était blessé le jour J. Zut alors.

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C’est l’histoire d’un Allemand qui a tout pour annexer l’Autriche et beaucoup plus, pour un bon paquet d’années. Il est puissant, ambitieux, fédérateur, et personne ne trouve la solution pour l’empêcher de s’en prendre à la veuve et l’orphelin quand ça lui chante. C’est magnifiquement terrifiant. On croirait à une histoire vraie. Mais si l’histoire était vraie, cet Allemand se serait-il choisi un mentor catalan le lendemain de l’annexion de la Catalogne ?

Pour reformuler, Heynckes avait trouvé la solution ultime pour annihiler définitivement le Barça, et après le titre européen le Bayern a décidé d’appeler à la rescousse le concepteur du Barça. Trop de jeu vertical à une touche de balle risquait d’écoeurer tous les adversaires, il fallait de toute urgence redonner une bonne centaine de passes avant de frapper pour laisser sa chance à tout le monde, sauf en Bundesliga évidemment. Putain de socialisme.

Sorti de ces considérations tactiques, à quoi reconnaît-on un grand manager ? Comme les grands joueurs, il est là dans les grands rendez-vous. Guardiola n’en avait qu’un cette saison, les demies, puisque Dortmund n’était pas vraiment un concurrent et qu’ils n’ont joué que des Anglais en C1 avant les demies. Sa saison se résume donc à ces deux demi-finales, ça fait 5-0 pour le Real, ce qui ne lui était jamais arrivé avec le Barça. Pep est donc un entraîneur comme un autre, et son équipe une équipe comme une autre. Quand elle prend trois buts un match sur deux pendant deux mois, contre des nuls, elle continue d’en prendre contre les grandes équipes. Et lécher un kaiser, même s’il s’appelle Franck, ne le rend pas meilleur au retour qu’à l’aller. Müller et Javi Martinez auraient bien aimé être aussi nuls si ça leur avait permis de jouer tous les matchs à eux aussi.

Pendant ce temps-là, Ancelotti n’aurait jamais dû quitter le PSG. Il doit bien regretter Ibra aujourd’hui, bien fait.

Liège-B.-Liège : Gilbert bécots

C’était un plaidoyer vivant contre le dopage, c’est devenu un plaidoyer mort, pourtant Liège-Bastogne-Liège existe encore, plus Francky. Tonton Jean-Luc espèrait que Fifi Gilbert lui succèderait, on ne lui souhaite toujours pas. Hélas, il a déjà fait mieux

Avril 1999. C’est la première année du renouveau, oubliée l’affaire Festina, le cyclisme a changé de visage. Il porte celui de Franck Vandenbroucke, un jeune belge péroxydé comme la plupart des cyclistes surdoués, et qui malgré deux chutes au Tour des Flandres a fini deuxième. Entre temps, le vélo est devenu une science exacte : il est favori, il va gagner et il annonce même comment. Par un démarrage dans la côte de Saint-Nicolas à 700 m du sommet. « C’est là que je vais attaquer dimanche et pas ailleurs. » Un peu d’arrogance n’a jamais tué personne.

Le bouffon de Liège

Pourtant, tout ne se passe pas comme prévu. Comme la plupart des cyclistes surdoués Franck ne sait pas lire et notamment les panneaux. Alors que Bartoli prend vingt mètres d’avance dans la Redoute, il décide d’attaquer et dépose le brave Michele, mais au bout de 30 secondes il stoppe son effort car Saint-Nicolas c’est un peu plus loin comme le lui indique son directeur sportif. Mais il oublie de lui dire que le dopage est interdit. La même erreur qu’avec Rinero l’année d’avant. Une pause de dix minutes sur le bord de la route et voilà que les poursuivants sont déjà là. La course arrive enfin dans la côte de Saint-Nicolas, comme promis VDB démarre à 700 m du sommet. 53×16 sur un dénivelé de 11%, Pantani a laissé une descendance.  « Je l’ai laissé prendre dix à quinze mètres exprès et je suis revenu sur lui seul pour l’attaquer là où je l’avais dit soit à 5,3km de l’arrivée. Rien ne pouvait plus m’arrêter. » Rien ou presque. Francky avait tout prévu sauf les descentes de police, les hôpitaux psychiatriques, les overdoses, les tentatives de suicides, et les hôtels sénégalais.

Pendant ce temps-là, papa Jean-Jacques joue au jeu des sept erreurs : « Deux gars qui assument leur statut au sommet de leur sport, deux Wallons qui plus est, cela fait du bien… Deux caractères d’une extrême gentillesse aussi, abordables. » Gilbert l’avait annoncé, il a gagné. Et aux mondiaux ?

Souvenir : Gevrise Rain man

A l’occasion des championnats de France d’Europe 2014, le Vestiaire se souvient de ceux qui ne sont  plus capables sans pour autant connaître la curatelle. Aujourd’hui Gévrise aux mondiaux 2011

 

Si on les avait laissé faire, ils auraient probablement commis un des plus beaux génocides de ces dernières années.

Pour Kim, c’était facile, il est Coréen. Un judoka coréen, c’est un Japonais en colère. On le comprend, son pays n’a pas vu naître le judo. Alors, il a fait contre mauvaise fortune bon coeur. Arracher celui d’un Monténégrin au couteau, faire un noeud avec son estomac à l’aide de sa ceinture et d’un bout de sa veste de kimono avant de lui avaler la langue. Auparavant, il avait opéré à vif le tibia de Loïc Pietri, la nouvelle vedette du judo champagne. Loïc pouvait-il vraiment en vouloir à Kim d’être aussi violent et de ne pas se laisser berner par ses ura nage de junior ? Loïc pouvait-il en vouloir au tueur à gage gominé de Canal de venir le traquer jusque dans les égouts de Bercy pour vérifier s’il allait vraiment perdre l’usage de sa jambe ?

C’était plutot sympa par rapport à l’interrogatoire en bonne et due forme  infligé ce matin à Larbi Benboudaoud. L’ avocat fébrile de la jeune Clarisse Agbegnenou condamnée à mort par Thierry Rey, qui pour une fois s’était réveillé avant 16h. Alain Schmitt n’a pas echappé au massacre à l’issue du combat le plus nul de l’histoire du judo proposé avec son accolyte brésilien et un arbitre débutant invité pour l’occasion :  » En sensation c’est-à-dire que en fait » Il a eu de la chance. Après de telles explications, le destin aurait pu choisir la main de Gévrise Emane pour procéder aux ultimes outrages, mais cette fois elle avait mieux à faire.

Piétri de talent

Sa mission du jour consistait à tuer une à une tout ce qui ressemblait à un être humain de sexe féminin de  -63kg. Elle s’est exécuté et elle a exécuté, même la Japonaise au physique discutable de la finale. Il n’y avait pas besoin de voir plus de quinze secondes de son premier combat pour comprendre qu’elle finirait par faire la bise à Valérie Pecresse vers 17h20. Sang froid, maîtrise, Ipon Seoi des ingrédients suffisants pour faire déguster ses bons petits plats sans assaisonnement et elle n’a même pas gardé secrète la recette : émincer une Tchadienne, hacher une Cubaine avant de dégorger une Hollandaise.  Sa connaissance de la cuisine internationale pourrait même lui permettre de s’associer avec un restaurateur coréen.

Pendant ce temps-là, Riner s’est trompé de jour pour venir chercher sa médaille.

Real-Bayern : Bale et le clochard

Si vous n’étiez pas encore abonné à Canal+ hier soir, qu’allez vous retenir de ce match visionné en saccadé sur streaming qui ne vous permettait même pas de voir que Pierre Menes occupait trois sièges de Santiago Bernabeu.

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Vous retiendrez simplement ce qu’un copain qui s’y connaît vaguement en foot vous a raconté. Ou alors les conneries que vous lirez sur Marca ou sur lequipe.fr. En gros que Madrid a su être costaud, ou que le Bayern a raté pas mal d’occases malgré un pressing et une maîtrise impressionnante comme un contournement de la ligne Maginot. Et le pire c’est que pour une fois ces analyses ne sont pas complètement fausses. Mais qui vous dira que Guardiola a tué le Bayern en le faisant jouer à la passe à 10 et qu’avant, des occas, à coups de contres et d’attaques rapides, ils en auraient eu beaucoup plus, Rafinha n’aurait pas joué 12 minutes et Mazinho ne serait resté qu’un sourire crétin à côté de Bebeto.

Et surprise, le Real a été tout pourri sans être Arsenal quand même. Jouer plus bas aurait été difficile, ressortir impossible. Di Maria est redevenu Di Maria, CR n’est pas redevenu CR et Benzema a une pastèque grosse comme la nullité de Pepe mais en même temps il a des stats que Ibrahimovic n’aura jamais que sur PES. Isco y est pour rien il est beau mais le haut-niveau c’est pas son truc. Avec tout ça le compte de vannes n’y est pas. Alors voici un extrait de l’article lèche sur Giroud qui permet à lequipe.fr d’héberger de la pub moyennant le PIB du Nigeria. De toutes façons ils en auront pas besoin.

Le titre c’est « J’ai la faiblesse de penser que je suis élégant« .  Et qu’il est nul à chier ?  : «  Belle gueule, gabarit de star avec ses 192 cm, Olivier Giroud est taillé pour les podiums. Le visage du parfum Boss Bottled est beau et il le sait. Il en joue même peut-être un peu, mais avec assez de retenue pour ne pas laisser croire qu’il se la raconte. Confidences. » Voilà, de là à penser qu’en plus il est idiot serait probablement aller vite en besogne. On avait aussi en stock le truc sur Jeremy Menez  où soi-disant, il serait moins con qu’il en a l’air.
Pendant ce temps-là tout le monde se demande si Muller a couché avec les Allemands pour que Guardiola le respecte aussi peu. En tout cas il  ressemble sans doute un peu trop aux artistes de Guernica au goût d’un républicain aussi catalan soit-il.

 

Atletico-Chelsea : José aux moines

Mourinho avait décidé qu’il y aurait 0-0, Simeone n’a rien trouvé à redire.

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Il est vraiment le Special One. Avec lui, on ne sait jamais si c’est pour faire chier les diffuseurs, les adversaires, les spectateurs, ses propres dirigeants ou le duo Anderson-Pires qui prépare ses infâmes compliments avec Ruiz, mais il choisit toujours la manière la plus dégueulasse d’arriver à ses fins. Depuis une décennie, la mode est aux joueurs techniques : d’abord la possession barcelonaise, puis les attaques éclairs allemandes qui soixante-dix ans plus tard ont refait leur preuve. Mourinho n’aime pas faire comme les autres, alors il s’est fixé un double objectif : faire l’inverse, et détruire le jeu adverse.

Cela a permis de révéler de nombreuses facettes inconnues des adversaires du Mou. Les failles du Barça de Guardiola étaient son recrutement. Le PSG de Blanc, c’était Blanc. Pour l’Atletico, qui n’avait de bon qu’une très récente réputation, il était temps qu’il s’en charge. 90 minutes ont suffi. Leur laisser la balle était la clé évidemment. Le Barça ne pouvait pas le faire, c’était pourtant la solution. Mourinho a dû tellement insister que ses joueurs ont dégagé à tout-va pour leur rendre un maximum de ballons et attendre dans leurs 20m, histoire d’être le moins en danger possible. On se rend compte de choses dans ces cas-là : Diego Costa, par exemple, il est pas bon.

Alors évidemment, on peut toujours regretter que Torres n’ait pas eu de munitions, que Willian ait été trop seul à jouer vers l’avant, et que Terry, Lampard et Cech aient l’âge qu’ils ont. Mais Mourinho a toujours fait avec ça, et trouvé des solutions qui sont rarement belles mais qui marchent. L’an dernier c’était Pépé devant la défense, cette année c’est David Luiz. Ca défend, ça balance en touche, personne n’a de scrupule. Ses joueurs ne prennent aucun plaisir, n’en donnent aucun mais au moins ils n’auront pas à se réjouir d’une Coupe de la Ligue arrachée à Lyon. Et ils savent qu’au retour, faire pareil et balancer des ballons sur les attaquants dans les dix dernières minutes ça marchera mieux que 70% de possession. Di Matteo l’avait fait, Mourinho ne se privera pas.

Pendant ce temps-là, le PSG avait gagné l’aller 3-1. Il fallait quand même le faire pour pas passer, et c’est dommage parce que depuis hier on a compris : c’était la finale assurée.

2000ème article, french flair (2/2) : Le French Ver

La première partie de notre enquête est à lire ici. La suite d’après vous elle est où?

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En tant que téléspectateurs exigeants, nous ne laissons généralement à nos représentants, quelle que soit leur discipline sportive, que trois options : la gloire temporaire pour une victoire, la gloire éternelle pour une défaite en finale, le mépris pour tout autre résultat. A la différence du commun des autres supporters, le rugbyphile initié au French Flair n’attend pas simplement de son équipe qu’elle gagne. Il veut qu’elle gagne AVEC PANACHE, en respectant les enseignements du French Flair. Quand les Anglais, peuple vulgaire, se satisfont d’un titre de champion du monde acquis à la force d’un jeu d’avants tout moche et d’un buteur tellement régulier qu’on se faisait chier, un esthète de l’ovalie comme Richard Escroc refuserait de gagner le Challenge Européen grâce aux horribles charges de Mathieu Bastareaud, dont la brutalité et surtout l’efficacité mettent terriblement en danger les valeurs du French Flair. Le type, qui se dit expert rugby, pense SERIEUSEMENT que seuls les courses chaloupées et les cadrages-débordements de Gaël Fickou peuvent mener le XV de France vers les lendemains et les troisièmes mi-temps qui chantent. Faudra penser à l’emmener voir un match, un jour. Et puis il nous filera sa recette de space-cake, l’ami Richard, parce que quand on en est à ranger Julien Puricelli et Fabien Barcella parmi les glorieux anciens du XV de France (si si, regardez), c’est que c’est de la bonne. Il doit mettre de la Mongolienne.
Le concept de French Flair vous parait déjà un peu prétentieux. Une fois replacé dans son contexte, celui du rugby d’après 1995, vous allez voir qu’il est incroyablement con. Contrairement à Richard qui fait la sieste devant les matchs du Top14 (voilà une chose qu’on ne pourra pas lui reprocher), vous vous êtes peut-être aperçu que les défenses atteignent un niveau d’organisation assez machiavélique. Quand il suffisait à Guy Boniface ou à Jean Dauger de battre un défenseur pour marquer, il faut aujourd’hui passer au moins trois rideaux pour voir l’en-but. Et comme dans les jeux vidéo, plus on est près de la fin, plus ça devient difficile. Il faut d’abord franchir le niveau du méchant pilier de 125 kg et qui court à 30 km/h, appelons-le Gurthrö Steenkamp, qui menace très sérieusement de vous arracher la seule tête que vous avez. Vient ensuite le niveau 2, celui du flanker que nous appellerons Gherard Vosloo, qui revient en travers pour vous couper en deux. Pour les survivants, le niveau 3 est celui de l’arrière, n’importe lequel, qui attend tranquillement pendant que ses ailiers referment le piège et vous poussent à faire une mauvaise passe ou à garder le ballon au sol. Ces trois barrages posent de sérieux problèmes à tous les joueurs qui ne s’appellent pas Wesley Fofana, et ils sont nombreux. Inutile de préciser que chaque équipe dispose d’un spécialiste de la défense, qui passe une vie de merde à regarder des animations 3D sur un ordinateur et à décrypter toutes les combinaisons utilisées par l’équipe adverse au cours des 25 dernières années, entrainements compris. Marquer un essai est devenu un exploit, qu’il soit personnel ou collectif. Et cet exploit, non content d’être réalisé, devrait en plus être le fruit d’un heureux hasard, d’un grain de folie génialement français, d’une tentative suicidaire de cadrage-débordement. Incroyablement con, non ?
Et pourtant, certains s’acharnent à chercher du talent là où il y a principalement du travail. Après les Google Glass, voici les French Flair Glass : un peu comme des lunettes 3D, quand on les porte, on voit tout en French Flair. Quand Gaël Fickou profite du travail de toute une équipe et fait une demi-feinte de passe pour éliminer le dernier défenseur qui était déjà dans le vent, Richard y voit du French Flair à l’état pur. Sorry Richie : les rares fois où ce fameux hasard fait son apparition, il n’est qu’une illusion. Les crochets de Brice Dulin, si prodigieux, si déroutants soient-ils, sont TRAVAILLÉS quotidiennement. Les changements d’appuis de Wesley Fofana sont RÉPÉTÉS jusqu’à plus soif. Les en-avant de Thierry Dusautoir sont minutieusement PRÉPARÉS à l’entrainement. Et ça marche pour plein d’autres choses de la vie. Laurent Ruquier n’invente pas ses vannes en direct. Les filles ne sont pas aussi belles au naturel. Laurent Ruquier non plus n’est pas aussi belle au naturel.
Le French Flair, c’est le Père Noël à l’envers. Y’a vraiment que les vieux pour y croire.

Rugby, 2000ème article : Le French glaire (1/2)

Vous en avez forcément entendu parler. Vous ne savez pas vraiment ce que c’est mais ça ne vous dérange pas. Le nom sonne bien, ça doit être un nouveau courant artistique post-hipster trop tendance, c’est peut-être une chanson de Julien Doré ? Ou un concept un peu naïf, un peu éculé, que les jeunes de moins de 45 ans ne peuvent pas connaitre et que les autres croient avoir connu. Un rêve d’un autre temps qui ne deviendra jamais réalité, un peu comme le monstre du Loch Ness, une victoire des Irlandais face aux All Blacks ou Martin Castrogiovanni avec les cheveux propres.

Qu’est ce ? Existe-t-il ? L’a-t-on jamais vu ? Le Vestiaire est parti à la recherche du French Flair. Voici pour célébrer notre 2000ème article la plus belle enquête de l’histoire du Vestiaire.

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Quand on ne sait pas par où commencer, il faut procéder par élimination. Nous avons émis l’hypothèse suivante : le French Flair ne se trouve ni dans les mains de David Marty, ni dans les pieds de Jean-Baptiste Poux. Ces deux pistes mises de côté, notre enquête a débuté comme toutes les autres. Nous avons cherché le French Flair aux endroits où il a été aperçu pour la dernière fois, c’est à dire dans les délires des plus grands mythomanes du rugby français. Nous nous sommes donc infligés les passages les plus mièvres de la bibliographie de Denis Lalanne, les articles les plus merdiques – la sélection a été très difficile – de Richard Escroc, l’imposteur qui se prend pour son successeur, l’intégrale des chroniques-somnifères de Pierre Villepreux et enfin un édito de Jacques Verdier tiré au hasard.

Juste avant le nervousse brekdaoune, nous sommes parvenus à cette définition approximative :

Le French Flair serait un grain de folie, une magie fragile, un irrésistible souffle d’euphorie qui balaye le terrain de large en large, une inspiration génialement française qui emporte les trois-quarts les plus élégants du monde vers la ligne d’essai adverse, la gloire éternelle et le dessous des jupons des petites Anglaises. Le French Flair, c’est l’inné. C’est le TALENT. Le french flair, c’est le contraire du travail. C’est la branlette. C’est la suffisance. Le French flair, c’est l’intime conviction que nos joueurs ont au fond d’eux-mêmes quelque chose de plus que les autres. Ce quelque chose n’est donc pas Henry Chavancy, puisque l’Irlandais Jonathan Sexton l’a aussi. Ce quelque chose, c’est un coq.

Le French flair, c’est 3 finales de coupe du monde, perdues certes mais quand même, plus une flopée d’exploits sans lendemain auxquels on a pris la sale habitude de donner un nom, histoire de les faire rentrer dans la mémoire collective et de bâtir notre propre légende à partir de victoires dans des matchs sans enjeu. Heureusement que les Néo-Zélandais ou les Gallois ne sont pas assez cons – ou sont trop modestes – pour baptiser leurs beaux essais, ils y passeraient tellement de temps qu’ils n’en auraient plus assez pour les marquer. Nous ça va, on arrive encore largement à les compter. Et si nous réfléchissions ensemble à un nom grandiloquent à donner au prochain essai d’envergure du XV de France ? Comme ce genre d’apparition survient tous les 10 ans environ, et que l’essai à la dernière seconde contre les Anglais semble correspondre à la description, il nous reste à peine 9 ans et 11 mois pour trouver un nom à notre prochain exploit sans lendemain. Dépêchons-nous ! Voici quelques propositions :

–          L’essai Bleu Blanc Rouge

–          l’Essai de la Fin de Tous les Temps Eternels

–          Le Plus Bel Essai du Monde Connu et de Tous les Autres et Aussi Des Réalités Parallèles Comme dans Inception

–          L’Essai Moi Chanter

A suivre…

 

Rugby, Palmarès : Les demi de mêlées

Yachvili se retire de l’élite en même temps que le Biarritz Olympique. Sans lui, le vitrine du BO et la panse de Blanco, seraient sans doute moins garnies . Il ne reste que deux matchs à Dimitri pour intégrer la liste suivante, il n’en sera de toute façon pas très loin.

yachvili

Le rugby ne se jugeant que sur deux compétitions, l’une européenne, que la France a déjà perdu, l’autre mondiale, que la France a déjà perdu, il ne suffisait pas d’avoir brillé en Currie Cup, Super 12 ou Top 14 (ça existe) pour y figurer. Voici les cinq meilleurs numéros 9 de ces vingt dernières années.

5. Ruppert Moon

Ceux qui n’ont pas vu le Tournoi des 5 nations 1994 ne savaient même pas qu’il existait. Les autres savent qu’il l’a gagné tout seul avec Scott Quinnell et un Pays de Galles cuillère de bois en 1993. Un des plus grands Quinze tricolores de tous les temps battu. La Coupe d’Europe n’existait déjà pas.

4. Justin Marshall

S’il n’y avait qu’une seule raison pour justifier sa présence, ce serait Byron Kelleher. Oublier ce que signifie jouer au rugby n’est pas condamnable à 36 ans. Il n’a pas gagné la Coupe du monde, mais ce n’est pas que de sa faute.

3. Fabien Galthié

Quatre Coupes du monde qu’il n’a pas gagnées. Une fin de carrière au niveau exceptionnel, voire jamais vu, à la tête d’ un Quinze de France sans équipe, ni jeu. Bernard Laporte était là.

2. George Gregan

L’Australie, c’était plus lui que Larkham ou Horan. Niveau égal toute sa carrière, un peu de génie dans son jeu lui aurait donné la première place. Il a failli se retrouver troisième, mais Bernard Laporte et Boudjellal étaient là.

1. Joost Van der Westhuizen

Le génie des 9. Le plus physique, la plus grande gueule. Une Coupe du monde qu’il gagne seul et un peu avec les organisateurs. Une efficacité hors norme. Une créativité inégalée et une technique inégalable dans le jeu, le sexe ou la drogue. Et en plus il va crever avant Gareth Edwards mais après Jacques Fouroux. La classe.

Egalement cités

Farr-Jones : fin de carrière. Troncon : Italien. Pichot : Argentin. Edwards, Gallion, Berbizier, Fouroux : on a dit vingt dernières annéesCarbonneau : Jean-Claude Skrela ?

Hand, X-men : Marvel de l’enfer (2/2)

Le premier numéro on peut le lire ici. Merci à notre spécialiste handball, d’une part d’écrire encore, d’autre part de ne pas aller en Martinique ou en Nouvelle-Calédonie et enfin de ne pas se consacrer qu’aux descendants de Wayne Gretzky et autres prostars.

Onesta

 

Les vielles pousses

Accambray : Exemple type du joueur qui devrait exploser et s’imposer, mais au final non. Attention, William est bon. Sans aucun doute. Mais, malgré des éclairs de génie force brute sur certains matchs, il n’est pas constant. Il fait systématiquement le boulot. Il est puissant. Mais il lui manque un petit quelque chose (certains appellent ça le génie ou talent) pour se placer au rang des meilleurs mondiaux. Il fait partie des bons joueurs, mais ne parvient pas à se hisser au niveau des Karabatic, Jicha, Hansen.

Honrubia : Samuel est bon, en atteste sa saison au PSG. Son plus gros problème se nomme Guigou. Il souffrait de la comparaison à Montpellier : il est donc parti. Il souffre toujours de la comparaison en équipe de France : fera-t-il une demande de changement de nationalité ? Le Qatar accueille.

Joli : Guillaume va rapidement faire la gueule si on ne lui laisse même plus tirer les penalties. Remplaçant plus qu’utile, mais plus pauvre qu’Abalo offensivement et défensivement. Certes, comparer à Abalo, c’est dur. Mais on ne va pas continuer à dominer le monde en alignant des danseurs de claquettes. Quand les Croates ont perdu Dzomba, on ne voyait pas bien comment le successeur pouvait faire mieux. Puis ils ont lancé Ivan Cupic. Et ça fait mal.

Sorhaindo : Frère caché de Bastareaud, Sorhaindo confirme et s’affirme comme pivot n°1 chez les bleus. Solide en défense. Bien meilleur en attaque depuis qu’il a trouvé quoi faire de ses deux mains. Ce sera dur de faire oublier Gilles, mais c’est bien parti pour faire aussi bien. S’il est aussi bon lors de la prochaine compétition, on le passe dans la catégorie des tauliers.

 

Tauliers et taulards

Fernandez : Certes, il est âgé et améliore les statistiques d’emploi des séniors, mais capitaine Jérôme est toujours utile sur un terrain. Enfin, quand il est là, pas blessé et pas brulé au 3ème degré. Va tout de même falloir laisser sa place un jour.

Narcisse : Être l’un des 3 meilleurs français que le hand ait connu mais n’entendre parler que de Karabatic, ça doit être agaçant. 10 médailles, 2 ligues des champions et une dizaine de titres nationaux : ça console pas mal.

Abalo : Il court, il saute, il pivote, il marque. Notre Diablo à nous. Il ne pourra pas faire 50 minutes à chaque match pendant encore 10 ans. Après on disait la même chose de Guigou. On est donc tranquille pour quelques années.

Guigou : Une sorte de Wolverine indestructible, en plus intelligent – caractéristique peu commune chez le handballeur. Tout le temps blessé, mais toujours au top pour les compétitions. Guigou c’est donc tout le contraire de Teddy Tamgho. Un jour, papy Mickaël deviendra vieux. Mais pas de suite : l’an prochain y a mondial.

Karabatic : L’un des meilleurs handballeurs de ces dernières années. D’une constance remarquable, il est le véritable moteur de l’équipe de France. Mais être la fierté nationale n’empêche pas les démêlés avec la justice. Pistorius ne dira pas non. Sa femme non plus. « Le mensonge n’a qu’une jambe, la vérité en a deux ». Pas de chance pour Oscar.

Omeyer : Lorsque Titi sa carrière arrêtera, foutu on sera.

On nous a beaucoup parlé de renouvellement générationnel lors de l’Euro. La vérité est qu’en l’état, lorsque nos vieux vont partir la France va souffrir. La nouvelle génération n’est pas mauvaise, mais l’actuelle est exceptionnelle. Il sera dur de faire mieux, mais on se contenterait bien d’aussi bien. Et sans Claude Charles Onesta Xavier, nos X-men seraient bien mal barrés. Alors que certains médias se contentent de réagir à chaud, le Vestiaire souhaitait se donner le temps de la réflexion et prendre du recul afin de livrer une analyse objective de la compétition. D’autres diront que le spécialiste handball est une feignasse qui a mis plus de deux mois à écrire le bilan de l’Euro. C’est pas faux.

Atletico-Barça : Tata martinet

 Madrid, Madrid, Pep et Mourinho. Et le PSG ne devrait pas avoir de regret ?

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Quel âge a donc Lionel Messi ? A la lueur des 10 occasions madrilènes – l’Atletico, pas le Real – la question peut sembler superficielle, d’ailleurs elle risque de le devenir. Ce n’est là encore pas faute d’avoir prévenu : un ou deux Ballons d’or de trop n’y changeront rien, Messi est enterré depuis un soir où il n’a pas réussi à qualifier le Barça contre Chelsea. C’était une demi-finale, c’était le genre de matchs qu’il ne ratait pas avant, et qu’il rate toujours depuis. L’an dernier c’était la blessure et le Bayern, cette année c’est l’Atletico.

Le Barça, donc Xavi, comme Messi, ne supporte donc plus l’intensité des derniers tours de Ligue des Champions. Cela n’interdit pas les 7-0 en Liga, ni de posséder le ballon 65% du temps. Le Bayern lui a montré l’an dernier que ça ne change plus rien d’avoir la balle, ça ne sert même plus à se protéger. Il suffit juste de se mettre dans la peau de Xavi : il n’a plus le ballon, il doit courir alors qu’il ne peut décemment plus le faire depuis un an et demi, et en se retournant il se rend compte que Mascherano a été positionné en défense. Depuis quand ? Avant qu’il ne découvre que c’est Pep qui a eu cette idée-là aussi, le ballon est déjà dans les filets ou sur un poteau.

Si Pep pouvait jeter un œil aux matchs d’Heynckes de l’an dernier, lui aussi pourrait comprendre qu’il faut éviter de faire la même chose, même dans un autre pays. Il faut surtout éviter de demander à des Allemands de dire tiki-taca ; au bout d’un moment, ça les énerve autant que prendre un but d’Evra. Et là ils se remettent à penser en allemand : au bout d’une offensive, il faut frapper pour annexer. C’est vraiment dommage d’en arriver là, d’obliger ce Pauvre Evra a fêter son sublime but par une erreur de marquage sur le coup d’envoi, une pression molle sur Robben sur le deuxième et un duel perdu sur le troisième. Il y avait pourtant mille et une autres manières d’humilier Manchester comme cette génération le mérite chaque semaine en championnat.

Il faut y voir deux leçons. Un, le Bayern de Jupp, lui, trouvait la réponse à un pressing haut sur un 6m, à vrai dire personne n’osait ne serait-ce qu’envisager de s’y risquer. Le jeu en une touche a laissé la place au jeu en 10 passes, ça fait moitié plus de possession et moitié moins d’occasions. Bravo Pep. Et deux, l’Allemagne sera débarrassée de Pep au Mondial et ça risque de faire mal, parce que Müller est toujours là quand il faut être là : il met le but pas beau, hurle sa joie avec sa mâchoire pas belle et pourrit la sale gueule de Robben autant qu’il peut. Il a raison : le Ballon d’or se jouera entre les deux. Neymar tentera aussi sa chance, mais à chaque fois qu’il l’a fait hier, c’est passé à côté.

Et trois : le Barça est définitivement mort, comme le Vestiaire vous le dit depuis déjà longtemps. Il n’y a plus de profondeur, il n’y a plus de vitesse, il n’y a plus de Messi, il n’y a plus de Xavi, il n’y a jamais eu de baby Barça. Et, rajoute Longuèvre pour justifier la prime nocturne que lui verse BeIN, la foulée de Dani Alves est moins dynamique. Il y a juste des humiliations sans que l’on sache laquelle fait le plus mal : faire du kick and rush à dans les dernières minutes, aligner Bartra et Pinto ou souffrir des percées de Villa. Au milieu du marasme, il y a Iniesta, mais il est obligé de rester, saloperie de culture club.

Chelsea-PSG : Laurent vlan

Ibra devra encore patienter pour la gagner. Un coup c’est le mauvais club, un coup c’est une blessure en mars : que de malchance.

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Est-ce le plus gros échec de foot français depuis OM-Etoile Rouge ? Non, c’est le plus gros échec tout court parce que l’Etoile rouge c’était hyper costaud. Le PSG n’a pas seulement été éliminé par Chelsea, il l’a été par Demba Ba. Et peut-être un peu par Laurent Blanc aussi, qui n’a pas été faire la bise à Mourinho quand Chelsea a pris deux buts d’avance, sans doute trop occupé à chercher les mots. Pas pour expliquer à Menez combien font 3 fois 4, mais pour justifier à son président que ce n’est pas la peine d’aller à l’UEFA pour le tirage des demies vendredi. Il a eu raison de ne pas aller féliciter Mou : c’est moins la victoire du Special One que sa défaite à laquelle il venait d’assister. Finir sa saison là-dessus est quand même assez crade.

L’échec est total parce qu’il n’aurait jamais dû arriver. Paris était plus fort, sauf qu’il l’a oublié, et qu’il a oublié pourquoi. Blanc a programmé son équipe pour jouer d’une seule manière, sauf en quart de finale retour de Ligue des Champions visiblement. Choisir ce soir-là pour jouer plus bas, passer sa première mi-temps à gérer et sa seconde à dégager jusqu’à craquer à la 86e minute, c’était d’habitude réservé aux équipes françaises qui ont gagné le match aller sans trop savoir comment. Sauf que là, Paris aurait dû avoir quatre buts d’avance, il n’en avait que deux et pensait que ça suffisait à être qualifié. Et il y avait de quoi : Chelsea n’a rien réussi de la première demi-heure. Jusqu’au moment où on a compris l’importance d’Ibrahimovic : quand il est titulaire, Lucas ne l’est pas, il n’est donc pas là pour oublier son adversaire au marquage sur une touche. Il paraît que les grands matchs sont réservés aux grands joueurs.

Chelsea, appelons-les Mourinho, ne pouvait s’y prendre que d’une manière, parce qu’il n’a qu’une méthode et que Paris était plus fort : empêcher le PSG de jouer, espérer marquer en premier et allonger le jeu en comptant sur la fébrilité parisienne. Blanc a mâché tellement de touillettes à café en bois qu’on pensait le PSG à l’abri de tomber dans le piège, mais il faut croire que Paris est le genre d’équipe à être fébrile si Ibra n’est pas là. Que les Parisiens le soient parce que Cavani joue à sa place et qu’il va tout rater dans un match décisif peut se plaider : c’est démontrable. Mais l’absence d’Ibrahimovic n’aurait rien dû changer : le milieu de terrain devait jouer pareil, les ailiers aussi. Ca veut dire conservation, changements de rythme et minimum cinq occasions, comme à l’aller. Ca voulait donc dire demi-finale tranquille, comme prévu. Au lieu de ça, Lucas mouru. Ou, avec l’accent, Loucasse les couilles.

Pendant ce temps-là, le Real sans Ronaldo a failli y passer. Et Chelsea sans Hazard ?

Hand, X-men : Marvel de poulet (1/2)

N’en déplaise à nos plus fervents lecteurs, l’article suivant n’est pas une production signée MindGeek. Il s’agit plutôt d’une production Charles Claude Onesta Xavier. Une histoire qui sent bon la France,  le thym, le romarin et un peu la sueur aussi. C’est le bruit des corps qui s’entrechoquent, l’affrontement de combattants musclés. Une histoire de blessures et de cœur brisés. Une sorte de 300 Rise of an Empire, les seins d’Eva Green en moins. Retour sur l’équipe championne d’Europe 2014.

X-men

Par notre spécialiste sports mineurs et films d’action, Leo Tseu

Suivre le handball français présente un avantage indéniable : les fiches joueurs n’ont pas besoin d’être mises à jour trop fréquemment. Plus de 10 ans que Narcisse, Karabatic, Guigou, Omeyer et consorts sont réunis sur les parquets. Comme par hasard, ça fait 10 ans qu’on gagne tout. La faute à un homme désormais trop manche pour jouer, mais bon pour entrainer. Et on ne parle pas de Dumoulin.

Staff :

Claude Onesta : Claude fait penser à un homme aux capacités intellectuelles surdéveloppées, en fauteuil roulant et au drôle d’accent. Pas Stephen Hawking, mais plutôt Charles Xavier. C’est lui qui mène au but nôtre bande de X-men et tente de leur donner un semblant de cohésion. Faire un plan d’attaque plutôt que foncer dans le tas n’est pas le réflexe premier du handballeur : il a donc besoin d’un superviseur. Aussi, Claude tire le meilleur de ses joueurs et exploite les faiblesses de ses adversaires. Un gardien est trop en confiance ? Claude donne pour consigne à Fernandez d’appliquer la stratégie maintes fois répétée à l’entrainement : « tire-aussi-fort-que-t’es-bête-et-très-près-de-la-tête ». Un grand costaud pose problème en face ? Claude lui oppose un français encore plus grand et costaud. Un grand bête pose problème ? Claude demande à Éric Quintin de sortir de sa retraite.

Didier Dinart : Une des rares fiches à actualiser dans notre base de données. Chamboulement : passage du poste de joueur défensif à entraineur de la défense. Et ça nous a fait du bien. Lors des compétitions perdues, la France s’était montrée fébrile en défense. Il y a du mieux, même si on encaisse encore un peu trop. Faut dire que Gilles-Dinart-Karabatic en forme, c’est pas évident à remplacer.

 

Jeune qui pousse n’amasse pas mousse

Karabatic Luka : A l’Euro, Petit frère Karabatic a distribué des baffes. Et Luka est meilleur dans ce domaine que dans celui des paris sportifs.

Igor Anic : Complétant la relève côté pivot, Anic a fait le job dans l’animation offensive. C’est pas transcendant non plus, ça inquiètera pas Sorhaindo et ça ne fera pas oublier Gilles.

Porte : Au chapitre des nouvelles recrues, le petit Valentin a lui aussi plutôt bien réussi son tournoi. Oui, on a dit le « petit ». 1m90 et 90 kg, c’est petit et léger pour un arrière. S’il veut s’imposer, il lui faudra gagner en volume de jeu et ne pas se blesser. Dans le métier d’arrière droit, on appelle ça une Barachet. Mais on maintient qu’il nous manque toujours un véritable gaucher arrière droit de formation. Un grand, costaud, un peu bourrin, voire légèrement dangereux pour l’adversaire. Quelqu’un qui pèse sur les temps forts d’attaque et qui découpe en défense.

Grebille & Nyokas : Performants au poste de remplaçant. Ils chauffent le banc de manière idéale. Mais avant de les juger, on attendra qu’ils aient du temps de jeu.

Dumoulin : Peut-on parler de jeune pousse à 30 ans ? Peut-on parler de relève quand on la laisse sur le banc ? Il a fait son match en demie, mais ça ne nous couvrira pas une fois Omeyer à la retraite.

Gérard : Onesta a fait preuve de sa confiance en Vincent Gérard en le remplaçant par Porte dans le groupe. Des performances pas terribles lors de ses entrées. Mais dur de juger un gardien sur d’aussi faibles temps de jeu. Surtout pour ses premières sélections.

La prochaine fois, on vous parlera des vieux et des très vieux.

PSG-Chelsea : Les bouses de Chelsea

Quand il a été dit que Chelsea ne prenait pas de but, il fallait comprendre : en Premier League.

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Combien de fois faudra-t-il regarder les matchs pourris de Premier League le week-end pour ne plus croire Stéphane Guy quand il s’extasie ? C’est sans doute terminé depuis ce soir, il faudra donc nous croire à l’avenir. Il faut aussi nous croire quand on écrit que Paris n’a pas été bon en première mi-temps, qu’il aurait pourtant dû mener à la mi-temps, et qu’à la fin cela aurait dû faire 5 ou 6-1. Le PSG a donc raté sa soirée, et évidemment cela donne instantanément envie de dire qu’il faut nous croire quand on dit qu’Ibrahimovic n’a pas eu plus le niveau en quart de finale de C1 à 32 ans qu’à 25, 26, 27, 38, 29, 30 ou 31. Mais il reste un match retour, sauf s’il fait désormais partie de ces grands champions qui se blessent au mauvais moment.

Alors il reste une question : qu’est-ce qui s’est passé en première mi-temps ? On aimerait dire que c’est Mourinho, ou Blanc qui exhumait son jeu bordelais au plus mauvais moment, ou simplement une équipe qui se fait dessus, de son meilleur défenseur central du monde à son meilleur attaquant chevelu du monde. Il y a peut-être un peu de tout ça, mais au final c’est surtout la leçon qu’il convient parfois de prendre : quand on ne joue pas à son niveau, quand on ne presse pas, qu’on ne redouble pas les passes, qu’on joue 20m plus bas et qu’on laisse Ibra distribuer le jeu, on offre beaucoup de 6m au gardien adverse qui pourtant était dans un mauvais soir. C’est dans ce genre de soirées que Jallet est le meilleur et qu’en face on ne voit que David Luiz. Quand on comprend ça, on garde la balle et tout devient plus simple, si simple que Pastore rentre et fait regretter à Mourinho que Terry ne soit pas à la retraite, pour la deuxième fois de la soirée.

Pendant ce temps-là, c’est facile contre Chelsea mais Chelsea ça vaut rien. Il faudra encore attendre. Comme ces dernières années, la Ligue des Champions se jouera sur une double qualité : la récupération et la technique. Chelsea s’est créé combien d’occasions déjà ?

Ligue des Champions : Tata yoyo

Le Barça allemand et le Barça espagnol n’ont pas réussi à gagner. Que se passe-t-il ?

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On pourrait commencer l’analyse de la soirée par le chiffre de possession et de passes, qui sont toujours aussi impressionnants chez les dominateurs. Dans ce cas-là, on dirait que le Bayern et le Barça ont donné une putain de leçon à leur adversaire. On pourrait.

Mais pour une fois, on va juste commencer par dire que les deux premiers quarts de finale ont été mauvais, comme Messi et comme Müller. Pour le deuxième ce n’est pas de sa faute, il a été placé en avant-centre seul, ce qui est à peu près le seul poste où il ne faut pas le mettre. C’était bien vu de la part de Guardiola, comme de demander à personne de marquer Vidic sur corner, ou de formater tellement les Barcelonais qu’ils ne peuvent plus jouer autrement.

Voilà qui nous conduit donc à l’autre quart de finale du soir, et à sa conclusion : si c’est Diego le buteur, alors l’Atletico, c’est quand même pas génial. Zapper de temps à autre sur ce match n’en a offert qu’une vision partielle, sans doute, mais les dix dernières minutes ont été suffisamment éclairantes : les milieux dégagent en touche, les défenseurs dégagent en touche, les attaquants dégagent sur le banc. Quand on fait de la télé sur une chaîne qui dispose aussi des droits du match retour, on appelle ça poliment une opposition de style. Mais on pourrait aussi être désobligeant et dire qu’à la fin ça a fait 1-1. Juste pour ceux qui admirent autant le jeu de passes catalans et son pressing étouffant, rappelons qu’à l’époque ça faisait 3-0 à la mi-temps les mauvais jours. Messi n’a donc pas mis la quart d’un quadruplé, par contre il a perdu les trois quarts de ses ballons. Heureusement qu’il y avait Neymar. A force, c’est même plus une vanne. Bon, ok, c’est en un peu une : il suffit juste de regarder qui lui fait la passe.

Pendant ce temps-là, Pires et Papin ont regardé Manchester-Bayern, donc on y revient. Evidemment pour dire la plus grosse connerie, c’est Pires qui l’ouvre : « J’ai eu peur dans les vingt premières minutes : 70%, 700 passes, ça veut dire la maîtrise totale sur le jeu. » Eh non avec Guardiola, en prenant le temps, ça veut dire 1-1. Et heureusement qu’il y a eu Mandzukic. Ca non plus c’est même pas une vanne.

Ligue des Champions : Lionel merci

Ils ont formé la meilleure équipe du monde pendant six ans, ils demandent juste à se faire éliminer dignement en demi-finale. On leur doit bien ça.

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Les huit vainqueurs des huitièmes ayant pu être prédits à l’avance, il est l’heure de se réjouir d’un peu de suspense. Aussi, nous ne révélerons pas que le Bayern, le PSG et Madrid seront en demi-finales. Mais quel(s) Madrid ? Saloperie d’incertitude du sport, et pour cause : en qui peut-on encore croire puisque Arsène n’en a pas pris 6 contre Manchester City ce week-end ?

On peut avoir confiance en Lionel Messi. S’il y a bien un joueur qui est capable de renaître alors que ça fait un an qu’il n’a plus le niveau dans les grands matchs, c’est bien lui. Ce sera encore plus beau contre l’Atletico, qu’il a déjà affronté trois fois cette saison, sans le battre ni lui marquer un but. C’est un soir à voir l’orgueil du champion, parce que c’est vrai que ça ferait con de se faire éliminer par l’Atletico. Pourquoi pas être devancé en Liga par l’Atletico en avril tant qu’on y est ? Ca reste l’Atletico, qu’il fasse jouer Falcao ou Diego Costa devant, ça reste le club qui a le stade pourri de Madrid au-dessus du périphérique et qui intéresse Valbuena. Dans le doute, si Iniesta n’a pas de poker prévu ce soir, Lionel ne serait pas contre un peu d’aide ; partir du milieu de terrain et dribbler toute la défense, il y a un âge où même Maradona ne peut plus le faire. Se faire éliminer par Simeone, c’est un coup à se faire appeler Aimar. Ou Neymar.

Pendant ce temps-là, on aurait aussi pu parler de Rooney qui va savoir s’il est réellement possible de se sentir orphelin de Van Persie. Mais il ne l’avouera jamais. Jamais.

Rugby, ProD2 : La Perezina

Il y a 5 ans, une affiche USAP-BO avait une allure de finale du Top 14.

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Par notre correspondant occasionnel à Aimé Giral, Paul Goze-Toujours

Samedi dernier, c’était la finale pour l’accession à la Pro D2. Le rendez-vous qui fait saliver les amateurs de petits tas, d’en-avant repris hors-jeu et de piliers en surpoids de 30 kg (autre genre de petits tas). Un de ces matchs magiques où l’équipe qui joue sa survie peine à battre, à domicile, une équipe pour qui les biarrotes sont cuites depuis plusieurs mois. Entre ces deux finales, Mourad Boudjellal et Jacky Lorenzetti ont fait leur apparition dans le paysage rugbystico-médiatico-financier et les riches d’hier sont devenus les pauvres d’aujourd’hui.

Du côté de Perpignan, beaucoup de choses ont changé. Nicolas Mas, l’enfant adoré et adorable du pays, s’est auto-délocalisé en terre gavatx (prononcez gabatch) et a sous-traité son travail à une brute de Géorgien qui n’a de gentil que le nom. Damien Chouly s’est transformé en Dan Leo, il a gagné 10 cm et 10 kg mais a perdu deux mains et joue avec des moignons. Il parait que c’est gênant pour jouer numéro 8. Dan Carter a pris du poids et s’appelle désormais Camille Lopez. On le reconnait encore à la fréquence et à la gravité de ses blessures. Les Catalanes, le (ni)cœur brisé, doivent se consoler dans les draps James Hook : voilà qui s’appelle descendre en deuxième division. Nicolas Durand le génial demi de mêlée s’est transformé en Nicolas Durand le demi de mêlée qui foire un jeu au pied d’occupation facile puis un autre dans la minute qui suit pour montrer que ce n’était pas un coup de chance, qui se trompe systématiquement de côté pour ouvrir le jeu alors que c’est pourtant pas compliqué, quand tu fais 1m20 et que tu peux pas aller tout droit, c’est soit à droite soit à gauche, t’as 1 chance sur 2 de faire le bon choix, mais y’a des soirs (des saisons ?) comme ça où  ça veut pas, t’as toujours tout faux.

Du côté de Biarritz, il faut beaucoup plus de 5 ans pour que quelque chose change. Dimitri Yachvili s’appelle toujours Dimitri Yachvili, il est toujours le 9/buteur/gagneur/mentor de l’équipe et le sera pour l’éternité, sa coupe brossée n’a pas bougé d’un millimètre, tout comme son sourire qui fait craquer les biarrotes comme les bayonnaises même si ces dernières ne l’avoueront jamais. Julien Peyrelongue est toujours ce demi d’ouverture irremplaçable dont aucun autre club ne voudrait dans son équipe Reichel. Damien Traille sert toujours d’arrière/centre/demi d’ouverture de dépannage. Imanol Harinordoquy est toujours blessé. Vous l’aurez compris, Serge Blanco ne déteste rien de plus que le changement, surtout lorsqu’il s’agit du fauteuil de président dans lequel son large fessier est vautré depuis des siècles. Lorsqu’il annonce que « des têtes vont tomber », il s’agit bien entendu de têtes de veau sauce gribiche, de têtes d’agneau à la tunisienne, etc… qui vont tomber dans sa panse. Toutefois, si Serge aimerait conserver tous ses chers joueurs-cadres pendant 20 ans encore, il est certain qu’il vendrait père(longue) et mère pour que Biarritz ne tombe pas de sa falaise. S’il persiste à ne toucher à rien, Blanco va peut-être devoir changer de Kampf : le mécène biarrot, qui ne supporterait plus qu’un vendeur de BD  le fasse passer pour un sans-le-sou et un looser, envisagerait d’imiter son homologue de l’Aviron Bayonnais et de réduire sa participation financière au budget du Biarritz Olympique. Cap ou pas Cap Gemini ?

 

Le destin du Biarritz Olympique, écrit il y a de longs mois, porte officiellement le sceau de la ProD2 depuis samedi dernier. Celui de Perpignan est en ballotage. Condamnée à recevoir Oyonnax pour un match décisif le weekend prochain, l’USAP se Tichit dessus. A raison : tout au long de ces 22 journées de championnat, les avants oyonnaxiens ont pris le temps d’expliquer au Top14 comment ils sont devenus champions de ProD2 l’année passée : en marchant sur la gueule, sur le ventre, sur les oreilles de leurs adversaires, en mangeant leurs doigts arrachés avant qu’on ne les recolle. Nous avons procédé à un rapide micro-trottoir en pesage à Aimé-Giral afin de recueillir des pronostics, dans le but d’affiner notre expertise et de se refaire une santé au Cote &Match après quelques weekends désastreux. Compte tenu de la septimanie qu’a leur équipe de s’échapper quand le jeu se durcit, les supporters catalans s’attendent à une boucherie. On ne peut qu’applaudir une telle démonstration de lucidité.

Marc Delpoux, à la recherche d’une solution pour éviter le désastre qui s’annonce, a passé la semaine à s’arracher les cheveux qu’il n’a plus depuis longtemps. Christophe Porcu refuse de sortir de sa retraite une deuxième fois, tout semble perdu. La vérité, c’est qu’il n’existe qu’une seule solution. Elle est sanglante. Furieuse. Insoutenable. Maudite. Conscients de l’atrocité que représente une telle extrémité, nous ne consentons à écrire cette horreur dans les lignes à venir que parce que nous avons la CERTITUDE que Marc Delpoux ne sait pas lire et ne pourra donc pas la mettre en œuvre. Il faut faire jouer Jean-Pierre Perez sans muselière, sans camisole et sans lui injecter de sédatifs. Nous pouvons d’ores et déjà annoncer le résultat du match : ce sera la Pérezina pour Oyonnax. Il y aura alors davantage de sang que d’or sur les maillots catalans.

Pendant ce temps-là, Guilhem Guirado a déclaré qu’il « s’en voudrait toute sa vie si l’USAP descendait ». Il n’y a vraiment pas de quoi : il est l’un des rares joueurs de l’équipe à être au niveau. Lorsque Guilhem pleurera dans le Corail Intercités à destination de Toulon, ses larmes seront absorbées par le bandeau qui lui recouvre en permanence la moitié des yeux. 

L1, 31e épisode : Le pas bon, Labrune et le truand

N’est pas Arsène qui veut, surtout cette semaine.

telecom

Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de Christian Gourcuff ?

Il n’y en a aucun. Son président lui a fait une proposition de prolongation inacceptable et ne cesse de répéter qu’il est indispensable sans le penser. Gourcuff répond qu’il n’a pas pris de décision sans le penser. Donc personne ne pense ce qu’il dit mais tout le monde dit quelque chose, parce qu’une carrière est longue et qu’il vaut mieux être le gentil qui a raison si on veut continuer à passer à la télé. Sauf si l’un des deux craque. Il faudrait pour ça que Gourcuff ne veuille plus tout décider ou tienne à son poste plus qu’à sa statue, ou que son président considère que Gourcuff est effectivement indispensable. Pour dire à Blanc qu’il peut lui apprendre comment entraîner, il l’est. Quel dommage, ça sent la fin d’une histoire, Gourcuff ne deviendra pas le Wenger lorientais, tout ça à cause du départ d’un dénommé Lemina. La bonne nouvelle, c’est que l’OM cherchera sans doute à le prêter vu sa saison, c’est peut-être l’occasion de réconcilier tout le monde.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de Jordan Ayew ?

Il y en a un. Sochaux veut le faire jouer, l’OM dit qu’il était convenu que lors du prêt, Ayew ne jouerait pas contre l’OM. Où est la morale ? On s’en branle : répondre à ça, c’est considérer que sans Ayew Sochaux ne peut pas s’en sortir. Rappelons qu’il a joué 9 matchs, pour 1 but, et qu’il revient de suspension après un carton rouge. Voilà pour le sauveur.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel autour de la 3e place ?

Une vieille histoire sans fin : Lille veut s’y maintenir à tout prix en faisant un maximum de matchs nuls, Saint-Etienne aimerait s’y installer mais en craquant à chaque fois qu’il revient pas trop loin, et Lyon n’a pas perdu l’espoir de doubler tout le monde pour revivre les deux mêmes humiliations en août prochain qu’en août dernier. Sinon, à 10 points, il y a l’OM.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel dans le vestiaire du PSG ?

Non, vous confondez. C’est juste Menez qui ouvre la bouche. La prochaine fois il dira qu’il avait sa place au Brésil.

Hockey : J’ai mal à Magnus

Peu de hockey ces dernières semaines sur le Vestiaire. En effet, la rédaction craignait pour la sécurité de Lachèvre de Tyler Seguin et a préféré la mettre à l’abri. Le risque qu’elle ne subisse les perversions sexuelles des Écossais durant le tournoi des 6 nations était trop élevé. Aussi, bien que partageant la cause capillaire des descendants de William Wallace, le spécialiste rugby a accepté de la protéger. Le danger étant désormais aussi éloigné qu’une victoire française, il est temps pour notre herbivore de revenir sur le pré glacé.

les petits champions

Par notre spécialiste hockey et zoologie, Lachèvre de Tyler Seguin.

 

En 1992, Disney et le film « Les petits champions » annonçait la couleur : « Ils sont indisciplinés, ils sont nuls en patinage, ils ne peuvent pas gagner ». Une belle description de la Ligue Magnus. Les play-offs s’achèvent, et l’on connait désormais l’affiche de l’ultime affrontement, la dernière bataille, la terrible confrontation : Angers – Briançon.

 

Non, vous ne rêvez pas. Il existe bien un sport en France ou le match de l’année se joue entre « l’Athènes de l’ouest » et une terre de ski, patrie de Luc Alphand. Rappel utile pour les plus jeunes de nos lecteurs : avant de ne pas mourir lors du Paris-Dakar (contrairement à ses collègues), le petit Luc était champion de ski (contrairement à Schumacher).

 

Ayant pris la quatrième place du championnat, Angers parvient donc à sortir Rouen – quadruple tenant du titre et premier de la saison régulière. S’ils se font battre par les Ducs, les Diables rouges pourront toujours verser une larme à la fontaine des soupirs.

 

Oui, le hockey fait partie de ces formidables sports où une équipe ayant terminé à plus de 10 points de la tête du championnat peut remporter le titre. Et avec 12 équipes sur 14 pouvant possiblement accéder aux play-offs, ont parvient même à surpasser en bêtise le système Top 14. Et battre en imbécilité un rugbyman qui s’entraine à casser des glaçons avec le front, c’est un exploit.

Avis à la population de nos lecteurs écossais : 2 gardes du corps hockeyeurs ont été recrutés pour assurer la protection de Lachèvre de Tyler Seguin. Et ils sont habilités à mettre des bâtons dans les roux.

Handball : L’hymen à la joie

Sanctionné, notre spécialiste sports mineurs purge toujours son exil en terre arctique. La fonte des glaces et une température supérieure à -10° lui permettent néanmoins de sortir de son hibernation afin de nous rappeler les belles valeurs défendues par le handball.

at rival fans inside a stadium in the town of Lamia

Par notre spécialiste sports mineurs et violents comme le handball ou le hockey Leo Tseu

Le handball est un beau sport. Il est porteur de valeurs, de respect et de probité morale. Tous les joueurs vous le diront. Ils témoigneront la larme à l’œil, la main droite sur le cœur, le poing gauche délicatement déposé dans le visage de l’adversaire dans un mouvement aussi fluide que limpide. Véritablement rien à voir avec la racaille footballeuse qui ne respecte pas les arbitres, ne chante pas l’hymne et ne valide pas quand elle monte dans le bus. Non, au handball tout est beauté du jeu, respect de l’adversaire et civilité. La preuve en image.

1 – Parce qu’au handball, on respecte l’hymne des adversaires.

2 – Parce qu’au handball, on n’a besoin de personne pour faire la police. Même pas de la maréchaussée.

3 – Parce qu’au handball on aime se faire des bisous.

4 – Parce que le handball se bat pour l’égalité des sexes.

5 – Parce que Torsten Jansen.

6 – Parce qu’un coup de tête en ligue des champions est inconcevable. Ou alors il serait très lourdement sanctionné. Ah, non ? D’accord.

7 – Parce que le handball n’est très certainement pas un sport où l’on verrait un coach menacer un arbitre et le suivre poing levé sur le terrain.

8 – Parce qu’on ne verrait pas non plus un joueur de handball menacer un arbitre lors d’une finale.

9 – Parce qu’il serait fort incongru de voir un entraineur pénétrer sur le terrain pour mettre un bouchon à une joueuse adverse. Puis la sanction serait terrible.

10 – Enfin, parce que jamais le plus grand sélectionneur français accompagné du plus grand joueur français ne se permettraient de détruire un plateau télé en étant saouls comme des cochons.

Non, vraiment, le handball est le plus beau sport du monde. Car, comme le sait bien Nasser Al-Khelaïfi, les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles.

Ligue des Champions : L’escarre de finaliste

Voici pourquoi chacun des qualifiés ne pourra pas gagner la Ligue des Champions.

rvp

Bayern Munich. Le fameux tenant du titre. Ils écrasent tout sur leur passage, ils vont battre le record de points en championnat, même le président a réussi là où Tapie avait échoué : prendre deux ans et demi ferme. Et ils font ça le plus souvent avec Alcantara et sans Müller. C’est pour ça que c’est impressionnant et c’est pour ça que ça suffira pas. L’an dernier, le grand Bayern attaquait comme personne, contre tout le monde, qu’il ait peu le ballon ou qu’il l’ait tout le temps. C’était allemand, ça allait trop vite, c’était mécanique, personne n’y pouvait rien sinon la ligne Maginot serait encore debout et De Gaulle aurait monté un Rotary à Londres. Mais maintenant le Bayern veut tous les ballons pour ne jamais le rendre, et quand ils ne l’ont pas ils ne savent plus quoi faire. Si quelqu’un les lui prend, Guardiola fera quoi sans Messi ? On rappelle qu’il s’appelle Alcantara à Munich.

Barcelone. Le fameux tiki-taca. C’est super ce qu’ils font à 50 ans, en âge réel ou en âge hormonal. C’est beau à voir, ça en met toujours 7 à quelques clubs de Liga, et ce Messi quel joueur. Quand il part dans ses chevauchées solitaires il rappelle le joueur qu’il était il y a déjà un an. Ca rappelle aussi le Barça d’il y a trois ans. Putain de nostalgie, ça fait d’un match de Liga du Barça sur BeIN un mauvais moment à passer, aussi prévisible qu’une demi-finale retour contre le Bayern mais avec Tata en plus. Un entraîneur à qui les mini cravates de Guardiola ne vont évidemment pas, même si c’est mieux que Roura. Pourtant maintenant il y a Neymar : on n’est pas bien sûr que le Barça ait eu raison de l’acheter, on n’est même pas sûr qu’il l’ait vraiment acheté, mais on est sûr qu’il n’a pas empêché le Real et l’Atletico de passer devant.

Real Madrid. Le fameux trio BBC pourrait faire peur s’il ne se résumait pas à Ronaldo comme tous les ans. Mais on peut continuer à raconter des conneries sur la solidité retrouvée de la paire Ramos-Pepe ou l’influence de Xabi Alonso quand le Real mène 4-0 : ça fait toujours plaisir de voir Benzema échouer en demi-finale parce qu’en demi-finale Ronaldo n’arrive pas à tout faire tout seul.

Chelsea. Le fameux effet Mourinho fait encore des merveilles. Dire que Hazard est le meilleur, faire jouer Terry et Lampard, dégager Mata à Manchester un lui cirant les pompes pour faire croire qu’elles brillent, ou balancer qu’Eto’o est légèrement plus vieux que son âge juste pour lui faire se bouger le cul pour quelques buts de plus, c’est remarquable. Mais à la fin, il reste une équipe avec Hazard, Terry, Lampard et Eto’o. Ca fait chier la Ligue des Champions, mais ça la gagne pas.

Atletico Madrid. Le fameux coup du Brésilien naturalisé espagnol parce qu’il réussit une super saison. Ca a coûté Falcao à Monaco, et il n’était ni Brésilien, ni espagnol, ni  naturalisé. Mais il marquait et puis d’un coup il est devenu nul à chier, vieux puis inscrit à une rééducation. Sinon, ça tient tête au Barça et au Real, mais pas plus, et ça attend enfin un grand match pour mesurer sa valeur. Il y en aura peut-être deux, mais guère plus.

Manchester United. Ce fameux Van Persie. Sur son penalty, son plat du pied seul à 6m du but et son coup franc en plein milieu du but, l’Olympiakos n’y a vu que du feu. Quel talent, toujours là à répondre contre des Grecs, quand ce n’est pas des Turcs. La trentaine passée, il a enfin compris qu’on pouvait jouer relax à Manchester avec Giggs, Ferdinand, Evra et Carrick. Ils ne font plus de pressing, ils ne savent plus défendre en reculant, ils défendent en reculant, et alors ? Les Grecs ratent toujours neuf occasions sur dix. Quelle équipe grecque reste-t-il en quart ?

Dortmund. Le fameux Barça de la Ruhr. 29 buts encaissés en Bundesliga, 10 en 8 matchs de Ligue des Champions, le Barça a au moins la présence d’esprit d’essayer d’en prendre le moins possible quand il n’est plus aussi sûr qu’avant d’en marquer.

Paris-SG. La fameuse Blanc dépendance. A chaque fois qu’ils pensent jouer un match de haut niveau, ils le dominent tellement qu’ils s’emmerdent et font match nul. Et dire qu’ils n’en ont encore joué aucun cette saison et que Cabaye les a rejoints. Comment reconnaître un grand match ? Quand on est mené et qu’on fait en championnat dans ces cas-là ne suffit pas.

Pendant ce temps-là, le spécialiste grandes compétitions du Vestiaire se délectait de voir enfin des affiches en quarts et attendait le tirage avec impatience. Et puis il a relu ce papier.

Rugby, Tournoi : Au fond de Lapandry

L’équipe de France est sous le feu des critiques depuis son match merdique mais victorieux face à l’Ecosse, alors on ne va pas trop en rajouter. Mais on va en rajouter un peu quand même.

kenny logan

 

Par notre spécialiste rugby Gilles Gros Paquet d’Haggis

Les discussions qui précèdent et qui suivent un match contre l’Ecosse sont un rituel tout à fait immuable depuis des décennies. Avant le match, notre complexe de supériorité nous donne une furieuse envie de hurler qu’on va les éparpiller pendant 80 minutes, qu’ils ont jamais été foutus d’avoir une mêlée correcte et que si Kenny Logan est considéré comme un des meilleurs joueurs de l’histoire du rugby écossais, c’est bien la preuve qu’ils sont congénitalement inaptes à ce sport qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de pratiquer pour essayer de battre les Anglais à quelque chose.

Vous ne lirez jamais de tels propos avant un match ; en rugby comme sur un bateau, il est des mots qui portent malheur. Personne ne se souvient de la dernière fois que l’Ecosse nous a battus, peut-être n’est-ce jamais arrivé, mais le principe de précaution qui régit nos sociétés modernes nous pousse à admettre, à contrecœur certes, qu’il n’est pas mathématiquement impossible que l’Ecosse nous batte. C’est pourquoi, au lieu du cri du cœur ci-dessus, vous entendrez invariablement parler de « match-piège qu’il ne faut pas prendre à la légère », de « mêlée roublarde », voire de « All-Blacks du Nord » lorsque le commentateur décide de reprendre cette expression que personne n’a jamais comprise. A noter : la nouveauté ces derniers temps est d’inviter à la méfiance envers l’arrière Stuart Hogg, qui est-  il faut l’avouer –  un sacré joueur.

Les matchs de rugby ne sont pas très différents du commun des choses de la vie : quand on en attend beaucoup, on est très souvent déçu. Quand on espère mettre 50 points aux Ecossais, on est  toujours désespéré par la courte victoire que l’on arrache (vole ?) à 2 minutes de la fin. Vient ensuite le temps des pleurnicheries d’après-match où l’on explique en quelque sorte à nos amis Ecossais qu’aussi nuls soyons-nous, nous sommes toujours meilleurs qu’eux.

Mais au juste, que pouvait-on vraiment attendre d’une rencontre où la feuille de match indiquait Lapandry – Vahamahina à l’endroit où quelques mois plus tôt elle affichait Dusautoir-Nyanga ? Il fallait bien remplacer les deux flankers titulaires blessés, nous en conviendrons. Mais fallait-il le faire avec un joueur qui a fini par gagner sa place de remplaçant en club ? avec un autre qui pèse 125 kg, qui a joué troisième ligne une fois dans sa vie et qui logiquement n’a pas le sens du déplacement requis par ce poste ? Un numéro 6 aussi lourd, ça veut généralement dire « on va faire des mauls tout l’après-midi ». C’était peut-être la stratégie choisie. On ne le saura jamais, puisque Brice Mach avait décidé que les Bleus pouvaient jouer sans gagner une seule touche.

Que pouvait-on attendre d’une équipe dont le sélectionneur dépressif avait sciemment décider de se tirer une balle dans le Piedcamoles ? Le CNRS planche encore sur les raisons qui peuvent pousser quelqu’un à se priver de la meilleure chance d’atteindre son objectif. L’hypothèse qui tient la corde est toujours la consommation excessive de Delirium Tremens chaude. 5 jours plus tard, les effets commencent enfin à se dissiper, Pica refait son apparition sur la feuille de match. Oui, mais c’est en tant que numéro 6. Il en reste encore.

Une chose est certaine : si l’on joue contre l’Irlande comme l’on a déjoué face à l’Ecosse, la fessée cul nul qui nous attend sera des plus douloureuses. Car l’Irlandais est un sadique : quand il commence à faire mal, il insiste. Et insiste encore. Jusqu’à que l’arbitre ait sifflé le coup de sifflet final et le coup de sûreté. Un peu le contraire de nos Français, qui se relâchent et prennent pitié de leur adversaire dès qu’ils mènent de plus de 7 points.  Alors si Nicolas Mas doit comprendre les nouvelles règles de la mêlée, c’est aujourd’hui ou jamais. Si Rémi Talès doit confortablement installer Jules Plisson sur le banc de touche, c’est aujourd’hui aussi. Si Brian O’Driscoll, doit terminer sa carrière internationale sur un plaquage-arrachage-du-genou, c’est aujourd’hui encore.

Pendant ce temps-là, les Anglais vont gagner le Tournoi. On aimerait dire qu’on s’en fout parce qu’on a gagné le Crunch, mais c’est même pas vrai. 

Ligue 1, 29e épisode : L’OM ré-Elie Baup

 Il s’appelle José, il est là un peu par hasard et il fait de son mieux. Mais avant il était directeur sportif et il voulait Christian Gourcuff.

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Comment va se passer la fin de saison de l’OM désormais ?

Huit points de retard sur la 3e place et un match en plus : le match nul ramené de Reims lance idéalement la fin de saison marseillaise. Plusieurs scénarios sont plausibles. Il paraît d’ores et déjà inconscient de compter sur la défense pour se mettre au niveau quand c’est inutile, alors qu’elle ne l’a jamais fait quand ça l’aurait été. Payet non plus, mais s’il veut aller au Mondial il a encore intérêt à faire gagner son équipe tout seul. Pour ça, il faudra prendre la balle à Thauvin qui a l’inconvénient d’être nul, mais l’avantage de ne pas le savoir, de croire que lui aussi mérite d’aller au Mondial et aussi d’être meilleur quand il n’y a rien à jouer ou presque comme à Bastia. Ca tombe bien il est de retour à Bastia pour dix matchs. Du coup autant faire jouer Imbula et Benjamin Mendy, au pire ça permettra de les montrer avant de les vendre. Les clubs de Ligue 2 font ça.

Pourquoi Nantes n’a-t-il plus le niveau ?

C’est assez simple et c’est le cas tous les ans avec Der Zakarian : en début de saison personne ne se rend compte que ça joue mal mais ça court partout, ça veut avoir le ballon le moins possible donc ça presse haut pour avoir le moins de jeu à faire avant de marquer un but. Donc, en Ligue 1 ou en Ligue 2, ça surprend les équipes cinq mois, les cinq suivants c’est un tout petit peu plus dur parce que personne ne progresse. Pour l’instant ça fait cinq points depuis janvier, ce qui dans un monde sans Sochaux et Ajaccio mériterait évidemment la relégation.

Evian-Valenciennes est-il un match important ?

Oui. Ca ne veut pas dire qu’il y aura beaucoup de spectateurs, ni de téléspectateurs, ni de qualité technique.

Gourcuff peut-il ramener Lyon sur le podium après avoir brillé en équipe de France contre les Pays-Bas ?

Vous avez plutôt bien résumé l’irrésistible retour du meneur de jeu qui manque aux Bleus depuis le Mondial 2010. Il a été énorme tout l’hiver, et a rompu avec son passé où il revenait, marquait quelques buts, et se re-blessait. Cette fois, ça rigole plus. D’ailleurs Lyon prend beaucoup moins de points sans lui depuis le 9 février : 4 victoires, 3 nuls, une élimination utile en Coupe.

Formule 1, saison 2014 (3/3) : Les Bull de geisha

Dernier volet de notre exhaustive présentation de la nouvelle saison qui démarre ce week-end en Australie. Place aux stars, sauf celles dans le coma.

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Par notre correspondant F1, Henri Carl

Red Bull – Renault

Red Bull sera à nouveau l’écurie à battre en 2014 et je vous rassure, je ne suis toujours pas payé en 2014 pour balancer ce genre de banalités. Avec Vettel, Newey, et une organisation qui est maintenant bien rodée, les autres écuries auront fort à faire. Pour épauler Vettel, suite à la retraite de « papy » Webber, l’écurie a fait le choix casse-gueule mais logique de promouvoir Daniel Ricciardo, membre de sa filière. Casse-gueule pour l’écurie comme pour la recrue dont on saura vite s’il est payant ou pas. En tout cas il est beaucoup moins beau de Webber. Si Ricciardo est champion du monde, alors je signerai un CDI car à force de dire n’importe quoi j’aurai dû être viré depuis longtemps.

Ferrari

Alonso/Raikkonen en 2014. Vous vous demandez si je vais la faire ? Bien sûr, je vais la faire : Ferrari en aura une belle paire. Cela ne fait pas tout sinon Sinatra serait encore des nôtres. Massa finira donc sa pré-retraite ailleurs. Le duo sera forcément redoutable mais la cohabitation sera la clef de la réussite et on imagine qu’entre ces deux caractères bien trempés ça risque d’être sportif. 15 mots et 6 clichés à la con de mauvais journaliste, je ne suis plus très sûr de signer cet article.

Mercedes AMG Petronas F1 Team

Encore un beau duo de pilotes pour l’écurie au nom imprononçable qui pue le plus le pognon : Hamilton a fait un très bon retour au premier plan et Rosberg a haussé son niveau. L’équipe progresse bien et on espère pour eux qu’ils tireront parti de chaque occasion. En fait on n’espère rien, on est journalistes, je l’oublie toutes les deux lignes.

Lotus F1 Team – Renault

Grosjean promu pilote numéro 1 qui l’eut cru ? Il y a un an cette perspective aurait pu faire sourire ou peur, c’est selon. Le plus dur reste tout de même à faire, c’est-à-dire faire avancer la voiture, et l’on saura vite si la combinaison de leader n’est pas trop grande pour lui. Si oui sa pédale d’embrayage glissera plus que jamais. Mais au fait on avance au feu vert ou au feu rouge ? Le choix Maldonado est lié à son porte-feuille, on espère que comme à une certaine époque avec De Cesaris la ligne « réparations » ne sera pas plus élevée que la ligne « valise de pétro-dollars ». Mais on n’espère toujours rien, on se contentera dans ce cas de louer un sport qui promeut ses meilleurs éléments.